GRÉ
précédées et étaient habitées par un grand nombre de Mollusques {Nautiles, Ammotiites, Pleurotomaires,Hippurites), d'Oursins, de Madrépores ; une riche végétation ligneuse ombrageait les terres. La craie blanche contient des restes de Poissons sturioniens, pleclognathes, malacoptérijgiens inconnus aux époques plus anciennes ; les derniers représentants des Ammonites et des groupes voisins de Céphalopodes. Les rivages de cette époque ncurr' lient dt Oiseaux Bica e ) et des Hepliles de grande taille ( If n^mires Lroc hlr ) (Vny. Fossiles).
Fif. 699. — Cirlc de conliiicnl» cl dci iWs en Frûncc cl en Anslelcrre , à l'cpoqiic crelacce. — 17 , Elag^ Ncocwnicn. — 18, Élaje Aiilien. — 19, Élage Albicii. — ÎO, Elage Céuoiuamen. — 21, Elage Tutonicu. - ÎS Étage Daiiien.
La carte ci-jointe fait connaître la distribution géographique des terrains crétacés en France et en Angleterre ; on le» retrouve en Belgique, en Hollande, en Prusse, en Westplialic, en Hanovre, en Saxe, en Bohême, en Pologne, m Suède, en Bulgarie, dans Ihs; provinces daiiubicuncs; ils forment une partie considérable du sol asiatique et du continent américain. An. F.
CKÈTK (Zoologie), du latin criala, crête. — On nomme ainsi une caroncule comprimée souvent de couleur rouge que l'on observe sur lu tète de divers oiseaux, lo coq, )iar exemple. Certains reptiles ou amphibies portent aussi lo long de la ligne supériiMue du dos, ou siculemciit de la queue, un repli cutané plus ou moins élevé qui porte aussi lo nom de cnHe.
CiiiÏTK (BoUniqiic). — On nomme ainsi une sorte d'appendice de l'étaminc situé .'i la base do chacune des loges de l'anthère et se présentant sous la forme do petites lames plus ou moins crispée» ot irrégulièrement déniées qui représeniciit ^ peu près la furmo do la membrane
qui recouvre la tète du coq. Cette particularité se rencontre dans les bruyères, et les anthères qui sont pourvues de cet appendice sont dites en crête ou cristées,
CRETELLE (Botanique). — Voyez CïNost;i\E. CHÉTIN, CiiÉTiMSME (Médecine), étymologio peu connue. — Le crétinisme est une dégradation particulière de l'espèce humaine, caractérisée par l'idiotisme, la petitesse de la taille, celle de la tête, l'existence d'un goit^p plus ou moins volumineux (voyez Goitre) et par sa frt quence dans certaines contrées où il est endémique.
L'étymologie de ce mot n'est pas facile à déterminer; doiton le faire venir de chrétien, parce qu'étant simples et humbles, les crétins étaient révérés autrefois dans le Valais comme des saints? ou bien parce qu'ils sont trèspieux, d'oii leur serait venu le nom de cagots, sous lequel on les désigne aussi? Doit-on adopter l'opinion de ceux qui le font venir du mot crête, parce qu'ils habitent sur les crêtes des montagnes? On ne peut décider la question. Hy a dans le crétinisme des nuances infinies. Depuis l'imbécillité la plus complète, depuis l'absence de toute intelligence, et une existence purement végétative, jusqu'à un état nui se rapproche de la santé parfaite, on trouve une foule de degrés intermédiaires.
Toutefois, les crétins ont des chairs molles et flasques, la peau flétrie, jaune, souvent couverte de dartres; ils ont une tête petite, aplatie sur les côtés, la langue épaisse et pendante, la bouche béante et laissant souvent écouler la salive, les yeux rouges, chassieux, le nez épaté, la figure écrasée, quelquefois bouffie, violacée; la plupart portent un goitre plus ou moins volumineux. Du reste, ils sont Indolents, apathiques, d'une malpropreté repoussante, lascifs, gourmands. Dans les familles aisées, oii ils sont soignés et surveillés, les crétins ne présentent pas en général cet extérieur hideux et repoussant; il y en a môme qui sont assez bien constitués et qui sont seulement idiots et goitreux. Les crétins ne p;irviennent pas à la vieillesse ; ils meurent en général avant trente ans.
Le crétinisme est endémique dans les vallées profondes et resserrées du Valais, dans la Maurienne , la vallée d'Aost, dans une partie de la Suisse, des Pyrénées, du Tyrol, en Ecosse, etc. De Saussure et lo docteur Ferriis ont re'm.arqué qu'il n'y a pas de crétins dans les hautes vallées, à I 000 ou 1 200 mètres au-dessus du niveau de la mer; c'est surtout dans les vallées profondes et humides qu'on les retrouve. On a beaucoup disserté sur les causes du crétinisme, sans résoudre la question d'une manière s;itisfaisante ; les tins l'ont attribué i"! la qualité des eaux d(! neige dont les habitants des v.illées font leur boisson habituelle; plus récemment, on l'a rapporté aux eaux sortant des terrains magnésiens, qu'on a regardées comme cause du goitre cl, par suite, du crétinisme. M. Cliatin l'a imputé à l'absence de l'iode dans les hautes vallées. De Saussure regardait comme une des causes les plus puissantes l'air échauffé, stagnant, étoullé et corrompu qu'on respire dans ces vallées étroites pendant les chaleurs do l'été: c'est en effet dans les villages les plus exposés aux rayons du soleil qu'on le rencontre