‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 254 sur 396 · CUR · texte numérisé non relu

CUR

eus

au cap de Bonne-Espérance et en Australie. Genres principaux : Genévrier, Callitris, Thuia, Cyprès, Taxodic, Crypiomcre. G — s.

CUPRliSSUS (Bolanique). — Voyez Cïpbès.

CLiPULIi (Botanique), diminutif de cM/;a, coupe. — On nomme ainsi, dans certaines plantes, un involucre composa de bractées disposées sur plusieurs iani;s ri b lécs

ensemble de manière h ne plus former qn un -- ul < iips en forme de coupe qui renferme une ou |iiii^i< m.- llrms femelles et qui accompagne le Iruit. Pliisiturs buiuuisies ont étendu l'acception de ce ternx' jusqu'à d'autres involucres de végétaux amenlacés et même aux bractées des conifères, n Ce que nous mmininns cupule dans le Cori/his oye/Zano (noisetier), (lit dr Miihrl, ressemble toutà fait à deux feuilles unies en^rmiilr ^r.r 1,'urs bords. La cupule du chêne est compns. ■> de p.tii. ^ écailles ou bractées soudées par leur partie inférieure, et elle ne difl' re pas beaucoup de certains involucres. Dans Vf/ilier/ni, (Gnétacéesi, les gaines placées à chaque articulation, et qui sont évidemment|des feuilles opposées, se rapprochent au voisinage du fruit, et elles composent une suite de cupules emboîtées les unes dans les autres. »

CUPULIFÈRES (Botanique). — Famille de pl.intes Dicolf/lëdonei établie par L. C. Richard parmi les Ani'-iitan'vs de Jussieu pour les plantes de ce groupe dont l'ovaire est infère et les ovules suspendus. Elle correspond aux Corylacées de Jlirbel et aux Qufrcinées: de de Jussieu et de Ad. Brongiiiart; son nom lui vient de ce que le fruit des végétaux qu'elle renferme est plus ou moins recouvert par un involucre ligjieux, osseux ou coriace nommé cti/ju/e (voyez ce mot).

Oii nomme aussi eupuliféres, d'après de Mirbel, les poils qui sont terminés par une glande en forme de godet, conmie dans le crnton iié/dcillé.

CURARE (Toxicologie), nom indigène. — L'attention des physiologistes a été vivement frappée par les propriétés redoutables d'un poison rapporté de l'Amérique méridionale par les voyageurs, et nommé curare, iiriiri, wooraria, wnrali, ticunii par les naturels qui le prépareiit. M. C. Bernard en a surtout étudié les effets; introduit pur dans une blessure ou dans les vaisseaux sanguins, le curare foudroie les animaux en quelques secondes sans même laisser survivre la contractilité des muscles; étendu d'eau et ralenti dans ses efl'ets.il anéantit les propriétés des nerfs de la vie animale sans atteindre en rien celles des nerfs de la vie organique. Comme le venin des serpents, le curare n'est pas absorbé à travers l'épitliélium de la muqueuse digestive ; il en résulte qu'un animal peut ingérer sans danger ce teriible poison dont une goutte mêlée à son sang déterminer.iit sa mort. On ne connaît aucun antidote de ce poison. L'origine du curare est encore incomplètement connue. De Humboldt, dans ses relations de voyages, en décrit la fabrication sans indiquer la plante qu'on y emploie. Waterton donne aussi des détails sur cette opération en nommant le poison woura/i, mais sans en mieux préciser l'origine. A. d'Orbigny, dans son Voi/nye duns /e.y deux Atnériqiies, raconte le procédé des naturel* des bords de l'Orénoque, en attribuant à tort ce produit à une licrtholUHie. Emilirlier alTu'ine avec beaucoup plus de vraisemblance que les naturels dr l'Améri(|ue du Sud tiiojit le curare de l'écorce de d(>ux es])ères de lianes, le Slfi/r/nins de In Gm/ri, r et le Stri/dirii,'.- tunfrre, comme les Malais préparent avec \eSlrijc/i)ioi lieiité hHir redoutable îi/ios' timide. Dans le curare entreraient, avec le suc des strychnns, du poivre, dn la coque du Levant et d'autres phinlcs acres. Le procédé de fabrication paraît consister piincipalement dans l'expression du suc vénéneux par broiement de l'écorce, une infusion :'i froid et une concentration par évnporation. Des cérémonies biz.arres et mystérieuses entourent ropéniiii.n. I Vi ,i-cnt toxique est destiné à empoisonner

les ( -li , liullrJlS.

CI l;i 1 M\ ll'iiaiiiquc), Ciirciimn, Lin.; Achirhum, nom aruli.- ilr la |ilaiilo. — Cniiv ,1,. |,Iaii|rs n;r,,h//n/<tnes diulupél'il'-^ /fm,/!/,!,',, lalmlli' dr- //,..,, /„v7/,r,'--. Les espèces lir i r ^' m •■ -ciii dis |,r, i,, ■ \ n ,,, i .. ,■, larinrs tubéreuses,;'! Ili urMlispdï-éi'b in i|m Miiiuoiilé ûr braclies stériles en touffe; elles ont un calice court, tubuleiix, à :î dents; corolle à 2 lèvres, une seule étaniine, ovaire infère, h 3 loges, renfermant de nombreux ovules pourvus d'arille. Elles habitent les régions tropicales de l'Inde. Le C. altouyii [C. lonyn. Lin.) a ses tubercules vivement colorés en dedans d'orangé foncé. Scsfleins, en long épi, sont accompagnées de larges bractées coiiraves, d'un vert pâle. La racine tubéreuse de cetti' plante fournit la matière tiinctorialc qui porto son nom et dont

on fait tui grand usage. Le curcuma est répandu dans le commerce sous forme de petits morceaux cylindriques contournés, à écorce jaune ou grise, lisse ou chagrinée. L'intérieur est, suivant différents états, ou jaune rougeàtre, ou jaune pâle, ou brun. L'odeur est fortement aromatiquB et la saveur acre, amère et chaude. On extrait de ce tubercule une couleur jaune qui sert à teindre les étoffes. Elle sert aussi à rehausser la couleur des étoffes de soie teintes avec la cochenille. Malheureusement la belle couleur orangée qu elle produit a peu de fixité ; on l'emploie très-souvent pour colorer les papiors, les cuirs, les pâtisseries, le beurre, les pommades, etc. Les médecins ont rarement recours à ses propr étés stimulantes. Les ludions l'emploient dans les fièvres intermittentes et les maladies de la peau. Ils se servpnt aussi de la racine fraîche, dans leur cuisine, pour coloier eu jaune le riz et d'autres aliments. On cultive également dans les Indes le C. nmada. Rose, et le C. nrumolica, Salisb., à cause de leurs tubercules alimentaires et des propriétés médicinales dont on tire parti. G — s.

Curcuma (Chimie). — La racine de curcuma contient, en mémo temps qu'une huile volatile et des produits gommeuxetrésinoïdes, une matière colorante qu'on a nommée curcumme, et qui se dissout seidement dans l'alcool. Son extraction est fondée sur cette propriété. Les alcalis colorent la curcumine en rouge ; aussi a-t-on pu obtenir avec le papier imprégné deteinture de curcuma un réactif très-sensible pour déceler laprésence des alcalis. Ce papier, d'abord jaune, prend une couleur d'un brun rougeâlre au contact de la moindre trace d'alcali dissous, ou sous l'influence des émanations ammoniacales. Les teinturiers se servent de la couleur du curcuma pour aviver la teinte de l'écarlate et pour donner au jaune que produit lagaude un reflet doré. En parfumerie, on l'emploie * pour colorer les pommades ; elle sert aussi pour colorer les peaux employées dans la fabrication des galets. CURCAS (Botanique). — Voyez MÉoictNiER.

CURSEUR (Mécanique). — Pièce mobile le long d'une échelle divisée et destinée à fixer le point précis qui correspond à la longueur ou à la hauteur à mesurer.

Souveiit le curseur est mimi d'un vernier qui permet d'apprécier les fractions de l'unité de longueur tracée sur la règle.

CURCULIONIDES (Zoologie), du latin curculio, charançon. — On nomme ainsi, d'après Schoenherr, la vaste faïuille (ÏInsectes colèoplères te'tramères que Latreille ( Itcgiic animal de Cuvier) avait nommée Uhyndioiihores ou Porte-hec, à cause de la conformation de leur tête en bec plus ou moins allongé (voyez RHïxcnopnoREs .Schœnherr, dans cette famille, ne décrit pas moins de quatre cent quatre genres répartis dans trente tribus; quant aux espèces, leur nombre s'élèverait peut-être à dix mille, s'il faut en croire les entomologistes spécialement adonnés à l'étude de ces animaux (consultez Gênera et species Curcu/ionidiim de Schoenherr).

CURE-OREILLE (Zoologie). — Nom donné parfois à l'insecte que l'on nonmie aussi Perce-oreille ou Forficule.

CURETTE (Chirurgie). — Instrument ordinairement composé d'un manche de bois et d'une tige terminée par une cuiller en or, en argent, en acier ou en ivoire, fort allongée, pluslaige au milieu qu'aux extrémités, i\ bords mousses ou polis. On s'en sert pour extraire des calculs de la vessie, .après une incision ])réalablo suffisante, des corps étrangers de toute espèce engagés dans les parties molles, etc.

CUIUIUC/V (Zoologie). — Voyez Fauvkttiî.

CURVINERVÉ 'Botanique), du latin ciirvus, courbe, et nenm, nerf. — On nomme ainsi certaines feuilles dont les nervures sont eoiirieei de façon à devenir parallèles au bord du limbe.

CUSCUTE (Botanique), Cnscufa, Tourn. ; du latin cu<:enta, dérivé lui-même de l'arabe kecliont. — Geni-e de plantes Dicolylédone.s- giimnpeUile.t lii/poi/i/ne-\ famille des Convohidncée'i, tribu des Convnlrii/ées. Les cuscutes sont des herbes parasites, volubiles, dépourvues de feuilles, comme leur einbryon de cotylédons. Leurs tiges, qui se présentent simplement sous la forme de petits filets blanchâtres, ont, au lieu de feuilles, do pelitos écailles peu visibk's, s'rnhicent et s'accrochent ù l'aide de suçoirs aiiiMiii' ilr I l'i'iaines plantes, telles que la luzerne, le tri'lli'. II-. t;raniiin'es, le lin et même la vigne, et finissent par 1rs ctoulier. Les fleurs, blanches et très-petites, (uit un calice ù 4-6 dents, \um corolle monopétale, urcéolée-globuleuse, à •4-.5 lobe<, l-i éthmines, un ovaire à 2 loges. Le fruit est capsulaire, i\ péricarpe membraneux.

CLT

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Les cuscutes se reproduisent d'abord par leurs graines, qui germent en terre, mais aussi, et bien plus rapidement, à l'aide de leurs liges, qui restent pelntruinées dans la terre pendant l'hiver. Les agi'iculteurs considèrent les cuscutes

Fi„-. 738.— Ciisoule d'Europe.

comme un véritable fléau ; ils les nomment teignes, rtirjieft ou perrur/ites- , rmtgeot, ehevux du dinhle, ti'jridssp, etc. filles peuvent envahir très-promptenient un champ tout entier. Ou a proposé, depuis quelque

>0. — Groupe des

temps, ponr s'en débarrasser, d'arroser simplement les parties ciualiiis avec une dissolution de suirnte de ftr. Le procédé suivant paraît avoli' égaicmicnt réussi : faucher aussi ras que possible les plantas ;iU,ii|iié's, puis ralisseï- j.'gérement à la main pour enh mi- Ir i.^ir dc^ /ilamiMits de la cuscute, arroser ensuile aM ,: !.■ imiiii des écuries. La luzerne on le trèlle qui pousse apiis celle opération acquiert une superbe vigueur, tandis que la cnscule est corrodée par l'ebgrais dont l'action est trop forte pour elle. Les cuscnies sont indi:;ènes. On rencontre souvent aux environs de Paris la C. ijelUc-leiyiieiC. ejiiilii/ii:ui)i, Murr.), qui a les styles beaucoup plus longs que l'ovaire; la C. '/« /</( (C. cjiilmum, Weich.) a les styles plus courts que l'ovaire et la lige presque simple; cnllii, dans la Gitimle Cuniile, C. d'Kuroiie {C. viujor, deCaiid.), le calice piésente au-dessous de l'ovaire un tube irù—cliamu, presque cvlindrique. G — s.

CDSPAUÉ (l,toiiini<iue). — iVom do l'écorco que l'on appelle nu-si /vo/c ifaiir/'i.sliin: (voyez AxnusrunE'.

CU.SPIIJÉ IJ itaiiiqiie), du laiiii nixiiit, pointe de javelot. — On poiinue imyii'l&s les feuilles allongées, se rétréciss-anl iiisiMisibleincnl et su lerniiiianl en une pointe aigiil' et dure, (jui rappelle une pointe de flèche ou de lance; on peut citer comme csniiiplcs les fouilles de l'ul]an:iH et dl^H yuccas.

CIJSSO (liotaiiique). — Voyez ItliAVfcRE.

CUSSOU ou Cositou (Zonldgiel. — .Nom vulgaire! de la Caliiiii/f ilii lili': dans i|Ueli|iu> parties de la l'iuncc.

(;L riCLI.K (Ruiaiiiqne;, diiniiiulif du lntinc-«(i4',poftU.

— Pellicule mince entif^rement transparente qui recouvre l'éoiderme des plantes sur les parties herbacées. Au niveau des stomates, la cuticule est fendue pour laisser pénétrer les gaz entre les lèvres de ces organes ; elle se moule sur les poils et toute;» les aspérités que présente l'épideime.

CYAME (Zoologie', Ci/fimus, Latr. ; du ^ec kt/amos, fève, allusion à la forme de l'animal. — Genre de Crustacés de l'oidredes Lienw- (iipoi/es, se dislinguant des genres voisins par leur formeovale avec des segments transversaux, les pieds courts ou peu allongés. Ces crustacés, vulgairement nommes Poux de bnleine, vivent en parasites sur du ers cétacés. Rousseau de Vauzème a étudié spe cialenient leur structui i et leur spécification LeC. errind {C. enaliciis, Rouss. de Vauz ou C. de ta haleine se trouve fixé sous les ailerons ou autour de l'anus

Fig. 741. — Cjame de la baleir

de la baleine; il a de 0",026 à Om,030 de longueur. C'est VOniscus celi de Linné.

CYAN.\TES (Chimie). — Sels formés par la combinaison de l'acide cyanique avec une base. Le plus important, en ce qu'il sert à préparer tous les autres, est le cyatiale de /notasse que l'on obtient en calcinant du cyanure de potassium à l'air libre.

CVANÉE (Zoologie), Ci/nnea, Per. et Les. ; du grec kijauox, bleu. — Genre d'animaux Zoop/ii/tes, de la classe des Acdlèplies, famille des Méduses. Cuvier réunissait dans ce genre toutes les méduses à bouche centrale, montrant quatre ovaires latéraux ; de lilainville [Actiitolûyiei l'a restreint à un petit nombre d'espèces, dont une, la C. de L'imarck (C. Lamarkii, Pérou), est d'un beau bleu et se trouve dans la Manche. Il écarte de ce genre la Médusa aurita. Lin., et la Médusa chrysoora, Guy., espèces fort communes sur nos côtes et remarquables par leni' cnl.iialioii (\oyez Méiidse).

(1 v\i I Miinralogie). — Voyez Lazuute. (1 A\in 1)1;aTE (Chimie). — Sel formé par la combiiiaisun de l'acide cyanliydrique avec les hases oryaiii' ques, y compris l'ammoniaque. Les composés que l'on obtient en combinant cet acide avec les oxydes métalliques sont appelc'-- ri/nrinm (voyez ce mot).

C^ AMlVUllKJLi: lAciDi;) (Cliiniiei. —Acide prussiipii-, pciic qu'il lui l'Mrnit d'abord du bleu de Prusse. Kunni' jiar la coinliiiiaisun d'une jiroportion ('.'li) de cyanogène avec une proportion d'hydrogène. Sa formule chimique est CyH ou C-AzH. C'est un liquide incolore, d'une odeur caractéristique rappelant celle dis amandes amères. Il est très-volatil, bout à 2G°,.'i,se solidifie à 1,'>° au-dessous de 0"; sa densité est 0,B97, celle de sa vapeur n,!M7.

L'acide cyaiiliydri<|ue ressemble aux hydracides (acides chldihydrique, hi'oinln (hii|ue...) autant par sa constitution que par ses propriétés chimiques. Mis en contact avec les oxjdes, il dnnnc de l'eau et des ryaniiies; un acide vei-^é sur les cy:inures régé; ère l'acide ryailiyilrique exactement comme il arrive pour l'acide chloiliydriqiie ei les chlorures. De |)lus, les cyanures et les chlorures cristallisent de la inrnio ma lière.

L'acide cyanhydrique est peul-éirc de tous les poisons le plus énergique et le plus redoutable ; il agit comme la foudre, et rarement les secours de l'art peuvent arriver à temps. Des oiseaux venant bec(| noter des miettes de pain sur lesquelles on a versé quelques gouttes d'acide prussique sont tués avant de les avoir al leiiucs; une seule goutte de cet acide portée dans la gueule d'un chien ou siinplenient app!i(|uée sur l'œil do l'animal le lue à l'inslanl. Le iiièmeen'iaserait produit sur l'iionime à une dose presque aussi faible.

Sehéele, qui \f découvrit en 1710 et qui mourut subitement dans le cours do ses recherches, passe pour en avoir été la première victime. SehMrin;.'rr, .hiinisie de Vienne, est mort également pour vn a\i>ir laissé tuniber sur son bras nu. Il parait (jue 1rs pn trv> égyptiens auraient connu ses |,i..|iii-ii .1 -ni ..i.iirnt servis pour

faire Jiérir les adepi., i|iii iijIh ut Inirs secrets. Los

eaux amères lyw , d'.ipt-i -. 1 1 'tniini -juive et égyptienne,

CYA

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les prêtres faisaient boire à lu feinaie accusée d'adultère et qui tunient promptcmeut sans laisser aucune trace sur le cadavre étaient probablement aussi des préparations dans lesquelles l'acide prussique jouait le principal rôle.

Heureusement, cet acide ne peui guère être conservé ; il s'altère promptement, même quand il est renfermé dans des tubes dt verre scellés; à la lampe, il noiicit et laisse déposer une matière noire pulvérulente. Sa dissolution aqueuse ne se conserve pas mieux.

L'acide cliloiliydrique décompose promptement l'acide prussique en donnant lieu à un dégagement sensible de chaleur. Dans celte réaction, quatre |iroportions d'eau se sont réunies à ime proporiion d'acide cjanlivdriquo, et le tout s'est dédoublé en ammoniaque et en acide formique.

CyH + 4H0 = AzH'HO + C2H03

Acide irmique.

L'ammoniaque s'unit à l'acide clilorhydriqne, et l'acide formique reste libre. A son tour, le foimiate d'ammoniaque chauffé à VdO" perd les élémenls de 4 proportions d'eau et laisse dégager de l'acide prussique. Toutefois,les métaux oxydés, en s'uni«santà l'acide cyanhydrique, forment des composés tj-rs-stables (voyez CvANtinE).

L'acide cyanliydiiquo prend naissance dans un grand nombre de réactions cliimiques, et on le trouve tout formé dans certaines plantes. L'eau distillée du lauriercerise, l'huile essentielle d'amandes amèrcs, toutes les amandes des fruits à noyau, les pépins de pommes ou poires, etc., contiennent des quantités plus ou moins sensibles d'acide prussique. Aussi les amandes amères sont-elles un poison pour les oiseaux, et il est datigereux de passer la nuit dans une chambre où se trouveraient des lauriers-cerises.

Pour préparer l'acide cyanhydrique à l'état de pureté et de concentration complètes, on fait arriver lentement du gaz sulfhydrique sec provenant du flacon 'A [fig. 74)

l'iï. 142. - l'n'|«ii.ili(.n H.! I.iridc |irii"iqii.;.

sur du cyanure de mercure contenu dans un tube horizunlal ('.; 1,1 siil.slancc vient se condenser en a dans un lubercciiuriii- l'ntouré de glace, et de là passi-dans le petit llacoir / iV:ilrMifnt refroidi.

Si l'un veut pi'.|i!in'r une dissolution titrée d'acide pi'iissic ni', ihsiiiif'c ,iii\ usages médicaux, on dissoudra ihiîis lie I eau un poids drierniiné de cyaniu'e d^' mercure, "Il précipitera le inétid par un cnurnnt d'ticide sulfhydrique, puis, agilanl quelques instants la liqueur avi'c ilu i-aibonale de plomb on enlèvera l'excès d'acide suifhydrique.

(lYANiQUE (Acii.K) (Chimie), CyO. — Acide organique foriué par la combinaison d'imo proportion de cyanogène(2 ) avec une proportion d'nxygène(8). On obiieni cet acide hydraté en décomposant les ci/annles par les acides minéraux. Il s'altère rapidement en se transfnrniniit en acide carbonique l't aimnoniacpie. 11 a été dé couvert, eu I8r.', par M. WirHiler.

C:YANOi;f';iNF, Chimiel, du urec l;,inm,.: bleu :. 7e»- •(«0, je produis, p;irce (|n'il entre dans la composition du bien de Prusse.— C'est un composé de V propuilioiis (12)

de carbone et de 1 proportion (14) d'azote. Sa formula chimique est C^Az ou Cy.

Le cyanogène est un gaz incolore, d'une odeur pénétrante, caractéristique ; il se liquéfie sous une pression de 3 ou 4 atmosphères ou sous un froid de W au-dessous de 0° ; on peut également le solidifier sous la double action d'une forte pression et d'une très-btisse température. Il brille avec une belle flamme pourpre et se transforme alors en azote et acide carbonique. Il est soluble dans l'eau et l'alcool, auxquels il transtjiet son odeur. Sa densité est 1,8.

Malgré sa nature composée, le cyanogène se comporte en chimie comme h' ferait un gaz simple, le chlore, avec lequel il a d'assez grandes analogies. Il se combine, en efl'et, avec l'hydrogène, l'oxygène, les métaux et forme avec eux des composés ayant nue grande ressemblance avec les composés correspondants du chlore, quoique généralement beaucoup moins stables. On le prépare ordinairement en chauffant dans une cornue du cyanure de mercure.

Ce gaz a été découvert, en 1814, par Gay-Lussac. Sa valeur est toute théorique, mais ses composés sont, au contraire, d'une grande importance dans les arts Sa combinaison hydrogénée (acide cyanhydrique ou prussique) forme un poison redoutable et est néanmoins usitée eu médecine comme calmant.

Parmi ses combinaisons oxygénées (acides ci/anigue, cyanui-iqiie et fulminique), le dernier est employé, à l'état de fnhiiiimff fie mercure, à la préparation des capsules pour armes i feu. Mais c'est à l'état de ri/uiiure, et surtout de /j/eu lie Prusse, qu'il s'en fait la plus grande consommation.

CYANOMÈTRE (Astronomie). — Appareil imaginé par Araiio pour étudier la couleur bleue du ciel à un moment donné. Il se compose d'une série de pièces disposées circulairement et teintées depuis le bleu le plus clair jusqu'au bleu voisin du noir. Il est facile de trouver celle <|ui correspond à la couleur actuelle du ciel, couleur qui est en rapport avec son degré de polarisation (voyez Po-

LABISATIO.X, POI-ARIMÉTnE.s),

GYANOSIi (Médecine), du grec ki/anos, bleu, et noios, maladie. — On a donné ce nom à un état maladif caractérisé par la coloration bleue, quelquefois noirâtre ou livide, de la peau.

On lui a donné aussi les noms de cyanoputlne, de ma/a/lie bleue, à'ictcre bleu. La cause la plus fréquente de cette maladie est la persistance après la naissance de rnuverture dite trou de Bolat, qui, chez le f(ptus, f;iit communiquer les ca\ ités dioiii's du c(uur avec les cavités gauches. L'existence anormale de cette ouverture, chez l'adulte, ,,^j-2r-3 permet le mélange du sang rougo avec

T iiiî le sang noir. On attribuait à ce mélange

la coloration bleuâtre de la peau ; mais lin a dû renoncer à cette explication, lorsqu'on a constaté de la façon la plus i-ertaine que In ni.iluilir i-xisii- (|uclquelois sans cette iIisihiniikiii aiatomique, ^- — • l't qiicd'autres fuis iiiuveitiire du trou

de Botal ne donne pas lieu ;\ la cyanose En efl'et, on a observé la cyanose chez des malades affectés de dispositions anormales di s gros vaisseaux. Marc l'a vue dans un cas d'a.Ihérences des poumons à la plèvre costale. Enfin, tout le monde sait que c'est un des symptômes les plus constants et les plus redoutables du rlio/cru. Lorsipie la cyanose dépend du vice do conformation du cœiu' signalé plus haut, elle se montre ordinairement aussitôt a|irès la naiss.anee. Elle n'est pas essentiellement mortelle, mais la médecine est impuissante à y

remédier. F n.

CYAIVURES (Chimie). — Combinaisons du cyanogène avec un métal, analogues au:ji chlorures, bromures, indurés. Tous participent plus on moins, suivant leur degré de solubilité, des propriétés de l'acide cyanhydri(]ue et>o it vénéneux. Tous se préparent au moyen du ci/iunire lie )iiilussiui)i, qui, lui-même, s'obtient du ferrocyanure (le pdliis^ium.

Cyaxuiik nu roTASStiiM Cytinhydrale. Ili/drnci/'iuate, Rerriicyinnle de po/ns'e. — Sri blanc, dont la cinuposition est repiésenlée par la formule KOy, très-soliiblr dans l'rau, d'une saveur acre, alcaline et amère. Il exerce sur l'écoiioiuie animale une action très-éncrglque et est

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on violent poison. On l'emploie en médecine aux mêmes usages que l'acide cyanhydriqne; il présente sm- cette dernière substance l'avantage d'être inaltérable à l'air et d'un dosage facile et siir. Il sert dans la dorure et l'argenture électriques pour dissoudre les sels d'or et d'argent, et dans la pliotogriiphie pour dissoudre l'iodure d'argent, quelquefois aussi pour enlever les tacbes produites par le nitrate d'aigent ; mais son action sur l'économie est si redoutable, qu'il faut éviter de l'employer à ce dernier usage, car la plus petite déchirure de l'épiderme pourrait donner lieu à une absorption ducyaimre, et par suite à un empoisonnement.

La manière la plus simple de préparer le cyanure de potassium consiste à décomposer par la chaleur rouge le cyanure double de potassium et de fer. Le cyanure de fer se décompose setil et donne lieu à un carbure de fer insoluble. On reprend le ré-idu par l'eau qui dissont le c\ aiuire de potassium et le laisse déposer sous forme de cristaux cubiques anhydres.

CYA^UnES DOUBLES DE POTASSIl'M ET DE FEB. — Ou en

coimaît deux, l'un jaune et l'autre rouge.

Cyunure jaune, f'eiTOcyumire rie /Mliissium, prussiate jaune, /essh-e de sang, que l'on trouve abondamment dans le commerce en gros cristaux jaunes d'un goût d'abord sucré, puis amer et salé. C'est une sub^tance vénéneuse, soluble dans quatre fois son poids d'eau fi-oide, dans deux fois son poids d'eau bouillante, insoluble dans l'alcool et inaltéraljle it l'air. Sa composition est exprimée jiar sa formule Cy^FeK^ -t- -lAq.

ChaiifTé au rouge, le ferrocyanure de potassium se décompose en azote qui se dégage, en cyanure de potassium et carbure de fer FeC-); mêlé à des corps oxydants et fortement chauffé, il donne lieu aux mêmes produits, si ce n'est que le cyanure de [lotassium est remplacé par du cyanate dépotasse. Presque tous les sels métalliques solubies décomposent sa solution et donnent lieu à des précipités souvent remaïqiKiiiIrs par leur couleur caractéristique et toujours util.-, air, > l]|lIH-tl■^ pour distinguer les métaux les uns des auin- ll.in- (.^ réactions, c'est le potassium et non le fer amiuil se sultelitue le nouveau métal. Le for existe dans le ferrocyanuie dans un état tel qu'il ]ie peut y ètredéce)é par ses réactifs ordinaires; le potassium, au contraire, peut même y être remplacé par de l'hydrogène, ce qui donne lieu à l'acide ferrocyanhydrique Cy'FeH-) analogue aux acides cyanliydrique, clilorhydriqiie, etc. Il suDit pour cela de traiter le ferrocyanure par de l'acide chlorhydrique dont le chlore se porte sur le potassium pour former du chlorure de potassium,taudis que riiydrogèiic se substitue au métal alcalin.

Le ferrocyanure de poiassium est préparé dans les arts en fondant avec du carbonate de potasse du charbon animal lorleiTient azoté et préparé exprès par la cnlcination incomplète de matifif, aiiimali-. païuirs ,n plaispliâtes, telles que les cornr-. la . han- .1. sacla ,-, I, ^ |iraii\

et particulièren ent celles ili \i.ii\ .aili i-. I.a lui m

carbonate a lieu dans des ( hmidiifrcs en lonir imi p. m tir la flauune .fumi-use d'un fourneau il réverbère; quand elle est complète, ou y verse peu à peu le charbon animal en agitant contiiincllenicnt I i massf avec di's ligi'sdi' l'i'r. La léacliou s'opère avec .■Hrr\rsr, m.t : du Ui- prnvananl dos liges ou des parois dr la i li imlMir \ a ni ^ aj'uilrr aii\ matières cmployé<'s. La niaiirir nlm inir i si iraiii'a par l'euH biuiillanie; la lifpienr est filtrée, évaporée jusqui cristallisai ion du produit.

Depuis quelques années, on est parvenu h combiner directement l'azoïe au charbon par rintermédiaire de la potasse. Du charbon do bois fortement imprégné de carbonate de potasse est introduit dans des fours verticaux travaillant d'une manière continue, se chargeant par leur extrémité, supérieure, se déchargeant par leur extrémité inlérieure et traversés par un courant d'air fortement clinull'é et dépouillé de son oxygène par son passage au iravcr» d'une longue colonne de coke iiican(les((nt. I.e rliarbon,aprèsdix licMiresd'action,<'st retiré, puis ihanllé dans une chaudière en fer avec du fer spaihiqiie en poudre. La liqueur évaporée laisse déposer de beaux cristaux de prussiate pur. Le résidu di^ charbon est de nouveau cliartié de potasse et renvoyé nu fourneau.

Le prUHsia'e Jaune de iioiasse est employé surtout pour la préparation du lilnii de l'rnsse (voyez ce mot). On en fait également usage en teinlure pniirdépnsir sur rélodr' & teindre \i: iiièrni' principe cnloranl. Appliqué k la surface d'un uiorreaii de fer clinniré an rouge, il imprègne celle-ci de carbone et Vnrière. Ce moyen dir transformer (lupcrflciellcmeiit le fer en acier est bon toutes les foi» qu'on vent donner de la dureté 4 B.i surface saim di-

minuer la ténacité du corps du métal, pour les touril- /oHS, par exemple.

Prussiate rovge de potasse, ferricyanure de potassium, — Formant des cristaux d'un beau rouge, anhydre, inaltérable à l'air, soluble seulement dans 38 fois son poids d'eau chaude. Il sert principalement à déceler les moindres traces de protoxyde de fer avec lequel il ibrme un précipité d'un beau bleu analogue au bleu de Prusse, de même qu'il arrive avec le ferrocyanure ou prussiate jaune et les sels de sesquioxydede fer. Il est également employé dans l'impression des indiennes pour décolorer l'indigo. On l'obtient en faisant passer du chlore dans une dissolution de prussiate jaune, jusqu'à ce que la dissolution cesse de précipiter en bleu les sels de scsquioxyde de fer. Sa composition est Cy^Fe^K'^. Ces 3 proportions de potassium peuvent être remplacées par 3 proportions d'hydrogène, ci^ qui donne l'acide ferricyanhydrique Cy^Fe^H^. Elles peuvent être remplacées également par 3 proportions d'un autre métal, tandis que la présence du fer ne peut y être décelée par aucun des réactifs ordinaires de celte substance.

CïAMiRE DE ZINC. — Sel blanc insoluble dans l'eati insipide , employé dans le traitement des maladies vermineuses des enfants, ot contre les crampes d'estomac.

On le prépare en veisiiiit ■ ilissolntion de cyanure de

potassium dans uni' dissnlniiMii d'un sel de zinc.

CYA^URlQnE (Acu.t) iCliimie), Cy30',3HO. — Acide ayant même composition en centièmes que l'acide cyani- (jiie, mais en différant par le mode de groupement des éléments qui le composent, et aussi par ses propriétés physiques et chimiques. C'est un composé très-peu stable qui se transforme en acide cyaniqne par une simple distillation. On le prépare soit en chaufl'ant convenablement de l'urée, soit en versant un peu d'acide acétique dans une dissolution concentrée de cyanate de potasse.

CYA'l'HÉE (Botanique), Cyaihen, Smitli; du grec kyathos, coupe ; allusion à la forme de l'appareil qui renferme les granules reproducteurs. — Genre de plantes Cryptogames acroyènes, famille des Fougères, type de la tribu des Cyatlie'acees. Il comprend des fougères arborescentes de l'Amérique australe. Leurs capsules sont sessiles sur un réceptacle globuleux et entourées d'une indusie cupuliforme qui s'ouvre irrégulièrement. La C. en arijre {C. arliorea, Smith) s'élève à 2 mètres environ et se termine par un bouquet de longues feuilles à pétioles et rachis bruns. La C. étéganle (C. elcgans, Hevv.) est une des plus belles espèces de la famille. Elle atteint souvent plus de? mètres, et ses feuilles, longues de ',' à i mèii-cs, forment un charmant parasol et sont mnnii's (l'aii;iiilliHis Uaulres au pétiole et au rachis. Ces deux [(Mi^rrr- ainis^ani à la Jamaïque.

('.\ \ I 1111(11; M t; hoianiqne). — 'ferme qni s'applique

à rciiaiiis ,ii-; s m iMi'inr ilr i;iila-lrt ; ainsi, dans la

rniis.HMh' iiihai.aiM., la la.n.llr csi di'r ri/al/iifoi-rne. Les ^laiali s cpii a.aa.iiii'ama m Ir- p, Unies lin pêclier,du ceri-

C^CVDKI'.S Jtciianiqur).(7/r«(/w.— Famille de plantes 7J/fV)////c(/o«r\ (/i///;//(/,v/jr>/);((',v, classe des Ci/cndoidees établie par !.. C, llKhai'd.eii isd". pour deux genres que de .liissaii a\ ;ii iiir (■ ] e 1 1 ii'nlors parmi les Fougèros. Ou a Ile loiiL:ieMi|i li liali I is sur la pUiCB quo doit occuper celle la II II Ile dans la imiliode luiturelle; les nus l'ont regardée comme interiuédiairc entre les Palmiers et lesKongères; d'autres y ont vu des végétaux monocotylédoncs. Enfin, on a reconnu que ces plantes présentaient <leux cotylédons et des ovules; on lesadoncrappm.liresdesCouifi'res dans le sous-embranchement des ;:\ iinMis|ieiiiies (voyez ce mot). Les Cycadées sont des arbres aj ani le imit des palmiers. Leurliàmc est cylindrique; ils i missirit par un l)()uri!eon terniinal. Leurs ienilles sont penniM-s et roulées en crusse avant le diveliippeineiil. Les plantes de cette famille habitent les légions interiropicales de l'Asie et de rAïui'riqne. On en rencontre aussi à Madagascar et au cap (le lionne-Espérance. Genres principaux : Cycas, Lin.; /a'iiiii. Lin.

TraYaiix monographiques : Uobert Brown, Appendice du rm/ai/e île King (IKï.S). — Méumire sur les C'/ende'es ,t les l'uni fères. par L. C. Hichard (I82«). — Adolphe Biongniart, Wgdtanx fossiles [iHiK, p. 88).— Mii|nel, Moiinr/riipli. ryrad. G — s.

CYCAS (lioianique), Cyens, Lin.; nom donné par 1 liéophraste et Pline à un petit palmier d'ftlliinpie, — Ceiiro de plantes (pii est devenu le type de la famille des l'iiindéi's (voyez ce mot). Les cyciis sont des végi:tuux pins ou moins élevés qui habitent l'Inde. Leurs lle.urs sont dioîquc» ; leur inlloresconco mflle est en cùnc terminal ; chaque

CYC

CYC

écaille du cône porte des anthères à une seule loge et oblongue. L'inflorescence femelle se compose d'écaillés portant chacune de cliaque coté 3 ou 4 ovules dressés. Le fruit est réduit :\ une graine nue. Le C. révohité {C. revoluta, Thunb.) est un arbre qui ne s'élfive guère à plus de 2 mètres; son tronc présente iuférieurement la trace des feuilles tombées. Cette espèce est originaire du Japon et naturalisée à Madère et en Amérir|ue. Le C. circulai |C. circinalis. Lin.) est un arbre qui s'élève souvent à plus de 15 mètres. Ses feuilles sont épineuses et composées de 9i) à lilO folioles linéaires et lancéolées. Cette espèce croit spontanément dans le Malabar, d'où elle s'est répandue dans les îles voisines et dans l'intérieur de l'Inde. On a dit que la plus grande partie du sagou livré au conmiei'ce provenait de la moelle farineuse des cycas qui est comestible : cette asserlioii est erronée; en effet, le sagou provient des sjgoutiers- palmiers. D'après Gaudicliaud, les graines seraient comestibles, astringentes et émétiques. G — s.

CYCLADE (Zoologie), C.yc/«,«, Brug.; du grec kyk/as, disposé en rond. — Genre de iloUw^ques, classe des Acéphalci, ordre des A. teslores, famille des Cariiùices, établi par BruRuières aux dépens des Vénus; l'animal est renfermé dans ujie coquille bivalve assez épaisse, oroinairement orbiculaire, parfaitement close; deux dents ou milieu de la charnière; en avant et en arrière deux lames saillantes quelquefois crénelées. Ce genre avait autrefois fait partie des Tel/mes de Liimé. L'espèce la plus commune en Europe est la C. cornée (Tellina coniea, Lin.l, c'est la Ciinte des ruisseaux de Geoffroy, que l'on trouve dans toutes les petites rivières un peu boueuses ; celle des Gobelins en est remplie. Elle est très-mince, couleur de corne, avec des stries transverses.

CYCLAMEN (Botanique), Ci/c/umen, Lin. ; du grec kyclos, cercle; allusion au rhizome, qui est arrondi. — Genre de plantes DicnlyléiioitfS gamopétales hypogynes, famille des Primu/acées, tribu des Priniu/éei. Les cyclamens sont des herbes vivaces, à rhizomes épais; toutes leurs feuilles sont radicales et leurs hampes, contournées en spirales, sont terminées par une seule fleur. Elles habitent principalement les régions tempérées de Thémisphère boréal. On cultive fréquemment dans les jardins le C. d'Europe {C. Europœum, Lin.), plante à feuilles réniformes, arrondies en coeur et pourprées en dessons. Ses fleurs, d'une forme élégante, s'épanouissent vers le mois de février et varient du blanc au ronge. Cette espèce habite les lieux ombragés de l'Europe. On la trouve aussi spontanée en France. Elle est souvent nommée Pain de pourceau. Ses rhizomes ont une saveur acre, amère, brûlante, et leurs propriétés purgatives émétiques sont trop violentes, dit-on, pour qu'on en tire parti. Il est même résulté (les accidents fort graves de leur emploi. Les cyclamens siinporlenl longtemps la privation d'eau. G — s.

CYCLOBUANCHES (Zoologie). — Voyez Patelle.

CYCLE lA^tronomiei. — Ou entend par cy<:/e une période astronomique à la fin de laquelle un certain phénomène se reproduit. Ainsi, les Égyptiens avaient leur année civile composée de Ï(i6 jours ; tous les quatre ans, elle était en erreur d'environ un jour sur l'année solaire. Après un intervalle de UCO années solaires ou de 1461 années civiles, ces années se retrouvaient d'accord. C'est ce qu'on appelait la péiiode sothiaque ou le cyc/e caniculaire.

Chez les Grecs, le calendrier était basé sur la lune. L'an 4.13 avant notre ère, l'Athénien Métou reconnut qu'après 2 i.S lunaisons ou G 'J'M jours, la lune et le soleil étaient revenus aux mêmes positions relatives, et que les années lunaire et solaire se retrouvaient d'accord : c'est le cyc/e lunaire. Méion présenta cette découverte .aux Grecs assemblés pour les jeux Olympiques; ils l'adoptèrent avec enthousiasme et la tirent inscrire en lettres d'or, d'où le nom de nombre d'oc que reçurent les années de ce cycle.

Le cycle solaire est une période de 28 ans qui règle le retour du dimanche aux mûmes dates du mois.

Le cycle d'iiulidion comprend là années juliennes; il n'a pas de signilication ;istronomique.

En f.iisaut le produit des nombres 28, 18 et 15 des trois cycles, on obtient le nombre 75(10, qu'on nomme la péri'iile julienne. E. R.

CYCLOIDE, HotLKTTE, TnociioiiiE (Mathématiques). — C'est la courbe décrite par un point d'une circonférence qui roule sur une ligne droite. «C'est, par exemple, le chemin que suit en l'air le clou d'une roue quand elle roule de son mouvement ordinaire depuis cjne ce clou commence i. s'élever de terre, juscju'à ce ([ue le mouve-

ment continu de la roue l'ait rapporté ù terre, après un tour entier achevé : supposant que la roue soit nn cercle parfait, le clou un point dans sa circonférence, et la terre parfaitement plane. « (Pascal, Histoire de la roulette, 1(158.)

Le père Mersenne parait être le premier qui ait dirigé son attention sur cette courbe, vers l'année 1615. Il imagina à sou sujet plusieurs problèmes que, suivant ua usage commun à cette époque, il pi'oposa à divers savants, et notamment à Galilée. Aucun résultat n'avait été obtenu dans ces recherches jusqu'en 1(!34, époque à laquelle Roberval fut amené à s'en occuper. Il le fit avec le plus grand succès, et découvrit les propriétés géométriques les plus essentielles de la conrbe, à laqtielle il donna le nom de trochoide, correspondant au mot franç: is roulette. Il indiqua particulièrement un moyen ingénieux de mener les tangentes, qui peut être appliquée toutes les courbes, et que nous indiquons à l'article Tangente. La roulette fut encore étudiée par divers géomètres. Fermât, Descartes, Torricelli, mais il ne fut pas ajouté beaucoup à ce qu'avait découvert Roberval ; on peut seulement remarquer que c'est à cette époque que la courbe reçut le nom de cycloide qu'elle a généralement conservé depuis.

En Ui58, Pascal, ayant imaginé des méthodes particulières pour les centres de gravité, en fit l'essai sur la cycloide et sur les corps qui s'y rattachent. Il réussit pleinement et proposa la résolution de ces problèmes sous forme d'un concours. Deux prix, l'un de quarante pistoles, l'autre de vingt, devaient être décernés aux auteurs qui, avant le 1" octobre 1(558, auraient fait connaître leurs solutions. Pascal s'engageait d'ailleurs à publier immédiatement après le concours ses solutions personnelles. C'est ce qu'il fit en effet, et les divers documents relatifs à la roulette ainsi que l'étude de quelquesunes de ses propriétés font partie de ses œuvres complètes. Aujourd'hui, grâce aux progrès du calcul infinitésimal, l'étude des propriéiée de la cycioide ne présente aucune difficulté spéciale, et quelques-unes, d'ailleurs, peuvetit se recoimaîtie à priori de la façon la plus aisée.

Ainsi, soit AMDB la cycloide résultant de la rotation du cercle CD sur,\B, dans une position quelconque du cercle on aura toujours évidemment AC = arcMC, ce qui fournit un moyen de tracer la courbe (lar points. D'ailleurs, pendant un instant infiniment petit, le mouvement du cercle pouvant être considéré comme une rotation autour du point C (voyez Rota/ion), la droite MG est normale à la cycloide au point M. C'est la propriété la plus importante delà courbe, et on en déduit immédiatement le moyen de tracer la tangente, ainsi que l'équation différentielle de la courbe.

Prenons la b;ise .\B pour axe de x, et pour axe de y une perpendiculaire menée par l'origine A, soit M' un

B jr

Fig. 7i3.— Cycloide.

point {x-h(lx,y-{-dy) très-voisin de M (,r, y) ; l'élément MM' appartient à la tangente MD. Or, si l'on abaisse M.^ perpendiculaire sur CD, et M'N sur MN, on a

M\ = rfx, M'N = (/y;

et le triangle infinitésimal MM'\ est semblable à MCNqui a ses eûtes perpendiculaires. De là la proportion

rfi/ MN ^în/ — y»

rfx~UH~ y

car dans le demi-cercle DMC, MN est moyenne proportionnelle entre CN et DN.

Ayant l'équation de In conrbe, il sera aisé, par les formules données .'l l'article Coi nainE, de calculer le rayon de courbure correspondant au point M. On trouvera i

Or, il est facile de voir que s^'^try est l'expression de la ligne MC, de sorte que le rayon de courbure est double de la normale. Pour obtenir le centre de courbure, il suffit

CYC

CYG

Fif. 1*5.

donc de prolonger MC dmie quantité égale à elle-même. On conclut de là que la développée (voyez ce mot) d'une cycloide est une cycloide précisément égale, mais ^ placée d'une manière in-

verse. Considérons une m ï position du cercle généra-

^ ' leur DCM, et traçons au-

dessous un cercle égal égal CK ; la normale MC prolongée détermine un nouveau point N tel, que MC = CN, et qui sera le centre de courbure de M.

Ov,jedisquelelieude ces points est la cycloide AG, qu'engendre» le cercle CK en roulant sur GK. Car AC = arc MC = arc GN.

Mais CF-4-AC = demi-circ.= arc CN + arc NK ; donc Cr== Trc NK,Tt aussi GK= arc NK. Or, cN-st là précisément le caractère des points d'une cycloide engendrée par le cercle CK, ayant son origine en G, et son sommet en A. Ces tliéorfeme-, dus à Huygliens, peuvent servir à décrire une cycloide d'un mouvement continu à 1 aide de sa développée, et à réaliser ce qu'on appelle, en mécanique, le pendule a/clindal (voyez ce mot|.

La même propriété sert encore à trouver la longueur d'un arc do cycloide. On sait qu'un arc de développée est égal à la différence des rayons de courbure menés par ses extrémités. Pour l'arc AN, par exemp e, le rayon de courbure en A est nul, celui en N est MN : telle est donc la longueur de l'arc AN. De même la longueur de la demi-cycloide AG est la droite EG ou 4/-.- et la cycloide entière est équivalente à quatre fois le diamètre du

'^L'aire 'de^'îa cycloide s'obtient également par des coiisidéralions infiniiésimales : elle est égale à trois fois l'aire du cercle générateur.

Les propri.Hés mécaniques de la cycloide ne sont pas moins intéressantes que ses propriétés géométriques ; on les trouvera développées aux articles BBACHïSTocHao^E, Pendule cvci.oîdal, Taijtociiiione. ' ■ "•

CYCLOPE (Zoologiel, d/ciops, IMull. -Genre de Crustacés, ordœ des «,-l„;/',opo,/.,s section des t,"P ''/;«f ^ du grand genre Mouocle de Linné. Établi par Muller, il a pour caractères: un corps allongé plus ou moins ovalaire, mollet ou gélaiineux et diminuant insensiblemont pour former une <|ueue; 2 à '. antennes, (i a ' ' P^"es soyeuses; un seul œil. On trouve ces crustacés dans les eaux douces stagnantes, mais non corrompues; quelques espèces habitent les mers. On en connaît une quinzaine d'espèces, parmi lesquelles le C . -/Maf/ncorne [Monoculus <,uadnco^m^. Lin.) !/>;/. 7^61 " '""tes les antennes simples

Artédi), dont la seule espèce connue, Cyelopterux hparis de Linné, vient sur nos côtes; il n'a qu'une dorsale assez longue ; corps lisse, allongé et comprimé en ar-

CYCLOSE (Botanique), du grec ki/klos, cercle. — La sève descendante des végétaux dicotylédones chemine des feuilles vers les raeines entre l'écorce et le bois, là où une couche celluleuse spéciale, nommée cmnbiuni, offre un réseau abondant de canaux in ercellulaires nommés vatssemix de la sève, vaisseaux latirifères. vaisseaux du suc p,-opre. La sève, tout en poursuivant ce mouvement général de descente, circule dans les vaisseaux laticifères en serpentant à travers les mille mailles du réseau de ces vaisseaux. C'est ce mouvement de circulation que Ion nomme c'/c/o,sv (voyez Latex, SÉVE).

CYCLOSTOMES (Zoologie), du grec kyklos, cercle, et s/omn,bouclie. — Famille âe Poissons, ordre des Chondroplérijgiens à branchies fixes Cuv. Leur caractère le plus saillant est dans la conformation de leur bouche pour la succion, ce qui leur avait fait donner aussi par Cuvier le nom de Suceurs. « Leur corps allongé, dil-il, se termine on avant par une lèvre charnue et circulaire ou demi-circulaire, et l'anneau cartilagineux qui supporte cette lèvre résulte de la soudure des os palatins et des maxillaires. » Ces poissons sont d'ailleurs les derniers des vertébrés ; dépourvus de nageoires pectorales et abdominales, ils ont un squelette cartilagineux dans certaines parties, fibro-tendineux dans d'autres. Leur colonne vei'tébr.de est réduite à un simple cordon tendineux, rempli de mucilage, et entouré de simples anneaux librocarlilagineux représentant les corps des vertèbres; il n'existe pas de côtes ; mais les branchies sont recouvertes de tout un appareil de lames cartilagineuses, et la tète se compose de quelques cartilages protégeant l'encéphale et «ioutenant le bord du suçoir. Cette famille comprenait dans la mélhode de Cuvier les genres Lamproie, Mi/xme, Ainmocèle. On en a relire ce dernier pour les raisons exposées au mot Animocéie ivoyez ces mots). CYDOMA (Botanique). — Voyez Cognassier.

CYGNE ou Oigne (Zoologie), en grec kyknos. — Cet oiseau, l'un des plus beaux et des plus grands qui peuplent nos eaux douces, est connu depuis la plus haute antiquité, et bien des tables ont eu cours à son suiet. Bufl'on lui-même, tout en repoussant la plupart de ces erreurs, a prêté néanmoins au cygne un caractère de majesté rovale, qu'un ne peut lui laisser. Cet oiseau, dont le plumage est devenu un type de la blancheur, a le bec rouge bordé de noir.avec une protubérance arrondiei la base de la mandibule supérieure. Cette coloration du bec Ini a valu le nom spécifique de C. à becrouye (Anas olor. Lin • Cycnus olor, Vieill.). Ses pieds sont nous ainsi que

Fig.116. — Cjcl"!"-"-

ou sans division, les inférieures ont 4 articles et n'égalent nuère en longueur que le tiers des supérieures. Sa Ion gueur totale est de ()"',n()4.'.. O-uo espère rst tn--ron. munc dans les eaux stagnâmes ai:\ .'iiMr..iis(lr i a.i CYCLOI'TICUE (Zoologie), {■i/r/^./'irr,,,. Lui; 'lu hyk/os. rond; et plenm. na-e„uv. -- (.r.nr (!.• / ■'« de l'ordre d.'s Mala.upl.-ni.pms suhl,n„l„. „.. huniil.

Dùcoloh'S dr Cuvier, qui a |i • car^n. ir iiimmi"'

rayons de» veulrales suspendus tout acii"iir >'" l'^i-réuiiis par une seule inembraue et formant nu disque i i-t coniave que le poisson emploie, comme un sui' n DOur HO (Ixer aux rocher» ; bouche grande, bien ariin . peau visqueuse et sans .Vailles ; intestin long; beancmil' decœcuins. Cuvier Irs divise en deux HOus-genrcs . Les Lnmp^ ou l.oan^'s : , ,„,„ épais, première dorsale s 0 moinB visible, i ray.uis simples. La seii « especi! .oiinue est le Lumv de uoh m,rs. liras mollet. Lierre de me , llouclù-r; h. Lnmpus, qu'on irnuv.^ <lans l.'S mers du Nord, où il vit do médiiw^s et autres animaux ge atincux. Sa rhalr est molle cl insipide. T Us Liparui {Lipans,

Flg. 7H. — Cygno à lioc roiif».

leslnrses, et une large membrane en unit les trois doigts a,,t " ioui's. Il se nourrit de vers et d'mseetes a.pialiquos, \ do petils poissons, de végétaux, de graines; il digère vite rt mange beau.-oui-. Son vol <'st haut, lourd, mais

CYC

CYN

assez rapide. Sur les oaiix, il nage assez vite pour qu'il soit très-ilillicili' (\i: le suivre le long du rivage-, il se sert pour nauer, de ses pattes, tandis que ses ailes à demi soulevées recueillent le vent et accélèrent son mouvement. Farnuclie, rusé et brutal, le cygne attaque et se dé'end facilement au moyen de ces mêmes ailes dont il frappe des coups assez forts, au témoignage de Buflfon, pour casser la jambe à un honmie ; il faut donc se méfier de sa brutalité que ne fait |)as -un|it-oimer d'abord un extérieur calme et doux. Sa colèr(> s'annonce par une sorte de frémissement sifflant, et, si l'ennemi ne lui parait pas supérieur en force, il marche à lui le bec entr'ouvert, le cou dressé, les ailes idenii étendues; les enfants sont parfois victimes de ces agressions inattendues. En présence d'un danger qui lui paraît excédersesforces,le cygne plonge et fuit. Dans ses combats avecles autres animaux, il montre de l'acharnement et de l'adresse i éviter les coups ; s'il lutl e avec un oiseau, il s'efforce de saisir la tûte de son entieini avec son bec pour la plonger dans l'eau et l'y m.aintenir. Il est surtout vigilant, courageux et exact pour défendre sa femelle et sa couvée. Le cygne s'attache d'ailleurs à une seule femelle pour chaque année; au commencement de février, celle-ci construit avec des joncs et des roseaux un grand nid garni intérieurement de plumes et de duvet, et y dépose bientôt G à 8 œufs longs dé IJ"', III et d'un blanc verdàtre ; l'incubation dure cinq semaines et le mâle n'y prend pas part, mais veille auprès du nid. Les petits naissent couverts d'un duvet gris jaunâtre, et prennent après trois semaines un plumage gris; en septembre, à la première mue, de nombreuses plumes blanches viennent diaprer celte livrée grise, et c'est à deux ans seulement que leur plumage prend sa blancheur sans tache ; à ce moment aussi le bec, d'abord gris plombé, prend sa coloration définitive. La mère conserve ses petits tout l'été et les soigne avec dévouement; au mois de novembre les jeunes se réunissent en troupes, et ne se séparent qu'après la seconde année pour fonder de nouvelles familles. Le cygne n'est pas un oiseau sédentaire, il recherche, pour pondre, les contrées septentrionales, et ne passe sur les cotes de France et d'Angleterre que les hivers très-rigoureux. En été, il descend vers la Méditerranée et se trouve alors sur les fleuves paisibles de l'Asie Mineure, de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne. La Tamise et lu Seine en sont visitées annuellement, et un Ilot situé près de Grenelle témoigne encore par son nom de l'abondance de ces oiseaux sous le climat de Paris avant que l'extension de la ville les eilt chassés de cette station. La grâce majestueuse et caressante du cygne l'a fait regarder par les anciens comme un des oiseaux de Vénus; une paire de cygnes est attelée au char de la déesse. Jupiter, pour séduire Léda, prit la forme de cet oiseau. Son attitude en nageant leur parut un modèle dont il conven.ait de placer l'emblème à la proue de leurs navires. Parmi toutes les fables imaginées au sujet de cet oiseau, la plus célèbre et la plus poétique est ce chant du cygne, chant harmonieux et unique qu'il exhalerait avec ses derniers soupirs. Les observations les plus nombreuses et les mieux faites ont conduit les naturalistes à penser qu'en aucime circonstance le cygne ne lait entendre autre chose qu'un cri aigu et discordant.

Le cygne vit chez nous en domesticité, mais Is. Geoffroy Saint-Hilaire {Acrlim et domest. des iinim. uli/e.\-) a établi <|un la domestication de cette espèceest certaine seulement depuis le x\i« siècle Auparavant, et dans toute l'antiquité, il est parlé de cygne dans des termes qui ne paraissent s'ap|jlii|iier qu'au cygne sauvage. Quoi qu'il en soit, c'est aujourd'hui un oiseau d'ornement pour les pièces d'eau et le seul produit qu'on en tire est la peau de son ventre munie de son duvet étincelant de blancheur. Si on l'a servi parfois sur la table des grands seigneurs, c'est par ostentation de luxe, car sa chair est noire et dé-agréable au goût. La patrie originelle du cygne à bec rouge parait avoir été le nord de la Prusse et de la Pologne, d'où ses migrations le conduisent annuellement dans toute l'Europe.

Le ('. il hi'c riiiii/e est devenu le type du sous-genre Ciff/iif (f'yi-iats; Meyer), de l'ordre des l'almijièilcs, fa- 1 mille des f.a»in//iriiilr/'i. griind genre des Cii/inrila. Ce | sous-genri! est caractérisé par un bec aussi large en | avant qu'en arriire, plus haut que large :'i sa base; i une bande nue étendue de l'œil A la racine du bec ; na- I rines à peu près an milieu de la longU(\iir de celui-ci; I cou très-long et flexible; (pieuc carrée; ailes sub- aiguës. Outre l'espèce dont il a été question plus haut, on trouve ! en Europe le C. à bec noir (C. fci-us, Briss.), très-sem- I blableà son congéuère, sauf la couleur du bec et le plu- I

. us — Cjlindr.

mage grisonnant. On le nomme fort à tort C. sauvage, ce qui semblerait n'en faire <|ue l'état sauvage de l'espèce précédente; et C chanteur, car il ne chante pas plus que l'autre. On trouve en Australie le C noir (C. atrntds, Vieill.), noir avec le bec d'un rouge vif. Cuyier rapporte encore à ce genre VOie i/u Ctinnd'i ou Oie à cravate iAnas ranndensis. Lin.) ; VOie de Guinée, ou de Cliiiie, ou de Sibérie (Anus cyciuiirles. Lin. I que l'on voit souvent, ainsi que le cygne noir, sur les pièces d'eau de nos parcs. Ad. F.

CYLINDRE (Géométrie). — Volume engendré par la révolution d un rectatigle CCDL tournant autour d'un de ses cotés CD, qu'on appelle me du ci/lùvlre. La surface etigendrée pendant le mouvement par la révolution du côté BL forme la surfnce latérale du ci/lindre. Les cercl(!S décrits par CB et DL constituent ses haies et les circonférences décrites par B et L les circonférences des hases. BL se nomme le cùie ou Varéte du cyhndre; CD forme sa hauteur.

La surface latérale d'un cylindre a pour mesure le produit de la circoniérence de sa base par la hauteur.

Le volume d'un cylindre est égal au produit de sa base par sa hauteur.

Un cylindre est (rois fois plus grand que le cône ayant même base et même hauteur.

On désigne d'une façon plus générale, en géométrie, sous le nom de surface cylindrique, toute surlace engendrée par une ligne qui "se meut parallèlement à ellemême, l'un de ses points étant d'ailleurs assujetti à suivre le contour d'une ligne donnée ivoyez SintwcES).

CY'ME (lliitanique). — Voyez Cime.

CY.VIliNDIS (Zoologie), du grec kipnindi s, nom d'un oiseau inconnu des modernes. — Genre à'Oiseaux, de l'ordre des Kapaces, famille des Diurnes, tribu des Oiseaux de proie noh'rs. qui ne comprend que deux espèces de la Guyane et du Brésil.

CïMmnis iZoologie). — Genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères, section des Peatampres, famille des Curahiques,iT\b\i des TroJicatipenues, dont les espèces sont communes dans l'Europe méridionale et dans les autres partieschaudesdela zonetempérée;ellessont de moyenne taille, de couleur brune, de forme longue et aplatie; elles vivent sous les pierres humides.

CYMODOCfiÉ iZoologie), Ci/modocea, Leach ; nom emprunté à un personnage historique. — Genre de Crustacés, de l'ordre des Isopodes, section des Spliéromides, dont l'espèce type, la C. poilue {C. pilosa, Leach), habite la Méditerranée.

CYMOTHOÉ (Zoologie), Cymothoa, Fab. ; nom mythologique. — Genre de Crustacés isopoiles, du grand genre Cloporte, section des C'/mot/ioadés. Ces animaux, dont les plus grands ne dépassent pas 0"',n7, vivent fixés sur le corps de divers poissons ; les pécheurs leur ont donné les noms vulgaires de Poux de mer. Œstres de mer, Asyles de iio'ssons.

CYNANCHE (Botanique), Cy nanchum, hin.; du grec kyCn, chien, et ancheïn, étrangler. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales liypogi/nes, famille des Apocynéi-s, type de la tribu des Ci/mincliées. Les espèces do ce genre sont des herbes vivaces, grimpantes, à feuilles cordiformes et à fleurs blanches ou rosées, disposées en ombelle allongée devenant une grappe. La couronne stamiiiale se compose de 10 lobes disposés sur deux rangs opposés. Le C. aiyu iC. aculu'w. Lin.) est une plante élevée de 1 mètre environ ; ses fleurs sont blanches, pédicellées. Le C. de Mnnt/'ellier (C Monspeliacum, Lin.), variété de la précédente, a ses feuilles obtuses et largement cordiformes. Ces deux pKintes croissent dans la France méridionale. La dernière donne une gomme-résine connue sous les noms de scamnionée de Montpellier, scatnmonée uidiyhie , scammo-ée en galettes. Douée de propriétés purgatives assez actives, cette substance sert ;'i falsifier la véritable scamnionée (voyez ce mot), qui s'extrait d'une l'spi'ce de liseron. Le C. niiiiilif IC. vomitoi-iiini, Luiiik.) l'nuiiiil un faux ipnarunn/ni dont on fait usage dans c|n(|'|urs |i:ivs (voyez ipccarunnha). G — s.

CYiNANrilKOIMi;(\ludecme),du grec kyùn, chien, et nnlhrôpos, homme. — C'est une variété de la lypéinanie, dans laquelle le malade croit être changé ou chien (voyez

LvPtMAME)

CYMAH.A, Cïnarées (Botanique). — Voyez Cinara,

ClNARÉeS , ClNAROCKPIlALES

CYN

CYP

CYNIPS (Zoologie), Cynips, Lin.; Dip/o/cpe, Geoff. — Gcnrùà'litseitrsoTàre des Hyménoptères, faniilledes Pupivores, tribu des GttUiro/es; ce sont de petites mouches légères, qui semblent comme bossues, ayant la tote petite et le thorax gros et élevé {fig. 7 49). Les femelles sont pourvues d'une espfece de tarière diversement conformée, au moyen de laquelle elles piquent, pour y déposer leurs œufs, diverses parties des végétaux, et y déterminent la production d'excroissances bizarrement variées qu'on nomme galles, ce sont les nids du cynips; c'est là que naissent de petites larves sans pattes, elles y vivent solitaires ou en société, en rongent l'intérieur sans nuire à leur développement et y restent cinq à six mois ; les unes y subissent leurs métamorphoses, les autres en sortent pour s'enfoncer dans la terre où elles opèrent leur transformation. Le C . de la i/alle à teinture (G. gallotmctoria, Oliv.), d'un fauve pâle, vit sur une espèce de chêne du Levant, oii il produit la noix de galle ou galle (lu Levant <\ai nous fournit une couleur noire et sert à faire de l'encre ; elle a jusqu'à 0",0()9 de long. Les C. du chêne {fii/.Ti9) sont des espèces qui produisent sur les différentes parties de ces arbres des galles en pomme, en groseille, en forme de nèfle, etc. Le C. du rosier, du bédegar {C.

ros(P, Réaum. ), produit cette sorte de mousse ou d'excroissance chevelue que l'on observe sur le rosier et l'églantier (voyez Bêdégar); il Fig. 749. -cynip» du chêne (long. 0,01). est noir avec les pieds et l'abdomen rouges, longueur 0",003. Le C. du figuiei (C. psenes. Lin.) est employé dans le Levant pour la caprification, ou matu- •ation des figues (voyez Ficoieb).

CYNOCÉPH,\LE (Zoologie), Cynocephalus, Cuv.; du grec ky67i, chien, et ke'phalé, tfite. — Genre de Mammifères, de l'ordre des Quadrumanes, famillo des Stnges, tribu des Singes de l'ancien amtiueul, caractérisé par l'existence d'un cinquième tubercule aux dernières dents molaires; des abiijoues ; des calloiilés ischiatiques; un museau allongé (angle facial 3(t° à 35°) , comme tronqué à l'extrémité où sont percées les narines, et rappelant celui des chiens. Les espèces de ce genre ont une expreskion repoussante de féroce bestialité ; leur face, presque ûue, est colorée de teintes vives qui varient selon les espèces ; les membres, à peu près d'égale longueur, sont trapus et doués d'une vigueur p(Hi commune. Ces singes habitent les coteaux et les montagnes des diverses partics de l'Afrique, et se plaisent aussi bien à terre que sur les arbres; ils vivent en troupes et se font redouter des naturels et des voyageurs. Ils dévastent les vergers et les jardins, car les fruits composent exclusivement leur alimentation; leur maraudage a lieu la nuit; la troupe se divise en trois bandes, l'une entre dans l'enclos pour exécuifi' le pillap', la seconde l'y suit pour faire le guet et la troisiruic ri'Sie en dehors et forme nnelignecontinuc de seniinelhs Jus(|u'au magasin où ils resserrent leur buiin. Ceux de l'iniérieur jcll^nt les fruits à ceux du dehors qui fipnt la chaîne jus(|M'au lieu de dépél. An premier cri d'une sentinehe, toute la troupe disparaît en un clin d'oeil (Jes singes étaient très-connus des anciens et déjà désignés par eux sousje nom de cynocéphales; dans les sculptures symboliques des l'igypliens, le cynocéphale représente Toi ovi Mercure. Les principales espères de ce genre. Sont; le t'upion (C. Spii/nx, Cuv.) de Guinée; le Popifm noir (C. porcarius, Cuv.) ou Charma in Cap; le Tartarin {('. Ilnmudryas, Cuv.) ou llamadryas d'Ethiopie ou (d'Arabie ; le flaijouin (C. antirjuorum, Schinz), voyez chacun de ca-h mois). A». F.

CYNODON (Uolaniqiic),dugrec liyôn, chien, elodous, dent. — Genre lU; piaules Monueoli/ledones, delà famille des (irnmiiiifi's- , connu vulgairement sous le nom do Chirndfiil (voyez, ce mol). G — S.

CY.\OGI.(>SSi; (Uoliinique), Cyuoghs.ium, Tourn. ; du grec liiphi, rbli'n, et glàssa, langue; allusion à la forme et au loucher niocileiix de» fiMiilles. — (Jenie de pluiiK;» hieolyléiloucs ijanuiptUalus liypagi/nr.s, famille des llorragiiit'i-^, Iribu di's linrrai/i'es. Les cynoglosses sont de» lierhc» à tige» rameuse», feuille» alterne», lleui» disposée» en g;rappe lerniinalu, calice rampainilé, corolle nionopélale, 0 élainiiiu»; elle» hubltciit principale-

ment les régions tempérées de l'hémisphère boréal de l'ancien continent. On en trouve aussi à la Nouvelle- Hollande. La C. officinale (C. offiimale. Lin.) est une herbe bisannuelle qui s'élève à 1 mètre environ. Ses feuilles sont largement lancéolées, tomer.teuses. Ses fleurs sont d'un rouge violacé , disposées en grappes. Cette plante répand une odeur désagréable et sa saveur est fade, uauséabonde. Elle croît communén.ent en France; on en distingue une variété bicolore (C hicolor, Willd.), qui difière par sa corolle blanche, à gorge pourpre. Les pilules de cynoglosse, très- employées en médecine, et dans lesquelles entre le suc de racine de cynoglosse, doivent leurs propriétés narcotiques à l'opium qu'elles contiennent. La C. des montagnes {C. moiitanum, Lcbm.) est une plante vivace ou bisannuelle dont les feuilles sont presque glabres. Ses fleurs sont disposées en grappe et d'un bleu pourpré. Cette espèce vient dans les Alpes.

.CYNOPITHÊQUE (Zoologie), Cynopithèque, Is. Geoff. Saint-Hilaire; du grec kyôu, chien, et pithékot, singe. — Genre de Mammifères de l'ordre des Quadrumanes, famille des Singes, tribu des Singes de l'ancien coulinent, créé par Is. Geoffroy pour le Cynocéphale nègre I Cmocephaltis niyer, Desmarest) et placé entre les Magots et

I les Cynocéphales.

I CYNOREXIE (Médecine), du grec kyôu, chien; orexis, faim. — Les anciens appelaient ainsi une faim excessive

I qu'éprouvent certains malades et qu'ils ne peuvent satisfaire sans rejeter aussitôt les aliments

I qu'ils ont pris. C'est

I souvent le symptôme d'une névrose de l'estomac (voyez Boulimie).

CYNORRHODON (Botanique), du grec

1 kyôn, chien, et ilio-

I don, rose. — Ancien nom de l'églantier ou rosier sauvage (voyez Éolantif.r).

CYISOSIIRE (Botanique), Cynosurus, Lin. ; du grec kyôn, chien, et oîon, queue; allusion à la forme de l'épi. — Genre de pliintes Monocotylérfonra,familledesG)'amine'es, tribn desFestucacées, qui ne comprend aujourd'hui qu'un très p(!litnonibre d'espèces, celles de Linné ayant été réparties entre différents genres nouv<'aux . Le C. à crêtes (C. crislatiis, Lin.) se distingue par des épillels :\ ï-.', (leurs entiruMli'-, (l'i'pillrK

stérile- rn liir de

peigne-. Celle es|M''ce est indigène et trèscommune. Sa panicule est allongée , étroite; c'est une plante vivace, à tiges

I assez feuilléos, haute

I de 0'°,.')0; qui donne

I un fourrage tardif, recherché des moutons. ICIle convient aux pâturages situés sur les terrains secs, et aussi à ceux des sol» frai», humides et tourbeux.

cYi'i';RACi^;i:s(Bo-

I tanique), Ci/péroiilées, do Jussieu. — Famille déplante»

I Monucolylé/oiies pdrispciini'es, clauses des Glumucées;

(!llo9 soiit herbacées, annuelles ou vivace, à rhizome

cmirt, fibreux, »tolonifèrc,engaîné, ponant quelquefois des

tubercules charnus, remplis d'une substance amylacée.

FlB. mo.

CYP

GYS

chaume anguleux ou cylindrique, fleurs en épis ovoides, globuleux ou cylindriques formant, par leur réunion des panicules ou des corjmbes. TH-s-voisines des Graminées avec lesquelles elles ont de grandes affinités, les Cypér.icéescn diffèrentsurlout parleur embryon albumineux,par leur chanvre presque sans nœuds. On trouve des plantes de celle famille sous tous lesclimats, et surtout dans le Nord où elles le disputent en nombre aux Graminées. En général, les Cypéracées contiennent peu de sucre et de fécule, et leurs feuilles peu de suc, ce qui les rend peu propres à la nourriture du bétail. M. Ad. Brongniart les a partagées en 5 tribus, qui sont : Les Cypéréei, (genre type Cyperus) ; les Sfî'c/Tées [Scù-piis); les Sclicenées {Sc/iœims) ; les Sc/eriée.i (Sc/ei-io) ; les Caricinée^ (Carex) . CyPKRUS (Botanique). — Voyez Soichet.

CYPHOSE (.Médecine), du grec ki/plios, courbé. — C'est la courbure anormale de la colonne vertébrale dont la convexité est postérieure (voyez GiRiiosiTÉ). CYPRiE A. (Zoologie). — Voyez PoncELAixE, coquille. CYPRÈS (Botanique), Cupressus^ Tour. Du nom de Cypaiisse, qui, selon laFable, fut métamorphosé en cyprès. — Genre de plantes Dicotyléilones ijynmo^permes, famille des Cupresiiiiées, ix fleurs nionoi(|ues ; les mâles : étaniines opposées; les femelles : hmiIc^ ilii'<-t.s; fruit : strobile formé d'écaillés ligneuses, ;l :;! :iiih ~ |m niongées de chaque côté en aile membraneuse. 1,'^ryi II i^^nrit de grands arbres piopres aux régions tempérées de l'hémisphère boréal, principalement à l'Asie et à l'Amérique septentrionale. On raconte que les portes de Saint-Pierre de Rome, établies sous le règne de Constantin le Grand, étaient de bois de cyprès et qu'au bout de mille cent ans elles étaient encore dans un parfait état de conservation lorsque Eugène IV les fit remplacer par des portes de bronze. On cite encore, coiume exemple de longue durée, le navire dit de Tilih-e, qui, construit de bois de cyprès, resta pendant quatorze siècles au fond du lac Netiii et dont les planches purent servir pour une nouvelle construction. Le bois de cyprès s'employait à la fabrication des caisses destinées à enfermer les momies d'Egypte.

Les principales espèces de cyprès sont : le C. Iiorizontal (C. horizo),taHs,M\\\.), dont les branches, d'abord dressées, deviennent étalées ; c'est un arbre très-élevé, souvent remarquable par sa cime couronnée qui lui fait prendre une forme écrasée, diffuse. Il vient en Asie. Le C. pyramidal (C. sempeniiens, Mill.) atteint jusqu'à

Vig. 7lil. -Cjprè! pvriiiii.lai.

20 mètres de hauteur. Son bois est odorant. Ses chatons mâles sont jaunâtres. Ses -ameaux serrés et touffus donnent à son ensemble une forme conique élancée. Son bois dur, odorant, d'un grain fin, d'une belle couleur rousse, passe pour être d'une très-grande durée. Il est employé par les ébénistes. Le C. ili- Pni-tw/al (C. t//«!- *aiiiTO,Mill.; C. ,.e,„luli<, Lllérit.) n la tige droite, l'écorce d'un ronge bnm. Ses feuilles sont a gués, piquantes. Cette espèce est simplement naturalisée en Portugal, de 1 Inde, de Goa, où elle est très-abondante. Le C. /nnè/tre (C. funehrù, Eiidl.) pri'sente une forme pyramidale. Ses branches sont dressées et seulement étalées lorsquel'arbre est vieux. D'aorès losnuclouos découvertes

récentes de nouvelles espèces faites dans l'Amérique du Nord, on peut supposer que le genre Cyprès pourra devenir par la suite très-étendu. D'un antre côté, on en a détaché le C. di<it)que , C. chauve, qui fait partie maintenant du genre Toxodium, Rich. G — s.

Cyprès (Petit) (Botanique).— Voyez Santoline. CY'PRIPÈDE (Botanique), Cypripedium, Lin. ; du grec Kijpris, Vénus, etpodiun, pantoufle; ;vllusion à la forma de la fleur. — Genre de p\a.ines. Monocotylédones, famille des Orchidées, type de la tribu des Cypripédiecs, à sépales sons le labelle; pétales libres, plus étroits que ceuxci ; labelle creusé en sabot, avec une oreillette de chaque côté; élamines latérales fertiles. Le C. mhot de VénHn {C. calceolus,L\n.) est laseule espèce qui croisse spontanéiuènt en Europe. Ses fleurs sont roussâtres, avec le labelle jaune. On trouve cette plante dans les lieux ombragés de la Suisse, des Alpes, en France. Elle s'avance même très-loin dans le Nord, en Suède, en Laponie. Le C. é/égont {C. sperfa/ji/e. Lin.) a les fleurs blanches, pourprées, avec le labelle rose. Il vient dans les marécages de l'Amérique du Nord.

CYPRINE (Zoologie), Cyprina, Laïuk. — Genre de Mollusques acéphales, ordre des Alestacés de la famille des Cardiacés, établi par Lamarck et qui, dans la méthode du Régne anittial, forme un sous-genre du grand genre Cyclaries : la coquille est épaisse, ovale, à sommets recourbés, cordiforme, i trois dents fortes; la C. islandica est la seule espèce connue vivante. On trouve quelques espèces fossiles dans les terrains tertiaires.

CYPRINOIDES (Zoologie), Cyprinoïda. — Famille de Poissons de l'ordre des Mnlacoptéryqiens abdominaux, caractérisés par une bouche peu fendue, mâchoires faibles, souvent sans dents, mais les pharyngiens fortement dentés ; des rayons branchiaux peu nombreux ; le corps écaillenx; point de dorsale adipeuse comme il y en a dans les silures et les sahuones. Ce sont les moins carnassiers des poissons. Cuvier les divise en huit genres la plupart divisés en sons-genres. Les principaux genres sont les Cyprins ; les loches ; les Ann Icps.

CVPIil >S (Zoologie). Cyprinus : iiu grec kyprinos, carpe, qu'on peut considérer ronime le type du genre. — Tel qu'il est admis par Cuvier, ce granrl <;enre est très-nombreux, et ren'erme <les poissons dont les principaux caractères ont été donnés au mot Cvprinoîdes ; de plus, ils ont trois rayons plats aux ouïes, la l.nngue lisse, le palais garni d'une substance é laisse, molles, roniuie vulgairement sous le nom de langue de cai'pe ; un intestin court et sans cœcuin. Ces poisons habitent les eaux douces, et vivent eu grand.' partie de graines, d'herbe et mêrue de limon. On les divise en douze sousgenres, ,iont les principa x sont : les Carpes : les Barbeaux: les Goujons; les Tanches; les Bre'mes ; les Àbles (voyz tous ces mots).

CYPKl.S (Zoologie). Cypris, Mùll. — Sous-genre de Crustacés branchiopodes, du grand genre Monocle, section des iophiirnpes, Ciiv. Ce sont de petites espèces qui ont im test bivalve en forme de coquilles, quatre pattes, et les deux yeux réimis en un seul. La C. pubère, longue de 0",00.',=) est très-comtnuue dans toutes les petites mares des buis, aux environs de Pans.

CYPSÈLE (Botanique), du grec kypselis, petit coffre; — Nom donné par Mirbel à cette espèce de fruit, â laquelle Richard a donné le nom de Akèue.

CY REM-; (Zoologie), C:,re„a, Lamk. — Genre de Mollus,p„: ,„>-i,linh-.-, ordre des .4 /«/„r-v, famille des Car- (lun-rs, .lria.l„|,:ir Lamarck de. r,/.'/,„/,-,v de Bruguières. Ce S'ini (Ir. ,(.,|iiilles hivahi'. épais-os. un peu tViangulaiiv--. rr.onwTies d'un épidormo ; elles ont trois dents c;lrdlllllle^. On les trouve dans les étang;, et les rivières des pays chauds. Il n'y en a point eu France. Les espèces fossiles existent aux environs de Paris.

CYRT ANDRE (Botanique), Ct/r/onr/ra, I^)rst.:dH grec kyruis, courbé, et anér, njàle, parce que les filets des étamines sont arqués.— Genre de plantes Dicotylédones dialypciales hypogyiei, type de la f;imille des Ci/rlano';-',ccc<, voisine des Gesnériacées. La principale espèce le C. à bouquets (C. cymosa. Vahl.iest un arbrisseau dont les tiges sont pourvues de rameaux grêles; feuilles oppo-ées, pétioloes, ovales ; fleurs pédicellées, blanches, réunie", en bouquets. De llnde et île J;iva.

CYSTICERQUES ou Cvstiqies (Zoologie), du grec ki/slis, vessie, flkerkos, queue. — Vers inlestMiaux composés d'une lùto avec un cou peu prolongé que termine une vésicule membraneuse ; on les désigne encore sous le nom d'Hydatides. Les observations récentes de MM. Siebold, Leuckact et CUciieiimeistcr ou Allemagne,

CYT

CYT

Lafosse en France, Aloys Hiimbert eu Suisse, ont démontr(5 que les cysticerques sont une des formes du développement des Tviiins (voyez ce mot).

CVSTQOK (Anutoniie), du grec /;v.sV(s, vessie. — Se dit de ce qui appariient à la vésicule biliaire. Chez l'iiomuie et la plupart des mammifères, le cfiiiii/ ci/sliijne, né de cette vésicule et abouché avec le canal hépatique et le canal cholédoque, donne passage à la bile, lorsque, pendant les digestions, elle se rend de la vésicule dans le duodénum, et pendant leur intervalle va du foie dans la vésicule. — La /ossette q/xtufne est un petit enfoncement dans lequel est située la vésicule, à la face inférieure du lobe droit du foie. — Varlère cystù^ue est une branche de l'hépatique qui se divise en deux rameaux. — La veirie a/stique se rend dans la veine porte. — Les nerfs cysliquei viennent du plexus hépatique. — La bile cystigue est celle qui a séjourné dans la vésicule. — I^ies calculs cystiques sont ceux qui se forment dans la vésicule.

CYSTIRRHÉE (Médecine). — Voyez Cystite.

CYSTITE (Médecine), du grec kysOs, vessie, avec la terminaison ile convenue pour exprhner l'inflammation. — Inflammation générale ou partielle des membranes de la vessie; la première est la C. proprement dite, la seconde la C. ciitdirhale. La C. pi-/>premeiit dite est l'inflammation de toutes les membranes de la vessie; elle peut être ainuë ou chronique; ujie des causes les plus fréquentes est l'usage des cantharides, soit à l'intérieur, soit en application extérieure, comme sur les vésicaloires (voyez Cantharide, Vésicatoibf.s). L'abus des liqueurs fortes prédispose singulièrement à cette maladie doulour reuse. Les principaux symptômes sont une douleur aiguë dans la région de la visse, surtout à la pression, difficulté et Miéine impossibilité d'uriner. Le traitement consiste dans l'emploi des saignées, des sangsues, des bains, des boissons douces. La C. intarrhale n'intéresse que la membrane muqueuse; elle est éga ement aiguè ou chronique; les causes sont les mêmes que cflles de la première espèce, auxquelles il faut ajouter la présence d'un calcul dans la vessie, etc. Les symptômes sont à peu près ceux décrits plus haut, m;iis!\ un moindre degré; de plus, on observe une sécrétion abondante de mucus qui s'attiiche au fond du vase [Cystirr/iL'e des, auteurs). Le traitement est à peu près le même ; il n'est pas rare d'être obligé d'avoir recours à l'emploi de la sonde pour procurer l'issue de l'urine (voyez Somie). K — n.

CYSTOTOME et CvsToroMiE (Cliirurgie), du grec ki/stis, vessie, et tcinnô,)e coupe. — On a proposé, dans ces derniers temps, de substituer ces noms à ceux de lilhototne et /illiutoiiiie, qui sont plus généralement employés (voyez ces mots), pour désigner un instrument dont on se sert dans l'opération de la taille et pour cette opération elle-mènv.

CVTHÉRÉ (Zoologie). — Espèce de Coquille (v.'Véivcs). CYTIIEIIÊE (Zoolngie), Cytliere, MuU. — Sous-genre de Crusiwxs biniichiupudes^ du grand genre Munocte, section des Loplu/ro/ies, très voisin des Cypris doiit ils diffèrent parce (|U'ils ont huit pieds et qu'ils vivent dans l'eau salée ; on les trouve en effet dans les varechs, les confervcs, etc. On n'en compte qu'un petit nombre d'espèces. La f. verle a le test en forme de rein et velu.

CYTINELLE (Botaniquei, Cylmus,hin.; du grec At/tinos, fliMir du grenadier, à cause de l'analogie de sa fleur avec cette dernière. — Genre de plantes parasites Dicolqlédones dtu/ypétiiies périi/ynes, famille des Cytinées, que M. Brongniart range dans sa classe des Asarinees, à fleurs monoïques; mâles : calice très petit, à 4 lobes: 8 étamines à filels soudés entre eux; femelles : ovaire infère; style éiiais; ^tiglUllte clianiu; le fruit est une baie cori.ve i s \„'^rs La ( '. hiip.irisli'(V,. liypnnshs. Lin ) est une petite Ijerbe i, ti;;e charnue, couverte d ucailles imbriquées, jauiiiUres; fleurs peiites. d'un rouge vif. Cette espèco a le port des orobanches. On la trouve souvent sur le ciste de Montpellier, dans le midi de la France. En général, elle cioU dans l'Europe méridionale et dan» lo nord de rAfrl(|ue. Le suc de ses fruits était employé contre la dyssenterio et l'Iiémorilingie. On l'ii faisait uunni une conserve aslriiigeiilo très-employée comme tonif|ue. f" •''•

CYTISE (Botanique), Ci/tisus\ Lin.; du nom de lie Ci/llinos, l'une des Cyrindes, suivant Pline. — Geuie de plantes de la famille de» l'npillioniirées, Iribu des l.nlees. Caracltros : calice court, ft ï lèvres, la supérieure presque Iflujour» à ï dent» et l'inférieure à :) ; étendard largement ovale; gousse linéaire, i plusieurs gmines. Los Cytiso» sont des nrtfrisscaux ou do petits

arbres quelquefois épineux, à feuilles composées, ternées. Ils croissent la plupart en Europe. Ce sont de jolis végétaux d'ornement. Le C. autour, vulgairement Faux -e'bériier [C. laliurumn. Lin.) est un arbre élégant qui atteint jusiju'à 5 ou G mètres. Ses rameaux sont blanchâtres ; ses feuilles ont leurs folioles légè-

rement pubescentes en dessous ; ses fleurs pendent en gnippes jaunes d'en aspect brillant. Pline dit que le bois du lahurrmm est blanc ; Théis fait remarquer que le laburnum des anciens n'était certainement pas le même que le nôtre, dont le bois, au contraire, est d'une couleur assez foncée et veinée qui lui a fait donner le nom de Fausse ehèiie. Le faux ébénier croit spontanément dans les Alpes M. Jacciues en a distingué plusieurs variétés qu'il a cultivées dans le parc de Neuilly. La plus intéressante est le C. d'Aduin (C. lahurnum Adumt, Poit.) qui présente Si la fois des fleurs roses et jaunes souvent sur la môme grappe. Le bois du cytise aubour

Fig. 753. - CjUm <1c! Alpi

et de qoelipie-i espères voisines est d'autant plus foncé (|n'il r,i |,li,s ;m ■. Il est dur, d'un grnin serré et fin, se cuUM ni' l.in-iru.ps et peut être travaillé avec avaniMge; aussi l<-s ebiMiisles et les tourneurs l'emploient-ils i la confection do certains objes délicats. Les feuilles, les fleurs, les goussi's et les graines de cet arbre ont des propriétés purgatives cl vomitives assez actives. Les autres espèces les plus cultivées sont : lo C. des Alpes {C. Mpinns, Mill.), très-voisin et peut-être une variété du C. auliour, dont les pédicelles et les calices sont hérissés; les fleurs moins grandes, plu» foncées, les grappe» plus longues que celle» du C. aubour. G — s.

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