DAM
sessilc à 2 ovules ; gousse indéliibccnte cufcrmcc dans le calice. La/), gueuc de renard [D. alopecuroides,'Nun.), herbe annuelle de la Louisiane. Fleurs, disposées en iSpi's, d'un violet paie, étendard blanc. La D. à fleurs jaunes [D. leumstoinn, Schlothd.),[arbrisseau du Mexique, iutroduitdaus nos climats eu ISil.
DAMAN (Zoologie), Hyrax , Herniann. — Genre de Mammifères, de Tordre des Pachydermes, famille des Pachydermes ordinaires, caractérisé par 4 doigts munis de sabots aplatis et 1 pouce rudimentaire aux extrémités antérieures, 3 aux postérieures; pas de dents canines; C incisives et 28 molaires, dont la configuration rappelle celle des rhinocéros : « Ce sont, dit Cuvior, dos rhinocéros en miniature ; » pelage fin et épais ; queue réduite t. un bimple tubercule ; oreilles larges et rondes. Les damans vivent de fruits et d'herbes, mais peuvent manger à peu près de tout ; ils recherchent la chaleur et ne se trouvent que dans l'Afrique occidentale et méridionale. Ils sont assez semblables d'aspect aux marmottes, mais ils manquent de queue. Ces animaux ont beaucoup embarrassé les zoologistes par la difficulté de saisir leurs ressemblances naturelles; Cuvier a trouvé dans leurs dents molaires l'indication de leurs véritables affinités. Le D. de Syrie {H. Syriacus, Schreb.) est le Saphan dont le lévitique interdit la chair;aux Hébreux, comme impure ; les Arabes, qui le nomment Agneau des Israéliles, et les chrétiens recherchent ce gibier comme fort agréable au goût. Fr. et G. Cuvier pensent que c'est le rnSme qu'on trouve au cap de Bonne-Espérance et même en Abyssinie et qui a été décrit sous le nom de Hyrax capeiisis.
DAMAS (Arboriculture). — Espèce de Prunes, dont il existe un grand nombre de variétés ; ainsi les Damas blanc, violet long, violet rond, gris, musrjue', violet de Tours, noir tardif et hâtif, etc. Ce sont de toutes les prunes, celles qui quittent le mieux le noyau. ; DAMASONE (Botanique), Damasonium, Juss.; du grec damao, je dompte ; on regardait jadis cette plante comme un antidote du prétendu venin du crapaud. — Genre de plantes Monocotylédones Aperispermées, famille des Alismace'es, tribu des Alismées ; il diffère du genre Alisma de Linné, par SCS caipellesi 2 graines, soudés par leur suture ventrale et divergeant en étoile. Le.D. commun {D. vulgare, Coss. et Germ.), vulgairement Étoile d'eau, Fhîte]du berger, Plantain aquatique étoile, est une plante herbacée, très-abondante dans nos étangs et nos mares. Ses feuilles sont pétiolues, ovales cordiformes à 3 nervures ; sa hampe élevée de 0™,08 à 0»,12, porte des fleurs blanches disposées en 2 vert icil les.
DAMASSÉ (AciEii) (Métallurgie). — C'est un acier qui nous venait de l'Orient sous le nom de Damas, parce que c'est à Damas, en Syrie, que l'on s'en servit de temps immémorial pour fabriquer des armes renommées par leur force et leur tranchant. Une lame de bon damas peut couper facilciuent dans l'air un fichu de gaze; elle peut même, sans s'ébréclier, couper des os, des clous, etc., entailler une lame d'acier trempée au même point. Un rasoir de damas sans défauts dure au moins deux fois autant que le meilleur rasoir anglais. Aujourd'hui, l'Europe fabrique d'excellent damas, grâce aux recherches d'un ingénieur russe, M. Anoçoff. Pour obtenir le meilleur damas, on fond dans un creuset très-réfractaire 5 kil. de fer de première qualité avec ^ de graphite natif pur ou du meilleur graphite de creusets, -^ de battituresde fer et ^, dedolomie qui sert de fondant. Il faut une trèshaute température et une fusion aussi prolongée que possible. L'opération est terminée quand le creuset conmience a s'affaisser. Le culot, séparé des scories est forgé et mis en barres. Plus il est lent ii se forger et net à se fondre, meilleure est sa qualité. Les objets en damas se façonnent comme ceux do tout autre acier, seulement, il faut chauffer aussi peu que possible. Pour les tremper, on les chauffe d'abord au rouge, puis on les plonge dans de la graisse chaude où on les laisse refroidir. Après les avoir essuyés, on les réchauffe au dessus du charbon, on donnant la couleur convenable au genre et à la destination des objets. Pour polir les objets do damas, il suffit d'émcri fin délayé dans de l'huile. Cet acier se recouvre d'une espèce de moiré quand on le traite par un acide qui dissout le fer sans attaquer le charbon. L'acide sulfuriquc produit très-bien le moiré, surtout quand on remploie ;\ l'état de sulfate de fer ou de couperose vcrio. Crlni qui contient une certaine quaiuilé de sulfate d'alumine parait Cire le meilleur mordant pour décaper les lames do damas. Pour I',.^0 d'eau, on emploiejiisqu'à lOOgrammes de sulfate. Le décapage demande beaucoup d'adrcssu et
d'expérience. Il faut d'abord nettoyer la lame au moyen de cendres fines avec de la lessive, puis la laver d'ans l'eau pure et la plonger dans une solution chaude du mordant. Les moires so développent et l'on prolonge un peu l'opération pour qu'elles ressortent d'une manière plus tranchée sur le fond qui acquiert en même temps la couleur et le reflet propres au damas ; mais si on la prolongeait trop longtemps, le moiré finirait par disparaître. On lave ensuite la lame avec de la lessive et de l'eau froide, on l'essuie légèrement et rapidement avec un chiflon do toile sec en ayant soin de ne pas toucher un endroit essuyé à sec avec le chiffon humide, car on produirait là une irisation qui nuirait à la beauté du moiré.
On i)eut aussi produire le moiré avec du vinaigre, de la bière, du jus de citron : on humecte l'objet avec le liquide, on lave avec de l'eau froide après l'apparition du moiré et on essuie avec un chiffon.
On juge de la valeur et de la qualité des damas au moiré, à la couleur du fond et au reflet.
Plus le dessin est grand et marqué, plus l'acier a de valeur, il est considéré comme grand quand il atteint les dimensions des notes de musique. Le damas est aussi parfait que possible, quand les lignes longitudinales et transversales qui forment le moiré "sur le culot ou sur les scories qui le recouvrent lors de la fabrication sont trèscourbes et comprennent entre elles une foule de petits points dont la masse ressemble à une grappe de raisin. Sous le rapport du fond, on divise les damas en damas gris, damas bruns et damas noirs. Plus les scories sont foncées, plus la qualité du métal est bonne. Le reflet se manifeste à la surface du culot quand ceUii-ci sort du creuset et est refroidi à l'abri de l'air. Sous le rapport du reflet, les damas sont divisés en damas sans reflet, en damas à reflet rougeâtre et en damas à reflot doré. Plus le reflet se rapproche de la teinte d'or, plus le métal est excellent.
Voici les qualités d'un damas parfait : I» une malléabilité et une ductilité parfaites ; 2° une très-grande dureté après la trempe; S" un tranchant vif et délicat; 4° une très-grandeélasticité. Une lame d'épée faite de bon damas ploie sans se briser quand on la courbe à angle droit en posant le pied sur le bout, et reprend, quand ou la redresse, sa première élasticité.
Tels sont les résultats dus aux travaux de M. Anoçoft. On peut encore obtenir des aciers damassés en alliant à l'acier une très-petite quantité de certains métaux, tels que platine, chrome, titane, etc. Mais les aciers ainsi obtenus no présentent pas le même genre de .moiré que le damas oriental et lui sont inférieurs en qualité. L'acier allié avec du platine prend un moiré fin, assez uniforme, un beau poli et est de bonne qualité.
Pendant longtemps, on donna une préférence marquée aux canons de fusil dits damasse's. Voici comment on les fabrique : on soude ensemble des trousses de petites lames d'acier, séparées quelquefois par des rubans de fer, on les étire au marteau, on les tord et on les coupe ensuite pour en former une nouvelle trousse que l'on traite de la mémo manière. On peut obtenir ainsi un damassé très agréable à l'œil, mais qui ne ressemble en rien au vrai: damas. l
DAME d'onze heures (Botanique). — Voyez Ohnitho- CAi.i:.
DAMIER (Zoologie). — Ce nom a été donné par Geoffroy a plusieurs espèces de Papillons de jour, qui ont au dessous des ailes des taches carrées. Latreille les a ^ait entrer dans le genre Argynne, section des Melitœa (voyez Anc.YPiNE.)
DAM.MARA (Botanique), Dammara, Rumph.; nom indigène. — Genre de plantes Dicoli/ledoncs gymno^-pernies de la classe des Conifères, famille des Abiélinées. Le /). d Orient (D. Oricntalis, Lamb.) est un arbre magnifique élevé do 20 à 35 mètres. Son écorcc est de griscendré ; ses branches sont vorticillées, étalées, puis relevées au sommet ; ses feuilles lancéolées, lingues de 0",0G à O^lasur 0",03 ;\ 0"',0i do large, sont '^sessiles ou brièvement pétioléos, obtuses à l'extrémité supérieure. Cet arbre croît aux Moluques. Il découle do son tronc une grande quantité do résine aromatique. Le D. austral [D. australis, Lamb.) qui, dans la Nouvelle-Zélande, atteint jusqu'à M mètres de hauteur, donne un bois tirs-cstini'' pniir la màtnrc des navires.
D\,Ml'li;HA (Botanique), Dnmpiera, R. Brown, dédié au voyageur \V. Dainjiior. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales pdrigync:, famille des Goodéniacées, tribu des Sce'volées. Il compicnd des herbes et des sou»-
DAR
DAR
arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande, à calice très-court ; corolle bilabiée; anthères adhérant entre elles; ovaire à une loge. Le D. ondulé (D. tmdulatu, R. Br.), dont les rameaux sont toruenteux et les fleurs bleues; le D. pourpré {D. purpurea, R. Br.), à fleurs purpurines, sont à peu près les seules espèces cultivées pour l'ornement.
DANAIDES (Zoologie), Danai(ies,Un.;Danaïtes,li\:inch. — Linné avait donné le nom de DanaïJes à une section de son genre Papillon, qu'il divisait ensuite en D. blanches; ce sont les Piérides et les Coliades de Latreille; et en D. variées; Ni/mphales et Satyres de Latreille. M. Blanchard fait des danaides une tribu sous le nom de Danaites, qui comprend les genres Euptœa, Danois et Idaa, Cette tribu a pour caractères : les palpes écartés, le corselet ponctué, les ailes lai-ges, les crochets des tarses simples. Elle ne renferme que des papillons exotiques ornés de couleurs vives et variées.
Danaîde (Botanique), Danois, Com. ; allusion aux meurtres commis par les filles de DanaUs. — Genre de plantes Dicotylédones dialypéiales périgynes, famille des Rubiace'es, tribu des Cinchonécs ; arbrisseaux grimpants de l'île de France et de Bourbon, dont les étamines avortent dans certaines fleurs. Commerson, les supposant, dans ce cas, tuées par le pistil, a tiré de ce fait leur nom générique. On n'eu connaît qu'un très-petit nombre d'cspèc s à fleurs oi années, otlorantes,
DANOIS (Zoologie). — On appelle ainsi une variété du genre Chien, assez rare aujourd'hui et qui fait partie du groupe des Mâtins dans la classification de F. Cuvier. Il y a le Grand et le Pttit Danois. Le Grand Danois a le corps élancé du lévrier, les oreilles courtes, étroites et pendantes ; il y eu a de gris, de noirs, de variés de noir et de blanc. Ils ont peu de nez et aussi peu d'intelligence. On les appelait autrefois D. de carrosses ,ita.Tce qu'ils précédaient les équipages des grands seigneurs. Le petit danois a le museau plus eflilé que le grand, les jambes plus sèches, la queue plus relevée; son pelage est ordinairement tacheté de noir et de blanc.
D.^NSE DE SAINT Guï (Médecine). — Voyez Chorée.
DAPHNE (Botanique), Duplinc, Lin.; du grec dnphné, laurier; allusion à la ressemblance que ces plantes présentent en petit avec les lauriers. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales iiériyynes de la famille des Thyntélées, à fleurs hermaphrodites; calice en entonnoir à 4 lobes; 8 étamines incluses; fi'uit en drupe. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux de l'Europe et de l'Asie. Le D. hois-gentil (D. Mezereum, Lin), nommé aussi Bois-joli, est un aibrisseau de 1 mètre au plus, à feuilles ovales, lancéolées, d'un vert pMe et se développant après les fleurs, qui sont scssiles, d'un rouge violacé, très-odorantes et donnent des fruits rouges. Cette espèce est indigène et vient dans les bois des montagnes. Elle fleurit de décembre à février. Le bois-yentil a des propriétés vomitives et purgatives très-violentes. On l'a quelquefois employé contre la morsure des vipères. Le D. particule (D. Gnidium, Lin.), vulgairement Garou, Sain-boin; et le D. Lowéole {D. Laureola, Lin.), sont deux espèces très-importantes dont il sera question aux mots Garou et Lauréoi.e. G — s.
DAPHNIE (Zoologie), Dajihnia, MUll. ; nom mythologique. — Genre de Crustacés de la division des Kntomostracés, ordre des lirancliiopodes, famille des Monocles lopliyrripes. l\s se distinguent par une taille très-petite, dcO"',002 à O^iOOa ; œil unique ; 5 paires de pattes branchiales dont la première seule est natatoire. Ces animaux, qui vivent dans les étangs et les eaux stagnantes, nagent par bonds au moyen de leurs pattes ajiiérieures et passent l'hiver dans la vase. Leur n)ulli|ili( ali(jn est prodigieuse. La D. pua: (D. pulex. Lin.) de nos contrées est de couleur rouge pâle; la femelle mesureà peine 0'",004 de longueur. Consultez Cuvier, lièyne animal, 1829, t. IV, p. \i;',.
DAPIINOICriES, Daphnacées (Bolaiiique). — Noms donnés par plusieurs botanistes ti la famille des 'l'/tyrnélées de Jussicu. II sert à désigner la soixantième clabse de M. Ad. Brongniart, qui la caractérise ainsi : calice à préfloraison imbriquée; pétales nuls ou peu développés; étamines définies, en nombre égal ou double des sépales, rarejnent mointire ; pistil & 1 ou 2 carpelles soudés;! ou 2 ovules; embryon & radicule supéiicuie. Principale» familles : [jiurinées, Th'/tnélées.
DAIID (Zoologie, Dolarjique). — Voyez Air.ni.l.ON.
DARTRE (Médecine;. — Ce mot, qui parait venir du grec dnrsii, excoriation, est inic expression générique par laquelle les médecins français ont désigné ini certain nombre de maladies de la peau présentant entre elles des
I différences souvent assez tranchées, et qu'ils avaient regardées comme un genre de phlegmnsies tantôt aiguës, I tantôt chroniques. Ce groupe d'affections cutanées était ; caractérisé par une éruption de petits boutons ou de pusj tilles, réunis en plaques le plus souvent arrondies, laissant échapper un liquide qui, en se desséchant, forme des croûtes, des écailles, des ulcérations, etc., le tout accompagné d'une démangeaison quelquefois insupportable. Un des phénomènes les plus frappants des dartres, c'est la propriété de s'étendre comme en rampant successivement à la surface du corps, ce qui leur avait valu le nom de Herpès, du grec herpo, je rampe. Quoique le mot de dartre ait presque déjà disparu du langage scientifique, nous allons présenter le plus exactement possible ce qu'on entend encore dans le monde par ce genre d'affection, en prenant pour base la classification d'Alibert. Ce médecin distinguait sept espèces de dartres :
1° La D. furfuracée {fur fur, son), dite encore D. simple, sèche, bénigne, farineuse. Elle était caractérisée par une inflammation légère, superficielle, circonscrite, souvent avec des petits boutons imperceptibles, démangeaisons, puis desquammation de l'épidernio sous forme de pellicules minces et irrégulières. Elle attaque de préférence les enfants, les adolescents et les adultes; elle occupe surtout les sourcils, le cuir chevelu, la face, les aines. On distinguait surtout la D. furfuracée volante {Pityriasis, Cazen.), remarquable par la quantité des écailles ; c'est celle que Bateman a nommée pityriasis (voyez Lèpre), et la D. furfuracée arrondie {Lèpre vulgaire de Bateman) (voyez Lèpre), qui siège surtout autour des articulations des membi'es et présente des plaques écailleuses circulaires, qui peuvent acquérir une grande épaisseur.
2° La D. squammeuse {squama, écaille), produisant des écailles, mais plus étendues et plus larges que dans l'espèce précédente. Alibert rattachait ;V ce groupe quatre variétés : 1° la D. squammeuse humide {Eczéma, Batem.), ainsi nommée de la quantité d'humeur iclioreuse qu'elle produit. 2" La D. squammeuse orbiculaire, qui attaque surtout le tissu graisseux de la joue et donne lieu à des écailles sèches, concentriques, qui tombent et se renouvellent successivement. 3° La D. squammeuse centrifuge, qui a pour signe extérieur de tracer dans l'intérieur des mains des orbes qui vont en s'agrandissant du centre à la circonférence ; c'est cette variété que Bateman a décrite sous le nom de psoriasis (voyez ce mot). 4° La D. squ(tmmeuse lichénoide, dont les écailles sont dures, coriaces, blanchâtres, et ont quelque analogie avec le lichen des arbres; c'est le Lichen de Bateman (voyez ce mot). C'est aussi à la dartre squammeuse qu'il faut rapporter une autre variété connue sous le nom de D. vive, de Lichen féroce, dans laquelle de petites pustules miliaires excitent un prurit insupportable, leur rupture laisse écouler une humeur acre, irritante, qui augmente encore l'inflammation de la peau, la gerce, la fendille et livre les malades à des tortures inouïes.
3° La D. crustacée (de crusta, croûte) se manifeste par des croûtes jaunes ou d'un jaune verdâtre, résultant d'un suintement dont la couleur jaune présente l'aspect du miel. Elle siège de préférence sur la face, dont elle envahit quelquefois toute la peau lorsqu'elle a acquis son dernier degré de violence. Alibert on déci-it trois variétés principales : 1° la D. crustacée flavescente {impétigo, (lazen)., une des plus fréquentes, a souvent une marche aigué ; on la remarque surtout aux joues. Suivant Alibert, la D. laiteuse appartient à cette variété. VVillan et Bateman la rapportent au Porrigo favosa (voyez PoRRioo). 2" La D. crustacée stalactiforme, caractérisée par une rougeur érysipélateuse, avec petits boutons pustuleux, fournissant une matière jaunâtre qui se dessèche en une croûte cylindrique paraissant suspendue i\ la manière des stalactiques : elle attaque les surfaces internes et externes des ailes du nez. 3" La D. crustacée musciforme (en forme de mousse) ; boutons semblables i ceux de la I vaccine au sixième ou septième jour, ;uec auréole d'un I rouge vif, petite croûte granulée, blanchâtre, puis vcr- I dàlre, ayant l'aspect de la mousse des toits; elle afl'ecto I les mains, les cuisses, le visage. Willan et Bateman ont I décrit, sous le nom d'impétigo (voyez ce mot), les principalc's variétés de la dartre crustacée et quelques-unes du I la dartre squanuncuse.
I 4° La D. pustuleuse (.k«e, Batem.) a pour caractère I des pustules cmitennul une matière qui se dessèche en ' écailles ou cnnltes légères. Leur chute laisse sur la |)oau I des taches ou niaculatures rougeiUrcs. On y remarque I ((uatrc variétés principale» : 1° la D. pustuleuse coupe-
DAR
DAT
rose : c'est l'Acné de Bateman (voyez Acné, CoiPEnosE). 2° La D, pustuleuse disséminée, caracléi'isée par des boutons de la grosseur d'un petit pois, épars sur différentes parties du corps, surtout au visage, qui, en se multipliant, finissent par se rapprocher et se touclier. 3° La D. pustuleuse mentagre {Sycosis, de Batemanj, éruption de boutons rouges, lisses, conoides, qui se développent sur le menton, les joues, etc. (voyez Mentagbe, Sycosis). 4" La D. pustuleuse miliaire, légère inflammation suivie de petites granulations blanchâtres et luisantes, semblables à des graines de millet, qu'on observe souvent sur le visage des adolescents des deux sexes. La dartre pustuleuse est souvent liée à une phlegmasie des organes digestifs.
5° La D. ronrjeante {Lupus, Batem.) se manifeste par un bouton ou une pustule croùteuse qui dégénère bientôt eu un ulcère rongeant donnant un pus ichoreux, et qui finit par attaquer non-seulement la peau, mais encore les muscles, les cartilages et jusqu'aux os ; elle peut attaquer une ou plusieurs parties des téguments, mais surtout les ailes du nez. Elle est désignée par les auteurs sous les noms d'Herpès excdens. Herpès esthiornenos. Lupus lorax, Papula fera, etc. Alibert distinguait une D. rongeante scorbutique; elle a un aspect livide, avec des vergetures de taches bleuâtres sur la peau; une D. rongeante syphilitique, qui offre une teinte cuivrée; une D. rongeante scrof'u/euse; ici on aperçoit des élévations charnues, avec turgescence du tissu cellulaire (voyez Lupus).
6° La D. phlycténoïde {Herpès phlyctenoide , Cazen.), caractérisée par des phlyctèues de forme et de grandeur variées, produites par le soulèvement de l'épiderme, remplies de sérosité ichoreuse, laissant après elles des écailles rougeitres. Une première variété constituait la D. phlyctenoide confluente, éruption successive de vésicules du volume d'une amande, quelquefois plus grosses, remplies d'une sérosité jaunâtre (voyez Pemphigus); une seconde variété, la D. phlycténoïde en zone, larges pustules blanches ou rouges, souvent très-rapprochées et disposées le plus ordinairement en demi-ceinture (voyez Zona).
7° La D. érythémoide [Erythème, Batem.) offre des élevures rouges, enflammées, qui se terminent à la longue par de légères exfoliations de l'épiderme analogues à celles de l'érythéme. Alibert rattachait à cette espèce, comme variétés, V Erythème et l'Urticaire (voyez ces mots). A proprement parler, ces deux dernières espèces ne peuvent guère être admises comme des dartres, et Alibert lui-même ne les a pas toujours classées comme tellesi
Parmi les causes des dartres, les plus efficaces tiennent à la contexture, à l'organisation particulière de la peau et à l'exercice plus ou moins régulier de ses fonctions; i ces prédispositions, il faut joindre l'hérédité, les climats chauds, une nourriture indigeste, les fatigues , les voyages, la malpropreté, certaines professions, les chagrins et toutes les passions tristes; enfin quelques causes spéciales comme le tempérament sanguin pour la dartre crustacée flavescente, le tempérament bilieux pour la dartre pustuleuse et surtout la mentagre, etc. 'Toutes les espèces de dartres, bien que présentant un grand nombre de différences dans leurs symptômes, constituent cependant un groupe d'affections inflammatoires qui réclament un traitement antiphlogistique et adoucissant, surtout dans le début; ainsi quelquefois des saignées, mais presque toujours des bains émoliients, gélatineux, des lotions do même nature; le régime végétal, hicté, le repos, des boissons émollientes, etc. Lorsque l'inflammation connncnco â se calmei, des purgatifs légers, puis des bains un peu stimulants, sulfureux, ainsi ceux de Baréges, d'Uriage, d'Iinghicn, de Cauterels, d'Aix (Savoiej, etc.; les tisanes amèrcs, de pensée sauvage, de douce-amèro, de houblon.
Tel était l'état de la science à l'époque d'Alibcrt; cependant, Biet et Schedel apportaient successivement quelques modifications à ces idées, d'abord dans la 1" édition (1828) de leur Abrégé pratujue des maladies de lu peau, et, plus lard, dans la i" édition du même ouvrage, publiée en 1817. Enfin l'école moderne, représentée par MM. Cazenave, Bazii), Gibert, etc., s'éclaiiant des nouveaux travaux anatomiques sur la structure de la peau, et soumettant à de nouvelles observations ses nombreuses maladies, reconnut que ce groupe des dartres ne présentait pas un ensemble dont les caractères pussent servir ù un classement générique naturel. Le mot fut donc rayé du cadjc nosologiqne, et les diverses affections qu'il renfermait furent réparties dans différentes sections
des malsilii-î. do la peau, la plus grande partie PW'hiU pourtant conipiise dans le genre Herpès (voyez HunPES, Peau [Maladies de /«). F — n.
DASYPE, Dasypus (Zoologie). — Voyez Tatou.
DASYPODE (Zoologie), Dasypoda, Latr. ; du grec dasus, velu, et pous, pied. — Genre d'Insectes de l'ordre des Hyménoptères . famille des Mellifères, section des Andrénètes. Ils se distinguent par : tête triangulaire; abdomen et corselet carrés; mandibules pointues; mâchoires très-longues; languette semblable à un fer de lance replié sur le cûté supérieur de sa gaîne; tarses très-velus. Les Da^ypodes se nourrissent du pollen des fleurs qu'ils amassent dans des trous creusés en terre. Le I>. hirtipède {D. hirtipes, Fab.), long de 0°',ni6, est noir, à poil roux. En automne, on le trouve à l'état parfait sur les fleurs des composées.
D.\S YPOGON (Zoologie), Dasypogon, Latr. ; du grec dosyfiùgÔH, qui a une barbe épaisse. — Genre d'Insectes diptères, famille des Tunystomes, tribu des Asiliques de Latreille, établi par Meigen aux dépens du genre Asile, dont ils ont une partie des caractères, mais dont ils se distinguent surtout par les deux premiers articles des antennes, qui sont presque égaux. Le D. teuton [Asilis teutonus. Lin.) a environ 0°',01S de longueur; on le trouve dans le midi de la France et môme aux environs de Paris, où il est beaucoup plus petit. Il fait la guerre aux mouches et aux abeilles.
Dasypogon (Botanique). — Genre de plantes Monocoti/lédones périspermées, famille des yo«cucee^, établi par R. Brovvu pour un arbuste de la Nouvelle-Hollande ; le D. bi omeliifolius, dont la tige est couverte de poils rudes, porte des fleurs en capitules terminaux et desfeuilles assez semblables J celles des graminées.
DASYURE (Zoologie), Dasyurus, Geoft. ; du grec dasiis, velu, et aura, queue. — Genre de Mammifères de l'ordre des Marsupiaux, propre à la Nouvelle-Hollande et à la Terre de Van-Diemen. Ils ont pour caractères principaux : museau allongé, garni de fortes moustaches et terminé par un large mufle; 5 doigts aux pieds antérieurs et 4 aux postérieurs, munis d'ongles propres à fouir; queue moyenne, très-velue ; pelage fourni et doux; la femelle a toujours une poche abdominale. Ces animaux, assez semblables en apparence aux martes sont nocturnes et fouisseurs comme elles, mais non grimpeurs. Ils dévastent les basses-cours pénètrent même dans les maisons; ils se cachent le jour dans les terriere. Ils s'apprivoisent facilement, mais leur voracité est telle qu'ils dévorent tout ce qui se trouve à leur portée. Les principales espèces sont : le D. hérissé {D. ursina, Harr.), de la taille du blaireau; le D. à longue queue {D. macrourus, Geoff. ), de la taille du chat commun, la queue longue comme le corps; le D. de Maugé {D. Maugci, Geoff.), un peu plus petit que le précédent. F. L.
DATISQUE (Botanique), Dattsca, Lin. — Genre de plantes Dicotylédones dialypctales périgynes que de Jussieu avait laissé parmi les plantes d'un classement incertain, et qu'Endlicher a pris comme type d'une petite famille voisine des Résédacécs, celle des Datiscées, rangée par M. Brongniart dans sa classe des Crassulinées, Ce genre a des fleurs dioiques ; les mâles avec un calice à 5 dents, des anthères presque sessiles ; les femelles avec un calice à 2 dents, un ovaire uniloculaire polysperme. Le D. cannainne ou Cannabine de Crète [D. cannabina. Lin.) est une herbe vivace de l'Asie Mineure et de l'ile de Crète. Sa tige est lisse; ses feuilles composées, pennées; ses fleurs jaunes verdâtres sont disposées en grappes axillaires. On extrait de ses fleurs une couleur jaune employée en teinture; cette plante passe pour fébrifuge dans certains endroits.
DATTIEI! (Bot.anique), Phœnix, Lin.; du nom grec dactylos. — Genre do pluntes, Monucotylédnncs périspermées, de la famille des /'a/Hiie)-.*, tribu des Coryphinées. Caractères : fleurs dioiques, accompagnées do bractées; le» miles avec un calice i 3 dents, en cnpule, 3 pétales, G étamines; les femelles avec des pétales larges se recouvrant par leurs bords, 3 ovaires distincts, dont un seul fructifie sous la forme d'une baie charnue, molle, renfermant une graine très-dure, sillonnée et munie d'un albumen corné. Les dattieis sont des arbres de moyeime grandeur à feuilles embrassâmes , .\ fleurs disposées en spadices enveloppés d'une spathe ligneuse, simple. Ces végétaux habitent les régions chaudes de l'.ancien continent. L'espèce la plus importante et la plus répandue est le D. cultivé, qui est le I). des anciens {P. dacti/lifera. Lin.). Il s'élève en nioyeimc à 12 ou 15 mètres; mais on en rencontre quelquefois qui ont le double de cotte hau-
DAT