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ADI

De là ces bulles argentines qui apparaissent à la surface d'un corps solide plongé dans un verre contenant de l'eau, surtout quand on place le vene sous le récipient de la machine pneumatique et que l'on vient à donner quelques coups de piston. C'est à cause 'de l'adhésion

Fi-. is. — Transit

ri d'un liquiJe

qu'il est si difficile de bien purger d'air les baromiitrcs et les thermomètres.

L'air adhérent .aux parois des cellules formées par les particules cristallines du sucre retarde la dissolution de cette substance en gênant la pénétration de l'eau dans l'intérieur do la masse; mais cet air cédant à la pression de l'eau environnante s'élève sous forme de petits ballons qui emportent des fragments de sucre et viennent crever à la surface du liquide où ils abandonnent leur charge. Les gaz et les vapeurs imprègnent de leur odeur les corps solides et liquides en adhérant à ces substances.

L'adhésion qui s'exerce entre deux corps de nature différente touche de très-près à l'affinité chimique (voyez ce mot) si elle ne se confond pas avec elle. L. G.

ADIANTE (Botanique), Adiiinttim, du grec adiantos, qui ne se mouille pas, parce que vainement on trempe cette plante dans l'eau, elle reste sèche. — Genre de la famille Aes Fougères, tfihu des Poli/podiacées renfermant des herl)es qui habitent en général les pays chaud», et auxquelles leurs feuilles minces, transparentes, et leurs tiges grêles ont valu le nom de Cnpilluire ; on en trouve deux espèces dans nos pays ; le Capillaire cherevx dp Véuu^ {A. Cii/nllus Vetieris, L.) vulgairement Capillaire de Montpellier, à pétiole nu, noirâtre, luisant, à feuilles très-découpées et agréablement aromatiques lorsqu'elles sont desséchées; on le trouve dans les grottes humides et au bord des fontaines; et le Capillaire du Canada, capillaire en pédale (A. pedahim, L.), à pétiole glabre, les fouilles étalées en pétales, d'un beau vert et d'une odeur :i'^réabli' ; cultivée chez nous, cette espèce fstiiriginairi'du nciidde l'Amérique si^ptentrionale, toutes deux ont di's proj)riétés pectorales bien connues et on en fait le sirop de capillaire des pharmaciens. Caractères du \L,{\\\rc AdiaiitHm,\Àn. : rhizome rampant, feuilles on frondes ordinnirotncnt mmp'i'ii'i's, pi'iinr'fs mv ou deux fois, portant les ia|iMilrs ,, rc\iii'iiiiii' •h- leurs nervures

renflées en ri''cc])iaclr lln' :hiv. — On i|i-.i^'i nniresous

le nom de Capilluirus truLs autres phiiiies qui ne sont pas de ce genre : le Cup. lAuiic, Poli/lrir ofhrinnl {Asplenium tricliommtes, Lin.) le Cap. riiiir (Afplenivm adiantnmniiirurn) et la Saure-rie [Asplenivm Knia muraoa, Lin.), aulri's opères de fougères. G — s.

ADLVNTI'.IvS (lî(.la[ii(|nc). — Tribu de la famille des Fou'/èir.ï, établir par (iaiiclichaud .seulement puni deux genres : Adiante et (.'Iwilantlie.

ADIPEUX (Tissu) (Anatomie), du latin ndeps, graisse. ^ On a souvent confondu le tis^u adipeux avec le tissu d'ilulairc; n.ais on a reconnu que la graisse est cou-

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teime dans des cellules spéciales, les rc'sicutei adipeuses, à parois extrêmement minces, transparentes, visibles seulement au microscope, et dont la réunion forme le tissu ailipeux.

ADIPIQUE (Acide), du latin mleps, ndipis, graisse (Chimie). — Acide bibasique, C'*H'"0', l'un des produits de l'oxydation des acides gras du suif et de l'acide oléiquc par l'acide azotique. Il se présente sous la forme de crista.ux groupés par masses arrondies et rayonnées; par la sublimation, les aiguilles cristallines se disposent comme les barbes d'une plume, sa couleur est un peu brunâtre. 11 est soluble dans l'eau et fond à i;ili°. Pour l'obtenir on traite soit l'acide oléique brut, soit le suif pur l'acide azotique de 1,40 de densité étendu de la moitié de son poids d'eau; l'action est d'abord vive, elle se calme bientôt ; on maintient l'ébullition jusqu'à ce que la matière grasse ait disparu. Il se forme, dans cette réaction, les acides subérique, piméliqae, adipique et lipique. Les deux premiers se déposent tout d'abord de la solution de la masse saline d.".ns l'eau; puis les eaux-mères acides sont concentrées .avec précaution pour expulser l'acide nitrique à la faveur duquel les acides adipique et lipique demeuraient dissous : alors ces derniers acides se déposent; on les sépare l'un de l'autre, à l'aide de l'éther.

L'acide adipique a été découvert par Laurent. B.

ADIPOCIRE, du latin adeps, adipis, graisse, et cera, cire (Chimie). — Nom donné par Fourcroy (l7X9) à une matière grasse blanchâtre et savonneuse fondant à 5.", 5 qu'on remarqua dans certains cadavres de l'ancien cimetière des Innocents, à Paris. Fourcroy supposa que ce produit, qu'il considérait comme un savon ammoniacal mêlé de phosphate de chaux, résultait de la décomposition lente de toute matière animale autre que les os, les ongles et les poils. M. Chevreul a trouvé depuis (18 Iv) dans cette substance de l'acide rmirgarique, de l'acide oléique, une matière colorante jaune et odorante, da l'ammoniaque, un peu de chaux, de potasse, d'oxyde de fer , d'.acide lactique et une substance azotée. L'adipociie provient de la graisse qui préexiste dans le corps des animaux (Gay-Lussac et Chevreul) et ne se forme pas aux dépens de la chair, des tendons ou des cartilages : on avait fait, en vain, des essais dispendieux pour convertir en adipocire, capable de servir à la fabrication des chandelles et du savon, des cadavres de bêtes à cornes exposés à l'action de l'humidité. Voici ce qui résulte d'une série d'expériences faites par M. de Hartkohl pendant S5 ans : il ne se forme pas d'adipocire quand on enterre les corps des animaux dans un terrain sec; le contact de la terre humide rend la graisse des cadavres savonneuse, fétide et incapable d'être transformée en chandelle ou en savon ; les cadavres des mammifères donnent, après trois ans de séjour dans l'eau courante, une graisse pure, plus abondante chez les jeunes animaux que chez les vieux; les intestins fournissent plus de graisse que les muscles ; on peut faire avec cette graisse, sans la purifier, des chandelles aussi belles et aussi bonnes qu'avec la cire blanche; enfin on obtient, .après trois ans d'immersion, plus de produit d.ans l'eau stagnante, que dans l'eau courante, mais il faut alors purifier la substance. On fait en Angleterre, des bougies économiques avec de l'iidipocire. L. G.

ADIVK (Zoologie). — Espèce du genre Chien, nommée par G. Cuvier Corsuc {Cams Corsuc, Gsi.). — Voyez Revabd.

ADO.MDE (Botanique), Adonis, du nom mythologique Adonis. — Genre de plantes herbacées de la famille des

Heivmrnlar&'!, tribu des A'iénion&s, d'un port élégant, habituellement hautes de n'",in à "".:).'>, à feui'lesdecoupéesen lanières fines, fieurs solitaires jaunes ouiou-

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ges, qu'on trouve en abondance dans nos chajnps de moissons [fig. -la). Suivant la Fable, le jeune Adonis (jui était aimé de Vénus, étant un jour à la chasse sur le mont Liban, fut blessé par un sanglier qui n'était autre que le dieu Mars jaloux de l'avoir pour rival ; son sang tomba sur cette plante et teignit ses fleurs d'un beau rouge vif ; cette fable parait être l'origine du nom de la plante. L'espèce la plus connue est VA. d'aulomne {A. aulwmialis. Lin.), vulgairement nommée joM?(e.?e sang, par allusion au récit de la Fable ; elle a les sépales glabres, étalés, d'une pourpre noirâtre ; ses péiales d'une belle couleur pourpre, sont remarquables par une tache noire qui existe à leur base. C'est une plante d'ornement commune dans nos jardins. VA. dcté {A. œslwalis. Lin.), vulgairement œil de perdrix, dont les sépales sont jaunâtres, glabres, appliqués sur les pétales, ceux-ci sont d'uu rouge vermillon ou jaunes. L'A. flnmboyante, A. couleur de feu ( A. pammea, Jacq.) a des sépales d'un jaune verdàtrc, et les pétales d'un rouge vif. Une autre espèce, l'.V. printaniére (A. vernu/is. Lin.), habite surtout la France méridionale et se trouve dans les vallées des hautes montagnes; ses fleurs solitaires Bont jaunes, un peu verdâtres, la culture en a fait quelques variétés, dans nos jardins. Caractères du genre Adouis : — Calice à i sépales, colorés, caducs, de 3 i 9 pétales scssiles ; fruits en akène, nombreux, nus, à une seule graine. G — s.

ADOS (Horticulture). — On appelle ainsi une planche de jardinage disposée en talus fortement incliné et dont la partie la plus élevée est ordinairement appuyée à un mur. Les ados généralement exposés au midi et protégés l)ar leur inclinaison même et par l'abri des murs contre les vents et les pluies du nord, sont employés pour la culture des primeurs, tels que les fraises, les pois, etc. Quelquefois aussi on dispose les terrains en ados, lorsqu'ils sont naturellement humides et qu'on veut faciliter l'écoulement des eaux ; dans ce cas leur direction est déterminée par l'inclinaison naturelle du sol (voyez

BiLI.ONNAGE, LaBOIT,, Pi.ANCHE).

ADOUCISSANTS (Mkiucamk.nts) (Médecine). — A une époque où l'on attribuait A une icrelé du sang on des humeurs un grand nombre de maladies, on nommait médicamaits ud uucismnts Qttax mw l'on regardait comme efficaces pour corriger ces «àcreiés. En abandonnant ces idées on a attaché un autre sens aux mêmes mots ; on nomme aujourd'hui udoucismn/i les médicaments nuicilagineux ou sucrés qui s'administrent dans la première période des maladies inflammatoires, comme les loochs et autres liquides émulsifs, le lait, le miel, les préparalions faites avec les plantes ou les substances mucilagineuses, con)me les gommes, la graine de lin, les semences de coing, la guimauve, etc. Les bains agissent aussi comme adoucissants.

ADOXA (Botanique) du grec o privatif, et doxa. gloire, éclat. — Genre formé jjour la Mo.icatelle, Moschalellitia, plante dont les petites fleurs verdâtres, sont dépourvues de tout éclat (voyez Moscatki.i.e).

ADR.\GANT ou Adiiauame, .\dra(;antiie (Matière n édicole). — Voyez Gomue.

ADULAIHE (Minéralogie). Ainsi nommé du Mo»!- Adule ou Sdinl-GoUturd . — C'est un feldspath o^tho^e blanc, nacré cl transparent (pierre de lune des joailliers) dont on trouve de beaux cristaux au Saint-Gothard, en Suisi-c (voyez Fei.spatii|.

ADULTE «Zoologie, Botanique, Médecine). — Voy. Agk.

ADULTÉHATION. — Altération d'un produit quelconque et plus spécialement d'un produit cllimique par un mélange frauduleux de substances de moindre valeur. Pour le» moyens de la conslaler voir chaque produit.

ADYNAMIE (Médecine), du grec n privatif et dumimin, force. — C'est un état d'allaiblissement très-marqué de toute» les force» vitale.» ; le visage est altéré, jiàle et gans expression ; le» mouvements sont diflicili's ou impossibles ; Joignez à cela la mollesse it ralf;ii^siiueiil des chair», la décoloration ou une coloration auonnnie do la peau ; l« présence sur les dents, le» lèvre» et la langue, d'une matière noirâtre couleur de suie à laquelle un a donné le nom de Fi i.iciKosiTii -, l'amoindrissemc nt ilo tonte» les «cnsation», la paresse dans la perception et dan» l'expression de» idées, etc. L'adyjiamie se pinduit <lanH touli» le» maladie» de mauvais lararlèie, le lyphns, la lièvre jaune, le choléra, et particulièrement la lièvre typhoïde, dont une de» forme» portail aulrefoi» le» noms de t*'"'"''^ adyniimiijne, fièvre putride. V — n,

ADYNAMiQnE (Fli-viiKI (MédiciMej. — Nom donné p.ir !>iuel, et aprcj lui par In iilupurldeu médecins, Jus-

qu'à ces derniers temps, à la fièvre putride ; aujourd'hui elle n'est plus considérée que comme un des états particuliers de la fièvre typhoïde.

^EGAGRE (Zoologie). — Nom de la chèvre sauvage (voyez Chévbe).

yEG.\GR0P1LE. — Voyez Bézoard.

yEGICÉRÉES (Botanique), dugrecoii',n!(/o.v, chèvre, et lieras, corne, allusion à la forme recourbée et pointue du fruit. — Petite famille de plantes dicotylédones gamopé"taies et qui a pour type le genre yHgiceras, Ga;rtn.; elle réunit des arbustes aquatiques fleurissant en ombelles blanches, odorantes ; corolle gamopétale, cinq étamines, ovaire hljre, uniloculaire ; fruit en follicule. M. Ad. Brongniart a placé les ^Egicérées à la fin de sa classe des l'runulinèes ; dans la Méthode de De Candolle elles sont rangées entre les Myrsinées et les Théophrastées. Ges plantes habitent surtout les régions chaudes de l'Asie; on cultive quelquefois dans nos serres 1'^'. majus à fleurs blanches de Goertn.

vEGILOPS (Médecine), du grec dix, aigos, chèvre, ops, œil, soit parce que les chèvres sont sujettes à cette maladie, soit plutôt parce que ceux qui en sont aflectés, tournent les yeux comme ces animaux. On doime ce nom à un petit ulcère, tantôt simple, quelquclbis sinueux, à bords calleux, profond, situé à l'angle interne de l'œil et qui résulte ordinairement de l'ouverture d'une petite tumeur nommée anchilops (voyez ce mot] avec laquelle les anciens paraissent l'avoir confondue. L'aîgilops simple guérit facilement et se cicatrise bientôt en lavant la plaie avec de l'eau de sureau, de l'eau de guimauve ; celui qui présente une ulcération profonde, calleuse est souvent compliqué do carie de l'os, et demande un traitement plus sérieux.

;î;GILOPS, /ÏGILOPE (Botanique). — Dlosconde a signalé sans raison cette plante comme efficace contre l'affection dont elle a pris le nom. — Les ^Kgilops ou iEgilopes en français forment un genre de plantes Monocotylèduiies, de la famille des Graminées, tribu des Tritice'es ; ce sont des herbes annuelles qui croissent spontanémentdans les champs de l'Europe méridionale et dans le Levant. On trouve dans les plaines basses et arides des environs de Paris l'-E. allonge (Ai. triunci'ilis. Lin.), beaucoup plus commun dans le midi de la Friince. Mais une espèce plus remarquable se renconti-e dans les terrains secs, le long des chemins à Fontainebleau, dans nos départemeiKS du Uidi, ei\ Italie, en Espagne, etc. ; c'est l'.-K.

ovale (/!■:. oral». Lin.), WmiU: <\o W ^ '.'0 contiuiètres et ipii doit (i son épi cmu'l et ovaln uii aspi'ct tout particulier (fil/. 51). CetK: espèc-^ ré|)rtiiiluu eu Sicile y a été signalée souvent, depuis le voyagMic S'stmi, comme lu fro.nunl ttaiiva^e. C.u>alpiu avait ou ulfu. njuLio Irili-

Al^R

cum sylvestre son grain quelque peu semblable à celui du froment, et que les Siciliens mangent volontiers, légèremeut rôti. Récemment, en 1840, M. Esprit Fabre, jardinier à Agde et M. Dunal, avaient annoncé que des graines de l'Ai, triticokles, Requ. donnaient par la culture le véritable froment cultivé ; MM. Godrou, Regel, Vilmorin, Groenland, Henslow en discutant ces expériences ont démontré qu'il n'y a rien de commun entre le Froment et les iEgilopes quels qu'ils soient, et que VM. triticoide.i est un produit hyhnàaàaV Ai. ovale et du Froment, produit qui s'éteint souvent par la stérilité, et ne forme pas une véritable espèce. G — s.

/EGLEFIN ou yEGREFIN (Zoologie). — Nom d'une espèce de Gade du genre Morde (voy. ce mot).

^PYORNIS (Zoologie), du grecaî/)».t, grand, et omis, oiseau. — Oiseau gigantesque de l'île de Madagascar dont M. Isidore Geoti'roy Saint-Hilaire a nettement signalé l'existence, le 27 janvier 1851 \ 'ampt.rend. de l'Ac. des se. de Paris 1851 et 185i) et d^'it M. Abadie avait pour la première fois vu un œuf employé comme vase par un Malgache, en 1850, à Madagascar; deux autres œufs semblables et des ossements découverts par lui sont les seules pièces qui aient révélé cet oiseau gigantesque, et nous ne le connaissons encore que par ces débris. Les œufs de l'/Epyornis étonnent par leur taille; le plus grand que l'on ait trouvé a une capacité de 10 litres, les autres mesurent de 8 à 9 litres ; la coquille a environ 3 millimètres d'épaisseur : ainsi la capacité d'un de ces œufs égale celle de 150 à 170 œufs de poule, de iG à l7 œufs de casoar et 5 à 6 œufs d'autruche. On peut conjecturer par là quelle doit être la taille de l'oiseau qui pondait de tels œufs ; elle atteignait certainement 3 mètres et allait peut-être jusqu'à 4. -11 est peu probable, malgré la croyance répandue parmi les Malgaches, que cet oiseau existe encore au centre de l'île, et les débris que l'on a recueillis paraissent fossiles. M. Is. Geoffroy Saint-Hilaire a fait de cet oiseau, sous le nom d'.î?. maximum, le type d'un genre nouveau qu'il place auprès des Casoars et des Autruches.

AERAGE, AÉnATiox (Hygiène, Tt-chnologie). On entend en général par ces mois le ronouvellemeut de l'air vicié dansun lieu quelconque. Ce mot s'applique cependant plus particiilièremeut aux mines (voyez Ventilation, Mines).

.\ÉRIFORME (qui a la forme ou l'aspect de l'air). — Se dit des substances qui, sans avoir la nature de l'air atmosphérique, en ont les propriétés physiques, c'est-à-dire la fluidité, la transparence, l'élasticité : tels sont les jr»; et les vapeurs (voyez ces mots).

AÉROLITHES. — Pierres qui tombent de l'amotspliÈre ; on les considère aujourd'hui comme des astéroïdes, c'est-à-dire de petits corps planétaires disséminés dans l'espace oii ils circulent autour du soleil suivant les lois générales de la gravitation. S'ils viennent à s'approcher beaucoup de la terre, ils deviennent lumineux en pénétrant dans l'atmosphère avec une très-grande vitesse, et peuvent tomber à sa surface. D'après cela, les étoiles filantes, les bolides, les pierres météoriques seraient des phénomènes du même ordre : les étoiles filantes prennent le nom de bolides quand elles présentent un disque appréciable, et à'aréoUtlies quand leurs fragments atteignent la terre.

Malgré le témoignage des historiens et l'opinion du vulgaire, on avait longtemps mis en doute l'authenticité des chutes de pierres, lorsqu'en l80;i, le 2G avril, une pluie de pierres eut lieu en plein midi près de Luigle dans le département de l'Orne. Ce phénomène , décrit avec beaucoup de soin par M. Biot, mit un terme aux doutes des savants. Sur un terrain d'iniviron 10 kilomètres de long sur 4 de large, il tomba deux à trois mille pierres dont la plus grosse pesait 17 livres. Ces pierres se ressemblaient et n'avaient aucun rapport avec le terrain sur lequel on les trouva, tandis qu'elles présentaient les caractères déjà remarqués sur les autres corps qui passaient pour être tombés du ciel. Depuis lors on recueille avec soin les observations de ce genre, et on a réuni dans des catalogues les chutes d'aérolithes mentionnées par les historiens. Le plus counu de ces catalogues est celui de Chladni.

Sous le rapi)ort de leur constitution physique on distingue les aérolithes en pierreux ou métalliques, suivant le^ corps qui y prédominent. Le fer i\i-.t.' clicz tous à l'état natif, ou bien à l'état d'oxyd'' "u il. sulfute. Au moment de leur chute on les trou\r d'.iriliiiaiic fortement échauffés, mais non pas incanduM.vnis ; ils sont enicMirés d'une écume noirâtre. Ou y rencontre du nickel du chrême, du phosphore, des silicates de chaux, de ma-

AÈR-

gnésie, d'alumine. Ce sont bien les éléments chimiques qui composent notre globe ; mais la manière dont ils sont associés, dans les aérolithes, donne à ces corps un caractère commun qui permet de les distinguer. Aussi existe-t-il à la surface de la terre un certain nombre de grandes masses que l'on rapporte, à cause de leur constitution, à une origine météorique, bien qu'on ne les ait pas vues tomber.

Mais ce qui est encore complètement inexpliqué, ce sont les circonstances qui signalent la chute d'un aérolithe. Elle est ordinairement précédée d'un roulement et d'une détonation comi)arable à celle de la foudre ou à l'explosion d'une poudrière éloignée. Des étincelles suivies d'un nuage de vapeurs ou de fumée accompagnent le bolide. Le plus souvent un grand nombre de fragments atteignent le sol, disséminés quelquefois sur un espace très-étendu. L'aérolithe tombé à Montrejean (Haute-Garonne), le 9 décembre 1858, a présenté ces diverses circonstances. On les trouvera détaillées dans les communications dont il a été l'objet à l'Académie des sciences.

A consulter. Astronomie populaire d'Arago ; Cosmos de Humboldt ; Des Météores, par M. Coulvier-Gravier ; Grand Traité de jnétéorologie de Kaemtz.

AÉRONAUTE. — Voyez Aérostat.

AÉROPHOlilE (Médecine), du grec aér, air, et phnhos, crainte. — On désigne ainsi l'horreur pour le contact de l'air en mouvement à la surface de la peau ; sentiment d'horreur qui est un des symptômes de la rage et qui s'obseiTe parfois à un moindre degré dans les accès d'hystérie.

AÉROSTAT (Physique) (du latin aer, air, et stare, se tenir; vulgairement ballon). — Enveloppe mince et flexible, ordinairement sphérique, que l'on gonfle d'un gaz moins dense que l'air ordinaire (d'air chaud, de gaz d'éclairage ou d'hydrogène), pour avoir un système plus . léger que l'air déplacé et par là capable de s'élever dans l'atmosphère, comme un flacon rempli d'air et bouclié s'élève dans l'eau quand on l'abandonne à lui-même au milieu de ce hquide.

Principe. — L'ascension a lieu en vertu du principe suivant : u Tout corps plongé dans un fluide {dans un le liquideou dans un gaz) est poussé de oas en haut avec « une force égale au poids du fluide dont il tient la ic place. » Ce principe découvert par Archimède sur les liquides, porte, en physique, le nom de cet illustre savant (principe d'Archimède). Si le poids du corps est plus faible que la poussée produite par le fluide environnant, le corps monte et la force ascensionnelle qui le soulève est l'excédant du poids du fluide déplacé sur le poids du corps. Ex. : Un mètre cube d'air ordinaire pèse environ l'',29, tandis qu'un mètre cube d'iiydrogène ne pèse que n'',(i9 dans la même condition. Si l'on gonfle avec ce mètre cube d'hydrogène une enveloppe pesant l", le ballon ainsi formé aura un poids total de l'',09 et une force ascensionnelle égale à l^SO moins l'',09 ou à 0',20.

On appelle particulièrement Montgolfières les ballons gonflés d'air chaud dont l'invention est due aux frères Montgolfier (1782), et aérostati, les ballons gonflés de gaz d'éclairage ou de gaz hydrogène qui ont remplacé généralement les premiers. C'est le physicien Charles qui a construit le premier grand ballon à hydrogène (1783) pourvu de ses accessoires et presque aussi parfait que ceux que l'on emploie de nos jours.

Disposition des aérostats. — Une montgolfière se compose d'une enveloppe spliérique de toile doublée de papier et munie inférieurement d'une large ouverture au-dessous de laquelle on suspend un réchaud de fil de fer avec do la paille, do la laine humide (■nflammée : l'air, échauffé et dilaté par la comliuslion, monte avec la fumée et pénètre dans l'intérieur du ballon qui se gonfle assez vite et ne tarde pas à s'élever dans l'atmosphère, emportant avec lui le foyer destiné à entretenir sa force ascensionnelle. Dans un aérostat, l'enveloppe doit être rendue imperméable aux gaz aussi complètement que possible pour pouvoir garder assez longtemps le fluide dont on la gonfle, d'.aijtant plus qu'ici ce fluide no peut se renouveler, comme dans uni? montgolfière, une fois quo le ballon a pris son essor. Ciate enveloppe est formée do fuseaux de taffetas enduits sur les deux faces d'un vernis élastique et cousus les uns aux autres. On emploie encore un tissu que l'on obtient en interposant une lame de caoutchouc entre deux feuilles de talTotas (voyez Caoctciiolc). Un Hlet de corde dont ou recouvre le ballon sert à supporter une nacelle ou une corbeille

AÉll ^i

lé-fre (d'osierou de fanons de lialeine, etc.) l/îy. 52), dans 1 laquelle se placent les aéi-on:uites avec diflerents objets et répartit la charge totale sur uu grand nombre de points. Le hi!! .n t^-'-ente une ouverture inférieure par •^ laquelle on introduit le

^i-,- ; rt, . gaz, et une ouverture su-

j^^- ■' ' , périeure contre laquelle

# ^'applique, en dedans,

£ une soupape pressée par

^ '/'-'- ,111 ressort; l'aéronante

livre cette soupape à aide d'une corde qui i rend dans l'intérieur du I allou jusqu'à la nacelle "i air laisser sortir du gaz iiuand il veut s'abaisser ou modérerson ascension.

La nacelle est lestée avec quelques sacs de sable lin que l'on vide plus ou moins, pour s'élever da- ' vantage ou pour ralentir

une descente trop rapide ; une banderole attachée à la nacelle ou mieux encore un eabomèthe indique si l'on monte, si l'on Fi». 5^ - Acrosiat. reste stationnaire, ou si

l'on descend; on peut, de plus, à l'aide du baromètre, calculer la hauteur \ laquelle on parvient. Enfin on emporte souvent une ancre que l'on accroche à un point fixe pour mettre pied à terre et un paeachite , app.%reil analogue à un grand parapluie percé d'une ouverture à son sommet, à l'aide duquel on peut se laisser tomber et descendre lentement en cas de dangers.

Gonflement des uérostiits.— Pour gonfler le ballon, on le suspend entre deux mâts ifig. 5:i ), par sa partie supérieure, avec son filet et sa nacelle, puis on fait communiquer

Fig. &3. — GoiiQemcnt d'un aurusUl.

son orifice inféiieur, au moyen d'un tube llcxiblo de toile gommée, soit avec une conduite de gaz d'éclairage, goit avec un appareil dégageant de I'iiydrocène,^ ce qui est moins commode et plus dispendieux. Voici d'ailleurs le procédé suivi lorsqu'il devient nécessaire d'employer rhvdrogine : On met de» fragments de for ou de zinc, de I eau et de l'acido sulfurique dans une série do ti.nrnoux dont chacun est surmonté d'un tube qui va di'lioudier sou» un tonneau central défoncé à sa partie liirériciire cl plongeant dan» l'eau & la manière d'un r,A/,onr.tnr.. Le gaz finnni par chaque tonneau vient se laver dan» l'eau et y liiinvrles siiliManccs corrosive» cntr.ilnées pendant la réaction piair se rcMidie thtMi dans le ballon ijiU tt été ml» en comniuiiirntion avec le fond supérieur du tonneau central 4 l'aide du lul)0 de toile gommée. On i-m[iloie l'hydrogène, surtout lorsqu'on veut s'élever h do ^:rande» hauteur», dans un but scinntillqiie. Le gaz d'érlaiiage sufTlt pour le» Bsconslon» ordinaires si fréquentes do no» Jour», l'endnnt l'opéraliou du roinplissngo, on

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