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retient le ballon par les cordes qui terminent le filet. Le ballon ne doit pas être complètement gonflé au moment où il part; en effet, à ce moment, la force expansive du gaz enfermé dans l'enveloppe, est tenue en équilibre par la pression atmosphérique, mais à mesure que le ballon s'élève celle-ci diminue (voyez Atmosphiîre), la pression intérieure l'emporte alors sur la pression extérieure, de là distension de l'enveloppe, et même rupture si l'excès de la force expansive du gaz emprisonné, sur la pression atmosphérique est trop considérable ; cet excès augmente d'ailleurs à mesure que le ballon s'élève. Pour obtenir l'équilibre des deux pressions opposées, on laisse ordinairement libre l'orifice inférieur et on ouvre même la soupape dont on a déjà parlé. De plus, tant que le ballon n'est pas entièrement gonflé, il conserve à peu près la même force ascensionnelle, parce qu'à mesure que le ballon se gonfle et déplace un volume d'air plus grand en s'élevant, la densité du fluide intérieur et celle du fluide extérieur diminuent ; d'après cela, il suffit de laisser au ballon chargé une force ascensionnelle initiale de quelques kilogrammes.
Direction des aérostats. — Malgré tous les efforts tentés jusqu'à ce jour, l'aéronaute n'a aucun moyen certain de diriger son embarcation qui va à la dérive au gré du vent, il ne peut en régler que la descente ou l'ascension par le jeu de la soupape ou par la perte d'une portion du lest, il serait sans doute téméraire d affirmer que cette question ne sera jaiu-iis résolue ; mais il est hors de doute qu'elle est à peu près inabordable par les ressources actuelles de la mécanique. La surface d'un aérostat est en effet très-grande, elle serait vraiment énorme si l'on se proposait d'enlever des poids considérables, hypothèse qu'il faut absolument envisager si la locomotion aérienne doit devenir une réalité pratique. Ainsi le ballon le Géant, qui a servi aux. dernières ascensions du Champ-de-Mars (octobre 1863), dont le diamètre est de 30" environ, présente une surface qui s'approche beaucoup de 3000 mètres carrés. C'est ceitainemeut une surface supérieure à celle de toute la voilure d'un vaisseau de ligne. Or on a calculé que l'action d une bonne brise sur la grande voile d'un navire équivaut à l'effet d'une machine à vapeur de 600 chevaux : .-lu'on se représente donc la force qu'il faudrait pour maintenir en place un ballon tel que le Géant, malgré l'action du vent, et surtout pour le faire progresser contrairement à celui-ci, Le poids de la machine capable d'un tel effet serait incomparablement supérieur à celui qui peut être enlevé pail'ai'io-tat Une seule ressource se présente, ccst de diminuer dans une énorme proportion le poids des moteurs actuellement connus. C'est la voie dans laquelle s'est engagé résoiament l'habile et célèbre inventeur de l'injecteur, M. Giffard. lia cherché à construire des machines à vapeur qui marcheraient sous les formidables pressions de 00, 100 et même '.'IW atmosphères, et qui mettraient eu mouvement une hélice attelée à la nacelle. ,, . ,
D'autres inventeurs, M. Ponton d Amécourt en particulier se sont proposé do renoncer à l'aérostat et de construire une marliine à hélice qui s'élèverait comme l'oiseau s'. l'\' par l';u-tion de ses ailes. La petite machine esn., ,iii|M'à présont est imitée du jouet d'enfant ai>i"-l.: .spiialil'èrc; l'hélice, en tournant, détermine l'ascension du l'appareil ; eu variant la vitesse de rotation et le degré d'inclinaison do 1 axe, on peut obtenir l'ascension, la dcscei-te et la direction ; mais le moteur qui produirait cette rotation est encore à
trouver, et, ainsi que nous l'avons dit, là est tout le
'"'iLlToniQUE. — La première idée des aérostats parait appartenir au père François Lana qui a proposé vers Kiîo de faire le vide dans des ballons do cuivre assez grands et assez minces et d'attacher à ces ballons un navire complet devant servir à voyager dans les airs. L appareil dont nous donnons la gravure ifig. 51), d après un ou vraeedu tcmiis, n'a pas été construit et ne pourrait I Cire, mais l'idée d,- la navigation aérienne M'aide d'un système moiii- |"-anl que l'air déplacé, fut acquise à la science Black, cliiuiiste écossais, disait sans faire 1 oxpériiiiico, qu'une vcssio remplie d'hydrogène devait s élever dans l'air (lîtn). Cavallo en nS'.' faisait monter dans l'air des bulles do savon gonflées avec do I hydrogèno. Méditant sur la suspension des nuage», les livres Joseph et Étieniio Moutgolfier furent conduits à chercher le moyen do s'élever d;m» les airs. Ils song.iviit .^ imiter la nature en donnant une enveloppe légère a des nuages arliaciels. Ils gonfleront d abord d liydro-
gèjie des globes de papier qu'ils virent s'élever, comme ils rayaient prévu, mais legaz traversant le papier l'ascension était de courte durée. Ils renoncèrent alors à l'hydrogène et n'employérentquel'aircliaud.
Une première expérience fut faite avec succès, à 'Avignon, en novembre iT8ï, et répétée en grand, à Annonay,le6juin nS3, en présence des états particulière du Vivarais.
La même année (27 août 1783), Charles aidé de Robert lança au Champ de Mars, le premier ballon à gaz hydrogène, au milieu d'une foule immense bravant, dans son enthousiasme, une pluie violente. « Jamais, dit Mercier, Iei;oii de physique ne fut donnée devant un auditoire plus uorabreux et plus attentif. » Le 12 septembre suivant, Etienne Montgolfier qui était arrivé à Paris reproduisit l'expérience d'Aniionay, avec un énorme ballon à air chaud, devant les commissaires de l'Académie des sciences, puis le 19 à Versailles, en présence du roi, de toute la cour et d'une grande multitude accourue de Paris et des villes voisines. Le 21 octobre 178.3, Pilâtre des Roziers et le major marquis d'Arlandes osèrent se confier à une montgolfière {fig. 55), et exécutèrent le premier voyage aérien.
Fig. 8*. — Navire
l'iS. (S
et H'Arlandes.
Is partirent du jardin de la Muette (situé au bois do Boulogiie), en présence du dauphin et de sa suite, passèrent au-dessus de la partie sud de Paris et descendirent entre la barrière d'Enfer et la barrière d'Italie (barrière de Fontalnobleau), h 2 licups du point do départ.
Le 1" décembre 178.1 Charles et Robert s'élevèrent aans les airs avec un ballon ;\ hydrogène réunissant a peu près toutes les conditions de sécurité désirables IK partirent du jardin des Tuileries au bruit du canon et