‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 270 sur 396 · NOMS DES GAZ · texte numérisé non relu

NOMS DES GAZ

OxVgÉTlc

Hydrogène

Azote

Chlore

Oxyde de carbone

Acide carbonique

Protoxyde d'azote

Bioxyde d'azote

.\cide sulfureux

— sulfhydrique

— chlorhydrrque

Phosphure d'hydrogène ga-

Fluorure de bore

— de silicium

Protocarbure d'hydrogène, lïicarbure d'hydro-ène. . .

Bicarl)ure d'hydrogène de

Fa.aiay

Gaz ammoniac

Cruiksh.ink.

Regnaull.

Regnaull.

. Thcnard.

ay-Lussac.

Dumas.

Densité des vapei'rs. — Voyez Vapeors.

DENT, DENTITION (Anatomie humaine), du nom latia deiis. — On nomme dénis, des corps durs, propres à saisir, à diviser et à broyer les aliments, qui sont implantés dans la bouche des animaux vertébrés, principalement au bord des os maxillaires. Les dents atteignent leur plus grande perfection organique chez les mammifères ot chez l'iionmie; c'est là que nous indiquerons avant tout leur disposition. On distingue extérioureiuent dans une dent d'homme une partie libre, saillante dans la bouche, c'est lacoui'onne, et une partie ordinairement plus longue, enfoncée dans la cavité osseuse, qu'on nomme l'alvéole, et servant à fixer la dent ; cette seconde partie est la racine; la ligne qui les limite l'une l'autre à leur point de Jonction au niveau du bord de la gencive, se nomme le collet . Suivant les usages des dents, la couronne et la racine sont diversement conformées et à ce point de vue on recomiaît dans la bouche de l'homme trois sortes de dents : 1" les i/icisire.i (du latin !HCiV/f)-e, couper), vulgairement D. (le ili'v/i/il (D. priiiioi-es, de Lin.), au nombre de quatre à chaque mâchoire, symétriquement placées deux par deux, de chaque cOié de la ligne médiane, reconnaissables k leur couronne comprimée de manière i former une lame transversale propre à couper; 2° les" canines (du latin canin, chien, i cause do leur analogie avec les crocs des chiens), placées sur les côtés des mâchoires, à la suite des incisives, au nombre de deux à chaque màclioiir et souvent désignées par le vulgaire, chez les iMifiuits, sous le nom à'iinlldres, caractérisées par leur courunue conique plus large à la base que celle des incisives; :i" les moliurix (du latin niola, nienle) ou ynilclielir'res {lia français nidclirr, placées au fond de la bouche à chaque mâchoire et de cliaquo cOié A la suite dos canines et rcconnaissables à leur couronne aplatie et marquée seulement de tuborcules arrondis, séparant dos sillons linoairos ; on distingue, parmi les 20 molaires queriiomnic possède, les;)t'fi/ov ou /'«i(.s',«.'s »io/<ii;'e.t qui se voient & la suite de la canine, au nombre de 3 do chaque côté à chaque m!>choire (soit 8 en totalité), dont la couronne n'a que 2 tuborcules ot dont la racine est un pivot simple, comme celle des incisives et des canines ; et onfln les grosses ou vraies molaires, occupant lo fond do la bouche au nombre de 3 de cha(|ue coté ;\ ch.ique màclioiro (12 en totalité), dont la couroime montre l tubercules séparés par 2 sillons en croix et dont la rivcine est foimée de 4 pivots correspondant chacun i\ l'un des tuborcules; les molaires sont les dents destinées à la niaslication des aliments.

La dent est essentiellement constituée par une nialièra dure, compacte, d'un blanc jamiiltro, que l'on noiunia ivoire ou ticnline {substance tubiiluire, do Mullor) ; au

DEN

DEN

centre est une cavité coninuiiiiqnnnt avec les parties voisines, par la pointe (le la racine, et contenant une masse charnue, appelée imlpe tlentaire ou tmllie,h laquelle parviennent, par l'extrémité des racines, des vaisseaux sanguins et des nerfs dont les maux de dents ne révèlent que trop la sensibilité. La couronne de la dent est revêtue extérieurement d'une couche mince d'une niaiière plus dure que l'ivoire, polie, d'un blanc bleuâtre comparable au vernis extérieur des porcelaines et que l'on nomme émail. La dent est maintenue dans l'alvéole par le tissu osseux de l'os où celte cavité est creusée, tissu qui se développe et s'organise tout an lour de la racine etTembrasse étroitement; la gencive vient compléter ce système de fixation et empêche, tant qu'elle reste saine, l'introduction si nuisible des corps étrangère à la base de la couronne contre la racine. La dentine ou ivoire, examinée au microscope, fait voir dans sa substance des tubes très-fins (jrj t^e millimètre environ, chez l'homme), perpendiculaires an bulbe ou pulpe dentaire, à peu près parallèles entre eux, mais n'admettant aucun vaisseau sanguin ; ces canaux paraissent ménagés pour laisser arriver les sels calcaires qui incrustent la dent, on les a nommé^tuhes caldijéres. L'émail ne nmntie pas ces tubes et semble formé de particules prismatiques légulièrement déposées ou formées les unes sur les autres. Au point de vue chimique, l'ivoire ou dentine contient 30 p. 100 environ de matière organique, analogue à celle des os, et 70 p. 100 de sels minéraux dont (iî environ de phosphate de chaux et le reste de carbonate de chaux et de fluorure de calcium. L'émail ne contient que 1 p. 100 de matière organique, 88 p. 100 de phosphate de chaux et 12 de carbonate de chaux.

Déi-eloppement des dents chez l'enfant. — Chaque dent se forme dans une petite capsnie qui se développe elle-même dans une cavité de l'os maxillaire. Chez le nouveau-né, cet os étant à peine formé, toutes les cavités où se trouvent les capsules communiquent entre elles et donnent ;\ l'os la forme d'une rigole tout le long de chaque arcade dentaire. Mais lors de la seconde dentition, ce n'est plus ainsi, et chaque cavité osseuse isolée, contient sa capsule dentaire. Dans l'intérieur de la capsule dentaire est le bulbe,souslaformed'unesortedebourgeon charnu ; ce bulbe croît peu à peu et sa partie périphérique s'ossiliant progressivement se transforme en ivoire, tandis que la membrane de la capsule dépose l'émail sur la couronne de la dent. Dès qu'elle a pris un certain accroissement, la dent, en pressant le tissu de la gencive l'enflamme, en provoque la perforation et fait saillir peu à peu sa couronne dans la bouche.

L'enfant nait habituellement sans dent ; de 6 à 12 mois apparaissent les incisives médianes, celles d'en bas les premières; puis, se montrent les incisives latérales; ensuite et simultanément perce de cha<iue côté et h chaque mâchoire au fond de la bouche, une molaire bientôt suivie d'une antre ; les canines ou œillères se développent en dernier et souvent en même temps que cette seconde grosse dent. De 18 à 21 mois, l'enfant possède habituellement 20 dents (S incisives, -4 canines, K molaires), c'est ce qu'on nomme la dentitiun île lait. I/apparilion prochaine des dents de remplacement ou de la seconde dentition est annoncée vers 7 ans par l'éruption au fond de la bouche, de chaque côté et à chaque niAchoii-e, d'iuie grosse molaire en arrière des deux grosses dents de l»it, puis les dents de lait elles-mêmes tombent successivement, à peu près dans l'ordre où elles avaient poussé; les incisives et les canines sont remplacées par de nouvelles dents de même sorte ; mais à la place de grosses dents ou molaires de lait se montrent les petites molaires de remplacement. •Vers II ans, perce à chaque mâchoire et de chaque coté une nouvelle grosso molaire, derrière la précédente ; enfin, de 20 à 25 ans, l'éruption d'une dernière grosso molaire, connue vulgairement sous le nom de dent de sngesse, vient à chaque nnlchoire et de chaque côté, compléter la dentition définitive de l'hounne. Cette dernière molaire rencontre souvent des dillicnltés pour se

(0 <•. 4ni»ll. — i, ifoirc. - p, pulpe. — n, filcl nerveux qui la rend sciitibte. — », vainciiui sauguios qui nourrissent In pulpe.

développer, et il n'est pas rare de trouver des personnes chez lesquelles les quatre dents de sagesse sont incomplètes ou manquent totalement (voyez Dentition [maladiex de la]). Ad. F.

Df.nt (Pathologie). — Les dents sont sujettes à de nombreuses mal.adies, en raison de leur structure spéciale, des fonctions qu'elles ont i remplir, de leur situation tout est'.'] iniir, .|iii 1,'s met en rapport direct avec tous Icscoi'i'^ 'ii:iii^ -, -niMir-, liquides ou gazeux; indépendammejii de ers eiicnn-iiinces, une foule de causes agissent encore pour les produire, ainsi la constitution physique, les dispositions héréditaires, la variété des saisons, des climats, les anomalies nerveuses qui peuvent les rendre douloureuses, etc. Il faut ajouter à cela le scorbut, l'usage des préparations mercurielles, la syphilis, etc. On peut rapporter à trois sections ce qui regarde les maladies des dents: i° maladies des dents proprement dites ; 'i° maladies tenant à leurs annexions ; .3° anomalies de nombre, de situation, d'arrangement des dents, de forme des arcades dentaires.

1» Dans la première catégorie, on distingue particulièrement Vusure, qui peut reconnaître pour causes leur mauvaise organisation, les grincements de dents souvent répétés, l'emploi de poudres dures et de substances trop acides pour les nettoyer, l'action de briser des corps trop durs, la mastication d'un seul côté, les tuyaux de pipe cylindriques et durs : quelquefois ces dents deviennent sensibles et s'agacent facilement ; mais la carie s'y développe rarement.

Ventamure des dents reconnaît à peu près les mêmes causes, et produit les mêmes effets, elle n'intéresse que la partie superficielle de la dent : la fracture se distingue de Veniamnre., parce qu'elle va jusqu'à la cavité dentaire ; elle est presque toujours produite par un choc extérieur; si elle n'afîecte que le collet et laracinedeladent, on peut espérer de la conserver par la réunion des fragments en la maintenant dans une immobilité complète : si elle e t transversale et qu'elle intéresse la couronne près du collet, il faut cautériser la pulpe dentaire et placer une dent à pivot : lorsque la fracture est longitudinale et va jusqu'à la racine, il faut l'arracher.

Vatrophie des dents se manifeste le plus souvent par de petits enfoncements rapprochés, ressemblant i des piqûres, par des dépressions, des sinuosités transvei-sales séparées par des lignes saillantes, qui semblent n'atîecter que l'émail : d'auties fois, ce sont des taches dans l'émail, d'un blanc de lait on d'un jaune plus ou moins foncé, enfin, elle peut affecter toutes les substances dentaires ; alors la dent ne prend pas toutes ses dimensions. L'art ne peut rien contre celte maladie.

I.a decomposilion de l'émail est caractérisée par des taches brunes ou noirâtres, au-devant ou sur les côtés de la couronne ; rémail conserve son poli ou il est rugueux et cède un peu à la rngine, ou bien l'émail perd son poli, on peut en enlever quelques parcelles; quelquefois il présente une légère déperdition superficielle , sous la forme d'une facette ovale, qui augiiiente peu h peu en largeur et en profondeur ; la dénudâiion de la partie osseuse de la dent qui résulte do cette maladie, la rend sensible et la disjwse ,*i la carie.

La carie est une des maladies qui affectent le plus souvent les dents, surtout clie/ h- j-mm , MiVis et les adultes; elle reconuaii souvem p i, > - vices scrofuleux, scorbutique, ilunuatisni.;!, i, , [ ,, , ,. ; elle est trèscommune dans les lieux hunu.l. ., ei Ij.i,. Luc dent cariée carie souvent la dont voisine. On distingue plusieurs espèces de carie : la carie calcaire, dans laquelle l'émail devient friable comme de la chaux, elle s'arrête avec r;ig0 et la partie altérée devient jaune et i)cn sensible ; la carie e'corçantc, dans laquelle rém;;il jaunit, devient fragile et se détache par parcelles, la substance osseuse est molle et jieut se couper ; elle accompagne souvent les atïections dartreiises ; la carie perforante; ici la substance osseuse devient jaune, brune, se ramollit, elle est fétide, il se forme une excav;ition qui s';igrandit, la dent est sensible, bientôt la cavité dentaire est ouverte, les douleurs deviemient très-vives, enfin la portion osseuse est détruite, l'émail se casse par fragments, il ne reste plus que la racine qui cesse d'être douloureuse; celte carie est la plus fréquente; la carie cliarbonnée présente une couleur bicuitre i travers l'émail, qui bientôt noircit et se détruit, la carie fait des progrès et corrode la dent jusfiu'Ji la r.acine; la cmic (//V((;)rii<e conuueuce par une , tache jaunitre avec perte de substance près du collet, ' elle se propage vers la racine, fait des progrès rapides; bientôt la couronne intacte se sépare do la racine cariOo

DEN

DEN

qui se brise; la carie statiounaire, qui altère l'émail par uue e\cavatioii superficielle, mais large, à fond noir et dur, puis s'arrête et reste statiounaire, clic est inodore et insensible; la carie simulant l'usure siège sur la surface triturante des molaires, et se distingue par une cavité large, li^se et unie, jaune ou brunâtre. Les moyens généraux pour prévenir la c.irie consistent à détruire les causes qui peuvent y donner lieu si on les connaît, ensuite à éviter tout ce qui peut irriter les dents ou les gencives; on doit prévenir l'accumulation du tartre, par la mastication, par les soins de propreté, etc. On attaque la carie, lorsqu'elle est superficielle, par l'application des teintures aromatiques, des huiles essentielles, ou mieux encore par l'ablation de la partie cariée, au moyen de la rugine, de la lime ; si elle est profonde, par la cautérisation; enfin la dernière ressource est Yexlraction (voyez ce mot). On remédie par le plom/jage aux désordres de la carie, lorsqu'il existe une cavité qui puisse retenir la feuille métallique, avec ou sans cautérisation préalable.

La consomption des racines des dents est une maladie fréquente, caractérisée par uue peitede substance de ces parties, elle commence par le sommet de la racine. Il y a douleur, gonflement des gencives, mobilité des dents malades, quelquelois des abcès et des fistules, suintement puiiforme entre la racine et la gencive ; dans ce cas, il faut faire l'extraction de la dent, quoiqu'elle paraisse quelquefois saine.

Les fistules dentaires sout de petits abcès, de petits ulcères fistuleux qui ont lieu aux gencives, et qui correspondent à une dent malade, ellesreconnaissent pour cause une dent cariée ou une racine frappée de consomption. Cette fistule est caractérisée par on petit ulcère, le long de la base de la mâchoire inférieure, ayant dans sou milieu uue ouverture à bords calleux et tuméfiés, et fournissant un ichor séreux que l'air dessèche ; un stylet introduit dans cette ouverture arrive jusqu'à l'os. Le traitement consiste à extraire la dent qui détermine la fistule aussitôt que des fluxions font craindre cette terminaison.

La nécrose survient après la suppuration ou la dé- ^rganisation de la membrane de l'alvéole ; les dents j'ebranlent et tombent quelquefois spontanément , ou biens elle restent et entretiennent un écoulement purulent, fétide; lorsqu'on les arrache, ou trouve les racines rugueuses, jaunâtres ou noirâtres.

Veiustose, le spina ventosa., sont des maladies rares; on rencontre plus souvent l'inflammation de la membrane ulvéolo-deniaire, celle de \s. pulpe dentaire, autrement dites la périuclonttte et Vodontite, elles réclament le traitement antiphlogisti(|ue; on observe encore quelquefois Vossification de la pulpe dentaire et ses fongosités.

2" Dans les maladies des dents qui tiennent à leurs connexions, on remarque : les luxations; elles sont complète» ou incomplètes ; dans ce dernier cas , on peut replacer la dent, et elle continue de vivre; une dent luxée complètement peut même C-lre réintroduite dans l'alvéole et devenir immobile au bout de quelque temps.

La dénud/ition ou le déctiunssement des racines, les expose à l'accumulation du tartre beaucoup plus qu'à la •carie.

Le tartre est cette concrétion qui se forme sur les dents ; lorsqu'elle est encore molle, elle pretid le nom de limon ou enduit. Le tartre ac(|uiert quelipiefois une dureté extrême, cl finit par enchâsser les deuts presque complètement. On doit, par les soins de propreté, prévenir sa formation, en brossant, nettoyant souvent les dents ; lorsque, malgré ces soins, elles en sont encroûtées, il faut l'enlever avec précaulion, surtout si les dents sont déchaussée» cl ébranlée^.

3° Enfin, dans la troisième section, nous trouvons les anomalies de nombre; quel<|uefois il y a muiiis de trentedeux dent», qui est le nombre normal ; ce sont souvent les dents de sai/csse i\\\\ manquent. D'autres Ibis elles cxcideiil le nombre ordinaire, cela peut tenir à ce que les Aii»\i primitives ne sont pas encore tombées toutes, ordinairement pourtant, ce sont de véritables dents surnuméraires, et dans ce cas il faut en faire l'cxlr.iction.

La situation des dénis est quelquefois irrégulière ; ainsi on en trouve dans l'épaisseur de» os maxillaires, on a vu la racine tournée vers la gencive, et la couromie TerH le fond de l'alvéole; on en a observé sur lu vuùte palatine, et Jusque dans le pharynx, le» orbites, Ole. Ces dent» doivent Cire cxtraile» toute» le» fois que cela sera

(lOR^IblC.

\S arrangement des denl» peut élrc vicieux ; ainsi, quel-

quefois elles sont obliques en avant, en arrière, sur les cotés ; cette disposition tient bien souvent à ce que la se ■ conde dentition se fait avant que les dents primitives soient tombées, et alors la présence de ces dernières gêne l'évolution des autres; il faut donc, lorsqu'un engorgement douloureux annonce cette évolution, se hâter d'extraire la dent primitive qui la gène. Pour remédier à l'obliquité, lorsqu'elle se borne à une ou deux dents, on peut espérer de les redresser, soit an moj'en de ligatures fixées sur les dents voisines, soit à l'aide d'un petit appareil dont l'elTet est d'exercer sur celles qui sont déviées une pression forte et permanente; pour que ces moyens agissent convenablement, il faut souvent extraire une dent pour avoir de l'espace.

La forme des arcades dentaires peut être viciée, soit par leur proéminence, soit par leur inversion; malgré tous les appareils qu'on a pu imaginer, il est rarement possible d'y remédier.

Telles sont les principales maladies qui peuvent affecter les dents; en les énumérant, il a été fait mention des principaux moyens de traitement qui conviennent à chacune d'elles; des soins hygiéniques bien entendus peuvent contribuer à en prévenir plusieurs; ainsi, il faut éviter avec soin la formation du tartre, et son accumulation, par l'emploi journalier de la brosse, de l'éponge et des gargarisines d'eau fraîche, seule ou aiguisée de quelques gouttes d'eaux spiritucuses, mais non acides, ils pourraient nuire à l'émail des dents ; ces mêmes gargarisnies conviennent encore lorsque les gencives sont molles, timiéfiées ou saignantes, on emploie encore avec avantage, dans ce cas, une poudre composée de quinquina, de charbon, ou d'os calcinés, etc. Les cure-dents doivent être en os, en plumes d'oie, jamais il ne faut se servir d'épingles, de couteaux, ni d'autres corps trop durs. Les brosses doivent toujours èti'e douces. Indépendamment des soins de propreté, il faut aussi veiller à ménager les dents dans leur solidité ; ainsi, éviter les petits chocs qu'elles peuvent rccevoiren jouant avec des cailloux, des halles, des noyaux, éviter aussi de casser des noyaux, des cailloux, des noisettes, etc. L'usage de la pipe, surtout avec un tuyau dur, finit par y déterminer un vide, la fumée du tabac les noircit, etc.

Parmi les différents moyens indiqués pour le traitement des maladies des dents ou pour remédier aux accidents qui en sont la suite, il y en a un certain nombre qui demandent quelques développements, et qui sont traités séparément aux articles suivants : CACTÉnis.vTiox, Plombagk des dents, E.vtraciio.n des dénis, Odokt.\lgie, Odoniotechnie. F — n.

Dext (Zoologie). — Parmi les animaux vertébrés, ceux de la classe dos Oiseaux sont dépourvus de dents, les mâchoires étant enveloppées d'un bec corné; une disposition identique existe chez les reptiles ch(:loniens (tortues) qui en manquent également. Les auti-es groupes de vertébrés possèdent généralement des dents, sauf quelques espèces ou genres dont le régime alimentaire n'exige pas des organes de ce genre.

})cnts des Mammifères. — La plupart des animaux mammifères ont une dentition très-analogue à celle de l'homme, sous tous les rapports. Cependant on peut les partager en plusieurs catégories, au point de vue de la dentition ; d'abord, il en est qui manquent de dents, ce sont les Pangolins, les Fourmiliers, les Échidnés, le» Baleines, les Rorquals; les .Narvals n'ont pour toute arniiurc dentaire qu'une énorme dél'ense droite et latéralement implantée dans leur maxillaire supérieur; les Ornitliorliynques n'ont, au lieu dr dents, que des tubercules cornés rai>pelant la forme des de.its, mais dépourvus de racines et accolés seulement aux mâchoires. D'autres niannnifèivs, désignés par Blainvillesous le nom de mal-dentés, ont des dents trop semblables entre elles potn- être distinguées en incisives, canines et molaires; ils manquent surtout do dents molaires à plusieurs pivots radicu. laires; ce sont les Cétacés pourvus de dents, les Tatous, les Chlamyphores et les Paresseux qui cependant ont, en avant de leurs autres dénis, sur les côtis di> ni.u boires, des crocs pointus comparables à de vmKililr. (.Miciies. Les autres mammifères, nommés iic'/i-i/(///i > [lu lîlainvill(;, étaient distingués par Fr. Cuvier en manjunlvres a dcntiliun complète, possédant en mémo temps les trois sottes de dents, et inununifères « dentition incomplète, ceux qui n'offrent pus celte disposition. Les mamnnfères p.'unus des trois sortes de dents sont ceux de l'ordre dcs Çiiu<lrHmaiics, de l'ordre des Carnassiers, puis, parmi les .Marsupiaux, les Sarigues, les Thy lacines, les Dasyures, les l'érami'les, les PliaUuigers, les Potorogs, les Koalas,

DEN

parmi les Pachydermes les Hippopotames, les Cochons, les Plmcocliorcs, les Pécaris, le^ Tapirs, les Rliinocoros, les Damans, parmi les Ruminants les Chameaux, les Lamas, les Chevrotains. Les mammifères pourvus de molaires et d'incisives, mais dépourvus do canines ou n'en ayant que des rudiments, sont, ceux de l'ordre des Honneurs ■ les Pliascolomes, les Kangnroos, les Uléphants ; les espèces du genre Cheval; les espèces de l'ordre des Ruminants qui ont le front pourvu de cornes, et les Dugovgs. Sont dépourvus d'incisives et do canines les Oryctéropes et les Lamantins.

Dents des vertébrés ovipares. — Les dents dos vertèbres ovipares sont généralement dépourvues de racines ou munies seulement de racines rudimentaires analogues à celles des dents des mammifères cétacés ; tantôt ces dents ont une couronne conique plus ou moins incurvée à son sommet, tantût cette couronne est conformée en une plaque propre à broyer, etc.; mais jamais on n'y peut distinguer des incisives, des canines, des molaires. En outre, généralement plus nombreuses que celles des mammifères, les dents des reptiles et des poissons ne sont pas seulement fixées sur les os maxillaires et incisifs ; les os palatins, et, chez les Poissons, les arcs branchiaux, le vomer, l'os lingual, et parfois même les corps des premières vertèbres, en peuvent être armés. Très-variée déjà chez les reptiles, la disposition du système dentaire l'est encore bien plus et jusqu'à l'infini chez les poissons. Dents des Invertébrés. — Les mâchoires latérales des articulés étant elles mêmes des pièces cornées, tiennent lieu de dents pour saisir et pour mâcher les aliments. Quelques espèces, comme les écrcvisses, ont en outre des plaques cornées, jouant le rôle de dents à la surface mternede l'estomac. Les mollusques n'ont jamais de dents, mais parfois un bec corné, comme les céphalopodes. Chez les zoophytes on trouve quelquefois, comme chez les oursins, un appareil de parties calcaires, fonctionnant comme des mâchoires et comme des dents.

Pour l'étude des dents, consultez : G. Cuvier et Duvernoy, Anatomie comparée, 2<= éd\t.\ Fr. Cuvier, tes dents des mammifères considérées comme caractères zoologiques; de Blainville, Ostéographie; R. Owen, Odontoqraphie (texte anglais).

" Dent (Zoologie), — On donne encore le nom de dents, à cause de l'analogie des formes, aux saillies qui font partie de la charnière des valves des coquilles dans les mollusques bivalves et dans l'ouverture des coquilles univalves (voyez Coquille, Mollusq-es).

Ad. F.

Dentaire (Botanique), Dcnturia, Lin.; du latin den.s, dcntis, dent; allusion à la; forme des racines. — Genre de plantes Dicotylédones diohjpétales liypogynes, famille des Crucifères, tribu des Arahidées ; il est spécialement caractérisé par une siliquc à valves élastiques, planes et sans nervure. Les espèces de ce genre sont des plantes vivaces, à racines tubei'culeuses. La D. bulbifcre (D. bulbifera. Lin.), la plus commune en France, tire sou nom des petits bulbes charnus situés à l'aisselle de ses feuilles; ses fleurs sont blanches. La D. ù deux feuilles (D. diphylla, Mich.) vient dans l'Amérique septentrionale, où sa racine séchée est employée comme la moutarde et connue sous le nom de racine au poivre.

DP;.NTALE (Zoologie), Dentalium, Rond.; dulatinrfens, dent. — Genre d'^«ù<ia!<x- invertébrés, classé par Cuvier dans l'embranchement des J;'(/c«/es,dasso des .In^eïiyes, ordre des Tu'jicolcî. Sa coquille est conique et ouverte aux doux bouts. L'animal est musculcux, sans articulation sensible, et porte eji avant une sorte d'opercule charnu et conique, sur la base duquel est une tête aplatie. Sur la nuque, sont des branchies palmées. Les soixante espèces que l'on en connaît, habitent les côtes sablonneuses des mers équatoriales. Elles s'enfoncent verticalement dans la vase.

DENTÉ (Zoologie), Dentex, Cm. — Genre de Poissons, (le l'ordre des Acant/iontérygiens, famille dos Sparoides, qui a pour caractère distinclif l'existenrc ili' drnts coniques même sur les côtés des niâcliMiv,, i|iir|(|uus-uncs des antérieures s'avançant en grand, cin. li.i, saillants. Leur corps est comprimé, leur tête grande, leur nageoire caudale fourchue. On les trouve par troupes dans toutes les mers; leur chair est assez recherchée. On voit trèsabondamment sur les marchés de l'Italie, de la Dalmatie, de la Sardaigne, le D. vulgaire. Dentale des Italiens (D. vulgaris,C»v.] (voir la fiy. 7Gi)qni atteint t mètre de long et pèse uno dizaine de kilogrammes dans la Méditerranée. Suivant Duhamel, il y eii aurait de bien plus grands dans l'Adriutieiue. Son corps est argeulé et blcuâ-

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tre sur le dos avec des pectorales et la caudale rouges. C'est le poisson que les Latins nommaient Dentex, et les Grecs, selon son âge, Synagris ou Synodon. La Méditer-

ranée possède encore le D. ù gros yeux {D. macrophthalmus, Cuv.), qui mesure seulement U'",50 et se reconnaît à ses yeux très-grands.

DENTELAIRE (Botanique), allusion à l'emploi de sa racine contre le mal de dents. W«»îèaâ'0,Tourn. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, type de la famille des Piomhaginées. Les espèces de ce genre sont des arbres et des sous-arbrisseaux â feuilles alternes entières. La D. d'Europe (P. Europœa, Lin.) est une herbe vivace élevée d'un mètre environ dont les fleurs bleues violacées, groupées en épi, s'épanouissent en septembre et octobre, dans la région méditerranéenne. Cette espèce, regardée jadis comme fort efficace contre le cancer et nommée pour cela herbe au cancer est tombée en discrédit, la médecine actuelle ne lui reconnaissant plus que des propriétés émétiquea et purgatives. Parmi les espèces de dentelaires cultivées pour l'ornement, il faut citer la D. de Lady Lorpent (P. Larpentœ, Lindl.), introduite depuis 1848 dans nos jardins et originaire du nord de la Chine ; elle donne pendant tout l'été de belles fleurs bleues passant au violet et disposées en bouquets compactes. A. L. de Jussieu nommait dentelaires la famille des Plumbaginées (voyez' ce mot). Caractères du genre : calice tubuleux à 5 dents, corolle hypocratéri forme, 5 étamines non saillantes, ovaii-e à une loge et à 5 stigmates ; fruit capsulaire accompagné du calice persistant. G — s.

DENTELÉ (Mcscle) (Anatomie humaine). — Ce nom a été donné à plusieurs muscles du corps humain : ainsi le grand dentelé; les petits dentelés ou dentelés postérieurs, distingués en supérieurs et inférieurs. Le petit pectoral a aussi été désigné par quelques anatomistes sous le nom de petit dentelé antérieur.

Dentelé {Muscle grand), costo-scapulaire de Chaussier. — Muscle large, couché sur la partie latérale de la poitrine et en partie caché par l'épaule. Il s'attache par son bord antérieur aux huit ou neuf premières côtes par autant de digitations ou dentelures (d'où lui vient son nom) dont les quatre ou cinq dernières s'entre-croisent avec les digitations du grand oblique de l'abdomen; en arrière, il s'attache au bord interne de l'omoplate. Par ses contractions, ce muscle lire l'omoplate en avant ou les côtes en dehors et en haut.

Dentelés (Muscler petits). — Le supérieur [dorsocostal, Chaus.), mince, étroit, situé dans le haut de la région dorsale,' s'attache â l'apophyse épineuse delà dernière vertèbre cervicale et aux trois ou quatre premières dorsales, d'une part; d'autre part, aux quatre côtes qui suivent la seconde par autant de dentelures. L'inférieur {lombo-costal, Chaus.) va des deux dernières apophyses dorsales et des trois premières lombaires aux quatre dernières, où il présente les mêmes digitations que les précédents. Le premier de ces muscles élève les côtes, le second les abaisse et les porte eu dehoi-s. F — N.

DEiNTELLE de meu (Zoologie). — Nom vulgaire de certains polypes du groupe des Millépor.es.

Dentkli.e de Vénus (Botanique). — Espèce d'algue nommée aussi Anadyomènc et que l'on trouve souvent parmi les dilïérentes productions qui constituent ce qu'on ai)|>elle la Mousse de Corse.

DENTIEIl (Médecine). — Pièce adaptée aux arcades alvéolaires et servant i recevoir et à soutenir les dents artilii-ielles.

DENTirUICE (Chirurgie), du latin fricare, frotter, et dentés, dents. — On appelle ainsi certaines préparations phannaceutiques, sons forme de poudre, d'opiat ou de teinture, qu'on appliqui' sur les deut^ au moyen d'une brosse molle pour les ni'llover. On y njoulo le plus souvent quelque substance aronuiti<iue, et i|uel.iuefois une substance propre à colorer les gencives et les lèvres, comme la cochenille. La plupart des dentifrices sont acides,

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pour poHvoir dissoudre les concrétions connues sous le nom de tarlre; mais cette acidité a l'inconvénient trèsgrave d'attaquer l'émail et de prédisposer les dents à la carie; il faut donc éviter avec soin les dentifrices trop acides. Le charbon et le quinquina réduits en poudre impalpable forment une poudre dentifrice très-saine; d'autres dentifrices contiennent un alcali libre, saturant les acides que peut renfermer la bouclie,et servent de préservatifs contre la carie. On peut recommander comme dentifrices la poudre de charbon magnésienne parfumée à l'essence de menthe ; la poudre que l'on obtient en mêlant parties ég.iles de charbon, d'écorce de quinquina et de crùrae de tartre porphyrisés ; enfin, la teinture dite eo!< de Butot, dont voici la formule : semence d'anis, :0 grammes ; cannelle concassée et girolle, de chaque, 5 grammes; huile volatile de menthe, 'î^',50; faites infuser pendant sept à huit jours dans : eau-de-vie, SGO grammes ; filtrez et ajoutez teinture d'ambre, 05',35 ; quelques gouttes dans un verre d'eau pour se brosser les dents et rincer la bouche. F — N.

DENTIROSTRES l'Zoologie), du latin dens, dent, et rostrum, bec. — Piemière famille de l'ordre des Pas<icrcmix, classe des Oiseaux, qui réunit les genres où l'on observe une échancrure plus ou moins apparente de chaque côté et à l'extrémité de la mandibule supérieure. Les espèces très-nombreuses de cette famillesont pour la plupart insectivores; les piesgrièches, cependant, recherchent les petits animaux. Les principaux groupes qui la composent sont : les Pies-grièclic^, les Gobe-mouches, les Tungaras, les Merles, les Marlins, les Chocards, les Loriots, les Goulins, les ilémires ou Lyres, les Becs-fins, les Ma»ahi/ts, les Eurylaimes.

DENTISTE (Médecin) (Médecine). — On donne ce nom au chirurgien qui exerce spécialement cette partie de la médecine ou de la chirurgie qui a pour objet le traitement des maladies de la bouche et en particulier celles des dents. On est porté :\ croire que l'art du dentiste a toujours formé une branche spéciale et séparée. Galien les appelait médecins dentaires. Le dentiste doit joindre aux connaissances d'anatomie, de physiologie, de médecine et de chirurgie pratique spéciale une grande dextérité de la main, une certaine connaissance de la mécanique et, de plus, celle d'un grand nombre d'opérations d'orfèvrerie. Indépendatnment des conseils que les dentistes peuvent donner pour la conservation des dents et des prescriptions thérapeutiques qui ont pour objet le traitement des maladies de la bouche et des dents, ils sont encore appelés à pratiquer plusieurs opérations dont les principales ont pour but : 1» l'extraction des dents ; 2° la cautérisation; 3" la prothèse dentaire; 4° le limage; 5° le plombage; C° l'enlèvement du tartre; '" la transplant.atlciii des dents ( voyez KxTnACTiON , CxtJTÉRisATiON, Denf {l'alhrilo'jie) , OnoMOTF.ciiME , etc. Il ne faut pas confondre lès médecins dentistes avec ces bateleurs qui s'établissent dans les carrefours et vendent au public des eaux, des opiats, des poiulres dont le seul mérite consiste & être le plus souvent inertes et sans effet. On doit savoir gré à l'autorité d'avoir interdit toute espèce d'opérations h ces ignorants jongleurs.

DENTITION (Maladies de la) (Médecine). — La dilTicnlté d'observer les maladies des enfants, a souvent fait attribtier à la dentition des maladies qui lui sont tout à fait étrangères; cependant il faut bien reconnaître que la première dentition est souvent la cause d'une niidtitude de dérangements dans la santé des enfants; elle devient qiieli|Uefoisune complication grave dans les maladies qui »e développent ;'i cet âge. Parmi les maladies locales causée» par lu première dentition, on peut signaler Vinflammnlion des r/encives; elle» sont tciulues, rouges, doulourenses au loucher; enmèuic temps, il y a de la rougeur des poinmel les, appelée vidgairemeiil p-iiT de dnds, la bouche est brûlante, il y a une soif ard'-ute, l'enfant est agité. Le Iraiieiiiiiil cnnsisie dans les boissons douces, les lavements laxatifs de miel, de décoction de pruneaux Mirtoul ii'il y a conslipation, de» sinnpisnu^s légers, eiilln des sangstiCH derrière lis oreille» si l'on craint une congestion cérébrale. Si, malgré lou» ce» moyens, la gencive reste gonflée, rouge, dnulourcuse, on y pratl(|iie une petllc incision en croix pour mctlie la denl nu jour. On observe nuBdi quelqiiefol» dans celte iiiflammalion de» opliilie» (voyez ee mot) cl des plaques coucnncuscs sur

les lèvivs et l'intérieur des joues; cet accident cesse i mesure que l'inflammation diminue, et paraît en dépendre d'une manière absolue. Parmi les maladies sympathiques de la première dentition, on observe particulièrement les convit/siims (voyez ce mot) ; on rencontre souvent aussi des opht/iahnies, des broncliiles, des diarrhées, des érvptio7is cutnne'es; mais ces affections accidentelles ne demandent aucun traitement spécial. On observe encore à cet'e époque un flux diarrhéique screiix, c'est-à-dire des selles aqueuses pins ou moins claires, jaunes ou verdàtrcs, avec ou sans vomisf:e!nent, caractérisé par la tristesse, l'abattement, la langue est sèche et blanche à la base. Cette affection est grave, elle a beaucoup d'analogie avec le choleratnorbus. Le tra;t> ment consiste dans la diète , les boissons gommées, les lavements émollients, les cataplasmes, puis les bains, les lavements opiacés, mais avec une extrême prudence ; enfin, les siuapismes, les vésicatoircs. Cependant il n'est pas rare de voir la dentition se faire sans lus accidents que nousvenons de signaler; dans tous les cas, on devracraindrc la constipation, et si elle survient, la combattre par de légers laxatifs. Si les gencives sont gonflées, on les frictionnera légèrement avec du miel, de la décoction de lin, dont on enduira un bâton de réglisse, une racine de guimauve, etc. Les hochets en os, en ivoire, en or ou eu argent sont un pou durs pour les gencives qu'ils peuvent rendre encore plus résistantes, il faut les employer avec discrétion. La seconde dentition peut produire ù peu près les mêmes maladies que la première, mais on observe plus particulièrement les fluxions, les inflammations des ganglions sous-maxillaires et cervicaux : on ne retrouve plus les diarrhées séreuses ; mais les ophthalmies, les éruptions cutanées, et surtout des fièvres irrégulières, des toux nerveuses, sonores, sèches, etc. Dans ee cas l'incision de la gencive est quelquefois utile. Le traitement do tous ces accidents est celui qui a été indiqué plus haut, et on t;tchera surtout de prévenir les congestions cérébrales et les inflamm.ations. F — N.

DÉXUDATION (Chirurgie), du latin denudare, mettre à nu. — C'est la mise à lui d'un on plusieurs os, dépouillés, soit des parties molles qui les recouvrent, soit de leur membrane propre, connue sous le nom lie périoste (voyez ce mot). Elle reconnaît quelquefois pour cause une plaie, une fracture (voyez ces mots) ; d'autres fois l'inflammation du périoste, un épancliement purulent ou d'autre nature qui a détaché le périoste de l'os. La démidation d'un os se reconnaît par l'inspection simple, si le mal est à portée de la vue, et par l'exploration avec le doigt ou la sonde, si le siège de la dénudation est profond. La dénudation des os spongieux est souvent suivie de carie, celle des os longs de nécrose. Le traitement varie suivant les causes qui l'ont déterminée, la profondeur à laquelle est située la partie dénudée, la stniclnrc de la partie du système osseux sur laquelle a lieu la déiuidation, etc. (voyez Os, Cahie, Néciiose).

DÉPILATIOX et DÉPii.vïOijiE (Chirurgie), du laliu ;)i- /hv, poil, et de, privatif. — Opération qui a pour objet d'enlever les cheveux ou les poils de la surf;ice du corps. Oii emploie pour cela deux procédés; le premier consiste dans l'arracbement pur et simple, il porte le nom d'c'/nlalinii. Dans le second, ou fait tomber les poils en détruisant les bulbes de manière h les empêcher de repousser. Cotte méthode était répandue dans rauli(|uité, chfi les Égyptiens, les Chinois, les Grecs, les l!oni;iins. Les substances propres à cette pratique portent le nom de ilp/u/a loires, et ont pour principe l'action dissolvante des corps énergiquemeut alcalins, sur les productions épidermiques. Le plus célèbre dépilatoire est le rtisma de-s Orientaux (chaux vive, •(, sulfure jaune d'ai-senic, I, bouillis dans ; litre d'eau d'une forte lessive alcaline), avec leipiel on frotte les parties velues, qu'on lave aussitôt ;■! l'eau chaude ; ce dépilatoire est d'une grande énergie et son emploi exige les plus grandes précautions pour no p.is iiriter la peau et la creuser. On se contente quelquefois d'un mélange de chaux et d'orpiment qu'on humecte avec (le l'eau tiède au moment de s'en servir; quelques liersnniiesy ajoutent de l'axongc et en fout une pommade. Il existe encore luaucoup d'autres préparations dépilatoires, qui toutes off'rent des dangers,

or.PIQD.M'.E (Agriculture). — Voyez ÉcRENAct:,

DÉPLACEMENT (Mi^tiiodk de) (Chimie). — Elle .1 pour but de sépai-er aussi complètement et aussi économiquement que posf-ible lui corps soluble de matières insolubles dans lesqiu'lles il est engagé. On place les matières i épuiser dans un liquide, ordinairement l'eau ; la dissolution s'opère par un lavage plus ou moins pro-

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