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DÉP

longé : c*est ce lavage qu'il s'agit de roiidre méiliodiqup, afin que l'épuisement soit presque complet et que. les liiiueurs obtenues soient très-i-iclies en matières solubles, de sorte que les frais d'évaporation du liquide soient peu considérables.

C'est ainsi que l'on sépare le salpêtre des matériaux salpêtres, que l'on raffine la soude brute pourobtcnir le sel de soude, que l'on peut épuiser la pulpe de betterave du jus sucré qu'elle renferme et que l'on prépare une foule de produits chimiques et pharmaceutiques.

Principe. — 11 consiste à ajouter une nouvelle quantité d'eau à chaque lavage, en la faisant agir d'abord sur des matières presque épuisées déj;"i, puis en larepreuant pour la faire agir sur des matériaux plus riches; ainsi les solutions déjà chargées ne sont jamais en contact qu'avec des matériaux riches, et les solutions peu concentrées avec des matériaux presque épuisés.

Application. — Pour mieux faire comprendre le principe de cette importante méthode, faisons-en l'application au salpêtre.

Supposons qu'on ait mis dans une cuve t mètre cube de matériaux qui renferment 40 kilogrammes de salpêtre soluble, et qu'on ait versé par-dessus 500 litres d'eau, quantité plus que suffisante pour dissoudre les matières solubles. Au bout de dix heures, on fait écouler 260 litres environ ; les autres 250 litres sont retenus par la matière. On remplace les 250 litres écoulés par 250 litres d'eau pure. En répétant l'opération un certain nombre de fois, on obtient des liqueurs A, B, C, D, K, F que l'on enrichit encore ensuite pour diminuer les frais d'évaporation. Les tableaux suivants ferontsaisir immédiatement lesrésultats obtenus ;

.IQCE

Eau. Salpil. Eau. Sulpfl.

I reste 250 20,00 ).

louajoute 2oO j'

!•■""=.••: ?50 10,00 !(, 2gj, 5^o„

li 250 10,00

\ on ajoute.

/este 250 6,00) Q j j 5,

I on «joute 250 j" '■■'^ ''^^

,; /reste 250 2,5011. o^n 10-

^ ionajoule 250 .....] "= 250 1,2=

g (reste 250 1,25) F 250 n,(;3

I on ajoute 230 j liqutnr peu riclu

Donc, avec 1 750 litres d'eau on obtient 1 500 litres et 39', 38 de salpêtre.

Si, au lieu de faire ces Lavages successifs, on avait versé immédiatement 1 750 litres d'eau sur le mètre cube de matériaux et qu'on eût aussi retiré 1 500 litres de liqueur en laissant 250 litres sur les matériaux, cette dernière dissolution, qui est le septième de I 750, aurait retenu le septième de salpêtre, c'est-à-dire 5'',7.

Donc, en évaporant les I 500 litres, on ne retirerait que 40 kil. moins 5'',7, c'est-à-dire 34', -3 de salpêtre, tandis que, dans la méthode des lavages successifs, on a obtenu 39", 38.

Montrons maintenant commenton enrichitcesliqueurs A, B, C, D, E, F. On réunit les deux premières liqueurs A et B dans une deuxième cuve, ce qui donne 500 litres que l'on fait passer sur I mètre cube de nouveaux matériaux salpêtres. En eniplo3'ant ensuite les liqueurs C, D, E, F, on obtient de nouvelles liqueurs A', IV, C, D', E', F', G' qui sont de plus en plus riches en salpêtre, ce que l'on voit immédiatement par le tableau suivant :

MQUsoie; ostBnces.

Eau. Salpùl. Eau. S,al|>>!t.

A et B ou.. 500 30,00 |

avec 40,

reste 250 35,00

on ajoute C 250 5,00

reste 250 20,00 i f-, „„ ,, „.

on ajoute D 550 2,50 1^ -ou 11,.:

reste 250 11,25 î „, „.,„ , ,.. ■ ,,, „

on ajoute E 250 1,25 | ° ^"^ ^'-■' «S'nulable a C.

reste 250 6,25 I „, „.„ , ,, ■.,■.,-„

on ajoute F 250 0,f,3 j "^ "" ''" assimilable a D.

o"ljoùtè;! 250 ^'"|f"250 l,7i assimilable à E.

reste 2S0

on ajoute.. 230

(•."0 I ,. „~n tK (if> ( assez riche pour 0,00 ( ^ -^^ ^^■'"' i être évaporée

B' 250 20,00 iJentiquc.i A.

assimilable <î U.

G' 250 0,3G assimilable à F.

La liqueur A' est assez riche pour Ctre évaporée ; on fait passer Ins six autres sur de nouveaux matériaux salpêtres, et ainsi de suite.

La nmrclic précédente surtit sans doute pour en faire

comprendre la méthode; mais on la réalise plus simplement et plus rapidement de la manière suivante :

Supposons une série de cuves placées en gradins les unes auprès des autres et port.ant chacune un déversoir qui transmet leur trop-plein dans la cuve inférieure qui la suit immédiatement.

Supposons encore que dans cliaciuio de ces cuves remplies d'eau soient plongées des caisses plus petites, dont le fond est formé par une toile métalli(|ue percée de trous et qui sont remplies avec les matières déjà plus ou moins épuisées : la caisse du bas renfermant des matériaux frais et la première d'en haut les matériaux les plus épuisés.

Si l'on fait arriver do l'eau pure sur les matières dans la caisse supérieure n° I, elle dissout les dernières subst.ances solubles, traverse le fond pour se rendre dans la cuve, puis tombe par le déversoir dans la caisse de la cuve n" 2; là, file rencontre des matières plus riches, elle se charge encore davantage et retombe parle déversoir dans la caisse de la cuve n° 3, qui renferme des matériaux encore plus riches. Elle en dissout une nouvelle quantité et p.asse dans la caisse n" i, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle arrive, chargée de tout ce qu'elle a déplacé, à la cuve inférieure qui renferme des matériaux frais. A des intervalles de temps convenables, on rejette les matériaux complètement épuisés de la caisse supérieure, on remonte chaque caisse d'un gradin et l'on replace dans la cuve inférieure une caisse chargée de inatériaux fr.iis. Au lieu de déplacer le liquide, on pourrait dépl.acer les matières à épuiser qui seraient transportées d.ins des paniers en tôle percée de la cuve inférieure à la cuve supérieure, en p.issant successivement par les cuves intermédiaires. La matière s'épuise ainsi en restant plongée un temps convenable dans des eaux de plus en plus faibles, et enfin dans de l'eau pure, tandis que celle-ci, suivant une marche inverse, se charge de plus en plus en descendant d'une cuve à l'autre par des déversoirs, jusqu'à ce qu'elle arrive aux chaudières d'évaporation.

DÉPÔT (Médecine, Chirurgie), du latin deponere, déposer. — (;o mot s'emploie, en médecine, pour désigner les matières qui se précipitent de l'urine par le refroidissement.

En chirurgie,le mot dépôt est à peu près synonyme d'abcès; mais il convient de l'appliquer surtout aux aicès froids, aux ahcès par congestion , et surtout aux collections purulentes formées par des matières sorties de leurs voies n.aturelles.

DiiPOTS ERRATIQUES (Géologic). — (Voycz Transport [terrain-i dç\).

DEPRP:SSIOi\ (Astronomie). — C'est l'angle que le rayon visuel mené à l'extrémité de l'horizon visible fait avec le plan horizontal. Si l'on détermine cet angle sur mer, on reconnaît qu'il est le même dans tous les sens, ce qui résulte de la sphéricité du globe terrestre. Appelons a l'angle de dépression, h la hauteur de l'observation, R le rayon terrestre, on trouve entre ces quantités la relation cos a = Tpp-^; de sorte qu'une observation bien exacte de la dépression, à une hauteur connue, pourrait fournir la valeur de R. Réciproquement, ce rayon étant aujourd'hui déterminé, on pourra former une ta/jte de de'pressions.

Les marins en font usage pour corriger la hauteur des astres mesurés à l'aide du sextant; car dans cette observation ils confondent l'horizon visible avec l'horizon vrai : la hauteur observée est donc trop forte de la dépression. Malheureusement la réfraction, dont la valeur n'est jamais connue d'une manière précise, altère l'exactitude des tables de dépression. On se sert encore de l'angle de dépression pour calculer la plus grande distance D à laquelle un objet peut être aperçu. On a en effet la relation tanga= j^, d'oil D = Rtanga. Onsaura,parexeniple, à quelle distance on se trouve de la terre au moment où l'on commence à en apercevoir le rivage. Ainsi un œil placé à 2 mètres au-dessus do l'horizon \ie peut apercevoir un objet placé sur le sol à une distance qui surpasse 5 kil. D'une hauteur do 07™,5, la vue peut s'étendre à 32 500 mètres.

Les tables donnent la dépression apparente, c'est-,\dire diminuée di; la réfraction qui tend à irlrver l'horizon. Elles donncnl éguliMiient la ilislan.'' (!'■ la limita de l'horizon. Cette distance est ordinairement exprinue en lieues de 25 au degré ou de 4 444 mètres. La hauteur est exprimée en pieds, parce que les marins ont eiicoro

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