DER
conservé cet usage, et ou la counait une fois pour toutes sur le navire où l'on observe. Ainsi une observation étant faite à 10 pieds d'élévation, on trouvera qu'il faut retrancher des hauteurs observées 3'I1",9, et que la distance où l'on cessera d'apercevoir le rivage est de
1 lieue ô (voyez Réfbactiox).
IlAlTElî;
DÉPr, ESSION
u-Jeiîii; de la îuifjcc de la mor.
du l-liùr.ioi..
iO 34
DÉPRESSOIRE (Chirurgie), du latin deprimere, abaisser. — Instrument dont on se sert après l'opération du trépan pour abaisser la dure-mère et placer entre elle et le crâne un morceau de linge coupé en rond, traversé par un fil et connu sous le nom de sindon (voyez ce mot). Le déi)ressoire est une tige de fer montée sur un manche et terminée par un bouton aplati.
DÉPURATIFS (Médecine), du latin depiirare, purifier. — Médicaments qui passent pour avoir la propriété de détruire ou d'éliminer du sang et des humeurs les maitières hétérogènes qui peuvent les altérer. On pourrait 'dire, i ce point de vue, que presque tous les médicaments sont dépuratifs. Cependant, ce nom a été plus spé- |Cialement appliqué aus médicaments amers, diurétiques, sudorifiques qui excitent l'énergie vitale et activent les cxciétions ; tels que les sucs dépurés de fumeterre, de chi- 'corée sauvage, de cresson de fontaine, de cerfeuil, les 'extraits de houblon, de pissenlit, le vin et le sirop antiscorbutiques, les tisanes de patience, de bardane, de saponaire, de douce-amèro, de i)eiisée sauvage, les bois de gaiac , de sassafras , la salsepareille , la racine de squine, etc.
DÉRIVATIFS, Diir.ivATioN (Médecine), du latin derivare, détourner. — Trop souvent impuissante à guérir ;directement une maladie, la médecine la combat en provoquant sur un autre point du corps une affection moins grave et le plus souvent passagère, qui, en occupant une partie des forces vitales, les détourne du mal plus grave qu'il importe d'entraver. Cette pratique se nomme la médecine de'rivative ou par dérivation, et les médicaments employés à cet effet sont dits dérivatifs ou encore révulsifs. Les vomitifs, les purgatifs sont les agents de la dérivation vers les voies digestives; les sudorifiques, les sinapismes, les vésicntoires, les ventouses, les moxas, les sétons dérivent vers la peau; les émissions sanguines sont des moyens de dérivation plus générale. Un premier principe important à suivre, c'est de ne jamais provoquer l'action dérivativesur un organe plus important que celui qui est primitivement malade. Eu second lieu, il faut observer tous les signes qui peuvent annoncer une dérivation naluiclle vers tel ou tel organe et, si elle n'olTre aucun danger, la fni'oriser aussitôt, car la nature emploie souvent elle-même ce procédé de guérison dans les maladies.
DÉRIVÉES (Analyse mathématique). — La dérivée d'une fonction j/ — /j: relativement à la variable x dont elle dépend est la limite du rapport de l'accroissement de In fonction à rnccroissciuent correspondant de la v.v riablc. Apiiclons ix l'accroissement donnéix, iy celui qui en résulte pour y, de telle sorte que l'on aiti/ -|- Ay = '/(x-J-Aa), cl, par suite, ^i/=f(x ■+■ Ai) — fx,
itf fi-c + ix) - fx
Considéfon» celle fraction qui est le rapport des accroissenieiil» Uni» de 1/ fia. Si l'on y suppose que Af décroisse Imlélliiinienl, ce rapport tend, i;n général, vers une cerliiini' limite qu'un nunimu lu dérivée du lu fonction. On la (li'siKiio par l'une de-, notations ij' ou f{x). Donc jiar délinilioii :