V ='■"• V, = '"» TT
Dans le calcul différentiel, cette dérivée est représentée par ^ , quotient des deux difl'érentielles d// et dx.
Les accroissements correspondants Ax et Xij de la variable indépendante x et de la fonction y peuvent être positifs ou négatifs; on leur donne cependant toujours le nom d'accroissement, mais il faut se rappeler que ce mot est pris dans un sens algébrique et peut signifier diminution.
Soit la fonction algébrique, rationnelle et entière :
Ax'" -t- Bi'"-'-
Remplaçant x par a- 4- Ax , calculant l'accroissement de y, et divisant par Ax, on trouve :
où les termes représentés par des points contiennent Ax en facteur; il en résulte qu'à la limite, pour Ax^O, ces termes disparaissent et l'on a simplement
y' = m.Kx
On remarque que ce nouveau polynôme, qui est la dérivée du polynôme proposé, s'obtient en multipliant chaque terme par l'exposant de x dans ce terme, et diminuant l'exposant d'une unité. Comme cas particulier, la dérivée de X est I.
On définit quelquefois en algèbre le polynôme dérivé comme étant le cocflîrient de la première puissance de h dans le développement du polynône où l'on remplacerait X i>arx + ''- Il est facile de reconnaître que cela a lieu effectivement. La définition de la dérivée, donnée plus haut, n'est donc pas contradictoire avec celle qu'on donne en algèbre, mais elle est beaucoup plus générale et s'applique à une fonction quelconque.
Une dérivée étant connue, on peut se proposer de retrouver la fonction primitive, c'est-à-dire la fonction dont elle est la dérivée. Cette recherche, qui est l'objet du calcul intéf/ral, n'est pas susceptible d'une solution générale, tandis que, quelle que soit une fonction donnée, on en peut toujours obtenir la dérivée. On peut, en partant de cette définition, déterminer la dérivée des fonctions simples employées dans l'analyse; ainsi, par exemple :
!/=sinx y'= cos x
lose
y = lug X t/ — ——
Nous renvoyons le lecteur, pour la théorie des dérivées, aux dillérents traités de c.ilcul différentiel et d'algèbiv, cl p"Ui- les applications, aux articles Tancuntes,
MA\1\U il MIMMA, CaLCII. Dn-FLUENTIEL. E. R.
D1'.1\.MA.\ VSSE (Zoologie), Dermanyssus , du grec dcrnia, peau, et h!(«(5, je pique. — Genre tV Araclmides, de l'ordre des Arachnides trachéennes, famille des Ho- Ictres, tribu des .icurides, établi, par Dugès, aux dépens des Acarus des auteurs. Les mites (acarus) réunies dans ce genre ont le corps mou, les iiieds antérieurs longs, une bouche conformée pour sucer. On eu compte cinq espèces : la i)luparl se nourrissent du sang des animaux. Le D. des oiseaux {!). avium. Dugès), qui vit en grandes réunions dans les cavités des cannes creuses employées comme bâtons dans les cages et qui, la nuit, sans doute, va sucer le sang des oiseaux endormis ; ce s.ing dont on les trouve gorgés les colore en rouge ou en brun.
DICUMATOLOGIE (Anatoniic, Médecine), du grec ilrriiiii, p(!au, et loyos, science. — Histoire scieutillquo de la peau à l'élal sain et à l'état malade (voyez Pkai).
I)i;HMATOSES (Médecine;, du grec dcrnia, jjcau. — Nom récemment adopté pour désigner d'une manièro générale les maladies de tu peau (voyez ce mol).
DERME (Anatomic), du grec denna, peau. — CoucliO fibreuse essenliellc de la peau (voyez Puai).
DI'^llMESTE (Zoologie), Dermesles, Lalr. ; du grec dei^ ini'sli's, ver qui ronge les peaux. — Genre d'Insectes, de l'ordre do» Citléo/jlércs, section des l'cntamères, famille des Ctavicornes, tribu des Jkrincstiiis, Ils ont des antennes do 11 articles, dont lus trois derniers forinenl une sorte de massue perfuliée ; In tôle globuleuse, petite et iiiclinéo ; corps ovuUiire, épais, conroxe
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et niTOiidi en dessus; mandibules courtes, peu arquées; palpes trfe-courlcs, filiformes. On en connaît dix-neuf i vingt espèces répandues. dans toutes les parties du globe. A l'état parfait, les dermestes ne méritent en rien leur nom, car ils vivent sur les fleurs, et les femelles seules recherchent des matières animales sèches ou putrides pour y déposer leurs œufs. Mais les larves qui naissent de ces œufs ont surtout attiré l'attention par les dégâts qu'elles commettent chez les fourreurs, dans les galeries d'histoire naturelle. Ces larves, quelles que soient leurs espèces, vivent toutes d'une façon analogue dans les magasins de pelleteries, dans les voiries, les garde-manger, les boutiques des charcutiers, des bouchers, sur les cadavres abandonnés à la surface du sol, partout en un mot où elles peuvent trouver des tissus animaux fibreux et tendineux. Elles appartiennent A cette catégorie nombreuse d'animaux de tous genres créés pour détruire les dépouilles animales dont la putréfaction pourrait devenir un danger. Ces larves sont des vers couverts de poils brunâtres très-peu serrés, formant une touffe à l'extrémité postérieure du corps; elles ont .3 paires de pattes cornées, et leurs mandibules sont fortes et tranchantes pour entamer les substances coriaces et résistantes qu'elles dévorent. C'est principalement contre ces larves que sont dirigés les divers moyens préservatifs employés par les taxidermistes, les pelletiers et fourreurs et les conservateurs de collections zoologiques (voyez FocanURES, NÉcaopiionE, TAXirEr.MiE). L'espèce la plus vulgaire est le D. du lard (D. lardarius, Fab.), long de Û°,0(1S, noir, avec la base des étuis cendrée et ponctuée de noir; il est très-commun dans les boutiques mal tenues de charcuterie. Beaucoup d'insectes dont les larves ont des habitudes analogues ont été désignés sous le nom de dermestes et appartiennent réellement aux genres Attagéne, Ne'crophore, Nilidu/e, Sjthciidie, etc. F. L.
DÉROCH.\GE (Technologie). — Ce mot est souvent pris comme synonyme do décapage (voyez ce mot), bien qu'il ait réellement une signification plus restreinte. Il doit s'entendre do l'opération qui consiste à enlever les corps gras et les oxydes à la surface des métaux ou des alliages, mais sans entamer le métal principal. On ne doit donc pas y employer les acides concentrés ou les actions mécaniques énergiques. Ainsi, le lavage de l'argenterie ou des bijoux à l'eau de savon, à 1 alcool, est un léger dérochagc. Si le cuivre de ces alliages précieux est oxydé, on enduit de borax (borate de soude), on chauffe, et ce fondant entraîne l'oxyde sans altérer le métal. De même on déroche au borax "les surfaces de tôle qu'on veut souder. C'est surtout pour la préparation des pièces de la dorure ou de l'argenture électro-chimique (voyez ces mots) qu'on distingue le dérochage du décapage. On qlaco les alliages cuivreux dans une bassine de fonte qu'on porte au rouge, afin de carboniser les matières organiques. Puis on les projette dans de l'eau acidulée sulfuriquc, i 12» B. environ, qui dissout les oy.yi.QS, sans allarjtier le cuivre. On enlève ensuite i la brosse ou ù la sciure chaude les parcelles carbonisées qui pourraient adhérer. Les pièces sont, alors rouges, même le laiton, car le zinc est enlevé à la surface. C'est ensuite que vient le décapage proprement dit, où l'o)i atlatjue le cuivre par l'eau forte, puis par le mélange d'acide azotique du commerce (eau forte) et d'acide sulfurique (vitriol), avec un peu de sel marin, ce qui forme une légère eaii légale. DÉnOClIliK (Technologie). — Opérer le dérochage (voyez ce mot).
UliSClî.NTl'; (Médecine). — Nom vulgaire donné aux 'leoiics crurides et iiKjuinalcs (voyez Hernie).
DF.SCBII'TIVE (Géométrie). — Science d'application qui a pour but de représenter les corps par des figures tracées sur un seul plan, tel qu'une fcuillede papier. Une li.i;ure plane peut être représentée sur une surface plane, sans que les proportions de ses parties soient altérées; les ligues doubles, triples, etc., les unes des autres dans l'objet, sont aussi doubles, triples, etc., les unes dos autres, dans la représentation de cet objet.
Mais il n'en est pas de même d'un corps ayant longueur, largeur et hauteur ; sa représentation sur nue surface plane,' qui n'a que longueur et largeur, est nécessairement altérée. Et cependant, dans la praticpie, toutes leii q\iestionsde géométrie .^ trois dimensions exigent, pour être résolues, que les constructions en relief,
nécessaires pour les résoudre, soient remplacées par de simples constructions sur des plans, équivalentes, et pouvant en définitive conduire aux mêmes résultats. Ce n'est pas avec une vue perspective d'une maison, semblable i celle du dessin d'un paysage, qu'un entrepreneur pourrait construire.
En créant la géométrie descriptive, Monge a donné des moyens génér.aux d'opérer toujours cette transformation : à Taide d'un très-petit nombre de problèmes généraux, invariables, résolus une fois pour toutes par des constructions imiformes, on résout toutes les questions de géométrie auxquelles peuvent donner lieu les arts da construction, la coupe des pierres, la charpente, la perspective, la fortification, le dessin des m.achines, etc. La géométrie descriptive est donc la théorie des arts géométriques : «C'est, a dit Monge lui-même, une langue nécessaire i l'homme de génie qui conçoit un projet, à ceux qui doivent en diriger l'exécution, et aux artistes qui doivent eux-mêmes en exécuter les difTérentes parties. »
Essayons de donner une idée de ces précieuses méthodes. Tout corps est un assemblage de points matériels. Voyons d'abord comment la position d'un de ces points dans l'espace sera remplacée par des constructions sur une feuille de papier.
S', pposez que ce point tombe sur une face plane et de nivMu (horizontale), un plancher, par exemple, il décrit en tombant une droite (verticale), perpendiculaire au plan, et rencontre celui-ci en un point. Ce point s'appelle la projection (de projicere, jeter) du point sur le plan horizontal, ou simplement sa projection horizontale. La verticale qu'il a décrite s'appelli ligne projetante. Le plan s'appelle le plan liorizontal de projection, p/a)î par terreon simplement Plan.
Si vous aviez la longueur de la ligne projetante et la projection horizontale, vous retrouveriez facilement le point. Si de ce point vous menez aussi une perpendiculaire sur un autre plan perpendiculaire au premier, vertical par conséquent, ou d'aplomb, la surface d'un mur bien uni, par exemple, le point où la perpendiculaire rencontre le mur sera la projection verticulcàw point du corps, la perpendiculaire sera une ligne projetante horizontale et le plan, le plan vertical de projection ou encore Véle'vation. La ligne d'intersection des deux pl.ans, du mur et du plancher, s'appelle /i^«erfe/e)')-e.
On peut réaliser cette disposition en pliant une feuille de papier en deux parties, l'une verticale et l'antre horizontale, comme le montre la figure.
Si, connaissant les projections verticale et horizontale, vous menez par ces projections des perpendiculaires aux plans de projection, vous retrouverez le point du corps i leur rencontre.
Donc, en génér.il, on peut se représenter la position du point dans l'espace, d'après les positions de ses projections.
Il y a plus: rabattez la position vertic;de de la feuille de papier, d'avant en arrière, sur la portion horizontale, les projections se trouveront alors toutes deux sur le même plan, la projection verticale au-dessus de la ligne de terre, la projection horizontale au-dessous. 11 en sera de même pour tous les autres points du corps. Ainsi, dans le dessin, qu'on nomme épure, il y a une ligne do terre, et des projections horizontales et verticales, et si vous voulez vous représenter la position des points dans l'espace, il vous faudra relever, par la pensée, le plan vertical autour de la ligne de terre comme charnière, et vous figurer toutes les lignes projetantes, les points matériels se trouvent t\ leurs extrémités.
Ces lignes projetantes existent sur l'épure, puisque co sont les distances mêmes des projections à la ligue de terre. A l'aide de notations particulières, on peut lire uno épure comme on lirait un livre.
Ainsi on voit dans la figure 7G!) le plan horizontal do projection IIH'T, leplanverlic.il Wl'i^i leur iiiIrr.MCtion ou ligne de terre LT; a et a' sont les proj. 'étions horizontale et verticale du poiilt A. Pour ramener le tout sur un plan unique, on suppose que le plan horizontal Ilir tourne autour de LT pour se rabattre et devenir
projectiûi
DES
DES
Ip „roIon°cmcnt d.i plan vertical VV avec lequel U ue ftu plus °q"-uu seul et même plau VV'W,'. Dans ce mo.tvemen le Plau horizontal aura décrit un quart de c, crrùrcnce; par conséquent, la projection horizontale a
sera venue en a", a"b étant égal à a'b, et, de plus, on voit que, dans le plan unique, ba" devient le prolongement de ba. C'est donc sur le plan unique VV'HH (kg. 7"0) que représente la leuillo de dessin et les deux • plans de projection dans leurs dimensions réelles que Ton trace effectivement toutes les constructions que 1 on est censé faire dans l'espace.
Puisqu'une ligne n'est autre chose qu'une smte de points, on pourra se représenter toute ligne de l'espace, quand on connaîtra sur l'épure les projections de chacun de ces points; mais il n'est pas toujours nécessaire d avoir toutes ces projections. Ainsi, les projections d une droite sont déterminées, quand on connaît seulement les projections do deux points de la droite.
Comme nn p/iin est une surface indéBmc, les projections de ses points recouvriraient les plans de projection ; on le représente plus commodément par ses intersections avec les plans de projection, puisqu'un plan est déterminé quand on connaît deux droites par lesquelles il passe. , ....
Pour représenter des surfaces courbes, il faut que ces surfaces puissent ûlrc définies rigoureusement; une surface est définie rigoureusement en géométrie descriptive, quand elle peut être regardée comme engendrée par une courbe qui se meut et qui, dans son mouvement, est assujettie à certaines conditions ou lois qui caractérisent le mode de génération de chaque surface.
Pour remplacer les constructions en relief par une épure, il faut donc connaître le mode de génération des surfaces. Le>i surfaces cylindriques et coniques sont ti-èspmployécs dans les arts : il est très-important, dans la pratique, d'apprendre à obtenir sur le papier tous les éléments nécessaires, soit pour les construire dans des conditions données, soit pour déterminer leurs sections par des plans on leurs intersections entre elles. Les pénétrations des surfaces cylindriques ont de nombreuses applications dans la coupe des pierres, dans les tuyaux de pofilcs et les embranchements des conduites d'eau. Sans entrer dans des détails qu'il faut étudier dans les traités spéciaux, nous ferons seulement remarquer que lorsqu'une ligne est parallèle îi l'un des plans de projiciimi, lu ligne se projette évidemment sur ce plan en vraie grandeur, de sorte que la courbe elle-même se trouve Htir l'épure.
Si, ce qui arrive le plus souvent, celle condition particulière n'a pu» lieu, on comprend pourtant qu'on puisse la réaliwT, w,it en changeant de plans de projection, soit en falunnt loiiriier le «yuttine des donnée» de la question outour de certain» ax<» convenablement choisi». On pourra ainsi arriver fk une position panicnlitro pour les donnéen, telle que la résolution de la question en ressorte ImmédiaU-mi-nl. I.a géométrie dcscriplivo donne de» mi.thudes générales pour ce» clunigrmitilH de plans ou ces fnouvemcnln ik rul'ilim . Ce» n'iéthodi-a «ont précieuses «nrtoiit on coqu'ellc» fnrreiit h »e représenter le» données géométrujue» ann» l'i-spncc cl liablliient ainsi l'esprit il ne pas «éparcr la réalité on rellof «lu dessin qui lu dénnil sur les plan» de projcclloii. C'c«l ainsi que, indé-
pendamment de sa haute utilité industrielle pour imprimer aux arts géométriques le caractère de précision et . de rationnante nécessaire à leurs progrès, la géométrie descriptive possède une propriété philosophique tres-iraportante au point de vue de l'éducation, car, eu habituant à considérer dans l'espace des systèmes de formes géométriques quelquefois très-composées, et à suivre exactement leur correspondance continuelle avec les figures tracées sur l'épure, elle exerce d'une manière sûre et précise Vwmqination, qui consiste véritablement à se représenter nettement et avec facilité, un vaste ensemble d objets fictifs, comme s'ils étaient réellement sous nos yeux. Pour l'étude de la géométrie descriptive, on peut consulter surtout les ouvrages de M. Olivier. L.
DÉSINFECTION (Chimie, Hygiène). — La désinfection, nui est siimportanteaupointdevuede l'Iiygiène, doit se proposer deux buts : prévenirl'inrection, la détruire quand elle existe. La ventilation est souvent un moyen suthsant lorsqu'il s'agit d'une cause constante d-mfection, coinme dans le cas des usines où l'on blanchit la soie ou la laine par l'acide sulfureux ou bien dos ateliers de dorure au mercure, ou enfin des lieux où sont réunis un grand nombre de personnes, comme dans les amphithéâtres, les sallesdc spectacle etc. On doit h D'arcet des travaux remarquables sur ce mode de purification de l'air, qui est le premier préservatif à employer. Les gaz méphuiques sont en général aspirés par une cheminée présentant un bon tirage, et de là ils se dévei-sent dans l'air à une grande hauteur. (Voyez Ve\tilation). On a recours aussi aux actions chimiques pour détruire l'infection ; le corps principalement employé est le chlore proposé par Ilalley dès 1785, puis, par Fourcroy et Thénard, et surtout Guyton-Morveauqui inventa un appareil à cet effet. Les gaz putrides et délétères contiennent en général de l'hydiogène dont le chlore est très-avide ; il y a donc destruction de ces gaz malsains, qui cèdent leur hydrogène au chlore. Une recommandation de Thénard, qui a une grande importance et que l'on devrait suivre plus souvent, c'est que si 1 on est obli''é de respirer pendant longtemps un air malfaisant connue celui d'un marais ou d'un fossé fétide, il est utile de se laver de temps en temps les mains avec une dissolution de chlore ; il en résulte ainsi une émanation de ce gaz qui dure plusieurs heures et est d'autant plus etticace que l'on a l'habitude d'approcher les mains de la hgure. Le chlore dégagé dans un appartement récemment peint, le débarrasse de toute odeur au bout d'un à deux jours. 11 est mal commode d'employer le chlore i 1 état de gaz ou de dissolution. Masuycr indiqua en KSiH 1 emploi du chlorure de chaux, puis, en ISi:', Labanaque en recommanda de nouveau l'emploi dans un mémoire qui fut couronné par la Société d'encouragement; la dissolution du chlorure de chaux dans i;.0 à '200 parties d eau est désignée sous le nom de luiueur de Labarraque. La cause la plus constante d'infection qui existe chez les particuliers, est la présence dos fosses d'aisances. Dans les gr.-iiides villes surtout, on doit prendre des précautions à cet égard. Au moment des vidanges, on désiufccte l-^>osse, il serait mieux de faire chaque jour ce que I on "o fait m -énéral qu'au dernier moment,seulemcnt les désinfectants qu'il faut employer ne doivent pas empêcher les déject ons de servir pour l'agriculture, pour qui elles sont une ressource que l'on n'utilise malheureusement pas assez. m'. Siret propose de jeter chaque jour dans les fosses une poudre qui est un mélange de sulfate de fer, plâtre, gou- Iron. charbon do bois, cli;mx vive ; la J;'l"^"^« ^f' °« • ce. time iiar jour et par individu. Le chlore, le sulfate de fèUisseui chimiquement; le charbon parait avoir „„,. ar,ir,n différente et qui n'en est pas '"<»"»„'5"0':|'^u^- Elle fut découverte en |-'.tO, P.•■'^''°^V"; K mitréfac bouillir avec du charbon, de la "»'«"«- .'iV"''»,^"Xe tion commence, cette viande est 'f*'"">« ^^t P^ y^^e miniiéo L'eau crouj.io, filtrée sur du charbon, peid son od èm-et sa saveur; elle devient bonne i boire, pourvu nue l'on ait eu soin de l'aérer. L'eau douce, conservée en Tr doit être gardée dans des tonneaux dont les douves Scharbonné's intéri,.irement. La vi-»le le po.sson restent longtemps sans s'altérer, quand on »'«»»«" les entovu'cr de charbon. Ce corps est employé on • Mocinepourdésin..,.,,.r.esu,cèr^et e».-^^
,,..1,. I pH,. rtécnuveite lleste enllii i\ dire que les gaz asp l^xian": .'d ^0 dé ;.g ont des liquides en .^rmentoU^et quel.p.efois au fond décavés ou do P»"S .P'"''^f,".„f''^ détruits par de la chaux en suspension dans 1 eau ou même peuvent être absorbés par du charbon de bois quo
DES
l'on apporte bien alhuiic, qui s'.Heiut au ecm du gaz et l'absoibcliiis ses pores. , ,, „
DESMAiN (Zoologie), M!/g(dc, Cuv. — Genre de Mammifères, de l'ordre des C'inumters, famille des Insectivores ■ avec les formes géucrales des musaraignes, ils ont le museau prolongé en forme de trompe, une <|uoue éc-iilleuse, aplatie latéralciucut et lus doigts des extrémités unis par une palmalure. Ce sont, eu conséquence, des insectivores aquatiques; ils vivent le long des ruisseaux, i peu prtsA la manière de nos rats d eau. Us deux espèces connues répandent une forte odeur de musc due à une humeur sécrétée à la base de leur queue. Le D. de Moscovic ou Rat mu.sqUK de biOenc (M moscovita, Cuv.), a 0°',40 de longueur du bou du iiez à celui de la queue; il a été bien décrit par Pallas, qui l'a surtout trouvé dans l'ouest de la Russie. Une autre espèce se trouve le long des ruisseaux du pied des Pvrénées, sur leur versant septentrional et en particulier aiix environs de Tarbcs, c'est le D. des Pi/reuees {M . m/renaïoa, Ueoff.), qui n'a guère que O^.'.'S de longueur totale, la queue plus longue que le corps.
DESMANTHK (Botanique), Dc'smantlms, Willd.; du «'rcc desmos, lien, faisceau, et nnlhos, fleur. — Genre de plantes Dicotylédones dmlupéta/cs pértgynes, classe des Légumineuses, famille des Mimosees, à tige ligneuse ou herbacée, feuilles alternes, fleurs eu épis; 5 pétales égaux ; U) ou 5 étamines saillantes; gousse à une seule loge, linéaire, sèche, s'ouvraut en 2 valves et renfermant iilusieui-s graines. Le D. effilé [D. virt/atui, •\\'ilkl ), originaire de l'Orient, est un petit sous-arbrisseau d environ 1 mètre, à fleurs jaunes groupées en épis capitules. Le D. à petite gousse {D. brach/lofms, Bentli.), de 1 Amérique soplenirionale, est une herbe vivace, àfleurs blanches Ces deux plantes se cultivent en serre chaude.
DESMIDIE Botanique), De^rniV/m, Agardh ; du grec ■li'smos, lien, chaine, et eido^, apparence. — Genre de plantes Cryptnaames ampliigriits, de la classe des Algues, type de la tribu des Desmidiées. 11 comprend des algues formées de lilaments prismatiques triangulaires, verts, assez roides, résultant d'une série de corpuscules anguleux qui, en se séparant de la plante mère, se développent en une nouvelle desmidie. La D. de Swariz (D. ^uartzii, Ag.) est la plus commune des espèces du genre. Elle habite les eaux douces des étangs ; on en trou\e aussi dans les marais tourbeux. Ses filaments sont d'un beau vert.
DESOCSTRUAÎS'TS, DtsoriLA^TS, DksopilAtifs (Mpi- CAMHNTS) i Médecine). — On nomme ainsi des médicaments (jui ont la réputation de combattre avec succès les obstructions, les embarras qui se forment dans les viscères, etc., de rétablir le cours du sang et de la lymphe. Les idées que représentent ces médicaments et les allections vagues et mal définies qu'ils sont destinés à combattre, n'ont plus guère cours dans la science ; il en sera dit quelques mots à l'article Obstkuction.
nrsOWlJATlON (Chimie). — Voyez Réduction. 1)1 SOI WIVnON (Médecine), du latin squama , éciiill.','et </f, privatif. — Exfoliation de l'épidcrine qui se détache delà surface de la peau sous forme d'écailles ou de lamelles plus ou moins grandes. La desquamation a lieu dans une multitude de circonstances; ainsi après l'action d'un vi sicatoire , i la suite d'un érysinèle, souvent dans les convalescences des m:iladies graves et surtout i la lin dos maladies éruplives, comme la rou- "eolo, la scarlatine, et dans quelques maladies chroniques de la'pi'au, tell-s que la teigne, les dartres furfuracées, squiunnieuses, clc. .
DESSÈCHEMENT des makAis (Hygiène, Agriculture). — Si le desséchrincnt des marais est une question impor lanle pour l'agriculture, à laquelle il rend des terres ferliles, il n'cr.t pas d'un intérêt moindre au point do vue de' riiyi^iène publique et de la santé des populali'iM^. Aiiciiiic cause n'agit avec aulant d'énergie q'ue rcxisicni-.c des marais, des élangs, des terrains bas et iiiaiéiHgeux,(tc., pour la production de ces grandes épidémies "qui désolent riiumanilé ; ainsi la peste n'a-t-elle pas pour berceau ces [ilagi's basses et inondées du Nil, où les vents du sud, souillant pendant une cinqnanlaine de jnui-s, vers l'équinose du printemps, se chargent des émon.ations i)ulrides s'cxhalant des substances animales et végétales que cette chaleur décompose dans les lacs formés par la retraite des eaux du fleuve'! (Larrey, l)escripliiin de l'Érji/ple ou Hecwil d'observations, etc. l'aris, 1812, xiV mémoiri'). F.l la fièvre jaune, cette plaie des Antilles et de tout le nouveau monde, dont le foyer d'iiifoclion siégeant vers les embouchuvcs des grands flou-
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ves,l'U!udson, la Delawaro, le Mississipi, la Plata, surbs rivages marécageux de la Marlinique, delà Vera-Cruz, dont elle décime les populations, exerce encore ses ravages dans les contrées voisines, soumi>es aux mêmes causes? Comment oublierait-on ce terrible choléra qui, parti dn Delta du Gange, sa patrie, a, dans l'espace de quelques années, empoisonné l'univers entier, sévissant principalement dans les régions basses et marécageuses? On ne cite ici que quelques-unes des locaUtés les plus remarquables. Les marais Pontius en Italie ; en France, les vallées marécageuses et les étangs de la Sologne, d'une partie de la Bresse, du Berry, du Forez, de la Charente, etc., dont l'insalubrité est proverbiale et tient justement ,\ ces causes signalées plus haut, sont autant d'arguments en faveur de la nécessité de procéder le plus qu'il est possible au dessécliemeiit des marais. Trop peu suivis en France malgré les ordonnances de Henri IV, de LonisXIV et des gouvernements qui se sont succédé, les travaux de dessèchement déjà commencés sous le premier empire ont pris sous le nouveau gouvernement impérial un développement plus considérable, surtout en Sologne. Mais si ces travaux ofl'reut pour l'avenir une utilité incontestable, on ne doit pas dissimuler qu'ils sont un danger réel pour ceux qui se livrent à ces périlleuses et utiles occupations ; c'est donc ici que l'on doit redoubler d activité dans la pratique de toutes les règles de l'iiygieiie, puisque les ouvriers qui y sont employés sont soumis de la manière la plus immédiate à l'action des miasmes délétères. 1° On devra choisir de préférence l'hiver et le commencement du printemps pour entreprendre les dessèchements, la température n'étant pas assez élevée pour favoriser la putréfaction des substances animales et végétales, sources des miasmes qui se dégagent. 2° Les ouvriers devront porter des vêtements propres à les préserver de l'humidité infecte au milieu de laquelle ils sont plongés. Ils devront être chaussés de longues bottes allant jusqu'aux cuisses. 3° On aura soin d'entretenir de distance en distance des feux pour corriger l'atmosphèu-e, et permettre aux liommes de se récliautïer, de se sécher et de prendre leurs repas commodément. 4" Chaque ouvrier devra être pourvu d'un flacon d'acide acétique oii de quelque substance fortement aromatique. 5° Le régime alimentaire devra se composer de substances nutritives sous un petit volume, la viaude, les œufs, etc. Le vin et l'eau-de-vie leur seront distribués, mais avec modération. G" Les ouvriers devront coucher le plus possible dans un endroit élevé, mais toujours éloigné des marais. En quittant l'ouvrage le soir, ils changeront de vêtements et les feront sécher. Il sera bon aussi qu ils se lavent avec de l'eau vinaigrée; dans tous les cas, la propreté la plus scrupuleuse est de rigueur (voyez Marais). Tout n'est pas dit pour la santé publique lorsque, le dessèchement opéré, ces terres nouvelles sont livrées i l'agriculteur ; les mêmes causes amènent les mêmes eflets etles miasmes délétères continuent à se dégager à mesure que l'on remue cette terre par les labours, c'est dire qu il faut continuer pour l'ouvrier les soins hygiéniquesindiqués plus haut, et ces soins devront être continués pendant un temps plus ou moins long, suivant la nature du sol, le de^ré d'humidité ou de sécheresse de la contrée, etc.
En général, les terres provenant du dessèchement des marais sont d'une grande fertilité, elles doivent pourtant être examinées avec soin parle cultivateur, parce qu elles reposent le plus souvent sur un sous-sol argilo-siliceux imperméable, qui demande quelquefois de nouveaux travaux d'assainissement, tels que fossés, pierrées, labours profonds, drainage, etc. (voyez ces mots et ceux de Sol, Amendement).
Quant aux travaux de dessèchement et aux grandes opéiations de ce genre, voyez Dkai.nage, E.Ai;jt (£/J«iicj«c«( Jti), InniGATioN.
On consultera : Kapport sur les marais Ponlins, par de Prony. — Mémoire sur l'assainissement des cta>i'/s, par M. Barré de Saint-Venant. — Considérations sur le desséclicment des lerruins marécageux, par L. \ao Bellegarde. Bordeaux, 1853. F — «•
Di:SSlCCATn'S (Médecine), du latin dessiccarc, dessécher. — Médicaments qui, selon l'expression vulgaire, tendent i (aire sécher les plaies. Les uns, comme la poudre de lycopode, la charpie sèche, le coaltar, absorbent le pus i mesure qu'il se produit et préviennent l'irritation qui résulte de sou libre séjour dans la plaio; les autres agissent eu même temps sur les tissus malades en leur rendant de l'énergie vitale; tels sont la poudre de tan, la charpie imbibée de tcintuic de quinquina ou (le chlorure de chaux, etc.