‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 274 sur 396 · DET · texte numérisé non relu

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TMJCçni IIRE (M.'dcciiie vétérinnire). - Op ration rjni

^^^! 4 P.tirner la sole du cheval. La desso ure J^ai-

.'vuè'e'tseXémplojée anjourd'hui ; oa la pratique da^s

î' „ riPDkrùredupied, de clou de rue complique etc.

On a rênon é à la des^solure complète, parce qu'apres 1 en-

Xr% Pfl eu Ta gulred-Tnconvénients ; la nouvelle moyen d'éclisses. d,;fpnte de la vapeur

,a^-:î:;'Sd^rs^^^e^-^ii'Fïià î^-^i^?^ia^;iu^;^isCTS^=--

/,X, d'une capacité trois ^"ft^f/," ^!^„^,^' '""' grande que celle du premier ("i|;^l»"«^'*^^];X''; ^ ^ Cette disposition se compose de de ix c)li ndies, a peu nr^s de même hauteur, mais de diamètres d ffcrcnts pia ?If r fn à côté de l'autre et portant des tiroirs de dis-

p." s lUe dé la iios^Uon du tiroir, elle passe au-dessus du piston sur lequel elle agit i Plci"^ pression ; i c mo

K dessus s'échappe dans le <:0"d^;f «"';-,,,t, ,,ec le. On obtient maintenant d aussi ^ons "suit .ts avec e

éloiiîné du cylindre monte et descend c cst-a-direouvi^ et Sie rou\er.uro qui communique la va,x.u à autre tiroir et que celui-ci ne ffs^e que monter •'^'o" 'f .r'X à ngit i pleine pression pen.lant la pr.mie o " "' , "J^ course du piston et par détente P'"''"" ,''"',''^° "l, " , îi°" On peut faire varier le degré de la .d~ «" ^' .'- ^'^ varier la vitesse du deuxième tiroir, mais il faut poui cna

"■■îi^'^l'^'Ôuve;:;; o» «père la détente a.ec la Uroir "m:.;^;^t;:m;';::,xre.iord,dnt^roirunolar^.r,^;s grande querelle d.souv,rtu,es 'l «dmis^-o'; (.7- "< ); ; cxrédnnl do larit-nr d.s nhord» du tiroir h appelle ,u' ^t?^ Ud^en-e ,s, d^;u,antplus^.ra,Hh. ;,»■-couvrement est plu» ™''»''''-''^''' ";.,Si» de vil.H,e du

i:îr^n:ï'liv,î^.rdétn,j^r^::;^'.'--.'"-

nroportionner la puissance de la maclimc aux résistances variables qu'elle doit surmonter, il n'y a d autres moyens nue de diminuer la tension de la vapeur dans la cUaudière et le cylindre, ce qui détermine une perte de puissance motrice. On a cependant cherché a faire varier la

course du tiroir à recouvrement, de manière à fj'i'-va.- Her auss la fraction de la course du piston pendant lanuelle s'ipère la détente; c'est là le but notamment de ?"coulissi^de Steidienson qui sera décrite à '^•'t'f^^'"^"- LtoerToutefois, au moins dans les machines fixes les meilleAu-s systèmes sont ceux de détente variable, dont nou'' allons indiquer les principaux.

On opère la détente par des glissières »îo6</e^ stir e ,ii-o î de distribution. Ainsi, on place sur ce nroi' deux o- issières ou plaques, percées de plusieurs ouvertures

cpllesdutiroir, la vapeur peut arriver, pai les caoïnei., iWaux ouvertures d'admission, qm la conduisent «1 es faces du piston, quand elles sont découvertes pai le fnrvementde va-èt-vient du tiroir. La course des glis- ™ ;r lut et Ihnitée d'une part par des « S'^s .,ui vien- , ont lutter contre la paro intérieure de la boite i vancnt butter coniicui y rencontrent une

peur, de autr , pai des ai angulaire de cette came, r'iiss^ s1n a 't'nlù^ t6t%u plus tard, et par suite la communication de la vapeur avec le cylindre. ï:^j:i:y yri.it Uposiûond^<^te«me,s^^^^

""'^•r hiTS -et nduè'Je la délente. Elle peut S vier ains d pufs le commencement de la course du variei ainsi a^^P"^ . ■ , p „ue la détente puisse va-

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les boules * '■'^/"''"V,, ;,',,">■ «-"t plus grande. Lors- '^'^"'Î;' •":;;■; eur'a 1 si .na^ïmîm de haii.eur, les ;!;^^',S^^ mu empiétement rapprochées des extréllli^éstiiioiret^ne livrent pU.^au<^n^as^S^^^

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d'un côté par la tige d "'M-tt 1 ,?';'«•; P»,, action; bjllo il vapeur et sur lecpRl 1. ;- 1' . ' ,^.,„|,^ s'articule i\ du coté opimsé, par une ''i^^, f ' l 'A^i'ext émité un galet ressort de . muette pm^tan ù ;;>';;,-J,,„.., ^J cet horizontal, situe pus uu ' " . , , entraînée dans lo

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un déplacement plus ou moins grand, duquel rûsuLc la v.uialion do la détente. La prossioi do la vapeur sur le piston ramène la plaque et l'on évile ainsi le clioc qui a lieu lorsque le tiroir se ferme par un ressort (machines Ficv). L.

DÉTERGENTS, Détehsifs (Médicaments) (Médecine), du laiin deleryere , nettoyer. —On désigne ainsi des su!;stances médicamenteuses que Ton emploie pour nettoyer les iilaies sanieuses, les ulcères languissants; la plupart de ces substances sont légèrement irritantes, et ont pour action de réveiller en l'excitant la vitalité des parties où siège le mal.

DÉVELOPPÉE (Géométrie). — Lieu géométrique des centres de courbure d'une courbe (voyez CoLr.BurE, En- VELorrEs).

DÉMCLOPPEMENT des ammaix, des végétaix (Pliysiologie). —Voyez RErnoDicTiox.

DÈVLN (Zoologie). — On donne ce nom à une espèce de Reptile du genre Boa.

DÉVIATION' (Médecine). — Voyez Gibbosité. DÉVOIEJIENT (Médecine). — Voyez Dunr.HÉE. DEXTF.I.NE (Chimie). C'^HioO'». — Corps neutre, amorphe, inodore et insipide, soluble dans l'eau et dans l'alcool aqueux ; sa solution dévie à droite le plan de polarisation de la lumière; de là, vient son nom de dextrine. Quand il est en forte proportion dans l'eau, il forme comme un véritable sirop, comparable à celui, que donne la gomme arabique; aussi emploie-t-on la dextrine pour remplacer la gomme dans l'apprêt des étoiles et dans 1 impression des tissus. La dextrine, qui possède la même composition que l'amidon, s'en distingue en ce qu'elle ne bleuit pas par l'iode, et qu'elle ne présente aucune trace d'oi-ganisaliou; elle se distingue du glucose en ce qu'elle est tout à fait incristallisable et tout à fait insoluble dans l'alcool concentré; elle se distingue des gommes en ce qu'elle ne donne pas d'acide mucique quand on la traite par l'acide azotique, mais bien de l'acide oxalique. On obtient la dextrine en torréfiant l'amidon à la température de 1 50° (Leîocome) ; seulement, dans ce cas, les dissolutions de dextrine sont colorées. On se procure une dextrine incolore en imprégnant l'amidon en poudre d'une petite quantité d'acide azotique dilué et la maintenant ensuite pendant quelque temps à une température de 100°. Ou a employé la dissolution de dextrine comme vernis; ou a utilisé en chirurgie sa solidification en masses dures pour former des bandages bien contenus autour d'un membre fracturé. L'étude chimique de la dextrine est due principalement à MM. Paj'cn, Dumas, Persoz, Heuzé. B. DEXTROVOLUBILE (Botanique), du latin dcxlrûi-sum, à droite, et volubilis, qui s'enroule. ■ — Terme employé pour désigner les plantes qui, comme le lieeron, les haricots, les volubilis, s'enroulent autour dos objets voisins, de leur gauche à leur droite.

DI.ABÈTE, Diabètes (Médecine), du grec diahainô, je p.ii-.c à travers? — Maladie caractérisée surtout par une sécrétion abondante d'urine plus ou moins chargée de matière sucrée. Cette affection, dont Hippocrate ne parle pas, a été signalée p.ir Celse, assez bien décrite par Arétéc de Cappadocc et après lui par Alexandre do Tralles. Méconnue dans sa nature pendant bien longirnips, il faut aller jusqu'au milieu du wii* siècle, à Willis à qui l'on doit d'avoir signalé l'existence du sucre dans les urines des diabétiques, et encore ce n'est qu'un siècle après (1178), que la démonstration en fut faite par le docteur Cauley ; un peu plus tard (180:!) les travaux de Nicolas et Guendeville, ceux de Dupuytrcn et Thénard (i80C), vinrent jeter de nous elles lumières sur celte question; cependant disons tout de suite qu'il résultait de ccsrechcrcliesque l'urinediabétique ne contenait pas sensiblement d'urée, et que colle-ci ne reparaissait, disait-on, qu'avec la diminution du sucre; tandis que l'on sait aujourd'hui que l'urée y existe en quantité normale en même temps que le sucre (Rose et Clievreul). Du reste, cette m.ilière sucrée, regardée pendant longtcmiis comme an.iloguc au sucre de fécule ou gli/cose, ce cjni avait fait donner à la maladie le nom de glycosurie, s'en disliiigue par certains caractères; et M. Cl. Bernard , lui avait donné le nom de sucre de foie (voyez Foik). Quoi qu'il en soit, ce sucre est cristallisable, plus ou moins abondant dans l'in-iiie, suivant l'ancienneté de la mal.-jdic, sa gravité, laconstitution du sujet, etc.

On consultera i ce sujet les Lccoh<: faites au collège de France, par M. Cl. Bernard, et le Traité de Physiologie de M. le profess.-ur Longct, article de la Nutrition.

Le diabète débute quelquefois lentement; il y a d'abord des rapports nidorcux, un goùl aigre dans la bouche qui

a de la tendance à se sécher, la salive devient blanche, écumeuse, bientôt le malade éprouve do la pesanteur à l'épigastrc, la soif se prononce, l'appétit augmente d'abord, l'urine, plus abond.inte que de coutume, inodore, incolore, semblable i du petit-lait clarifié, ne forme plus de dépôt et a une saveur manifestement sucrée. Plus tard cette excrétion augmente encore, la saveur sucrée est plus marquée, la soif est intolérable, la faim dévorante, et cependant le malade maigrit à vue d'œil ; la peau devient sèche, rugueuse, la salive de plus en plus épaisse ; les gencives sont molles, douloureuses, les dents s'ébranlent, l'haleine est fétide ; vers la fin, l'urine coule avec douleur, involontairement et presque sans interruption, l'amaigrissement est très-rapide, les jambes s'cedématient, toutes les parties des voies urinaires sont douloureuses ; il survient une tristesse, un abattement extrêmes, la vue s'affaiblit, le visage exprime la souffrance, le malade tombe dans l'assoupissement, et enfin il succombe dans le dernier degré du marasme, et dévoré jusqu'au dernier moment par le besoin de boire et d'uriner. Il arrive quelquefois que ces symptômes, .tu lieu d'arriver lentement (quelquefois pendant des années), se développent tout de suite avec une grande intensité en quelques semaines ; ce sont les cas les plus rares. Lorsque le retour à la santé s'effectue, il s'annonce par la diminution de la quantité de l'urine, qui perd peu à peu sa saveur sucrée, la soif dimiime aussi, l'appélitdevient moins intense, la peau s'humecte, il survient môme des sueurs, et peu à peu la régularité des fonctions se rétablit. Mais la durée de la maladie est toujours de plusieurs mois ou de plusieurs années. Les lésions cadavériques trouvées après la mort, sont souvent une hypertrophie des reins, qui ofl'rent de la pâleur et un tissu flasque et ramolli; d'autres fois ils sont congestionnés ; mais ce qu'il y a de plus remarquable, c'est la coexistence simultanée de lésions dans les poumons, surtout des tubercules, et parfois dans la moelle allongée. Quant à l'urine des diabétiques, abandonnée à elle-même pendant quelque temps, son odeur urineuse se dissipe bientôt, alors elle en contracte une analogue à celle du vin nouvellement fait, et elle a donné de l'alcool par la distillation; elle s'acidifie lorsqu'on l'expose à l'air et offre ainsi les caractères de la fermentation alcoolique.

Les causes du diabète paraissent être en général celles des maladies de langueur ; ainsi l'habitation dans les pays humides, brumeux, les souffrances physiques et morales, misère, privations, chagrins, épuisement par les maladies, etc. Les causes in ternes résident dans un désordre particulier delà nutrition dont le point de départ parait être dans le système nerveux de la vie animale. Le traitement quia le mieux réussi jusqu'ici c'est : un régime réconfortant, mais presque entièrement animal, du vin généreux, le café, le thé, peu ou pas sucrés (aliments azotés) ; un changement complet dans le genre de vie, l'habitation et les habitudes générales ; le plus d'exercice possible au grand air ; on joindra à ces moyens hygiéniques les opiacés, le quinquina, quelques gouttes d'ammoniaque (S ou 10) dans chaque litre de boisson ; des bains alcalins, de l'eau de chaux, de la magnésie, des eaux de Vichy, etc. F — ^.

DIABLE (Zoologie). — Nom viilgairement donné à di. vers animaux : D. de Java, Pangolin de Java ; D. enrhume', espèce de Tangara; D. des savanes, Aui; D, de mer. Baudroie commune; etc.

Diable (Bruit de) (Médecine). — Par comparaison avec le bruissement du jouet d'enfant noinmé diable, on appelle aia^i le bruit qui se fait entendre parfois dans l'aorte, les grosses .irtères, et en particulier dans les carotides ; il indique ordinairement une diminution dans la quantité des globules du sang, et est un des signes caractéristiijues de l'anémie et delà chlorose.

DIABOT'AM'M (Médecine), du grec dia, au moyen de, b'itanr, herbe. — On donnait ce nom à un emplâtre dans la composition duqviel entraient un très -grand nombre d'herbes, telles que : bardane, joubarbe, angéliquo, cigué, valériane, et que l'on appliquait comme résolutif sur les abcès froids, sur les engorgements chroniques.

DIACUYLO.N (Matière médicale), du grec dia, avec, et chylos, suc, parce que cet emplâtre était préparé avec des sucs de plantes. — Il y en a do deux sortes : le D. simple qu'on obtient en faisant cuire ensemble une décoction de racine de glaïeul, de l'huile de mucilage et de la litharge préparée. Le I). comjiosc'so, fait en ajoutant au diachylon simple, de la cire jaune, de la térébenthine, de la poix blanche, de la gomme aminoniaquo, du bdellium, du galbanum, du sagapenuin préalablement pui-iflés dans

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l'alcool. Ces emplâtres, et surtout le dernier, sont regardés eoinine résolutifs ; mais on les emploie particulièrement comme afrglutinatifs.

DIACODE (Sirop) ;Médecine), du grec din, au moyen de, kôdia, tête de pavot. — On donne le nom de sirop diacode à celui que Ton préparait autrefois avec la tête du pavot somnifère; aujourd'hui, d'après la formule du nouveau codex, c'est avec de l'extrait alcoolique de pavot, ou extrait d'opium, 30 grammes de ce sirop contiennent 05',0S d'extrait. Ce sirop est souvent introduit dans les potions calmantes, à la dose de 15 à 30 grammes; on prescrit aussi le sirop lui-même i la dose d'une cuillerée ou deux, la nuit, pour calmer les toux nerveuses ; une cuillerée à café suffit pour les enfants.

DIACOPE (Zoologie), Diacope, Cuv.; du grec diakopc, incision. — Genre de Poissons, àe l'ordre des Acanilioplénjgiens, famille des Percoides, que Ton trouve dans la mer des Indes. Ils ont beaucoup d'analogie avec les Serrans, mais s'en distinguent par une échancrure du préopercule dans laquelle s'engage une tubérosité del'interopercule. Ils sont souvent remarquables parleur taille, leur beauté et le goût délicat de leur chair.

DIADELPHE (Botanique), du grec dis, double, et adelphin, confrérie. — Terme employé pour désigner dans la fleur les étamincs réunies par la soudure de leurs filets en deux faisceaux.

DIADELPHIE (Botanique). — Nom par lequel Linné a désigné la dix-septième classe de son système sexuel. Elle comprend les plantes à étamines diadelphes. La plupart des genres de cette classe sont des plantes légumineuses à 10 étamines dontOsontmonadclpheset la dixième libre. ha Diadelphie est divisée en i ordres, caractérisés par le nombre des étamines. 1° D. pentaiidrie (5 étamines), exemple : lloniera. 2° D. Itexandrie (6 étamines), exemple : Fumeterre. 3° D. octandrie (8 étamines), exemple : Polygala. 4° D. dècandrie (10 étamincs), exemples : Genêt, Pois, Vesce, Luzerne et autres légumineuses.

DIAGNOSTIC (Médecine), du grec diagnôsis, discernement. — On appelle ainsi cette partie de la médecine qui a pour objet de distinguer une maladie, de la reconnaître sous quelque forme qu'elle se présente et de constater qu'elle n'existe pasquoique l'on rencontre des symptômes qui ressemblent aux siens. Le diagnostic est sans doute un des points les plus importants de l'histoire dos maladies, aussi demande-t-il, indépendamment d'une instruction solide, un jugement droit, une attention soutenue, un examen attentif, sans préoccupation et sans idées préconçues; sans ces conditions, on n'arrivera qu'à des résultats infidèles et le traitement des maladies ne reposera p.is sur des bases solides. « Ou ne saurait trop répéter, dit Cliomel, combien il est dangereux de fixer prématurément son opinion sur une maladie, non-seulement parce qu'on s'expose à commettre une erreur, mais encore parce qu'on devient inhabile à l'apprécier. » Aussi le médecin sage et prudent doit-il bien se garder de ces espèces d'illuminations subites par lesquelles certains praticiens se hitent de porter un diagnostic sur une maladie, avant même d'avoir regardé le malade : « souvent, dit Cliaussier, avant de prononcer sur la nature, le siège d'une maladie, sa tendance, il est nécessaire do voir, d'examiner plus d'une fois l'état du malade ; la prudence et la réserve appartiennent au médecin. » V — n.

Dl.\GO.Mf.TRE (Physique), de diarji, conduire au travers, et mc/io«, mesure. — On nomme ainsi un instrument fondé sur l'emploi d'une pile sèche (voyez ce mot) Cl imaginé par M. Rousseau, pourdétcrminer les facultés conductrices do l'électricité de dilTérents corps, et par suite, quelquefois, en raison des variations de cette propriété, leur plus ou moins grande pureté. Il se compose d'une pile sèche NP, rejiformée dansun cylindre do verre, communiquant avec le sol par son pôle négatif. Au-dessus du p6lc positif, sur le couvercle du manchon de vcrro de la pile, se trouve une tige creuse, terminée par un boulon , dans laquelle peut monter ou descendre une autre tige de cuivre mn, i double coude, lerniinée pur un boulon /', et qui, en descendant, so mot tu contact avec le pùle positif. A côté se trouve un support portant un disque circulaire, gradué en .Kifl" ; au milieu est nn pivot de cuivre eu i pointe d'acier et ollVant une lige latérale qui porte un disque métallique li. De l'autre côté, le pivot communi(iuc avec une lige do cuivre coudée. Elle sort do la cape de verre qui recouvre le cadran Cl le ny.itimc mobile, alln de le soustraire aux agilalioiis de l'air, cl ne trouve surmontée d'un plateau de cuivre c muul d une cni>5ulc de mCmc métal où l'on placera le

corps solide ou liquide dont la conductibilité éleclrique est le sujet de l'expérimentation. La pointe d'acier du pivot doit supporter une aiguille d'acier très-léuère, faiblement aimantée, qui n'a pas de chape, mais dont le centre, légèrement recourbé, pose sur le pivot. On tourne

Fis. 771. — Diig(

l'appareil de sorte que l'aiguille, naturellement placée dans le méridien magnétique, se mette en contact avec le disque A, dans le pUin vertical duquel est d'ailleurs le zéro du cadran. Si on fait communiquer la substance disposée sur le plateau e avec la pile sèche, eu abaissîint la tige coudée m«, l'électricité positive du pôIo supérieur P se communique au plateau, au disque b et de là à l'aiguille qui, électrisée de la même manière, est repoussée d'un certain angle qu'on lit sur le cadran, l'action trôs-faiblo de la terre sur l'aiguille étant toujours vaincue. Cet appareil a permis de constater que les charbons peu c.ilcinés, qui sont les meilleurs pour faire la poudre à canon, sont en général les plus mauvais conducteurs. Quand on opère sur des liquides, on a soin que le bouton /■ vienne en toucher la surface sans appuyer sur le fond de la capsule. Quand le corps ne conduit pas, l'aiguille reste dans le méridien magnétique. M. Rousseau a constaté que l'huile d'olive ne conduit presque pas l'électricité, tandis que les huiles de graines (navette, colza, pavot) la conduisent bien et qu'une très-petite quantité d'une de ces huiles, ajoutée à l'huile d'olive, rend celle-ci conductrice. De \h un assez bon moyen de reconnaître l'huile d'olive falsifiée, mais sans pouvoir donner la mesure de la proportion d'huile de graine qu'elle renferme. L'usage du diagomètre n'est au reste qu'approximatif, à cause des variations d'énergie de la pile sèche. M. G.

DIAGONALE (GéométrieJ. — Droite qui joint deux sommets non adjacents d'un polygone, ou deux sommets d'un polyèdi-e n'appartenant pas à une même face.

Un polygone de m côtés peut avoir " ',~ diagonales.

Les diagonales d'un parallélogramme se coupent toujours en parties égales, de plus, celles du rectangle sont égales et colles du losange perpendiculaires l'une sur l'autre.

Le point do concours des diagonales d'un rectangle est le centre du cercle circonscrit i ce rectangle; déplus, dans le carré, c'est aussi le centre du cercle inscrit dans le polygone.

Les qiuilrc diagonales d'un pnrallélipipède so coupent toutes en un même point qui partage chacune d'elles en deux parties égales. Dansun parallélipipède rectangle, ce point est le centre de la sphère circonscrite au polyèdre ; dans le cube, c'est k la fois le centre do la sphère circonscrite et de la sphère inscrite.

DIAGRA.M.ME (Zoologie), Dinyramma, Cuv.; du grec dia, & travei-s, et gramiiui, ligne. — Genre de PoissoiiSy do l'ordre dos Acant/ioptén/yieiis, famille des Sciéiwïdes; ces poissons, très-voisins des Pristipomcs, ont, au lieu de fossette sou» la symphyse du menton, doux petits porcs et doux plus gros sous chaque branchio. DansI'Atlaiitiquo et dans la mer des Indes. Leur chair est estimée.

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DIAGRP.DE (Alédecine), du grec'?/ViC)7///iO», ancien nom de la sc;unmoiiLe. — On doiuiait ce nom à certaines préparations de scammonéc : tantôt avecla vapeur de soufre, c'était le D. sulfuré; d'autres fois avec le suc épaissi de coing, c'était le D. cydonié; ou bien enfin avec le suc de réglisse, on l'appelait IcD.glycyrrhizé.

DIALLAGE (Minéralogie). — On donne ce nom à une espace niinéralogique du groupe des Silicides, genre des Si/icates magnésiens hi/dratifères, de Bcudant ; ce sont des matières fort analogues à l'espèce voisine, les Serpentines (voyez ce mot), mais elles sont susceptibles d'un clivage suivant lequel elles sont plus ou moins nacrées ; dans les autres sens, la cassure est compacte et plus ou moins terne. Tendres et à poussière douce au toucher comme les serpentines, elles sont pour la plupart plus fusibles au chalumeau. Ces espèces minérales ne forment pas.\ elles seules des dépots à la surface du globe : elles appartiennent aux dépôts des serpentines, dans lesquels elles sont disséminées et parfois empâtées au point qu'il est souvent impossible de les distinguer. Les diallages forment, suivant Beudant, avec l'nlbite compacte ou avec le labradoiite, des roches désignées sous le nom d'euphotide. Quelques minéralogistes doutent que le diallage puisse former une espèce distincte.

DIALYPÊTALE ou Polvpétale [Corolle) (Botanique). — On donne le nom de corolle dialypétale, du gi-ec dialyein, séparer, ou polypétale, du grec polys, beaucoup, à celle dont les pétales sont libres les uns des autres (voyez ConoLi.ï).

DIAMAGNÉTISME (Physique).— Brugmann reconnut, en n'S, qu'une balle de bismutli est repoussée par de forts aimants : c'est le contraire de ce qui a lieu pour nn morceau de fer.

Faraday, suspendant une aiguille de silicoborate de plomb entre les pôles d'un électro-aimant, la vit prendre la direction perpendiculaire à la ligne des pôles (direction équatoriale), tandis qu'une aiguille de fer doux prenait kl direction axiale , c'est-à-dire la direction des pôles.

L'action de rélectrieité donne des résultats analogrios : tandis qu'une baguette de fer se dirige perpendiculairement au fd d'un multiplicateur qui l'entoure, une ba-

Pig. 772. — A|i|...n;.; Ju l-a.ajjj iiour ic iiiuiusiicliimc.

guette de b'sniuth prend une direction parallèle, comme l'a reconnu M. Becquerel.

D^ins ces cas simples, le bismuth en présence d'un aimant ou d'un courant électrique est donc soumis à dfs forces de sens conlriiire à celles qui ni/iraicnf lur tin corps magr)étique de mnnr forme Aus>i .^^ l'araday appelle diiimagtiijliqnes le bismuth et les substances iionibrcuses qui se comportent comme Un. Les mots magné- (finie et diamagnélisme s'cmi)loiciit avec des signiiicaliuns opposées.

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Ces expériences sont très-aisées à exécuter avec l'appareil indiqué par notre figure et qui est dû à Faraday. A, A' est un fort électro-aimant muni des armatures B, B', et supporté dans une position verticale par le plateau D D'. Les corps à éprouver «, b sont suspendus par lu fil de cocon cd à la potence fgfg'.

La force qui agit sur les corps magnétiques a pour cause une aimantation pnssogère ; il Hait donc naturel de rechei'cher si une aimantation du même genre ne se manifeste pas dans les substances diamagnétiques.

Une expérience indirecte de M. Reich rend cette aimantation très-probable : si l'on réunit deux pôles contraires, leur ensemble n'exerce aucune action sur un corps diamagnétique, absolument connno sur un corps magnétique, et ce fait s'explique, comme on sait, par l'aimantation. Mais il fallait mettre directement en évidence cette aimantation en faisant agir diverses substances sur du bismuth (le corps le plus diamagnétique) soumis à l'influence d'un électro-aimant ou d'un courant électrique.

M. Matteucci, par de semblables procédés, n'obtint aucun résultat. MM. VVeber et Poggendorft' purent constater une influence appréciable.

Sans nous arrêter à ces expériences qui laissèrent encore quelque doute, nous expliquerons le principe du procédé très-rigoureux par lequel M. Tyndall, d'après les indications de M. Weber, décida la question.

Deux hélices verticales et égales, traversées par un courant^en sens inverse, renferment deux barreaux de bismuth égaux dont l'un peut s'abaisser, tandis que l'autre s'élève de la même quantité à l'aide d'une poulie. Du système asiatique de deux aimants horizontaux, l'un en "avant, l'autre en arrière des hélices, est suspendu par son centre à un fil attaché lui-même au centre d'un cercle de torsion. Enfin, à ce système est fixé un miroir destiné à en indiquer très-exactement la position par l'artifice que l'on emploie dans l'appareil de Gauss (voyez MAGNÉTOMÈTr.E).

Cela posé, lorsque le milieu des barreaux de bismuth est à la hauteur des aimants, les pôles de chaque barreau (si tant est qu'il y ait aimantation et formation des pôles) exercent sur chaque pôle des aimants des actions qui se détruisent et n'influent pas sur la position du système. Mais si l'on met le pôle supérieur de l'uu.des barreaux i la hauteur des aimants, il agira à peu près seul, et imprimera au système nn certain mouvement, tandis que le pôle inférieur de l'autre bismuth agira dans le U)ème sei/S. La torsion qu'il faudra faire subir au fil pour ramener le système à sa position initiale mesurera cette action.

M. Tyndall put constater cette action, et, par suite, l'aimantation dans les corps diamagnétiques, et il vit qu'elle est contraire à celle d'une substance magnétique placée dans les mêmes conditions.

Cette aimantation se fait suivant les mêmes lois que celle des corps magnétiques, car l'action d'un électro-aimant sur un barreau de bismuth, connne sur un barreau magnétique, est proportionnelle an carré de la force de cet aimant, ainsi que l'a reconnu M. E. Becquerel en mesurant la force de l'électro-aimant par l'intensité du courant.

Les courants électriques par lesquci \ .;'; i^nd compte du magnétisme expliquent au- ■ . .,,..

tisriie. Seulement, il faut les supposer il> ::: lin!

à ceux qui se forment dans les corps m.itAucUtjUL, . l'étude des faits conduit à admettre que, dans les corps magnétiques, les courants préexistent et sont simplement dirigés par un courant ou un aimant, tandis qu'ils ne |iiéexistent pas dans les corps diamagnétiques, mais se fiirment au moment de l'aimantation l'i la manière des '■nurants d'induction. Mais pourquoi cette diflérence dans les courants moléculaires?

Suivant M. delà Rive, cette dilTérence tiendrait essentiellement i la distance des molécules. Lorsque celle-ci est petite, et c'est là le cas des corps magnétiques, il y a un courant provenant de la recompositiim des électricités polaires de chaque molécule. Mais si la distance devient considérable, un pareil courant n'est plus possible, et ce n'est qu'au moment de l'action d'un courant ou d'un aimant extérieur qu'il se passe dans la molécule seulcmcid une sorte d'induction à l.iqucllc est dû le diamagniUisme.

L'r-IVot ordinaire do la température sur les propriétés magnéliqucs vient à l'appui do celte théorie : la chaleur, en écartant les molécules, doit tendre à changer le magnétisme en diamagnétismc. Qr, Faraday a constaté que

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'Tl/c.iv"e Vor, le zinc, la porcelaine, de magnétiques pc'uèùt devenir diamogné.innes. Cependant, on ?,nnve dès exceptions : le niagnOiisme du fer augmente Ù,qù'à une certaine ten.pérau.re, et le dianjagnettsn^ du^bismutb diminue par la cl.alenr, au point de di.panitre à l'état de fusion. . , , ,

Elle trouve une autre confirmation dans ce fait dt à TH Mitteucci : que le diamagnétisme des corps conduc- ?pnrs des métaux, augmenfe quand on diminue leur condùctiblité put- la pulvérisation. Mais le -nagn tis.ne dersubsiances non conductrices, comme le soufre, ne r-iiiinn-p oas car la division mécanique.

L^nflSeuce de la structure ne se montre pas moins dans les crTstaux. MM. PKicker et Faraday découvrirent oue des cristaux se comportent difiéremment sous 1 mfl ence de Vieciro-aimant suivant la position de leurs axes par rapport à la ligne des pôles. La tourma Une, le bhmuth présentèrent ce pbénomùne; la cyanite et l'oxyde d'S (stannite) peuvent môme prendre une direction déterminée sous Tinflueuce de la terre. ,..,,„ ,„;

M\î Tyndall et Knoblaucli ont trouvé la véritable lo 1» .P^ nbénomtncs : s'il y a dans le cristal une direction où Udensiîé so maiiml, elle prend la position axiale ou équatoriale, suivant que le cristal est magnétique ou dHma-nétique-, quand il y a un plan de plus facile cli- "c'etr^a d'irection parallèle à ce p an l'" J»"" de rme propriété. En voici la raison : les cristaux élemèntairs^dins l'intérieur desquels les courants ont Ijeu sont les mêmes dans toutes les directions, mais ils sont nîus nombreux suivant la ligne de plus grande densité ; 'c'est donc suivant cette ligne que le magnétisme ou le diamagnétisme est le plus considérable. ...

Le magnétisme et le diamagnétisme sont des propiiett

'"^^^^^es qu'il est le plus facile de les eonsta'.er et qu'elles ont été découvertes d abord.

1 isumt pour cela de mettre en présence du pole d un fort aimant une balle de la substance à étudier suspendue Tun fil et de constater s'il y a ^'"raction ou répulsion, ou mieux encore den ^"^P'^''^'^ "" b" .J^:' > P^^ ..^^'î fil entre les pôles d'un électro-aimant et de voir la duec tion au'il prend; ce procédé est très-sensible.

Fa?aduy et l'iucker ont reconnu que les substances diamagnétiques sont les plus nombreuses.

Les corps magnétiques les plus miporta.its ont un certain nombre de métaux, tels que le fer, le n ckel, le cobalt! le manganèse, le chrome, le '^ane, le Patme e la plupart de leurs composés. Ces corps son i peu pies ceuxlnt les atomes sont les plus ■■aPP'«.^ f ' «^^^^."^^ conlirme la théorie de M. de la H.ve. Le ='",y« "'«"{", snnt dans le môme cas, b en que duimagnetiqucs, mais Pn mt"e cmns ils sont très^bnis conducteurs, ce qui rîniTaùe iusnu^A un certain point cette anomalie, et les comp'osfocuWreux rentrent dans la liste des corps ma-

^"r'aSy reconnaît les liquides magnétiques ou diania- Knéiiq^ics en les enfermant dans un tube, de ve re e les rxaminant par l'électro-aimantà peu près inactif suie ?„bL. M Plucker les met dans un verre de montre apnnvé sur es bords des pièces polaires, et il examine r-formë du liquide : un liquide magnétique présente unSe con,!ave à l'-tOrieur, un lqu.de dumiagnetinue Dn'-ejilc au contraire une forme comexe.

Xs p-incipnux liquides magnétiques sont les dissoUvlio^ d^ s s Is magnétiques. Toutefois, lo cyano errurc

ô^ûge de p:ftassi"ùnf dissous est magnétique et le sel so .de isi d •uiia''nétiquc Le P. Bancalari obtint les prenne s ^. idS-'ur !èl vapeurs et les g., e.. r«;narquanl que 1 flamme d'une bougie une fuinee se dev«^^ '''''-'; ''i;*..^

Piiir,. les nùlcs de lé ectro-aimant. Faraday, qui ai.m Se (. fa H de, cxp .ionccs infructueuse», imita ce p.-océdé «il'an .liquDia aux gaz qu'il faisait descendre ou mon or

Cl »-c»l montré m.gnéliq.io; les autre» «a. ont ctc ro

''"netlte .iniver»amé du mn«néti»me. i^ '•«»''''" J'» r=J^oniflVilec.ro.aiman.,»-nncorpHva..a^^^^^^

relent admis que l'action d'un aimant sur un coi ps est éi'ale à l'etïet produit sur le corps dans le vide, dimnue de l'effet sur un égal volume du milieu. M. Becquerel vérifiait cette loi en mesurant par la méthode de torsion le magnétisme de barreaux de soufre et de cire dans divers mifieux, et il déduisait des nombres obtenus et de ùt lo admise comme vraie le magnétisme de ^^s mihenx : e» derniers nombres étaient concordants dans 1 un et Kui te cas. S'appuyant sur cette observation, il regarda le dianiasuétisme comme un cas particdier du >"agnétiMi e celui où la substance, moins magnétique que 1 air, se ait re poussée dans ce fluide, de sorte que toutes es substances seraient magnétiques, de même que tous les corps sont oesans, bien que certains s'élèvent dans l'air parce PnfsJnt plus légers. Pour décider ce pom , il deveu ut uéccssaire d'observer le magnétisme absolu de. coips

'' T Becquerel s'est encore servi de la méthode de torsion eiï renfermant les barreaux soumis i l'expérience, avec le fil de suspension, dans des éprouvettes ou on fai-

' "'"A a reconnu de la sorte que beaucoup de corps sont diamacuétiques même dans le vide, en sorte qu il y a retl.ement des corps mag.iétiques et des corps diamagnetique=.

Ouvrages à consulter : ^"««/^V friTxVl XXXvî" r,„,' V série t XXIV, XXIX, XXXIV, XXXVI, XXXVIl. Bihiwth'què universelle de Genève iSupplément t II, XVI, XXXII. Traité cl' électricité àe M. de ht Rive, t. I,

'''dÎaM.VNT (Minéralogie). - Substance minérale aussi cé^bre par son éclat que par sa dureté et son inaltérabiité Sa véritable nature est restée longtemps >ncoiinue I es ac idémiciens del Cimenlo, h Florence, constatèrent, vers k fin d.xvi.' siècle, que le diamant brûlait au foyer d'un m oir ardent : le prince François-Etienne de Lorraine vérifia le même fait en remplaçant le miroir par un vîolent feu de forge. Lavoisier et Guyton de Moi-veai. ren a qutrent que le diamant bn'ilant dans 1 «Mf,'- îf, ^°"" ait de l'acide carbonique, et ils en conclurent qu i lO lfoniaU du charbon. Mais c'est ii sir Huniphry Dayy que ron doit d'à oir démontré que ce corps était du charbon uu? i cou" ta a qu'en brûlant dans l'oxygène le diamant ne prôduuàt que de l'acide carbonique et que la cornbus?io.i s'effectliait sans, qu'il y eût vanat.on dans evo lume du "az. Ces expériences ont depuis et icputes n-," MM Dumas et Stas pour établir la véritable compoïuu.nilà l'c de carbonique. Il lésultcde ces travaux di- ^^l's que le diamant n'esl autre chose que du charbon on

<^^ï!^:i^aS!:ue:rieplnsdurdetous^|escorps^=i..e. raye tous sans être rayé par aucun. CÇCfactere joint i sa densité (3,50) et ;-. son >'?'"♦' ^""'' P°"',,, al l tinguer de toutes les autres P'erres. Par ^a " ^'■^"."f

£st4"so^=rt;^nefëi's=tt'^cS^^^

M,b.t- nce est fort remarquable et a reçu le non. d éclat 'wt;'^«- eue produit sur la lumière la réfraction simâis le pouvoir réfringent et dispcrsif t.-es.co:-siderao mi'e le possède produit les beaux otïe.s de lumure que ^^;'i; Se «nniit au diamant tai}'^;. ^e P j^-o;;-; in.-nloro le diamant est quelquefois legeienx.it n nm- "i ]:;^^ïe^ou.legris!quandcesco.rat.^s^^^

iru^^^S:ëi;è:^^;=H^r.ataine surtout

tmbl en .. «s durs que les autres : on les nomme d,atcmbUnt lus m. . ' . jg très-iielits cristaux, groupés Irun^;^ U 'ë n^^u K^^ils sont très-réfractairesà la

Uo •i.lfBte de f«r plu» coucculret). MU. l'iucktr tl uotquu i u.

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formée de grains quarlzcux peu ncrglouiérés entre e.xtx et im'on nomme aco/tiniite; mais cette roclie elle-même n'est qu'un conglomérat do débris d'autres roclies antéricnres. En un mot, le diamant n'a pas encore été prouvé à la place où il s'est formé au milieu de sa gangue naturelle ; telle est la cause de l'incertitude où l'on est sur les phénomènes qui ont pu produire sa cristallisation. La difficulté du problème semble accrue, si l'on considère que, par la calcination, le diamant se transforme en coke noir qui ne possède plus les propriétés du diamant primitif et qu'il semble ainsi ne pouvoir s'être formé sous l'influence d'actions ignées. Aussi tons les essais pour obtenir artificiellement celte pierre précieuse ont-ils été infructueux et on ne connaît encore que les diamants naturels. Les premiers furent trouvés aux Indes, dans les royaumes deVisapour etdeGolconde; mais actuellement, ils proviennent presque exclusivement du Brésil et surtout de la province de Minas-Geraes. Il y a environ quinze ans, le diamant a été déconvert en Sibérie, dans des sables de l'Oural, qui présentent une grande analogie avec ceux qui sont exploités aux Indes et au Brésil. Au milieu d'une masse de cailloux roulés, le diamant conserve, grâce à sa dureté, à peu près s'a forme cristalline ; seulement les angles sont légèrement arrondis. Pour extraire le diamant de ces sables, on les lave dans un courant d'eau; les particules les plus ténues et les moins denses sont entraînées et il reste un gravier diamantifère qui est trié ensuite à la main.

Les diamants bi'uts obtenus ainsi sont livrés au commerce pour subir d'abord l'opération de la taille. Les anciens, qui ne connaissaient pas la manière 3e la pratiquer, employaient cette pierre avec ses facettes naturelles. Ce ne fut que vers le inilieu du xv' siècle qu'un artiste de Bruges, nommé Louis de Berquem, eut l'idée d'emploj'er le diamant lui-même pour user et polir ceux qu'on veut conserver et tailler. A cet effet, les pierres les pins petites ou les pins défectueuses sont réduites en une poudre qu'on nomme e'grùée; cetle poussière, mêlée avec de l'huile, sert à enduire la surface d'une plaque d'acier ronde, mobile autour d'un axe vertical et sur laquelle on applique fortement le diamant que l'on veut tailler; on l'use de cette manière et on développe à sa surface les facettes destinées à produire les jeux de lumière les plus remarquables. On a reconnu que les formes les plus appropriées à cetefi'et étaient celles que l'on désigne sous le nom de taille en briZ/antet détaille en ro.9c. Parla taille, le diamant perd souvent plus de la moitié de son poids; mais sa valeur augmente beaucoup. Cette valeur n'est d'ailleurs nidlenient proportionnelle au poids : elle s'accroît considérablement lorsque ce poids devient un peu grand, à cause do la rareté des diamants volumineux. Les diamants bruts au-dessous de I karat valent en lots '(8 francs le karnt (le karat vaut 0",20.S);taillés, ils valent 125 francs. Mais dès qu'ils atteignent I karat, les diamants taillés augmentent rapidement de valeur. Un brillant de

I karat vaut Ï50 francs; de 2 karats,8(i() francs; de 3 karats, I 51)11 francs; do 8 karats, 10 000 francs. Au-dessus de ce. poids, les pierres deviennent rares et on n'en connaît que quelques-unes appelées diamants princiers qui dépassent liKi karats. Les principaux sont : le diamant du r.nja de Matau, à Bornéo, qui pèse plus de 3110 karats ((il=',riU); le diamant du Grand Mogol.qui pesait, suivant Tavernicr, 279 karats (57=', 195). Il le compare pour la grosseur à un œuf coupé par le milieu et l'évalue à

II millions de francs. L'Orlow, diamant do l'empereur de Russie, pèse 195 karats (39«',975). Il est de mauvaise forme et fut acheté 2 millions de francs et 96 000 francs de pension viagère. Le Régent, diamant de France, pèse l-Sti karats (27"',SS); sa belle forme et sa parfaite limpidité le Vont regarder comme un des plus beaux ; il pesait, avant la taille, -ilO karats et fut acheté 2 500 000 francs A un Anglais nommé Pitt, par le duc d'Orléans, alors régent. Il est estimé jikis du double du prix d'achat. Le Koli-i-noor ou Montagne de Lumière, qui apl^artient à la reine d'Angleterre et qui a lignré, en 1851, à l'exposition di' Loiulres, pesait alors 180 karats ; mais il était mal taillé et présent;iit,, à part quelques facettes, peu d'éclat; aussi on a cru devoir le faire tailler de nouveau ; il a actuellement la forme du Régent, mais son poids a diminué d'un tiers environ et n'est plus que de 12:i karats. L'Étoile du Sud, qui appartient à M. Halphen, pesait, avant la Inillo, 25'i karats (5-;i!',070), mais cette opération l'a réduit il environ 125 karats ; néanmoins, par son poids, sa belle forme et sa parfaite limpidité, cette pierre se place nu rang des quatre ou cinq diamants les plus précieux. Le Suiicy, acheté i Coiistanlinople par M. le baron

de Sancy, avait coi'ité (iro ; 00 francs. II pesait 50 karats | ou lIsi^vlSO; mais il était, en raison de son éclat, considéré comme un des diamants les plus remarquables; il fut perdu en 1793 avec la plupart des diamants de la couronne de France.

Regardé aujourd'hui comme partie essentielle de touto toilette élégante et en même temps d'un prix très-tlcvé, le diamant est souvent remplacé par des imitations plus ou moins parfaites qui peuvent tromper l'œil jusqu'à un certain point. Mais la densité, c'est-à-dire le poids du diamant, est un caractère que l'on ne peut reproduire, les diamants imités pesant trop peu. L'imitation la plus parfaite du diamant est produite par une sorte de cristal, nommé sirass; c'est un verre fort riche en oxyde do plomb et^dans la composition duquel on ne faitentrcr que des matières premières d'une pureté chimique absolue; gi.'ice à ces soins, le strass convenablement taillé produit par l'action de la lumière des feux qui se rapprochent de ceux du diamant. Lef.

DIAMÈTRE (Géométrie). — Droite qui passe par lo centre d'un cercle et aboutit de part et d'autre à la circonférence. Un diamètre est formé de deux rayons, 'l'ous les diamètres d'un même cercle sont égaux. Le diamètre est la plus grande corde possible qu'on puisse mener dans nn cercle.

Tout diamètre perpendiculaire à une corde partage cette corde en deux parties égales, ainsi que les deux arcs qu'elle sous-tend.

DiiMÉTBE d'une SPHÈnn. — Droite qui passe par lo centre d'une sphère, en aboutissant de part et d'autre A la surface. Chaque diamètre vaut deux rayons et par suite, tons les diamètres d'une même sphère sont égaux.

Tout diamètre perpendiculaire au plan d'nn petit cercle, passe par le centre de ce cercle et perce la surface en deux points, qui sont les pôles (voyez ce mot) de ce cercle.

Plus généralement on nomme diamètre d'une courbe, ou /igiie diamétrale, le lieu géométrique des milieux d'un système de cordes parallèles. Les diamètres sont des lignes droites dans les courbes du second degré. La notion des diamètres est une généralisation de ce qui a lieu dans le cercle,où tout diamètre divise en deux parties égales les cordes qui lui sont perpendiculaires.

Quand la courbe a nn centre, les diamètres y passent nécessairement. Un diamètre prend le nom d'axe, quand il est perpendicidaire aux cordes qu'il divise en deux parties égales. Dans le cercle, il y a une infinité d'axes. Dans l'ellipse et l'hyperbole, il n'en existe que deux, lesquels se croisent à angle droit au centre de la courbe. Mais ces courbes ont une infinité de diamètres qui jouissent de la propriété d'être conjugués deux à deux, c'est- A-dire que chacun divise en parties égales les cordes parallèles à l'autre (voyez Ellipse, Hyperhole).

DL\MÉTnE APPAHENT d'un ASTUE (Astrouomie). — Angle sous lequel, de la terre, on voit cet astre. Cet angle varie avec la distance. Ainsi, le diamètre apparent du soleil i la fin de décembre, au moment du périgée, est de :)2'3G"; au commencement do juillet, époque de l'apogée, il est de .'il'31". Le diamètre apparent des étoiles est insensible.

DIANDRIE (Botanique), du grec dis, deux fois, et du génitif ««/-/co^, époux. — Nom donné par Linné à la deuxième classe de plantes, dans son système sexuel. Elle comprend les végétaux dont les (leurs ont 2 étamines ; tels sont le jasnn'n, la véronique, le troène. Cette classe peu nombreuse se divise en trois ordres, caractérisés coiume on sait jiar le nombre des pistils : f /). monogiinie {mnno^\ seul; (lUnê, éponse) qui n'a qu'un pistil ; 2° D. dir/ijnie, qi\i a 2 pistils; :{" n. trifjytiie, ;\ 3 pisiils.

DIANELI.E (Botanique), D(a/W/«, Lamk; du nom do la déesse Diane. — Genre do plantes Monocntt//e'd(oies iiérispcrmée.!, do la famille des Litiacées, tribu des .Ivparage'e^, h tige herbacée ou rameuse, feuillage des iris, fleurs disposées en panicules lâches, terminales. La I). Il/eue {D. cœrulea, Sinis.) a les fleurs bleues d'azur et les feuilles linéaires, allongées comme celles des graminées ; sa tige s'élève à O^iIG. La D. divariquée (D. dimricata, Rob. Br.) a des fleurs bleues plus grandes. Ces deux plantes sont originaires de la Nouvelle-Hollande et peuvent se cultiver en serre tempérée.

DIANTMfiES (Bolaniquo). — Nom d'une tribu do plantes ayant pour type le genre (H'.illet {l)iuul/iu.-!\, adoptée par quelques auteurs (voyez OEii i.Er\

DIAiN'THUS (Botanique). — Nom latin de VŒi/let.

DIAPALME (Matière médicale). — Nom d'un emplAtre, du grec dia, avec; olpalamé, palme, parce que les an-

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•„„^ „ f-M<;Rieat entrer inie décoction de feuilles de pal- *='■ 7^ Pst Sn-ent et résolutif, ou l'emploie quelquc- SJs'pou- eu yXplaies; parfois aussi ou rapplique ^ r [esiontusious avec ecchymose (voyez ce mot) 11 est cômpo-é de : emplâtre simple ^voyez Emplathe), C4 partic" ? sulfate de zinc, dissous dans suffisante quauti é d'eau 2 parties; cire blanche, 4 parties ; orsqu on le ramollit avec le quart de son poids d'hu.le d'ohve, il nrend le nom de cérat de diapaline.

'^ DUp\sON (Physique). - Instrument qui donne le son ixe d'après lequel on accorde tous les autres instruments ' se dit aussi pour indiquer l'étendue de la vo,x "f d'un instrument: Le diapason est formé d'une verg couibe dont les deux branches sont couver£,eutes, et, pai

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