I1:,IM
•suite, plus voisines vers leurs extrémités que vers leur base Si l'on introduit entre elles un cylindre de bois un neu plus large que la distance qui sépare les extrémités, en le faisant sortir do force on mettra la verge en vibration et on entendra un son. On peut aussi le mettre eu vibr-uion à l'aide d'un archet, comme le montre la fleure. On renforce beaucoup celui-ci en disposant l'iiiitrument sur une caisse sonore. La hauteur du son produit ne dépend que des dimensions de la verge et de sa courbure; il restera donc invariable avec le même app.areil et pourra ainsi servir de tyjie pour accorder les divers instruments d'un orchestre : on l'employait, en elTet, autrefois à cet objet. Eu Fraucc le diapason sonnait le lu, en Italie ^H^ , „' ,
M. Liss;>joux a fait servir le diapason à 1 étude optique des mouvements vibratoires. Nous donnerons ici une idée de ces expériences très-oiit;inales, et qui ont excité dans le monde savant un légitime intérêt.
On fixe à l'extrémité d'une des branches d un diapason un petit miroir plan en métal, l'autre branche portant un contre-poids égal, afin que la surcharge soit égale, condition indispensable pour que le diapason vibie laci- Icincnt et longtemps. On fait tomber sur le miroir un rayon de lumière solaire, qui est reçu par nn second miroir et d(^ I;'i renvoyé sur un écran où vient se peindre l'image de rouvcrluro par laquell'' p''iiMre le rayon. Si aloraoïi fuit vibrer le diapason, l'iiii' - < i:;,ii-|..rmc en une ligne allongée qui accuse déjà 1^ jn hm n,. m vibratoire. Maison imprimant au secuml iiiiiuii- un nioiivomcnt d'oscillation dans un sens perpendiculaire al allouccmcnl de l'imiige, on voit celle-ci se translormer en une ligne siiinensc, qui rond ainsi manifeste le mouvement oscillatoire du diapason.
Si l'on emploie deux diapasons, l'un horizontal, 1 antre vertical, ol portant oliacuii un petit miroir, en fiiisant tomber nn layon bucctssi veinent sur chacun des mirons, on aura sur l'éciaii une imago do l'oiiverUn-c.
Si alors on fait vibrer le di.ipason hoiizonlal seul, l'image vibre duiia ce sons et s'allonge; si l'on fait vibrer io «linpaiioii vertical seul, rinia;;o s'allonge dans le sens vorllcal; m l'on fait vibrer Ici deux diup;i8oiis i la ois, l'image oncille à la fois daim lu suim horizontal et daiis le Ben» vorlical : elle décrit en coiibéquenre une courbe pliiH ou moiim compliquée, dont la forme dépend de la lonulit': relaliv» des deux diupabons. La prodnciion de ces courbe» eM fort curicMise, et leur étude permet de ron- Huler d'une fai-oii uusbi iiullo «ju'iniséiiicube si les deux
instruments sont paifailemcnt ou imparfaitement accor dés (voyez Fiuores acousiiques). !'• D.
DIAPÉDÈSE (Médecine), du grec dia. à travers ; et pddaû, je j;iillis. — Maladie dans laquelle le sang sort à travers la peau [sucuv de sanq). Connue des anciens, et signalée par Lucain dans la l'Iuirscde, avec l'énergie du poète cette rare maladie a été observée surtout à la suite de violentes secousses morales. C'est un général frappé de l'idée qu'il allait perdre une bataille; une religieuse poursuivie par dos brigands ; le gouverneur d'une place prise d'as>aut, et condamné à perdre la vie, etc. On sait que le malheureux roi Charles IX mourut de cette maladie pendant laquelle son sommeil était troublé par des visions hideuses. Parlant ;\ sa nourrice qui veillait près de son lit il s'écriait : « Ah ! nourrice, que de sang, et qiie de meurtres! ab! que j'ai eu un méchant conseil! O mon Dieu, pardonne-les-inoi, et me fais miséricorde, je ne sais où ie suis, etc. » (L'Éioile). F — is.
DIAPÈRE (Zoologie), Diaperis, Geoff.; du grec diapeb-ô, je transperce. - Genre à'insecte.^ df 1 o'-dre des Coléoptéri-s, section des Ilcleiomeres, famille des Taxicorups. — Leur nom vient de la forme des antennes composées de disques qui semblent enfilés les uns dans les autres et qui vont en grossissant. Voisins des chrysoraèles et de forme ovoide comme elles, les Diapcres, type de la tribu des Dwpo-ahs, vivent dans les Champignons dont ils mangent la pulpe. GcotVroy a décrit la D. du. bolet (D 6o/e(/,Ceof.) que l'on trouve souvent aux environs de Paris, dans les agarics et les bolets près de se décomposer; la larve y vit avec l'insecte parfait.
DIAPH^NÉITÉ (Physique). —Propriété des corps diavhanes, comme l'eau, le veire, etc., de se laisser traverser par les rayons de lumière. Les corps diaphanes se distinguent des corps simplement translucides en cequ ils laissent apercevoir la forme dos objets iilacés derrière eux ce que ne fout pas les derniers, qui devient dans toutes les directions des rayons qui les ont traversés.
DIAPHORÈSE (Médecine), du grec diaphorcsts, transpir.ation. — On appelle ainsi un état delà peau dans leôuel l'exsudation cutanée tient le milieu entre la transpiration naturelle et la sueur; c'est un i.henomene dont l'importance ne doit pas être négligée dans le diagnostic des makulies et dans leur pronostic; il indique en général une détente favorable dans la période aigue, et souvent il est provoqué par le médecin au moyen des méHicamenls (lits (//"/, //n/v/)(;//(',s-.
D1AP11()1'.K'11I11 IS :Mmu: ,,,,MO<Mr.leciic).- Ce
(voyez SiiDoiiniyi es). . .
mAPlir.AGMATlQUE (Anatomie). - Qui appartient :,,xdiuphraejmc. 11 y ades vaisseaux et des nerfs diaphragmatiques. - Les artères «^'■'/'"/'/'';'^'7"'"''7"''^ '''"« Ç r/»Ji« naissent de la mammaire •"terne ; el es fo. 1 1 ' ■dilTércntes llexuosités, doime.it des ™»"='^» ''f ' ' f ,'carde, et se répandent dims les libres charnues du muscle diaphragme. Les veines su.s-dwphragmatiques Diésentent la même disposition, la droite s ouvre dans mammaire interne, la gauche dans la sous-clavièrc. L(s artères snus-duiphi-afimahijues au nombre de deux une de cha<iue coté, naissent de l'aorte abdominale au-dessous du diaphragme; la droite remonte sur le nilier droit de ce muscle, donne des rameaux au foie et se divise en plusieurs branches qui penetreut dans les fibres du muscle; la gauche remonte sur lo pilier gauche du diaphragme, fournit quelques b™'-; '«^.""^ parties voisines, et se ramifie dans la P'V'l'f =\P» "5^'° U<,uc et dans les fibres charnues. Les ^«',"'^^;' «'-''«: pLuimatique, présentent la même d'spos ti n ue les 'artères et se terminent le pus f»"v^'"yl"^ ' "F cave inférieure. - h^.^ nerfs dwphrw,n,..l,,pic on ,h,e. niques, aussi au nombre de deux, proviennent le la il dn plexus cervical, ils reçoivent aussi des li els dn gr ud hypoglosse ; ils descendent sur les eûtes du cou, pénèireni dans la poitrine entre les artères et les vomcs souscjavières, et vont se terminer dans lo diai)hr;igme dans l,K|uel ils sn divisent, en fournissant des '"'^^"J'JJ" l''"''
"'DIAPlIRMiMU (Analomie), en grec dl<iptirn;,mn, s6naralion.- Grand muscle mouibraneux iinpiur, inégalonent recourbé dans s.^sdiNeises parues, charnu dans
voùlc elliptiquo. Sa paitio raoyenuo cl jioslcriuiu'o est
DU
DIA
occmico par une larjc aponévrose, nommée centre phrc- ,mue d'où partent les fibres charnues qui vont s insérer en divergeant à toute la circonférence de la poitrnie. Les po^téricnres, plus nombreuses et pins longues que les antérieures, se réunissent pour la plupart en deux gros faisceaux ou colonnes charnues qu on nomme les /n/ie;^ </!/ dim.hraqmc. Le droit, plus long, s'attache aux quatre premières vertèbres lombaires; le gauche, aux trois premières seulement. Ces deux piliers s'envoient réciproquement un faisceau, d'où résultent deux ouvertures 1 une sunérieurc ovi œsophagienne UR\ersée par 1 œsophage et les nerfs pneumogastriques; V:^ntre, in reneure ou aorliaue plus en arrière et à gauche, pour le passage de l'aorte; du canal thoracique et de la veine azygos : une troisième ouverture, située entre les portions moyenne et droite du centre phréiiique, donne passage à la veine cave ascendante, c'est Vanneau diaphragmatique de Chau^sier Par ses contractions, le diaphragme s abaisse, augmente le diamètre vertical de la poitrine et diminue celui de l'abdomen, permet ainsi aux poumons de se dilater et devient inspirateur ; il peut être expirateur, par de fortes contractions qui porteraient les cotes en dedans et diminueraient la capacité du thorax. F— N.
Diaphragme (Botanique). — C'est une cloison transversïale qui partage une cavité en deux étages, un Iniit capsulaire en deux ou en plusieurs loges.
DIAPRÉE (Prune) (Horicnlture). — Variété de prunes dont on a trois sous-variétés : la D. rouge, la D. violette, la D blanclte. La D. ronge {Roche-Carbon) est un fruit ovoïde, très-gros, d'une couleur rouge-cerise, ferme, succulente, sucrée ; pulpe pâle ou blanchâtre, adhérant légèrement au noyau; elle mûrit en août; on en fait de bons pruneaux. La D. violette, un peu moins grosse, d'un violet foncé, pulpo ferme, sucrée, est délicate. La D. blanche est un petit fruit ovale, allongé, vert presque blanc, ferme, pulpe très-sucrée et très-fine; commencement de septembre. ^, , •
DUPRUN (Matière médicale). — ^om d un électuaire, aujourd'hui très-peu usité, dont les pruneaux forment la base ; il v en a deux espèces : le D. simple, composé d'une forte décoction de polypode de chêne, de fleurs de violette, de semences de berbéris et de réglisse, passée, dans laquelle on fait cuire une quantité déterminée de pruneaux ; on y ajoute du sucre, du sirop de coing, du bois de santal, des roses de Provins, des semences de violette et de pourpier : on l'employait comme minoratit. Le D. résolutif se prépare en ajoutant au précédent de la scammonée en poudre. Ce dernier purge bien à la dose de 15 à :îO jrrammes.
Dl.ARUHÉE iMédicine), du grec diarrhein, couler à travers. — Jlaladie caractéri.«ée par des déjections alvines fréquentes de matières plus ou moins liquides, ducs à l'inflammation de la membrane muqueuse des intestins. Celte maladie, connue aussi sous les noms vulgaires de dévoiement, àa cours de ventre, est très-fréquente, surtout chez les enfants et les vieillards. Elle peut être aiguè ou chronique. Les causes de la diarrhée sont des écarts de régime, les aliments mals;uns, les fruits encore verts ou mangés en trop grande quantité; des purgatifs trop répétés : l'impression du froid humide, le séjour dans un endroit bas, marécageux, surtout chez les individus lymphatiques, faibles. Chez les enfants le lait mal élaboré d'une nourrice, l'usage préuiaturé des aliments la déterminent fréquemment.
La diarrhée nii/uc a pour symptômes des douleui-s plus ou moins vives dans le ventre, des gargouillements, l'expulsion de matières fécales jaunes, brunes, peu liquides, une faiblesse générale avec perte de l'appétit. Elle cède au régime seul, si elle est légère, en supprimant les causes qui l'ont produite. Lorsqu'cUeest intense, avec douleurot chaleur dans le ventre, altération des traits, sueurs froides, nausées, vomissements, borborygmes, évacuations abondantes, liquides, douleurs au fondement, souvent môme avec fièvre, elle doit être traitée par les émollients, l'application des sangsues 4 l'anus, la diète, les lavcincntsopiacés, des fomentations sur le ventre. La-diarrhée chronique peut succéder à la diarrhée aiguè, ou s'établir insensiblement, ses causes sont les munies quecellcsdc la diarrhée aiguë ; clic est due souvent à des lésions organiques de l'intestin : sa durée est indéterminée. Le traitement doit se modifier suivant les circonstances, et on aura recours, suivant les cas, soit aux astringents, soit aux émollients et quelquefois allernntivemenl aux uns et I aux autres. Lo régime est ici d'une grande importance. La diarrhée accompagne comme symptôme un grand nombre de Dialadios'niguOs et chroniques. F— N.
DIASCOr.DIUM (Matière médicale). — Ancien électuaire, très-compliqué, ainsi nommé parce que les feuilles de Scordium {Teucrium scordium. Lin.; vulgairement Germandrée aquatique] entrent dans sa préparation. Outre ces feuilles qui ne sont pas la partie la plus active du médicament, il y entre une foule de substances astringentes, amères, excitantes, narcotiques ; ainsi les semences de berbéris, les roses rouges, les racines da historié, de tormentille, de gentiane, le cassia lignea, le giiigembrc, la cannelle, le dictante de Crète, le styrax calannte, le galbanum, la gomme arabique, le bol d'Arménie,'l'opium. Ces différentes substances, réduites en poudre, sont ensuite incorporées dans du miel rosat et du vin d'Espagne. Ce médicament, d'un usage assez fréquent, est. employé surtout contre les diarrhées chroniques, il agit comme astringent et sédatif. Ladoseen est de 2 à 4 grammes donné le soir, délayé dans un peu de vin rouge, ou enveloppé dans du pain à chanter.
DIAbPORAMÈTRE (Physique), diaspora, dispersion; metron, mesure. — Appareil destiné i déterminer expérimentalement l'angle que doit avoir un prisme d'une substance donnée pour acliromatiser un prisme d'une autre substance.
On veut achromatiser un prisme de crown avec un prisme de flint. Supposons que l'on ait un prisme de tlint dont on puisse faire varier l'angle d'une manière continue entre des limites convenables. On place ce prisme derrière celui que l'on veut achromatiser de manière que les sommets soient tournés en sens inverse, puis on en modifie l'angle jusqu'à ce que l'on voie disparaître toute coloration en regardant à travers le système des deux prismes. Le système est alors achromatique. L'angle du prisme est l'angle cherché.
Le diasporamètre est destiné à fournir un prisme dont l'angle soit variable, et il est construit de manière à permettre d'évaluer facilement à chaque instant la valeur de cet l'angle. .
Un des diasporamètres les plus employés est celui de Rochon. En voici le principe : deux prismes rectangulaires égaux appuyés l'un sur l'autre par leur face hypo» ténuse sont fixés au fond de deux tubes dont l'un est fixé à un disque vertical porté par le pied de l'appareil; l'autre est fixé à un plateau garni de dents qui peut recevoir un mouvement de rotation sur lui-même au moyen d'un pignon denté. On peut donc faire tourner l'un des prismes sur le second qui reste fixe. Due graduaiion et un vernier gravés sur le disque fixe et sur le plateau mobile servent à évaluer la rotation.
Les deux prismes peuvent être accolés de façon que leur système forme une plaque à faces parallèles. C'est le zéro de la division correspondant au prisme mobile. A partir de ce point, une rotation de 1S0° donne lieu à un prisme dont l'angle est le double de celui de chacun des prismes particuliers. Dans une position intermédiaire, l'angle est lui-même compris entre zéro et cette dernière valeur. Une formule trigoiiométrique permet d'ailleurs de calculer exactement cet angle pour une rotation connue du prisme. Cette rotation se lit sur la graduation des plateaux.
.\u moyen des diasporamètres, ou a calculé des tables où sont consignés les angles que doivent avoir deux prismes de substance connue pour s'achromatiser mutuellement. Comme la composition des verres fournis par Tes verriers est sensiblement constante, les opticiens trouvent dans ces tables les nombres dont ils ont besoin sans avoir recours :\ de nouvelles expériences. L.
DIASPOUE (Minéralogie). — Substance pierreuse, classée par lieudant dans son groupe des Aluminidi's, et qui contient, suivant Vauquelin, 80 p. Ino d'alumine. Elle se présente en niasses composées de lames d'une couleur gris jaunâtre, d'un éclat assez vif, faciles ;\ séparer. Lorsqu'on expose un petit fragment de cette substance à la flamme d'une bougie, il pétille au bout de queliiues secondes et se disperse en une multitude de petites paillettes nacrées, d'où lui vient son nom du grec diaspora, dispersion (llauy).
DIaSTASE (Chirurgiel, du f^rec dinslosis, séparation.
On a donné ce nom à la séparation, opérée par une
violence extérieure, do deux os qui étaient contigns, comme le radius et le cubitus ; le tibia et le péroné. Cette séparation ne peut avoir lieu sans que les liens fibreux qui unissent les os soient rompus en tout ou en partie (voyez Entoiisb, Luxation).
DiASTASE (Chimie, Phvsiologie). —Produit neutre qui se rencontre dans les graines des céréales qui ont éprouva un commencement de germination et aussi dans les jeunot pousses éinauées de tubercules conlcnaul une fécule. C est
DIA
DIA
c«„c l'innuence de la di.istase agissant comme une sorte sous 1 '""f"^^ l'amidon des gi'aines est converti en glu- 1\ 'S-rrep'" ente comme le lait destiné à nourrua eune plante pendant le temps on elle n'o^tpas assez forte pour puiser son alimentation dans le sol et 1 atmosnhère C'est sur cette propriété de la d.astase qu est fondé Xmnîoi de l'orge germée pour la fabrication de labiere. L^n^din de l°orge changé en sucre par l'action de la dias àsepeut alors éprouver la fermentation alcoolique. Pour l-CN^raire, on épuise l'orge germée réduite en poudre par l'eau tiède ; on chauffe la dissolution pour coagufer les mat ères albùmineuses mélangées avec la dia tase. \\n'v a dUis alors qu'à précipiter celle-ci par 1 alcool. On /obUen, après dessiccation, sous la forme d'un corps amorphe incristallisable, susceptible même à très-faible dose d-o^érer la transformation de l'amidon en sucre. La dé ouveTe de a diastase est dne à MM. Persoz et Paye. . îl existe aussi dans les animaux supérieurs et en part eu ier dans l'homme, un agent très-analogoe i celui duut «vient d'être question et que l'on a désigné sous le nom àèdfallJe an maie : il serait fourni, suivant M. Cl. Bernard par la muqueuse buccale et ajouté à la salive qu Sécoile des glandes salivaires; M. Miallie le regarde au conîaU-e comme propre à la salive; en tout cas, d est încontèsuible que celle-ci renferme un principe capable dèsaccbarifler les fécules, et qu'il a les mêmes propnetes que celui qu'on rencontre dans l'orge germée (voyez Di-
"nUSTOLE (Physiologie), du grec rfw.'foZè, dilatation. C'est le niouveLent de dilatation du cœur dans 1 acte ^ la c rculation; il est opposé à la systole (de sysolc, contîact Sn qui est en effet le mouvement de contraction. Csnne la systole a complété son action, la diastole con mencè h sienne par l'expansion, la dilatation des ore, -^ ^nes qui V ennent de se contracter; bientôt le ventricule se dUate aussi et le cœur est en pleine diastole, jusqu au moment où les oreillettes se contractent de nouveau pendu tnue°"s ventricules achèvent de se dilater. Ces moatmems alternatifs constituent les battements, es pu la- X^^rÔue l'on perçoit par l'ouïe et le toucher. Lorsqu'on applique l'oreiMe sur la région du cœur, on entend distinctemont deux battements ; le premier plus fo t q i ;^.,;,n K n^roi antérieure de la poitrine; on peotl atlri- 'r'iaSiàttbnteventricuIel, dans laquelle^ du cœur se relève et en se déjetant vers la gauche, trappe la paroi thoracique, en même temps que le sang, ponssé narî'ore nette, vient heurter les parois vcntnculaires. Le second bruit se fait entendre un peu pins haut; .1 est sourd et profond et peut être rapporté au choc du satig qu" rentre dans l'oreillette, lors de sa dilatation, tes deux mouvements successifs répondent à une diastole.
m Vn'sSARON (Matière médicale), du grec dia, avec ; towA quatre; parce que ce médicament est compose de quatre 'substances. - C'est uti électua re composé des rac?nes de gentiane et d'aristoloche ronde, d..s baies de [aurkr et de myrrhe, le tout incorporé dans dn miel et de l'extrait de genièvre. Cet électuairc, nommé auss, Ihériant'cdiatessaron, est peu usité aujourd'hui, ses pro^ Prié es son toniques et excitantes. Il a été recommandé P . i„. .^ïnArPs et les morsures d'animaux venimeux. '"nVAlHEKMANI (Physique), de dia, à travers; (//«- ™o/ c™ eur -- La dia<Àcrma,K'.7é 'est la propriété m°e pS sèdcn certains corps de se laisser traverser par de U chaleur rayonnante. C.s corps sont d.alhennanes. Les co PS transparents, l'air, le verre, laissent rayonner vers no. s^^cn forte proportion la chaleur des sources treslnmi."o. estelles q'.e le soleil ; mais le.ir d.athermane.le cT cauco.ip pU.s faible po..r les sou.xcs obscures ou seulement peu éclairantes, comme le p,'onve cette pratUnie des ouvriers des fonderies, de regarder la matière f n fusion i travers une lame de verre.
Mariette et Schéele avaient .uême cru recennal l'C quo le 'verre ne se laisse pas trav.u-ser parla chaleur obsc.ire. Plclcl Ilerschell. constatèrent l'élévation de temptiatured'un thermomètre sépa.é do la source do chaleur par une lame transparente; tontefois, 7» f «,';.'';;;,."; Être attribué au rayonnement de la lamo l^c.'.. I •
s^S^.'rden:iî:r.^'u^=<i-o;;rt
n"œSd;:^;::t:Aen.vide,,ce.adiat|,er,m^
s;i:^„rnt's.:^i;::ri:::i;îr^r=r';o.;^ue V
Cdo^nlamo tournée du cflté de la »«1"'^?;. ^ '"i!^ '■^.T wuvonode noir de f.imée, substance q..i s echanllo et rayonne dava.itago, mais qui wt peu diallicrni.mt.
Enfin Mclloni fit cesser les derniers doutes, et put mesurer la diathei-manéité par l'emploi d mi.hei. nomètre sur lequel l'effet de la chaleur se ma.iifeste insfuitanément et qui annule ains. 1 erreurdue à I echannemcnt de la lame : c'est la pile thermo-élcîctrique.
Le procédé consiste à mesurer a l aide de cet instriimcnt 'effet delà chaleur directe, puis celui de la chaleur qui atraversé une lame placée entre la source et la p.le ei ayant soin de garantir la lame de 1 échauffemen. par des écrans qu'on abaisse au moment d'observer, e de se servir de \'impvl,,on initiale de l'aiguille du galvanomètre (voyez Piles thekiio-électeioces).
C'est ainsi que Melloui obtint les résultats suivants : i» La diathermanéité varie avec la nature de la source . elle diminue avec l'éclat de la source pour les substances ? ansparentes (cependant elle reste à peu près constante poilrle sel gemme); le contraire peut avoir heu pour es substances opaques, comme le no.r de fumée.
2° Les substances transparentes, com. le les a. t.es, sont inégalement diathermanes, résultat trouve aupaïavant par Prévost et Delaroche.
3° La diathermanéité, comme la transparence, augmente avec le poli des lames.
4" Elle diminue à mesure q..e l'épaisseur auginente ce oui indique une absorption graduelle de la chaleAr; il ?a t rxce7e.' le sel ge..rme qui, quelle l,"^ ^°'A^^"" «^i; " seur laisse passertcitelachalcur qui n est pas rtfl.cliio. 50' En interposant une lame d'épaisseur Sraduelleinent croissante, 0 . plusieurs lames d'égale épaisseur et de même substancl on reconnaît que le rappor de c 1 le.ir absorbée par u.ie -^'ûme épaisseur à la chale..r.nc^ dente, diminue à mesure quo l'épaisseur '«J^ t'^^^^f''"^,; augmente, fait reconnu déjî. par Delaroche, et que de plus -il tend vers une l.m.te fixe. ,ii,tl,or-
^ Ce rés.dtat s'expliq..e par la variatio.i de 'a d mthcr manéité avec la nature de la source, c est-.\-diic a\ec V,^^èceded,alcur : un faisceau calorifique naturel conie t des rayoïis très-divers dont les plus absorbables disi^iraissènt de ph.s eu plus jusqu'à ce q..'.l ne reste n us m,'u.iè chaleur homogène, également absorbable. ■^ Les sources de chaleur étudiées par Mellon, étaient donc qiXe chose de t.-ès-complexe, et P»»^ ',' «"ro'ifr de foi s.lples, il fallait expérime.iter sur des chaeur» de nature simple. C'est ce qu'ont fait MM. Jamm et
** nfont décomposé le faisceau de chale.ir par un p.ismo de se! "cnme, la substance la ph.s diathermane q..e I o.i
H°'ffi;"?i» "°U ol,*..r ,*».« P» .« "»-
abstrai-
CcSTi -nll;ilrn:,.Ull.
l'ideniiir iiiulKii.lr ,!.■ 1, mière, puisiinc dans h.
sont inséparables et m tique. Ouaut à la paru dcl.uui'l'li'"! A cr(|i absnrl«l'^"l '-".'■'• I et .le p-^'V'"' >iii|i:.---i (Oiivi-,1^.-.' !■ 11 nllr LXXV; Annar. .!,■
t LUI, Lv, lA; i ;''''(';;■: '■:;'"ï/,;;;;,;,,,;;;fcr.i«,,/àm'e
,, ^ I ,, . xprimer par a'.
ini' i^.iM lu-ion importante :
,. ,1,. la chaleur et de la Ui- ,111^1,, ,|n .p.Thv. r-i'< effets ..hUi- .1- '"- ■■ 'deuil,. ,|i, |M , :i. . Il UKVUqUO r.ivou., i"-ii 1- il II": ilili'ssont lè, parloslmmcuis de l'oeil, l'organe de la vision.
ruai lie l'h/siqite, t. LWll, ,./ ,/,. pluisiijm; Y série, ,v,,///s- (/.', -traîtres (Ic I Aca-
i<lrs
DIA
CHALEin THWSMISE PAU niKT.Ol^CS S(T.ST,\^XES WfX L\
LAMPE b'.MlGAM) 'mEEI.OM).
La clialcur direte est i-c.Tcseiitée par lÙO.
Verre» incolores
(épaisseur, imnsSS).
Flînl de 67 à
Verre de glace de G2 à Crown français
— anglais
Verre à vilres . .de 54 à
Verres colorés
(épaisseur, I-mb'.SjJ.
Violet foncé..
— pâle
Bleu tros-foncc
— foncé
— clair
Vert minéral
— pomme
Jaune foncé
— brillant
— doré
Orangé rouvre
Kouge jaunâtre
— pourpre
— vif
DIC
COUPS cm (épaisseur, 2mm,62. - Un vcvcc d Incolore»
Sel gemme 92
Spath d'Islande 12
Cristal de roche 57
Topaze du Brésil 51
Carbonate de plomb.,.. 52
Borate de soude 28
Sulfate de chaux 20
Acide citrique 13
Alun de glace 12
Eau distillée
AleoM absolu
Klher sidfurique
Sulfure de carbone. ...
E-sence de térébenthine.
Acide sulfurique pur...
— nitrique pur
Dissolution de sel murin.
— d'alun
— de sucre. . . .
— de potasse. .
— d'ammoniaq.
L'(|ui«lcs colorés
Huile de noix (jaune)...
- de colza Oaune)..
- d'olive (jaune ver-
dàlre)
— d'œiUel Gaunâtri-} Chlorure desoufre (roune
brun) ■■
Acide pyroligneux (légèrement brun)
Blanc d'œuf (légèrement jaune)
Colorés
Cristal de roche enfuniu
(bruu)....... b7
Aiiiue marine (iégàmn.
bleue) 59'
Agate jaune, 29
Tourmatiiic verte 27
Sulfate (le cuivre (bleu). 0
Ri.
DlATIlERMAXÉlTK. — VoyCZ DlATlIEIiMANE.
DIATHERMANSIE, Diatiiekmamsme (Physique). — Action élective exercée par les corps diulhermuiics sur la chaleur rayoïiiiaute qui les traverse, et en vertu de laquelle certains rayons de chaleur peuvent traverser plus ou moins librement ces corps, tandis que d'autres sont arrêtés par eux. Cet etret est semblable à celui que les corps colorés exercent sur la lumière, ce qui la fait désigner sous le nom de Thermochroïsme (voyez Chaleur