RAYONNANTE
DIATHÈSE (Médecine), du grec c/io(/iesi>, disposition du corps. — On entend par ce mot une disposition en vertu de laquelle plusieurs organes, ou plusieurs systèmes d'organe?, sont ù la fois ou successivement le siège d'affections de même nature, quelquefois même sons des apparences diverses : ainsi les diatlièsos scorbutique et scrofuleuse peuvent produire dans divers organes , des lésions différentes, ducs i\ une seule et môme cause et qui peuvent céder au même traitement. On peut admettre d'après cela autant de diatliùscs qu'il y a de maladies capables de se montrer dans plusieurs parties à la fois OH successivement, sous l'inlluincî d'une cause commune qui ne sera pas une cause externe, de telle sorte que si les mêmes affections se. montrent sans cause évidente, on dira qu'elles sont ducs à une disposition particulière, à une dvttlihc qui sera dite scrofuleuse, inflanmiatoirc, rliumatisiuale, cancéreuse, darirouse, scorbutique, etc. Le mot de diathèsc n'a pas toujours été pris dans le sens que les modernes lui ont donné ; pour la plupart des auteurs , c'est ou une prédisposition à \inQ esptce particulière de maladie, ou bien un état intermédiaire entre la santé et la maladie; Galien l'a employé comme synonyme du mot Itabilus, habitude extérieure, manière d'être. F — n.
DI ATOME (Uotaniquo), 0(V;/()mi7,deCand.; du grccrfm, en travers, et Iniuunn, couper. — Genre de plantes Cri/p- In'inines amphiijinrs, de la classe des Algues, type de la trjbn dos Didlnmccs; il renferme une douzaine d'espèces qui habitent les eaux douces et la mer. Ces plantes se
composer.tde filair.cnts simples, fragiles, divisés transvorsalcaient en articles; i\ une certaine époque, ces articles se désunissent et n'adhèrent plus entre eux que par leurs angles opposés. Ils représentent ainsi la figure de zigzag. Ces plantes sont brillantes à l'état frais et forment sur les plantes aquatiques un duvet ferrugineux qui devient âpre et pulvérulent par la dessiccation. On en connaît une douzaine d'espèces habitant les eaux douces ou la mer; on rencontre fréquemment dans les eaux douces la D. floci'ti/eiiMf (D. floccu/osmn, Ag.).
DIATOMÉES (Botanique). — Tribu de plantes Crypinijames, de la classe des Algues, famille des Fucacées, établie par de Candolle (Flore franc., t. II) pour des genres A'Algues dont les corpuscules composants , munis d'une enveloppe siliceu«e nommée cuirasse, diaphane, fragile, formée de silice pure, renferment une. sorte de mucilage de couleur jainie plus on moins foiicée, no se déforment pas par la dessiccation et peuvent même subir une calcinaiion assez forte. M. Ehrenberg, qui désigne les diatomées sous le nom de hacillarie'es, a découvert que la substance connue dans les arts sous le nom de Iripnli était constituée par dos enveloppes do diatomées fossiles extrêmement abondantes dans plusieurs contrées de l'Europe. L'Ardèche en possède un gisement important. On a calculé que G"'°,(IOI de tripoli pouvait représenter environ 2 000 millions d'individus.
DICÉE (Zoologie), Dicœ«m, Cuv. — Genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, famille des Ténuirostres; cd.raclérisé par un bec presque aussi long que la tête, trèsfinement dentelé à la pointe, large et triangulaire à la base; ailes obtuses et queue médiocre. La taille de ces oiseaux est généralement petite (0°',09, par exemple) et leur plumage varié de rouge, de noir, de jaune. Ils habitent les archipels de l'Asie et de l'Océanie. Ce gem'e a été placé par Cuvior auprès des Sucriers ; on peut le rapprocher aussi des Grimpereaux de nos pays.
DIGÉRÂTES ^Zoologie), Dv:eras, Lamk; du grec rfw, deux, et keras, corne. — Genre de Mollusques, de la classe des Acéphales, ordre des Tesiacés ou Lamellibranches, famille des Camurc^ Ce genre, très-voisin de nos Cames actueN , ne contient que de s espèces éteintes, à coquille grande, irrégulière, à. valves inégales, avec une dent cardinale très-épaisse appartenant à la grande valve. Les deux réunies simulent un peu une paire Fig. 774 - Diceialc, corn» de bcUcr itossilc).
de cornes. C'est dans
les couches du terrain nommé coral-rag par les Anglais que l'on trouve les dicératos ; c'est près de Genève qu'elles furent observées d'abord; on on trouve en Eruncc dans le département de la Meuse, près de Saint-Mihiel.
DICHOBUNE (Zoologie), Dichobune, Cuv.; du grec dicha, séparément, et hounos, colline ; allusion aux tubercules distincts des dents molaires. — Genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Pachydermes, famille des Pachydermes ordinaires, très-voisin du geni'e Anoplothorium ; établi pour quelques espèces de petits quadrupèdes do l'étage tertiaire parisien, dont les dimensions n'excédaient pas celles du lièvre ou se tenaient même au-dessous.
DICHORISANDRE (Botanique), Dichoriiandra, Mik. ; du grec dis, deux fois; chorizo, je divise, et anèr, màlc. — Genre de plantes Monocolyléilones périspermées, famille des Commélynécs. Caractères : calice à 3 sépales persistants; corolle à 3 pétales; 6 étamines disposées eu 2 phalanges (d'où lo nom du genre); ovaire i 3 logos; fruit conformé en une capsule accompagnée du calice charnu. Le D. à fleurs en thyrse (D. thyrsiflora, Mik.) est une plante herbacée vivace à feuilles lancéolées , oblongucs, !\ gaine entière, un pou ciliée. Ses fleurs, en grappes terminales, ;\ rameaux hérissés, courts, ont les pétales d'un bleu magnilique et marqués de blanc i la base ; les anthères sont d'un beau jaune. Cette belle plante, originaire du Brésil, est souvent cultivée dans les serres chaudes en terre légère, où ses charmantes fleurs produisent un agréable effet.
DICIlOTOME(Cotauique), du grec (/ù'/io/omtW, je coupe en deux. — Terme qui désigne les organes des plantes
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divisés en deux parties dont cliacnne se bifiirquo en deux m tros La tige de la mâcl.e et du gui oftre deux bons exemples de dichotomie. Les feuilles sont Mwtome^ dans les cératophylles. Certaines inflorescences résultent souvent de la dichotomie des pédicelles. Ce cas est surtout fréquent dans la famille des Caryophy lees.
DICHOTOMIQUE (Méthode) (Botanique\ - On dcsicne sous ce non^ une méthode artificielle destinée à la détermination des espèces et où chaque groupe se subdivise uniquement en deux groupes subordonnes, de manière à ce que l'investigateur n'ait jamais à clwisir qu cnre deux caractères pour reconnaître l'espèce V"' /'«"''Ç^ Lamarck, dans sa Flore française, a donne un exemple célèbre de wélhode dichotomique du règne végétal.
DICHROA (Botanique), Cic/-ro(!,Loureiro ; du grec dis, deu", et chroa, couleur. - Genre de plantes devant sans doute être rangé dans la famille des Rosacée^ et é't^b i par Loureiro pour une plante de la Chine et de 1^ Cocbmchine le D. febrifuga, Lour.; c'est un grand arbrisseau à rameaux étalés/i feuilles lancéolées et dont les fleurs ^roupies en corymbes oui la corolle blanche en dehors ? bi™e en dedans, ce qui justifie le nom du genre. C^^^^^ plante, selon Loureiro, aurait des propriétés fébiiluges très-prononcées. ., -Jn-f
DICHROISME (Physique). - Propriété que Possèdent certains corps transparents d'offrir des couleurs différentes suivant qu'on les regarde sous une épaisseur plus ou moins grande. C'est ainsi par exemple que, si 1 o" verse dans un ferre à expérience une dissolution de chlorure de chrome, la partie inférieure où l'épaisseur est moindre paraîtra verte, tandis que la partie supérieure a une teinte brune passant au rouge. La teinture de tournesol offre un phénomène analogue: bleue sous une épaisseur considérable, elle paraît rouge violacé en âmes minces^ En réalité, toutes les substances transparentes et colorées sont dichroiques, c'est-i-direque lo»r teinte change avec l'épaisseur -, maison n'en observe que rarement des " od ■ fications aussi nettes que celles que »o"s vÇnons d diquer; le plus ordinairement, c'est une variation continue plutùt de l'intensité delà couleur que de la couleur elle-
'"Le'dichroisme est une conséquence très-simple de l'ab- ^orntion ditTéronte et spéciale à chacun d eux,qu uprouvenl en traversant les milieux, les différents rayons qui comi)nsf.nt la lumière blanche. Si tous ces rayons éprouvait une perte égale, le faisceau de lumière blanche ne serait altéré que dans son intensité «t, par su le, le milieu transparent serait incolore; mais comme U non est pas ainsi, et qu'i\ chaque épaisseur nouvelle raver- S la propoi'tion des rayons élémentaires change à cause de leur absorption inégale , il s'ensuit que •» tomte du faisceau émergent variera elle-même avec 1 eijaisseui traversée. Supposons, par exemple, que, pour le clilorm-e de chrome déji cité, l'absorption pour une certaine épaisseur, soit de 0,1 pour le rouge et 0,5 pour n vert- si l'on suppose, en outre, que la lumière blanche renferme 200 rayons rouges et 30(10 rayons verts, après une première absorption, il restera :
Ravonsroupcs JJ'
Hayons verts ' ■'™
d'où l'on volt qu'après la première i™"*""^^'°"' '^,.1',^' dominera et à cause du nombre de ses rayons e paiçe ouc "on ec'û/ est supérieur à celui du rouge. Mais après d"q aùtrc^ unnsml'sions pareilles, on trouve qu'il devra rester dans le faisceau :
noyons roupcs.
lliiyoïiii vcrlb. . .
Ce qui nous montre qu'à ce momeul la teinte rouge do min^'a et deviendra de phis en plus pure, ^^-p^sme 1 u^ rLuiss^ur augmenleia. On voit <iu'une explication aua- OKUC l>e"t être éundue à tous les cas de dic iroisme. Il cxiMc une substance minérale où ce phénomène est trèsm"?qu«" ce qui lui a fait donner le nom de d.r/.roXe
<7TcLINirD;"ÎN.B (Botanique), du preç rf-.; double et klinà, lit. — Linné ii dénommé ainsi des plantes a neur. uni»exu68s monoïque» ou dioiqnos et d"» • Pnr conséquent, le» orxan.ss.xuels ont deux biéiiesdifle e Is le nom do Dichmç apparlicnl h la quinzième et dernière claKW do la méthode nnlurcllc de Jusmcu, compr-nau. d.-. plantes dioo.yléd.mes anétales diclmes et Bubdivisée en ch»! ordre» : le» ICuiJ,orhcs,h-B Cucur- UtuKées, lus Orties, les Amentucies cl les Com/crcs. A
DIC
l'exemple d'Ad. de Jussicu, les Dicotylédones didines sont généralement réparties par lus botanistes modernes parnii les Dicnlylédones apétales ou les monoin'tales.
DICOTYLÉDÔÎSÉES ou Dicotïlédoîif.s (Botanique).— On donne ce nom aux plantes qui composent l'un des trois grands embranchements du règne végétal,et ce nom rappelle que l'embryon contenu dans leurs graines porte le plus généralement deux cotylédons (rarement un plus orind nombre). Voici les caractères à l'aide desquels on distinguera facilement une plante dicotyledone dune plante monocotylédone (voyez ce mot). La tige ligneuse est composée de : 1° à l'extérieur, une enveloppe de tissu cellulaire qui est Vécorce, disposée par couches dont les plus jeunes ou Ubei' sont en dedans des plus anciennes • 2" d'une moelle située au contre, composée de ce lulps arrondies; .3° d'un corps ligneux ou toii-, inteimédiaire entre la moelle et l'écorcc, disposé par couches dont les plus jeunes et les plus molles, nommées nnhier, sont en dehors des plus anciennes et des plus dures qui constituent le bois parfait. Quand on fait une coupe transversale d'une tige dicotyledone ligneuse, on voit aussi que toutes les couches de bois et d ecorce sont disposées en cercles concentriques autour de la moelle centrale, et on distingue des lames de tissu cellulaire séparant les fibres ligneuses parallèles et longitudinales. Ce sont les rayons médullaires dont les tiges monocotylédones sont dépourvues. Les feuilles des plantes dicotylédones ont en général un limbe à nervures diverocntes sous des angles prononcés, ce qui est rare dans rcmbranchement des monocotylédoncs, où les nervures srwit presque toujours parallèles. Les fleurs des dicotylédonées ont ordinairement un calice, une corolle, des etaniines et des pistils distincts, et ces parties sont en général au nombre de cinq et ses multiples ou de quatre et SCS multiples, tandis que, dans e.^ "'""""if'J' f ^° «^' dominent le nombre trws et ses multiples. Enfin, le caiactère le plus fixe de cet embranchement est I existence dans l'embryon de 2 cotylédons opposés ou quelquefois de plusieurs cotylédons verticillés. A.-L de Jussieu partageait l'embranchement des D.eo(;/Zerfoneî en quatre subdivisions : \t.^ Apétales, les Monopétales les PolypeialesL Dielines.C>^% dernières formaient la quinzième classe Diclinie; les trois autres divisions étaient d après l'insertion épicme, périgyne ou In/poyi/ne des Staminés, partagées en classes 'dont le nombre tota POur ces tro s divisions, était de dix : 1° Dieot. apétales 3 c asses : Eps- Zninie,Périslaminie, Hypostamime; 2'D,eot. monope-
taies, 4 'classes : ^P"^"™'''^; ^'^'ir •'>''.'' D^^ô?™^ synmithérie, Epieorollie chonsantberxe V D^/>J°¥' pétales 3 classes : Epipétahe. UypopetaUe /'^V p^(n/te. ïlansla classification de M. Brongniart, les d.cotjaedonées sont divisées en deux sous-embranchements : 1 '«^ ^«3'°; spermes, et 2° les Gymnospermes. L'"" se subdivise en deux séries : l° les Gamopétales ou plantes .'i corolle d'une seule pièce; les familles qui les composent sont classées suivant l'insertion desétaniines ^-^ ^^' l^^%\f^.<:^ exemple : périyyncs: Composées, Campanulacées Rubiacée^- Lo9V"«-' Borraginées, Sohuiées , Labiées, Prinuîàcées- i-les Dialypétnles ou plantes i corolle compos^de 'plusieurs pièces ou nulle; les familles qm les Composent sont également divisées eii %;'"W' « • ^.e" " nie • CrurifiMcs, et iwVîV/r/oe.t ; exemple : Rosacées. L autre sous-r,„l,>anrlirnient ne comprend que deux classes, lès r„j»7.-'v ,1 l,s Cucaddidées. L'enibranchenvut des Dicon-Udonrs cmitient' beaucoup plus d'espèces et envi- Sx Vois autant de familles que celui des^Monocoty-
'"mClÙNE (Botanique,) Dicrnnnm ^^^^^^^^^j^ emnos fourchu. — l'.eni-e de plantes Cryptogamo. ano «,Wv de la aniille des Mousses, formant sur a terre et esroche?sdes plaques gazonnantes, par hx réunion de nombreux individus d'une même espèce. On en coi naît nuatro vingt div espèces dont un grand nombre sont eu- ?opéeTinès. Ce genre est le type de ht tribu des WRT«»to, mire des ■\croi'nrpes de M. Montagne.
° ilC lAMmE (/iologie), D,eranuva ^^^'•■^, ^"e'^J ''^l eranos- lourcliu, et aura, queue. — Genre d Insectes, de rrc'< .s /.<';« /"P'èrw, famille des Nocturnes, tribw des 0, ?//'.' s-ctio^i àos Apnsures. Ces m-^^l^"^2lZ es n'ont rien de remarquable, mais leurs chenilles ont u r r> "reùné dans sa partie antérieure, ciblé en arrière, a oc Vè " oml avtu.t-deruier amieau élevé et, pyramido et le dernier armé d'une double queue seni blab o à uiio nared cornes. C'est au moyen de celle double queuo nû'eîle écarte les mouches cl les ichneumons qui vion- 2ëm so .li cr Bur son dos pour la piquer et dôposer