flol i
Donc l'une des racines est comprise entre 1 ,3 et 1,4 et l'autre entre 1,6 et 1,7, et on a la valeur de chacune
d'elles à moins de rj.
Pour calculer la première racine à moins de t^^, ou
substitue des nombres équidistants de rj- entre 1,3 et 1,4
en se servant toujours des mêmes formules (6).
5i = 0,lA— 0,015a, h- 0,0-28oA3= — 0,018909
^2= 0,01i2 — OiOOOAj = 0,000786
Sj— 0,001-'.3 = 0,000006
Doue la première racine est comprise entre 1,35 et 1 ,3C.
Ce qui précède suffit pour faire apprécier In simplicité et l'utilité du calcul des différences qui se déduit immédiatcmoiit du binôme de Newton et qui conduit nnturcll''ment au calcul différentiel. L.
DIITÉRKiNTIATlO.N (Mathématiques). — 'Voyez C*Lcii. iiIffki;i;mif.i..
DlI•"l■■ÉIU■;^TlliL (Mouvkmknt) (Mécanique). — C'est un mouvement qui résulte de la combinaison de deux autres niouvcmcnt,s et qui est égal à leur différence et quelquefois à leur somme.
Considérons, par exemple, une vis se mouvant dans un écrou fixe qui puido son mouvement. Taudis que la vis fuit un tour complet, elle parcourt, dans le sens de son axe, un chemin égal à son pas. Mais si l'écrou se meut en mtmc temps que la vis, avec une vitesse variant depuis zéro juR(|ir.\ celle de In vis, le chemin rectiligne de celle-ci variera de la longueur du pas à zéro, et la vite se réelle de la vis sera (1 chaque instant la dillérence entre sa vil'.BSc propre et celle de l'écrou : le mouvement sera un mouvement différenlicl.
En général, la vitesse d'un orgnne d'une machine varie krsqne Ici guide» de cet organe ont eux-mCme.s un mouvement de nifanc nature que celui do l'organe, ce qui produit une avance on un retard.
On peut donc he proiiii,nr de combiner In vitesse d'un organe de iransformalion di: inouvi'niiMit et celle du guido de l'organe, de manitic à obtenir di» somuu'S ou des différence» de vitesseit, et, par suite, des mouvements qu'il serait impossible de produire en combinant dos orgtuies
à guides fixes. Indiquons quelques exemples très-simples pris dans les transformations de mouvements les i)lus employées.
Pour transformer un mouvement rectiligne continu en un autre mouvement rectiligne continu, on peut prendre une poulie dont l'axe est fixe, et alors le chemin parcouru par le poids est égal à celui que parcourt la main dans le mfime temps. Mais si la chape qui supporte l'axe s'élève elle-même par un mouvement de tianslation parallèle à la direction de la corde, la vitesse du poids ou du cordon qui s'élève sera la somme de sa vitesse propre et de celle de l'axe, tandis que celle de la main ou du cordon qui descend sera la différence des deux vitesses.
Si la corde est fixée à, une de ses extrémité.s,la vitesse du cordon qui s'élève e.st double de celle de la poulie ou du fardeau, lorsque les chemins sont parallèles : c'est le cas de la poulie mobile ; de ce mouvement de l'axe résultent aussi les propriétés des moufles.
Pour transformer un mouvement circulaire continu ou un mouvement rectiligne continu, on peut se servir do la vis qui fournit aussi un mouvement dift'érentiel, si on fait prendre aux collets de la vis, qui sont ordinairement fixes, un mouvement rectiligne parallèle à l'axe. Le moyen le plus simple consiste à fileter ces collets et Jl transformer en écrou les coussinets qui les reçoivent, ce qui donne la i'(* différentielle proposée pour les mesures de précision par M. de Prony, afin de produire des mouvements très-petits. Elle consiste dans une vis qui se meut entre deux supports qui forment écrous; le milieu de l'axe porto une vis d'un pas différent de celui de la piemière et porte un écrou qu'un guide empêche de tourner. Celui-ci recule, par chaque tour de manivelle, d'une quantité égale au pas de la vis, taudis que l'axe de la vis avance également d'un pas entre les supports. Le nioaveraent de l'écrou est donc la différence de ces deux mouvements, et le chemin qu'il parcourt est égal à la différence des deux pas de vis, différence qu'on peut obtenir aussi petite que l'on veut, tout en conservant au filet de la vis la solidité nécessaire.
C'est encore sur ce principe que l'on a construit tui treuil diff'érentiel avec lequel le mouvement du i)oids ;\ soulever e.st la différence de deux mouvements curvilignes. Le fardeau est suspendu à une poulie mobile soutenue par une corde dont les cordons parallèles s'enroulent dans deux sens opposés sur le cylindre du treuil qui est formé lui-même de deux cylindres de diamètres dill'érents. Pour chaque tour, le fardeau n'est soulevé que de la moitié de la différence des deux chemins parcourus par la corde sur les deux cylindres.
Le mouvement difl'érentiel existe encore dans un système de roues, lorsque l'on donne i l'axe d'une roue dentée un mouvement de rotation autour de l'axe d'inio roue dentée avec laquelle la première engrène.
Parmi les .tpplications du mouvement différentiel, nous citerons encore : I" le banc à broche, qui, dans In filature de coton, permet, par une combinaison de di-nx mouvements, de disposer les fibres du coton en ligne spirale pour former le fil et d'enrouler régulièrement ce fil autour de la bobine; 2° la disposition qui, dans l'alésoir, permet au ciseau de produire un travail d'une extrême ju-écisiou (voyez Aursoin, Fh.ati're). L.
D1FI''LUG11'; (Zoologie), Difflutjia, Ehrenb.; du latin diffliiere, se répandre en coulant. — Animaux infusoii-es microsco|)iques, protégés par un test habitucllemeni i-ecouvert de grains de snblc et rcmarqunbles par leurs longs brasse raccourcissant et s'allongeant sans cesse. Ils liahitent les eaux douces, où ils rampent sur les plantes submergées; une espèce se trouve à Paris dans la Seine et il:n] Ir, 1. 1 vins du Muséum d'histoire naturelle.
DM il ii;MI I 1: (l'alhologie). — On désigne sous ce nom nn c|i laoi clin. Ins proportions, une mauvaise conformation di- quelque organe, de quelque l)artie du corps, qui s'éloigne du type ordinaire et naturel généralement reconnu, entrain.int le plu» souvent nn dérangement dans une ou plusii'Urs des fonctions do l'économio; quelquefois, cependant, elle nechoi|iie qiui la vue et ne nuit rien à l'han être acquise d'affcctioii^ I logie. Les ,1 excès de pai tion, de dire organe ou m
lue liini'iKninelle, Les difformités peuvent m nri.'Mielies ; les premièies provieinienl Ihl. ri lenlicnt dans lecadr-edelapntlioiiini. , ei i;;iiielles peiivi'iit avoir lion pur ■s, par défaut et par vices de oonllgurn- 011, ete. Dans le piomicr cas, il y a un pnriion d'organe de plus que dans l'état normal ; ainsi l'existence d'un ou do plu.sioura doigts surnuméraires. Unns les difformités par défaut, il y n, an contraire, quelque partie de moins : ainsi les enfants acé-
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Dhalps, !es monocles (qui ont un scnl œil). Lu li-csicnie cipÊcede difTorniili-s coniprond lo strabisme, l'arrangomeiit vicieiis des dcnis, les gibbosités, etc. Il existe encore desditTormitéspar aberration; tel e est la transposition de certains viscères, du cœur i droite, par exemple. Les difformités qui all'ecteiit tout le corps ou la majeure partie rentrent dan; ce qui constitue les tnonstruosités ; il en sera quesiion au mot Tératolocie.
DIFFRACTION (Pliysi(iuo).— On donne lonom de diffraction à l'ensemble des modifications qu'éprouvent les rayons lumineux lorsqu'ils viennent à raser la surface des corps. La kimière éprouve, dans ces circonstances, une sorte de déviation, en mOme temps qu'elle est décomposée, d'où résultent dans l'ombre des corps des apparences fort curieuses qui ont été observées, pour la pre-
mière fois, par Grimaldi et Newton. Ce dernier a essayé d'expliquer ces pliénomfenes dans le système de l'émissior. de la lumière, en admettant une force répulsive émanant des coi'ps et donnant ainsi lieu à l'inflexion des rayons lumineux. Mais cette explication ne saurait rendre compte de toutes les particularités de la diffraction, et ce n'est vraiment que depuis les travaux d'Young et Fresnel qu'on connaît la véritable théorie de ces phénomènes. On peut dire que la diffraction et les interférences fournissent les arguments les plus concluants en faveur du système des ondulations lumineuses.
Pour étudier commodément les phénomènes de diffraction, on peut employer l'appareil suivant, construit par JI. Soleil [ficj. 775).
Sur un banc de cuivre ABCD bien dressé et divisé en cen
Fig. 773 — Banc de diiTiaciion.
timètres et millimètres sontdisposés et peuvent se mouvoir charbons d'une pile ou par une lampe. Le foyerde la Ioniuverssupports.LepremierSrecoitunelentillecylindrique I tille fournit ainsi une source lumineuse très-déliee, et la .sphérique sur laquelle on fait arriver un faisceau de c'est U\ une condition importante pour la réussite des rovons lumineux fournis soit par le soleil, soit parles I expériences. Sur le second support O, ou place des plaques
représentent les pi
métalliques diverses portant des orifices, des fentes destinés A produire le pliéiiomène munie do la diffraction. Lafiguri' 777 représente en détail, la partie supérieure du support 0. On voit une plaque do cuivre AA munie d'une rainure dans laquelle on peut enchâsser l'une quelconque des plaques figurées eu a, l>, c, r/, ou d'autres qui ne sont pas figurées ici. On voit également dans la ligure 778 lo détail du micromèi.re. M est le support général sur lequel se meut la loupe R, mise en mouvement par la vis V ; en D se trouve la graduation qui permet do mesurer la distance de la frange que l'on considèi'o à la frange nu à la ligne centrale ; enfin, le troisième support i\ est muni d'une loupe destinée à l'observation du phénomène; cette loupe porte un fil vertical très-lin et |ieut recevoir, ;\ l'aide d'une vis niicroniétrique, un mouvement latéral très-régulier qui permet à l'observateur de faire mouvoir lo lil sur les diverses portions de l'image observée; on peut aussi, à la place de la loupe, placer un écran sur lequel se projette directement l'image. Voici actuellement quels sont les principaux phéiioinènes que l'on peut observer avec l'appareil.
1. Frani/i;^ produites par le bord d'un corps opaque. — Si, sur le deuxième support, on place lo bord rectidignc d'un corps opaque /) ifirj. 77G), on observe sur l'écran l'ombre de ce corps avec les particularités suivantes : il n'y a pas de séparation Iraucliéc entre la lumière et l'ombre ; i
partir du point où devrait se trouver la démarcation, la lumière décroit graduellement du coté de l'ombre, qui se trouve ainsi partiellement éclairée. Du côté de la lumière se trouvent des franges alternativement plus ou moins brillantes, si l'on opère avec des rayons d'une couleur déterminée, et irisées, si l'on emploie la lumière blanche; ces franges ont d'autant plus de netteté qu'elles sont plus voisines de l'ombre, et elles s'effacent complètement à une petite distance.
JI. Franr/es produites dans l'ombre d'un corps étroit. — Lorsqu'on place sur le support un corps très-étroit, tel qu'un lil métallique ou un cheveu, on reconnaît que l'ombre du corps n'est pas absolument obscure, loin de li; le milieu est occupé par une ligne lumineuse do part et d'autre de laquelle sont dos franges plus ou moins brillantes. Ces franges sont coexistantes d'ailleurs avec celles qui se produisent dans la lumière et dont il vient d'ètio qne-ition dans le paragraphe précédent. Au lieu d'oinliloycr un corps long et étroit, on peut se servir d'un trè-;- petit disque circulaire il (fir/. 77(1), auquel casTombrO priscMite toujours un point lumineux à son centre, et tout autour sont disposés <les anneaux concentriques alternalivenient brillants et obscurs ou irisés.
La production de ce point lumineux dans l'ombre avait échappé aux observations de Newton; elle par.aît absolument incompatible avec lo système de l'émission de la lumière, tandis que Poisson et Fresnel ont fait voir qu'elle
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résulte tr6s-si-.nplemcnt de la théorie dos ondes lumi- "Tl'rVraw'Vs prorluites par une petite ouverture. — Lorsm''o" '"<^' 5"'' •'^ ^"''P°''' ""'^ plaque métallique percée d'une fente très-étroite et qu'on reçoit 1 image a une assez -randc distance, on observe une bande lumineuse à son centre et de part et d'autre des franges. La bande devient de plus en plus étroite à mesure qu on approche récran iusqu'h une certaine distance ou, après s être réduite à une ligne excessivement déliée, elle disparaît. A partir de ce moment, si l'on continue à approcher! écran, les franges latérales paraissent se rapprocher du miheu et venii toutes v passer successivement. Ces apparences sont surtout curieuses lorsqu'on emploie une ouvert ure circulaire, trts-petite, comme, par exemple, un petit trou p.atïq'^ -^vec une épingle dans une feuille métallique c (n<j -'-a'. Dans ce cas, si l'on regarde à travers la loupe que porte le troisième support limage formée P^r ' ouverture, on la voit formée par une tache lumineuse entourée de cercles colorés très-brillants. Ces cercles s élargissent ou se rétrécissent suivant qu'on augmente oit qu on diminue la distance de la lampe à l'ouverture. Quand celleci devient suffisamment petite, la tache centrale se réduit à un simple point et linit par dispuraitre, les anneaux se resserrent alors et viennent passer successivement au cci.tro tandis que d'autres se forment brusquement et clian- Ecii't continuellement de teinte, ce qui donne heu à des ieux de lumière très-curieux et très-varies.
IV Franqes produites par deux ouvertures. — Dans le cas de deux ouvertures très-étroites et très-voisines a (fio nii) les franges se forment dans l'image de chacune ri'el'les comme si elle était seule. Mais on observe, en outre, dans l'ombre de l'intervalle qui les sépare, un système de franges très-fines, très- serrées et qui sont évideniment ducs àla combinaison desdeux phénomènes,carelles disparaissent aussitôt que l'on ferme l'une des deux ouvertures. Dans le cas de deux ouvertures circulaires, on aperçoit, outre ces franges centrales, qui sont perpendiculaires i la ligne des centres, deux autres systèmes qui se croisent sous la forme dune croix de saint André. Lorsque es ouvertures deviennent triangulaires ou po jgoiiales, les apparen.cs sont très-brillantes, mais d'une complication qui nous empêche de les décrire ici. ,
V Frunoes produites pnr les 7-éseaux. — Les phénomènes les plus intéressants de la diffraction sontceux que présentent les réseaux ; on appelle ainsi un système d ouvertures linéaires très-étroites placées à cote les unes des autres à une très-petite distance. On peut réaliser un svstème de ce genre en traçant, par exemple, sur une plaque de verre, avec un diamant, des traits équidistants. La lumière pouvant passer dans les intervalles des traits taudis que, dans les points correspondants a ceux où le verre a été dépoli, elle est arrêtée, on a, en réalité, comme un système d'ouvertures très-rapprochees , on peut facilement tracer ainsi cent traits dans la longueur d'un millimètre. ... ,„ „
Si l'on phico une plaque de verre ainsi préparée sur le support de l'appareil général et qu'on observe avec la loupe l'image d'une fente étroite ou du foyer dune lentille cvlindrique, on voit dans le centre du champ observé rimaRC de la fcute parfaitement nette et telle qu elle se produirait sans l'interposition du réseau. Do part et d'autre se trouve un intervalle noir, suivi d une série do spectres dont le premier seul est isolé, les suivants empiétant successivemeul et de plus eu plus les uns sur les autres. Dans tous ces spectres, le violet est toujours en dedans Les couleurs en sont d'ailleurs très brillantes, Dures et la projection du phénomène obtenu avec la lumière solaire constitue l'une des plus belles expériences de l'optique. , ,.
Quand on opère avec des reseaux diiïeronts, les aistance» des spi^circs & l'image centrale varient en gênerai ; il est toutefois remar()iiable que ces variations ne se produisent que lorsque la .somme de l'intervalle opaque et de riiilcrvallc transparent du réseau cliançîe elle-mune. Si cette somme est la même, quelle que soit la grandeur des ouvertures ou des intervalles qui les séparent, les spectre» rcitentft la même distance et peuvent seulement varier un peu d'éclat. . ,
l'our que le phénomène des réseaux se produise dans toute 8ft netteté, il (;st nécessaire que le» ouvertures soient parfailciucnt éipiidistaiites. Lorsqu il n en est pas ainsi, le» spectres »c brouill.Mil ol disparaissent même en ne Initsaiit voir qu'une traînée liiniincusc d une apparence lioiiiogènc. C'est un phénomène do co genre (|U on observe tiuanU on regarde une lumière en clujuant
des yeux; les cils, dans ce cas, servent de réseaux. Les réseaux peuvent aussi se produire par réflexion, et c'est à cette circonstance que sont dues les brillantes couleurs que l'on observe en faisant réfléchir un faisceau lumineux sur une surface métalliquerégulièrement striée. On a construit, dans le temps, en Angleterre des boutons métalliques dits boutons de Bnrlon, sur lesquels étaient tracés des réseaux suivant des directions diverses et régulières Ces boutons, exposés à la lumière solaire ou à celle des bougies d'un salon, produisaient des couleurs extrêmement brillantes.
C'est au phénomène des réseaux qu on doit attribuer les couleurs quelquefois si brillantes que présente la nacre de perle. Cette substance est à structure feiuMetée si bien que, lorsqu'on la taille, on coupe ces clitlerents feuillets dont la tranche vient former à la surhice un véritable réseau. Brewster a d'ailleurs reconnu qu en moulant la nacre sur de la cire ou uu alliage fusible, le 1 moule présentait les mêmes couleurs que la substance c'ic-mème. , , ,.,„
C'est encore à uu phénomène du môme genre qu est due l'irisation que présentent les plumes de certains oiseaux et au,=i quelquefois les fils d'araignée. Ces dernier;, quoique très-fins, ne sont pas simples; ils sont form::s d'un grand nombre de brins réunis les uns aux autres par une substance visqueuse et constituent ainsi une sorte de réseau. ,, j .„
Enfin c'est encore à une cause analogue que sont dus sans doute ces cercles concentriques qu'on aperçoit autour de la lune quand l'atmosphère est brumeuse et que l'on appelle couronnes (voyez Cour.ONXEs).
Notions théoriques. - Il n'entre pas dans le plan de notre article de montrer avec détail comment la docirina des ondulations de la lumière rend compte des divers phénomènes de diffraction ; tout(ifois, nous essayerons de duuner une idée du principe général qui domine cette ex-
^ La'ît'mière se propageant par ondes, on peut, dans les diverses observations qui viennent d'être citées, substituer à la source lumineuse la porliou de 1 onde qui est circonscrite par les ouvertures et considérer chacun des noints de la surface de cette onde comme un centre particulier d'ébranlement. Il suit de là qu'un point de 1 esnace atteint par les mouvements vibratoires qui proviennent de ces difi'érents centres se trouvera comme soumis ;\ la résultante de tous ces mouvements particuliers résultante qui varie nécessairement avec la position du point et qui peut même Être nulle (voyez Interfi.- __..^„..^ f^„ „„.,^«;t Hnnr- nu'on doivo. eu général, , per-
du point ei qui l":"i' "icw... v^. ^ ..-— ,-., , , nENCEs). On conçoit donc qu'on doive, e" S'^^"".'^'''^ i^ cevoir dans le ciiamp de la vision des alternatives de lumière plus ou moins vive; et comme les points correspondants aux maxima et minima de lumière dépende! t de l'espèce de couleur avec laquelle ou opère il s ensuit que, si l'on se sert de lumière blanche, il y a.ira superposition des diverses couleurs et, par suite, production de teintes irrisées. , .
Considérons, par exemple, l'ombre d un corps étroit ; il est clair que, si le corps a la forme d'un disque, tous les mouvements .|ui atteignent le centre de 1 ombre sont d'accord pour produire de la lumière; mais, si 1 ou s élo -ne du centre, la symétrie disparaissant, on peut trouver un point pour le-iuel il y a interférence au moins partielle. Comme d'ailleurs les circonstances doivent être es mêmes sur tous les rayons, il doit se produire une série d'auueaux concentriques il la tache lumineuse con-
*'' Nous terminerons cet article par une remarque importante. On a reconnu que l'interférence de la lumière no neut se produire qu'entre dos rayons de nièine ori- ^h"e;or,'comme l^s phénomènes de din™cUo„ sou de vrais phénomènes d'iiiterrereuce, on e^^/" .^ , l^-'^j,'^*^. -ilé d'employer des sources extrêmement déliées. Dan. ïè phénomèmes ordinaires de l'optique cette P^ffl":"'^'^* ne se présente pas généralement, et c'-'hi exp ique com- ,„e,U \\ se fait .,iie la diffraction de '^ '""'.'«'•Ç," »„^^1 observée que tardivement dans tous ses détails. On pour r il lêu, ■ dire que plusieurs dos apparences si curieuses ■eé présente ont été d'abord devinées par le système éorimic qui sert h les expliquer avant d'Ctrc rendues sensiWc par 'ex périence. C'ist ce qui aeu lieu nolammen par l'expéiiencede l'ombre d'un petit dis.jue qu. avait ^lé'àKÎvW annoncée par Poisson et fut ensuite v^érilléo
'"diVÏ-US (Bolaniquc). - So dit principalement des ram«i x ou des pédinculcs et pédicelles étalés sans d.recïïôi nu les rameaux sont diffus daus lu fumcterro
TITf, 701
officinale, la campanule à Quilles de lierre; la panicule est rf'^uvf dans le patniin des prés, etc.
DIFFUSIBLES (Méuicwients) iTliérapoutique). — On appelle ainsi une classe cie médicaments qui , aussitôt qu'ils sont ingér.'s, pénètrent rapidement dans l'économie animaleet aaissent avec une prompiitude telle, qu'on «lirait qu'an moment même de leur emploi leurs principes se répandent partout et atteignent jusqu'aux extiémités du corps. Plusieurs médecins, et entre autres lîrown, avaient confondu dans la même classe tous les médicaments stimulants et toniques; mais il est évident que le peu de dur. e de la puissance dilTusible étant le caractère spécial do ce groupe de médicaments, on ne peut confcindre leur action avec la permanence de celle de la médication tonique. On ne comprendra donc sons le nom de dilTiisiblesque ceux qui présentent le caractère que nous venons de leur assigner. Les médicaments dans lesquels réside principalement ce caractère sont les spiritueux, les étiiers et peut-être l'anmioniaque que quelques médecins liésitoiit à classer dans les médicaments diffusibles. Ainsi la propriété qui nous occupe se trouvera dans les teintures, les élixirs composés avec l'absinthe, la sauge, la menthe, les semences d'anis et une multitude de plantes renfermant des huiles volatiles ou <ies principes fixes. Remarquons que la nature de l'ingrédient ne chi nge pas par son mélange avec la substance alcoolique, de sorte que si c'est un ingrédient tonique, le quinquina, par e\eniple, sa puissance ne se manifestera que lorsque déjà celle du véhicule spiritueux aura produit son efl'et. lît même, suivant la rem.irque de Stahl, cette puissance sera plus active par son incorporation avec l'alcûol. Kmployée à petite dose, la médication diffusible a pour effet d'exciter l'action vitale dans le centre nerveux abdominal, de relever tout à coup les forces, de ranimer la vie; ainsi 15 à 20 gouttes d'une teinture spiritueuse quelconque, 3 ou i gouttes d'éther sulfurique, acétique, etc. Mais si les médicaments de cette nature sont administrés à haute dose, tous les appareils organiques éprouveront l'effet de l'agent diffusible, et chaque grande fonction subira des modifications plus ou moins profondes et recevra un surcroit d'activité. F — N.
DIFFI'SIF (Potvoin) (Physique). — Propriété que possèdent les corps de réfléchir dans tous les sens la chaleur qui tombe à leur surface sans les pénétrer. La diffusion de la chaleur est donc une réflexion irrégulière opérée dans tous les sens. A ce point de vue, le mot diffusion s'applique à la lumière connue à la chaleur rayonnante. C'est même à la lumière qu'ils diffusent que nous devons d'apercevoir les objets. La difi'usion de la lumière par les corps blancs est très-iutense ; elle est presque nulle pour les corps noirs ou doués d'un poli parfait.
Le pouvoir diffusif pour la chaleur a été étudié avec soin par M. Melloni. Il dépend du degré de poli de la surface des corps, mais aussi de la nature de cette surface et non pas d'une manière directe de sa couleur (voyez Chaleirkaïonxame, Lumière, RÉFi.Exio\ DE i.ai.umièue).
DIGASTRIQUE (Muscle) (Anatomie), du grec dis, deux, et gasler, ventre. — On nomme ainsi tout muscle composé de deux parties charnues bien distinctes; mais par ce nom, on désigne surtout un muscle de la région supérieure et latérale du cou, inséré par une de ses extrémités à l'os hyoïde et par l'autre à la m.âclioire inférieure. Au niveau du pli qui sépare le cou du menton, ce muscle, ;uninci en un tendon qui sépare ses deux renflements ••hnrnus, est maintenu de façon à former les deux cotés U'uii angle très-obtus.
DIGKSTIBILITÉ des aliments (Hygiène).— Voyez Régime ALIMENTAIRE.
DIGESTIF (Hygiène). — On appelle ainsi certaines substances qui passent pour avoir la propriété de favoriser la digestion. La nécessité d'avoir recours ,1 depareils moyens est déji l'indice d'un dérangement permanent ou momentané dans les fonctions digestivcs, et c'est le C!»s d'étudier avec soin à quelles causes tient ce dérangement ; si c'est à un état de fatigue, d'irritation de l'estomac, il faudra .ivoir recours aux moyens adoucissants, boissons émollicnteSj rafraîchissantes, bains, régime alimentaire doux, bien réglé, etc. Si, nu contraire, cet état tient .'l l'affaibli'sement, ;\ la langueur, ;\ une paresse de l'estomac, ce qui a lieu souvent dans les convalescences, on emploiera quelques légers excitants, peutfttre des toniques, i\nc alimentation succulente. Enfin, si l'on a alTaii-e à un ét.at nerveux, on se trouvera bien dos agents calmants, des dilVusibles, des toniques, d'une bonne nourriture, etc. On voit par lA tpie le mot diycsiif cinphyé pour détigncr un groupe d'agents propres ù fa-
DIG
cilitcr la digestion n'a pas un sens bien déterminé dans le lang.age médical, et qu'il faut s'en défier dans le langage vulgaire; il serait de nature à causer des erreurs graves pour la santé. F — N.
Digestif (canad (Anatomie). — Voyez Digestion.
Digestif (onguent) (Pharmacie). — On le prépare en mêlant ensemble (id grammes de térébenthine, un j.iune d'œufet de l'huile d'amande ou de mille pertuisen quantité sulhsante pour lui donner une consistance molle. C'est un léger stimulant pour dos plaies ou des ulcères qui ont besoin d'un certain degré d'excitation, he digestif animé e%t celui auquel on a ajouté de l'onguent styr.ix, de l'alcool camphré, des teintures, etc.
DIGESTION (Physiologie animale), du latin digerere, dissoudre. — La digestion est une des frmctions secondaires qui, chez les animaux, concourent à la nutrition. Son objet est de transformer les aliments en des substances fluides qui puissent être absorbées par les vaisseaux placés dans l'épaisseur des parois de la cavité digestive. Pour obtenir ce résultat, il faut une série do réactions chimiques qui favorisent des actes mécaniques et physiologiques; en cela consiste précisément la fonction de digestion. Une telle fonction suppose nécessairement l'existence d'une civile intérieure recevant les aliments du dehors par un orifice ; chez les animaux quelque peu perfectionnés dans leur organisation, on trouve, en outre, un orifice spécial pour l'expulsion du résidu des aliments digérés; il existe dès lors un canal digestif. Des glandes sont annexées ;'l ce canal pour y verser la salive, la bile, le suc pancréatique, liquides destinés à réagir sur les ahments.
Appareil digestif. — Le canal digestif atteint son plus haut degré de complication chez les anim.r.ix mammifères et dans l'espèce humaine; on y distingue alors : 1" la Ijouclie, qui est k la fois l'orifice d'introduction des aliments et la première cavité du can.il digestif; elle est limitée par les lèvres, les joues, la voiite du pn/ais, le plancher ch.irnu qui supporte la langue et par le voile du pa/iiis en arrière, soutenue par les os des mâchoires (os maxillaires), dont le bord ;mtérienr à la cavité buccale porte les dents (voyez ce mot) ; 2° le pharynx ou
nrrière-bnuche, nommé la gorge dans le lang.ige vulgaire et oii s'enire-croisent les voies aériennes et les voies digestivcs; on y trouve, en elTet, en haut et on arrière du voile du palais, le double orifice postérieur des fosses nasales; plus en avant et un peu plus bas, l'orifice postérieur de la bouche que ferme, comme un rideau portière, le voile du p.alais ; en avant et en bas, sous la saillie de la b.ase de la langue, la glotte ou orifice du canal respiratoire menant aux poumons ; derrière la glotte, enfin, le pharynx se continue dans la partie suivante du canal digestif: :i'- \'u'ii,/,/iiir/t; tube membraneux qui continue le pharynx derrière hi glotte et s'étend de là jusqu'au niveau du diaphragme, oii, pénétrant dans le ventre, il s'ouvre dans l'estomac ; i" Yeslomac, poche membraneuse en forme de cène courbé sur lui-même, communiquant avec r(rMinli:'.;;e par un orifice supérieur nommé cardia, et avec l'intestin par un orifice inférieur nommé pylore; 5° les intestins, longs tubes membraneux vulgai-
(l) vp, vnille palatine. — tj'//), voile du palois. — Ig, langue (coupe intMliaur). — /.//. pharynx. — œs, œsoph.ige. — Ir, laryul. — é, épi^lultc. — fn, fusses iVisalcs. — cr, cavité cr&nienuc.'*eu, canal vertébral, ....,' ■ ■ ;
DIG
DIG
780 - L'fSloraac de rhomine oiiTerl et; :ùse et les bourrelets conlrïcl.lei qui girnisseii
„n in^ distiiT'ue en intestùis grêles, comprenant le rlm-
iMg. 1S1. — Canal digesUC du '
circilaire nommé sphincter [soyez chacun des mots écrits '"ce'lodTcanal membtanoux co.npte dans ses parois quatre co'ncl.es distinctes : i""^"^;"'';"^;, •, "^^es Tt e i<.,mir.o 11 notirtour di; anus aprcs avoir lo me louii, Zi^ce inu":;:e du canal J^S-tif; plt^exténenremen et pour soutenir la muquetisc, une '«'''/''•,/^ ,;','• ^"^ p.. .t aussi bien fitre con.iderco '^o"'" ''.''" '.-^..t f, taqueuse (comme le derme et ''«^H;;;---^;';-';,^;; /■ et plus en doliois
core se trouvent les couches de fihrc.i jnusctilnires- dont les contractions font chiMiiiner les matières aliinentniresac la bouche vers l'anus à travers toutes les parties du canal digestif. Ou peut, en cùnéral, y distni(;ucr deux ordres de IHircs, les unes circulaiies, ■""••■• dont la contraction ré-
trécit lo canal, le» attires loncilutlinal"S, I'»"';^"':;;î"""ec c r ce canal sur lui-n,éme ... «'"'" V^'ZXs du * HnccUc de» précédentes fait avancer le» motiCrcs uuiis
hi[i>lique. — "''. «cncuic bunirt. ■
rn. c«ii«l pancréatique.
{!) ir, œiophigc. — f. curilia. — ' r. fuie. — 0. 'éiicule hiliaire. — ra,. — . ■ ^ ^ j.
m m c/iliin r/» rectum. — a, aiiu». — uun»
Z\{'r'''4'''tu\ Intciiin. .ont uuii'cBcore par le mc.enlir., uoo dei pottisai du pcriloisc.
ti-rieur du canal. La quatrième couche membraneuse di^canal dii^estiC en est la plus externe et «'observe senlet^ent riî, s les parties où les parois de ce canal n adhèrent pas tnx D rtics voisines ; c'est une membrane séreuse nommée •;:!nfo^ voyez ce mot) qui enveloppe exténenrement 0 intestins et se repliant sur les parois du ventre les ta- 4se intérieurement. Comme toutes les séreuses, le pér uine partout continu avec lui-même, se compose, en eZ de deux feuillets se rejoignant pour se confondre tnr leurs limites communes; lun, adhérent aux parois de l'abdon" est le feuillet pariétal; l'autre, nomm. nM.ilet viscéral, recouvre, en les coiffant en quelque sorte c is è es'eon enus dans cette grande cavite et va s umr 1,^ f^uinet pariétal en soutenant les divers intestms r m ne uno écliarpe soutii.nt le bras qu'elle entoure. On nomme r"<^e''(^'e«tte portion du péritoine qui supporte- M "si 'es intestins. Tonte cette disposition a POur effet ne I- surface de l'intestin étant partout recouverte pa ^'nn iioi 0 elles parois abdominales étant sur toute leur sur- ci imènc également recouvertes par cette mem br^'e iao'ai d'a^B ses mouvements l'intestin ne peu fmttei- diiectement contre les parois du ventre ; ce sont sou lemei t de iTfeuilletsdu péritoine qui glissetit l'un su,; Ta ue. Ce glissement est rendu fort doux par la^fros.t • qui est sans cesse exhalée sur tons les points de la su.- '"L^'lSd^s'Lnbreux versés dans le canal digestif pou accomplir les divers actes de ladigest'on sont fournis nar les narois mêmes du canal, c e^t-à-dire par aes ôriuès sTtnés dans la membrane muqueuse qui le tapisse organes sitneb u. „iandes dist iictes annexées i
=5HHaï,îï.SfpsrK
f> a ies dé '0 mTxi aire inférieur. A l'isthme du gosier, d-in le pharrni 0.. arrière-bouche, se voient les amyg-
?;:rirvo'r\st\^"e1lis\eP\apide des aliment d^^^^^^
. Ft>(tmenl d'inleilin dilinllillé miouc «ilcnio ou p»nlon.'»l'', el Il .. iiii.qiitu.« (m) et .«. Ill.r«> mol {fj circultlrel ellongiludl'
atoina
nac. — p, pylore. — — r, inti'iliiitt grilles.
riiommc (1).
.nUiminoisn situ(p cl.ei rhommc i U p^rlio supérieure
dï ;~.c » Jr.«c 01 .... 1.. t.rt;>e«; a.» '"SVS
I — /. Kilomac. — rf. iluodcDum. — f,
r" 'nï"'rr «t^ÛL Jou èloiRnoe de l'e.tL.c c. nm.a.cuui.. 1 p« le 'repli périloDéal qui ». l» rccou»rir.
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