‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 29 sur 396 · AÉROSTAT · texte numérisé non relu

AÉROSTAT

.ESCULUS (Botanique). — Nom latin du Marronnier d'Inde (voyez ce mot).

--ESHNE (Zoologie), JEshna^ Fabr. — L'un des trois genres dans lesquels Cuvier, d'après Réaumur et Fabricins, a divisé son grand groupe ou tribu des Demoisel/es ou Libellules, Insectes nérmptères de la famille des Su^ju/icornes. Les ^«Imcs diffèrent des Libellules, proprement dites, en ce que leurs yeux simples sont placés sur une saillie du front simplement transversale, carénée et non vésiculaire ; leur abdomen est toujours étroit et allongé comme une baguette; le lobe intermédiaire de leur lèvre plus grand et non divisé en deux jusqu'à sa base, les deux pièces latérales écartées armées d'une forte dent et d'un appendice épineux. Leurs mœurs et leur conformation générale rappellent d'ailleurs celles des Demoiselles (voyez Demoiselles, Libellules.) On trouve aux environs" de Paris l'.'E. grande {£shna (/randis.

Fig. 56. — ^ sline 1 tenaille (grandeur nalurelle).

I.atr.), la plus grande dos espèces d'Europe (long. G à 7 centim.), d'une couleur brun fauve avec une raie jaune de chaque côté du corselet, l'abdomen tacheté de vert "U de jaunitre et les ailes irisées. On voit ce bel insecte poursuivre d'un vol rapide les mouches et les moucherons, à travers les prairies et sur les bords des ruisseaux dont sa larve, plus allongée que celle des Libellules, habite les eaux. LVK. <i te/milles (/E. forcipala , Fabr.) est encore une grande espèce, assez peu diflérente de la précédente, mais nvic la tôle jaune et portant une petite tache noire l'blonguc à l'extrémité antérieure de chaque aile; on la nncontre aussi aux environs do Paris.

.trniUSE (Botanique), du grec«i7/«5, je brûle, allusion à r.'lcrcté brûlante du suc de cette plante. — Vulgairement connue bous le nom de l'elile cif/uè, Faux-Persil, Adieitei-chinis (.7;. ci/na/iium. Lin.), cette plante appartient à la famille des Omheltifèves, tribu des Sésélinées cl forme lo type d'un genre auquel elle a donné son nom. Toute l'importance de cette espèce à suc très-vénéneux consiste dans sa ressemblance avec le persil qui a donné souvent lieu k de dangereuses méprises. On peut cependant rcromialtre l'n'lhuso à ses feuilles d'un vert sombre cl non pas vert clair, à sa tige glauque et fliiemcnt striée vers sa base do lignes rougcltrcs que le persil no montre jamais. Un des meilleurs caractères se révèle encore en froissant entre ses doigts les feuilles de la plante; au lieu de l'odeur franchement aromatique du persil, rB'lliuse «xlinlc alors une odeur fétide cl naun'iibrinde. Les (leurs de ce» deux plantes se distinguiiit Ipjs-facilenieiil, rell.'s di^ lirihuse sont blanches cl non verditres. L'enipoisonnenjent que produit l'iDthnso sciait cirriiballu par d''^ voniilifs, et après les vomissements on adminigirnrall du vinniKro ou du Jus de citron étendus d'eau. — Celle plante danKerruso est Irè.s-ronunune dans le» jardins et les lieux cultivés. — Le genre /V.llmw {.V'Ihuin, Lin.) a pour principaux cnrnclères : calice entier, pélaics Obovalcs, écliancK-s, & sunnnut inlléchi ;

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fruit ovale, globuleux, carpelles à 5 côtes saillantes, vallécules à une bandelette, 2 bandel. à la face coniniissurale, columelle bipartite. G — s.

^TITE ou PIERRE D'AIGLE (Minéralogie), du grec aetos, aigle. — Variété de fer hydroxydé que les anciens regardaient comme se rencontrant habituellement dans le nid des aigles. La pierre d'aigle est une géode renfermant un noyau mobile; on en trouve, en France, près d'Alais et près de Trévoux.

AFFILOIR (de fil.) (Technologie). — C'est, le plus souvent, une pierre schisteuse servant à enlever aux instruments tranchants le inorfil, petite lisière très-mince, trèsflexible et très-coupante qui se forme lorsqu'on les aiguise (voyez Affûter) ou bien i. leur donner le fil quand ils sont émoussés. Le morceau de fer ou d'acier cylindrique appelé FUSIL, les cuirs sur lesquels on promène les rasoirs et les couteaux sont des afliloirs. L'affiloir s'emploie tantôt sec tantôt mouillé d'huile ou d'eau; l'huile donne plus de finesse au fil ; l'eau fait n)ieux mordre la pierre. En examinant un tranchant à la loupe on remarque qu'il est dentelé comme une scie ; ces dentelurœ résultent des sillons creusés dans l'acier par les grains de la pierre, elles ont une grande influence sur les qualités du tranchant; pour leur conserver leur force et leur régularité, il convient de promener l'instrument sur la pierre de manière que les sillons aient la même direction sur les deux faces). M. D.

AFFINAGE (Chimie, Technologie). — On désigne sous le nom d'affinage l'opération par laquelle on débarrasse un métal des substances étrangères qu'il contient; s'il y a une seconde opération, c'est le raffinage.

AFFINAGE de la fonte. — Voyez Fonte.

AFFINAGE DU cunnE. — Voyez Cuvre.

AFFI.XAGE DES métaux précieix. — Cette opération a pour objet l'extraction de l'or ou de l'argent contenus dans un alliage ; elle a été appliquée en grand à la refonte des monnaies; on a ainsi retiré des proportions notables d'or, des anciennes pièces de 3 liards et de C liards; les anciennes pièces de 6' francs en renf rmaient encore un à deux millièmes de leur poids.

On peut avoir à traiter un alliage de plomb et d'ar- ' ut pi'ovenant de l'extraction de plombs argentifères, on alfine dans ce cas par la coupellation (voyez Coupellation. Plomb). L'oxyde de plomb est absorbé par la coupelle, et il reste un gâteau d'argent au titre de 9U", 1000 c'est-à-dire presque chimiquement pur, ou de l'argent fin.

Les anciennes monnaies, les bijoux, le traitement dos minorais de cuivre fournissent un alliage dont l'affinage donne poiu' produit, de l'argent fin, de l'or fin, et du sulfate de cuivre.

Le traitement varie un peu avec les usines, mais en général on divise les matières à traiter en deux classes : matières riches, contenant plus de (i/100 d'or, matières l>auvres en contenant moins.

Matières riches. — On charge 30 kilog. d'alliage dans des creusets on plombagine, on fond au fourneau à vent ; au bout de 3 heures l'argent est bien liquide; on le coule dans do l'eau animée d'ur. mouvement de giralion pour le grenuiller. On chaufTe ces grenailles dans des chaudières, ordinairement en fonte, avec 2 ou 3 fois leur poids d'acide sulfuriqne à KO" ; au bout de deux heures environ l'acido commence à distiller, l'eflervescence cesse, l'opération est finie. 11 se dégage de l'acide sulfuriquo qu'on recueille dans dos chambres de plomb et de l'acide sulfureux qu'on peut transformer en acide sulfuriquo (voyez Acide silfuriqi'e). La liqueur refroidie à 30" ilans un autre vase, est versée dans iino caisse on plomb remplie d'eau bouillante; on y recueille le produit de deux chaudières. L'or non dissousse précipite, entraînant avec lui un peu de sulfate d'argent; on décante dans uno caisse contenant des lames de cuivre qui préci|)ilent l'argent; celui-ci est comprimé à la presse hydraulique, fondu et coulé en lingels.

L'or doit èiro purillé, on le fait à l'aide de Vinquarlation. On réunit l'or à un alliage plus riche, on fond lo tout avec un poids d'argent égal à 3 lois le poids di' l'or convenu, on attaque de nouveau par l'acide sulfuriqne |iour opérer lo (ti'/Htrt, et on préoipiie l'argent. Le dépôt obtenu est do l'or fin, qu'on lave, qu'on sèche et qu'on fond en lingots, il est au titre do '.i'.i.'>/IOnO.

Pour les malièies pauvres, on fait deux attaques à l'acide :nantd'iiic|uarler. Dans le cas d'une trop grande riciiesse en plomb on doit coupcllor après l'action dos acides.

Dans lo cas d'uno trop grande richesse on cuivre, piir cxomplo s'il n'y a que 0,1 à 0,3 d'or et argent, on lait

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d'abord \in grillage qui oxyde le cuivre, on traite par l'acide sulfiirique faible, le résidu arneué h. une richesse de 0,5 à 0,0 peut être alors affiné directement. Mt.

AFFINITÉ (Cliiuiie). — Nom donné par Boerliaave et conservé depui'^ i la force qui anime les molécules des corps de différ'iite nature et les pousse à former entre elles des combinaisons chimiques d'où résultent de nouveaux corps doués de propriétés toutes différentes de celles que présentaient les premiers. C'est en vertu de cette force que l'oxygène de l'air s'unit au fer pour former la rouille; que ce môme oxygène s'unit au charbon qu'il fait disparaître sous forme de gaz invisibles, que le soufre s'unit au mercure pour former le cinabre ou

vermillon Sans cette force, le soufre et le mercure

pourraient être pulvérisés ensemble aussi fin qu'on voudrait, on n'aurait qu'un simple mélange des deux poudres toujours faciles à séparer et dont "la couleur serait un mélange des couleurs jaune et grise du soufre et du mercure en poudre.

L'affinité, quoique permanente dans les corps, n'y semble pas toujours également active et disposée à manifester ses effets. L'état des corps, les circonstances au milieu desquelles ils se trouvent exercent une grande influence. Doux corps ne réagissent guère chimiquement l'un sur l'autre, si l'un des deux au moins n'est liquide , ou gazeux. Un corps au moment où il échappe à une combinaison est dans un état transitoire particulier qui le rend plus apte c\ former de nouvelles combinaisons. Cet état prend le nom à'clat naissant.

L'azote et l'oxygène sont toujours en présence dans l'air dont ils forment la presque totalité, ils y sont simplement mélangés sans avoir de tendance à se combiner chimiquement entre eux; mais le passage d'étincelles électriques au milieu du mélange stimule dans l'oxygène son affinité chimique et le rend apte à s'unir directement à l'azote pour former de l'acide nitrique. Une étincelle électrique passant au travers d'un mélange d'air et de gaz d'éclairage donne lieu à une explosion due à la combinaison du mélange; un corps en ignition, une bougie allumée produiraient le même effet. Dn mélange de chlore et d'hydrogène pourrait se conserver longtemps intact dans l'obscurité; à la lumière du jour il se combinerait peu à peu, à la lumière solaire il se combinerait instantanément a\ ec une violente explosion. Toute la photographie est fondée sur les modifications que la lumière apporte dans les affinités chimiques de certains corps. Cependant c'est encore la chaleur qui forme l'agent le plus ordinairement invoqué par le chimiste, soit pour produire les combin.aisons qu'il recherche, soit pour désunir les éléments qu'il veut isoler.

L'affinité se rattache sans doute à cette grande force de la nature que l'on nomme, suivant les circonstances au milieu desquelles elle agit, attraction universelle, pesanteur, attraction moléculaire, force de cohésion, etc. Mais elle n'est pas constituée par elle seule et ses manifestations sont tellement variées, elles sont soumises à des influences si complexes, la physique moléculaire est enfin si rudimentaire qu'il est impossible de se former une idée quelque peu claire de la nature de cette force qui intervient partout et toujours en chimie. Nous ignorons complétementcequ'elle est. La seule chose qui semble se dégager nettement de la science, c'est que toutes les combinaisons chimiques donnent lieu à une certaine somme de travail mécanique susceptible de mesure, soit par la quantité d'électricité mise en jeu, soit par la quantité de chaleur qui résulte du mouvement de l'électricité produite; c'est aussi c qu'il semble exister un rapport de proportionnalité constante entre l'énergie de l'af- '^ finilé qui tend à combiner deux corps et ^ , la quantité de travail mécanique, de chaleur et d'électricité qui résulteront de leur combinaison. C'est là une nouvelle <'oie qui s'ouvre à la science et à l'activité des savants.

Une bonne table des affinités mutuelles des corps serait d'une grande importance en chimie, puisque en somme la chimie repose sur le jeu dos affinités des corps. Geoffroy Laine (1718), Wentzel, Bergmami, Guyton de Morveau, puis récemment MM. Thenard et lleguault ont successivement dressé des tables dans lesquelles les divers corps simples sont rangés dans l'ordre de leurs alKnités décroissantes pour un même corps, ordiriairomeat l'oxygène (voyez MiiT.vuxl.

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Nous plaçons ici une autre table contenant les résultats numériques, fournis par la pile, d:ins la mesure des affinités du chlore poiu- les métaux les plus généralement connus.

Potassium

l'er

ILydrogëne

So.lium

Ziuc

Cobalt

Nickel

* " ' Qi jn

Cadmium

'**■ tKn^\

Plomb

■MiTcure

Aluminium

Platine 9iono

Etain

Aux nombres donnés pour les trois premiers métaux, qui ont été étudiés en dissolution dans le mercure, il faut ajouter l'affinité du métal pour le mercure (voyez Chlorures).

Ces tables, que les progrès de la science modifieront sans doute, fussent-elles rigoureusement exactes, n'indiqueraient pas d'une manière absolue l'ordre dans lequel se produiront toujours les réactions chimiques qu'elles ont pour objet de classer, cet ordre pouvant être altéré et jusqu'à un certain point renversé par des influences très-nombreuses et en particulier celles des masses des corps mis en présence. D'un autre côté, les affinités des corps changent avec leur température; elles paraissent diminuer toutes à mesure ([ue la température monte, mais elles diminueraient avec une inégale rapidité, de sorte que des rapports vrais à un certain degré de chaleur ne le sont plus à un autre degré. Ainsi aux moyennes températures le potassium a plus d'affinité pour l'oxygène que le charbon, le potassium décompose l'acide carbonique, donne lieu à un dépôt de charbon en poudre noire et à de la potasse; mais l'affinité du potassium décroissant plus rapidement que celle du charbon, il arrive qu'au rouge blanc le charbon reprend au potassium son oxygène dans la potasse. Il faut admettre dans cette hypothèse que dans toute combinaison chimique deux sortes d'affinités sont en présence, l'affinité d'un corps pour lui-même et l'affinité d'un corps pour un autre corps. C'est la plus forte qui l'emporte. Mais dans un grand nombre de circonstances la quantité de l'un des corps peut suppléer à la faiblesse relative de son affinité pour un autre corps.

Ainsi, lorsque nous faisons passer de la v.ipeur d'eau dans un tube de porcelaine contenant du fer chauffé au rouge, l'eau est décomposée en partie, de l'hydrogène se dégage et il se fait de l'oxyde de fer. L'expérience inverse réussit également bien. Si nous faisons repasser cet hydrogène sur l'oxyde de fer chauffé au rouge, une partie du gaz reprendra au fer son oxygène pour reconstituer de l'eau. Un mélange en proportions convenables d'hydrogène et de vapeur d'eau n'agirait ni sur le fer par sa vapeur ni sur l'oxyde de fer par son hydrogène.

AFFLEUREMENT (Géologie). — On désigne sous ce nom, la tranche superficielle formée par les couches des

Fis. 57- - Eiemplc de l'aTIlei

; terrains de f on g.

différentes espèces de roches, qui d'abord, la plupart du temps horizontales, et situées plus ou moins profondément, se relèvent obliquement, ou même verticalement, et vieiment l'une après l'autre affleurer la surface du sol {fi(i. 57); cette disposition est très-favorable à l'étude des terrains, puisqu'elle mot sous nos yeux une coupe transvi>rs;ile des couches , qu'il faudrait aller déc(uivrir à dos pmfonilours le plus souvent inaccessibles pour njus, et devient une indication p.écieuse

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pour les travaux de recherches et d'exploitation des mines.

AFFR.\i\CHISSEMENT (Horticulture). — Si un arbre greffé en pied est plar.té de façon à ce que le point de jonction de la greffe avec le sujet soit enterré à 0",05 ou 0",06 au-dessous de la surface du sol, il arrive souvent que des racines apparaissent à la base de la greffe. Ces racines prennent bientôt un grand développement et fournissent à l'arbre tous les principes nutritifs qu'il a besoin de puiser dans le sol. On dit alors que l'arbre s'est affranchi; il vit par ses propres racines et non par celles du sujet sur lequel on l'avait greffé. Quant à celui-ci, il pourrit bientôt. Ce fait se produit souvent pour les poiriers greffés sur cogttassier, ou les pommiers greffés sur paradis (voyez ces mots) lorsqu'on n'a pas le soin d'isoler du sol la base de la greHe. Les arbres ainsi affranchis acquièrent alors autant de vigueur que s'ils étaient greffés sur des sujets beaucoup plus vigoureux, le poirier franc et le pommier franc, et la quantité et la qualité des fruits en souffrent souvent.

Parfois, il devient utile de provoquer cet affranchissement pour augmenter la vigueur insuffisante des arbres. Lorsque, par exemple, des variétés de poirier peu vigoureuses sont greffées sur cognassier et plantées dans un terrain sec et brûlant. Dans ce cas, on procède ainsi : pratiquer à la hase de la greffe, au commencement du printemps, au point ou elle forme une sorte de bourrelet (A, fig. 58), quelques entailles pénétrant

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Fig. 58. — Poirier soumis i raffrancbissement.

jusqu'au corps ligneux; envelopper la base de l'arbre d'une petite bultc de terre B, maintenue humide pendant l'été. Bientôt des renllomcnts cellulaires apparais-

Wif. &9. — Rciultal de l'opliration tic rnlTranchlssemeut.

BCnt autour des entailles, puis des racines (C, fig. 59) s'y développent. L'affranchissement est alors accompli.

A. DU Bn.

AFFLSIO.N (Médecine), du latin affunderc, verser sur. — Opération qui consiste à verser d'une petite hauteur et en nap/tc, sur une partie quelconque du corps, une certaine quantité d'iau simple ou chargée de princijjcs médicanvritcux : hs affusion^ dînèrent des douchet en ce que, dan'( rellrs-ci, une petite colonne d'eau est diri- (îée sur un point plus un mipins liinité. Les affusions bO font ordiiianeniiiit ave'-, l'cnii froide (10° à W cenlig.); rependaut In tempéraiiire priit Ctro plus élevée quand on attend quelque effi'l pnrtlculior do cette élévation. L'nffii^ion froide s'emjiloie dans certains cas où l'on veut modérer la chaleur fébrile, et [irodulrc une dérivation puissante; si elle est du courte durée, In réaction n lieu du fenlr»' k In périphérie du corps, alors la penu s'échnun'i', devient le iiiéj;n d'une vive rouRiMir, cl les organe» centraux peuvent éprouver un Houlaiîement marqué par Biilte do l'afllin du nnnu ver» la surface du rorp»; si elle est prolongée, ou contraire, la leinpéralurc s'abaisse,

et le sang est refoulé à l'intérieur. On a retiré de bons effets des affusions dans l'aliénation mentale, dans toutes les affections nerveuses, dans la chloro-anéniie, dans le rhumatisme, la goutte, les inflammations cérébrales, etc. F — N.

AFFUT (Artillerie). — On appelle affût le système qui porte la bouche à feu.

L'artillerie française compte six espèce d'affût:

L'affût de campagne ;

L'affût d'obusierde montagne;

L'affût de siège;

L'affût de place et de côte;

L'affût de mortier;

L'affût de marine.

Les quatre premières espèces constituent une classe d'affût que l'on munit de deux roues à l'aide desquelles on les traîne, en accrochant leur queue en crosse à une autre voiture à deux roues. Dans l'obusier de montagne cette voiture est remplacée par une limonière. Quand ces affûts sont en batterie, c'est-à-dire dirigés sur le but à battre, ils reposent sur le sol par trois points : leurs deux roues et la crosse.

Les affûts de mortiers n'ont pas de roues et reposent directement sur le sol.

Les affûts marins sont portés par quatre roulettes.

Tout affût reçoit la bouche à feu qu'il est destiné à porter sur deux montants appelés /?aigues; chaque flasque porte une entaille cylindrique dans laquelle on engage un des tourillons de la pièce. Ces entailles sont les encast)-ements des tourillons.

La forme et les dimensions des affûts dépendent du but qu'on se propose d'atteindre en les employant. Ainsi l'artillerie de campagne destinée à se transporter rapidement d'un point à un autre doit avoir des affûts trèsmobiles et très-légers ; tandis que les affûts de mortier, destinés à lancer d'énormes projectiles sous des angles qui vont jusqu'à 45°, doivent être en mesure de résister à la pression considérable qui agit sur eux et avoir par suite une grande masse.

Quant aux dimensions et à la hauteur des affûts, elles dépendent de la commodité de la charge et du pointage. Pour toutes les pièces dont les projectiles peuvent être maniés facilement, on emploie des affûts qui élèvent la pièce à hauteur de poitrine parce que le pointage se fait aisément. Mais pour les mortiers, par exemple, qui se chargent avec des bombes d'un poids presque toujours considérable, il a été avantageux de faire des affûts très-bas. Cette disposition présente encore l'avantage de s'opposer à l'écrasement des flasques par la réaction du coup. Nous ne parlons pas des pièces de place dont la hauteur d'affût a été déterminé par la nécessité de les élever au-dessus du parapet. Les pièces de siège doivent avoir des affûts proportionnellemeut plus lourds que ceux de campagne, parce que leur recul est limité et ne doit pas dépasser une limite assez faible.

En général, quand une pièce tire, à chaque coup, la pression énorme développée sur le fond de lame par les gaz (le la poudre se transmet à l'affût par les point» comnums à l'affût et à la pièce ; et au sol, par les points communs à l'affût et au sol. Il en résulte donc une tendance générale de la pièce à briser son affût qui se traduit par un recul et des efforts sur les flasques et la vis de pointage, et en outre, des réactions du sol sur les roues et sur la crosse qui se traduisent par un soulèvement de la crosse. Plus une pièc« reculera facilement, moins la flèche courra le risque d'être endouunagée ou même brisée par le choc. Pour les ))ièces de campagne, il y a donc avantage à faciliter le recul, puisqu'il a lieu au profit de la conservation de l'affût.

Ceci nous conduit naturellement i parler de l'immenso perreclionnenient apporté en 1858 aux .affûts de campagne par l'iuloplion des canons rayés.

L'affût do campagne doit être considéré à deux points de vue : au point do vue du transport, au point do vue du tir.

Au point do vue du transport, l'affût et son avanttrain réunisitent tous les avantages possibles et surtout deux très-importants : une iudépeudanco parfaite parce que la Imielte de l'affût s'oiigage dans un crochet placé tout 4 fait derrière l'avant-lrnin, et une étendue de liiurnani coii'-ldrralile à cause du peu de largeur de la flèche. Dan» l'alïûl <le canon de i rayé modèle 18.58, ennon, affût et avnnl-train ont été tellement allégés que la voilure n'exige plus que \ chevaux au lieu do 6 8t

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