‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 313 sur 396 · LL. 'a''V<'" ; rouées. L't. de Sim-t raiictsco · texte numérisé non relu

LL. 'a''V<'" ; rouées. L't. de Sim-t raiictsco

Pt-"K;Svc.« aV do S.), introduit du Brésil en

luip licrDo V1V.1CC, VI14UII.C..™, - -. . ,, I \n\,: se distinguo par ses fleurs violacées longues uo

^mirh'trT.s CI dussous. Ses Heu rs, qui «ont bleues, 'ï^*^; ^j'',,T 05 Caractères : calice à 5 divisions; corollo

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avec le stigmate; disque composé de 2, 3 ou 5 glandes; 2 ovaires à ovules nombreux ; follicules cylindriques, coriaces; graines aigrettées. G — s.

ÉCmURE (Zoologie), fic/iiu™?, Cuv., ou Thalassetna, Savigny; du grec ediis, épine, et aura, queue. — Genre d'Anitnaux rangé par G. Cuvier parmi les Zoophjtes, classe des Echinodennes sans pieds, mais placé depuis par tous les zoologistes, et surtout par Saviguy et de Blainvillp parmi les animaux Annelés, dans la classe des Annélides, ordre des Ahi-anches. Ce sont des vers marins à corps mou, assez court, cylindrique et en forme de sac; anneaux nombreux et serrés, à articulations peu sensibles; deux crochets vers l'extrémité antérieure du corps, pourvus de soies rétractiles disposées par paires. La bouclie, trfes-petite, est ouverte dans la base d'un grand tentacule ou trompe repliée' cuillcron. On ne connaît qu'une espèce, VÉ. ordinaire ou Thalasseme edaure \T. echiuru^', de Blainv.), qui vit enfoucé dans le sable sur nos côtes' de l'Océan et de la Manche et que les pêcheurs emploient comme appât.

ÉCHO (Physique). — Son réfléchi ou renvoyé par un obstacle, qui par là se répète et se renouvelle à l'oreille [écho, son). . . ,

Lorsqu'un son se produit en présence d un obstacle d'une nature d'ailleurs quelconque, tel qu'un mur, une colline, un bouquet d'arbres, etc., il arrive fréquemment que le son se répète une ou plusieurs fois; c'est li ce qu'on appelle écho. La présence d'un obstacle est une condition indispensable; jamais l'écho ne se produit en rase campagne ou en pleine mer, à moins qu'il n'y ait dans le ciel des nuages qui donnent lieu eux-mêmes à la rénexion du son. L'éclio peut être monosyllabique quand il ne répète qu'une syllabe, ou polysyllabique quand il en répète plusieurs. On cite parmi ces derniers l'écho de Woodstock, qui répète jusqu'à vingt mots. ^ ]

Pour qu'un écho répète une syllabe, il faut que l'obstacle qui le produit soit placé à une distance telle que le son ne revienne à l'observateur que lorsqu'il a achevé de prononcer la syllabe. Or, on admet que l'articulation d'une syllabe duré au moins un dixième de seconde, ce qui revient à dire qu'on peut prononcer au plus dix syl- [ labes par seconde; d'où il suit que, puisque le son par- i court aiO mètres par seconde, en un dixième de seconde il parcourra 3i mètres, ce qui porte au moins à 17 mètres la distance qui doit séparer l'observateur de l'obstacle, pour que l'écho que celui-ci détermine répète une syl- | labe. Si la distance devient double, triple, quadruple..., i l'écho pourra répéter deux, trois, quatre syllabes... Si la distance est inférieure à 17 mètres, l'écho se confond | avec le son direct, ce qui produit une simple résonnance ; c'est ce qu'on observe dans un grand nombre de cas et notamment sous les voûtes.

L'écho peut être simple quand il ne répète qu'une fois, ou multiple quand il répète plusieurs fois. Nous citerons parmi ces derniers l'écho de la halle aux farines à Paris, qui répète trois fois une phrase de six à sept syllabes; celui des deux tours de Verdun, qui répète treize fois; celui du château de Simonette, qui répète jusqu'à quarante fois(Kircher); enfin, celui dont fait mention Addison et qui répète jusqu'à cinquante-six fois, dans la nuit, le bruit d'un coup de pistolet.

Les échos multiples sont certainement dus à plusieurs obstacles qui se renvoient successivement le son, de niôine <|u'cntre deux glaces p:irallèles les rayons lumineux, se réfléchissant successivement, donnent lieu à une série d'images d'un objet placé entre elles.

C'est ainsi que l'écho de Verdun, dont il est question plus haut, se produit pour un observateur placé entre les deux tours. Mais il n'est pas toujours facile de se rendre compte à priori de l'ellet produit par les obstacles, et souvent on nVbserve aucun écho où au premier abord paraissent parfaitement réalisées les conditions de sa production.

On appelle centre phonique le point où se produit le son, et centre jihonocnmptir/ue {hainplos, courbé) celui où est reçu le siui réfléchi. Il arrive fréquemment que les contres phoniques et phonocamptiques ne coïncident point; dans ce cas-là, la personne qui produit le son n'enlend pas l'écho. Dans les méiiuiires de l'Académie de» sciences pour l(i92, il est fait mention d'un écho de ce genre. Les personnes qui écoutent n'entendent que la répétition de l'écho, mais avec dos variations surprenantes, car l'écho semble tantôt s'approcher, tantôt s'éloipner ; quelcpicfois on entend la voix très-distinctement, d'autre» foison ne l'entend plus; l'un n'entend qu'une Bculc voix, l'autre plusieurs ; l'un entend l'écho à droite,

l'autre à gauche; enfin, suivant les différents endroits où sont placés ceux qui écoutent et celui qui produit le son, on entend l'écho d'une manière différente.

C'est un phénomène analogue qui se produit dans la salle du Conservatoire des arts et métiers à Paris, dite Salle de l'écho. Si une personne se place à l'un des angles et parie, même à voix basse, une autre per:onnc placée à l'angle opposé l'entend iiès-distinctement, tandis que de tout autre point de la salle le son est entièrement imperceptible.

La même particularité s'observe dans l'nne des salles du musée du Louvre ; les deux personnes doivent se placer an-dessus de deux grandes coupes que renferme la salle, et elles peuvent ainsi faire à voix basse une conversation qui ne peut être entendue par aucune autre personne dans la salle.

On observe assez fréquemment des échos appelés toniques, qui présentent la propriété fort curieuse de modifier le timbre du son. Dans une certaine mesure, ce phénomène est assez général ; l'on sait que l'écho a souvent quelque chose de plaintif : aussi . les ancie;»' in avaient-ils fait

Une oymphe en pleurs qui se plaint de Narcisse. Mais il est plus rare d'observer une modification profonde de ce genre, et il est assez difticile d'ailleurs d'assigner la cause de cette singulière particularité. P. D. ECKLONIK(Botanique), Ecktonin, Hornemann ; dédiée au botaniste Ecklon. — Genre de plantes Cryptogames ampkigènes de la classe des Algues, famille des Laminariées. Il a pour type le Lammaria buccinalis de Lamouroux. Les marins désignent cette algue sous le nom de trompette marine, à cause de la forme de son stipe qui est cylindrique, fistuleux, terminé par une lame lancéolée, coriace. Celle plante {E. buccinalis, Horn.) est de couleur noire de sang coagulé. Ses organes reproducteurs se présentent sous la forme de filaments situés dans l'intérieur du stipe ou de la lame et accompagnés de sporesbrunes, enveloppées de mucilage. L'Ecklonie, dont on no connaît pas encore très-bien l'organisation, habite les mers australes, notamment l'océan Atlantique, au sud de l'Afrique.

ÉCLAIR. — Voyez Elf-Ctbicité ATSiosPHÉtiiQUE. ÉCLAIRAGE EN GÉNÉBiL (Technologi.')- — L'Iustoire dos progrès de l'éclairage est une de celles où l'on peut signaler de la façon la plus nette l'influence de la chimie théorique sur les applications purement pratiques. Il y t a à peine cinquante ans, les procédés d'éclairage étaient d'une simplicité extrême, mais, en revanche, d'une trèsgrande imperfection. Dans les campagnes, on se servait I exclusivement et on se sert encore d'une sorte de lampe analogue, pour sa forme, à la lampe antique, et formée simplement d'un réservoir contenant de Ihuile, dans lequel plonge l'extrémité d'une mèche de coton. L'huile, n'arrivant ainsi au siège de la combustion qu'en vertu de la capillarité, s'y trouve toujours en quantité insuflisante en même temps qu'il y a insuffisance d'air ; aussi la mèche se carbonise-t-elle, et la flamme peu éclairante est toujours fuligineuse. Sans doute, il eût été facile d'imaginer des mécanismes qui fissent affluer l'air et l'huile au sommetde la mèche ; mais ces combinaisons ne pouvaient avoir d'efficacité qu'avec l'huile d'olive dont le prix élevé l'excluait de la consommation générale, même dans les pays de production, et, à plus forte raison, dans le Nord. Le procédé d'épuration découvert par Thenard, au commencement de ce siècle, permit de transformer les huiles des graines oléagineuses du Nord en un produit comparable à l'huile d'olive, et d'un prix très-notablement moins élevé. A partir de ce moment, les travaux de nos lampistes eurent une base solide, et l'on vit se succéder assez rapidement les inventions d'Argand, de Carcel, de Franchut, eic , qui nous ont donné d'excellents appareils d'éclairage (voyez Lampes). Quant à remploi des corps gras solides, on peut dire, et cela est à peine croyable, qu'il y a quarante ans l'éclairage à la chandelle était un véritable éclairage de luxe. La bougie do cire ou le cierge était d'un prix beaucoup trop élevé pour être accessible à d'autres (pi'aux personnes très-riches. Les mémorables recherches do M, Chevroul, exécutées do 1813 à 1823, firent reconnaître dans le suif lui-même des substances solides blanches (acides stéarique et margarique], et tout à fait propres à réclair;ige do luxe. Du brevet fut pris dès 1H2.'> avec Gay-Liissac pour la fabrication industrielle de ces produits, et, bien que ces premiers essais n'aient pas abouti à des résultats pratiques satisfaisants, ils n'en ont pas moins fixé la voie ù

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suivre et les fabricants n'ont eu depuis qu'à se préoccuper de détails de l'ordre purement économique. II est juste de dire, à propos de cette belle invention, que la première fabrique qui ait livré au public des produits acceptables, et pour le prix et pour la qualité, est celle 4e MM. de Milly et Motard, établie à la barrière de Jitoile, en 1831. Ces bougies étaient connues sous le nom de Bougies de l'étoile (voyez Bocgies). Les bougies de l'étoile, appelées aussi bougies stéariques, sont fabriquées avec le suif, substance d'un prix assez élevé ; aussi n'ont-elles influé que d'une manière peu sensible sur la consoiumatioii des cliandelles, dont la fa'orication d'ailleurs avait subi elle-même de très-notables perfectionnements (voyez Chandelles, Sbif). Mais la découverte de la saponification sulfurique, découverte due aux travaux de MM. Laurent, Dubrunfaut, Fremy, Duloiig, etc., ayant permis d'utiliser les graisses les plus communes et du prix le plus vil, on a pu fabriquer des bougies à peine plus chères que les chandelles, et, par suite, accessibles aux personnes de toutes les conditions. C'est en 1843 qu'on monta en Angleterre la première fabrique de ces bougies dites par distillation, et, peu de temps après, MM. Massé et Tribouillet en élevèrent une à Neuilly, près Paris. Aujourd'hui que le procédé est tombé dans le domaine public, le nombre des usines de ce genre est devenu très-considérable. Toutefois, la bougie n]a pas encore complètement remplacé la chandelle ; mais il faut dire qu'aujourd'hui le suif employé pour celle-ci est trèsblanc, assez dur et à peine odorant. P. D. KclAiRAGE AMÉRICAIN.— Yoyez PÉTROLE, au Supplém. ÉCLAIRAGE PAR LE GAZ (Technologie). — Ce mode d'éclairage a été imaginé par Philippe Lebon, ingénieur français, en 1785. Il distillait le bois dans une grande caisse métallique qu'il appelait therraolampe, recueillait comme résidu du charbon et des produits liquides, employait à l'éclairage le gaz qui se dégageait, et utilisait la chaleur du fourneau pour le chauffage des appartements. Il signala les matières gr.asses et la houille comme propres à remplacer le bois. Il réalisa même à Pans 1 application de la houille à l'éclairage, mais, ses procèdes d'épuration étant tout à fait insuffisants, il dut renoncer à son entreprise. A la France donc appartient le principe théorique de l'éclairage au gaz; quant à l'exécution pratique, elle revient à l'Angleterre. En 179?, Murdoch ht quelques expériences à Londres. En 1798, il établit iin appareil dans les manufactures de James Watt, près de Birmingham ; en 1802, il y fit une illumination brillante à propos de la paix d'Amiens. En 1805, ce genre d'éclairage fut définitivement adopté en Angleterre. En 1812, Windsor fonda une compagnie pour l'éclairage de Londres; en 1810, il vint à Paris, et en 1817 éclaira le passage des Panoramas, le Palais-Royal, puis le Luxembourg et le pourtour de l'Odéon. En 1820, une nouvelle société fut créée à Paris par Pauwels, et aujourd'hui la compagnie générale qui a le privilège de l'éclairage de la capitale, est le résultat de la fusion de huit compagnies qui avaient succédé à celle de Pauwels. Toutes les principales villes de France sont aussi éclairées par le g.iz.

Mulih-es premières. — Les matières organiques qui renferment beaucoup d'hydrogène et de charbon fournissent, par la distillation sèche, des gaz inflammables et éclairants. La température élevée de l'hydrogène qui brûle porto au rouge blanc le charbon divisé, qui, devenu incandescent, donne do l'éclat à la flamme. Les matières premières du gaz d'éclairage sont donc, sous le rapport de l'économie, la houille, puis les huiles de qualité inférieure, les graisses altérées, la résine, les luiilcs de schistes , certains résidus de fabrication (matièies grasses extraites des eaux savonneuses des fabriques do drap, etc.). L'eau décomposée par le fer ou le charbon donne un gaz trfcs-pur. Mais la liouillc est préférée, parce

âu'cllo est d'un prix peu élevé, que le coke, résidu de la islillation, est un excellent combustible dont la vente couvre le prix d'achat de la houille, et <|uc les produits ammoniacaux peuvent payer le» frais d'épuration. Les meilleures houilles sont les houilles grasses il longue flamme qui contiennent environ B'i p. 100 de carbone, 0 d'hydrogène, 8 d'oxygène ou d'azote, et lo reste en cendre». " , . i .

Fabrication du qnz. — La liouille concassée est placée dans de grandes cornues en fonte ou en terre do I hectolitre à I hectolitrt^ et demi de capacité, ot placées au nombre de cinq ou du sept au dessus d'un même foyer. Coiiinio le coko occupe un volume plus grand ipie 1» houille qui le produit, on laisse dans la cornue un \ide égiil à pou près à la moitié do leur capacité. Chaque

cornue est hermétiquement fermée aux deux bouts; seulement l'extrémité antérieure par laquelle ou charge la cornue est bouchée par une plaque lutée et mainfenue avec une vis engagée dans une sorte d'étrier en fer. Les cornues, chauffées avec précaution, sont portées au rouge cerise clair, température qui donne le maximum du gaz le plus éclairant. Au-dessus, le gaz perd une partie de son carbone et devient moins éclairant ; au-dessous, une partie du goudron se volatilise sans décomposition et on obtient moins de gaz.

Les produits de la décomposition sont nombreux. Les principaux sont : l'hydrogène carboné (le seul utile), l'oxyde de carbone, l'acide carbonique, des matières huileuses, du goudron , du sulfure d'hydrogène, des sels ammoniacaux et du coke qui reste dans la cornue. En général, 100 kil. de houille donnent 25 mètres cubes d'un gaz infect, nuisible à l'organisme, peu éclairant, qu'il faut purifier.

icpt cornues pour U fabrication du gai (t).

Purification du gaz. — Au sortir de la cornue, le gaz s'élève dans un tuyau montant qui se recourbe et plonge de 0",n2 à Qo-jOS dans un large tube de fonte à moitié rempli d'eau et appelé barillet. En même temps que ce b.irillet intercepte la communication entre l'intérieur des cornues et l'air extérieur, il reçoit la plus grande partie du goudron et des sels ammoniacaux qui s'y condensent et dont l'excès s'échappe par un tuyau de sortie. Une première épuration physique se fait dans un appareil appelé condenseur et formé d'une série de tubes de fonte disposés verticalement et très-voisins les uns des autres, de la forme d'un n renversé. Ils plongent dans une boite de fonte sous une couche d'eau de quelques centimètres. Les sels ammoniacaux se dissolvent dans l'eau, le goudron s'y condense et le gaz s'y refroidit. Le goudron s tcoulc dans une citerne par un trop-plein, tandis que le gaz traverse une double colonne de coke à travers laquelle il se débarrasse des dernières traces de goudron et de sels ammoniacaux. , , , , , j

Une seconde épuration chimique succède à la précédente et se compose en général d'une épuration par les sels métalliques, que à M. Mallet, puis d'une épuration i la chaux. Le premier épurateur se compose de trois caisses en étages renfermant dos dissolutions de chlorure de manganèse (provenant de la fabrication du chlore) ou du sulfate do fer. Le gaz, suivant une marche inverse de celle de la dissolution qu'il traverse en barbotant, jr laisse de l'acide sulfhydrique, l'acide carbonique et I ammoniaque. Par une double décomposition, il se forme un sulfate ou un chlorhydrate d'ammoni.-ique soluble, du carbonate de fer ou de manganèse et un sulfure métallique. Les frais do cotte épuration sont balancés par le prix du sel ammoniac. L'épurateur ;\ la chaux consiste {fig. 832) en de grandes caisses de tûlo divisées en deux ou trois compartiments. Dans chaque compartiment se trouvent duatro ou cinq tamis do fer sur lesquels on répand une couche do chaux éteinte en poudre. Le rebord supérieur

(11 C, cornues nu nombre de sept il"e laisse voir l'ariocheineut de 1» paroi du jour. - P, iMcs de cornue, minntenues par lûrvis .le pression. - F, fojer Je la batterie. - T, tube» verlicauiaanpléi à chaciuc l6lc de cornue nour le deKnpcmci t du Bai.- U, bariUel dan» lequel ploogeul les tubes 1 apr^s s cira rccourbéi.

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d'épuration (1).

porte une gorge remplie d'eau dans laquelle plonge un couvercle, afin d'iiitprcepter complètement la communication avec rexteneur.

Le gaz arrive par la partie inférieure de l'un des compartiments et sort par la partie inférieure de l'autre, après avoir été tamisé deux fois par plusieurs cou elles de chaux qui absorbent l'acide sul (hydrique , l'acide carbonique et d'autres vapeurs acides qui souillent encore le gaz. Bien d'autres substances que la chaux ont été proposées pour l'absorption do l'acide sulfhydrique. Nous citerons seulement le procédé de M. Lauuay, remarquable par son élégance et sa simplicité. Le produit qu'il emploie est le sesquioxyde de fer hydraté, Fe-0', qui dans la cuve d'épuration se transforme en sulfure, Fe^S^. Au contact de l'air, le sulfure ainsi formé absorbe l'oxygène et la matière primitive se reproduit.

Conservation du gaz. — Comme le gaz ne peut être consommé qu'à certaines heures et à certaines doses, on l'amasse dans un dépôt d'où on le fera soitir en le mesurant quand il faudra le distribuer. Ce magasin s'appelle le gazomètre (voyez Gazomètre). Il se compose de deux parties, une cuve et une cloche. La cuve, creusée dans le sol, remplie d'eau et revêtue d'un enduit imperméable à l'eau, reçoit le gaz qui arrive de l'épurateur par un tuyau incliné. La cloche, qui plonge dans la cuve, est formée de plaques de tôle et recouverte d'une couche de goudron. Son poids est équilibré en partie par des contre-poids attachés aux extrémités de chaînes qui s'enroulent sur des poulies. A mesure que la cloche s'élève hors de l'eau, sou

poids augmente, la chaîne passe du côté des contrepoids et s'ajoute i leur poids primitif pour maintenir l'équilibre. Nous donnons dans la figure 832 une vue d'ensemble des appareils de la fabrication du gaz.

Distrihution du gaz. — Avant de se rendre dans les tubes de distribution, le gaz passe dans un compteur qui, au moyen d'engrenages, transmet ses indications aux aiguilles do cadrans sur lesquels on estime le nombre de mètres cubes qui sortent de l'usine ; dans le même cabinet sont un manomètre ù eau qui indique la pression du gaz, et des becs qui pennettcut d'estimer le pouvoir éclairant.

Les tuyaux de conduite, à la sortie de l'usine, sont de grande dimension, en fonte ou en tôle étamée intérieurement et recouverte extérieurement d'une couche de mastic bitumineux incrusté de sable (tuyaux Chameroy). Les tubes de distribution dans les maisons sont en plomb, ou mieux en fer ou en élain. .Sur le trajet des tuyaux de conduite sont des réservoirs qui reçoivent les li-

2uides condensés que l'on enlève de temps à autre avec es pompes. On cnipècho ainsi l'oiigorgement des tuyaux. Compleui-s. — Puisque la lumière est une marchandise que l'on vend et consomme, le contrat de vente doit

(1) V, arrivée du gai. — C, C, C, claies couvertes de matière» ipuraulc». — 11, aiSpart du goi. — 0, Irou d'homme.

désigner exactement la quantité de gaz i consommer. Si donc le gaz, au lieu d'être livré à un prix déterminé par bec et par heure, est livré au mètre cube, l'abonné doit avoir un appareil qui indique à la compagnie la quantité de gaz employée. Cet appareil s'.appelle compteur. Le plus employé consiste en un cylindre à augcts en fer blanc, dont l'axe est horizontal. Il est plongé dans une enveloppe cylindrique remplie d'eau jusques et y compris l'axe. Le gaz arrive par un tuyau au-dessous de l'axe, pénètre dans un auget qu'il soulève hors de l'eau, gagne la partie supérieure et se rend aux becs par un tube. Pendant ce temps-là, un second auget s'emplit de la même manière, la roue tourne et communique son mouvement, au moyen de rouages, à des aiguilles qui se meuvent sur dos cadrans extérieurs; connaissant la capacité des augets et le nombre de tours de la roue, on peut déterminer le volume du gaz brûlé.

Becs.— Il y en ade diverses formes, qui, à consommatioi égale, ne donnent pas tous la même lumière ; mais quell. que soit la forme, le principe de la construction est toujours le même : il repose sur ce que la combustion est d'autant plus complète que la flamme a des points de contact plus nombreux avec l'oxygène de l'air.

Il y a : 1° des becs à courant d'air simple extérieur, à flamme en fuseau (becs à bougie).

La combustion est évidemment imparlaite. Ils sont les plus désavantageux et s'emploient surtout dans l'éclairage d'ornement, dans les lustres on

candélabres; 2° des becs à cou- ^ ^^^ F.g- s3».

rant d'air extérieur très-déve- bcc cvcniaii. Bec Manchester, loppé par suite de la forme

aplatie de la flamme; ils sont ou fendus (becs papillon, éuetUail, aile de chauve-souris), ou à deux trous (becs Manchester). La combustion se fait déjà mieux.

Les becs fendus sont employés pour l'éclairage public et à l'extérieur des habitations, mais peu à l'intérieur, parce qu'il est difficile avec ces genres de becs d'avoir la plus grande somme de lumière avec le moins de dépense possible.

Les becs Manchester portent deux trous inclinés l'un vers l'autre ; les deux flammes s'aplatissent l'une contre l'autre et forment alors une flamme unique, large, épaisse, ayant la forme d'une queue de poisson. Ils sont recherchés à cause de leur flamme élégante qui brûle fort bien sans verres, la modicité de leur prix, la facilité de leur entretien, et sont employés dans les lustres et les candélabres ; 3° des becs à double courant d'air, extérieur et intérieur, semblables aux becs de lampe inventés par Argand. Ce sont ceux où la combustion est aussi parfaite que possible. Le plus avantageux est le bec réglementaire à vingt jets; il y a aussi des becs d'Argand à fente circulaire.

Fuites et explosions. — Le mélange de gaz d'éclairage et d'air dans certaines proportions peut être détonant et causer de graves accidents. Tant qu'un volume de gaz ne se trouve pas avec 8 volumes d'air, il n'y a pas explosion ; dans la proportion de 1 ;\ 8 d'air, il "y a détonation à l'approche d'une lumière ; dans la proportion do là 10 ou 11 d'air, la détonation est la plus forte possible. Les causes ordinaires des explosions sont les fuites de gaz. Pour les découvrir, on se servait autrefois d'une chandelle, de papier allumé que l'on promenait sur les conduites. Cette opération, nommée flambage, était illusoire et souvent dangereuse. Aujourd'hui, l'autoriié exige que les fuites soient recherchées avec des appareils qui offrent plus de garantie et do sécurité. Parmi les cherche-fuites, celui de M. Maccaud est un des plus simples et des plus employés. Il repose sur ce que l'air comprimé dans les tubes doit sortir avec sifflement par les fissures qui se trouvent ainsi révélées. M. Maccaud met

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les tuyaux de conduite du gaz en communication avej une pompe foulante à laquelle est adapté un manomètre à cadran. La pompe introduit de l'air dans les tuyaux à la pression de plusieurs atmosphères ; l'aiguille du cadran indique le nombre d'atmosphères et fractions d'atmosphère dans les tuyaux. Lorsque la pompe a refoulé assez d'air, on ftrme sa communication avec les tuyaux; ^i le manomètre ne bouge pas, il n'y a pas de fuitt?s ; si l'aiguille retourne au point de départ, il y a une fuite. La plus petite fissure dans les tuyaux laisse passer de l'air, qui produit, en s'échappant, un sifflement d'autant plus vif que la pression est plus grande, et la fuite est trouvée sans danger d'explosion et sans perte de gaz.

Dernièrement, M. Ch. Fournier a proposé un nouvel appareil pour lequel l'Académie des sciences lui a décerné un prix. L'existence de la fuite est d'abord manifestée par un manomètre à eau et indiquée par une aiguille sur un cadran. Pour trouver l'endroit où elle se produit, le gaz est assujetti à passer dans une éprouvette remplie de pierre ponce imbibée d'ammoniaque ; il circule ensuite dans les tuyaux saturé d'alcali dont l'odeur révèle l'endroit où existe la fuite. Si faible iiuf. soit la fuite, elle sera révélée soit par un papier rouge de tournesol mouillé qui deviendra bleu, soit par une baguette de verre mouillée avec de l'acide chlorliydrique autour de laquelle se produiront des fumées blanches et épaisses. L.

ÉCLAIRE (Botanique). — Ce nom a été donné à deux plantes de genres très-différents : la Grande Éclaire est une papavéracée, la Grande Chétidoine {Clielidonium mnjus , Lin.) (voyez Chéli- DoiNEi. La Petite Éclaire, kclairetle, est la Ficaire renoncule [Ficariu raimnctdoïdes, Mœnch.) (Renonculacées) (voyez Ficaihe).

ECLAMPSIE (Médecine), du grec eklampô, j'éclate, parce que cette maladie éclate tout à coup, — On donne généralement ce nom aux convulsions qui surviennent chez les enfants et chez les femmes en travail d'enfantement; il a été question des premières au mot Convulsion. Chez les femmes, elles peuvent avoir lieu avant, pendant ou après l'accouchement; elles se manifestent par des contractions spasmodiques, simultanées ou successives, de tous les muscles de la vie de relation et même de la vie organique, avec abolition ou perversion des facultés intellectuelles et morales; elles reviennent par accès plus ou moins i approchés, plus ou moins intenses et dont la durée varie de quelques secondes à plusieurs minutes et même plus. La maladie attaque de préféresce les femmes qui n'ont pas encore eu d'enfants et celles qui sont d'un tempérament nerveux ou lymphatico-sanguin. On a souvent observé que l'urine renfermait de l'albumine, sans qu'on puisse regarder ce phénomène comme la cause de l'éclampsie; c'en est tout au plus un symptôme assez fréquent. Le traitement consiste dans l'emploi de saignées locales et générales, répétées suivant la constitution et la force de la malade ; on aura recours aussi aux purgatifs légers, aux dérivatifs sur la peau, mais avec discrétion, pour ne pas exaspérer l'irritation dans laquelle se trouve quelquefois la malade ; on joindra à ces moyens le calme, le silence, quelques médecins ont obtenu de bons effets du chloroforme. Lorsque les accès ont lieu pendant le travail de l'accouchement, ils peuvent cesser aussitôt après la délivrance ; il faut donc la hùter autant que possible. Cette maladie est très-grave et se termine souvent par la mort. F — N.

ÉCLEGME (Médecine), en grec Ekleigma àcekleicho, je lèche. — On appelait ainsi autrefois un médicament mou que l'on employait dans les maladies de la gorge ou des poumons, et que l'on confond aujourd'hui sous les noms de Ifioeh, élecluaire (voyez ces mot3\

ÉCLIPSES (Astronomie). — Les éclipses sont des phénomènes qui ont excité autrefois beaucoup de curiosité et même d'épouvante. Aujourd'hui, la cause de ces plié- Domènes est tellement coimuect facile à préciser, que les astronome» peuvent lo])gienij>s à l'avance prédire à une KPConilc prts l'heure exacte du commencomcnt et de la lin d'une éclipse. Aus->i le public a t il depuis longicnips cessé de s'en ell'rayer et d'y voir des pronostics d'événements plus ou moini considérables. Mais, tout en perdant leur intérCl fanta3ti<|ue, les éclipses en ont conservé un plus sérieux ; l'exactitude avec laquelle on les calcule fournil une. conllrnintion intértssanto et accessible & tous des lois du mouvement i\n astres, lois qui sont cllesmOmc» l'expression de lu théorie de la gravitation i|ui sert aujourd'liui de fondenicnl i tout noiro système astronuuiiquc.

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L'e\plication des éclipses est fondée sur le mode de formation des ombres (voyez Ombresj. On sait que, lorsqu'un corps opaque est placé devant un corps lumineux, il y a derrière lui une région où ne pénètre aucun rayon lumineux, c'est Vomlre, et une autre, \a. pénombre, qui ne reçoit qu'une partie des rayons que la source pourrait envoyer et qui, par suite, n'est qu'imparfaitement éclairée. La lune tournant autour de la terre, il arrivei'a nécessairement que dans le cours de la lunaison elle se trouvera entre le soleil et la terre: dans cecas elle pourra intercepter pour celle-ci la vue du soleil, il y aura éclipse de soleil. Dans la position opposée à celle qui produit l'éclipsé de soleil, la lune étant située au delà de la terre, pourra se trouver dans l'ombre de celle-ci ; dès lors, comme elle ne recevra pas les rayons lumineux du soleil, elle cessera d'firte visible pour nous, et il y aura éclifise de lune.

Examinons en détail chacun de ces phénomènes et voyons quelles sont les conditions de leur possibilité, ainsi que les particularités qu'ils peuvent présenter.

Eclipses de lune. — Soient S le soleil et X la terre ; les rayons lumineux partant du premier sont envoyés dans toutes les directions et une partie d'entre eux est arrêtée par la terre. Si l'on imagine un cône ABOB'A', touchant à la fois les deux astres, on voit qu'aucun rayon ne pourra pénétrer dans la portion du cône comprise entre son sommet et la terre. La lune sera donc éclipsée si elle vient à pénétrer en tout ou partie d.ins cette

portion que nous appellerons le cône d'ombre. L'éclipsé sera totale, si la lune y pénètre en entier ; elle sera partielle, s'il n'en pénètre qu'une partie. Il est aisé de s'assurer que l'éclipsé est possible: il suffit de voir, en effet, que le sommet du cône d'ombre s'étend au delà de la terre. Menons la ligne TC parallèle à BA, les triangles semblables BOT, CÏS donnent la relation : OT r.S es

— = — ; d'où OT = TB ^; • TB ST' feT

Or, le rayon du soleil est d'environ 112 rayons terrestres et sa distance à la terre 24 000 fois la même distance ; on a donc pour la distance TO un nombre de rayons terrestres égal .au quotient de 24 000 par Ml, c'est-à-dire 216, quantité bien supérieure à la distance de la terre à la lune égale à environ (iO rayons terrestres.

On peut s'assurer, en outre, que l'éclipsé peut Ctre totale; car si on calcule l'angle que sous-tend le diamètre du cône d'ombre à la distance de GO rayons terrestres, on trouve 1° ",'4' environ, tandis que le diamètre apparent de la lune n'est que de W ; celle-ci peut donc être contenue en entier dans le cône d'ombre; en le traversant avec la vitesse qui lui est propre, elle peut y rester immergée pendant un certain temps qui sera, du reste, toujours peu considérable.

Lorsque l'éclipsé commence, l'apparence que présente lalune est ccllequ'indique la lier. 8.li;.0n voitsurledisque lumineux de la lune s'avancer une partie obscure limitée par l'arc de cercle ahc. Cet arc n'est en réalité autre chose que le profil do l'ombre portée par la terre, et c'est là précisément une preuve de la rondeur de celle-ci (voyez

FlClIlK lllî LA TI-nitKl.

Quand l'éclipsu est totale, on ne perd jamais complètement la vue de la lune; elle appar;ût toujours comme un disque rougeà-

tro et encore assez luuiinoux. Cet effet doit être :ittribué à la réfraction. Les rayons lumineux qui rasent la terre sont déviés par ralmusphèro et viennent, après s'être réllécliis, tomber sur la lune. Il en résulte un éclaircmont assez faible, mais Miffisant toutefois pour que le contour du disque liinairo soit nettement apciçu.

Fig. 83G. — Ùclipia do lime.

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il faut remarquer que le commencement de l'éclipsé n'a pas toute la netteté qui semblerait résulter des explications précédentes. Outre l'ombre, il y a, en elTet, la pénombre, ainsi que l'indique la figure. L'entrée dans la pénombre est accompagnée d'ua décroissenieut graduel

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