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tendues ; il a lieu souvent lorsqu'on répète plusieurs fois de suite la même culture, mais bien plus encore lorsqu'on n'emploie pas l'engrais suffisant pour entretenir la terre dans un bon état : ainsi, il arrive quelquefois que des fermiers à fin de bail effritent la terre soit en forçant la récolte, soit en la privant d'engrais, de manière à rendre au propriétaire un sol épuisé quelquefois pour plusieurs années, au préjudice de celui-ci et du nouveau fermier. C'est un procédé coupable qu'il faut surveiller avec soin à la fin des baux.

ÉGAGROPILE (Zoologie). — Voyez Bézoard.

EGLANITEII (Médecine vétérinaire). — Opération de chirurgie qui consiste à extraire les ganglions malades sous la ganache d'un cheval. Le plus souvent, l'induration de ces ganglions est une conséquence de la morve; alors, leur extirpation serait une opératicm tout à fait inutile, la maladie principale étant au-dessus des ressources de l'art (voyez MokveI. Dans le cas contraire, on devra l'enlever par une simple incision à la peau qui recouvre la glande; oii dissé(|uera ensuite la tumeur, en ayant bien soin de ménagerie canal excréteur de la glande parotide et les .artères voisines ; on réunira ensuite par première intention.

ÉGLANTIER (Botan'quc). — Espèce du genre Rose {Rosa eglanteria. Lin.). Cet arbrisseau, qui s'élève souvent à plus de 1 mètre, a ses rameaux hérissés de quelques aiguillons épars et droits. Ses feuilles portent des folioles ovales, finement dentées vers le sommet, concaves, lisses en dessus et glanduleuses en dessous. Ses fleurs, à calices lisses, pédoncules, sont jaunes, les pétales sont pinnatifldes, étalés. Ses fruits sont globuleux, jauneorange. Cette espèce est indigène. Ou en distingue plusieurs variétés qui diffèrent par la teinte de leurs pétales et de leurs stigmates. Les plus remarquables sont : la Rouge pâte (fi. egl. subrubrri, Red. et Thor.), dont les pétales sont d'un rouge pâle eu de.^sus el jaunes en dessous, et la variété Ponceuu (fi. egl. punicea, Red. et Thor. ), à pétales d'un rouge ponceau au sommet et à stigmates pourpres. Parmi les variétés jardinières d'églantier, celle dite Capucine est très-jolie avec sps fleurs jaunes en dehors et oranges en dedans. VÉglaatier, Vrai églantier. Rosier des chiens (R. canina, Lin.), est une variété également indigène et très -commune. Elle est connue encore sous le nom de Cynorrhodon (du grec Icuôn, chien, et rhodon, rose, parce que sa racine passait pour un spécifique contre la rage) et produit des fruits ovales, lisses, d'un rouge de corail à leur maturité , couronnés par k's divisons du calice, renfermant ;'i l'intérieur une pulpejaune, ferme, astringente , avec laquelle on prépare une conserve usitée dans certaines diar- Fi;. S53. — Ègiimiier, rosier rouillé, rhées, et coimue sous le

nom rie conserve de cynorr/'odon. On trouve sur ses tiges une excroissance nommée Be'deguar, produite par la piqûre d'une insecte, le cyni/js rosœ (voyez Béuécuar.) Le Rosier dit de Bourbon, qui a tant produit de variétés, est déji une variété de cette espèce. Le Rosier rouillé (fi. riibiginosa, Lin.) porte souvent le nom d'Ki/lantier odorant (voyez Rosier). G— s.

ÉGOPODlî (Botanique), ACgo/ioiliiim, Lin.; des génitifs grecs aigos, clièvre, et podut, pieil; allusiDU ;\ la forme des feuilles. — Genre de plantes T)ir,,iglé<l<n>es (lialypctales périggnes, de la famille dos Ombelli/ères, tribu des Amminées. Caractères principaux : 2 styles longs et réfléchis, portés sur un pied ; carpelles à 5 côtes filiformes; vallécules dépourvues de canaux résiuifères. VE. herbe aux goutteux {.'E. podagraria. Lin.), est une herbe vivacc à feuilles divisées en trois parties, les(|uclles se composent de trois segments oblongs, terminés en piiinte. Cette plante croit dans les bois des régions tempérées de l'Europe. Dans certains endroits, elle est admise comme plante potagère. On lui a attribué autrefois la propriété do guérir la goutte.

EGOPIlOMEilVlédociue), génit. du grec fli.r/oi-, chèvre, et pliotié, voix, voix de chèvre, voix clievrotantc. — Expression créée par Laonnec pour désigner une résonnanco particulière de la voix peiçuo au moyen du stél/ioscope. Elle arrive in l'oreille p'us aigre, plus aiguë que dans

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