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les graines de semence. Il se pratique tantôt au fléau, tantôt sous une meule verticale d'huilerie, tantôt par un dépiquage au rouleau, tantôt par un t'greuoir, machine plus ou moins analogue à celle qu'on emploie pour le mais. Les machines à baitre ordinaires peuvent parfaitement se pr<5ier à ces opérations, et ceux qui en possèdent ne man(inent pas de les y utiliser. Quant à l'égrenage du lin, on peut voir figure 8(13 le procédé habituellement employé pour l'exécuter. On op(-rc l'égrenage du chanvre avec une batte dont on frappe le haut des tiges. Ce procédé est aussi le seul employé pour récolter la graine de lin de semailles. Ad. F.
ÉGRISÉE (Technologie). — Poussière de diamant qui, mêlée à de l'huile, sert à enduire la surface du disque d'acier sur lequel on use les diamants pour les tailler (voyez DiAMAXT).
EGRISOIR. — lioife dans laquelle on laisse tomber l'égrisée que l'on obtient par le frottement dedeux pointes de diamant l'une contre l'autre (voyez Diamant).
EGYPTIAC (Onguent) (Pharmacie). — On donne ce nom à une sorte d'onguent que l'on dit venir des Egyptiens, et qui est composé ainsi (Boucliardat) : miel, 44; vinaigre, 22 ; verdet (acétate neutre de cuivre hydraté), IG. Mêlez et faites évaporer en consistance de miel, en remuant toujours le mélange avec une spatule de bois. On s'en servait autrefois, comme excitant, pour déterger les plaies de mauvaise nature et pour détruire les chairs baveuses. Il u'est plus guère employé que par les vétérinaires.
EIDER (Zoologie), Anas moUissima, Lin. — Oiseau formant le type de l'une des quatre sections du genre Canard de Cuvier (voyez Canard). Il a pour caractère propre un bec haut à la base, à peau nue et à tubercule charnu sur le front. L'espèce commune {A. moUissima, Lath.j, décrite à l'article Canabd, est celle dont la fe-
nielle fournit le duvet si recherché sous le nom à'e'dicdnn. Ces eidors habitent let régions glaciales, Islande, Groenland, Laponie, etc., sont plongeurs et vivent de poissonset do mollusques. Ils sont longs deO^iai) à ()",32; leurs ailes sont blanches, ci le ventre, la tète et la queue noirs. La femelle est grise et ne prend son duvet qu'à quatre ans.
On connaît aussi une seconde espèce, moins intéressante que la précédente, nommée K. à tête ijrisc(S. s/iectaUlis. Lalr.)
f.LJE\GKf.ES, Kléacnées, (Botanique). — Famille de XAvmWiUtmlijléloues ditthipélaks pdritji/vx, classe des i'vùtdini'cn de M. Ad. Brongniart ; corr^■^l)ondant à une partie de la famille des Chale/'s d'A. L. de Jussicu. Caractères : fleurs hermaphrodites ou dioiques; mâles: 2-4 sépales soudés (i la base en un tiibr court ; 4 ou 8 élamines; feniollcs : calice ordinairemeut il 2-4 et mCme 5 dents ; ovaire libre à une loge contenant un ovule ascendant pédiccllé; fruit osseux, enfermé dans le calice persistant devenu souvent charnu. Les Kla-apnécs sont des arbres et des arbrisseaux h. rameaux terminés quelquefois par une épine, à feuilles entières ou dentées et couverte» de petites l'cailles argentées ou brunes qui résultent, suivant certains auteur», de poils étoiles soudés. Ces-végélaux habitent riiémisphèro boiétil, iirincipaloincnt l'ancien continent. Genres principaux : Aryousicv {Ui,,pr,jihr,ë,Un.);Sh!i,herdie[Slii'i,h-r(h(i, Nutt.); Cluilcf{Iiltfiir/ni(^, Lin.).
Monographie : Achille Richard , Monoijya}jhk des liladr/m'cn, 1823.
ÉL^AGNUS (Botanique). — Voyez Chalef.
ELA EN E. — Voyez Oléi^ne.
ELyïOCARPÉES (Botanique). — Petite famille de f\a.nlCii Dicotylédones dialyjje'tales hypogynes éiSiblie par de Jnssieu pour des genres qu'il avait primitivement réunis aux Tiliacées. La plupart des auteurs (Ad. de Jussieu) regardent encore les Élaeocarpées comme une simple tribu de cette famille. D'autres les distinguent principalement des Tiliacées parles pétales frangés et des étamines nombreuses àanthères s'ouvrant au sommet par des valvules transversales. Cette famille comprend des arbres et des arbrisseaux à stipules caduques et à Ci;urs en grappes. Elle habite les régions chaudes; la plupart de ses espèces setrouvent dans les Indes orientales. Plusieurs de ces plantes sont dignes de figurer dans l'ornement et la décoration des jardins. Genres principaux : Aceratium, de Cand. ; Dicera, Forst . ; Friesia, de Cand. ; et enfin E/œocnrpus, Lin.
ÉLVEOCARPUS (Botanique), Elœocarpus, Sims. — Genre de plantes de la famille des Elœocarpëes ou plutôt des Tiliacées (voyez Elsocarpées). Cesont des arbres de l'Asie tropicale dont on connaît une dizaine d'espèces. L'JS. hleu (E. cyuneus, Sims.) est un arbrisseau de I mètre, à feuilles alternes lancéolées; les fleurs sont en grappes pendantes, blanches; les fruits d'un bleu d'indigo, et de la grosîeur d'une olive. On a cru bien louglemps que la gomme copal provenait d'un El;cocarpus ; M. Guihourt a prouvé que c'était de l'/ii/niiTHe» rermcosa (V. Copal).
EL.ÏOCOCCA (Botanique). — Voyez Eléococca.
ELAGAGE des arbres (Arboriculture). — Opération qui consiste à retrancher d'un arbre les branches qui
peuvent nuire ^ son développement, pour les usages auxquels il est destiné plus tard comme buis do constructiun,
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ou à son accroissement dirigé dans un but de production, comme les arbres fruiiiers, par exemple.
Lorsque les jeunes arbres ont déjà acquis un certain développement, leur tige est, en général, couverte de ramifications sur la moitié environ de leur hauteur. S'ils sont plantés en massif un peu serré, les branches inférieures ne prendront presque aucun accroissement, et la sève, agissant surtout vers le sommet, finira bientôt par abandonner ces branches qui se dessécheront. Et successivement on verra les branches inférieures d'abord, puis ensuite les branches latérales languir et se dessécher; il s'ensuit que leï arbres ainsi plantés peuvent former d'eux-mêmes un tronc droit, très-élevé, dépourvu de
nœud et de grosses ramifications, sonsavoir été soumisà l'élagage ; tel est l'exemple représenté figure 865. Mais il n'en est pas ainsi pour les arbres plantés en lignes isolées; ici toutes les branches profilent de l'influence du soleil et de la lumière, et poussent vigoureusement ; le sommet étant moins favorisé que dans le cas précédent, l'arbre s'élève moins, il s'élargit, le tronc se divise plus ou moins haut en grosses branches latérales {fig. 8GG', et si l'on vient i l'exploiter, le tronc sera peu élevé, couvert de raniilicatious volumineuses, et tout à fait iiupropre aux constructions, et l'on ne pourra, ainsi que les branches, l'utiliser que comme bois de chaufîage. De là, la nécessité d'appliquer aux arbres de plantations d'alignement, surtout à ceux des lignes isolées, un élagage convenable, afin deleur imposer une forme en rapport avec leur destiiiation.
11 ne faut pas attendre trop longtemps pour appliquer aux arbres le premier élagago. C'est daiis les premières années, après lem- reprise, qu'il laut leur donner une forme convenable. D'autre part, si l'un attendait trop lard, la suppression des grosses brandies laisserait des cicatrices trop considérables qui ôieiait de la valeur à l'arbre. Celte première opération devra être faite, en général, de deux à cinq ans après la plantation, suivant la vigueur des pousses. C'est de la fin d'octobre au milieu de mars que l'on devra procéder à l'élagage ; mais surtout à cette dernière époque, parce que la végétation ayant lieu peu de temps après, les plaies sont exposées moins longtemps à l'inlluence désorganisatrice de l'air. Il faut en excepter les arbres verts, qu'il vaut mieux élaguer à l'automne, parce que l'écoulement des sucs résineux est moins abondant dans cette saison.
Quant à la hauteur à laquelle ou doit élaguer les arbres, l'cxpérieiico a démontré que l'étciidne de la tige pourvue do branches doit former la moitié environ do la *jauteup totale de l'arbre. Si l'on ne réservait ([u'un petit Aouquct de ramifications au sommet de la lige, l'arbie privé des organes générateurs des couches ligneuses croîtrait très-lentement en diamètre, et snu allongement même serait entravé par les nombreuses nodosités résultant de la suppression p(';riodique de tomes les branches latérales qui gûucnl l'ascension do la sève. D'une i.utro
part, les branches réservées no devront pas l'être sur toute l'étendue de la tige; elles devront être réunies ci têie dans la moitié supérieure de l'arbre. Par ce moyen, le tronc profite dans toute sa longueur, et son diamètre n'offre pas une dillérence trop disproportionnée du sommet à la base; avantage précieux pour les bois de service. On doit excepter de cette règle les arbres résineux chez lesquels les branches latérales influent d'une manière moins sensible sur la rapidité de leur allongement. L'élagage ne devient utile ici que pour retrancher les branches de la base, à mesure qu'elles commencent à devenir languissantes.
11 résulte de ce qui précède que l'élagage doit d'abord enlever toutes les branches situées audessous de la moitié do la hauteur de l'arbre. Mais il doit encore porter sur celles qui prennent un arcroisscmcnt disproportionné, comme on le voit en \B{fig. 8C7), OU l'on a indiqué la partie d'.s branches qui doit être retranchée. On en usera de même pour les branches qui naissent plusieurs au même point; dans ce cas, on en supprime une. Si les branohesqui naissent à la même hauteur forment une espèce de verticille, onen coupera quelques-unes en laissant un espace égal entre celles que l'on conserve. Lorsque le rameau situé à côté du rameau terminal devient presque aussi vigoureux que lui, on re tranche en B {fif/. StJ'J) les trois quarts de sa longueur, et l'on attache sur le chicot conservé le rameau terminal pourle ramener dans la position verticale. A l'élagage suivant, on supprime ce chicot. Enfin, si la tige de l'arbre est déviée, il faut tâcher de la ramener à la verticale, en dégarnissant le coté de la tête qui est incliné, laissant l'autre presque intact. En thés,' générale, on ne doit supprimer une branche qu'autant que les couches ligneuses centrales ne sont pas encore à l'état do bois parfait, autrement il en résulterait de grands inconvénients résultant de ce que le bois parfait du tronc, dont l'amputation aurait mis à nu nne certaine partie, serait exposé à se décarboniser sous l'influence de l'air, à se carier ensuite, à communiquer cette altération au centre du tronc, ce qui lui enlèverait ainsi une grande partie
de sa valeur. Si pourtant on avait laissé à une branclio un âge tel que plusieurs de ses couches ligneuses fussent passées à l'état parfait, on se contenterait do retruucher environ la moitié de sa longueur. Immé-