‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 32 sur 396 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

AGN

Le Mnguey des Mexicains (.1. aihensiSy Jacq. ) est une autre espèce (pii croit à Cuba : elle ressemble à l'agave d'Amérique, et fournit aux Mexicains une liqueur sucrée qui a quelque analogie avec le cidre ; on la nomme aussi vigne du Mexique,

VAyùve jjilleQu fétide {A.fœtida, Lin.) du Mexique est un géant dans ce genre ; sa tige s'élève à 1 5 et I G mètres sur H^i-iO au plus de diamètre ; elle est utilisée comme les espèces précédentes. — Caractères du genre : Périanthe en entonnoir, persistant; limbe à G divisions; G étamines insérées sur le périanthe, à anthères versatiles, linéaires ; ovaire à 3 loges multiovulées ; fruit eu capsule coriace, anguleuse, s'ouvrant par 3 valves.

AGE DES ANIMAUX (Zoologie). — Les zoologistes possèdent peu de connaissances sur l'âge des animaux que l'homme n'a jamais tenus en domesticité ou en captivité. Cependant il est un grand nombre d'espèces dont l'aspect extérieur subit, selon les âges, im changement assez visible pour qu'on ait pu le constater et en tenir compte. C'est ainsi que le jeune âge est très-souvent indiqué, surtout chez les Oiseaux, par des parures spéciales ou livrées (voyez Livrées), qui donnent des indications précises sur l'âge. Chez les Mammifères, on trouve souvent, dans l'examen des dents, dans l'état des cornes, des sabots, du pelage, des renseignements approximatifs sur ce même point. On pourra voir au mot Métamorphoses quels changements profonds caractérisent parfois chez les animaux inférieurs les diverses périodes de la vie. — Les animaux domestiques ont été étudiés avec un soin minutieux au point de vue des signes indicateurs de l'âge ; on devra, pour en avoir une idée, chercher l'article qui concerne chacun de ces animaux (voyez pour la durée de la vie : LoNGÉMTÉ).

Age des vÉ(.étaux (Botanique). — Quoique la durée des végétaux soit très-irrégulière, on a l'habitude de les distinguer en quatre classes : 1° les plantes annuelles qui atteignent tout leur développement et qui meurent au bout d'une année : on les désigne par ce signe O ; 2° les plantes bisannuelles (c?), qui périssent la seconde année; 3° les plantes vivaces ['^'■, qui vivent un nombre d'années indéterminé ; enfin les plantes ligneuses (5'> comprenant les arbres, les arbrisseaux et les sous-arbrisseaux. Certains arbres, tels que le baofiab^ semblent pouvoir vivre indéfiniment; on a rencontré des chênes âgés de plus de six cents ans, des oliviers de trois cents ans. Un pin du Wenneland, en Suède, a duré plus de quatre cents ans. Les cèdres du Liban peuvent aussi vivre un nombre considérable d'années. Pour arriver à calculer r.ige des arbres, il suffit de compter sur une coupe transversale des troncs les lignes concentriques qui représentent les couches annuelles. De CandoUe {Flore française, 1805, t. I, p. 2"22) a démontré que la durée des végétaux n'a pas de terme précis, et que leur mort résulte seulement d'accidents plus ou moins communs selon les espèces et les circonstances (voyez Arbres, Longévité).

Ages de la vie himaine. — Les physiologistes ont divisé de diverses manières la vie humaine. Butte et Kastner ont proposé de prendre pour commune mesure des âges, chez l'homme, la période de 40 semaines (10 fois 4 semaines), où l'enfant vit dans le soin de sa mère, et, d'après ce principe, Burdach admet après celte première période un deuxième âge, ou enfance, de 100 semaines ou 8 années (4 scm. X 10') ; puis un troisième âge, ou adolescence, de 800 semaines ou 16 ans (4 sem. X 2 fois 10*); un i/uatrième âge, ou Age mur, do 1200 semaines ou 24 années (4 sem. X 3 fois lO^) ; enfin un cin- (/uième âge, ou vieillesse, de 1 COO semaines ou 32 années (4 sem. X 4 fois lO'^). Ce principe mathématique n'est pas celui qu'on a le plus généralemr'nt suivi. — Selon avait considéré la vie comme fonii.r dr ili\ |H-iiodes de sept années, égales à V enfance ; lliiip.riMie admettait également la division de la vie en |i(i iodes scpiénaires ; et d'après cette idée Linné en avait énuméié douze dans tonte sa durée. Pythagore ne voyait que quatre âges comptant chacun vingt années. — Longet [Traité de physiologie, 1800, t. II, p. 9.'4) parLige la vie humaine en trois âges seulement, dont chacun se subdivise en deux époques :

Premier âge. — Jeun

( enfance (jusqu'à 7 ou 8 ans).

•• I jeunesse [de 8 à 15 ans).

Deuxième dge. - «.«unté.. | ^^^'^Tde ^à'^j^n^r'' TroUie^e .ge. - Vieillesse.. [ iH^i^tK^J^/^^'isans).

! Age (Géologie). — On a parfois désigné certaines péliodes auxquelles se rapporte la formation de grands 1 groupes de terrains sous le nom d'Ages géologiques I voyez Terrains, Soii.èvements). — On étudie aussi, en I géologie, l'âge relatif des montagnes; on trouvera à l'ar- ! ticle Montagnes les i)rincipes de cette détermination. I Age (Agriculture), du mot latin agere, conduire. — On I nomme ainsi une des principales pièces de la charrue, celle qui sert à fixer le contre, à contenir l'appareil régulateur,la chaîne, le crochet d'attelage, etc., et qui par suite reçoit le mouvement de progression et le transmet à la machine entière (voyez Charrie i.

AGENAISE (RACE). — Voyez Haces bovines.

AGENT physique. — Nom donné à certaines forces physiques attribuées autrefois à des fluides particuliers. Ces agents étaient au nombre de quatre : chaleur, lumière, électricité, magnétisme. De nos jours, la tendance à rattacher ces forces à de simples mouvements d'un fluide unique, Véther (voyez ce mot), devient de plus en plus manifeste. A ce point de vue, le mot agent devient synonyme de force : la pesanteur serait un agent an même titre que la chaleur.

AGGLUTINANTS ou Agglutinatifs (Médecine), du latin agglutinare, coller à. — On a donné ce nom autrefois à des médicaments pris à l'intérieur et que l'on supposait propres à réunir les parties divisées ; on ne s'en sert plus aujourd'hui que pour désigner des médicaments externes qui servent à maintenir réunies les parties divisées par une blessure ou une lésion quelconque, ou à fixer sur la peau des emplâtres. Les aggluti- 711 tifs les plus usités sont : le sparadrap, le diachylon gommé, le taffetas lï Angleterre, Vemplàtre d'André Delacroix, etc. La réunion des parties divisées se fait ordinairement au moyen de bandelettes agglutinativcs d'une longueur et d'une largeur variables suivant les circonstances dans lesquelles on veut agir et la force adhésive dont on a besoin (voyez Bandelettes, Sparadrap, Diachylon, Taffetas, Emplâtre). F.

AGGRAVÉE (Médecine vétérinaire). — Maladie que l'on observe aux pieds des animaux qui ont marché longtemps, surtout sur un sol dur et graveleux : les chiens, les moutons, les cochons et même les bœufs, qui ont été soumis à cette fatigue, y sont sujets ; dans ce cas, les pieds sont gonflés, chauds, douloureux, quelquefois ampoulés. Le traitement consiste dans le repos, les bains et tous les moyens adoucissants.

AGGRÉGATION (Force d"). — Voyez Cohésion. AGGRÉGÉS ou Agrégés (Zoologie), du latiu aggregnre, réunir. — Famille d'animaux Mollusques, classe des Acéphales sans coquilles de G. Cuvicr; les animaux de cette famille se font remarquer par la réunion de plusieurs individus d'une même espèce sous une peau commune qui en forme une seule masse, et ce caractère leur a valu leur nom. Ce fait s'observe encore parmi les animaux Rayonnes ou Zoopbytes, mais chez un bien plus grand nombre d'espèces (voyez Polypes). — Parmi les Acéphales sans coquilles aggrégés, se rangent les genres Botrylle, Pyrosome, Polyclinum. Lsmarck avait cru devoir établir aux dépens de l'ordre des Acéphales sans coquilles, et surtout avec le genre Botrylle, une classe à laquelle il avait donné le nom de Tuniciers ; Cuvier n'a pas adopté cette division, qui a été depuis remise en honneur par beaucoup de naturalistes distingués.

Aggrégés (Botaniciue). — Ce terme d'organographie végétale s'applique aux bulbes formés par la réunion de plusieurs cuyeux, comme dans l'ail cultivé, et aux fleurs agglomérées en pelote, en tête, comme la cuscute, la mauve sauvage, le buis, l'orme champêtre. — Les fruits aggrégés sont ceux que forment les pistils des diverses fleurs d'une inflorescence en se soudant les uns aux autres de manière à former un corps unique. Ainsi les cônes ou fruits des pins, sapins, cèdres, etc., résultent d'une aggrégation de cette nature. La soudure des genévriers, arbres de la même famille, est encore plus remarquable ; car les bractées ou écailles, groupées et soudées en sphère charnue, donnent au fruit l'aspect d'une baie. G — s.

AGNEAU, Agnelage, Agnellement (Agriculture^, du grec agnos, chaste, pur ; l'agneau était la victime puro et sans tache des sacrifices. — Pendant sa première année le petit de la brebis se nomme agneau (voyez Mouton); la mise bas dans l'espèce ovine se nomme, à cause de cela, agnelnge ou agnellement. La brebis porte 160 jours ou 5 mois. Vers janvier ou février elle donne le jour h un ou deux petits, très-rarement i\ trois. A 08 moment elle a besoin des soins éclairés du berger, ou tout

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