‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 33 sur 396 · A GO · texte numérisé non relu

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au moins de sa surveillance. Aussitôt après sa naissance, le petit aaneau sera placé à portée de la mère afin qu'elle puisse le caresser de sa langue, et pour l'y engager on pourra répandre sur lui un peu de sel ou de son ; ensuite on s'occupera de le faire téter, en ayant soin d'écarter la laine qui pourrait exister auprès du pis, et qui gênerait la succion. Lorsque quelque circonstance s'oppose à ce que la mère allaite son agneau, il faudra avoir recours à une autre brebis qu'on cberchera à tromper pour lui faire accepter ce nouveau nourrisson -, ou bien on le nourrira avec du lait de vache. Dans tous les cas, il faudra que la température de la bergerie soit un peu plus élevée que de coutume, et que la nourriture des mères soit plus substantielle. Au bout d'une douzaine de j'iurs on commencera à faire sortir les brebis mères ; l'alhiitement devra continuer pendant quatre ou cinq mois ; pu bout de ce temps, le sevrage commencera et se fera l'rogressivement, autant qu'il sera possible. Pendant ce temps, il sera bon de donner aux agneaux une ration de deux poignées de son et une d'avoine p;ir jour, et une quantité double depuis le sevrage jusqu'à huit ou neuf mois. A cette époque, l'agneau pourra vivre comme le reste du troupeau .

AGNUS-CASTUS (Botanique), du grec agno.t, pur, et du latin castus, chaste. — Espèce de plante du genre Gattitier (Vitex, Lin.), plantes Dicoti/ledonees de la famille des Verbénacées , tribu des Vilicées. L'agnuscastus, nommé aussi arbre au poivre, petit poivre, poivre sauvage, poivre des moines, est le Gattilicr commun. C'est un arbrisseau buissonneux de 3 à 4 mètres de haut ; feuilles à folioles lancéolées, acuminées, blanchâtres en dessous; fleurs violettes, disposées en panicules axillaires et terminales ; calice campanule ; corolle trois fois plus longue que le calice, à gorge renflée ; étamines très-saillantes. L'agnus-castus fleurit à la fin de l'été, dans les lieux humides des régions chaudes de l'Europe méridionale, de l'Egypte, etc. On en trouve aussi dans quelques départements du midi de la France. On a attribué à cette plante une influence favorable à la chasteté, qui explique son nom et n'est nullement démontrée.

AGOUTI (Zoologie), — nom exotique de l'animal. — Genre d'animaux Mammifères de l'ordre des Rongeurs, qui est en quelque sorte, dans le nouveau continent, l'analogue de notre genre Lièvre. Cependant les agoutis (l'hloromys, Fr.Cuvier), par leur conformation extérieure, S'- rapprochent davantage des coehon': d'Inde avec lesquels il* formaiciit le genre Caria de Linné, et dont ils ne io distinguent guère que par leurs jambes plus longues; du reste ils ont aussi quatre doigts devant, trois derrière, quatre dents màchelièrcs partout, seulement, dans les agoutis, elles sont presque égales, k ronronne plate irrégulièrement sillonnée, à contour arrondi. Les jambes do derrière sont d'un tiers plus longues que celles de de- Tant ; c'est là ce qui leur donne une certaine ressemblance avec nos lièvres. Les agoutis mangent des fruits, des feaillcs, des racines. Leur chair est assez délicate, quoi-

Fin. m. - A|oiill (l/io indion de 11 nriiiilour niliirellg).

qu'elle nit un goilt «.luvage. Leurs mœurs sont k peu pn'a ci'IliH de nos lapin». On les trouve aux Antilles et dans rAménipii! niéridintjiile. Les principales espèces M)nl : V Agouti [('iiriii Aeuti, Lin.), dont la c|neue est réduite & un hirnpie tubi-rruh' ; (jraud romme un lièvre, L'.^coiWii fCiinii /(riir/ii, (Jmel.) ; un peu plu» polit. Le Liéwrff^i/iwi/i/ii dcscrénieii de lluénos-Ayres {Cniin fitilngonica, Pcnnant), h longues ori'illes, & queue très-courte,

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