‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 326 sur 396 · ELY · texte numérisé non relu

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conclut de là que deux cordes supplémentaires sont touiours parallèles à un système de diamfctres conjugues. De là ini moyen très-simple de trouver le conjugue d un diamètre donné, de construire K „ un système de diamètres con-

j'ugués faisant entre eux un angle donné, et aussi de mener une tangente par un point pris sur l'eliipse; car la tangente peut Être consid, rée comme la limite dos cordes qui lui sont parallèles. Elle est donc parallèle au conjugué du diamètre qui passe par le point de contact.

- Voici d'autres théorèmes importants dont nous ne pouvons donner ici que l'énoncé : deux tangentes à une ellipse se coupent sur le diamètre qui divise en deux parties égales la corde menée par les points de contact.

Si plusieurs angles circonscrits à une même ellipse ont leurs sommets sur une même droite, leurs cordes de contact se couperont en un même point sur le conjugw du diamètre parallèle à cHIe droite. Ce point est appelé le po''e de la droite qui est dite elle-même la polaire in point. Ces propositions ont-lieu pour le cercle qui n'est qu'un cas particulier de l'ellipse.

L'ellipse e.st une des courbes dont les applications sont les plus fréquentes. Elle joue surtout un grand rôle en astronomie, les orbites des planètes étant, comme on sait, des ellipses dont le soleil occupe un des foyers. Il convient alors de rapporter la courbe à des coordonnées polaires, c'est-à-dire de déterminer un point par sa distance r au foyer, et par Vangle 6 que ce rayon vecteur fait avec le grand axe Yx. Or, quand l'ellipse est rapportée à son centre et à ses axes, on a vu que le rayon vecteur F.M = n — — , c étant la distance focale égale à v'n- — 6-. Mais alors

et m=x=c

cos e.

Substituanl, ou trouvera, léduction faite.

a -\- c cos 6 Kcmplaçons a^ — c- par b-, posons le dcmi-paraniètrc -^^p, et l'excentricité |j = e, nous aurons

i-l-ccos6

C'est réqiialion polaire de l'ellipse ; elle montre que ;) est

l'ordonnée du foyer. L'excentricité e = est une quantité essentiellement positive et ))lus petite que l'unité. Elle tend vers l'unité, si a croît indélinimenl, c'cst-à dire si l'ellipse dégénère en une parabole (voyez SECnoNS coniQUEs). E. R.

IXLIPSOIDIi. — Voyez Surfaces.

ELMIS (Zoologie), Latr. — Sous-genre d'Insectes, de l'ordre dos Coléoptères, section des l'enlamères, famille, di-'sC/uacorHCi, tribu des A/«cTOrf«c/j//CT, faisant partie du grand genre Dri/ops, d'Olivier, dont les caractères Bont : antennes (ilil'ornK'S do J I articles ; pattes et tarses longs; élytrcs semblant soudées, mais cacliaut des ailes. Ces insectes se fixent fortement sous les pierres, dans les courants d'eau vive, ou sous les feuilles de nonupliar ; I'csjk'.co la plus connue est \'E. canaliculé des environs de l'aris. iNous citerons aussi l'/i'. de M auge (£. J)/a«.(yc((i, Latr.), pluspelil, noirilire en dessus, cendré en dessous; des environs de l<"ontainebleau-

ELODITES (Zoologie!, du grec elôdc's, de marais. — Duméril et Dibron ont établi sous ce nom une famille do Tortues, qui répond au genre dos Tortues d'eau douce, de Cuvicr, Emiples de Al. Bronguiart.

ELOI'E (Zoologie), feVo/jï, Lin., du grec ellops.^ nom d'un poisson inconnu. — Génie do Poissons, ào l'ordre des Mnlacoptéiygiens attdoininaux, famille do» Cluprs. Ils ont la forme générale et lu di.sposition dus nageoires

que l'on trouve chez les liarengs, avec une épine plate au bord supérieur et au bord inférieur de la nageoire caudale ; la bouche peu fendue et une trentaine de rayons à la membrane des ouïes. Leur couleur est d'un beau gris argenté. On n'en connaît que deux espèces qui habitent les deux hémisphères. Quoique pleine d'arêtes, leur chair est recherchée et donne un très-bon bouillon. VE. lézard (E. saurus, Lin.) a la tûte longue et dépourvue d'écaillés ; le corps nuancé de bleu et d'argent, avec des teinte- rouges sur les nageoires, la tète souvent comme dorée. Il est des mers de la Caroline.

ELYME (Botanique), Elijmus, Lin.; elttmos était le nom que les Grecs donnaient à une espèce de panic. — Genre de plantes Monncolylédimes périsperniées de la famille des(r)rtw)ni,'es, tiibu àcbllordeacees. Caractères : épillets à 3-7 fleur-,, glumes lieibacées inégales; glum lli inf 11 lie conra\p, snu\ent teimince par une ail II liiii IIl suptncuie bicaiinee, caiyopse sillonné -.ui 1 1 M 111 ( me. Paimi les e^ptces de ce génie dont plu-iLiu-- ont et reparties entie le^ genres \oi-ins, la plus impoi tante est VE. des mliles, nommée \ulgaire-

Fig. 3111. - EIïh

I goui-lict.

mont Courbet {E. arcnarius, Lin.). C'est une plante qui peut s'élever jusqu'à r',50. Ses feuilles sont piquantes. Sa tige, traçante et stolouifèrc, ses racines rampantes très- nombreuses et très-longues sont précieuses pour la lixation des sables mouvants. Elle est commune sur les côtes maritimes do l'Europe.

ELYTIIES (Zoologie), Eti/trum, du grec nhjlron, en veloppe, étui ; on les désigne quelquefois sous ce dernier „oni. — Ce -sont de» enveloppes qui recouvrent les ailes des Insectes plus particulièrement compris dans l'ordre dos Coléoptères. On sait que beaucoup d'insectes, tels

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que les hannetons, les cantliaridcs, ont, au lieu des deux ailes supérieures ou antérieures, deux espèces d'écadles plus ou moins épaisses, plus ou moins solides, opaques, qui s'ouvrent et se ferment, et sous lesquelles les ailes se replient transversalement dans le repos ; ce sont les élytres. Il y a d'antres insectes dans lesquels l'extrémité de ces écailles est membraneuse, comme les ailes; on les nomme alors demi-étuis on héméhjtres. Ces organes ne servent pas seulement à recouvrir et à protéger les ailes, ils ont encore pour but de garantir le corps de 1 insecte qui, ordinairement, est mou à sa partie supérieure. Les éljtres présentent de trts-grandes différences dans leurs formes, leur contexture, leurs proportions, leur consistance, leurs surfaces, dans leurs bords et leurs extrémités ; différences qui ont fourni aux entomologistes un grand nombre de bons caractères propres i classer et à faire distinguer les insectes de cet ordre.

EMACIATIO.N (Pliysiologie). — Nom par lequel on designe un état général de grande maigreur, surtout lorsqu'il est survenu à la suite d'un amaigrissement progressif et plus ou moins lent. 11 est aussi employé quelquefois pour indiquer la maigreur partielle d un membre que Ion désigne encore plus particulièrement sous le nom d'alrûphie.

EMARGINÉ (botanique). — Cette épithète, employée quelquefois en zoologie et plus particulièrement en botanique, s'applique aux organes qui présentent nneécliancrure peu proloude et arrondie; ainsi les feuilles du buis, les pétales du géranium sanguin, etc., sont émarginés.

EMARGINULE (Zoologie), Emarginula , Lamk. — Genre de Mollusques de la classe des Gastéropodes, ordre des Scutibranclics; démembré des Patelles (de Lin.) ; corps ovale, conique; pied ovalaire, épais, dont le pourtour est garni d'une rangée de filets; tête grosse, allongée, garnie de deux grands tentacules coniques; à la base externe de ces tentacules sont les yeux portés sur un pédicule court. La coquille conique, à sommet bien distinct et incliné en arrière, recouvre la partie médiane de l'animal; elle est blanche et diaphane, ornée de stries et de côtes, fendue à son bord antérieur pour laisser communiquer au dehors la cavité branchiale qui est située au-dessus et en arrière de la tête. Ces mollusques, généralement de petite taille (0"',nn à 0",nOC) , vivent dans lesendroits peu profonds, dans les fissures des rochers. Ou en connaît un assez grand nombre d'espèces vivantes, que l'on rencontre à peu près dans toutes les mers. L'E. conique (E. conica, Lamk.; Patella fissura. Lin.), est une petite coquille de ()'",oiO à 0">,012, que l'on trouve dans les mers du Nord et même dans la Méditerranée. — Les terrains de l'époque tertiaire renferment un assez grand nombre d'espèces fossiles de ce genre; on en rencontre aussi dans les terrains secondaires depuis l'époque salifère.

EMAIL (Technologie). — On appelle émail une espèce de verre plus ou moins fusible, blanc ou coloré par des o.xydes métalliques en suspension dans la masse vitreuse. Dans l'industrie, on applique généralement ce nom à toute matièrevitreuse, rendue opaque par certains oxydes métalliques, tels que l'acide stannique, l'acide arsénieux, le phosphate de chaux, l'antimoniate de soude. On le donne aussi, soit aux matières vitreuses, transparentes DU opaques, applicables sur métaux, soit aux couleurs dont on décore les porcelaines et même les faïences communes, soit aux matières vitreuses, opaques ou transparentes, qui servent de glaçures aux poteries, soit même à toute pièce métallique recouverte d'émaux.

En général, l'émail est formé par un verre très-fusible, afin que la température employée pour le fondre ne soit pas assez élevée pour volatiliser le corps qui doit le rendre opaque. Le mélange des matières doit être aussi parfait que possible : un des caractères des émaux est l'homogénéité.

Le plus simple des émaux, et qui sert de base à la préparation de tous les autres, s'obtient en chauff'ant à l'air un mélange de 15 parties d'étain et de IIIO parties de plomb. La surface se recouvre d'une poudre de stannate d'oxyde de plomb qui est purifié par des lavages, et qu'on appelle calcine. On mêle ensuite '21 W parties de cette calcine avec ino parties de sable très-pur, et 8tl parties de carbonate de pot;»sse; on chauffe ce mélange de manière à loi faire éprouver un commencr-mcnt de fusion, et la fritte ainsi obtenue sert de base h tous les émaux. C'est un silicate multiple de potasse, de plomb cl d'étain.

Dans les émaux colorés, la matière colorante est toujours en très-petite quantité par rapport à la masse vitreuse.

On colore l'émail en bleu avec de l'oxyde de cobalt; en vert , soit avec de l'oxyde de chrome, soit avec du bioxyde de cuivre pur ou mélangé d'un peu d'oxyde de fer; en jaune, avec un mélange de I partie d'oxyde d'antimoine, 1 à 3 de carbonate de plomb, 1 d'alun et 1 de sel ammoniac ; en violet, avec du peroxyde de manganèse; en noir, avec un mélange de peroxyde de manganèse et d'oxyde de fer ; en rouge, soit avec le pourpre de Cassius, soit avec le chlorure d'or, soit avec de l'oxydule de cuivre.

Emaillage . — C'est l'art de recouvrir les métaux de couleurs ou de peintures rendues brillantes et inalt''rables par la chaleur qui les fait adhérer fortement. On appelle métal émaillé (fer, fonte, or, argent ou cuivre), tout métal recouvert d'une couche de cristal, incolore ou coloré. Tantôt le métal apparaît à travers la couche d'un émail transparent, soit avec sa couleur propre, soit avec des tons modifiés par la couleur de l'émail. Tantôt le métal disparaît entièrement sous la couche d'un émail opaque, blanc ou coloré.

On appelle paillo7is,àes métaux recouverts d'un émail opaque sur lequel on applique, par places, des ornements en métal brillant, or ou argent, recouverts i leur tour de cristal transparent, incolore ou coloré.

On a.ppe]\ii peinture sur émail sous-fondant des pnntures appliquées sur un fond blanc opaque, et dont on rend le glacé complet en le recouvrant d'uû cristal transparent, appelé fondant.

On appelle peinture sur émail, sans fondant, les métaux émaillés chargés de peintures obtenues par un mélange de matière colorante et de fondant.

Les fondantssont ordinairement composés de sable, de , minium, de carbonate de soude, dans des proportions différentes. Ainsi, dans remaillage sur fer, on peut metti* immédiatement en contact avec la tôle un fondant composé de 48 de sable, 30 de minium, 30 de carbonate de soude, et 10 d'acide borique cristallisé. Les dosages qui fournissent les nuances employées dans remaillage sont variés. Ainsi, pour obtenir des bleus violacés, on fait fondre ensemble du minium, du sable, du carbonate de potasse, de l'oxyde de cobalt, ou bien de l'oxyde de cobalt avec du peroxyde de manganèse.

Les émaux, opaques ou transparents, sont broyés dans un mortier d'agate, à l'état humide, en frappant sur le pilon avec un maillet de bois pour briser et non pnur écraser. La poussière ne doit pas être trop fine. On lave à l'eau pour la purifier. On décape la pièce à émailler en la faisant bouillir avec du carbonate de potasse et en la frottant avec des cendres chaudes, puis on lave, d'abord avec de l'acide sulfurique étendu et ensuite avec de l'eau pure. On l'essuie et on la dessèche promptement en la plongeant dans de la sciure de bois.

Po'ur étendre l'émail broyé et imbibé d'eau, ou se sert d'une petite spatule; on le ressuie en y appliquant sur un point une étoffe de toile peu serrée qui absorbe le liquide. On régularise la couche d'émail avec la partie plane de la spatule, on laisse sécher à l'air libre, et on porte la pièce dans le moufle pour la faire cuire; mais ce premier travail ne suffit p.as, parce que les grains du verre laissent des vides qu'il faut remplir, des épaisseurs qu'il faut polir. On applique de la même manière une seconde couche d'émail qui régulari.se la surface. Une pièce n'est bien travaillée que lorsqu'elle ne présente ni fentes, ni bouillons; on fait sauter les grains, on polit les rugosités, on crève les bouillons, on fouille les crev.isses, on' rebouche les cavités avec de l'émail en poudre, que l'ou cuit de nouveau pour le souder avec les parties voisines.

Quant à la peinture, on porphynse les émaux colorés, aussi fin que possible, avec de l'huile de lavande, sur une table en porphyre, avec une molette, on laisse sécher la pilcjusqu'i ce qu'elle ait la consistance convenable. Quand elle est appliquée, on fait sécher les pièces à l'étuve, puis on les passe dans le moufle pour fixer les couleurs et les vitrifier.

C'est au jugé que l'émailleur quitte le feu. Il faut a l'ouvrier un coup d'œil exercé, surtout lorsque les émaux ne glacent pas tous en même temps. L.

EMBARRAS gastiiique, — intestinal (Médiciue). — On entend par ce nom un amas plus ou moins considérable de matières saburralcs qui s'iiccuniul/nt dans quelques points du canal digestif, soit l'estoimtc, soit lintestin; dans le premier cas, la maladie prend le nom d'embarras gastrique; dans le second, celui d embaiias intestinal.

V embarras yns/nîue est caractérisé par un goût amor,

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un enduit blanc ou jaunâtre delalangue, perte del'appétit, naust'es, quelquefois vouiissemeuts de matières jaunes, verdàtres, amères; il y a le plus souvent sensibilité à î'épîgastre, mouvement fébrile, céphalalgie, soif, quelquefoisdélire, et tout le cortège des maladies graves. Les excès de table, les affections morales tristes favorisent le développement de cette maladie, qui peut présenter les nuances les plus diverses depuis la plus légère jusqu'à la plus grave. En admettant, avec un certain nombre de médecins, comme un fait démontré, l'existence de ces saburres dans l'estomac, il resterait à déterminer si elles sont cause ou effet ; ces appréciations ont une grande importance au point de vue du traitement, qui devra toujours être dirigé dans le sens des symptômes; de sorte que s'il y a douleur à l'épigastre, chaleur, fièvre, soif, on devra avoir recours plutôt aux antiplilogistiques, saignées, bains, cataplasmes, boissons adoucissantes, diète. Si, au contraire, il y a absence de ces signes, mais bouche pâteuse, langue molle, couverte d'un enduit plus ou moins épais, on se trouvera bien des évacuants ; c'est au médecin sage et éclairé déjuger, d'après les différences que nous venons de signaler, dans quel cas l'un ou l'autre de ces modes de traitement devra être employé. Du reste, cette affection se confond souvent avec l'embarras intestinal dont nous allons dire deux mots.

Emliarras intestinal. — Aux symptômes généraux de l'embarras gastrique viennent se joindre des coliques, des borborygmes, tension de l'abdomen, sensibilité vive à la pression, constipation ou diarrhée de matières jaunes, verdàtres, quelquefois sentiment de lassitude dans les membres, dans les lombes, etc. Nous répéterons ici ce que nous avons dit de l'embarras gastrique : ces symptômes, du reste, indiqués par Pinel, ne sont pas autres que ceux d'une irritation de la muqueuse intestinale, et c'est cette dernière considération qui doit guider le médecin dans le traitement de la maladie, pour lequel nous renverrons à ce qui a été dit plus haut. Voyez aussi Gastuite, 1£ntérite. F — n.

EMBAKRURE (Chirurgie). — On appelle ainsi une disposition particulière des esquilles, dans les fractures des os plats surtout, telle, qu'elles restent enfoncées ou retenues par leurs extrémités sous l'os fracturé, comme cela s'observe dans ceitaines fractures des os du crâne. On doit procéder à leur extraction le plus tôt possible, avant que les accidents inflammatoires se soient développés; cette opération nécessite quelquefois des incisions, dos débridcments et même l'application du trépan.

Embarrcre (Vétérinaire). — On se sert souvent, pour séparer les chevaux à l'écurie, d'une traverse en bois, mobile et suspendue avec des cordes ; il arrive quelquefois qu'ils se blessent aux jambes contre ces barres ; on a donné à ces blessures le nom vulgaire û'en:bai-rure ; elles n'offrent du reste rien de particulier, présentent les mêmes caractères et exigent le mémo traitement que celles qui sont conuuessous le nom à'enclievélrures (waycz ce mot).

liMBERIZA (Zoologie). — Nom donné par Linné au genre à' Oiseaux nommé Bruant.

EMBÉRIZOIDKS (Zoologie), Emberizoules, Temm. — Genre à'Oiseaux de l'ordre des Passereaux, voisin des Bruants et dos Tangaras, établi par Temminck pour le Cliipiu oreitlon lilune de d'Azzara et le Vrincjilla macroura de Lathani. Ce sont des oiseaux de l'Amérique méridionale, à bec court, comprimé, à bords sinueux et à arête recourbée. Leurs ailes sont courtes et arrondies : Il ils paraissent Être, dit Cuvicr, des bruants à queue longue et étagée, et dont le bec se rapproche un peu de celui des moineaux. » L'Oreitlon blanc (E. inelanotis, Tem.)cst un oiseau de 0'",13 à C",!! de longueur; il vit au l'aragu.iy, dans les plaines, au milieu des hautes Iicrbes, où il court avec rapidité en cherchant les insectes et les graines dont il fuit sa iu)urriture. Son nom est dû :\ une ligne blanche qui va de chaque narine à l'occiput et tranche vivement surlacouleurnoircdc satètc.L'/i'. longiljruiile{E. mnryina/is,'l'i:iimi,Fri)igitla m(ierouru,haÛi.), long de (i'°,18, est brun tacheté de noir et de bl.iiic.

EMliAUMEMENT (Médecine). — Le respect pour les morts est universel ; et si l'on consulte l'histoire des différents peuple», on reste convaincu que ce sentiment, dans son universalité, est primitif et naturel k l'homme.

A ce respect pour les morts so rattachent les embaumements.

Noua distinguerons dans cette élude deux snries de priicéiliîs : le» procédés anciens et les procédés nio- (lerncs.

Proce'de's anciens. — Chez les Grecs, qui n'embaumaient pas les corps, on avait imaginé de les brûler, et alors on recueillait religieusement les cendres; mais toujours, dans ce cas, on pratiquait un embaumement temporaire pour les préserver de la corruption pendant le temps qui précédait la cérémonie.

A Rome, si le défunt, pendant sa vie, avait rempli des emplois publics, avant de procéder à ses funérailles, on l'exposait pendant sept jours vêtu de sa robe et baigné de liqueurs odorantes.

Mais, de tous les peuples anciens, il n'en est aucun chez lequel la coutume d'embaumer ait été plus commune que chez les Égyptiens. Leurs momies attestent une certaine perfection des sciences et des arts, et, chose admirable, leurs corps s'offrent encore à nous intacts et comme endormis à côté de leurs villes et de leurs symboles anéantis.

Les Égyptiens, qui se proposaient une conservation indéluiie du corps, y mettaient un soin extrême.

Leur procédé consistait à vider toutes les cavités, soit en dissolvant les viscères dans une liqueur caustique, soit, après en a\oir opéré l'extraction, à les dépouiller de leur graisse et de leurs parties muqueuses par l'action prolongée du natrum. On lavait ensuite les corps avec soin et on les faisait sécher à l'air chaud, dans le sable ou dans uiieétuve. Pendant cette dessiccation les uns étaient vernis au dehors et remplis à l'intérieur de substances odorantes propres à éloigner les insectes ; les autres étaient plongés dans un bitume chaud et liquide qui les pénétrait de toutes parts. Enfin, des bandes multipliées, enduites de gommes et de résines et appliquées avec art sur toutes les régions du corps, fermaient tout accès à l'air et à l'humidité.

Mais ce mode d'embaumement n'était pas le seul chez les Égyptiens, et les corps qu'ils nous off'rent conservés sans aucune trace de mutilation, par l'influence seule des circonstances atmosphériques, nous permettent d'affirmer qu'ils ont pu pratiquer l'embaumement ou mieux la conservation des corps, bien des siècles avant le pcrfectiontienient de leurs arts, et que les conditions hygrométriques et thermométriques de l'air et de la terre ont eu plus de part â la conservation de leurs momies que la recherche et l'eflicacité de leurs procédés.

Les Guanches, chez lesquels l'embaumement était une coutume, employaient des procédés à peu près analogues à ceux des Égyptiens ; on a trouvé beaucoup de lenrs momies dans les catacombes de Ténériffe, de l'tle de Fer, etc.

Parmi le peuple que Dieu s'était choisi, nous rencontrons les mûmes usages, mais sanctifiés de plus par une législation divine. Nous lisons dans la Genèse qu'on employa quarante jours pour embaumer le corps de Jacob.

Notre-Seigneur ne devait séjourner que trois jours dans le tombeau ; et cependant, observateur scrupuleux des coutumes de Judée, il permit que sou corps fût soumis à un embaumement temporaire.

Saint Marc dit, chnp. xvi : k Le jour du sabbat étant passé, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salonié achetèrent des parfums pour embaumer Jésus. »

Procèdes modernes. — Dans les temps modernes, on a cherché à ramener dans nos moeurs la coutume des embaumements, mais au lieu d'hommes spéciaux, qui eussent eu tout intérêt à perfectionner leur art, ce furent les médecins qui les pratiquèrent.

Quel était le procédé employé dans ces occasions bien rares ? Le procédé égyptien mis à la portée de noire pays, c'est-à-diie une boucherie épouvantable, qui n'avait même pas l'avantage de conserver; car, ainsi que je l'ai dit plus haut, la chaleur et la sécheresse étaient pour beaucoup dans la conservation des momies.

On a beaucoup vanté la méthode de Ruysch et de Swanimerdam. Est-il quelqu'un qui puisse décrire le procédé ila ces anatomistcs, ou qui seulement puisse adirnier avoir vu do leurs préparations?

Au connucnceinent de ce siècle, le célèbre Chaussier indiqua le perchloruro do mercure comme un excellent agent conservateur; on a aussi beaucoup parlé des bons résultats obtenus avec les sels d'arsenic.

Outre que ces composés ont riiinuiM'ui' nt d'être des poisons violents, aux dangercn < iiinnir, desquels l'opérateur le ))lus prudent n'éd; iii" \'a: i lijours, il est inutile d'eu discuter les propr]iiu> /-/«.» .-(^ lufiins conservatrices, atteiulu qu'une loi récente interdit l'emploi dans les embaitmcnicnts de tout compusé vénéneux.

Procède Ciiniia/. — Après neuf aimées d'expérienres sur la conservation des cadavres, J. N. Gannal reconnut que les sels d'alumine jouissaitut au plus haut degré de

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la propriété de transformer les niatiî'res animales putrescibles en composés nouveaux imputrescibles. Mais, au lieu de recourir, comme les anciens, à la macération dans les solutions salines, il imagina d'injecter dans les artères un liquide qui, passant dans les ranuiscules les plus ténus de l'arbre artériel, irait modifier les conditions chimiques de tons les tissus. Ses expériences lui démontrèrent que les corps injectés avec ses solutions se conservaient parfaitement dans un lieu sec et aéré : dans ces conditions ils subissaient une dessiccation lente, et la peau prenait une teinte brune, sans que, pendant tout le temps nécessaire pour amener le corps à l'état complet de sécheresse, il y eût dégagement d'aucun gaz.

Ce premier résultat était d'une très-haute importance, en ce qu'il rendait les dissections possibles en tout temps en sauvegardant la sauté des élèves en médecine.

Ce travail, qui date de 18:i2, valut à son auteur les plus grands encouragements de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine.

Un fait important avait échappé jusqu'à ce jour à tous les embaumeurs, c'est qu'il ne suffit pas de neutraliser la matière animale putrescible, mais qu'il faut empêcher que le corps ne se détruise |)ar pouri-iture ou par une décomposition analogue à celle qui détruit le bois placé dans un lieu humide.

Gannal, à la suite de ses recherches, est arrivé à découvrir que, pour appliquera l'embaumement des corps destinés à la sépulture le procédé de conservation qu'il avait proposé pour les amphithéâtres, il fallait empêcher le développement de la moisissure, développement qui ce se faisait que très-dilBcilement à l'air libre et qui, au contraire, était accéléré par l'humidité des lieux destinés aux inhumations. Il reconnut que les essences dont on baignait les corps injectés préalablement avec son liquide formaient avec le temps un vernis qui rendait impossible toute moisissure et qui ne permettait même pas à l'eau de venir modifier l'état de conservation des cadavres.

L'Académie des sciences et l'Académie de médecine honorèrent Gannal de nouveaux éloges et de nouvelles récompenses, et c'est à l'appui de ces deux corps savants qu'il dut de voir adopter sa méthode d'embaumement.

Gannal s'est vu contester la valeur de ses procédés et son mérite d'inventeur; on a été jusqu'à dire qu'il ne conservait que grâce à l'arsenic mélangé à son liquide. Une dei'nière commission, nommée par l'Académie des sciences en 1848, a définitivement prononcé sur la question en faisant justice de toutes ces allégations calom-

Autr'es procédés. — En 1835, le docteur Tranchina, de Naples, proposa de conserver les corps avec une dissolution d'acide arsénieux dans l'eau. Les cadavres injectés avec ce liquide se dessèchent, se racornissent et ne tardent pas à être détruits par les bissus.

En 18UI, sir William Burnet se fit breveter en Angleterre pour l'emploi d'une solution de chlorure de zinc comme agent conservateur. Depuis 1815, M. le docteur Sucquot se sert en France de ce même liquide pour les embaumeoionts. On doit, en outre, à ce médecin l'application nouvelle d'un procédé déjà ancien, l'injection avec riiyposulfile de soude des cadavres destinés aux dis.sections. Par ce procédé, ou peut sans danger disséquer les corps, qui se conservent un mois ou deux.

Il y a encore beaucoup d'autres procédés, mais leur emploi est sinon nul, du moins si peu étendu que leur description dépasse le but et le cadre de notre ouvrage. Conscrvuiinndes objets d'histoire naturelle.— Viivldn naturaliste consiste à conserver non-seulement les animaux supérieurs, mais encore ceux des classes inférieures. Le mode de préparation désigné sous le nom d'emijailleiiicnt, parce qu'autrefois on bourrait les peaux avec de la paille, est à peu près le même pour tous les vertébrés. On dépouille l'animal, on en badigeonne la peau avec du savon de Bécœur, et après avoir fait avec du fil de fer une carcasse solide, on bourre la peau avec de l'étoupc coupée menue. Il y a dans ce travail, qui pour être bien fait nécessite une longue pratique, une foule de détails qui varient pour clia(|ue classe d'animaux et dans lesquels nous ne pouvons entrer ici. Disons seulement que, malgié les continuels insuccès que donne le savon ai'.scnical de Bécœur, on continue à s'en servir au grand déirimeiit de la santé des préparateurs et de la conservation dos collecliuiis. Il suffit d'entrer dans les galeries du jardin du Muséum pour se convaincre d'une manière absolue que l'arsenic n'est pas un/irt'sci'Dfi/î/.

Les peaux des animaux que l'on veut conserver un temps plu» ou moins long avant de les monter sont salées

avec du chlorure de sodium et quelquefois avec de l'alun. J. N. Gannal a proposé d'injecter les animaux, avant de les dépouiller, avec une solution de sulfate simple d'alumine ; les résultats qu'il obtenait ainsi étaient très-remarquables, mais ils allaient contre la routine : ils ne sont pas adoptés.

Parmi les animaux inférieurs, les uns (mollusques, etc.) sont conservés dans des solutions aqueuses ou alcooliques d'acide arsénieux ou de deutochlorure de mercure (sublimé corrosif); d'autres sont piqués dans des boîtes le plus souvent sans aucune préparation préalable (insectes, arachnides, etc.). Je ne dirai rien des premiers, qui, au bout de peu de temps, prennent une couleur uniforme qui n'est pas favorable pour l'étude ; quant aux derniers, on peut juger par le mauvais état de ces collections qu'il reste encore beaucoup à faire. On a proposé l'emploi de la térébenthine, du goudron, du sulfure de carbone, de la benzine, etc.; mais tous ces procédés, qui, dans les mains de leurs auteurs, donnaient des résultats incontestablement supérieurs à ceux obtenus jusqu'à ce jour, ont néanmoins été rejetés comme insuffisants.

EMBLAVER, Emblavcre (Agriculture). — On désigne par ce mot une terre ensemencée de blé.

EMBOLIE (Médecine). — Nom tiré du grec embolos, coin, plantoir, qui entre dans quelque chose, donné par Virchow à une maladie caractérisée par la migration d'un caillot sanguin ou parsafo.-maiion dans un vaisseau artériel ou veineux et l'obturation qu'il détermine dans quelques parties de l'arbre circulatoire. Cette maladie est une conséquence de la formation des concrétions sanguines polypiformes ; 11 eu sera question au mot Trom-

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