AGR
e .1 un des plus grands rongeurs que nous connaissions .hauteur, 0'",16). Les Indiens l'appellent Mara. — Daubenton avait recommandé l'importation dans nos climats et la domestication de l'Agouti, et SI. le professeur Is. Geoffroy Saint-Hilaire a récemment signalé au même point de vue le Mara : ces deux animaux rendraient les mêmes services que le lapin.
AGRAFE DE Valentin (Médecine). — Espèce de pince, à laquelle on a donné le nom de Valentin, son inventeur, qui l'employait, dans l'opération du bec-de-lièvre, pour rapprocher les bords de la plaie.
AGRICULTURE, du latin ager, champ, et CH/(«ra, culture. — Ce nom désigne un art et une science qui occupent une place considérable parmi les travaux et les connaissances de l'espèce humaine. L'agriculture est en efl'et, d'une manière générale, Vart de faire produire au sol sur lequel l'homme s'est établi les plantes et les animaux nécessaires à la satisfaction de tous ses besoins. Dès que les hommes ne vivent plus à l'état de chasseurs ou de pasteurs nomades, dès qu'ils se fixent dans une contrée pour y former des cités, ils sont contraints de faire de l'agriculture : inhabiles d'abord, ils traviiillent grossièrement la terre et en tirent un faible produit ; mais l'expérience les conduit lentement à réformer leurs pratiques premières, et ainsi se constitue peu h peu dans chaque pays un art agricole, empirique et traditionnel, qui le plus souvent est dans son ensemble heureusement approprié au climat et à la nature de la contrée, bien que susceptible d'ailleurs de perfectionnements que les agriculteurs devraient toujours s'occuper de rechercher avec prudence, mais avec ardeur.
La science ai/rico/e,o\i l'agriculture considérée comme science, est une explication rationnelle des procédés employés dans l'art agricole, et elle a pour objet de faire comprendre leur degré d'efficacité et de provoquer les perfectionnements que l'expérience pourrait apprendre à y introduire. Comme on le doit comprendre, l'art de l'agriculture existe bien avant la science, car les hommes ont eu besoin d'apprendre bien des choses avant de constituer la science agricole. L'agriculteur, en eflet, cultive, sur une terre d'une composition très-variable selon les contrées, des plantes et des animaux ; pour comprendre un peu comment il y parvient, il faut connaître la /jhgsigue, qui explique les phénomènes atmosphériques de chaleur, d'humidité, etc. ; la chimie, qui analyse la terre même du champ cultivé, l'air, les pluies toujours en rapport avec sa surface; la botanique, qui fait connaître la structure des plantes, leur manière de se nourrir et de se reproduire; la zoologie, qui fait connaître à son tour la structure des animaux, leurs aptitudes, leurs besoins et leurs fonctions, etc., etc. L'agriculteur sait bien l'aire venir du blé, du foin, sans toutes ces connaissances ; mais il ne pourrait expliquer les opérations que l'expérience traditionnelle lui a enseignées, et il les comprend moins que le savant, qui de son oté no sa irait les exécuter comme lui. Ma'm si ces deux hommes viennent & réunir ce qu'ils savent avec le seul désir d'apprendre l'un de l'autre à mieux faire, leur concours est le gtige assuré des progrès rapides de l'agriculture. Dans ce concours d'cflorts, le savant devra emprunter au cultivateur les trésors d'expérience qui lui manquent, et le cultivateur devra se faire expliquer autant que possible ce qu'il fait et s'atteiidiT que Mmvent la science avouera son insullisance ; mnis li'< lumières qu'elle peut donner feront éclore dans l'esprit de lliomme pratique les idées de perfectionnement qui augmenteront les produits du sol et rendront plus fécondes les sueurs de celui qui les cultive. En un mot, pour faire entrer l'agriculture dans cette voie de progrès où marche l'industrie manuf;>clurière, il faut imiter l'exemple de celle-ci. Los physiciens et les chimistes, incapables do manufacturer eux-mêmes, guident les travaux des chefs d'industrie ; de même les naturalistr's, initiés A la physiologie des plantes et des animaux, et aux notion» de chimie et de physique, sont les hommes destinés à guider les .agriculteurs, sans être d'ailleurs aptes A cultiver par eux mCmes. Parfois l'agriculteur réunit en lui-mémo ces doux ordres de connaissances pratiques et théoriques; il peut alore se montrer un iinmmo supérieur et exercer la plus heureuse inlluenco sur l'agriculture de sou pays et sur la iirospérité publique.
Aujourd'hui Y Agriculture pourr.iit se diviser en plusieurs brnni'lies constituant chacune un art et une scicnro collatéralii, mtiis auruiie division philosophique do co v.tsle champ do nos coiniaissauces n'a encore été adoptée. Ou a |)ropo3é, pour désigner la science agricole,