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mis ne sont plus parallèles, on a recours aux roues d'angle, dont les axes se coupent ordinairement à angle droit. Les roues, au lieu d'être cylindriques, comme dans le cas précédent, sont coniques et ont pour sommet commun le point d'interseciion des deux a\es (;?!/ 9:! l).La construction rigoureuse du profil des dents serait trop compliquée ; on se contente de tracer sur le pourtour extérieur de chaque roue d'angle le profil qui conviendrait à une roue ordinaire de même rayon que ce pourtour, et on creuse les intervalles des dents comme si la roue était cylindrique, en sorte que les dents ont moins d'épaisseur ;\ l'intérieur qu'à l'extérieur de la roue.
Dans les anciens moulins, on employait habituellement pour ce mode de transmission lengreu:ige dit à lanterno Ifig. 928). La lanterne consiste en une espèce de tambour formé par deux plateaux ou tourteaux parallèles entre lesquels sont disposées circulairement ou par.allélement à l'axe des tiges cylindriques ou fuseaux Ceux-ci sont mis en mouvement pur des chevilles appelées alluchons im-
Fiî. 928. — Engi
plantées circulairement sur une des faces de la roue conductrice. Ce mode d'engrenage, dont un des principaux défauts consistait dans la largeur du pas de l'engrenage, est presque entièrement abandonné. On emploie cependant encore, particulièrement dans les horloges en bois de la forêt iVoire, l'engrenage cylindrique à chevilles qui présente de l'analogie avec la lanterne, mais qui alors est droit.
On a construit des engrenages dont les axes ne se coupent pas et ne sont cependant pas parallèles, des roues dentées qui ne sont pas circulaires, etc. Ce sont des espèces de tours de force s.ans utilité sérieuse pour la pratique. (Consulter les ouvrages de M. Ponc-let, de M. Olivier, et, pour la question spécia'e du frottement dû aux engrenages, un mémoire de M. Combes, inséré dans le tome II du Journal de M. Liouvillo.
E.MCURE(Zoologie), Enicu/-us, Temm.; du grec enikos , singulier, et ûurn, queue. — Genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux, famille des Deulirostres, groupe des Merles; caractérisé par une queue longue et très-fourchue, un bec long, droit, grêle, mais dur, dont les narines, à demi cachées par les plumes du front, ont le bord supérieur proéminent. Leurs tarses sent longs, et les ongles des pouces très-crochus. Ce genre comprend cinq espèces, toutes de l'Inde et de l'archipel Indien ; elles sont insectivores et vivent dans les endroits des montagnes peu accessibles aux chasseurs, au bord des ruisseaux, où ellrs trouvent en abondance les larves de libellules dont elles se nourrissent principalement. Ces oiseaux, assez semblables aux bergeronnettes, agitent comme elles la queue en marchant et en saisissant leur proie. L'espèce type est \'E. couronné {E. coro>ialus,'îemm.], à tête blanche en dessus, dont le corps est noir taché de blanc et long de ()"',V8. LE. voile (E. velalus, Temm.) est de Java, comme le précédent.
ENNÉANDRIE (Botanique), du grec ennen, neuf, et (l'U'r, undros, mile. — Nom que Linné a donné à la neuvième cUisse de son système sexuel. Cette classe comprend les plantes i fleurs hoimaphroditcs renfermant neuf élnmines. Elle se divise en tiois ordres : 1° Monogi/nie (im seul pistil); genres principaux : hiurier, Anacardier; S* ïrifjijnie (3 pistils) ; geiu-o jn-incipal : Wiu-
barbe; 3* Hexarjynie (6 pistils); genre principal : B« ■ tome.
ENOPLIE (Zoologie), Enoplium, Latr. Tillus, Oliv. : du grec eiioplos, armé ; — Genre d'Insectes, de Tordra des Coléoptères, section des Penta/néres, famille des Serricornes, section des Malacodermes, tribu des Clairottes. Ce sont des insectes de petite taille, voisins des Clairons et des Nécrobies, à corselet cylindrique et à corps allongé, dont les palpes sont terminées par un article triangulaire comprimé et dont les trois derniers forment une massue pectinée ou semi-pectinée. L'E. serraticorne {Tillus serraticornis, Oliv.) est un petit coléoptère long de O°',0nc, noir, velu, avec les élytres jaunâtres ; il vit sur les fleurs et le bois mort dans le midi de la Francs et en Italie.
ENOPLOSE [Zoohgic), Enoplosus, Lacép. ; du grec enoplos, armé. — Soiis-geure de Poissons, de l'ordre des Acantlioptértjrjiens, famille des Percoïdes thoraciques, genre Apron. Leur corps, très-comprimé verticalement et surmonté de deux dorsales aussi élevées antérieurement que le corps même, leur donne l'apparence du chétodon. Ce sont d'ailleurs de jolis petits poissons aux couleurs brillantes. On n'en connaît qu'une seule espèce, r£. armé {E. armatus, Lacép.), à dents aiguës et remarquable par la dentelure et les piquants de ses opercules, ainsi que par les r.ayons très-hauts et trèsaigus de sa première dorsale. Il est blanc argenté, rayé de huit bandes noires, long de li'",10 environ et se trouve aux environs do la Xouvelle-llollande.
ENROUEMENT (Médecine), en latin raucitas. — On entend par ce mot une certaine altération de la voix, dont le timbre perd sa netteté, et qui devient rauque, embarrassée. Un grand nombre de causes peuvent le produire; ainsi il peut être dû à une inflammation superficielle de la membrane muqueuse qui tapisse le larynx et la glotte, et qui, dans ce cas, devient d'abord sèche, tendue, et bientôt après est humectée par une sécrétion plus ou moins abondante de mucosités qui deviennent promptement plus épaisses que dans l'état naturel. Une course rapide, une conversation vive et prolongée, la lecture à haute voix, faite particulièrement en plein air, par un temps sec, trop froid ou trop chaud, un refroidissement subit du col, qu'on aura tenu à découvert contre l'habitude ordinaire, et surtout le froid, peuvent donner lieu à cette espèce d'enrouement, qui guérit facilement par le repos, quelques boissons douces et l'éloignement des causes qui ont pu le déterminer. On a vu aussi des enrouements de cette nature produits par l'abus des boissons alcooliques, des aliments excitants, des excès de table en général. Il est souvent un des premiers symptômes des bronchites plus ou moins intenses; il accompagne et précède ordinairement l'apparition du croup (voyez ce mot). Une cause qui produit souvent l'enrouement, ce sont toutes les affections chroniques des voies respiratoices et particulièrement des organes qui servent à la production et à l'émission de la voix; ainsi l'inflammation et l'ulcération des amygdales, des piliers et du \oile du pahiis, quelle qu'en soit la cause, la phthisie laryngée; la phthisie p'.ilmonaire, surtout d.ans sa dernière période. Enfin, il peut tenir encore .1 la faiblesse et à la paralysie plus ou moins complète des muscles de la glotte. On conçoit que dans ce's derniers cas la gravité de l'enrouement est en raison de celle de la maladie principale , et qu'il est presque toujours audessus des ressources de l'art. F — N.
ENROULÉS (Zoologie). — Nom donné par Lamark i une famille de Mollu-iques de la classe des Gastéropodes, ordre des Pectinibrai>ches, voisine des Columellaires, dans laquelle il a proposé de comprendre tous ceux
Fig. 9111. — Porccla
dont la coquille est presque entièrement enveloppée par le dernier tour de la spire. Elle comprend les genres : Ovule, Porcelaine, Tiirihe, Ancillaire, Olive et Cône Cvoycz ces mots). Leur coquille est généralement polie,
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brillante et richement colorée. Celte famille rentre presque entièrement dans celle des Buccinoides de Cuvier. ^ ,. . , , ,
EiNSELLÉ (Vélénnaire). — On dit qu un cheval est enspllé, lorsqu'il a le dos et les reins mal soutenus, et présentant une concavité trop marquée; cette disposition se rencontre aussi quelquefois dans l'âne et le mulet. Elle annonce en général peu de force, mais les chevaux qui la présentent ont des allures plus molles et font éprouver des secousses moins fortes aux cavaliers qui les montent; on dit alors qu'ils ont les réactions douces.
ENSEMBLE (Vétérinaire). — On désigne par ce mot la conformation régulière d'un animal, lorsque toutes les parties de son corps sont dans des proportions relatives convenables. On dit aussi que ses allures et ses mouvements ont de VenseinO/e, lorsqu'ils présententde la grâce unie à la force et à la vigueur, et que l'harmonie des formes offre le type le plus rapproché possible de la beauté et de la perfection.
ENSEMENCEMENT (Agriculture). — Terme générique par lequel on entend l'action de répandre sur le sol et d'enterrer plus ou moins profondément les différentes graines des végétaux. On donne plus généralement le nom de semailles à l'ensemencement des céréales, des prairies artificielles, etc. , et celui de semis à celui qui concerne les autres plantes (voyez Semailles, Semis).
ENSIFORME (Botanique).— Ce terme s'applique principalement aux feuilles un peu épaisses au milieu, tranchantes aux deux bords et se rétrécissant de la base au sommet qui est aigu comme dans les iris, les glaïeuls, le Un de la Nouvelle-Zélande (Phonmum tcnax), etc. La tige à deux tranchants de quelques millepertuis est aussi dite quelquefois ensiforme. Enfin le style des balisiers est également ensiforme,
ENTAILLE (Zoologie). — Nom vulgaire des coquilles du genre Emaryinule, à cause de la fente ou entaille de son bord antérieur.
ENTE, E\TEii (Arboriculture). — Synonymes de greffe et de fjreffer.
EN'i'ELLE (Zoologie), du grec entellô, je commande. — Espèce de Singe du genre Semnopitlièque ; c'est le Simia enlellus de Dufresne (Huit, de la Soc. phi/otnat. de Paris, 1797). Il mesure ()",50 du bout du nez à l'origine de la queue, qui elle-même n'a pas moins de 0"',70 de longueur ; ses membres postérieurs, élégamment allongés, comptent 0"",40 de la hanche au talon. Son corps est d'un gris jaunâtre, avec une teinte un peu plus foncée sur le dos; les mains et le visage sont noirs, ainsi que les poils des sourcils et du bas du front redressés eu une sorte de toupet et ceux delà barbe qui, dirigés en avant, entourent la mâchoire inférieure. Ces singes sont assez doux dans le jeune âge, mais pins tard ils deviennent dangereux par leur turbulence et leur méchanceté; ils sont, du reste, très-rares dans nos ménageries. L'entelle vit dans l'Inde et surtout au Bengale, ou on le rencontre par petites bandes et parfois même en troupes nombreuses. On ignore la durée de sa vie et les principales circonstances de ses mœurs; mais les Indons le révèrent comme une divinité ; ils le laissent librement piller leurs jardins, s'établir dans leurs pagodes, et ils prennent même soin de placer des provisiotis à sa portée. Duvaucel, Jac<|ueinonl et d'autres voyngeurs ont raconté avec quelle persistance les Bengalis les empêchaient de tuer ces dieux cachi'S sous une enveloppe; animale. « Dans certains endroits, dit M. Paul Gcrvais, on l'appelle l'entelle Houlman, et on le domie coiume provenant d'nn héros célèbre par sa force, son esprit et son agilité, auquel l'Inde est redevable de la mangue, qu'il vola dans les jardins d'un fameux géant établi à Coyian. En punition de ce vol, il fut condamné nu feu, et c'est en l'éteignant qu'il se brûla le visage et les mains, u C'est ainsi qu'ils expliquent la bizarre coloration de l'entelle. Ce singe, grâce i de pareilles superstitions, se montre, en général, fort audacieux dans le voisinage des habitations.
ENTÉH ALGIE (Médecine), du grec en towi, intestin, et algos, douleur. — Maladie nerveuse dos intestins, caractérisée surtout par des douleurs vives. Cette affection, ayant beaucoup de point» de resssmblancu avec la t/n^tratgie (iilfectiuii nerveuse de l'estomac), et n'eu dill'érant guère (pie par son siège, pour ne pas nous répéter, nous renverrons au mot Gasiualoie.
ENTfllilONS (Zoologie), Savig. — Sous-genre d'.-lHné/ides de l'ejrdrc de» Aliranclies, famille de» .Mtrnm-lies s('ligi>re.s, genre des L'imhrics, établi par Savigny et adopté par Cuvicr pour désigner ceux qui ont sous
chaque anneau quatre paires de petites soies, huit en tout (voyez Lombrics).
ENTÉRITE (Médecine); inflammation de l'intestin nommé en grec enfcron. — Bien que le nom d'intestin appartienne à l'ensemble de cette longue portion du tube digestif qui s'étend de l'estomac à l'anus, ou a cependant restreint le sens du mot Entérite en l'appliquant spécialement à l'inflammation delanieinbrane muqueuse de l'intestin grêle ; on donne le nom de colite à celle du côlon et celui d'e;i(e/'o-co/i7e à celle qui affecte en même temps l'intestin grêle et le côlon ; ce sont les cas les plus fréquents. Si l'inflaintuation est bornée au cœcum, on lui donne le nom de cœcite ou ti/pltlile (du grec tgphlon, coecum); et celui de redite, lorsqu'elle siège au rectum.
L'entérite peut être aigué ou chronique, quelle que soit la partie de l'intestin affectée. ÛE. aigué recoimait pour causes, en premier lieu, les écarts du régime tels que l'usage habituel d'une alimentation trop succulente, de vins trop généreux, de boissons alcooliques de toutes espèces ; l'ingestion des boissons froides, des glaces, lorsqu'on est en sueur ; les refroidissements subits de tout le corps, des pieds, etc.; les changements brusques de température. On signale encore la suppression brusque des hémorroïdes, d'un vésicatoire ou d'un cautère ; la rétrocession d'une maladie de la peau ; enfin quelques causes directes tenant à une violence extérieure quelconque. La maladie peut débuter brusquement par des douleurs plus ou moins vives dans le ventre, et surtout autour de l'ombilic, accompagnées de quelques frissons ; bientôt surviennent de la soif, de la fièvre; la langue est quelquefois sèche et plus on moins rouge, d'autres fois elle ne présente rien de particulier; l'appétit se perd, le ventre est sensible à la pression , un peu gonflé , empâté ; il y a des déjections de matières jaunes, muqueuses, qui, chez les enfants surtout, sont mêlées de grumeaux blanchâtres ; ces selles sont en général précédées de douleurs plus violentes, et, lorsqu'elles sont fréquentes , elles déterminent une cuisson vive à l'anus; il y a aussi des gargouillements dans le ventre. Ces derniers symptômes se rencontrent surtout lorsque l'inflammation prédomine dans le côlon. Dans certains cas, la maladie se développe plus lentement et n'atteint son plus grand degré d'inteusité qu'au bout de quelques jours.
L'inflammation localisée dans le cœcum se manifeste par des symptômes moins généraux et moins intenses, et aussi par une douleur et une sensibilité plus ou moins vive dans la fosse iliaque droite. Quant à celle du rectum, elle détermine une douleur profonde dans le bassin, une pesanteur incommode à l'auus. La présence seule d'un lavement est quelquefois très-douloureuse.
Lorsque l'inflammation affecte particulièrement le côlon, les évacuations alvinesen constituent un des principaux symptômes, et, dans ce cas, on lui donne souvent le nom do dévotement ou diarrhée (voyez ce mot). Si cesdéjections sont mêlées de sang en plus ou moins grande proportion, la maladie prend le nom de dgssenterie (voyez ce mot). Une forme particulière de Ventéro-colite s'observe chez les enfants pendant le travail de la dentition ; elle donne lieu à des évacuations abondantes auxquelles on a donné le nom de flux diarrélique (voyez Dentition [Maladies de la]).
Le traitement de l'eniérite aiguë consiste dans l'emploi des saignées locales et générales, suivant la force du malade et l'intensité de l'inflamnitition ; des cataplasmes, des bains, des fomentations émollientes, des lavements émollients, nare<iiiciues au besoin. On joindra à tous ces moyens la diète alisnlne, les boissons douces, légèrement rafraîchissantes, le repos; lorsque les symptômes s'amenderont, on donnera des boissons un peu niiurrissantcs ; ainsi la décoction blanche, l'eau de poulet, un peu do lait très-coupé ; enfin, on nourrira un peu le convalescent, mais avec dos précautions infinies , les rechutes étant très-fréquentes et pouvant devenir très-graves. Tout ce qui vient d'être dit s'applique également à la forme appelée cnléro-colitc.
Venlérite et Venlùro-colite chroniques peuvent être In suite d(! l'état aigu dont il vient d'être question; cWvA peuvent aussi être ijrimitivos : dans le preiuier cas, la maladie si'inljle dimiinun' d'intensité; la lièvre, la soif, le'S douleurs vives, disparaissent peu â peu; cependant l'iippélit est .souvent nul, les forces languissent, la langue est pâteuse, il y a dans le ventre (pielipies douleurs sourdes qui s exaspèrent après l'ingeslion des idimcnts, les selles conservent plus ou moins leur caracttrc, sans être aussi abondantes, quelquefois il y a
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de la constipation, le malade niai^iril, la peau devient sèche; si la maladie n'est pas arrêtée dans sa marche, le pouls s'accélère, il survient de la fii'vre, enfin l'épuisement et le marasme précèdent la mort qui .-vrrive plus ou nioius rapidement. La forme chronique, que nous avons appelée primitive, débute lentement, et suit, à très-peu de chose près, la même marche que la précédente. Cette maladie est plus grave que lorsqu'elle est aiguë; elle demande que le traitement thérapeutique et surtout le traitement hygiénique soient suivis avec une ponctualitéet une persévérance que l'on trouve trop rarement chez les malades. Le moindre écart de régime, par exemple, peut amener les accidents les plus formidables; aussi le pionosiic est-il en général grave, et le médecin doit-il suivre ces malades avec une grande régularité Le traitement variera suivant les phases de la maladie; tant qu'il y a des symptômes d'inflammation, on doit continuer les moyens émollieiiis et le régime indiqués plus haut ; seulement, peu à peu et lorsque la fièvre, la soif, les douleurs vives ont diminué ou disparu, on aura recours aux anxrs. aux légers toniques, aux bains stimulants, iodurés, salés, sulfureux, aux frictions sèches, souvent répétées sur tout le corps; on tâchera de nourrir «n pu le n.alade, avec le lait, les bouillons de poulet, de grenouillrs, de bœuf, les potages, etc. Plus tard, on emploiera les dérivatifs snr la peau, vésicatoires, cautères, etc., li'S lavements un peu astringents et toniques s'il y a encore de la diarrhée ; enfin, si l'état s'améliore, on devra donner des aliments plus substantiels , un peu de vin de Bordeaux, de Bourgogne. Pendant toute la durée de ce traitement, qui est en général long et difficile à instituer, le malade se tiendra chaudement, à l'abri des vicissitudes atujosphériqiies, il portera de la flanelle sur la peau; autant que cela sera possible, il respirera un air pur, dans une campagne bien ouverte, aérée; il fera un exercice modéré et sans fatigue. F — N.
ENTÉROCÈLE iMédecine). — On appelle ainsi les hernie^ abdominales qui sont formées par les intestins. Ce sont les plus fréquentes. Il en est beaucoup aussi nommées enléro-éiiiplocètes, qui sont formées à la fois par une portion d'épiploon et une portion d'intestins (voyez Hebme).
ENTÈRO-COLITE (Médecine). — Voyez Entérite.
ENTÉRO-MÉSENTÉRIQUE (Fièvre) (Méd cine . — Les docteurs Petit et Serres ont décrit sous ce nom, il y a une cinquantaine d'années (isil), une d s variétés de la gailrii-eiitéfite de l'école physiologique, qu'ils ont caractérisée ainsi : « La maladie se présente sous deux aspects distincts. Dans l'un, les glandes du mésentère sont très-volumineuses^ rougeàtres et molles; l'iléon, et principalement sa partie inférieure, présente sur la muqueuse des plaques elliptiques plus ou moins grandes, sans nulle trace d'ulération. Dans l'aiiire, les glandes, beaucoup moins volumiueusps et plus dures, sont noirâtres à l'ex térieur, et renfeiment à rintérieur une matière blanchâtre ressemlilant à des mélicéris, quelquefois mémo liquide et se rapprochant du pus n al élaboré. A cet état des glandes du inéscntère correspond toujours un état d'ulcération plus ou moins avancé de quelques-unes des pla (lies membraneuses, avec un degré d'injection de la membrane muqueuse proportionné ;\ celui dt^s ulcérations. » Cet ensemble de lésions correspond lit aveciine série de symptômes tels, que Petit déclarait posséder dix observations recueillies en mai et en juin isil offrant tous les caiactères des lièvres ataxo adynamiques, et il s'étonnait que les symptômes observés ne fussent pas ceux qui émanent générniement d'une affection des organcsabeminaux. Ces travaux consciejicieux, qui avaient été précédés de ceux de Prost, n'avaient pas fait grande sensaiinn, et c'était à tort Mais ils ava ent le malheur d'ôirc publiés au moment de la lutte (pie venati de soulever le grand réformateur Broiissais; ils étaient pourtant le résultat de faits observé^ avic attention et décrits a^ec une grande exactitude: aussi lorsqu'en 18v!l le docteur Louis reprit ces travaux, il les compléta, les vivifia, et en fit jaillir l;i doctrine de la lii-vre tijphoïde (voyiez Typiioîoe [/'"iV'vjv]!, lu même maladie «lui fut noiumée par lire onne;ui DolUiaftutliërilp.. I'" — n.
ENTÉROTOMIi, Entérotomie (Anatomie, Chirurgie). — Veiitéi'otnme est un insirument dont ou se ser; pour le» études anatoniiques, lorsqu'on veut fendre l'intestin dans toute sa longueur; cette opération porte le nom d'eiilrrnliimie. Ce dernier mot s'emploie aussi pour désigner une npér;ition chirurgicale par hiquelle on divise les iiiKvstins dans diverses circonstances; ain-i, dans les licrnies (voyez ce mol) étranglées, on ouvre l'intestin
frappé de gangrène. On y a recours aussi dans les anus contre nature, suite de hernies, ou dans les anus artificiels provenant de l'imperforation de cette ouverture naturelle.
EiXTIME (Zoologie), Entimus, Germar; du grec enlimos, estimé — Genre d'Iniectex, de l'ordre des Cole'op- ;«■«, section des Te'traméres,(am\l\e des R/ii/nchopfiores. Ce genre a été établi par Germar et adopté par Schoenherr, qui en a même fait le type de la tribu des Eiitimitles. et rentre dans le grand genre Charançon ( Curculio) de Linné. Les espèces qui y ont pris place sont les plus brillantes parmi les charançons et habitent toutes l'Ainérique méridionale. Les éclatantes couleurs d jut ils sont ornés sont dues à de petites écailles en forme de paillettes qui les recouvrent sur tout le corps. Les atitres espèces rangées dans les divers genres de la même tiibu sont aussi de l'Amérique méridionale, de l'Afrique ou de l'Australie.
ENTOMOLOGIE (Zoologie), du grec entomon, insecte, logos, science. — On appelle ainsi la partie de la zoologie qui étudie les animanx nomtués Insectes. Or ce nom a beaucoup changé de sens par des restrictions successives. Dans le langage de Linné, le mot Insectes comprenait tous les animaux articulés à squelette extérieur, c'est-à-dire les classes actuelles des Insi'i trs, des Mi/riapoiles, des Arachnides, des Crustacés. Cuvier réunissait encore sous le même nom les Insectes et les Myriapodes ; enfin aujourd'hui on nomme exclusivement Insectes la classe de l'embranchement des Annelés, qui comprend les animaux Annelés articules, i. trois paires de membres articulés et dont le corps est nettement partagé en une tête, un thorax et un abdomen. La partie de la science nommée entomologie a suivi dans ses variations celles du mot dont son nom dérive. Aujourd'hui on n'y comprend généralement plus l'éi ude des Arachnides, qui est devenue VAracmoloi/ie, ni celle des Crustacés, séparée sous le nom de Caixinnlogie. V Entomologie est donc spécialement l'étude des l7t.sectes proprement dits, et l'on y rattache encore généralement celle des .Myriapodes. Cette étude ainsi circonscrite embrasse malgré ces réductions un nombre considérable d'espèces, la moitié peut-être des espèces animales; elle constitm^donc une science compliquéeque rendent plus difficile encore la taille exiguë d'un très grand nombre de ces espèces, leur dispersion sur toute la surface du globe et leur apparition généralement passagère à l'état parfait, tandis que dans leur jeune âge ils se cachent sous des formes entièrement méconn;iissables. L'entomologie exige donc de longues observations, des chasses assidues dans les lieux où se renconireut les diverses espèces qu'on peut avoir à sa portée, l'étude à la loupe des animaux recueillis, et tous les travaux et les soins de collecttous aussi pénibles à former qite difficiles à bien conserver. On conçoit dès lorsqu'utie pareille étude absorbe entièrement le temps d'un homme, et que l'entomologie devienne une spécialité parmi les études zoologiques. Il y a plus, cette classe d'animaux est trop nombreuse pour '|Ue chaque entomologiste ne soit lias conduit à s'occuper en particulier de tel ou tel groupe : l'un s'adonne à la récolte et à l'étude des coléoptères; l'autre recherche les hyménoptères ou les diptères un grand nombre fixent leur choix sur les lépidoptères ou papillons. De ces études spéciales sont sortis des livres précieux par le nombre et l'exactitude minutieuse des observations ; tualheureusement, dans' la plupart da ces volumineux recueils d'espèces et de genres, les auteurs, absorbés dans leur élude si compliquée, perdent de vue l'ensemble du règne animal dont ils ne décrivent en ié:ilité que quelques groupes naturels, et multiplient hs subdivisions et les noms qui les désignent de fai;on i rendre leurs travaux extrômonicnt difficiles à consulter même pour des peiîonnes déjà exercées aux études zoologiques. Quoi qu'il en soit, il est des travaux do ce genre qui ont rendu et rendent chaque jour les plus grands services à la zoologie. On peut citer parmi les plus considérables : — 1" Ouvrages généraux snr la classification des Insectes : J.-C. Fabricius, Entomol. si/stemati'-a, n9:2-S)-i, et Sv pphmentum Enl. sg-t't., nÙS,^ beaucoup d'autres ouvi.agos: — Geoffroy, ilisl. aOré/ée des Insectes, i;64 ; — P.- A. Laireille, l'am. nat. du liègne animal, Kègne annn. de G. Cuvier, IV« el \" vol., et autres ouvrages : — A. -G. Olivier, Entomologie. l'SO- I ^0■S, et Insectes de l'Eue, méllmd.; — Lacordaire, Introil . à l'entomologie ; — E. Blanchard, llist. des Insectes, I84s; — Guérin-Ménovillc, Iconogr. du liiu/ue animal, 1820-1841, et Species desanini. artic; — Burmeister, Manuel a entomol. y eu allemand. — 2» Pt^lilic
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ni-M-iod : Ann. de la Société entom. de France ;- Revue fnCooa,que de Silbermann ; - A/«ffa*!r, de zoologie. Revue zooluq. et Rcv. et Mag. de zoo/og . àe G'aonn- Méneville, -^««. des se. natur. et les p.ihhcat. ons de ia S»c. en omol. de Londres. - 3° Ouv. conccrn. 1 organi. et les mœurs des Insectes : J. Sw^mmerdam, BMw naiurœ, 1731 ; - Uéaumnr, Mé,n. pour ^^-ï"; « !''"'■ des Ins. , n34-174î ; - de Geer, mOme t.tre, .52-17 ■ 8 ,- F. W&àuExper. circa gêner. In-.eet. \bil-n\2, — f. Lvonnct, Trait, amt. de la chemlle du saue l '6^; - Léon Dnfonr, longne série de travaux publiés dans les 4«n. des se. nat.,Journ. de plnjs Am. des scplii/s. Alt. du mus.d'hist. nat., Mém. de /.4cad des se. de Paris ■ — H. Strauss Durckheim, Anat. descript. du
^Tnm^'ces éUKles et des nnlliers d'autres rl"s ^fcialps ont pour objet l'une des classes d aniinanx les plus niiisibleTà notre iariculture et les plus redoutables par ëir n ultfp cité, par la facilité que le,,r assurent, pour ichap! CT à nos recl^rches, leur petite taille et leur mode de déieloppenient à métamorpboses Un des grands mérites de l'entomulogie, un des moti s qui doivent le pli-s exciter à la cultiver, un des buts qu'elle doit se proposer en premier lien, c'est de fournir les moyens de combattre ces tléaux. Déjà elle a donné dans cette voie dos reultats Xrquables, tels que l'ouvrage de Ratzburg st^r les Insectes qui musent aux forêts ; - ['lltstorredes Inleces nuisibles^ la vigne, d'Audouin ; - divers travaux de Gnérin-Méneville sur la mouche de l'olivier, l'insecte nommé aiguillonier, etc., dans sou ilagasin et sa fieuwe, -TMémoiresurl'.itncte deL. Doyferedansles ^n,i. de Vinsi. aqronom., etc. D'autres travaux entomnlog^ques ont eu pour objet les quelques es|.Èces qui, comme le rer à soie, la cochenille, l'abeille, nous rendent de précieux services; on trouvera l''^P.'"f '"Y"';!n',n do'r^ tiennes à la suite de TMlicie epucirl à ohaciuo de <,ei
secte, fostn^ff^, ^t'u^:. ', ' c dS Cr^'^s deux erandes divisioi,. : les Malao^O^escl le^Entomo^l^^icés. Ceux-ci sont les crustacés à téguments cornStrfc -minces, avec un test en fo-™.e de bouclier d une ou deux pièces, ou en forme de coquille bivalve, recouvrant ou renfermant le corps dans la p upart des espèces C'est le genre Monoculus de Linné. Cette division éta t partagée par Latreille en deux ordres, les 0-«rf".e. A m-.cWodw (Cyclope, Cypris, Daphnie, Apus) et es C. ?>a'Ci4o-/r. (Limnle, Galige Cécrops) ; le groupe des animaux fossiles nommés Tnluintes rentrait aussi, selon lui, dans les EntoninsI innés,
È^TOMOZOAIRES Zoologie), du grec entomon. in- ..ecle ou articulé, et z<jon, animal. - Nom donné par de Blaiuville, dans sa méthode de classilication, au second tvoe du lirgne anin.al, comprenant les Articules de Cuvier plus les flelminlhes et quelques autres genres de ZnoiMcs. De Blaiuville a exposé les caractères et la subdin^iou de ce type dans son article Animai, du t. I du fiu,,i,lén,cnl au Dictionnaire des se. îiafar., 1S40.
E.NTO.NXOIR MAGIQUE (Physique amusante). — Cet entODHoir K est double, comme le montre la figure. Près ^ de l'anse A se trouve une petite " ouveriure a mettant en communication avec l'extérieur la pariie comprise entre les deux entonnoirs; une autre ouverture o fait communiquer ccttir même cavité avec le tuyau de l'entonnoir intérieurs. Si, par un moyen qnelcoïKlue, on vient à remplir d'un Ii<iuide l'inlerviille entre les deux parois, ce liquide s'écoulera ou non, suivant qu'on découvrira ou qu'on fermera l'ouverture a. Cm te double opération, pouvant fiiro fuite facilement par le doigl qui tient rontonniiir, sans que le spectateur s'en aperçoive, on conçoit qu'on pourra provoquer ou arrêter il volonté récoulcment, ce qui donne lieiJ à un petit spectacle de physique amusante trtsancienncmi lit connu. „ , ^
On peut employer rinstrumenl d'une manière pi is curieuse. A cet elTet, on introduit sncretemeut Uaiis le double fond du vin , et on l'cinpOche de b écouler eu
l. — BuutcUtc in^
fiuisaljlc.
F<g. 931.— Ei'lonnoir magiiiuc
maintenant fermée l'ouverture a. On verse ensuite aux yeux des spectateurs de l'eau dans la coupe centrale. Ce liquide s'éconle seul ou mêlé avec le vin, suivant qu'on ouvre ou non o. Dans le second cas, l'eau étant colorée pat du vin, c'est ce dernier liquide qui paraîtra s'écouler ; on pourra donc à volonté faire couler de l'eau ou du vin. Bouteille inépidsatile. —h^ bouteille inépuisable, imaginée par M. Robert Houdin dans ses spectacles de physique amusante, est un jeu du même genre. Elle est formée d'une bouteille à parois opaques, en tùle au en autta-percha, renfermant dans sou intérieur cinq petites Fioles m,m. Celles-ci communiquent avec l'extérieur par cinq petites ouvertures o, a qui peuvent Être fermées par les cinq doigts de la main qui tiejit la bouteille. Elles sont munies, d'aillem-s, chacune d'un petit goulot 00, qui vient se rendre dans le goulot général de la bouteille.
On" commence par remplir les cinq petites lioles de iài\c\ liqueurs différentes, et la partie comprise entre elles d'un sirop simple. Si l'on maintient ouvert l'un des orifices a. il s'écoule un mélange de sirop et dune des cinq liqueurs introduites, mélange qui peut évidemment passer pour la liqueur elle-même. Si un spectateur demande une liqueur autre que celles qui sont dans les fioles m, l'opérateur ne verse que le sirop en maintenant bouchées les cinq ouvertures ; niais il a eu le soin de préparer à l'avance un grand nombre de verres vides, dont les parois ont été frottées avec diverees essences carâctéristiiiues dos diveisra lieueors les plus connues. Cette essence, parluuian; le sirop, donne lieu à un liquide qui peut figurer la liqueur correspondante. Cet ar- . „ , , .„ tifice, combiné avec d'habilessubstilutionsd une bouteille à une autre, permet de se rendre compte de tout ce qua peut avoir de prestigieux cette expérience, exécutée par un phiincien habile. . • , •
ENTORSE (Uhirurgie), du latin mtorquere, intorsi, tourner, tordre. — Ou appelle ainsi une lésion chirurgicale caractérisée par les tiraillements que dos mouvements faux ou violents ont produits dans les hgumeuts et les ar.tres parties d'une ariicula'ion lorsque ces tiraillements ont eu pour résultat rallongement de ces p;u-ties naturellement peu extensibles et leur déchirure en tout ou en partie. Les entorses reconnaissent pour cause une violence extérieure qui a forcé les mouvements de l'arliculatiou, ou leur a imprimé une fiuis-c diieclion; ainsi, dans une chute sur les mains, il n'est pas rare dose faire uue entorse au poignet, lorsque Vurliculati<m radiociridenne a été poitée dans une extension ou dans une tlexion forcée-, on eu remarque aussi quelquefois dans la coionne vertébrale, causées soit par un mouvement violent de torsion, soit par un elïort considérable. Quelques autres articulations y sont exposées aussi, mais plus lareuient ; ainsi- l'y) co.ro-femor.de.VA. /émoro-tilnale, etc. Mais c'est ;\ l'articulation du pied qu'où l'observe le plus souvent. Sa position particulière dans une partie destinée 1 supporter tout le poid<du coriis, les mouvements répétés qui s'y exécutent, le nombie des ligaments qui la main tiennent et qui | ar ce nombre même expliquci.t la facilité de ces mouvements, sont autant do causes qui rendent raison de la fréquence de cène entorse.
C'est particulièrement dans une chute, dans une marche précipitée sur un sol inégal, ou en sautant que l'aecident arrive ; le pied se lord, se tourne sur son bord interne, plus souvent sur son bord externe; oii éin-ouvc un vil sentiment de douleur, un tiraillement Plus ou moins considérable; il y a une entorse. Cependant le malade peut marcher, l'articulnUon peut exécuter tous les mouvements qui lui sont ordinaires; on a rem'iTOué même quelc|uelbis qu'ils sont plus faciles, ce m" Z s'explùiuer par la rupture des ligaments ; mais blèn.'^t l'initition. résultat du liruillemeiH et de la rupture déteimine l'amux des liquides dans la partie malade ; l'engorgement, qui d'abord est peu marque, devient quelipiefois eonsidéralile, on observe une ec. liyniose plus ou moins étendue. |.lus ou moins prolonde.
niOSO nuis ou mutila vn>i»j''>. I -- . *
qui du reste no parait parfois qu'au bout de vingt-qualio
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Mêmes et même plus. La tiimeui' présente les car;icttrcs de l'infl:iminalio!i ; elle tst ronge, chaude, doulonreuse ; les mouvi'iiicnts sont irés difficiles, et on devra nietti e une grnnde réserve dans ceux qu'on imprime à l'ariicukition, même afin de constater la nature de la maladie; ils pourraiinl avoir de fâcheux résultats pour le nmlade.
Lorsque l'entorse est légère, que le gonflement est peu censidérahle, les douleurs peu vives, c'est que le tiraillement n'a pas été excessif, qu'il n'y a que très-peu ou pas de rupture; au bout de quelques jours de repos, l'ecchymose se résout, la douleur dimiiuie, le gonflement se dissipe, les mouvements deviennent plus faciles, la guérison ne se fait pas attendre longtemps ; mais, quand il y a eu déchirure, rupture des ligaments par suite d'un effort violent, les accidents sont plus graves et exigent un traitement énergique. Dès le début, l'immersion de la partie malade dans l'eau très-froide et même glacée est un excellent moyen, qu'on peut rendre encore plus efficace en y ajoutant quelques résolutifs; ainsi, 6 .'i 0 grammes d'extrait de satnrne par litre; ce moyen ne p ut produire de bons efl'ets que s'il est prolongé au delà d'une heure ou deux. Du reste, on s'en abstiendra chez les personnes dont la poitrine est délicate, ou prédisposée à la phthisie, chez lus fenmies enceitites ou chez celles qui sont h certaines époques du mois, ou bien encore lorsque le corps est en sueur. Dans tous les cas, et après ce premier moyen, si l'on y a recours, on couvre l'articulation de compresses résolutives (eau salée, eau blanche, cau-de-\ic camphrée , etc.). Aidé du repos, ce traiteiïient suffit pour prévenir les accidents inflammatoires dans les entorses qui jie sont pas très-violentes ; mais, si les accidents sont plus graves, si l'inflammation suivient, il faut abandonner les résolutifs, les répercussifs qui pourraient avoir pour efl'et d'augmenter l'irritation et avoir recours nuxantiphlogistiquesénergiques: ainsi, eu égard à la force, i la constitution, à l'âge du malade, les saignées générales, et riurtuut les : aignécs locales, aussi copieuses et ausi^i ré|)«!ttes qu'il est néce;saire, siiivatit rinlens'.té des symptômes ii.llammaloires ; on joindra ;i cela le repos le plus absolu de la partie malade, les cataplasmes émollients , narcotiques au besoin, renotivelés plusieurs fois par jour; la diète la plus sévère, des boissons délayantes et laxaiives, l'eau de poulet, l'eau de veau, de gomme. Enfin, lorsque les accidents inflammatoires vont en diminuant, on revient aux résolutifs légers d'abord, et ensuite plus actifs. Vers la fin du traitement, s'il restait de l'empâtement, de la raideur dans les mouvements, on se trouverait bien des douches d'eau alcaline, sulfureuses, des bains de Baréges, de Plombières, etc. Mais surtout le repos devra être continué tant qu'il y aura de la douleur et que l'on pourra craindre le retour de l'inflamniatiou. L'imprudence des malades pourrait retarder indéfiniment la guérison, et môme amener la formation d'abcès, suivis quelquefois du ramollissement des cartilages, de la carie des os, etc. F — n.
ENTOZOAIRES (Zoologie), du grec enins, en dedans, et :oo«, animal. — Nom donné par beaucoup d'auteurs aux Ve'-s intestinaux de (envier, aux Helminthes de JMilne Edwards (voyez Vt;BS intestinaux).
ENTRAILLES (Anatomie), du bas latin enteralia, parlies internes. — Nom vulgaire donné aux parties contenites dans le ventre, et surtout aux tntestint (voyez ce mot).
ENTRAINEMENT (Hippologie! , do l'anglais (o fiain, former, dresser. — Mode d'éducation du cheval de course, qui cotisistfi dans l'emploi d'un certain nombre de procédés destinés à le préparer aux luttes de l'hippodrome, t'.c's procédés ont pour but de développer toutes les conditions propres â favoriser la rapidité des allures: ainsi ils doivent débarrasser le cheval de toute graisse supeiflue; lui donner un tempérament nerveux, irritable, propre à dépenser en très-peu de temps mie somme d'action et d'énergie considérable , à prendre promptemeiit lo galop, et à fournir pendant quatre ou cinq minutes une vitesse à outrance sur un terrain uni et bien préparé. On n'arrive à ce résultat que par une série d'exercices, do soins de toute espèce, (jui font do l'cntrainement un art qui a ses principes et ses lègles. Il n'entre pas dans le cadre qui nous est assigné dans c« livre de développer ce sujet; nous dirons seulement que les chevaux soumis à ri'iitraînemiint doivent être pourvus d'un vêtement complet (couverture, camail, guêtres), d un mors en acier, d'une selle d'un poids médiocre ( I à 2 kilogrammes), qu'ils doivent loger à part, jouir d'nno Rr.inde tiniiqnillité, recevoir une bonne noiirnuire dans laquelle il oiitrora irts-pcu d'iicrbagos frais, des boissons
en quantité niiidérée. Ils devront être pansés souvent, avec le bouclion sec ou mouillé, frictionnés avec la main ou 1,1 flanelle, jamais étrillés, brossés quelquefois. L'entiaiiienieni vrai, ou les courses d'exercice, commencera à l'âge de huit ou dix mois ; ce sont d'abord des courses avec suées sur un terrain uni, mais avec que.qiies pentes légères. Après avoir commencé au pas, l'animal est mis au galop pendant -i ou -i kilomètres, puis il est conduit sous un hangar, on lui met dos couvertures pendant quflqnes minutes, puis on le bouchonne et on l'essuie. Ces exercices, qui se renouvellent au bout de quelques jours, provoquent de nouvelles suées, après lesquelles les membres sont lavés à l'eau chaude et entourés de bandes de flanelle. Ces prati(|ues, du reste, reçoivent un giand nombre de modifications, suivant la constitution des chevaux. Ils sont soumis aussi à un traiiement médical tonique et fortifiant. L'entraînement nuit sonvent aux jeunes chevaux qu'il énerve plus ou moins, du reste, il ne fournit (luc des animaux qui ont nue énergie factice et de courte durée, et qui, à ce point de vue, sont d'une utilité fort contestable (V0,ye2 l'iAciis ciitVAi.i^es).
ENTRAVES (Économie rurale). — On appelle ainsi toute espèce de cordes, de liens, dont on embarrasse les jambes des chevaux pour les empêcher de s'éloigner loisqu'ils sont an pâturage, de franchir les haies, les fossés. Dans certains pays, on se sert d'un bâton, d'oti est venu le mot entraves, da lutin in, entre; trahes, bâton. Ordinairement, on se contente de lier ensemble les pieds de devant ou ceux de derrière, en laissant entre eux une distance de 0'",20 à 0"',2.S. Quelquefois on attache au moyen de la corde un pied de devant avec iiu de derrière ; ou bien encore un pied de devant avec la tête. On se sert aussi de ce moyen pour certaines vaches qui ont l'humeur vagabonde, ou pour les taureaux. Dans quelques pays de vignes, on attache aussi un bâton, d'une longueur de ()•",&) à 0"".,70, au cou de certains chiens, tiop Iriands de raisin, afin d'empêcher qu'ils n'ent.'cut dans les vignes, au moment de la matuiiié.
Encliiru) gie vétérinaire, on se sert aussi de certaines entraves pour abattre les animanx que l'on veut soumettre aux opérations. Mais, au lieu de corde, c'est une courroie en cuir forte et résistante, pourvue d'une boucle et d'un anneau , afin de pouvoir fixer solidement l'animal dans la position convenable pour l'opération que l'on veut pratiouer. F — n.
ÉNUCLÉATIONi Chirurgie), du latin emic/eare, faire sortir le noyau. — Les anciens avaient employé improprement ce mot pour désigner l'enli'vement des amygdtiles tuméfiées, parce qu'ils considéraient à tort ces gl.andes comme enchâssées dans une espèce de coque parenchymateuse. Plus heureusement inspiré, le professeur Percy a proposé de l'appliquer à certaines opérations parfaitement comparables à ce qui se pratique lorstiuo l'on retire un noyau de sa coque: « Ainsi, dit lo savant que nous venons de citer, si l'on a disséqué une loupe et qu'on ait séparé le kyste comme un gésier de volaille, sans l'ouvrir ni le vider, n'a-t-on pas fait une éniicléation? » On peut en dire autant des petites tumeurs enkystées de la paupière, d'une balle arrêtée dans les chairs ou seulement daus le tissu cellulaire, d'une pierre chatonnéedans la vessie, etc.
ENVELOPPES (Anatomie). — Terme par lequel on désigne des membranes qui servent à recouvrir, à envelopper, à protéger certains organes; ainsi les E. du fœtus, les E. (lu cerveau, etc.
Enveloppes (Botanique).— Plusieurs parties des végétaux portent ce nom. — On nomme enveloppe herbacée la substance do l'écnrce dos tigrs qui se trouve phicéG immédiatement sous l'épiderme Elle est composée d'un tissu cellulaire plus ou moins régulier. Dans les plantes atinatiques, elle présente des cavités remplies d'air. Dans un grand nombre de conifères, ces cavités contiennent des sucs propres. D'autres fois ce sont des tubes droits qui les renferment, comme dans le chanvi'e, les ajjocynécs. — Les enveloppes florales sont les parties qui , entourant les fleurs, protègent les organes sexuels. Le calice et la corolle les constituent (voyez ces mots).
ENvn.oppEs (CoenBEs) (Géométrie). — Si l'on imagine qu'une courbe se déplace suivant une certaine loi géométrique, les inter.sections successives de la courbe avec elle-même dessineront une certaine ligue qu'il peut y avoir iméiêt à rechercher. Cette ligue porte lo nom d'enveloppe. Cette expression est empruntée à une des propriétés caractéristiques de cette ligne, c'est d'etiû tangonto à toutes les courbes particulières et de les envelopper pour ainsi dire dans lu scus ordimiire du mot.
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Ainsi, pnr exemple, si l'on imagiiiR un cercle dont le centre se meut sur la circonférence d'un antre, il est évident que la courbe enveloppe sera une circonférence concpuirique à la dernière et d'un rayon ésal à la somme des rayons du cercle fixe et du cercle mobile. — La géométrie analytique permet de trouver facilement l'équation de l'enveloppe et de la définir rigoureusement. Supposons, en effet, que l'équation d'une courbe plane contienne un paramètre variable a ; pour chaque valeur attribuée à a, on aura une courbe particulière, et si l'on conçoit que a varie d'une manière continue, on aura une infinité de courbes infiniment voisines les unes des autres. Considérons une de ces courbes : une courbe infiniment voisine la coupera généralement en plusieurs points qui tendront vers des position^ limites, lorsque la deuxième courbe se rapp"oclipra indéfiniment de la première ; ces points limites, considérés sur toutes les courbesqu'on obtient en faisant varier le paramètre a, forment un lieu qu'on appelle re«ye/o/)pe de ces courbes. Soit /"(x, y, a) = 0. l'équation donnée; donnons au paramètre a un accroissement très-petit, A; l'équation fix, tj, a-{-fi] = 0 représentera une courbe très-voisine de la première, et le système des doux équations
f[x,y,a) — 0, f{x,y,a + li) = n
fera connaître les coordonnées des points communs à ces deux courbes. La dernière de ces équations peut s'écrire :
£ s'annulant avec h; le système des deux équations pourra alors être remplacé par le suivant
si l'on suppose maintenant que h tende vers zéro, la seconde coui'be se rapprochera indéfiniment de la première, et les points limites dont on cherclie le lieu seront donnés parle système d'équations suivant :
l'élimination de a entre ces deux équations doiniera l'équation de la courbe enveloppe.
On démontre aisément, soit par le calcul, soit par des considérations géométriques, que la courbe enveloppe est tangente aux courbes eiive/o/ipf'es, c'est-à-dire aux courbes comprises dans l'équation f{x, y, o)= 0.
Monge a fait ime théorie analogui? sur les surfaces enveloppes : considérons les sitrfaces comprises dans l'équation f'X, y, z.a)^0, a élaut un paramètre variable; deux de ces surfaces, correspondantes à des valeurs trèsvoisines du paramètre a, se couperont généralement suivant une courbe qui tendra vers une certaine limite quand la deuxième surface se rapprochera indéfiniment de la première ; le lieu de toutes ces courbes limites est la surface enveloppe des surfaces données. Son équation s'obtient en éliminant le paramètre o entre lesdeux équations :
'If
Monge a donné le tiom de caractéristiques aux courbes limites dont le lieu constitue la surface envelupjje. Les surfaces enveloppes sont tangentes à la surface enveloppée.
A la théorie des courbes enveloppes, on peut rattacher celle des développées des courbes planes. La (léue'nppée d'une cuurbe plane n'est autre chose, en cITet, que l'enveloppe de SCS normales : appelons p et q, suivant l'usage, k'sdéiivées prcmièin et seconde de y par rapport à X pour un point (|uelconque (x, y) de la courbe F(j:, i/j = (), et diSsignons par X et Y les coo]do;:nées coiiraiiteji, l'équation de la normulo & la courbe au point {x, y] est :
X~x + p{Y-y)=:Oi (1)
différencions cette équation par rapport à X, Y étant luio fonction de z déterminée par l'équation :
nous aurons :
l'élimination de x et de y entre les équations (I), (3) el (:i) donnera l'équation de la dével ppéede la courbe.
La développée d'une courbe est le lieu des centres de courbure de cette courbe; elle jouit encore d'une autre propriété qui lui a valu son nom : si l'on enroule un fi! sur la développée et qu'on le déroule en le tenant toujours tendu, un poiit de ce fil convenablement choisi décrira la courbe primitive; tous les points de ce fil décrii'ont aussi des courbes ayant la même développée, lluyghens a utilisé cette propriété pour la construction du pendille cydoïdal.
Ou appelle i/évetoiipante d'une courbe une deuxième courbe dont la première est la développée : d'après l'observation précédente, il est clair qu'une courbe a une infinité de développantes.
En appliquant ce qui précède aux trois sections coniques, on trouve aisément les résultats suivants :
La développée de l'ellipse
a pour équation
n-i/- + 4*J52 = a^li-.
a'x'' + b'ij~' = c'''
c'est la courbe fermée CDG'D'. De tous les points pris i l'inférieur de cette courbe, on peut mener quatre normales à l'ellipse; on n'en peut mener que deux par les
Fi;. 933. — DoKloppéc de rdlipse.
points extérieurs à la développée, et on en peut mener trois par les points pris sur la développée elle-même. La développée de l'hyperbole
a pour équation :
et colle de la par.ibole
y- = ipx, a pour équation :
CCS deux développées jouissent de propriétés analogues Ji celle que nous avons signalée dans l'ellipse.
Dans les courbes à double courbure, l'analogue de la développée des courbes planes est la sur/ace polaire, qui est l'enveloppe des plans normaux à la courbe; cette surface est développablo, et l'on peut y tracer «ne infinité de courbes, lellos qu'un fil enroulé sur ces courbes pourrait en se développ. un décrire la courbe A double courbure; on les appelle encore les développées de cette courbe; elles jouissent du reste de qucl(|iies propriétés curieuses', mais elles sont loin d'avoir 1 importauco qu'ont les dévulo|)pées des courbes planes.
Les courb.s et les sunaces caustiques sont luie application des enveloppes. Ainsi il est clair que, sous une siirf;ice do révolution, la courlic caustique méridienne n'est autre chose (|ue l'eiivolopiie des rayons réfrtictés dans le plan mènie delà section Les éijuations directes ili-s caiisiiqnes sont OU général fort coniplinuées, et, par siiih', il 1 si ilillicile de s'en servir pour étudier la nature
ilr l.i n, M I ll.--uiÊnii'. Sturm, en utilisant la remarque
|ii('i i lirnii-, rsi parvciiu à simplifier l'éiude des causti- (|u. s, non plus en les cherchant elles mêmes, mais en cherchant les courbes dont les caustiques sont les développées. C'est ainsi, par l'xemple, (pi'on ironve (pio pour In plan la scciion méridienne de la caustique est la <léveloppéo d'une section conique. Un trouvera cet intéressant mémoire duus les Annales de Oerguiiuc, t. XI. iio.
ÉOL
ÉPA
ENVERGURE (Zoologie). — On désigne par ce mot la distance qui sépare les deux extréniilés des ailes d'un oiseau lorsqu'elles sont étendues : en général, l'envergure est d'autant plus grande que l'oiseau vole mieux. Le milan a plus de l^iôO d'enveigure pour 0"',(;o de longueur; l'aigle royal, 2°',4l) d'enveigure pour I mètre de longueur; l'hirondelle de cheminée, 0'",3.3 d'envergure pour 0'",l8de longueur; la frégate a jusqu'à Z",lili et 4 mètres d'envergure, bien que son corps soit à peu près gros comme celui d'une poule.
ENVIE (.Médecine), nœvus des L.ilins. — Oïl appelle ainsi certaines taches ou marques que l'on remarque quelq efois sur la peau des enfants nouveau-nés, persistant pendant toute la vie, et prenant quelquefois un développement pins ou moins considérable, qui nécessite souve it l'intervention du chirin-gien. On sait que le peuple et les gens peu instruits rapportent l'existence de ces taches i un désir immodéré, à une envie de la mère qu'elle n'a pu satisf:iire; à coup silr, si telle était la cause de ces envies, peu de personnes en seraient exemptes, car il y a bien peu de mères qui. pendant la grossesse, n'aient été tourment''es par le désir de posséder un objet de toilette, de manger de certains fruits, de boire du vin, de la liqueur, de l'eau -de-vie, etc. sans avoir pu se satisfaire Cependant il s'est trouvé des hommes recommandables, qui, témoins de quelques faits extraordinaiies, ont entretenu et propagé cette croyance contre laquelle l'expériejice froide et rLfléchie et des observations sérieuses s'élèvent depuis longti iiips. On conçoit la puissance sur les imaginations passionnées et impressionnables d'un fait de cette nature, c'est-à-dire de l'existence d'une tache rouge, dite tiic/ie de vin, par exemple, sur un enfant dont la mère aura eu une envie démesurée de vin ; on ne réfléchira pas que ce fait positif se dégage d'une masse de faits négatifs qui ruinent la théorie, et auxquels on ne fait pas attention. Du reste, ces taches se rencontrent sur toutes les parties du corps, mais sont plus fréquentes an visage. Elles varient de formes, d'étendue, de couleur, les unes étant rouges, les autres livi<les, violettes, brunes, etc. L'imagination leur a prêté des ressemblances avec des taches de vin, des cerises, des groseilles, des mûres, des framboises; on a même prétendu qu'elles changeaient de couleur à l'époque de la maturité des différents fruits auxquels on les a comparées. On a dit aussi qu'elles existaient sur la partie du corps que la femme avait touchée au moment où son imagination était occupée de l'objet désiré.
Le mot envie est remplacé aujourd'hui dans la science par celui de nœvus employé par les Latins; nous y renvoyons pour la partie physiologique et chirurgicale.
Envie, en latin malacia, pica, désigne encore la dépravation de l'appétit (voyez ÎUlacie).
Envies, reduvin des Latins. — On appelle aussi de ce nom de petites pellicules, résultant le plus souvent d'une déchirure, d'une petite gerçure que l'on remarque aux doigts vers la racine des ongles; elles sont quelquefois assez profondes pour que la chair soit comprise dans la fente. En g. néral, elles sont dues aux frottements contre des corps durs, au contULt des substances irri1;uites et surtout au froid.
On doit les couper avec des ciseaux lins et bien trancliauts; il ne faut jamais les arracher, ni les couper avec les dents ou avec les ongles, il pourrait en résnltta- de l'irritation, du gonflement et même un | atiaris. Si, après les avoir coupées, il reste de la sensibilité, il faudra les couvrir avec un emplâtre simple, alin d'empêcher le contact de l'air et de faciliter le rétablissement de la peau dans son état naturel. K— N.
ENVOYE (Zoologie). — Nom vulgaire doimé parfois à VOri:eL
EOLIDE (Zoologie), £0/1*0, Cuv.; du grec aiidus, liigarré. — Genre de Mnt/nxijwSy de la classe des Gas/e'ropofles, ordre des Nudi/jrunc/ie.i. Les éolides ont l'aspect de petites limaces avec 2 ou 4 lentarulcs au-dessus et 2 aux cûiés de la bouche. Leurs branchics sont des lames ou des feuilles disposées comme des écailles sur les deux côtés du dos. Les espèces de ce genre vivent dans toutes les mers; leurs formes assez élégantes sont relc\ées
rig. ni. Éo\;ac do
par la richesse de leurs couleurs; on les trouve rampantsur les algues marines et les fucus. Sur nos cotes de l'Océan se rencontre l'A", de Cuvier {E Cnvievi, de Blainv.), longue de 0",05 environ ; la Méditerraiîée, les côtes septentrionales de l'Enrope en possèdent plusieurs espèces plus petites.
On range dans le genre Cavoline {Cnvolina, Brugnière) des animaux très-voisins des éoliiles, mais dont les branchies sont conformées en cirres ou filets rangés transversalement sur le dos.
EPAGRIS (Botanique), Epawfs, Cav. ; du grec épi, sur, et akros, élevé, supérieur, parce que les plantes de ce genre se trouvent sur le sommet des montagnes. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogtjnes, typa de la famille des Épacridées et de la tribu des Épacrées. Caractères : calice coloré à 5 divisions; corolle tubuleuse; anthères peltéessurlo milieu; 5 écailles hypogynes entourant l'ovaire ; capsule à S loges renfermant de nombreuses graines. Les espèces de ce genre sont de jolis arbrisseaux qui ont le port des bruyères dont elles sont très-rapprochées. Leurs feuilles sontéparses, un pou coriaces, et leurs fleurs, disposées eu quelque sorte en épis feuilles, sont blanches ou pourpre plus ou moins foncé. Ils habitent l'Australie; on en trouve aussi à la Nouvelle- Zélande. Les épacris sont à peu près au nombre d'une trentaine d'espèces connues. On les cultive en serre tempérée dans une bonne terre de bruyère. VE. à longues fleurs {E. lonyi/Inra, Gav.) est une des plus belles; ses liges de 1 mètie sont grêles, ses fleurs sont pendantes et forment une espèce de guirlande, ses corolles ponceau, jaunâtres au sommet, ont quelquefois 0", 0.3 de longueur. L'E. élégante [E. pulchtlla. Gav. ), tige de l^iSO, fleurs blanches courtes, très-nombreuses.
EPACTE (Astronomie) . — On donne ce nom, dans le calendrier, à l'âge de la lune au commencement de l'année (voyez Pâques;.
ÉPAGNEUL (Zoologie), par corruption du mot espagnol. — Race ou famille de races de Chiens domestiques à longs poils soyeux que l'on regarde comme d'origine espagnole (voyez CntEs, Races caniimes).
ÉPANCHEiVIENT (Médecine), Effasio. — Toutes les fois qu'un liquide quelconque, normal ou anormal, se déplace du heu que la nature lui avait destiné pour en occuper un qui ne devait pas le contenir, on dit qu'il y a épanchement. Ils peuvent se faire dans tontes les parties du corps et être formés par toutes espèces de liquides; leur étude demanderait donc un développement que les limites qui nous sont imposées ne permettent pas de lui donner ; nous nous contenterons d'en signaler quelquesuns.
1" Les épanchements dans le crâne sont causés soit par des maladies, telles que méningites, encéphalites, apoplexie, soit par des accidents résultant de violences extérieures ayant produit commotion on fractures, ou simple ébronltment cérébral, etc. Les liquides qui les constituent peuvent être du sang, du pus, de la sérosité {apoplexie, abcès, hydrocéphale). Le pronostic de ces épanchements est en général très-grave. Suivant la cause qui les produit, ils peuvent exister dans toutes les parties de l'encéphale ; ainsi entre le crâne et la dure-mère entre la dure-mère et le cerveau, dans les duplicatures de l'araclnioide, dans les ventricules, et jusque dans la substance même des viscères, etc. La quantité du liquide épanché peut aussi varier depuis quelques gouttes jusqu'à I litre et plus (hydrocéphale).
2° Les épanchements dans la poitrine peuvent êlie formés par do l'air (pneumothorax, eiiiphi/sèmes], de la sérosité (hydralhorax, hydropéricarde), du sang, dn ptis (empyème), etc. Ils reconnaissent pour cause , comme les prérédents, des maladies internes ou des violences extérieures. Parmi les premiers, on peut citer ceux qui sont le produit d'une maladie du péricarde, et qui se font datis cette cavité; ceux qui ont lieu dans l'écartement des plèvres, coiniu sous le nom de médiastin, et plus particulièrement ceux qui siègent dans le sac de» plèvres. Nous ne parlerons que de ce dernier.
Les épanchements dans les plèvres sont en général le lésiiltal, la terminaison de plusieurs maladies, et constituent cet épanchement connu sous le nom d'em/n/cme; il peut être la conséquence d'une blessin'e, mais il est bien plus souvent la suite de péripneumonies chroniques terminées par suppuration, ou de pleurésies aiguès ou latentes. 11 occupe riirement les deux cavités de la poitrine. Le diagnostic do cette alVection est assez diflicile et demande toute la s.agacité du médecin; en général, il y a de l'oppression, de rOtouflciiiout, une toux le plu»
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souvent sèclie, le pouls est petit, f.rqnen t; les malades ne n,nue^t%e coucher horizonfolenvn., M répandu est considérable; souvent la pi.itiineest plus saillante du roté malade- Tauscultation donne des signes assez certains parilculiferement lorsque l'épanchement est un peu considérable ; dans ce ras, on ne peut entendre le murnuiro respiratoire à l'aide du stéthoscope ; et la percussion dfs parois de la poitrine donne un son mat. Le traitement doit avoir pour but la résorption du liquide, pâlies moyens expectorants, par les dérivatifs extérieurs et surtout les vésicatoires répétés. Si la résorption est impossible, on aura recours à l'opération de Xempyeme (voyez ce mot). , , ,
30 Les épnnche»wnts clans la cavile ahrhmmale peuvent avoir lieu dans l'estomac, les intestins, la vessie, etc , mais le plus souvent dans le péritoine ; ils sont tonnes d'air Iti/mpanile) (voyez ce mot), de sérosité (n^ci^e) {voyez ce mot), de sang, de bile, d'urine, de matières lécales etc. L'E. de snnq est fréquent à la suite de plaies Pénétrantes, quelquefois après la rupture d'un anevrisme; 1! a en «-énéral une issue funeste, surtout dans ce dernier cas Les E d'urine dans le bas-ventre peuvent se faire par une blessure ou une rupture des parois de la vessie ; si cette solution de continuité a lieu à la parue postérieure et SU! érieure >1'' '" vessie, l'épanchement se lait dans le péritoine; dans tous les cas, c'est un accident des plus graves Pour les épanchements d'air et ceu» de sérosité dans la cavité périionéale, voyez aux mots Tympaisite,
ASCITE, HVDKOPISIE. ,^"''1; -a^a 1„
ÉPAKGiNE (PoinE b') (Arboriculture\ — Variété de poires, connue aussi sous les noms de Bemi-present, Samt-Smmon, Grosse-MoxIe/eme, Beitrré-de-Piiris, etc. C'est un fruit moven, verdàtre, un peu marbré de rouge brun du côté du soleil ; il est allongé iO",O.S de hauteur, sur 0",05 de diamètre). Sa chair est fondante , aigrelette et très- agréable, malgré l'opinion de la Qnintinie qui dit qu'elle a plus de beauté que de bonté. Elle mûrit fin juillet. On doit grefler sur franc; ce poirier réussit en plein vent et en espalier; il se forme difficilement en pyramide, craint l'humidité. . . , ,^ jf PARVIN,ÉPEHV1N (Médecine vétérinaire). — On designe par ce nom deux sortes de maladies distinctes, particulières au cheval. L'une, ^/)nn;<« .ïw,consiste dans une flexion convulsi\e du membre postérieur au moment ou l'animal se met en mouvement; cette flexion brusque et précipitée du jarret existe sans aucune tumeur osseuse ou T autre. On dit dans ce cas que le cheval liarpe. On n en -'' connaît ni la cause ni le remède. L'autre espèce est 1 e- * parvin calleux ou osseux, éparvin du haut ; c est une tu- ' mcur de nature osseuse ou une exostose, développée a la face interne du jarret, sur la partie supérieure du canon ! du membre postérieur. Cette tumeur résiste souvent à
l'action du feu, même renouvelé plusieurs fois. / EPAULARD (Zoologie). — Espèce de Mnmnnfère ûe l'ordre àaCélaces, famille de- Celaci-s ordinaires, Jnbn des Dauphins, soM-?.enve Marsouin {Phocœnn, Cuv. , remarquable par sa grande taille qui dépasse celle de toutes les antres espèces du groupe des Daupltins et atteint jusqu'à 7 mètres et T",(;0 de longueur et /. mètres de circonférence à sa partie nioyeiiiie. Il a d ailleurs la forn-e générale du mar.souin commun, mais son museau «n très-court, sa nageoire dorsale, haute de I" ,-iO à 1 >",'■>(), recourbée en arrière et terminée en pointe, rappelle une lame de sabre et lui a valu le nom de Gladiuieur, sons lequel on l'a sonvent désigne. La nageoire caudale a «"".«.O à 2 mètres d'une extrémité à I autre et est partagée en deux punies égales par une '-•<:l>''nÇ'''>,'-e- Ce grand cétacé est d'un noir brillant en dessus et d un blanc pur en dessous, avec une tache blancluVtre en forme do croissant sur l'œil. La bouche est armée de grosses dent» conique», un peu courbées en arrière et au nonibe de 22 à chaque madioire.Les épaulards se nourrissent de poissons et vivent par petites troupes dans l'océan Atlantique et surtout dans les mers septentrionales, jusque parmi les glaces polaires. Ils paraissent "^o,"- ."î'* 7, ™fois assez communs sur les côtes orcidenlales de la France, où Kundelet le» trouvait, nu xvi» siècle, désignés par les pôcheurs saintongcoissous le nom que porto cet article . mais aujourd'hui Lcsson a coiislalù n"C I animal et c "om même sont inconnus sur ces côtes /rX,"" î f"^ et 1.8 Allemands nomment lépaiilard ""';-*'(*''..„ I chaloupe) nom qnis'api.liqnee„c«,Ts«nlo«Heànme
espèce voisine ; c'est le Onnnpui de Hunier, le I"' yladialonrtx le Dmwhin orr,,w i\e >;!^>^P'';'^' '','„, orra .10 l'r. Cuvier ()/;v/. nul. des f,;/»--'.'). 0 n a v i, ■ans preuve» »um»ante», rcconnnUro dan» lepauliua
rOrca dos Latins dont parlent Pline 1 Ancien et Fcstus. Il est fort douteux que l'épaulard existe ou ait jamais e\isté dans la Médiierranée. On admettrait plus volontiers que notre épaulnrd est l'Aries marinus on Bélier marin de Pline, qui échoua de son temps sur les eûtes de la Saiiitonge. Du reste, les naturalistes ont rarement l'occasion devoir les anitnaux de cette espèce; leur rapidité à la nage est si grande qu'on ne peut les Inirponner. Aussi n'a-t-on connu réellement que des individus édi'oués à certaines époques sur nos côtes d'Europe, et particulièrement le mâle, qui fut pris le 10 juin 1793, dans la Tamise, devant Greenwich, et fut décrit par J. Banks, qui communiqua à Lacépède ses notes et un dessin. Pline a représenté l'orca comme un ennemi acharné de la baleine; l'épaulard a parmi les marins et les voyageurs la même réputation, et l'on assure mémo que le principal but îles épaulards en poursuivant les jeunes bali-ines est d'arriver à leur saisir et .'t leur dévorer la langue Celte singulière opinion inspire de just-s défiances :\ Fr. Cuvier, malgré les assertions favorables des voyageurs tels que Passés, Andeison, etc.
Epaiilard a tète rowe Zoologie).— Espèce de Cf'toce, du "onre Marsouin, voisin de l'épaulard dont il vient d'être parlé et classé par Fr. Cuvier sous le nom de Phocœna qlohiceps. C'est le Dclphinus dedudor de Scoresby, le Delphinus mêlas de Traill, le Globicéphale conducteur de Lesson, nommé C'aimjxohale par les Shetlandais et Hnal ou Grindlival par les habitants des îles Feroë. Celte espèce e.-t bien connue depuis I8r2; le 7 janvier de cette année, une troupe de ces animaux s'engagea près des côtes de Bretagne, devant le village de Ploubazlanec, prèsdePaimpol. Des pêcheurs qui l'S aperçurent lîrent échouer à la côte un des plus forts individu^ ci à sa suite toute la troupe s'échoua au nombre de sept maies, cinquante-une femelles et douze jeunes à la mamelle. M. Lemaoiit pharmaden à Saint Bi-ieuc, qui fut charge de les étudier rapporte qu'en se débattant contre la mort ils poussaient des sons plaintifs qu'on entendait avec peine et qui produisaient sur les spectateurs un seiitiment particulier, mélange d'attendrissement et d effroi. Le plus vigoureux vécut dnq jours entiers (Fr. Cuvier, Hjs?. nat. des Cétacés). L'épaulard ;\ tète ronde atteint 6 mfetrès de longueur et 3 mètres de circonférence a la partie movenne du corps; la tète est courte, grosse et comme .Globuleuse; la boucheest armée, à chaque macboiie, de 18 à -'G dents coniques,et l'animal vit de poissons ; le corps est entièrement noir, sauf une ligne blanche naissant sous le cou eu forme de cœur pour se prolonger sous le ventre jusque vers l'anus; le dos porte une nageoire dorsale haute de l",»!) sur 1 mètre de base. Pas plus que le précédent, l'animal qui nous occupe n'est l'objet d'une peclie de la part des peuples maritimes de 1 luirope ou de 1 Anurique- né;mmoins, les habitants des iles Orcades, Feroè Shetland et ceux de l'Islande le recherchent beaucoup et en tirent un grand parti. C'est pendant I été et l'auiomne, par les temps de brouillard, que les globicôphales se montrent sur ces côtes peu foi tnnées ; ils arrivent par grandes troupes ; aussitôt qu'une de ces troupes a été signalée, on organise la pèche avec toutes les ressources dont on dispose; on cerne la troupe attaquée, on la pousse vers quelque baie et on massacre à coups de harpons et de couteaux les animaux échoués ou acculés dans une eau peu profonde. On découpe la chair en longues bandes Ji peu près de la grosseur du poignet ; on en fait sécher une partie à l'air, l'autre est salée; on la mange cuite plus lard; elle est a-sez grossière et flbreuse Le lard abondant qui se trouve sous la peau est en partie salé pour la consommationdomeslique, en partie employé .-t faire une huile qui vaut environ I0( fr. le baril. L'estomac de ranimai est sédié et conserve pour contenir et transporter l'huile ; les nageoires sont découpées on lanières pour fixer les avirons (voyez 'evuemani et colon., sept. I8(i3;. Les habitants des îles Feroé prennent, par an, environ I 200 épaulards à tè.to ronde i raison de 150 en moyenne par expédition de pficlie. Chaque animal donne il peu près un bai il 1 liuilo et Us Féringcois en font une exportation considérab n.
i:,vrm.AaD ni.ANC ou Belcca (Zoologiei. - Espèce do Ce , ce à» genre Dolpldnaplcrc de G. Cnym; nommé ,,-ii Fr Cuvier Pliocœna levras, décrit d abord par Mai es en (i7.V sons le nom de ^yh,l-Vlsteh ( poissun blanc); son no n russe Ucl,„ia ou Brluijha vent d.ro blanc; lo nom d. nois Wnd fLk a encore lo même seais. Pallas dans sou voyage en Sibérie, l'a, le premier, bien connu e bien d.'-ci- 1, enlln ^eil el Barkiay {Mim.de la Soc. mr ,J •.V.'»"c). ver» 181'., ont très-bien étudié un Béluga
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