EVE
adiiUotiii? dans leFoi'Ili, pri'S dcStirling. C't'Uiil un m;ilc adnlt^', long de 4'", 93, mosnrant pi'i's iW. 3 niùtrcs de circonleronce sons les nageoires pectorales et pesant environ '.HHl kil. ; sur le do^ se voyait nn rudiment de nageoire hante de 0"',n37 sur (("".SO de longueur. Cette circonstance, que l'on observe dans quelques autres espaces, a engagé G. CuvierA les réunir avec l'épanlard blanc et ù en former un grnre spécial sons le nom de Delphinnp- /(Vi'vque leur avait donné Lacépèdc. Fr. Cuvier les laissait dans le genre Marsouin. L'épanlard blanc a la peau d'un lilanc jaunâtre à l'âge adulte, d'un brun plus on moins grisonnant dans le jeune âge ; sa tête ressemble assez i\ celle du marsouin commun ; la bouche contient à chaque mâchoire 18 dents coniques grosses et énioussées. Cet animal se rencontre en troupes sur tons les rivages do l'océan Arctique, en Europe, en Asie et en Amérique; il y vit de pois'^ons et surtout de saumons qu'il poursuit aux embouchures des fleuves, les remontant souvent assez haut. L'abondance de son lard le fait rechercher et on lui donne mie cliasse active à peu près dans les mêmes vues que nous avons mentionnées pour l'épaulard ;\ tèlc ronde. Ad. F.
EPAULE (Anatomie). — Portion basilaire du membre tlioracique au moyen de laquelle il se fixe à la poitrine. La partie la plus saillante de l'épaule a reçu le nom do mûicjnon de l'épau/c: la cavité qui se trouve en dessous est appelée le creux de l'aisselle. L'épaule est soutenue par deux os, la clavicule en avant et l'om'jp/afe en arrière ; elle contient aussi l'articulation de i'iiumcrus avec Yomoplule; des muscles nombreux s'insèrent à ces os et sont les moyens d'union du bras avec la poitrine; ils la protègent ainsi que les vaisseaux et nerfs qui de lu partie latérale et inférieure du CHU gngncnt le ninmbre supérieur. S — Y. EPEACTRE lAgriculiure . — Ce nom s'applique à deux espèces du genre Froment, caractérisées l'une et l'autre aux yeux des agriculteurs parce qu'au battage le grain ne se sépare pas des balles, et nommées souvent pour cel;i froments tc'tus. Le Grand Epeuutre {Trilicum spe/la. Lin.) a l'épi con'in-imé, avec un axe fragile, des barbes peu fournies ou nulles, les épillcts peu serrés, à côtes planes parallèles à'ia face plane de l'épi.
C'est une espèce plus robuste que les froments ordinaires on nus et qui s'élève moins haut; on la cultive surtout dans l'Allemagne occidentale, en Suisse, sur les boi'ds du niiin, en Belgique. Il en existe des vainétésà grainsrouges, nonmiés Hles muges, et des variétés k grains blancs, nommés Amidoimiershlancs. Epeinitrès t)!a)ics hnrbus. Les Eelgos préfèrent ces dernièies. Le Petit Epjenutre (Trilicum monococcum. Lin.), Froment loculiir, Diiihcl, Eiigrain, a l'épi barbu, dressé, étroit, trèsaplati, plus court que celui du grand épeautro. Cetie espèce, originaire du C;uicaso, est la moins productive de nos céréales, mais elle croît dans des sols trè.spauvrcs où ne viendraient ni le seigle ni l'avoine, et elle fournit ime fanne gruau de qualité supérieure. On la cultive peu néanrnnnis et on ne la rencontre guère, en France, que dans le llerri cl le Gàtinais. Les semailles se font en automne. Le grand éprantre, plus répandu, osf, dans certains cas, pruféréaux autres froments comme plus rusliqucet moins
Pclil
sensible ;\ rinmiidité, q;ioii|u'il ne résiste pis a.ix hivers riiioureux. Ses r.enuiille.'j ont ans^i lien eu automne; cependant, les meilleures variétés blanches se sèment en février et mars. Les variétés rouges résistent mieux au froid. Les épeantrcs donnent des gruaux de très- bonne qu.alité ; leur farine est belle et liante. Leur culture est d'ailleurs semblable ;\ celle des autres froments. On emploie, en Belgique, cette sorte de grains pour la fabrication de la bièie voyez Bi.é).
EPÉE Di? ME.a (Zoologie). — Nom vulgaire d'une espèce de Cdtacc, l'Epaulard (voyez ce mot)"ou Dauphin gladiateur, et de deux espèces de Poissons, V Espadon et la Scie (voyez ces mots).
EPEICHE iZoologie). — Nom qui s'applique dansle langage usuel à trois espèces d'O/senî/a; du geni;e7-'!c( voyez ce mot) {l'icus; Lin.). 1° Le Grand Ép-iche, Épeiche, Grand Pic varié, Aga-iiette (P. major. Lin.), est de la taille d'une grive (longueur, 0"','?2), varié en dessus de noir et de blanc, avec le dos et le croiipion noirs ; blanc on dessous, avec une tache d'un beau rouge à l'occiput chez le m;ile, le veiilro, les plumes sous caudales ronges dans les deux sexes. Le jeune a tout le dessus delà tête rouge. La ponte a lieu au printemps et se compose de C neufs d'un blar.c pur longs de 0'",n2'l . Le grand épeiche habite tonte l'Europe et se rencontre en France dans nos bois et nos vergers. Jl se nourrit des gr.iines des arbres verts et des auties arbres de nos forêts, mais surtout d'insectes dont il délivre ces arbres au prix de quelques dégàls bien moins fâcheux que ceux qu'il conjure. "J" Le .I/m/p« Épeiche, Pic mar. Pic varié à tête rouge [P. médius, Bi isson), est plus commun dans le midi que dans le nord de la France et se plaît surtout dans les forêts de chênes. Un peu moindre que le grand épeiche (longueur, 0","iO), il est d'un noir lusiré en dessus, avec les plumes de l'épaule blan- ^^
elles, le front et les joues r^^
cendrés, une calotte rouge ('- ^"^ ■
dans les deux sexes; le dessus du corps est d'un blanc roussàtre, avec une bande noire bardant les côtés du cou et de la poitrine, le ventre et le dessous de la queue rouge et le croupion noir. Sa ponte est de 4 ou (> œufs blancs longs de fr,022. Il a le môme genre de vie que l'i spèce précédente. 3° Le Petit Epeiche, Èfieichettc (P. minor. Lin ), ne dépasse guère la taille d'un
mo'neau (longueur, 0"',li); r,g. 037. - r.,- m..v,-ii .■|.oiciic. comme les précédents, il
est varié de noir et de blanc aux parties supérieures; il est blanc, finement strié de noir aux parties inférieures, sur 1rs côtés du cou, au front et autour des yeux ; lesomluet de la tête est rouge chez le mâle, avec là nuque et les moustaches noires. Quoique assez commune en France, l'épeicliL'tte habite surtout le nord et le milieu de l'Europe, où elle fréquente les foi-6ts de chCnes et de hêtres et y vit de la même manière que les deux espèces précédentes. Sa ponte est de 'i à fi œufs blancs, longsdoO"'.OI9. Moins farouche que les antres pics, l'épeichette, prise jeune, peut s'élever en cage (voyez Pic). An. F.
l'PEIlUv (Zoologie), Jf?/j«)V( ," Walckenaër. — Genre àWractinidcs, de l'ordre des Pulmonaires, famille des Fiteuscs ou Araïufides, tribu de; Araignées, section des Ariiigr.ées sédentaires rectigrades orijitéles ou tcndeuses. Car:ictères : yeux au nombre de R, égaux entre eux, disposés sur le céphalothorax, connne le montre la figure; mâchoires larges, courtes et arrondies â leur exiréinité ; pattes allongées, dont la première paire est la plus longue, puis la deuxième, tandis que la troisième est plus courte que la quatriime. Toutes les esjjècos de ce genre filent une toile à réseaux réguliers, formée de fils droits qui se coupent tous en un même point et de fils circulaires ou spirales ayant tous ce point pour centre et s'entonrant les uns les autres. Au contre du filet suspendu verticalement entre des arbrisseaux ou des buissnns, entre les feuilles et les branches des végétaux ou d:ins les fruilles elles mêmes (une seule espèce, VF. c icurliitiue, file une toile horizontale), l'animal se lient innuobile. le corps renversé, la tête en b:is, guettajit l'insecte qui viendra s'engager dans ses mailles. U's <|n'une proie est prise, l'épeire accourt, la délivre en coupant ellc-mêrac sa toile
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si, trop grosse et trop Ibrte, elle menace de détruire cette to'ile en se déhattant; mais si la proie est convenable, l'épeire la garrotte de nouveaux (ils pour mieux la retenir et embarrasser ses mouvements en mOme temps elle lui fait une morsure sans doute venimeuse et suce son sang dont elle se nourrit. Outre leur toile, certaines espèces se font auprès, avec dos tils et des feuilles rapprochées, une sorte de nid cintréou tiibuleux; cliezcertainesépeires exotiques, les fils de la toile sont, dit-on, assez forts pour arrêter de petits oiseaux. La ponte a lieu ordinairement une seule fois dans l'année et le p'ns communément à la fin del'éié ou au commencement de l'autonme; les œufs sont très-nombreux et réunis dans un cocon globuleux ou ovoïde; l'éclosion a lieu au printemps suivant. Ce genre est très-riche en espèces (Walkenaër en compte ICedansson Hist. nut.cles Insecies apiéres), et plusieurs habitent nos pays et s'y font remarquer par leur taille, leurs mœurs et leurs couleurs. Parmi celles-ci, on doit citer avant tout l'E. diailème [F., iliadeinn, Walck.), grande e-pèce (corps long de 0",012)j roiissàtre, velou-
a décrit avec soin cette espèceet ses mœurs {Ann. des sciences phij^: t. VI). — Plusieurs espèces d'épcirns exotiques ont l'abdomen cuirassé d'une peau dure et armé à son pourtour de pointes ou d'épines cornées. Les naturels de l'Australie, de la Nouvelle-Calédonie et de quelques îles voisines mangent parfois, après l'avuir fait griller sur des charbons, une grande espèce d'épe.ire qui habite les bois (Labillardière, Voijuye à la re-herche de Lapei/rou^e). Ad. F.
EPhRLAN (Zoologie), peut-être du nwt pcr/e, à cause des reflets nacrés de ce poisson. — VUper/un [Os-merus epei-lnnus^Arteài) est un joli poisson, très-connu et trèsrecherché sur nos marchés, et que l'on pèche dans les grands lacs et en mer, principalement aux embouchures et dans la partie basse des grands fleuves ; ainsi on estime tout parnculièrement ceux qu'on prend à l'embouchure de la Sein-, à Caudebcc, et même à Rouen. C'est un poisson en forme de fuseau comprimé sur les côtés, long de O^fiS à O",!'*, et qui rappelle dans de moindres
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(giond. nal.)-
téc, il abdomen ovale marqué en dessus d'une triple croix que forment de petites taches blanches; c'est ce qui l'a fait nommer par Geoffroy Araignée à croix papale. C'est l'espèce la plus commune dans nos jardins, surtout en automne ; sa toile, qu''.'lle place verticalement dans les lieux éclairés, parfois même dans les allées des j;u-dins, est suspenilue par des fils droits souvent longs de 2 i 3 mètres et porte vingt-huit i trente çeiclos concentriques. Elle ne se construit pas de nid et se cache simplement sous des feuilles. Son cocon, I abiiuelloment fixé aux murailles, contient unecentaine d'œufs. - On rencontre dans nos bois, sur les buissons voisins des bords des étangs et des ruisseaux, une autre espèce à peu près de la même taille, c'est l'i". scalaire ou Araiynie à échelle {E. scalaris, Walck.), qui, avec des mœurs analciguis ;\ celles de l'épeire diadème, porte sur son abdonnii jaiu.âtro une tache noire, dentée, étendue suivant la lif;ne médiane, en forme de triangle renversé. — h'E.aptichse{E.(ipiiclisn, Walck.), presque aussi grande que les deux piécédentes, avec l'abdomen brun, bordé d'un feston blanchâtre que tr^ivcrscnt deux bandes blanches, vit dans les lieux humides de nos bois; c'est VAruiyuée à l'euille cniipée de Geoll'roy. VE. ciicurhitine i E. cucurlii/ana, Walck.). Ar<ii'iii6e rnurjcdtre à lentre jaune pimctuë de noir àe Geoffroy, s'établit surtout sur le saule et l'aune, entre les branches cl les feuilles ; son corps n'a que 0'",007. — Le long de nos mmailles, l'E. à cicalnces E.cicalricosu, Walck.) tend sa loile et se tient cachée sous uneécorcc ou sous qu<!lquc plâtras, dan» un nid de soie blanche à proximité de sa t- ile. Klle doit son nom à deux lignes de gros points enfoncés, au nombre de huit ou dix, qui bordonl la bande nuire longiiudinalc du milieu de s 'U abdomen. Elle so lient immobile tout lo jour et a inie existence tonte noclurne . sa taille dépasse un peu celle de l'épeire diudbme. — Dans le midi de la Erance se trouve une irjs-granile espèce, rare aux environs de Paris; c'est \'É. fascine {E. fasciata, WaKk.), longue de n",":!» environ cl qui habite au bord des ruisseaux. M. L. Dulour
dimensions les foi'mes de la truite à laquelle il ressemble beaucoup par son organisation. 11 se distingue néanmoins des poissons du genre Smonon par une double rangée de dents écartées sur chacun des os palatins, quelques dents seulement sur le devant de l'os vomer; par l'existence de huit rayons seulement à la membrane branchiostége ; par ses nageoires ventrales insérées au niveau du bord antérieur de la première nageoire dorsale. C'est à cause de ces ditîérences qu'Artédi, Cuvier et d'autres auteuis ont admis pour classer l'éperlan un genre dont il est jusqu'ici la seule espèce, et qu'ils nomment Osmerus; ce genre prend place dans l'ordre des ila/acnptérygiens abdominaux, famille des Sahnanes. L'éperlan aie corps couvert de petites écailles faciles à détacher; sa peau est demi-transparente, sans taches, et d'une coloration argentée et verdàire, à reflets irisés mobiles et brillants 11 lépand une odeur forte que certaines personnes comparent à celle de la violette, mais qui devient presque désa réable quand elle s'exhale d'une masse d'épeilans réimis. Ce poisson est regardé comme un mets délicat; à Paris, on le mange frit ; à Londres, on estime beaucoup l'éperlan fendu et séché. Sa chair ne peut être considérée comme d'une digestion très-facile, mais elle est saine et très-délicate. L'éperlan vit de vers et de menus coquillages; il fraye au printemps dans les fleuves oii il remonte; ses œ ifs sont jaunes et nombreux. On en prend une grande qiuinti té à celle épocpicdanslis fleuves d'Allemagne et d'Angleterre, et on les fait sécher pour les livrer cnmme conserve au commerce. Cette espèce se rencontre dans tout l'océan Atlantique, dans la Baltique, la mer du Noi d. Ad. F.
Kpiîrlan de SiiiNE (Zoologie). — Espèce de Poisson du genre Aljle, nommé aussi Sj)irti7i iLeuciscus hipiinctaius, Cuv.), très-semblable h l'Ablette (voyez AbleI pour lu forme étroite du corps et la couleur argentée brillante ; il porte deux points noirs sur chacune des écailles de sa ligne latérale; sa taille est d'environ li'",!;. Il habite toutes nos rivières, et le nom vulgaire qu'il a reçu rappelle seulement la ressemblance de sa robe argentée avec celle de l'éperlan, dont il n'a nullement la chair délicate.
EPERON (Zoologie). — Terme employé pour désigner chez les animaux une saillie dure, en fiirniede petite corne dont les membres de certains animaux se trouvent armés (voyez EiiGor). C'est surtout chez les oise;uix qu'on observe cette disposition ; leur éperon, nonnné aussi vulgairement cri/ol. est revélu d'un étui corné, parfois long et ai éré,qiii jieut constituer une arme redoutable. Lu- miles desoiseatix gallinacés (dindon, coq, faisan, etc.) ont généralcrnriit un l'pi'rnn insrié an-clessi.s du poncif, il la
|,urtle|.n,.,T,r.nv,inl:, OU plus:\ . ll,l<|Ur taisr.
divers eclia.^sicr.s ;kaiiii( palmipèdes (biruache),
hi.j..
^ deux au louel de l'aile do , anneau), de certains aiguc nommée aussi
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éperon, qui est véritablement une arme pour ces animaus. — On observe aux jambes de |jlusiciirs insectes des saillies épineuses, nommées aussi éperons par quelques auteurs.
Ei'ERON (Botanique). — On nomme ainsi cortams appendices du périanthe des plantes. U's éperons ne diffèrent des cornets et d(^ mpitchons (voyez ces motsi que par leur forme qui est à peu près celle des objets dont ils portent le nom. Dans la capucine et le pied-d'alouette, le calice est prolongé en éperon. Les pétales de la violette sont proloiigés inférieurement en une pointe creuse semblable à un ergot. Ils sont dits par conséquent éperonnés. La goige de la corolle du cenirantbe rouge et des linaircs est munie d'un éperon sous forme de prolongement creux et terminé en pointe-
EPEROJiNlER (Zoologie), Poli/plectrum, Temm. — Genre d'Oisenux de l'ordre des Gallinacés, tribu des Paons, comprenant quelques espèces exotiques voisines des pnons, mais caractérisées par une moindre taille (en général, celle d'un petit faisan), l'existence de deux ou trois éperons nu ergots aux tarses des mâles, des plumes sur les ailes et la queue ocellées, mais trop courtes pour faire la roue. L'espèce type est le Chinquis {P. bicalcaratunt, Temm )du Thibet, de la Cliine. Quelques autres espèces vivent dans l'Inde, aux iles de Sumatra, de Bornéo, etc.
EPEl'.ONNIÈRE, Epeuon de chevalier (Botanique).— Kom vulgaire de la c/auphinelle commune, de Vuncolie, de la I maire, etc.
EPEIU'IER (Zoologie), du nom allemand sperber. — Nom d'iui oiseau de proie commun dans notre Europe, qui paraît être Vaccipiter des Romains, se rapproche beaucoup de l'autour et se trouve représenté dans les contrées exotiques par un grand nomhre d'espèces d'une conformation très-semblable. Ces oiseaux appartiennent à l'ordre des Oiseaux de proie, de Cuvier, à sa famille des Diurnes, tribu des Faucons, section des Oiseaux de proie ignobles, genre Autour tAf,tur, Bechstein). Cuvier caractérisait ce grand genre par les aiJes plus courtes que la queue et le bec courbé dès sa base, et il recon-
Fig. 9iO. - Epcrïi.'.i-antO'.ir.
naissait deux sotis-genres : les Autours proprement dits, à tarses écussonnés et un peu courts, et les Eperviers à tarses écussojuiés, plus allongés. Vieillot et Sonnini donnaient, au contraire, le nom d'Eprrvicrs à tout le genre, Cn y conservant les deux mCnies .sous-genres. Depuis CCS divers naturalistes, on a beaucoup subdivisé ce groupe, et plusieurs autours admettent maintenant un genre Autour t.islur, tcmm.) et un genre Epervier (Accipiler, Pallas). Quoi qu'il en soit, chacun de ces groupes est représenté en Europe par une espèce, V Autour onliniiirc et VEpervier commun.
VA. ordinaire, Bpervier-autour [Fatco palumbarius.
Lin.;.4s/.p«/M»n6a)'ius, Temm.) est un oiseau de proie, do la tailled'un coq environ, mais très-différent sous ce rapport, selon le sexe. La femelle est de la grosseur d'un fort chapon (longueur du bec au bout de la queue : n^iOâ), tandis que le mâle, nommé à cause de cela tiercelet d'autour, est d'un tiers plus petit longueur : 0'»,4a). Les deux sexes ont les parties supérieures d'iui ton cendré bleuâtre; un large sourcil blanc au-dessus des yeux ; les parties inférieures blanches, avec de» raies transversales et des bandes longitudiiutles étroites, d'un brun foticé; la queue cendrée, marquée de quatre ou cinq bandes transversales noirâtres; le bec noir-bleuâtre, avec la cire vert-jaunâtre et les pieds jaunes. Chez la femelle, le dessus du corps est plus brun et les bandes brunes sont plus abondantes sous l;j gorge. Les jeunes de l'année ont la nuque roussâtre avec raies brunes, et le dessous du corps d'un roux pâle. Les autours nichent au printemps sur les chênes et les hêtres les plus élevés, et pondent de deux à quatre oeufs d'un blanc bleuâtre, rayés et tachés de brun, longs de li",059. Ils se nourrissent déjeunes lièvres, d'écureuils, de souris, de taupes, de jeujies oies, de pigeons surtout et d'autres volailles. On trouve ces oiseaux dans toute l'Europe; ils habitent de préférence les bois de sa,àn sur le flanc des montagnes. ■ L'iï. commun {Falco nisus. Lin. ; Ace. nisus, Temm.) a presque le même plumage que l'autour, mais il est d'un tiers environ pi us petit; de la grosseur à peu près d'une pie (lo.igueur de la femelle : 0»,o8 ; du mâle : 0",:i:i), et ses tarses sont proportionnellement plus élevés. Le mâle est l'oiseau que les fauconniers nomment moudiel ou émouchet. Cendré bleuâtre en dessus, avec une tache blanche à la nuque, l'épervier est blanc en dessous, avec des raies longitudinales sous la gorge etdes raies transversales sous le ventre; cinq bandes noirâtres sur la queue, bec noirâtre avec une cire verdâtre ; les pieds sont jaunes. Les jeunes de l'année ont les taches du de-sons du corps en flèche ou en larmes longitudinales et rousses, avec les plumes des parties supérieures bordées de roux. Ces oiseaux de proie habitent les montagnes, sur la lisière des bois qui avoisinent des champs ou des prairies; ils se nourrissent de taupes, de souris, de grives, d'alouettes, de cailles, de inoineaux, d'autres petits oiseaux, et même de lézards et de colmiaçons. lisent été trouvés danstoutes les parties du monde, au Japon, en Barbarie, en Egypte, à Cayenite, au Paraguay; en Europe, ils sont très-coraniu is, les uns sédentaires, les autres émigrant vers le midi à la suite des bandes d'oiseaux émigrants aussi, dont ils se repaissent. Souvent, les marins de la Méditerranée en rencontrent qui se dirigent vers les cotes barbaresques, et ils leur ont donné le nom de Cursuires. L'Épervier niche au printemps sur le haut des arbres; son nid ou aire reçoit de trois à six œufs d'un blanc sale, tachés de roux et longs de 0°',it37. Ce nid est presque plat, peu profond, assez semblable àun grand nidde touiteielle. Une fable des Grecs, qui ne concerne peut-être pas l'épervier, explique le nom donné par Linné à celte espèce. Nisus, roi de Mégare, assiégé dans sa ville par Minos, portait sur la tête un cheveu couleur de pourpre, auquel était attaché le salut de Mégare. Eprise de Minos, Scylla, fille de Nisus, coupa le cheveu miraculeux pendant le sommeil de son père, et a:la l'offrir comme un gage d'amour au roi ennemi, qui la repoussa .avec horreur et prit la ville pour y établir des lois d'une haute justice. Nisus, changé en oiseau de proie (les uns disent en aigle pêcheur, les autres en épervior), poursuit sans cesse sa fille changée en grue, selon les uns, en alouette, selon les autres.
Les moeurs des deux oiseaux de proie que nous vêtions de décr.re ne sont pas absolument les mêmes. Egalement voraces, ils ne se montrent pas également courageux. L'Autour, rusé et sanguinaire, guette sa proie du haut d'un arbre et fond tout ;\ coup sur elle d'un vol oblique ou d'un saut brusque, quelquefois seulement il chasse au vol et poursuit sa victime â tire-d'aile. L'Épervier, intrépide et hardi, pénètre jusque dans les villes, et quelquefois jusque dans les habitations, en poursuivant les |ietits oiseaux (|ui vont s'y réfugier. Son vol, bas et horizontal, est d'ailleurs oblique comme celui de l'autour, lorsi|u'il se précipite sur sa proie; car leurs ailes moins allongées interdisent â ces oiseaux le haut vol et les allures impétueuses des grands oiseaux de proie. La même raison les oblige 4 porcher de préférence vers le milieu des arbres toiifl'us, et à rechercher le voisintige de ces abris oii ils peuvent so reposer. Pendant l'été et l'automne, ils so dispersent dans les champs où on les voit souvent seuls ; mais le mile et la fomcUc sont habititellemcnt peu éloi-
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enés l'un de l'aiilre. Parfois on rencontre dia>s.int ensemble tonte une famille, à l'époiiue où les jeunes récemment sortis cin nid ne savent pas encore pourvoir seuls à leur subsistance; les parents pendant quelque temps les dressent à leur vie de brigandage. Les lîpei-viers et les Autours se défendent énergiqnement lorsqu'on les attaque; mais leurs serres sont presque leurs principales armes dans ce cas; couchés sur le dos, ils les opposent à l'assaillant et en font un vigoureux et cruel usage. Dans leurs combats entre eux ou avec d'autres oiseaux, ils suivent la même tactique. Buffon, qui a nourri cliez lui pendant assez longtemps un couple d'autours ordinaires, a observé qu'ils se jettent avidement sur la clinir saignante et refusent constamment la viande cnite, que le jeune seul pent les contraindre à accepter. Pour manger les oiseaux, ils les plumaient fort propiement, puis les dépeçaient avec leur bec avant de les manger: mais ils avalaient les souris tout entières, et les peaux roulées sur elles-mêmes étaient rejetées plus lard jxu- le liée. Ruflou ajoute que le mâle, quoique plus petit que la femelle, était plus féroce et plus niécliaut; jamais ces deux oiseaux, quoique seuls dans la même volière, n'ont donné le moindre signe d'affection l'un pour l'autre, pendant sept mois iiu'ils vécurent chez le grand naturaliste, et à ce ternie, la femelle tua le mâle dans le silence de la nuit, à neuf on dix heures du soir, tandis que tous les antres oiseaux étaient endormis. Le docteur Jonaihan Franklin cite, au contraire, l'exemple d'un jeune épervier acheté par un de ses amis, et d'ailleurs très-réguliérement nourri, qui se montra peu à peu doux et familier, et s'accoutuma à vivre en bote inoffensif avec des pigeons dont il haijitait même le colombier, et pour lesquels il témoignait un véritable attachement. Il reçut cependant fort mal une chouette que l'on recueillit dans la maison, et, après des luttes incessantes, l'oiseau de nuit profita de la première occasion pour s'échapper.
On prend l'autour avec les filets qu'on nomme nappr-s à alouettes, ou avec quatre filets hauts de 3 mètres environ, circonscrivant nn espace carré de 3 mèires sur chaque face. Au milieu, l'on place un pigeon blanc que l'autour peut voir de loin, vers lequel il vole obliquement, et il vient s'embarrasser dans h's filets L'éporvier se prend quelquefois aux glnaux, aux filets et aux pièges pré|iarés pour les autres oi-eaux. Belon décrit, comme très-efiicace, un procédé très-analogue à celui qui vient 'd'être indiqué, sauf que le pigeon est remplacé par de petits oiseaux et que les filets n'ont guère plus de '2 mètres de hauteur. L'autour et l'épervier sont utilisés dans l'art de la fauconnerie; mais leur emploi constitue une branche spéciale de cet art, nommée auiourserie (voyez ce mot) . Ce sont en effet des oiseaux de bax.se volerie propres seulement à chasser les perdrix, les cailles, les grives et les oiseaux qui ne volent pas très-haut; on réussit aussi à leur faire chasser le lièvre elle lapin (voyez Faocohnebie).
Èi.civiem e'Iranr/er.v. — Le genre Autour de Cuvier renferme un gr.and nombre d'oiseaux étrangers, plus ou moins semblables à l'autour et à l'éperviei- d'Europe, et dont plusieurs ont donné lieu à des observations intéressantes. Audubon a observé aux Etats-Unis divers tniits de mœurs de deux espècrs d'autour : VA. de Pennylvanù' (Ast. perisi/lvanicw!, th. Bonap.i qui se nourrit dé reptiles, de volailles et d'insectes, et l'A. r/eSlantei/ (.■!.?'. Slanlei/i, Ch. Bonap.) qui, plus grand que le précédent, s'attaque spécialement aux oiseaux de basse-cour. « Un jour, dit Audubon, que j'étais en observation à la fin de l'automne, j'entendis chanter uu coq auprès d'une ferme ; presque aussitôt passa au-dessus de mn tête l'autour de Stanley, et si près de moi que je l'aurais tiré, si je n'avais été surpnis; immédiatement j'entendis le gloussement des poules et le cri de combat du coq. L'oiseitu de proie s'élova sans eflorts à quelqui's toises au dessus de son ennemi, pui^ redescendit verticalement comme un plomb. Je me bâtai, et quand j'arrivai l'autour tenait dans ses serres lo corps du pauvre coq, qui luttait vaillnmuient et se culbutait avec l'oiseau de proie, sans que celui-ci p.irfit s'inquiéter oti rien de ma présence. Je resta sans bouger pour voir l'i.ssue de la lutte, mais je ne tardai pas ft roconuattre que le brave coq éla l mortellement blessé. Je me précipitai vers le meurtrier; il m'avait fixé de son regard de faucon, et, prompt i\ se dégager, il s'éleva tranquillcmi'nt dans les airs. Je pressai la dé'ente de mou fnbil ; l'autour retomba près de sa victime déjA morte, et dont ses serrCH avaient déchiré la poitrine «I percé le Ciiîiir. » D'Azzara a observé an ParaL'uny et décr t sous lo nom (lo Uacatjua un oi'ieuu do co groupe tjuc Cuvier
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a nommé A utmir rieur {A st. caehimwns, Tenun . 1 ou A.lt calotte blanche. On le trouve aussi à la Guvane et dans la Bolivie ; il vit sur la lisière des bois, .au bord dos marécages, sédentaire et isolé, perché sur la cime d'im arbre, desséché. ■ Son corps immobile, sa tête enfoncée dans ses i( épaules, lui donnent la physionomie d'un rapace uocnturne; son jabot nu et saillant /appelle celui des vau-
0 tours. 11 est peu craintif, et quand il voit l'homme s'ap- « procher, il articule net. ement,d'unevnix sonore et d'un Il ton ricaneur, trois syllabes formant le mot macagua. Il qui lui a valu son nom vulgaire. Son vol est lourd et Il toujours très-bref... Il chasse aux rept les, qu'il tue à Il coups d'ailes ; il se nourrit aussi d'insectes et de pois- " sons morts. Il construit un nid de gramles dimensions, Il au sommetdes plus hauts arbies et y dépose quatre ou « cinq œufs; c'est a'ors que le couple est plus ricaneur
Il que jamais c'est surtout .'i l'.appioclie des impor-
Il tuiis on d'un ennemi que l'oiseau le 'ait entendre, » (LeMaoût, Hixt. nul. tiei Oiseaux.) Cet oiseau singulier a environ H"', 50 de longueur. Vieillot en a fait le type de son genre Her/ie'tothère ice qui signifie chasseur de reptiles). — Parmi les éperviers exotiques, on peut citer, au Sénégal et d;uis le sud de l'Afrique, le Gnhnr tAccipiler gnhar, Ch. Bonap. >, de la t.iille de notre épervier et vivant à peu piè; comme lui ; YE mtuulle (.-). niinullus, Ch. Bonap ), de l'Afrique, remarquable à la fois par sa petite taille (le mâle est à peine aussi gros qu'un merle)
01 par son courage et sa hardiesse; entin, \'E chanteur [A. mus'cus, T mm ), Faucon chanteur, de Lcvalllant, (|ui habite aussi l'Afrique australe et offre le seul exeml)lo d'un oiseau de proie chanteur. Pendant l'incubation, le nulle chante auprès de sa femelle le soir et le matin, et quelquefois toute la nuit. Levaillant, qui l'a entendu et qui a signalé le fait, ne s'expliqne pas sur la nature précise de ce chant, mais il le regarde évidemment coumie musical, sinon comme très-harmonieux, et il dit que chaque plirasedur ■ une minute. L'épervier cliaiuenr montre un caractère nioiis farouche que les autres esp'ces de et groupe; les deux ép mx ne se quittent j imais.et LevaiMant rapporte encore qu'une femel e, dont il avait tné le mâle, chercha partout celui-ci en poussant des cris lame tables et se laissa appi'ociier à portée du fusil .sans essayer de fuir. Cet oiseau est de la taille de notre autour ordinaire ; il se nourrit de lièvres, de taupes, de rats, de souris, de cailles et de perdrix. Gray, le séparant des éperviers, a créé, pour l'y classer, le genre Métiérax (du grec melos, musique, et lerax, épervier).
Quelques oiseaux de proie qui n'appartiennent pas à ce groupe ont reçu du vulgaire ou des voyageurs le nom à' Epervier ; c'est ain-i que l'on nomme :
E. des alouettes, la fe.uelle de la cri'sserelle commune ;
E. h queue d'hirondelle, E. à serpents, le milan de la Caroline;
E. putu, l'aigle-autonr varié ou urutaurana.
Ou noniLue au^si parfois E. marin , le fou, espèce i'Oisenu palmipède. Ai>. F.
l';PEUVIÈlŒ (Botanique), Uieracium, Lin. ; du grec hierax, épervier, parce que l'on croyait autrefois que les oiseaux de proie se fortifiaient la vue avec le suc de cette plante. — Gciu-e de plantes Dicoti/lcdnnes yatnoprlales périgynes, de la f mille des Composées, tribu des Chicoracces, type de la sous-tribu des Hiéraciees. Caractères : involncre fi écailles linéaires imbriquées sur plusieurs rangs; réceptacle nu ; akènes sans bec ou terminés par im bec très-court; aigrette persistante, à soies d'un bhnic sale, libres à la base. Les éperviërcs sont des herbes vivaces, souvent couvertes de poils glauduleux ou étoiles, A llenrs ordinairement jaunes et assez semblables ;\ celles du pi>^~eolit. Le uondire des espèces de ce genre monte ;\ j'Ius do snixanie-dix. Elles h:ibiti'nt les climats tempérés, princi])aleme]il de l'Europe. Ces plantes sont peu recherchées pour l'ornement ; ou les trouve surtout dans les bois, les montagnes, les lieux arides, queliinel'ois les vieitx murs; cependant quelques espèces se plaisent datls les vallées humides ou même au bord de la mer. Ou rencontre aux enviiims de Paris sept espèces spontanées d'épcrvières, et entre autres la Piloselle, Veluette ou Oreille de souris (II. pilosella, Lin.), la t'.randeoi-eillede rai [U. nuricnln. Lin.), deux espèces qui dolvetit leur nom à leurs feuilles velues, blanrli;\tr(s ou glauques. On les cultive dans les jardin- ;'i 1:10-1 île leurs belles corolles d'une couleur ciiinicine lie, i.n: mie, t /■;. de Hongrie (//. aurauliacum. Lin.), qui 1 l'oi .-pimiiuii:menlen France et dont la tige traçante atieiui n"',v,i mi U"',:)0 de lianieur, C'o-st mie jolie plante vivace que l'on cultive dans les jardins oii elle se fait renuu-qner par ses
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fleurs en capitule?, doiu les corolles sont pourprées ou d'un jaune doré. G— s.
EPERVllN (Art vétérinaire). — Voyez EPARvm. EPHÈDRE (Botanique), Ephedia, Un. ; du grec epi, sur- lii/Mr, eau. — Nom donné par les anciens a a prêle. Les modernes ont appelé Ep'.édre un genre de plantes qui ne croissent pas dans l'eau, mais dont le port rappelle celui de la prèle. Ce genre ap: artient au scusembrani-liement des Gymnospermes, classe àesComferes, famille des GnélO'ées. Il cor.ipreiid des arbustes à rameaux toulTus munis de gaines et d'articulations, à chatons presque globuleux, droiques. fruit semblable à une baie succulente et conformé en réalité en un coiie à écailles cliarnnes, accolées. L'espèce la plus commune est 1 b . a deux épis lE. distachyn. Lin.), nommé aussi bieUe ou H(mi/) de mer, h cause de ses fruits presque globuleux, écar:at es et à chair pulpeuse, légèrement acides et assez agréables. Cetie espèce croit au bord de la mer, sur les plages sablonneuses de la région méditerranéenne.
Gn irouve encore sur nos côtes l'fc'. petite uvelle (li. frayilis, D<'s;bnt.),dont les fruits, plus petits que ceux de la précédente espèce, peuvent aussi être mangés. Il en est de même de ceux des antres espèces que Ion rencontre dans les steppes de la Sibérie. Gmelin, qui parcourait ces contrées an siècle dernier, dévoré par une soil ardente, recherchait avec avidité les baies acidulées des éphôilres.
ÉPH ÉLIDES (Médecine). Ephe/is du grocep;, sur ; et eVio.s. soleil. —Les Grecs, et particnlièrement Hippocrate, ont d'ai.ord donné le nom d'ephé/is aux taches produites sur la peau par les raj'ons du soleil. Aujourd'hui , on appelle ephélides certaines taches delà peau, d'un jaune phis ou moins foncé, irrégulières, accompagnées le plus souvent de démangeaison, sans inflammaiion et ordinairement sans altération de l'épidtrme. l" On peut considérer comme une nuance, une variété particulière de cette affection les taches de la peau connues sous le nom de tachas de rnnsseiir, E. lenlifoniies {Leiit ir/n, Lorry). Elles ont la dimension et la coloration d une lentille, et ne s'élèvent point au-dessus du nive.au de la peau; on les observe ordinairement sur les individus à cheveux blonds, roux ou d'un rouge plus ou moins ardent. Elles existent le plus généralement sur les parties exposées à la lumière, paraissent dans le jeune âge, diminuent souvent à l'âge de la puberté; mais persistent quelquefois jusqu'à un âge avancé. Elles ne sont accompagnées ni de démangeaison, ni d'aucunes traces d'aspérités. Aucniie médication topique ou intérieuie ne peut les faire disparaître, l" Une seconde variété déphélides, admise par quelques auteurs, est celle qu'Alibert désigne sous le nom i'E. lenliforme igiien/c {li. ah irjue. Sauvages) Ce simt ces taches qui se développent sur la partie interne des cuisses et des jambes chez les femmes qui ont l'habitude de se servir, l'hiver, de chaufferettes contenant des charbons ardents; elles sont rouges, animées, foncées ou brunes, et d'^vieniieuL souvent marbrées. On les observe aussi qnelqtu'inis cliez li's hninmes qui sont exposés habituellement à la chaleur d'un foyer incandescent. Ces taches proviennent de raccumnlation morbide du sang dans les capillaires cutanés. Il n'y a aucun moyen d'y remédier, si l'on ne fait cesser la cause. 3* On a encore admis, comme variété, celle qu'Alibert désigne sous le nom à'E. knliforme solaire E. a .mie. Sauvages', vulgairement le Mie; ce sont ces taches larges, irrégulièies, d'un brun foncé, que l'on rencontre pendant les chaleurs de l'été sur les différentes parties de la peau exposées à la vive lumière et aux rayons brûlants du soleil. On a proposé, pour les prévenir, de se laver les mains et le visage avec des soluiions de gomme et d'albumine. Les lotions avec le lait, le petit-lait, avec les eaux distilliies aromatiques, ont été vantées aussi pour redonner à la peau sa blancheur et son éclat. 4" Enfin, il existe une antre variété d'éphélides.,connuesous le nom à'É. hépalir/ue i Vilili'/o hepiitv-a, Sauvagi S; Pnnnus hepfilicus, Mibert). C'est celle que l'on désigne généralement sons le nom seul A'ÉpMlidei. Ce sont d'aboi d de petites taches grisâtres, puis jaunes, accompagnées d'un Wger prurit; elles restent quelquefois d'une dimension restreinte ; souvent elles se réunissent et forment alors des plaques irrégulières, d'une étendue considérable, occupant surtout la poitrine, le col, la face interne des cuisses, r;ibdnmeii, etc. Cliez les femmes, pendant la grossesse, elles couvrent parfois une partie du visage et sont connues vulgairement sons le nom de Ma.f'que. Ne . [.assaut p:is le niveau de la peau, elles font épiouver .111- démangeaison souvent incommode, surtout â la
chaleur du lit on après des écarts de régime. Elles peuvent durer de un jour à quelques semaines. On les remarque snriout chez les individus qui ont la peau délicate et fine. Les écarts de régime, l'insolation les déterminent le plus souvent ; cep ndant elles se lient quelquefois à des causes internes inconnues. Les eaux sulfureuses d'Enghien, de Cauterets, des Eauxbonnes à l'intérieur, les bains sulfureux sont le m'iUeur traitement à employer. Si les démangeaisons éi aient trop fortes, on reiiipliicei-nit les bains sulfureux par d'autres légèrement alcalins. F — N.
ÉPHÉMKRK FiÈvnE) (Médecine). — On appelle ainsi une lièvre dont la durée ordinaire n'est qu ■ de vingtquatre heures. Dans cet éiat de grande bénignité, elle n'est précédée ni de lassitudes spontanées, ni de frissons, ni de ces auires troubles de l'érouoniie qui saut les pi-odi-oines des fièvres en général ; elle survient subitement, et se termine souvent de même au bout de quelques heures sans amener d'évacuations, ni de ch;mgements dans les urines. En général pniiriant il y a rougeur de la face, douleur de tête, clialeur de la peau ; le pouls est plus ou moins large et fréquent, la soif vive, la langue blanche et large. Chez les personnes nerveuses, il y a quelquefois du délire. Birn que tous ces symptômes ne durent en général que quelques heures, il peut arriver que la maladie se prolonge deux ou trois jours; c'est ce qu'on ap: elle la fièvre épliéiiière protonge'e. Ordinairement, dans ce cas, les symptômes sont un peu plus accusés, et ils peuvent même aller, en prenant de l'accroissemenl, jusqu'au dernier jour, avec un redoublement de la fièvre le soir ou pendant la nuit. La maladie peut se terminer sans mouvement critique ; mais quelquefois on observe une sueur, oi des urines abondantes ou quelques selles de matières jaunes; enfin, le plus souvent, ou voit paraître autour des lèvres une émiitiou de croûtes herprti(|ues plus ou moins considérables. Les moyens de traitement, aussi simples que la maladie, consistent dans le rejjos, la diète, l'usage des boissons délayâmes; quelquefois, un léger purgaiif vers la fin pourra" prévenir une récidive. Rarement on aura besoin d'avoir recours à la saignée. F — n.
ÉPHÉMiîKK (Zoologie), Ephemera, Lin.; du grec ephemeros, passager, d'un jour. — Genre d'iMecles, de l'ordre des Nrvropfèrcs, f;imillc des Suhulicorries, tribu des Éphémères, qui, à l'état parfait, n'ont qu'une trèscourte existence ; complètement formés vers le soir, beaucoup d'entre eux ne voient pas le lever du soleil et les autres vivent au plus deux jours. Ce sont de petits moucherons dont le corps ressemble en petit à celui des de-
Pîg. ou.— Éplicm-
moiselles, mais dont les ailes plus courtes et triangulaires sont habituellement redressées verticalement dans le repos. Leur corps est extrêmement mon ou semi-transparent. Les f;phémèresont des antennes petites de i articles, dont le dernier est liliforme; des organes buccaux rudimentaires; la tête petite, presque entièrement occupée par deux grands yeux et trois ocelles lisses; le protoihorax carré; l'abdomen allongé, terminé par deux ou trois longues soies égales et articulées; les pattes antérieures grandes et dirigées en avant. Les pronnères ailes sont longues comme le corps et triangulaires; les inférieures, beaucoup plus petites, sont verticales comme les prmnières au reiios et semblent des lobes de celles-ci. La larve, qui vit probablement deux ou trois ans, est aquatique et ressemble assez â l'insecte, si ce n'est qu'elle n'a m ailes ni yeux lisses, que ses antennes sont pins grandes et qu'elle porte de chaque côté de l'abdomen une rangée de lames delicatcs qui flottent d;ms l'eau et servent et; m(imc temps ii la respiration, comme dos brancliies, et à la locomotion,
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