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comme les fausses pattes des crustacés. La nj'mphe a les formes de la larve, mais porte, eu outre, les deu\ paires de fourreaux où sont renfermées les ailes. Au moment de passer ^ l'état parfait, cette nymplie sort de l'eau, subit une mue et par.ait avec ses ailes développées-; mais, p.ir une exceptinn à ce qui s'observe chez les autres insectes, les éphémères subissent une nouvelle mue après avoir pris leurs ailes, et on trouve souvent leur dépouille extérieure accrocliée aux arbres, sur les murs ou sur les vêtements des personnes qui fréquentent les lieux habités par ces insectes. Après cette dernière mue, l'éphémère est vraiment à son état parfait ; alors l'aspect de l'insecte n'a rien de remarquable que son extrême délicatesse ; sa fragilité fait le désespoir des collectionneurs, car la moindre pression le déforme à l'état ordinaire et la dessiccation le racornit et le rend très-cassant.
Les larves d'éphémères vivent réunies en société dans les eaus dormantes où elles se creusent dans la terre ou la vase des espèces de galeries en forme d'U et ,\ deux ouvertures; elles se nourrissent sans doute des mêmes débris de matière organisée qu'elles trouvent dans ces eaux. Le passage de l'état de nymphe à celui d'insecte parfait consiste, comme c'est la coutume.en une mue où l'animal abandonne son enveloppe épiderniique pour une nouvelle ; mais j'ai déjà dit que la nymphe mue une dernière fois, ayant déjà les ailes aussi grandes que celles de l'insecte parfait. La tr-ansformation se fait rapidement sur des planter aquatiques, sur le rivjigeou même à la surf;\ce de l'eau. Après être sorties de l'eau, ces nymphes ailées s'élèvent souvent très-haut dans l'air et y volent assez longtemps, puis elles se posent dans un lieu favorable où sans bouger elles atieudent le moment de quitter cette dépouille ailée pour prendre leur état définitif. (I Elles se trouvent, dit Réaumur, dans un c;is où n'est aucune autre mouche des auties espèces connues ni aucun autre insecte ailé. Rien ne semble leur manquer, et il ne paraît pas qu'elles aient rien de trop; cepi-ndant elles doivent encore soutenir une opération équivalente à celle d'une métamorphose et qui semble même plus difficile»; et voici comment il décrit cette dernière mue de l'éphémère (J/enioJ' e pour servira /'/iistoiredes /«secte, t. VII, 12 méni.) : «Dès quela peaus'est fendue au -dessus du coi'selet,la fente s'agrandit de moment en momoiit ; le coi selet s'élève au-dessus, la tête se dégage et se porte en avant. Ce qu'on est plus curieux d'observer, c'est comment chaque ail; est tirée hors de sou étui (la nymphe porte, en effet, sur le dos du corselet les ailes renfermées dans de minces étuis d'épidémie) ; on l'en voit sortir plissée suivant la longueur, réd.-.ite à la grosseur et à la figure d'un filet dans sa partie qui sort et dans sa partie qui s'est encore peu éloignée de l'ouverture qui lui a donné p.assage; c'est en avançant et en se portant peu à peu en devant que l'insecic les dég.tge l'une et l'antre. Dès qu'elles sont sorties, elles ne sont pas longtemps à s'étendre, à s'aplanir ; tous les plis s'effacent vite. » Lorsque les éiiliénièrcs subissent cette dernière mue, il y a 10, 12, 15, 2'i et même 30 ou 3(; heures qu.'elles ont quitté leurforme de larve aquatique et qu'elles ont aban«lonné les eaux où s'est écoulée la période de deux années environ, par laquelle.débutc leur existence. Mais il ne li^ur resleplus habituellement que peu d'heures à vivre et elles doivent les réserver pour la ponte. Chaque femelle ne tarde pas à pondre à la fois doux longs paquets ovales contenant chacun de 35(1 à iOO œufs accolés. Cette opération se fait en un instant, à ravonturo, sur tous les corpsoù les femelles tombent on se posent. Le plussnuvent, la femelle vole à fleur d'eau, s'uppuyant sur la surface ellemême avec les lilcis qui teimiiniit l'abdonKii et avec la fine extrémité de ses pattes antéi iiures ; les œufs tombent alors sur-le-champ au fond de l'eau où ils doivent se développer après s'être détachés les uns des autres et dispersés. Après avoir ainsi assuré la durée de leur espèce, les éphémères tombent mourantes dans l'eau, sur ses bords, de tous côtés enfin ; c'est une sorte de pluie ou de neige qui couvre tout, et comme les poissons s'en montrent Irès-fiiaiids, les pêcheurs ont nommé manne des poissons celte pâliirc tombée du ciel. Ce f;iit très-remarquable a été signalé pour la première fois par Arislote dans son Histoire des nuitninix (liv. V, ch. xvii); son observation se rapporte fi une espèce qui, selon lui, .-o montre an moi» de juin .sur lo fleuve Ilypaiiis (aujourd'hui le Koiiban, qui se jette dans la mer iNoire au pied du Caucase). l'Iiiic, Elion, Cicéron ont rapporté l'assertion d'ArIstotc fn altérant qucl<|ues-niis des détails. Au n.oycn âge, Scalignr raconte les mêmes faits ob.servés sur les boriU de lu CaroDUC., puis Delechanii)» les vil sur les
bords de la Siiône; Auger Clutius décrit une éphémère de Hollande; enfin, Swammerdam consacre, en 1675, uu traité spécial [Histoire de l'éphémère) à V É. à tonijui queue, traité à la fois zoologique et anaiomique qui est un chef-d'œuvre et fournit les bases de la plupart des connaissances qu'on a sur ces animaux. Réaumur, eu 1742, vint compléter les travaux de Swammerdam dans un mémoire iléjà cité, où il décrit les mœurs et l'organisation de diverses espèces d'éphémères observées eu France. D geer, en 1755, parvint à observer quelques faits nouveaux sur les rivières de la Suède'. Enfin, M. Pictet a résumé tout ce qu'on sait sur ces curieux insectes dans son Hist. nal. des Ne'rroptéres : Monog. des Epliériieriiies, 1843. Swammerdam constata que les E. à longue queue se momrent sur le Rhin, la Meuse, le Leck, l'Yssel et le Wahal aux environs de la fête de la S:iint- Jeau (■.'i juin), vers 6 heures du soir, et abondent bientôt en véritables nuées sur le fleuve et ses bords ; celte apparition ne se produit guère au delà de trois on quatre jours au plus, et la vie d ■ chaque insecte à l'état parfait est de quatre à cinq heures. Réaumur a trouvé à cet é^ard des différences dans celles de France; en 1738, guidé par un pêcli,eur qui connaissait ces faits, il ob-erva l'appiiriiion de l'E. vierge sur la Seine et la Marne le l9, lo .'0, le 21 et le 2..' août, entre 8 heures un quart et 8 heures et demie, jusque vers 10 heures. Les éphémères furent surtout abondantes le 19 et le 'JO, et voici comment en parle Réaumur : « La quantité d'éphémères qui remplissait l'air au-dessus de tout le courant et ^urtout auprès du bord où j'étais, n'est ni exprimable ui concevable ; mais c'était principalement autour de moi et de ceux qui m'avaient accompagné qu'elle était le plus prodigieuse. Lorsque la neige tombe à plus gros flocons et plus pressés les uns contre les autres, l'air n'en est pas si rempli que celui qui nous environnait l'était d'éphémères. A peine cus-je resté quelques minuies dans la même place, que la marche sur laquelle mes pieds posaii;nt (Réaumur était au bas d'un escalier aboutissant à la Marne) fut toute couverte d'une couche d'éphémères, qui n'avait nulle part moins de 2 ou 3 pouces (li'",064 à 0°',08l) d'épaisseur, et qui, en certains endroits, en avait plus de 4 (O'",10s). Près de la dernière marche, une étendue de la surface de l'eau, de 5 à fi pieds au moins (l^jGi à l'",95) en tous sens était entièrement cachée par une couche d'éphémères; ce que le counuit, plus lent là qu'ailleurs, en emportait, était plus que remplacé par celles qui tombaient continuellement dans cet endroit. Plusieurs fois je fus obligé d'abandonner ma place et de remonter au haut de l'escalier, ne pouvant plus soutenir cette pluie d'éphémères, qui, ne tombant pas ou aussi perpendiculairement qu'une pluie ordinaire ou avec une obliquité aussi constante, frappait sans discoutinuation et d'une manière très-iticommode toutes les parties de mon visage; des éphémères entraient dans mes yeux,
dans ma bouche, dans mon nez Il est singulier que
ces éphémères, qui ne doivent naître qu'après que le soleil est couché et le jour tombé, qui ne doivent pas même voir le lever de l'aurore, aient un amour si marqué pour ce qui est lumineux. C'était une mauvaise commission que d'être chargé de tenir un flambeau à la main; celui qui en tenait un avait dans peu d'instants son habit tout couvert de ces nionches ; elles venaient de toutes parts l'accabler. La lumière de ce flambeau occasionnait et mettait à portée de voir un spectacle de tout autre genre que celui d'une pluie qui tombe ; on en était enchante dès qu'on l'avait aperçu et les gens 'es plus grossière ne se Lassaient p.is de le considérer. Ou n'a jamais de sphère fournie d'autant de cercles qu'on voyait de zones qui avaient la lumière pour foyer : il en parais.sait des infinités qui se croisaient en tous sens, qui étaient dans toutes les inclinaisons imaginables les unes par rapport aux autres et qui étaient plus ou moins excentriques. Chaque zone était faite d'une file continue d'éphémères et semb'ait un galon d'argent contourné en cercle et profondément découpé ; un galon fait de triangles égaux mis bout à bout, de manière qu'un des angle» de celui qui suivait était appuyé sur le milieu do la base de celui qui précédait ; c'était un galon mù avec une grande vitesse. Des éphémères dont on ne distinguait alors que les ailes et (|ui circulaient autour de la lumière formaient cette appaie.ice : chacune de ces mouches, après avoir décrit mie ou iliiix orbites, tombait à terre ou dans l'eau, s.ans s'être brôlée auparavant. » La température de la journée ni l'étal du ciel ne changèrent rien à l'heure do l'apparition, qui ne fut très-marquée que lo lU et lo 21) et 110 cessa couipléteuieiit que vers le 27 ; elle avait durii
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en tuiit environ dix joni-s, avec deux ou trois joins seulement d'abondance miraculeuse. En KSO, R anmur revit les nifmes pliénomènes, mais dès le 6 aoiU et jusqu'au !) seulement ; les éphémèies fuient moins abondantes que l'année précédente et ne paraissaient qu'à 9 heures et demie au lieu de 8 heures et demie; il ne put découvrir les causes de ces différences. Le même naturaliste en a observé deux autres espèces reproduisant les mêmes phénomènes sur la Loire; l'une sur la roule deSaini-Dié à Blois, le 11 septembre 17^1, vers les 5 heures du soir; eu moins d'une demi heure les habits et surtout les chapeaux de ses gens furent tout blancs du grand nombre de dépouilles de ces insectes qui y restèrent accrochées; l'autre à Blois même, le 2(1 octobre, pendant la nuit, par un temps beau et chaud pour la saison. En Suède, Dcgeer en observa une autre espèce encore, éclosant vers la fin du printemps, le soir, une heure avant le coucher du soleil, et dont la vie à l'état parfait était plus longue que celle des espèces vues par Swammerdam et Réauraur.
L'anatnmie des éphémères a été étudiée avec soin par les auteurs déjà cités et depuis par MM. Léon Dufour, Pictet. La transparence des tissus de la larve et de l'insecte dorme un grand intérêt à celte étude, parce qu'on peut observer au microscope les organes en fonction sur l'animal vivant. C'est sur la larve vivante d'une espèce d'éphémère que Carns reconnut les mouvements de contraction du vaisseau dorsal et les courants dont le sang est agité régulièrement par suite de ces mouvements (Dérmtverte d'une circulation simple chez les insectes. Leipsig, IS'J.)
Le genre Éphe'mère compte plusieurs espèces naturelles :> la France : \'E. cothmiine {E. ttdr/ola. Lin i fig. 9i:t) aie corps long de 0'",01S à 0"',()2i) ; c'est la plus giande espèce des envii ons de Paris : elle est brune, avec le ventre jaune foncé, à taches noires triangnhiires et 4 ailes brunes à taches foncées; 3 filets bruns à la quette ; 1'^. jaune(,Ë. /«/ea, Lin.), jaune, à ailes transparentes, 3 filets à la queue annexés de jaune et de noir ; le corps a iio^OI 1 de longueur; l'fc'. bordée {E. mnrf/inatti, Dum.) est trèscommune vers le mois de juillet sur la rivière de Bièvre, près de Paris; elle est noire, avec 3 filets velus à la queue, les ailes transparentes bordées de brun du côté externe; taille, environ Oi"',flll ; VÉ.du soir {E. vs^pertiPM, Lin) est la plus petite espèce des environs de Paris llnngueur du corps, 0"', 003 au plus) ; elle est noire, à 3 filets et à ailes transparentes ; VÉ. culici fortiie {E. culiciformis. Lin.) n'a que (l'",00'i de longueur, le corps brun, les ailes blanches et 2 filets; l'^. horaire {E. horarifi. Lin.), Ionguedell"',007, laisse souvent sa dépouille à nos fenêtres ; elle n'a aussi que 2 filets ponctués de noir ; les ailes sont transparentes et bordées de noir au côté externe. Ad. F.
Épiiémèbes, Ephémérixes (Zoologie). — Groupe d'/«secles correspondant au grand genre Ephemei «, de Linné, et partagé par divers auteurs en plusieurs genres. On eu trouvera la distribution en sept genres, dans la Monoyraphie des Etihèménnes de M. Pictet.
EPHIALTE (Médecine), du grec ephiallô, lancer sur ; synonyme du mot cAnctiEMAR.
ÉI'IIIDROSE (Médecine), du ^\ ac ep/iidroô, ie transpire abondamment, qui vient lui-même de e/)/, sur, et idros, sueur. — Ce mot, employé par les Grecs, a servi à désigner tantôt dos sueurs Incales morbides, taïuOt des sueurs abondantes, critiques et salutaires. En général le sens n'en a pas paru déterminé d'une manière précise. Sauvages en a fait un ordre de sa neuvième classe, sous le nom lie sudor niurbosus. Enfin, on a préposé de ne se servir de ce mot que pour désigner les sueurs qni ne tiennent à aucune afl'eclion, mais qui, par leur abondance, pourraient constituer un état morbide essentiel. Cette opinion a été partagée par M. Giisolle, qui caractérise ainsi V Ephidrose : « Exhalation considérable do sueur ayant lieu d'une manière continue ou ;\ des intervalles plus ou moins éloignés, et quelquefois périodiques. 0 D'un autre côté, M. liayer pense (|ue le mot ephidrose d 'it .être rayé du cadre nosologiqne, comme n'oflrant point un sens rigoureux et déterminé dans les ouvrages des anciens et ayant été diversement interprété par les modernes. F — N.
EPIIIPPLS (Zoologie), Cliœlodnn epliippus, Cuv.; du grec rplii/ji.ioii, selle. — Ce poisson, aussi nommé Cacalier ou <:iiii;lodiiu il housse, forme, dans l'ordre des Acuntliojil('ii/i/ieris. famille des SijUU'iiDiipenKes, un sousgenre du genre Cliœtodoii. Il vit dans la mer des Indes, et est remarquable par une dyrsale profoiuléimuit écliati-
crée entre sa partie épineuse et sa partie niolle. Ci'lte partie épineuse peut se replier dans un sillon formé par les écailles du dos. Son corps est aplati verticalement, de forme arrondie et long de (i°',I5; ses dents sont déliées, mobiles et élastiques ; son museau pointu et sa bouche peu fendue. L'espèce type est VE. fjifjas, Cuv., ou Ephippus- qp'nnt, que l'on trouve en Amérique.
EPI (Botanique), S/)ica, du celtique /d'e, pointe : l'épi se termine en pointe. — Terme qui s'applique à une inflorescence composée d'un axe commun, portant immétliatement des fleurs sessiles ou presque sessiles. Dans la tliéorie des inflorescences, certains auteurs déduiseiU de
l'épi presque toutes les autres inllorescences ; ainsi le capitule est regardé comme un épi aplati, qui a gagné en largeur ce qu'il a perdu en hauteur ; la grappe n'est autre chose qu'un épi ;\ fleurs pédonculées. L'épi est simple on compose' ; dans le pretnier cas, ctunme dans le plantain, la jusquiame, le bouillon blanc, la verveine commune, l'jixe est tout d'une venue et sans ramification; dans le second, au contraire, comme les épis de l'an^érine bon-hioiri, de la joubarbe, de l'hiUiotrope d'Europe, il y a ramification. L'épi est puniculé dans la verveine officinale et la menthe verte. Il est diaité quand il est divisé à la base en plusieurs rameaux non ramifiés, comme dans l'éleusine, les chloris, Yandropoqon isrhœmuni. L'épi est Idclie dans la fumeterre officinale, l'orchis ;\ deux feuilles. Il est cotnpncte àans le mélilot, le trèfle dos champs. Quelquefois ses fleurs sont en groupes distants les uns des ;uitres; il est alors dit interrompu, comme dans la lavande, l'alismcdamasone. Il est spicute lorsque, comme dans les Graminées, iPse compose de plusieurs petits épis ou épi. lots. G — s.
ÉPI FLEuni iBotanique), nom vulgaire du Stuchijs d'A/lcniaijne (viiyez Staciivs).
fipi DE LAIT, lipi DK LA ViEKGE, Lait b'oiseau (Botanique). — Nom vtilgaire de VOrnit/iogate pyramidal, Orn. Iilnnc.
Épi du vent IBotanique). — Jolie graminée ronnnnne dans nos moissons, remarquable par la beamé et la légèreté du panache que forment ses fleurs molli ment ;igitées par le vent, d'oii lui est venu le nom àe. jouet du vent. C'est VAgrostis spica venii de Linné ( voyez
ÀGUOSTlSl.
ÉPI (Chirurgie). — Espèce de bandage, plus connu sous Sun nom latin de spica (voyez ce mot). KPIAIRh; (Botanique). — Voyez Staciiïs. Él'l\>i (Méderino). - Voyez Pian.
EPICAUPE (Botanique). — Partie uxlérieurc du fruit (voyez FniiT).
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ÉPICK (Pain d') {Économie ilomcsùquo). — Voyez
P.41^ D'tP CE.
ÉPICÉA (Botanique). — Nom vulgaire du sapin commun (Ahies fixcelsu, de Cand.) (voyez Sapin).
ÉPICES (Économie domestique). — On comprend généralement sous ce nom toutes les substances végétales étrangères, d'une odeur aromaiique, d'une saveur cliaude et piquante, dont ou fait usage pour assaisonner les mets que l'on sert sur nos tables, pour la composilion de certaines boissons, quelquefois, pour des préparations pliarmacoutiques. Dans ce dernier cas, elles rentrent dans le coqjmerce de la droguerie; les autres constituent une des branches les plus importantes de Vépicerie.
Presque toutes les épices nous viennent de l'Orient, surtout de l'Asie, plusieurs aussi de l'Amérique et des îles situées entre les tropiques; telles stmt, par exemple, la cannelle, la muscade, le piment, le poivre, le girofle, le gingembre, la vanille; quelques plantes indigènes ou naturalisées ont aussi pris place à côté de celles que nous venons d'indiquer; ainsi le cumin, la coriandre, le carvi, le fenouil, etc. On appelait aut/efois fines épices un mélange, en proportions variables, de poivre, de girolle, de muscade et de gingembre, d'où lui était venu aussi le nom de quatre dptces; quelques personnes joignaient à ce mélange de la cannelle. On faisait et on fait encore un grand usage des épices dans nos ciii sines. Leurs propriétés toniques et échauffantes les ont fait rechercher depuis longtemps pour stimuler les fonction^ digestives, devenues pare.sseuses surtout dans les pays chauds et humides, où l'on a besoin de réagir contre l'influence délétère de ces climats pernicieux. Ces productions, qui nous vinrent d'abord par l'Arabie et l'Égypie, étaient fort recherchées et d'un prix élevé; on en distribuait aux convives dans les festins de noces, et on en oBiait en cadeau aux personnages les plus considérables et même aux princes ; c'est ainsi qu'un abbé de Saint-Giiles osa joindre plusieui s cornets d'épiccs à une demande qu'il adressait au roi Louis Vn Sliiis l'usage le plus connu des épices données en cadeau était celui qui avait trait ;\ la magistrature. « On donnait le nom d'e7/j''e? (voyez le Dic>. de Bioç/roph. et d'Hist. de Dezobry et Bachùlet) aux droits ou hoiioraires dus aux juges, parie que, dans l'origine, les plaideurs offraient aux magistrats, pour se les rendre favorables ou les remet cier, des aromates, des dragées, des confitures, etc. Ces objets furent par la suite lemplacés par de l'argent, et la libéralité devint une dette... Do bonne heure, il y avait eu des abus. Saint Louis défendit aux juges de recevoir pour plus de 10 sous d'épices par semaine... Les épices ont été abolies par les lois du 4 août 1789 et du 24 août 17!)0. »
Le commerce des épices, quoique moins considérable qu'autrefois, forme encore une branche importante de l'expoitaiion des Indes orientales et de l'Amérique intertropicale; l'Inde, Ceylan, les iles Moluques, sont les principaux centres de |)roduction de ces substances. Les Portugais d'abord, puis les Hollandais et les Anglais, ont tour à tour exercé presque le monopole de ce commerce. Mais enfin, dans le siècle dernier , l'intendant de l'Ile de France, Poivre, plein d'amour pour son pays, eut la gloire d'aller chercher et de transporter, à travers mille dangers, les plantes précieuses qui produisent les épices, ft il eut le bonheur de réussir, aidé par le gouvernement et la Compagnie des Indes. F — n.
ÉPICLINÉ (Botanique). — Lorsque le corps glanduleux appelé nectaire (voyez ce mot) rep' S'^ sur le réceptacle (voyez ce mot) de la fleur, Mirbel lui donne la qualification d'c'picline, du grec épi, sur, et c//»**, lit; par oppos'tion à celle il'épif/i/ne, du grec yvm', qui désigne l'ovaire, el par laquelle on qualifie le nectaire placé lîur l'ovaire; ainsi, dans le premier cas, on dit un ticctairc épic/itip ; dans le second, un nectaire épii/t/iic.
ÉPICONDYLÉ (Anatomie;. — Cliaussier a donné ce nom à la lubérosiié externe de l'extrémité inférieure de yiiumérus (voyez ce mol) à cause do sa position audessus de la petite tète ou coiidy/e de cet os; du grec épi, sur, et condi/tiis.
ÉPICliANE (Anatomie), du grec f))i', snr; crniiioii , Ct&ni:. - Kupression, inusitée aujourd'hui, par laquelle on désignait autrefois le imiic]uuccipilo-/'rontu/ (voyez ce mot).
EPICYCLE (Astronomie). — Cercle dont In contre est i la circonférence d'un aiilrc cercle sur lequel il se meut. Le» anciens asironome» employaient un cercle <7.r/~<';i^ique pour expliquer les irrégularilés appan'iiles du inoiivemcul des planètes cl leurs dilTérenles dislancc)> & la
terre. Ils faisaient usage d'un épicyclc pour expliquer les stations et les rétrogradations. La planète était censée décrite l'épicycle, tandis que le centre de ce cercle décrivait la circonférence de l'excentrique, qu'on appelait aussi 'féféreiit. Toute inégalité reconnue dans le mouvement de la lune ou d'une planète était représentée par un nouvel épicycle. C'était un procédé ingénieux, mais qui n'expliquait rien. Les épicycles ont disparu de l'astiononiie, lorsque le soleil a été reconnu comme le centre du mouvement planétaire, et que la nature elliptique des orbites a é é constatée (voyez Astronomie).
ÉPlCïCLOIDES (Géométrie). — On appelleépicycloide la courbe décrite par un point du plan d'uu cercle qui roule sans glisser sur un autre cercle fixe. On dit quel'épicycloîdeestor'/i'«nî>e,ra//o?!je«ou>y(cco"7'C!e. selon que le point décrivant est situé sur la circonférence génératrice, au dedans ou en dehois. On dit aussi que cette ligne est
Fig. lit. — EricycloiJo.
extCfiie ou interne, suivant que le cercle mobile roule à l'extérieur ou à l'intérieur du cercle fixe. Noire figura représente l'épicycloide externe engendrée par le mouvement d'une circonférence sur une autre de rayon double.
L'équation générale des épicycloîdes offre peu cl'intértt et se prête mal, du reste, à l'étude des propriétés de ces courbes; mais des considérations géométriques simples peuvent ici remplacer l'analyse, et font voir que les épicycloîdes jouissent de propriétés analogues à celles de la cycloide. On trouve, par exemple, que la normale, en un point d'une épicycloide quelconque, s'obtient en joignant ce point tiu point où le cercle mobile touche le cercle fixe, et on déduit de là un moyen simple de construire la tangente. Ou montre aussi que la développée d'une épicycloîde oniiuaire est une autre épicycloïde semblable ;\ la première, et on déduit de lit la construction du rayon de courbure de la courbe, ainsi que celle d'une droite égale i la longueur de l'épicycloide.
Si l'on suppose en particulier que le rayon du cercle moliile soit la moitié du r.ayon du cercl > tive, et que le premier roule iniérienrement sur le second, les épicycloîdes ordinaires sont un diamètre du cercle fixe, et les épicycloîdes rallongéos ou raccourcies sont des ellipses.
Si l'on suppose que le cercle mobile et le cercle fixe aient le même rayon, et que le cercle mobile roule extérieurement sur le cercle fixe, l'épicycloide ordinaire est une courbe simple, dont l'étpiation polaire est :
B = 2a(l — cosO)
et qui est un cas particulier de la courbe connue sous lo nom do lininçon de Pascal.
ÉPIDÉMIE (Médecine, Hygiène), du grec c/-/, sur, et démos, peuple, multitude; maladie qui all.aquela mul-; titude. — On enlend par épidémie l'existence simultauéo d'une même maladie sur un gr.ind nombre d'hommes;' ainsi la poste, la fièvre jaune, lo typhus, le choléra, la variole, la rougeole, la scarlatine, la suelle niili:iiie, Ica ' fièvres intermittenles, la dyssenterie, etc. On peut diru que l'élude des épidémies, prise dans le sens le plus (Slondu Uu mot, est pout-êire ce que la médecine a de
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nlus important, el si oUo promet i hi f ciciice des re.suluus heureux et fécomis, c'est i la coiulilion (|ue les liomines oui ^e consacrent à ce genre de travail seront doues de ces rares nnalilés nui se résument dans nu génie yasie, un esprit élevé, unis à un grand talent d-observation à une atlentiou scrupuleuse et soutenue, pour noter les moindres détails, i.ssocier des matériaux souvent disparates, et les apprécier à leur juste valeur, lel était Hippocrate qui n'a pas été égalé, et qui nous a laisse des lodMessi parfaits dans ses ^,,/ion.-mes dans son Imite desmalwlies pomdmres, dont le premier et le troisième livre paraissent seuls Être de lui, et surtout dans son immortel Tmitii do!: ah-s, des eaux et des lieux ;le\ fut vingt siècles plus tard Sydiuiliam, dont on a dit que Boeihaave ùtait son cliapeau toutes les fols qu'il parlait de lai.
Los mnhilies épHlémiques, populaires, pestilentielles, peuvent tenir à des causes générales ; ce sont les mnludies épnlémiques proprement dites; d autres fois elles ^e uroua-fnt par contagion, c'est-i-dire par la transmission d'un ""orme morbifique d'un individu i. un autre ; c est ce qui conslitueles Épidémies cuntoywuses. Ainsi, par exrniple, la variole, la rougeole, la scarkilinc, s.uit contagieuses; personne ne le met en doute; ':y.\^»^''"'-';'; épidémique, le clioléra asiatique, la tievre typlioide, ne le sont pas pour l'immense majorité des médecins Lu certain nombre d'entre eux repoussent avec des arguments très-puissants l'idée que la peste, la fièvre jaune, soient contagieuses. C'est donc là un problème tres-difflcile à résoudre (voyez Contagion).
La plupart des maladies connues à 1 état sporadique sont susceptibles de prendre le caractère épideimque; mais il n'est pas facile de prononcer qu une mnbidio a ce caracti'i-e, lorsque le nombre des individus allecles dans une localité donnée est limité. Seulement, d;uis ce cas la maladie revêt sur tous les sujets un certain air de famille; certains symptflmes sont, plus accuses; ou en observe de nouveaux quisegénéialiout, ot qiu ii existent que rarement et isolément dans IV-tat ordinaire; bien plus et ceci est très-reniiu-quiible, presque touti s les maladies aiguës, intercurrentes, reçoivent quelques moditications qui leur donnent le cachet épidémi.|ue. Considérée dans son ensemble, une épidémie lepi-Lsentc assez bien une 'maladie individuelle, avec ses phases d invasion d'accroissement, de summum, de décroissement, et eîiHn de terminaison ; nous pouvons citer, comme exemples, nos funestes épidémies de choiera, et surtout celle de 183.', précédée d'abord de symptômes précurseurs, tels que dérangements dans les loiictions digestives, diarrhées, puis invasion subite, la niaUulie atteignant rapidement son suinmum d'intensité \'i-' I'' ■ "inniiMiceme.nt d'avril, pu!» décroissant vers la lin i\>- "•:"■ " 'l'udescence en juillet, et enfin ternunai-on maaiull, v.is ta lin de septembre ; c'est le tableau complet d une maladie individuelle; rien n'y manque Quelquefo s 1 é|ndemie n'attaque qu'une localité restreinte, une ville, un canton ; d'autres fois elle s'étend successivement de proche en proche, et parcourt tout un vaste continent, tel encore le choléra, telle fut au-si la fameuse épidémie catarrliide, dite \'n,fhœnza, qui, eu l^lâ, frappa la Russie, la l'olognc, la Prusse, l'Allemagne, la France, et vint se terminer en Italie. .
11 existe entre les épidémies et les endémies des rapports intimes. « I-es endémies, dit M. Michel Lévy, sont l'expression pathologique des lo alités; elles appartiennent on propre ;\ certains pays, y sont permanentes, (uioiqne plus actives, parfois, à certaines époques de l'année Les épidémies, au contraire, régnent passagèrement et se généralisent davantage. Les premières naissent pour la plupart, de conditions météorologiques et cosiniques que l'on peut apprécier jusqu'à un certain poiet ; les autres se développent sons l'empire do modihcatioiis, presque tonioiirs inconnues, de l'air. Toutefois, di-s eiulémieii circonscrites à leur naissance, telles que la peste, la fièvre jaune, peuvent s'étendre sous forme épidémique, sans que leur dillnsiou s'explique loujours par l'addition d'un élément contagieux. » Ajoutons, pour compléter ce tableau d'une si grande valeur d'apprecnition, que d'autres endémies sont essentiellement parquées dans le foyer qui les produit ; telles sont les fièvres iiitermiltontcs, le goitre, etc., et qu'elles n'en sortent pas, quelle que soit la mnitipli-itr des rapports et des conimuuicatiniisRvec les ccuitrées voisines. Maintenant I air est-il le véhicule qui transporte ces miasmes, ces elTIuyes, ces sei.-iiiKi, causes du développement des épidémies'.' Cela parait probable au moins pour la plu paît des cas, si l'on en excepte bien entendu ce qui se propage par le
contact immédiat. Mais quelle est la nature de ce principe morbide •; a t-il son point de départ dans les émanations des malades? est-ce un produit des exhalaisons du sol'? est-ie une modification dans les conditions électromagnétiques de l'air? vient-il de ces millions de corpuscules ivpaiidus dans l'atmosphère et dont l'origine est sinon inconnue, du moins très-problématique? La chimie ne nous révèle rien à cet égard; laissons donc le champ libre aux hypothèses. Une contrée est le foyer d'une épidémie, le choléra, par exemple ; nous sommes sur une plase basse et humide, le Delta du Gaugo, des courants atmosphériques transportent les principes infectioux dans toutes les directions, mais surtout en suivant les cours d'eau, ils se répandent sur les grands plaicaux de l'Asie centrale, rencontrent les sources des neuves qui vont se déverser dans les mers intérieures;, ils franchissent les monts Ourals, redescendent vers l'Europe septentrionale, puis vers l'Europe centrale, et viennent épuiser leur ;iction sur notre malheureuse France. Mais pourquoi celte direction plutôt qu'une autre? pourquoi n.ènie sont-ils sortis de leurs foyers? c'est que ces principes épidémiqucs ont besoin de rencontrer sur leur route des conditions où ils puissent développer leur l'uiiesto évoluiion; c'est qui; si toutes ces conditions fav-u-ablos n'existent pas au moment môme de leur passage, l'é|iidomie n'aura pas lieu ; do telle sorte que l'on peut admetire que 1 atmosphère est presque continuellement chaigée de ces principes sans qu'ils puissent produire rien de fâcheux. Ainsi dans la fameuse épidémie de 183.', le choléra saule brusquement de Londres à P;uis, sans transition ; est-ce que dans ce cas ou ne doit pas supposer que les régions intermédiaires touchées par l'atmosphère pendant son trajet n'offraient pas les conditions favorables i l'incubation du fléau? Rien ne s'oppose à ce qu'on admette cette
théorie dont nous ne | son, pas plus loin les develoj)-
pemeuts. Dans la ,/:„„<',■ pr.!,; <!e 1348, improprement appeléie pesie n-n:v, el qui l'on a ii tort ronl imlne ; vec lecholériifvoyezcomot), lepoiiitdedépMi ; i Mli. e Orient; de là elle s'étend jusqu'aux ri\o li> i'. i' i e, puis elle ravage le:i cotes afiicainesdc la v. .lo ■n;,;: e, l'Italie la France, l'Allemagne, l'Angleterie, cutu. .es pays du Nord. Getle peste, « dont bien la tierce partie du monde mourut, » reparut trois fois dans ce mallieureux xiv= s ècle, en I3U0, 1373 et 1382. Aux causes dependant de l'atmosphère et qui rentrent dans cette matière de l'hyiène connue sous le nom de circumfuia Crépaudus autour), il faut joiudre celles qui sont p us prochaines, et dont plusieurs sont les sources mômes des miasmes que l'air iransporte ; ce sont les contrées bassis et humides, marécagei.so,, Ir- ;i. - r.o, yeuses de certaines phges maritimes, do ■ i' .^os, leure embouchures multiples ; ce soin o . i. - .uidos misères, les grandes calamités publiiiuos, I.» di:,a,ireuses disettes la famine que nos temps modernes ne connaissent p.us, les grandes guerres, surtout lorsqu'elles sont suivies du jiasla"e des troupes vaincues; on doit signaler encore incurie, la malpropivté générale des populations, leur mau\aise alimentation, etc.
Ici so pi-, Mille, uno (piestiou grave et longuement con- ♦ ,,,,,.,-., , ■, -1 oôll,' .lo la pi opagation, de l'extension des
.,.,1,1, ' . ,i,.i,.^ ,,pMo..iis -..lit e'n pré>ence, les uns pen-
s,,|,i o 1 . > i .lu.' ,1 l'Mo|..irtation par des individus, par
■|,, , mut par des objets contaminés;
1, i, I, I, Ile delà marche progressive de l'é-
p,,; ,, ,, , ,1,0 M. Il naturelle. Ily a du vrai dans es deux opiiii..iis ; à, roup sôr, les maladies épidémiques, loi squ'ellessont contagieuses, doiventle plus scu\eui se propager par importation; ainsi la roufieolo.la variole, etc. Mais il ne saurait en ôtrc tout à fan deniôine d.'s grandes épidémies qui, parties du foyer où elles ont pris naissance, s'étendent progressivement, quelquefois avec lenteur, mais sans rien perdre de leur force, de leur violence, marchent par des voies que l'on ne peut calculer d avance, et après des ravages plus ou moins étendus, s arrêtent, s'éteignent et disparaissent sans qu'on puisse en lrouve f Il . ause 11 y a là certainement une lulluence mysterieu-eqni nous échappe, qui est plus subtile que tous nos movens d'eiiquôto et d'investigation, mais (lue I on na peut rapporter à la propagation du mal par importaion; elle ne peut Otre due qu'à la cause que nous avons signilée plus haut, lo transport des principes épidémiques par l';itmosplière, et leur inrnhatum Icm evohti.ui dans i.-s localités favorables à leur , K.e ,q,pement. Ai si, lorsqu'on a assisté aux premiers d. veloppementS du choléra dans xn^e contrée, à la foniKjuoo snccessjvo do ses foyer» depuis Marseille jusqu à bébastopol, qu on
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a compte' les premiers cas de typlms à l'armée, il ne faut pas dire que l'épiclémicittî n'avait là aucun rôle; on n'a fait que mettre en évidence une cliose, c'est la lornialion même de ces foyers, leur propagation sur la route, par l'encombrement des troupes sur les navires, par leur pas-age sur des plages malsaines, avec le froid et l'humidité des nuits, etc. C'est là, véritablement, au contraire, que l'épidémicité apresque toutfait; l'importation et l'exportation n'ont eu qu'un rôle bien secondaire, et il est bien permis de croire que, si par un coup de baguette magique, ces soldats en arrivant dans la Dobrowska eussent pu être ramenés en France par différentes voies dans de bonnes voitures, bien nourris, bien couchés, sans souffrance et sans privation, ils n'auraient nulle part importé et propagé le choléra, o Les esprits superficiels, dit M. le professeur Tardieu, et, à plus forte raison, les esprits prévenus n'hésitent pas à imputera l'importation les premiers cas qui se montj-ent dans une localité, alors que l'extension naturelle de l'épidémie en donne suffisamment la raison, et sans penser qu'avant d'admettre, dans ces différents cas, la réalité de la transmission contagieuse, il y aurait lieu de rechercher et d'éclaircirbien dos détails, etc. » On pourrait appliquer ce raisonnement à presque toutes les épidémies, et en soumettant .'i nn examen sévère tous les faits observés, en leur opposant les nombreuses contre-épreuves susceptibles d'en atténuer la portée, on serait bien près de se ranger à l'avis du savant doyen de la Faculté de Paris.
Quoi qu'il en soit de toutes ces considérations et quel qu'en soit le mode de développement, lorsqu'une épidémie éclate dans un pays, quelle qu'en soit la nature, quel que soit le nombre des malades et des victimes, une influence pernicieuse s'étend sur toute la contrée, et toute la population en ressent plus ou moins les effets par un dérangement dans la santé, tant léger soitil ; d'une autre part, il semble qu'il se fait dans ce foyer pestilentiel une espèce d'acclimatement an sein de cette population, et les individus qui ont traversé sans accident et pendant un certain temps les premières phases de cette épidémie y deviennent plus réfractaires que les étrangers; ceux-ci, en effet, dès leur arrivée, subissent plus facilement les atteintes du mal. L'émigration en temps d'épidémie est nue mesure qu'il faut favoriser au-, tant que possible, bien loin de s'y opposer; elle a pour effet d'abord que l'émigraut, s'il peut choisir, se transportera dans une localité qui renfermera les conditions hygiéniques les plus favorables; s'il ne lu peut pas, il auia toujours la chance d'échapper à une partie du danger; mais un autre résultat précieux de l'émigration, surtout si elle était nombreuse, co serait de diminuer l'encombrement de la population, une des plus funestes conditions dans une épidémie.
Les grandes éindémies, les ni;Uadies pestilentielles, et c'est de c<'n(s-là surtout que nous nous occupons, sont presque toujours annoncées par des avant-courenrs, et surtout p.ar te qui se passe dans les pays voisins; leur marche progressive les rapproche pins ou moins, ou les éloigne de nous ; dans le premier cas, elles sont presque toujours précédées par des changements plus ou moins notables dans la santé pnbliqu<!; c'est alorsqne les règles de l'hygiène doivent recevoir une application sévère, d'abord de chaque membre de la population, ensuite des administrations publiques et locales ; c'est ici que viennent se placer ces grandes mesures qui, avec le temps, ont amené la diminution do ces Oé'iastrcs publics et même la disparition de quelques-uns. Les épidémies, suivant le savant Villcrmé, diminuent de fréquence et d'inUMisiié dans tous les pays qui, de la barbarie et de rij;nora4ice, passent à l'état de civilisation, ou d'une civilisation imparfaite à une civilisiitinn pcifoclionnée; les dusses malheureuses en sont plu- --omvimii mteinles que les clas-es aisées. Du reste, l'un lir.riii.ii progressive qui sfi fait remarquer dans la iim;ii . ■ .1 \ imt, dans les liabiiations, dans la culture, daiu I ii> :iiiii--rniont des terre», dans celui des logements, est une cause inressaiiip qui, avcclo temps, doitamencr la cessation presque cumplèie de ces fléaux. Ainsi, la peslo d'Orient, si fréquente en France dans le moyen 4ge, ne s'y est plus montrée depuis celle de Mar.seille, en 17 21) Après sa première apparition dans notre pays, en .S'iO, un nouveau reloiir en 6H(», elle no reparaît plus qu'eu Kfll ; mais de c.eiu' époque i i720, on la voit «'acclimater chez non» m rava-ior notre mnlhnureiix pays, 4 vingt reprises dilïéreiueo, pendant cette période de neuf siècles Ce sira donc une conquCto immense sur le mal, et qui doit en pré-nger d'autres du méuiu genre, lorsque les gouverne-
ments auront tous compris, comme ceux que la France a eus depuis sa grande révolution, les devoiis quo leur imposent la salubrité publique et les gr.inds intérêts de l'humanité.
Un fait remarquable dans les épidémies, c'est que la mortalité en frappant plus particulièrement sur les enfants et les vieillards atteint parmi les premiers cetiH qui se rapprochent le plus de la naissance, et parmi les seconds ceux qui sont les plus âgés. Une autre observ.ation non moins curieuse, c'est quo, dans nos pays civilisés, les épidémies les plus meurtrières ne diminuent la population que passagèrement ; il y ade cela plusieurs rai -ons : c'est que, ainsi que nous venons de le dire, en enlevant les individus aux deux extrémités de la vie, la mortalité ne fait que prendre par anticipation une grande partie de ceux qui seraient morts peu de temps après ; et cela est si vrai que, dans la période qui suit les épidémies, la mortalité est toujours moindre qu'auparavant Une autre raison, c'est la quantité des étrangers qui viennent, après la cessation du fléau, pour remplir les emplois publics ou particuliers devenus vacants; puis enfin o les mariages et les naissances proportionnellement plus nombreux que jamais. En un mot, les épidémies accélèrent le renouvellement des générations, et leur absence le ralentit. » iTarriieu.)
Nous aurions voulu citer les principales mesures prises en France par l'administration pour atténuer les ravages des épidémies, la création des commissions d'hygiène, leurs fonctions, les instructionsdonntes par l'autorité, etc. Mais la place nous manque pour cela, et nous renvoyons au Dictinnn. d'hijg. ptihliq. de M. Tardieu, article Ma- LAniEs ÉpiDÉMiQUEs. — Voyez aussi Coltect. d'observat. si(r les é/iidéiniei., par Lopeq de la Clôture. — Des épidfini. sous le rajiport de l'htid. pub/. Villermé iAïui. d'hyg. et de mëdec, tom. IX, pag. 1). — Rapp. ami. suites ppid. de 18:iO à 1S62 {Méni. de l'Acad. de me'd., tom. I, m, VI à XVII, in-4"). F — N.
EPIDENDRE (Botanique), Epidendrum , Lin., du grec e'pi, sur, et dendron, arbre qui croît sur les arbres. — Genre de plantes Monocofy/édones apérispermées, de la famille des Orchidées, type de la tribu des Epidendrées, sous tribu des Lœliées. Caractères principaux : labelle onguiculé, adné et parallèle à la colonne, à limbe muni de callosités à sa base ; i masses polliniques, égales, comprimées, portées sur une caudicule. Les espèces de ce genre, au nombre de ])lus de soixante, sont des plantes qui se développent sur les arbres des régions tropicales. L'Ë. en coquille {E. cochleatmn, Jacq.) est une jolie espèce des Antilles; son labelle est vert, taché de pourpre et en forme de coquille. VE. à odeur de violette {E. iono.ïmxm , Lindl.), VE. rouge [E. p/iœniceum, Lindl.), VE. porte-grenouille {E. ranif'erum, Lindl.), sont aussi des espèces très-remarquables. Plusieurs épidcndres exhalent une agréable odeur. Elles se cultivent toutes en serri' rhiiiule.
i:i'!lli;\m;!''.i;S (Botanique). — Tribu de plantes delà faiiill» .1 iif/iiilers \oycz Epidendrei. Elle comprend des lu rl.rs epipliytos OU terrestres, souvent caulescentes et croissant presque toutes dans l'Amérique inteitropicalo; l'Asie n'en possède qu'un petit nombre. Leur pollen est cohérent en masses céracécs, pourvues de caudicules souvent repliés, sans glande propre. Genres principaux : Cœlogi/nc, Lindl. ; /Vio/irfota, Lindl. ; Epidendrum, Lin.; Cattlega, hm<i\. ; lirasavola, U. I3r. ; Bletia, Riiiz et Pav,
EPIDEIIME (Anatomie), du grec épi, sur, ot ilenna, peau. — L'épiderme est une membrane mince, insensible et formée de cellules qui recouvrent le derme ou partie plus profonde de la peau chez l'homme et chez les animaux en giMiéral (voyez PiîAf i.
ICpideiuiio ilioiiiini|iiel. du grec épi, sur, et deriita, peau, — On nomme .uni remeleppe serlio, mince, transparente, qui reniian n-h i. ni^jnesdes plantes sous forme de nieinhi iiiie : . Kihrieiii me 1ère, Cet épidémie, nommé aussi ciiln h/,, ,-,i eemimsé d'un tissu cellulaire plus ou moins mllhieni. De Cuiulolle a, le premier, distingué deux sorie-, d'epiilerines, l'une qui recouvre les organe» herbacés, encore jeunes, à laquelle il réserve le noin do cuticule, et l'autre qui recouvre les vieux troncs, et qui est pour lui le véritable épidorme, La cuticule porte souvent des peiK d'une iiainre spéciale t\ cha(|ue planté, cl dos oiive.im. s ;,|,pel,Vs stoinnics. Les travaux aiiatomiqiies les }iln , iinpeiiants sur l'épiderme sont : Trevirnnus, Venin.-,chlc >,l,r.ft. t, IV, p. » (IS'il); — Amici, .•l«7(. .vc. niilnr., 1. 11, p. VII HSÏl);— Ad. Brongniart, Ann, se, naliir, (I8'i4 et 1831),
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„„•,.„ ^o 'i-, Hbq ipinip.^ viriables dans les dilTtirenles 1 vert de cuivre se me f ?:.A . n.i K /?« me e" verle îr-m«7. est gris- lines de Toxyde de cuivre; le sulfure de plomb affecte épidotes : ainsi la ViaKHe est verie, la -o^«. ^^^^^ ^ ^^^^ .^ celles du carbonate, du sulfate de ce m^nl. Ces
siiisulier> pliénoraènes s'expliquent par une transformation lente et progressive du corps dont la forme persiste quand un nouveau corps s'y est substiiué; ainsi des cristaux d'un sel de plomb, placés dans un conraut continu de gaz hydrogène sulfuré, passent à l'état de sulfure sans chnnger de forme, (.'est de la même nianièie qu'un dé d'aigem tombé dans les lieux d'aisances peut y être retrouvé converti en sulfure d'argent, avec sa forme encore bien reconiiaissable ; qu'une bagne d'or suspendue au-dessus d'un bain de mercure se change en un amal-
verdaire, Vépi'l"1e mnnyanésienne est violacée. Jantôt elles sont transparentes, comme celles du Danphiné, et tantôt o aques, comme à Arendal .Noiwége). L epidote rave le verre : sa densité varie de 3,vS à 3,«. Au chalumeau, elle se boursoune, fond sur les bords ; elle est inaitaquable aux acides. Ce minéral cristallise dans le système du prisme rhomboidal oblique : 1 angle des pans du prisme est de 115» 41'. Les cristaux sont souvent Eronpéset ont alors une forme assez complexe. Outre l'épidote crisallisée, on trouve des variétés basilaires qui rapprochent encore l'épidote du pyroxène, de 1 amphibole et même de la tourmaline avec lesquels on pourrai" la confondre quelquefois. Lef.
EPIGaSTBE (Anatomie), du grec e>', sur, et gasier, estomac. — Kom scientiHque de la région du ventre au milieu de laquelle est le creux de l'estumac; 1 épig.tstre est la partie moyenne et supérieure du ventre; Use trouve circonscrit de chaque coté par les hypocondres; en haut, par l'extrémité inférieure (apophyse xiphoide) de los sternum; en bas, par la région ombilicale. le creux de l'estomac est la partie la plus remarquable de l'épigastre, paiceque la pressiony fait naître une sensation toute particulière qui devient facilement douloureuse. C est qu'en efTet, au niveau de cette partie se trouvent interieurementdesorganesd'une grande impoitince :1e foie, l'es omac, et dans le voisinage iiit.me de ce dernier une des portions importantes du système nerveux de la vie de nutrition, le plexus solaire. Du reste, cette sensibilité du crenx de l'estomac n'est pas un avertissement trompeur, et les coups portés dans cette partie sont toujours dangereux et peuvent tout au moins produire des troubles sérieux dans les fonctions di-estives. Il en résulte souvent aussi des contusions graves du foie, à la suite desquelles peuvent se développer des maladies chroniques de cet organe. Dans certains cas, le coup portant plutôt sur l'estomac peut devenir la cause occasionnelle d'une altération de ses tissus et de tumeurs de ijiauvaise nature. T'*,',- ■
El'IGASTP.IQUE 'Anatomie), qui appartient à 1 épigaslre. Ainsi : Centre épig., Région épig.. Vaisseaux cpii,-.
Centre éiiigaslrique (voyez Centhe).
Iié(/ion épigastrique i voyez Epioastre).
J'oi'vseoiu; épigaxlrigues. — 1° Vnrtère épignstrtque est une des branches de l'i/Mijrîje externe; elle s'en sépare du côté interne, presque iinmédiatement au-dessus de l'arcade crurr.!e, oïdinairemeiit un peu plus haut que la circonflexe iliaque^ rarement plus bas; elle descend ensuite en dedans, puis se recourbe au-dessous des vaisseaux spermatiques, et remonte b. leur côté interne derrière la paroi antérieure de l'abriimcn, entre le péritoine et le luxcln trnniversolis, à l'endroit où celui-ci forme la paroi piistérieurcdu canal inguinal ; elle continue ensuite de monter vers le muscle droit, jusqu'un peu an-dessous de l'ombilic où elle s'an.istomose avec une branche de la niamuiaire interne Comme on le voit, cette artère par sa position a une importance extrême au point de vue de la hernie inguinale, et en effet, il ne faut pas oublier qu'elle correspond A l'intervalle des deux orifices du canal inguinal, de telle sorte que, placée d'abord derrière le cordon des vaisseaux spermatiques et 1 ouverture du faiciii triin-wersulis, elle se trouve situi'C en dedans de cette ouverture, et plus en dehors que l'orifice externe. 11 résulie de li que lorsque la hernie ingiiimile suit le trajet du cordon, l'artère est en arrière et en dedans du col du sac; si elle s'est engagée directement en forçant la résistance du fascia lrni,sversnlu, l'urtère sera située en dehors; distinction très-imjiortante dans l'opération de la IIerme inci'Inale. 2° La veine épig'ixtnqiie, qui Buil le même trajet que l'artère, se jette dans la veine iliaque externe. F — N.
EPIGiNÏvSK (Physiologie", du grec épi, sur, et gênésis. production. — Doctrine physiologique et philosophique concernant le mode de production des corps vivants, et où l'on n';idinet. dans le germe, la préexistence, d'aucun organe, d'aucun tissu; ces parties se forineni successivement sur place et pour ainsi dire de toutes pièces. Cette doctrine est opposée 4 celle
gaine de mercure et d'or, sans avoir perdu sa forme. L'action chimique des gaz ou des vapeurs sur des substances à l'état solide donne lieu à ces curieuses substitutions auxquelles on a spécialement réservé le nom ù*ép'géfiie-i .
EPIGÉ (Botanique), du grec e'pi, sur, et gé, terre. — Se dit des cotylédons qui. dans la dernière période de la germination, sortent de terre par suite de l'allongement de la tigclle et se montrent au-dessus du sol connue pour protéger les jeunes organes que la jeune tige développe à son sommet. Saintine.dans son livre rie Picrinla, a poétiquement décrit le rôle des cotylédons épigés, quand un orage vient menacer la jeune plante, héroïne de son roman
EPIGLOTTE (Anatomie), du grec épi, sur, et du français glotte.— Sorti de soupape fibreuse placée dans l'arfière-gorge, sous la base de la langue et au-dessus de l'orifice du canal aérien nommé glotte (voyez Digestion, Respiration). Ce prolosigement fibreux, destiné à fermer la glotte pendant que sont avalés les aliments, n'existe que chez l'homme et les animaux mammifères.
On a aussi, par analogie, nommé e'piglntte l'anneau qui forme les lèvres des stigmates ou orifices resjiiiatoires des insectes.
EPIGYNE, Epigïnie (Botanique), du grec épi, et gyné, femelle. — Terme qui s'applique aux part:cs insérées directement sur l'ovaire, comme peuvent l'être le calice, la corolle, les étamines ou le disque Le calice et la corolle sont épigynes dans les composées, les caprifoliacées, les ombellifères. Vépiggnie des étamiues est un des trois modes d'insertion (voyez Hypogvne et PÉRiGïNE) découvert et pris pour caractère par Ant.-L. de Jnssieu dans sa Métliorle naturelle. Enfin, le disque (voyez ce moti peut être aussi e'pigi/ne comme dans les ombellifères Ou le distinguera facilement de l'ovaire à sa couleur toujours différente de celle de ce dernier. EPILATION Chirurgie). — Voyez Dépilation. EPILEPSIE (Médecine), en grec epil''psia, dérivé de eptliimhano. aoriste, epilèpsomai, je surprends. — Maladie chronique des centres nerveux, et en particulier du cerveau, revenant par accès plus ou moins longs, plus ou moins éloignés les uns des autres. EUe est caractérisée par des attaques conV\ilsives, avec perte subite et complète de connaissance, gonflement ronge et même violacé de la face, écume à la bouche ; les muscles de la face se contractent irrégulièrement ; les paupières sont quelquefois fermées; d'autres fois elles sont :igitées do mouvements très-rapides; les yeux se meuvent convulsivement; la langue s'allonge, sort de \a. bouche, est saisie, souvent déchirée entre les dents qui se serrent, et dont le grincement est quelquefois si fort qu'elles se brisent On voit des épileptiqnes pousser des gémissements, des soupirs, et même des hurlements plus ou moins prolongés. Eu un mot, le désordre dans les mouvements musculaires est porté à son comble, et les convulsions peuvent s'observer d.ans toutes les parties du corps avec une rapidité, une violence et une irrégularité inimaginables Pendant ce temps, le pouls participe en partie à ce désordre; il peut être petit, fréquent, dur, ingal; quelquefois il s'efface et devi -nt imp'Tceptible, etc La respiration est convnisive; il y a des borborygmes. des vomissements, des déjections involontaires ; on a vu le sang couler par le nez, le-^ oreilles. Ces accès, dont In violence présente des nuances infinies, dont la durée et les retours sont très-irréguliers, ont généralement uno invasion brusque; cependant ils sont quelquefois précédés de symotômes précurseurs, et
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Rporset Dense que ces doniiers sont dans la prororlion jŒan ou^n cinquième sur la totalité. M. Beau a trouvé que cette proporiion était de moitié. Quelquefois lorsque les attaques sont annoncées d'avance, le malade pourra essayer de les prévenir par l'inspiration d'une odeur piquante, telle que l'ammoniaque liquide ; mais cela arrive rarement. Dans ces cas, quelques malades ont le temps d'appeler à leur secours ; ils sentent leur attaque venir, puis ils perdent la faculté de parler, puis bientôt ils perdent connaissance. Les auteurs parlent d'un aura fpilepiira que ressentent Ips malades à ce moment; ainsi dans une partie quelconque du corps, au sommet de la tête, dans un membre, aux pieds, aux doigts, etc., ils éprouvent un sentiment de froid, de fmicheur, quelquefois de chaleur, de /rissomiement, d engourdissement; une espèce de vapeur p:irt de cet endroit, se dirige vers le cerveau, et, arrivée là, détermine l'accès. Suivant M. Herpin, Vniirn epileptica n'est que la première manifestation convuisive de l'attaque. Du reste, ces cas paraissent être les plus rares, le plus ordinairement cette sensation «existe pas, et l'accès, comme nous l'avons vu, .irrive brusquement. Ceci démontre dequelles précautions il faut entourer de pauvres malades qui peuvent être pris de leur mal, et tomber subitement à tous moments.
La frayeur paraît être la cause la plus fréquente ae l'épilepsie ; c'est l'opinion générale des médecins de tous les temps et de tous les pays, et, parmi les modernes, Tissot Esquirol, Georget, l'ont signalée d'une manière spéciale. J. Frank pense qu'elle doit compter pour les trois quarts. Viennent ensuite les violentes commotions morales, les passions vives, la colère, les chagrins profonds, les contentions d'esprit soutenues, surtout cliez les jeunes sujets Cette maladie est souvent une stiite de l'idiotisme. Suivant Georget, on trouve un épileptique sur huit ou dix idiots. Parmi les causes internes et prochaines, on a cité l'épaississenient des os du crâne, e développement d'une cxostose, d'une tumeur anormale dans quelque partie du cerveau, etc.
Il n'est pas toujours facile de distinguer 1 epilepsie de nnelques autres maladies nerveuses, telles que IVclampsie rhvstérie. Voici quels sont les caractères principaux de l'épilepsie donnés par Georget: « 1° Perte subite complète et profonde de connaissance. 2° Coimilsions plutût tétaniques que cloniques, c'est à dire pu tôt brusques que tumultueuses, .i" Intensité des convulsions plus grandes d'un côté que de l'autre. 4° Turgescence violacée de la face, remplacée vers la fin de l'accès par une pâleur extrême à" Bave écumeuse par la bouche. G" Etat d abeiration mentale, ou au moins d'hébétude après 1 attaque. Si do pareilles attaques se renouvellent plusieurs lois pendant plusieurs semaines ou quelques mois, laissant des intervalles d'une assez bonne santé, il n'est pas douteux ■ que l'individu ne soit épileptique, et les attaques d liyslerie ne présentent point ces caractères réunis. » Il sera possible aussi, en observant ces règles, de distinguer fénilepMe vraie de celle qui est simulée dans un but frauduleux et coupable, soit par certains jeunes gens (|ui veiileni se soustraire au service militaire, soit par .les mendiants pour exciter la commisération publique. Dans ce dernier cas, on aur.i aussi à voir si le col n'est pas serré outre mesure pour déierminer le gonOement et a rougeur de la face; si le malade no s'est pas laissé tomber dans un endroit bien chois, pour f.V^y^^}',^^^^' Cl pour être à l'abi i de tout danser ; les épileptiqucs vrais, é ant presque toujours pris de leur attaque subiteiiiont, 1 pct"vent t,mber même au milieu de la me devant une ^oituië. 11 faut remarquer aussi que l'inseus.bihté devant êliG absolue dans l'épilepsie, on devra s en assuin lo sque l'on soupçonnera la fraude; ainsi par les odeurs quantes, par des pincements de la peau par des piqtV es léBèns, etc. Unliii, le do, teur Marc père dit que lorsqu'on a étendu avec peine le poignet et le pouce coii- ?raclés , il» ne se nécbissent pas do nouveau chez les vrais Bpileptiques, tandis que chez les ?'"'■•«' >'»J2'T"it nom promptcment leur position anlérioure, comme fait
"VoTa'ilement de cette cruelle maladie a successivoment embrassé presque toulo la thérapeutique ; on a es- Taj". même les poisol., les <^Vi^f^'^^,^}";^>î!^ " a essnvé et vanté tour à tour la valériane lissoii, e qu ,2na!le musc, le camphre, ropium, nn.|lç/".m. o ?lë D.P..-1 ..xtrtùte do la conie do cerf par ^'«l " 0- Le ni. rate d'argent préconisé i son l""^ «' ^ !,,[', t connue .laugereux, surtout par lisquirol; "»"». ', , ' ' nous pas, Bi nouL voulions citer tous le» niédicanieuts
employés, vantés, puis abandonnés successivement; mais nous devons dire nu mot de l'oxyde ds zinc, administré d'abord par Gaubius, puis par Hufeland ; un peu oublié plus tard, il a été de nou\eau préconisé par le docteur Herpin, de Genève, dans un travail remarquable sur cette maladie. L'auteur assure avoir guéri, par son emploi, huit malades sur dix. Dans ces derniers temps, M. Herpin a remplacé l'osyde par le lactate de zinc, qu'il donne d'abord à la dose de 0",10 à 0",15 par jour, en augmentant progressivement jusqu'à 2 grammes. Quant au traitement des accès, il n'y a absolument rien à faire; seulement, il faut déposer le malade dans un lieu calme, tranquille et bien aéré, le soustraire, autant que possible, à la vue des passants, desserrer tous les liens qui pourraient gêner la respiration et la circulation, et surtout faire en sorte qu'il ne soit pas tourmenté par la sollicitude trop empressée des personnes qui voudraient lui procurer un soulagement impossible; il faut, en un mot, le laisser tranquille et veiller seulement à ce qu'il no se blesse pas dans ses mouvements convulsifs.
La maladie qui nous occupe a été connue dès la plus haute antiquité. Elle avait tellement frappé les esprits par l'aspect extraordinaire de ses accès, par leur rapidité et leur violence, qu'on lui avait donné le nom de maladie sacrée, et c'est encore ainsi qn'Hippncrate la désigne dans le travail remarquable qu'il lui consacre. Après lui, Celse, Pline, Arélée, Cœlius Aui'elianus, l'ont appelée des noms de mal d'Hercule, ç/rand mal, mal caduc,mal dëinoniaque ; plus tard, en France, on lui a donné les noms de mal caduc, haut mal, mal de saint Jean, mal de terre, mal des enfants, parce qu'elle est particulièrement fréquente dans l'enfance.
L'histoiie offre un certain nombre d'exemples d'épileptiques illustres, chez lesquels un développement inlellectuel remarquable, uni à des passions violentes de toutes espèces, à de grandes commotions morales, souvent à des excès de tout genre, de travail, de veilles, et même de débauche chez quelques-uns, ont dû avoir une grande influence sur le développement de la maladie ; tels furent, dit-on, J. César, Mahomet, Pétrarque, peut-être Alexandre, et même Attila, dont la vie et la mort présentent une' réunion si extraordinaire et si bizarre d'événements presque inexplicables sans l'intervention d'une cause morbide ou surnaturelle.
Véuilepsie s'observe souvent chez les animaux domestiques. Ainsi le cheval présente, dans ces accès, les mômes phénomènes que l'homme ; dans les ruminants, ils sont plus violents, et la bave est mêlée des aliments qui reviennent delapai.se Le chien pousse quelquefois des cris plaintifs, et, après la crise, on le voit souvent se sauver comme s'il ét.ait poursuivi. Chez le porc, les accès se succèdent rapidement, et l'animal périt en général rapidement. Cefe maladie ne pouvant être consultée que par les accès est mentionnée parmi les vices rédhibitoires, avec trente jours de garantie pour le cheval et le bœuf. Les principaux travaux à consulter sur 1 épihpsic sont : Hecherches et obserrutions sur l e,.ilepsie. Pans, iS(i:î par J.-G.-F.Maisonneuve; — Dictiomi. des scieiic. médl article Epiuîtoie, par Esquirol;— Traité des mnladirs mrnta/c^, par le même ; - Dœtionn de médecine -irticle EriLKesiE, par Georget ; — Arclnv. genér. de ,H«/rc.,2'série,t.Xl, par M. Beau ; -- DeVépûepsie par le docteur Herpin, de Genève; — Traité de l Epilensie. par Delasiauve, 1 vol. m-»°. F — n.
EPILLEl' 'Boianique), diminutit à'epi. - On nomme ainsi, dans rinllorescence des Graminé-s, les petits rameai^x de fleurs qui constituent l'épi. Suivant qu il porte une, deux, trois, ou un e-g-";^ nombr d efle
une, aeux, trois , ou nu p'^-» s'""- .„ '„ii,n,..n
l'épillel est dit uniflore, hiflore, triflore mulli/loic. L'épillel est muni il sa base de deux bractées nommées ah mes (voyez ce mot), qui renferment une ou plusicure •fleurs accompagnées aussi de leurs bractées (voyez GnA-
"'fpÎlOBE (Botanique), Eiilobium, Lin., du grec e;)!, sur, et lohos, gousse : la flmr est portée sur un long ovaire qui devient une capsule analogue, pour la forme, à une gousse. - Genre déplantes '''"/y';'»';;; '''''' hipétaks péri'ii/nes,i.\c< la famille des ai:nnll,uits Caraclères : calice adhérent il l'ovaire tétragono, à hu.be courl,il '. divisions; '. pétales arrondis; K étaunnes ;ovairo i 'logos; capsule linéaire contenant de nombi'euses grainespoiluos. Les espèces assez non.bronses d» «^f genrtJ sont des ..laines herbacées dcsrégionstenipérée» do 1 héndsphère boréal. VU. en épis [li. .f<^'''"'%}-''^}y,^; mwu-tiinlium. Lin.), nommé aussi f. à feuilles étroites, et vulgairement Laurier de Saint-Antoine, est une bcllo
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plante à feuilles un peu luisantes et à fleurs grandes, roses, en épis. Cette espèce croit dans nos bois, et les horticulteurs, f|ui l'ont trouvée digne des parterres, la cultivent fré<iucmmcnt. Dans quelques pays du nord, ses racineset ses tiges sont alimentaires. Ses feuilles entrent quelquefois dans la fabrication de la bière. On a cliercbé à utiliser les aigrettes de ses graines comme du coton, mais sans uneréussite assez satisfaisante. On cultive aussi l'E. « feuilles de romarin (E. rosmarinifolium. Lin.), et r^. hérissée (E. hirsutum. Lin.), toutes deux spontanées en France. G — s.
EPIMAQUE (Zoologie), Epimachus, Cuv. — Sousgenre a'Oisraur, ordre dis fa sevcaux, famille des Ténuirostns, du grand genre des Huppes, propres i l'archipel océanien. Ils ont le corps allongé, des plumes écailleuses ou veloutées couvrant une partie des narines, qui sont petites. Leur tète est petite ; l'œil derrière la commissure du bec qui est robuste et trois fois plus long que la tète. Les ailes sont médiocres; les jambes, emplumées, ;\ tarses longs; la queue est très-longue et étagée. Ces oiseaux sont remarquables par la beauté et la variété de leur plumage, nuancé surtout de noir et de roux, et comparable à celui des oiseaux de paradis auprès desquels ils vivent. La femelle, au contraire, a une livrée sombre qui l'a fait considérer comme d'une autre espèce par beaucoup de voyageurs. On connaît quatre espèces d'épiniaques dont les mœurs ont été peu étudiées : l'espèce type est \'É. projne'fil [Ë. magnifiais, Cuv.) dont le plumîige est d'un noir de velours sur la tête et bleu d'acier sur la poitrine. Les plumes de ses ailes, longues et panachées, servent à la parure des femmes. On le trouve à la Nouvelle-Guinée; il est de la taille du geai. L'É". rotjal {E. regius, Cuv.) vit à la Nouvelle-Holfande.
EPLMÈDE (Botanique), Epimeditim, Lin.; du grec epi, sur, et Medi'i , Médie ; originaire de l'ancienne Médie. — Genre de plantes Dicotylédones diulypelales hyporjynes de la famille des Berbéridées. Caractères : 4 sépales caducs; 4 pétales éperonnés;4 étamines; style latéral ; capsule allongée, à plusieurs graines. VE, des Alpes {E. alpiniim, Lin.), nommé vulgairement C/cî/jçQurf'ei.'e'- '/tie, est une petite plante à feuilles composées de segments cordiformes, dentés et à fleurs au ca ice brun, et disposées en panicule lâche. Plusieurs autres espèces rapportées du Japon par Sieboldt, il y a vingt-cinq à trente ans. se cultivent en bordures dans les jardins.
EPIN.XRD (Botanique), Spinricia, Tourn., du latin tpimt, d'où é|iinard, à cause des pointes épineuses du fruit. — Genre de plantes Dicohjlédoiifs dxahipëtnie périgi/nes de la famille des Chénoiiodéen, trilju des Cijc/olobées. Les épiuards sont des herbes à feuilles alternes, à fleurs axillaires d'une couleur verdàtre, dont les mâles et les femelles sont sur des individus différents. Suivant les uns, Pierre de Crescens aurait le premier mentionné l'épi nard vers le milieu du xive siècle. Suivant d'antres, ce fait doit être attribué à Casiri, et cette plante, apportée par les Arabes en Espagne, nous serait venue de ce dernier pays. De là le nom de Olus hispanicum donné par quelques auteurs. Quoi qu'il en soit, l'espèce type de ce genre peu nombreux est \'E . potiiger (S. oleracea. Lin.) dont il existe deux catégories très-importantes, \<'YE. cnmmiin et V E . d' Angleterre, dont les graines sont épineuses ou à piquants, et 2° \'E. de Hollande, \'E. de Flandres, VE. d'Esquermes, qui ont des graines lisses. Ceux de la première catégorie semblent plus robustes, celui d'Angleterre est préférable à l'autn'. Dans la seconde on doit préférer \'E. d'Exi/uermes ou à feuilles de laitue. La culture de cette plante demande une boinie terre à jardin, un climat humide lui convient, beaucoup d'eau dans les jours de sécheresse. Le nord de la France, la Belgique, la Hollande, l'Angleterre, donnent les plus beaux produits en ce genre. On peut semer au print<'mps, mais les chaleurs sont le plus souvent nuisibl(w et il vaut mieux attendre les mois d'août ou de septembre, les plantes s'enracinent profondément avant l'Iiivi r, et au printemps suivant elles donnent des récoltes ;ibondautes. Dans tous les cas, il leur faut une terre labourée assez profondément et du fumier bien consumé. Les ennemis de cette plante sont : l" la chenille de la noctu^ Ile potagère, celle de la noctuelle gamma, toutes deux du genre Noclua de Lin. et la chenille de l'Ai/i'n.stis segetum, connue sous le nom de Vers gris. Le» épinnrds sont une des plantes les plus employées comme aliments, elle se mange seuie on avec de la viande, hachée ou non haihée, et constitue une nourriture saine, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage
trop exclusif. Elle peut être considérée comme émoiliente et laxative. Beaucoup de plantes sont mangées, dans certains pays, comme les épinards; mais aucune, sans contredit, ne les égale en qualité.
Caract. du genre: fleurs monoïquesou hermaphrodites; mâles : calice, 5 sépales; 4-5 étamines : femelles ; calice à 'i-4 dents ou lanières ; fruit enveloppé par les divisions du calice, sec, globuleux ou triangulaire, lisse ou muni de 2--3-4 pointes. — On nomme vulgairement épinard plusieurs plantes différentes de ce genre :
Ejiinordde la Chine (bas lie blanche) (voyez B\selle).
Epinard des Indes (baselle rouge) (voyez Basiîlle).
Epinard de la Cui/ntip fPhytolarca à 10 étamines).
Epinard Mnliil, m m.uz A.«ar.\nte, Baselle).
Epinard frm-.: ili!. i. » iipitée) (voyez Blète).
Epinard iiiiiiinrh/ \ryz Patience). G — s.
EPINE (Botanique) — On donne ce nom à des piquants qui adhèrent au tissu interne du végétal (voyez, pour la comparaison, le mot Aiguillon'. Les épines peuvent naître sur la tige, comme dans les féviets, les cactus; elles sont alors dites caulinnires. Quelquefois elles se développent â l'extrémité des brandies et des rameaux à la place des boutons; elles sont aussi terminales, cunime dans le prunier épineux, les chalefs. Les épines naissent sur les feuilles dans la morelle mélongène, le cluirdon- Mar'e. Dans le citronnier , elles sont axillaires, parce qu'elles naissent dans l'angle supérieur que form nt les feuilles avec la tige et les rameaux. Dans le gro eillier, au contraire, elles sont !>î/(^)-a.T(//nï)V.5, c'est-à-dire naissant au-dessous du point d'attache de ces organes. Les épines sont ou solitaires ou fascicu/ées, dans un grand nombre de cierges. Elles peuvent se composer de plusieurs piquants, comme dans le chardon bénit. Enfin, les épines peuvent naître sur le péricarpe, les stipules, les pétioles, les folioles, etc. -
Epine ardente (Botanique). — L'un des noms vulgaires ■ du Cratœgus pi/racanthn (voyez Bcisson ardent).
Epine blanche (Botanique). — L'un des noms de VAtthépine (voyez ce mot).
Epine d'Afrique (Botanique). — Nom vulgaire du lyciel de Barbarie.
Epine de Christ (Botanique), .\insi nommé, parce qu'on a supposé que la couronne du Christ était faite avec les rameaux de cet arbrisseau. — Nom vulgaire d'une espèce de Jujubier iZizyphus spma Christi, Willdw; Rlmmnus spina Chrisli, Lin.), qui est un arbriSNoau d'Egypte et d'Arabie, à fruit gros cemme une cerise et à saveur agréable (^oyez aussi I'aliure).
Epine pe rat (Botanique). — Nom vulgaire du petit houx (voj-ez Fraoon épineux).
Epine noire (Botanique). — Nom vulgaire du prunier épineux (voj'ez Prunellier).
Epine (Botanique). — Nom vulgaire d'un genre de Pomace'es, nommé Cratœgus, du grec lii'alos, force, à cause de la dureté du bois. La répartition des espèces de ce genre a souvent varié suivant les auteurs. M. Lin< ley lui assigne les caractères suivants : calice urcéolé, quinquéfide; pétales orbicnlaires, étalés; ovaire à 2-5 loges; 2-.'> stj les glabres ; fruit charnu, ovule, couronné par les dents du calice ou par un disque épais; noyaux osseux. Les cratœgus, au nombre d'une trentaine cultivés, sont des arbres et des arbrisseaux épineux, à fleurs blanches. Pour plusieurs espèces importantes, voyez Aibépine, AzÉROLii-Ret Buisson ardent.
EPINE d'hiver (Horticulture*. — C'est le nom d'une bonne espèce de poire, de forme pyrainidale, assez épaisse, légèrement eftilée vers la quene, i|ui est courte, assez mince ; la peau de cette poire est d'un vert blanchâtre, satinée à la suiface. La chair est fine, d'un goût fin et parfumé, d'une consistance tendre et beurrée, avec un suc abondant et agréable. Cette poire se mange en novembre, décembre et janvier; elle est aujourd'hui peu cultivée, parce que d'autres variétés voisines en ont pris peu à peu la place.
EPINE-VINETTE (Botanique). — Nom vulgaire d'un genre de plantes Dicotylédones diulypétales hypogynes connu sous le nom de Herlieris, Lin. ; du grec berheri, coquille : allusion à la forme des feuilles, type de la famille des Berbéridées. Les ép'Ues-vinetics, très-nombreuses en espèces, habiti'nt particulièieincnl les régions tempérées desdeux Amériques. L'uniiinee-i'èceque nous possédions en France est \' li.-mnelle conunune [U rulgaris. Lin ), connue aussi sous le nom de \'inellier. C'est un arbrisseau s'élevant rarement à plus do 4 mètres. Ses rameaux sont à épines subulées et àécorce gris-jauniitre. Ses feuilles, rassemblées en laisceaux, sont articulées, et
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nirinnséoiient considérées (suivant la théorie orgonogra- EedesSlles) comme composées; elles sont en outre Fwéolées et dentées en scie S.» noms en grappes pendantes sont jaunes. Lllessoni très- :méressantes p. rie pliénômène d'irritabilité de leurs étaminesLors.|ue celles-ci sont renversées vers les pétales et qu'on l.-s touche légèrement, elles se rejettent inmiédmtement comnie par tu. "essoksur le stigmate auquel elles semblent demander protection. I/épine-vineite croit dans les contrées moi tue i-es de l'Eilrope, mais le climat du centre et du mid. de la Fr.-<nce lui convient très-lnen ; c'est non-seulemenl un charmant arbrisseau d'ornement, mais il reiid encore d'autres ^,eiviceb par ses difféienies parties. Ou obtient facilement une couleur jaune de ses feulleset de son bois traités par un composé ^'cf- Ses feuilles son aussi une bonne nourriture pour les bestiaux. Les baies dt l'épine-vinet.e sont rouges ; leur saveur e^» "" P*^" ^.^X' assez agréable; elles sont astringentes Ç" e fa. des confitures très-délicates et très-recherchee., «"J'o f * rhanceau et à Saint Seine-l'Abbaye, pies de Dijon. O eVconfit aussi dans le vinaigre. Dans certains pays, on en prépare une liqueur fermentee. Il y en a plusieurs variétés à fruit blanc et à fruit violet un peu "louisacr del que les .-aitres variétés. La variété rouge obtenue de semis par M. Bertin est surtout très avantagei.-.e pou l'ornement. Son feuillage ainsi que ses sépales sont d un ro^ige pourpre d-uu très-joli effet dans les jardins paysa-
^''caract du genre : calice à 5-9 sépales en 2 ou 3 séries ; G pétales munis chacun de 2 glan.ies à lei^r base; fc étamines opposées aux pétales; stigmate sessile, baie a 1 loge contenant 2-.1 graines. . ." •„.
EPINETTE (Botanique). — Nom vulgaire de certains arbres verts, résineux; ^\nsi VEinneite '^'''.f'fjfj; Sapm (tu Camcla, et VEpinelte rouye, le Meleze d Arne-
"epInEUX (Anatomie). — Qui ressemble à une épine; cet adjectif sert à désigner un certain nombre de parties qui ont plus ou moins cette forme, ou qui sont en rapport avec les organes àiti épineux Ainsi on dit les a/* plwsos ih,i„euses des vertèbres pour désigner la série de ces éminences qui forment l'épine dorsale; de même on appelle muscle tramversaire ép,nsux une des portions de la masse musculaire qui remi lit les gouttières vertébrales et que Uiaussier a désignée sons le nom collectit de sacro-.yimil ; elle a des points d'insertion sur toutes les apophyses épineuses.
Fpini lA (Zoologie . - On désigne par cette expresion un certain nombre d'espèces d'animaux très-differfiiis les uns des autres : ainsi un Mammifère rongeur, 1 h-ltiniHs roux Hat épineux, de d'Azzai a ; - un Oiseau, le Ctmaril éni7teux, Sarcelle à qume épineuse [Anas spt nosa, Laih.); — plusieurs Poissons, tels sont une espèce Ù'lîpiu0'lic,un squale du sous-genre Leiclie — Plusieurs coquilles ont aussi été spécifié^ s par ce n ot.
En hnlanique, on désigne aussi par le mot épineux un certain nombre de végétaux qui sont munis d'épines.
EPINIÈHE (M"EU.K' (Anatomie), du mot epine. em- Dlové ix.ur désigner la colonne vertébrale. - On donne ce iioiii à une des parties centrales du système nerveux cérébro-spu.a/ des animaux vertél.rés. C'est un gros cordon de matière nerveuse qui, par la moelle allongée, prend son o.igiue du cerveau et du cervelet, et se prolon^:e dans le canal formé par les vertèbres, eu émet aut à droite et à gauche des nerfs qui vont se distribuerdans difTéientes parties du corps et des meuibies (voyez Ciminno spinal, Neumîi'X [S!/sldme\)
EPmOCHE Zoologie), Casin-ùsteus, Lin. - «cnre d. Po,ss-/n.v,ordie des>4™7i///o;/(cn/f/!eH.v, famille des Jo!«;.s nnrussées. Son nom scienii' que rappelle qu une cuirasse osseuse formée par le développement des os du bassinet de l'épaule garnit le dessous du ventre, et son nom ?iançai»quc ses épines dorsales, Ibr.s et ne formant pas de naceoires, la détendent contre les autres possous
ploie comme engrais. Le Gastré (G. spinachiu. Lin.) est une espèce marine et se trouve sur nos côtes. La chair de ce poisson est en général peu estimée i\ cause de ses