‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 350 sur 396 · ETA · texte numérisé non relu

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!angL' à du cliarbon est cliaufl'e sur la sole .\ la pins basse tenfpératiire pussible. Les flammes no. doivent jamais être oxydantes. On doit empÊclier la rLMnriion de l'uxyde de 1er et la combinaison avec la silice. L'éiain mtHallique cuiile dans un bassin o\tiJricnr an l(uir. On Olfcve peu à

peu la température jusqu'à ce que les scories commencent à couler; malgré cela, les scories qui restent sur la sole, outre l'oxyde d'étain, retiennent toujours des grenailles d'étain métallique. On les sort du four, puis elles sont bocardées et soumises à une préparation mé-

Fig. 99». — Connc cl plin Aa foi

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cani({UO pour en extraire les grenailles; quant aux parties les plus lourdes des scories elles-mêiues, on les conserve pour les repasser à la lin de la campagne du four. L'étain, Ji cliaquc opération, est coulé en lingots de 60 kilogrammes qu'on soumet ensuite au raflinage.

On traite ensemlile tout l'étain provenant d'un mémo minerai. S'il est pur, il ncreticntquc dufer; il peut aussi contenir de l'arsenic et du soufre, et une troisième qualité contient du tnngsit'ue. i.'o)>ération est toujours la mémo; elle est fondée sur le phénomène eliimique do la liquntion; on met A profit la plus grande fusibilité de l'é lain. Le lundi, au moment où on met le four en feu, on charge les lingotsdanslc^focu-à peu pris froid, et onrhaull'e trtB-lentemeiit de manière à séparer l'étain dos alliages ; on reçoit le métal dans un grand cyliiulreen fonte cliaull'é par un foyer particulier; la tempérai me est do V2j" en-

viron. On fait plusieurs chargements, puis on plonge dans le bassin, pendant une heure environ, une bûche de pommier ou de sapin; il se produit un bouillonnement très-vif qui amène à la surface toutes les impuretés et les alliages tenus en suspension; on enlève les cr.asses et on coule en lingots. Sur la sole se trouvent les crasses contenant beaucoup d'étain ; on cherche à l'en retirer en les mélangeant à des rognures de tôle et de fer-blanc, et on donne un violent coup de feu ; l'étain qu'on obtient est très-impur, mais on peut encore le vendre.

Méllwdc allemdnde. — Les minerais d'Allemagne contiennent moins de I p. 100 d'oxyde d'étain mélangé à beaucoup de quartz, de chaux fluatée, de pyrite de fer, de cuivre et de pyrite arsenicale. On les soumet à un grillage a\i réverbère ; on cherche à en recueillir de l'acide arsénieux dans des chambres de condensation ; puis on les soumet à la prép.iration mécanique pour enlever les sulfates et arséniates. On peut les amener à une teneur de 6lj ;'i 70 p. 100. On les passe ensuite dans un four à manche très-élevé : le combustible est chargé contre la poitrine qui seule est verticale, le minerai contre la warme. Notre ligure représente la disposition de ce four. Il se compose d'un demi-baut-fourneau F de 4 à 5 mètres de haut et portant deux ouvertures disposées pi'ès du fond incliné qui le termine. L'une S sert ;\ l'introduction d'une tuyère, l'autre établit une communication avec le creuset de réception C. Celui-ci conimnnique d'ailleurs avec un deuxième bassin à l'aido de la rigole 0. Par la forme du four qui va constammetit en s'él.argissant, la température cstlongtempstrès-faible; les gaz seuls agissent sur le minerai et pénètrent difllciloment dans la colonne descendante ; le pouvoir réductif est donc très-faible. Malgré cela, on réduit toujours du fer et de l'arsenic qui passent dans l'étain; les scories retiennent beaucoup d'oxyde et des grenailles. On les refond Ji basse température, avec un pouvoir réductif modéré, dans un second four A manche moins élevé, pour en retirer de l'étain qui est toujours très-impur. Quant à l'étain, on le puise à la cuiller dans le bassin où il est reçu à la sortie du creuset, et on le verse sur des pierres en granit, inclinées de 10 p. 100 environ, et sur lesquelles un a placé quelques charbons allumés; l'étain coule et les crasses restent; on le moule ensuite en baguettes pour être livré au commerce. M. — t.

ETAIN iMinéralogie). — A l'ét.at natif, l'étain a été signalé dans le.> sables aurifères de la Sibérie, sous forme de petits grains métalliques ; il est allié à une légère proportion de plomb. Les minéraux stannifères sont peu nombreux ; le seul important est :

Er\iN o\ïDÉ ou Cassitérite, qui constitue la mine de ce métal (voyez Cassitérite).

E TALON (Agriculture). -- Voyez Races Chevalines.

ETAJl AGE (Technologie). — Opération quia pour but de soustraire \ l'action de l'air et dos corps étrangers la surface d'un métal qui s'altère facilement. Pour cela, on recouvre le métal oxydable d'une couche d'un autre métal non oxydable, de manière que les métaux s'allient. L'étain réalise très-bien ces conditions : d'où le nom d'elamar/e. Ainsi on rocouvre le fer d'une couche d'étain, do zinc,' de plomb, pour l'ompéchcr de se rouiller i lair humide ; on recouvre d'étain les ustensiles on cuivre destinés aux usages culinaires, pour s'opposer il la formation des sels vénéneux do cuivre qui se formeraient dans la préparation des alimenis sous l'influoncc dos acides que ceux-ci peuvent contenir.

i;i(witi(/e (lu cuivre. — Pour que l'alliage se produise, on commence par enlever l'oxyde de la surface par le ililci/ui'/f. Ou chaulTe la surface, on la saupoudre de chlorhydrate d'ammoniac (sel ammoniac), que l'on étend au moyon d'une étoupe. L'oxyde se transforme en chlorure solublc, que la chaleur enlève ou que l'on délacho jinr le frottement. On porte ensuite l'étain ou un alliage

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