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d'étain et de plomb sur lu pitce (casserole, bassine, etc.) convenablement cliauffée, et on l'étalé avec de l'étoupe.

Elamage du laiton. — Le laiton, qni est ini alliage de cuivre et de zinc, peut se recouvrir de vert-degris sous l'action simultanée de l'air liumide et des acides. Pour éviter cet inconvénient, on recouvre d'une légère couche d'étiiin la surface de certains objets (épingles, boutons en chrysocale, etc.) (ormes de cuivre et de zinc. Ainsi, pour étanier ou blanchir les épingles, on les décape d'abord en les faisant chauffer dans une dissolution de crème de tartre ; puis on en place une couche dans une bassine de cuivre à fond plat; on met par-dessus une couche d'étain pur en grenaille, et ensuite une couche de crème de tartre. On remplit ainsi la bassine de ces couches alternatives. On verse doucement de l'eau siu- le tout, et on fait bouillir pendant une heure; au bout de ce temps, les épingles sojitétamées. Voici cequi sepasi-e: la crème de tartre est formée d'acide tartrique et de potasse ; sous son influence, l'étain décompose l'eau, se combine avec son oxygène et met l'hydrogène eji liberté. L'oxyde d'étain produit se combine avec l'excès d'acid3 tartrique, et il se produit un tartrate double dépotasse et (le protoxyde d'étain. Alors, le zinc du laiton décompose l'oxyde d'étain (jui abandonne sur chaque morceau de laiton une couche très-mince et très-uniforme de son métal. Les deux métaux constituent une pile électrique, oii le pôle négatif formé par les épingles reçoit l'étain à mesure qu'il se dépose. Le même procédé poiu'rait être employé pour les autres métaux qni , comme le cuivre, sont négati s à l'égard de l'étain ; mais pour l'etamage du fer et du zinc, il faudrait recourir à une pile indépendante des métaux employés.

Cependant, comme l'étain et le cuivre sont très-rapprochés au point de vue électrique, il arrive que dans les ustensiles en enivre étamé, un point de la surface du cuivre s'oxyde malgré le contact de l'élain; mais il n'en est pas de même si l'on remplace l'étain par le zinc plus éloigné du cuivre dans l'échelle électrique.

Ainsi soient des épingles, des boulons, etc., en laiton ; on les décape d'abord avec de l'acide chlorhydrique, puis on les plonge dans un bain bouillant formé par une dissolution de sel ammoniac, où l'on a mis un excès de gi enaille ou de tournure de zinc. Bientôt les objets sont recouverts d'une couche de zinc, en vertu d'une action électrique analogue à celle qni vient d'èlre décrite.

Etainage de la tôle (voyez Feb-blanc).

Etamarjede la fonte. — Ou recouvre la fonte, d'abord récurée avec du sable, d'un alliage découvei't par M. Budi, et composé de Si* parties d'étain, (i parties de nickel, et !) parties de fer fondues ensemble. Cet alliage, plus fusible, plus dur et plus blanc que l'étain, peut aussi être avantageusement employé pour l'étamage du cuivre.

Elainar/e des places. — On commence par polir la surface rugueuse de la lame de verre, d'abord avec du gièi grossier au moyen d'une autre gl.ice de plus petites dimensions, puis avec de l'énieri, et enfin avec du colcothar délayé dans de l'eau. Alors sur une table de marbre bien dressée, encadrée de bois et entoniée de rigoles, on étend une feuille d'étain b.attu, ayant les dimensions de la glace ; puis, avec nne patte de lièvre, on promène :\ sa surface nne petite quantité de mercure pour l'imbiber de ce métal. Après cette première inibibition, on verse une couche de mercure de f)"',(lO-l à l)"',(n.) d'i p:ii-,seur. On place la glace sur unodes extréniid ^ lir l.i iViulle d'étain, et on la fait glisser de façon qu'elle' |iuii..r drvant elle l'excès du mercure qui s'écoule dans les ngulcs. Lorscpie la glace recouvre exactement la couche do mercure, on la cliarge de blocs de pl.àtre, et on la lai.sse ainsi sous cette pression pendant quinze à vingt jours. Ces métaux s'allient, et c'est à l'état d'un amalgame formé, en général, de 1 partie de mercure pour 4 parties d'étain qu'ils adhèrent à la surface.

Klamaf/e des r/lobes de verre. — En versant dans un ballon bien sec et un peu chaud un anmlgame formé de 1 partie de bismuth et de 4 parties de mercure, et, en le promenant sur toute la surface du vase, on produit un étamage souvent très-beau. On peut étnnier de la même manière les miroirs concaves et convexes. On fond ensemble 2 parties de mercure, I pirtie d'éiain, 1 partie do plomb et 1 partie de bismuth. On verso dans le globe bien net, au moyen d'un entonnoir de papier qui plonge jusqu'au fond, on lui imprime un miunciiMiii ri le \ciri' est recouvert intérieurement d'une cciih In (l'aiiial-auie qui tidhfere fortement. Ontrouveraà l';ii:i 1' m usiniMs, le procédé d'argenture des niiniiis, procède qu'uj |ic:ut :.|'l'liquer an^si aux ballons dr vcire. L.

ETAMINE (Botanique), du grec sleinnn, dérivé de !flémi, je crée, je produis. — Organe par lequel la fleur de végétaux remplit des fonctions, telles que l'on peut le regarder comme représentant le mâle dans les plantes. En considérant le calice comme le premier verticille des Heurs, elles forment le troisième verticille. (Voy. ce mot.) On donne le nom d'Androcée à la réunion des étamines. L'étamine se compose de trois p.arties principales : le tilet, l'anthère et le pollen (voyez ces mots'. Le filet est la partie inférieure qui se présente ordinairement sous la forme d'un corps allongé, filamenteux, et portant à son extrémité l'anthère ou partie supérieure épaissie, creusée à l'intérieur. Cette anthère contient une matière formée d'une multitude de petits grains sous forme de pous sière, et constituant le pollen ou matière fécondante. Quelquefois, l'étamine ne présente pas ces trois parties. Il y a des filets sans anthères ou avec des anthères incomplètes pour remplir leurs fonctions; l'étamine p|„ mj. liiimme est alors dite avortive. D'autres, fois d'un leiioncuie. — c'est le filet qui manque; on dit. A, a"Uiêie.— b, liiei. dans ce cas, que l'étamine est sessile. L'étamine a pour bnt la fécondation de l'organe femelle {pistil ou gynécée). Les anciens avaient observé les étamines sans se rendre compte exactement de leurs fonctions. Ils n'en avaient pas moins entrevu la présence des sexes dans les plantes, et Théophr.aste donne à ce sujet des détails très-judicieux. C'est au savant anglais Grew que l'on doit les premières études de l'étamine et de ses rapports avec le pistil. Linné a considéré l'organe raàle comme étant tellement important, qu'il a basé sur ses caractères son système de classification. A.-L. de Jussien, pour sa méthode naturelle, s'est servi de l'insertion des étamines comme caractèie de ses classes (EpifiïNE, HYP0CY^E, PÉnir.VNE). C'est avec le caractère tiré du nombre des étamines, que Linné a établi ses treize premières classes lMoi\ANDniE, DiANur.tE, TniANDr.iE, TÉTBA.NDniE, Pextam)b:e, etc.). Lorsque les étamines ont un nombre qui ne dép.asse pas douze, et qni est constant dans une espèce donnée, les étamines sont définies. Quand elles sont en plus grand nombre, comme dans les roses, le coquelicot, on les dit indéfinies. Ou elles sont distinctes comme dans ces plantes, ou elles sont soudées, soit par leurs fdets, soit par leurs anthères : dans le premier cas, on les dit adelplies; dans le second, sgngénéses, coinnie dans les plantes de la famille des Composées. Les étamines ont une grandeur égale ou inégale. Il y a deux sortes de disproportions constantes : la didi/namie et la tétradijnantie ; l'une a lieu quand les étamines sont au nombre de 4, dont 2 plus longues, connue dans les labiées, la digit.ale; l'autre, quand, au nombre de 6, 'i sont plus longues comme dans les crucifères. Quant à la disposition, les étamines sont opposées lorsqu'elles sont situées vis à-vis des divisions du périanthe; elles sont, au contr.aire, alternes quand elles sont placées entre ces divisions. Les lili.acées, les primulacées, la vigne, le gazon d'Olympe, oftrent des exemples de la première disposition, et les borraginées, les ombellifères, des exemples de la seconde. Les étamines, considérées quant i leur longueur relative avec le périanthe, sont saillantes lorsqu'elles dépassent celui-ci, comme dans la scabieuse, la mentjje, le fuchsia, le plantain, etc., et incluses lorsqu'elles sont, au contraire, renfermées dans le périanthe, comme dans le lilas, le jasmin, le pois, la verve:nc\ l>'' mi-mr qu'on a comparé lus riivr|ii|ipc^ lloiairs ;i ilr-; Iriiillrs nindifiées, on a vu dans l's ilaiiiinrs unr (U'-aiii-al luii -cmbUible. Le filet représeiilr \i- p. lidle, rt l'auilirr.', I.' liudic. Le développement a lieu, du reste, d'une façon analogue à celui de la feuille. Dans le bouton, l'anthère est déji formée, alors que le filet l'est ù peine.

lilANCi ,Kc(in(Mnie rurale). — Voyez Vivier.

i:ilM)\i;i) liotanique). — ■ On désigne sous ce nom II' pcialc >upiricur de la corolle papillionacée. Ce pétale est ordinairement plus grand que les autres, et redressé. Il porte aussi le nom de Pavillon. On peut en voir des exemples dans toutes les fleurs de la famille des l'apillionacées, telles <|U0 celles des pois, des haricots, du faux acacia, etc.

ETl'iliNUMENT (PliyslologieL — L'éternument provient d'une coniraction brusciMC et violeme des muscles expir.ileurs ù la sidte de l'occlusion des vo.es aéiicmies.

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