ET II
Au moment de la violente expiration, cette occlusion fait place à l'ouverture soudaine de la bouche et du nez i la fois, ou du nez seul, et l'air est cliassé avec force. On a donné pour explication à l'éternument, que l'irritation . des nerfs du nez se transmet au nerf trijumeau ; celui-ci le comminiique au cerveau qui, par une action réflexe, le transmet :\ tous les nerfs expirateurs. La plupart du temps, il annonce le coryza.
ETHAL (Cliimie). — Corps gras neutre que l'on obtient par la saponification du blanc de baleine (voyez ce mot), à l'aide de la potasse en poudre. L'étlial est combiné dans la matière primitive avec un acide appelé acide éllmlique, et les éléments de deux molécules d'eau. La composition de ces corps est d'ailleurs assez complexe, comme le montrent les formules suivantes :
L'acide étlialique parait identique, par sa composition et ses propriétés, à l'acide palmitique.
La formule de l'éthal rentre dans la formule générale des alcools (voj-ez ce mot) C'-"H-" + ^0-. On peul, en eflet, constater qu'il présente les réactions fondamentales de ce groupe de corps ; aussi lui donne-t-on le nom à'akool élhn/tqiie.ChauSé notamment avec l'acide phosphorique, il fournit le carbure d'iiydrogrue C^^H-'- {cétpiie\ qui est à l'étlial ce que le gaz oléliant est à l'alcool ordinaire.
ETHF.R (Cliimie), voj-ez éthehs.'
ETHÊRIS-\T10N ou Ethéiiisme (Cliirurgie, Médecine). — Mots récemment créés pour désigner la méthode chirurgicale qui, pir l'emploi de la vapeur d'éther ou de toute autre vapeur analogue, suspend la sensibilité ou la contraction musculaire pour faciliter certaines opérations. Le mot éthërisme, assez peu cmplové d'ailleurs, semble, par son analogie avec alcoolisme^ devoir mieux s'appliquera l'état particulier que produit l'inhalation de la vapeur d'éther ; mais cet état ayant peur caractère dominant l'insensibilité, on lui donne habituellement le nom d'anesfhésie (du grec a, privatif, et œstlièsis, sensibilité), bien que ce mot ait un sens plus général et ne s'applique pas exclusivement à l'anesthésie provenant de l'éthérisation.
Vhiiiomcnes produits par l'inhiilafinn de la vapeur iVélher sulfurique. — Si I'om fuit if'i'MiT A un hnmme
en bonne santé la vapeurqiH i . ' i.! uinl li tluM-
sulfurique à la température ■ i^iiim l l'icniii i-is mspiralions provoquent un picuaiiiciii d,iii,i li; ucz et dans la bouche, avec serrement à la goige, gène dans la respiration, parfois une toux légère; mais cette irritation cesse promptement.et, à mesuieque la vapeur, p'nétrant dans les voies aériennes, y est absorbée, d'autres effets se manifestent. La face rougit et une surexcitation progressivement croissante se trahit par des mouvements désordonnés et une cirtaine loquacité; un fréniisseiiient intérieur se propage dans' les membres en même temps que les signes extérieurs de l'ivresso se montrent peu à peu ; puis viennent des rêves d'une nature souvent aïréable et gaie, quelquefois pénible; mais bientôt la face se décolore, les yeux se ferment, les membres et tout le corps tombent diins un état de reh'ichement complet; enfin la sensibilité est suspendue t'i tel point, que les pincements, les piqûres, l'action des instrununls tranchants, n'éveillent aucune douleur, ne sont iiirnio nullement sentis di^patient livré à un sommeil véritablement léthargique. C'est alors que les plus grandes et les plus pénibles opérations chirurgicales peuvent éiro pratiquées sans douleur, à l'insu mémo du malade. Ce pendant l'ime n'est pas ensevelie tout entière dans ce sommeil, si semblable i la mort, une sorte d'extase la transporte dans |^i autre milieu, souvent même dans un monde supérieur au nôtre, une sorte de paradis rêvé. L'état singulier qui vient d'être décrit est celui d'oxevthéiie ou d'cllicrixinc ; il serait dangereux de chercher à le prolonger en continuant sans interruption les inhalations étliérées; car les battements du cœur se ralentis- «eiit, la chaleur diminue, et en quehines inspirations de plus la vit suspendue s'arrêterait délinilivenient et sans retour; l'éther, agissant alors sans obstacle, se montrerait un poison narcotique et stiipéllaiit d'une redoutable puissance.
Mais, quand on opère sur l'Iiommc, on suit flilèlement cliacuno de» phases do l'élliérisalion ; dès que le sommeil, le rolilclicment do» nicmbrc» «l riiisensibilité se oianirvnlcnt, on arrête l'inhalation de In vapeur d'éther,
et, au bout do sept h huit miiuitcs, l'état anesthésiquc se dissipe peu à peu. Dès qu'on constate quelques signes de sensibilité renaissante, on peut, avec quelques inhalations nouvelles, prolonger l'anesthésie à plusieurs reprises, et la maintenir ainsi pendant une demi-heure et plus. Enfin, lorsque le patient est abandonné à luimême, il se réveille bientôt, parfois avec une gaieté pétulente, parfois avec une sorte de mélancolie passagère; puis, en cinq ou six minutes, il revient tout à fait à lui, et il ne lui reste pins d'autre trace du traitement subi par lui, qu'nn vague souvenir de ses impressions et de ses rêves pendant la période d'éthérisation. L'anesthésie produite par l'inhalation de la vapeur d'éther a été, comme on sait, employée par les chirurgiens depuis 1846 pour supprimer la douleur dans les opérations qu'ils ont la pénible mission de pratiijuer, et, pour ce motif, de nombreuses études ont été poursuivies sur ces siiigidiers phénomènes. On ad'abord reconnu que Véther sulfurique ne jouit pas seul du ces propriétés anesthésiques, mais que les autres éthers, la liqueur des Hollandais, l'aldéhyde, et surtout le chloroforme, agisent de la même manière; ce dernier agent a même montré une telle puissance, qu'il a aujourd'hui généralement pris la place de l'éther entre les mains des chirurgiens; au lieu de huit ou dis minutes qu'exige la vapeur d'éther sulfurique pour produire l'anesthésie, une minute ou deux stiflisent avec le chloroforme, et son mode d'administration est beaucoup plus facile, comme nous le verrons t"ut à l'heure. Du reste, la nature des effets est toujours la même. Les recherches des physiologistes, et principalement celles du professeur Longet, ont établi que l'éthérisation agit sur lescentres nerveux en suspendant successivement leur action physiologique; le cerveau cède le premier, puis le cervelet, puis la moelle épinière, et eu lui la moelle allongée, et, au moment où ce dernier centre perd son influence, le cœur cosse de battre, la vie s'arrête sans retour. Cette courte analyse fait assez comprendre combien réthérisation est délicate à pratiquer, puisqu'on peut dire, sans aucune exagération et en adoptant une expression vulgaire, que l'éthérisation amène le patient à deux doigts de la mort ; mais il faut se liàter d'ajouter que les chirurgiens ont assez étudié cette opération pour déterminer toutes les précautions qu'elle exige et l'appliquer avec toute la sécurité désirable, et qu'aujourd'hui, pour des milliers d'appliralions heureuses, ce précieux moyen d'enlever la douleur ne cause qu'un nombre très-minime d'accidents ; en un mot, c'est maintenant, lorsqu'on se conforme aux prescriptions consacrées par l'expérience, une des méthodes opératoires les plus admirables et les moins périlleuses qu'ait découvertes la chirurgie moderne.
Méthode pratique d'élhérisution.— Après bien des expériences, on est venu à n'employer aujourd'hui, comme agents anesthésiques , que l'éther sulfurique ou, plus comniunément encore , le rhlnroforme. On a anssi renoncé aux appareils cninplicinrs qu'on euiplnvait dans l'origine ; onsesert simplrnii'nt il'une éponge liiie creusée, d'un mouchoir ou d'uiie i nni|ii'e^~edelinKe plies plusieurs fois, ou même d'un tampon de coton placé dans un cornet de papier. On verse sur celui de ces récipients que l'on a choisi de 15 à 30 grammes d'éther, ou de 2 A 8 grammes de chloroforme, puis l'on place immédiatement le récipient ainsi chargé sous les narines du patient, en observant iinx- i/raml soin les précautions sui- • vantes: 1° nepiatiquer l'éthérisation sur aucun malade' ofl'rnnt les symptômes d'une grave altération organique du cœur, des jionmons ou de l'encéiihalo; 'i° ne jamais pratiquer l'étliéiisation que dans l'état de vacuité de l'estomac du patient; 3" laisser pendant l'inh^ilation des vapeurs anesthésiques un arcés snllisant i l'Mir respirable, pourqiie riiémato.so continue pendant l'éiln risatiiiii; 4"ne faire inspirer la viipeur anesthésicpie, surtout si c'est celle du chloroforme, que par inhalations progressivement graduées de façon ;'i y habituer peu & peu les organes, et ne jam;»is forcer, par une précipitation dangereuse, les doses de vapeur inhalées; 5° surveiller constamment l'état du pouls et la respiration du patient ; (." iiiterrnmpve les iir pieiticms .le \ :qn nr :iu-silét que so produit l'ane li . le, . e i i ,iire la )r ,Mliiiiiiii HMisculairc avec inseuMli.i I' , , ne |ii m eile,- i.imi.ii , c|ne par iiilnt- Intinns inteni.il iiiiies, si I .m a lieMniuIr |iriilcini;ei' l'anesthésie, ce <ini exige en même temps un redoublement de précautions et de surveillance.
En olistuTanl ces prescriptions, le chloroforme lui ■môme ne produira que très exceptioniiellenient des accidents que l'on doive redouter. Celui tpii s'est toujours montré
ET H
ET H
!(^ plus imminent est la syncope, à laqncUe cet agent prédispose d'une manière évidente; cet accident peut survenir au moment même où se fait l'opération pour laquelle l'étliérisation a été pratiquée, ou se manifester
iilement plusieurs heures après et quand l'état anesthéne a depuis longtemps disparu. Pour combattre ce l/iutable accident, on se Jiàfcra d'exposer le malade
m air frais et pur, on donnera au corps une position
) la tète soit déclive, on ouvrira la bouche et l'on attia la langue en avant, on pratiquera la respiration .iriitlcielle par des pressions sur le thorax et l'abdomen, cadencées de manière à imiter les mouvements respiratoires; enfin on emploiera subsidiairement les frictions et les corps irritants appliqués sur la peau. Dans quelques cas exceptionnels, la syncope se pioduitd'une façon soudaine et foudroyante par suite d'une prédisposition spéciale du patient, que l'homme de l'art n'a pu reconnaître d'avance ni conjurer. Quant à l'asphyxie par le chloroforme, elle n'est pas à craindre quand cet agent a <5lé administré convenablement.
On a recours à l'étliérisation, dans l'ait de guérir, pour abolir la douleur pendant les opérations chirurgicales, pour suspendre la contraction musculaire dans les circonstances où elle s'oppose au résultat que l'on veut obtenir, telles sont les opérations obstétricales laborieuses, les réductions des fractures, des luxations, des hernies étranglées, le traitement des rétentions d'urine, du tétanos, etc. Il faut s'absienir d'employer Tes anesthésiques pour les opérations légères devant provoquer une douleur très-courte ou modérée, surtout lorsque le malade ne témoigne pas d'appréhension ; mais il y a lieu de recourir à ces précieux agents d'insensibilité, quand il s'agit d'opérations douloureuses, redoutées des malades, réclamant un repos complet ou le relâchement musculaire. On a observé que certains sujets adonnés à l'ivrognerie deviennent réfractaires à l'action de l'éther et du chloroforme lui-même; quelques chirurgiens militaires ont également vu des militaires, excités par la lutte du champ de bataille, résister aux inhalations anesthésiqucs.
Pour écarter les dangers signalés plus haut dans l'inspiration des vapeurs déther ou de chloroforme, on a essayé de substituer à Vélhériauticm générale une élhérisation locale toutes les fois qu'on n'a besoin de suspendre la sensibilité que dans une partie déterminée du corps. La vapeur de chloroforme est alors dirigée extérieurement sur l'org.inc malade. Jusqu'ici les résultats de ces tentatives ont été trop incertains pour faire adopter généralement la méthode de l'anesthésie locale; elle peut rendre quelques services dans des névralgies bien circonscrites, dans certains états pathologiques locaux.
La médecine vélérinaire a fait surtout usage de la méthode anesthésique pour paralyser l'action musculaire, lorsqu'elle s'oppose au traitement curatifou à la pratique des opérations.
On doit à M. le proi'csseur Bouisson une étude aussi curieuse au- point de vue physiologique qu'au point de vue psychologique, des modifications successives de la sensibilité et des fonctions intellectuelles aux diverses phases de l'étliérisation ; je renverrai le lecteur à l'intéressant otivragc de ce savant, Traité de la méthode aneitliésique.
Découverte île l'étliérisation. — C'est ati célèbre chimiste anglais, Hnmphry Davy, que sont dues les premières notions sur les agents anesthésiqucs, et elles sont consignées dans ses Recherches clnmiqucs sur l'oxyde nilreux (protoxyde d'azote) et sur les effets de son inhalation, publiées en 179!). Uavy y raconte de nombreuses expériences constatant la propriété qu'a le protoxyde d'azote de provoquer, lorsqu'on le respire, une ivresse passagère, accompagnée habituellement de rCvis agréables, g.iis ou exstati(|Uos; il y signale môme en passant l'tibolition de la sensibilité et la possibilité d'employer les inhalations de ce gaz dans certaines opérations chirurgicales, pour détruire la douleur. Cette indication passa inaperçue, et l'on ne s'attacha qu'aux nropriétés enivrantes du gaz ; en essayant d'autres corps dans le même but, les élèves des laboratoires de chimit et de pharmacie prirent l'habitude de respirer la vapeur d'éther sulfurique pour se procurer les douceurs dr. cette ivresse momentanée. En même temps quelques médecins employèrent cette même vapeur, comme agent sédatif, dans certaines atîections névralgiques ou dans des maladies de l'appareil respiratoire. lin 18-4», Horace Wels, dentiste de Hartford (Etats-Unis d'Amérique), tenta de-moltre en pratique l'idée do Davy relativement à l'emploi cl)iriirgical du protoxyde d'azote ; il pratiqua, sans pro-
voquer de douleur, plusieurs opérations de son art,gr.àcc à cet agent anesthésique; mais, ayant voulu faire connaître à Boston sa découverte, il échoua dans une expérience publique et abandonna sa profession et ses expériences. A la même époque, le D' Jackson, de Boston (Etats-Unis I, étudiait l'action du protoxyde d'azote et celle de la vapeur d'éther en répétant les expériences bien connues dès cette époque de tous les élèves, et reconnaissait l'état d'anesthésie que produisent ces corps gazeux. Ce fut seulement le 1" septembre I81C qu'il inspira au dentiste AVilliam Morton l'idée d'essayer les inhalations de vapeur d'éther pour abolir la douleur dans l'extraction des dents. Le succès fut complet et suivi de beaucoup d'autres. Sur les instances de Jackson, W. Morton s'adressa au D"" VVarrcn, chirurgien de l'hôpital général de Boston, pour lui demander de tenter une opération avec le secours des inhalations de vapeur d'éther. Le 14 septembre 184C. le D' Warren exécuta cette mémorable expérience devant un public nombreux et rempli d'anxiété, dont les applaudissements enthousiiistes accueillirent un succès qui promettait d'épargner tant de douleurs. Cette précieuse découverte se répandit rapidement , malgré les odieux eft'orts de W. Morton pour se l'approprier exclusivement et pour s'en réserver le monopole. Le n" décembre ISIC, M. Robinson, dentiste de Londres, appliqua le premier les inhalations do vapeur d'étli r à l'exercice de son art, et le 10 décembre, M. Liston, chirurgien de l'hôpital du collège de l'Université, pratiquait sans douleur une amputation de cuisse et un arrachement d'ongle. Enfin, le 22 décembre, M. Jobert (de Lainballe), chirurgien de l'hôpital Saint-Louis de Paris, faisait à son tour un premier essai peu satisfaisant de la nouvelle méthode, mais obtenait deux jours plus tard un succès éclatant. MM. Malgaigne, Velpcau, Roux, Laugier, conflimèrent ce premier résultat par de nombreux succès du même genre. Horace Wels, venu en Europe pour faire valoir ses droits ii la découverte qui immortalisait Jackson et W. Morton, se tuait à la même époque de désespoir et de misère, sans avoir pu faire écouter ses légitimes réclamations. Cependant les chirurgiens français soumettaient à une savante étude la méthode anesthésique ; Le prof. Gerdy, MM. Longet, Bouisson.Serres, Flourens, Sédillot, multipliaient les expériences, lorsque, le 10 novembre 1S'(7, le D' Simpson d'Edimbourg fit connaître les effets bien plus remarquables encore du chloroforme. Avec ce nouvel et puissant agent commencèrent à se révéler les dangers qui ont été signalés plus haut. Une étude plus minutieuse enseigna leur véritable nature et les précautions qu'on devait observer pour les écarter. Ce point essentiel de la pratique de l'étliérisation a surtout été nettement défini dans une discussion sovilevée en 185.3 à la Société de chirurgie de Paris, et dont le docteur Robert réunit les résultats essentiels dans un résumé auquel ont été empruntées les indicaions pratiques fournies ci-dessus. Ad. F.
ETHERS Chimie). — Ce sont des corps qui dérivent des alcools par l'élimination, dans ces derniers, des éléments d'une certaine proportion d'eau. On les divise en deux grandes classes : Ethers simples, Etfiers composés. Les premiers peuvent être considérés comme résultant de l'union des radicaux alcooliques {méthyle, éihyle, etc.) avec l'oxygène, le soufre, le chlore, le brome, l'iodf, le cyanogène, etc. Les seconds comme produits par la combinaison de ces éthers simples avec les acides minéraux ou organiques.
Klhers simples. — En partant des alcools ordinaires, monoatomiques (C-nH2"+'0*), les éthers simples ont pour formule :
QSiipSiiflo éthers hydriques.
f.s.i[j2ii-ri Cl clhers chlorhyilriques
,.2.i|[3ii-M g éthers sulthydriques.
Ils dilTèront des alcools par les éléments d'un équivalent d'eau C'"Hi"+»0* — H0 = C«"H2''-I- lO.
Il arrive quelquefois .tinsi que l'a montré M. Williamson que deux alcools monotatomiques s'unissant avec élimination de 2 équivalents d'eau donnent lieu à des espèces d'étbers mixtes; tel estpar cxempleréther éthylamilique(Ci<'IliiC»Il»)05.
Les corps halogènes (chlore, brome...) pouvant se substituer à l'oxygène pour donner la série des éthers simples, à chaque alcool correspondra toute une catégorie d'éthcrs simples :