‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 353 sur 396 · C'USI · texte numérisé non relu

C'USI

lodure de propyle.. C^HIl

Sulfure de méthyle..

Éther sulfhydrique

C'IISS

Cyauurede méthyle.

C2H3ny

Éther cyanhydrique....

C»H5Cy

Le plus important des étliers simples est Tétlier suifurique (C'H°0) appartenant à la série de l'alcool ordinaire. C'est le corps que le public connaît seulement sous le nom d'Etlier. Dans la théorie des radicaux alcooliques c'est un oxyde d'étl)yIe(C'H5,0).

L'élher est un liquide incolore, possédant une odeur élherée, agréable, d'une densité de 0,T2i ; il bout i oi": sa densité de vapeur est 2,.')G ; son équivalent correspond à 2 volumes de vapeur. 11 brûle fortement par l'approche d'une flamme, et sa vapeur forme avec l'oxygène un mélange détonant, comparable à celui que constitue l'hydrogène dans les mêmes circonstances. C'est un dissolvanttrès-utilisé en chimie; l'iode, lebrome, le soufre, le phosphore, s'y dis-solvent; les deux premiers surtout en très-forte proportion. Les matières riches en résines sont dissoutes à froid par l'élher. Lui-même, il est un peu soluble dans l'eau, etsoluble en toutes proportions dans l'alcool. I.e chlore produit sur lui des phénomènes de substitutioii remarquables.

CiH'CUO... Élher bichloré (MiL C^CIW Éther pei-chloré (llB

Les autres éthers simples éprouvent, dn reste, des tr.-msformations du même genre; ainsi l'éther chlorhydrique donne plusieurs dérivés chlorés : G'H''C1C1,C'H'C1-C1

Éther iodhydriqu

Zinc. Ziuc éthvle. lodure de ziac.

L'éther produit sur l'organisation des effets remarquables qui sont décrits àl'.irticle ÉTnÉisis.tTiON. Aujourd'hui il n'est plu* guère employé pour produire l'anestliésie; on lui préfère généralement le chloroforme. Mais il a des emplois importants dans la photographie pour faire le coUodion, en pharmacie pour nue foule de préparations, et dans les opérations de laboratoire à cause de ses propriétés dissolvantes. Aussi la fabrication industrielle de cette substance pré.scnio-t-elle un assez grand intérêt. On l'exécute le plus ordiiiL'irement aujourd'hui dans des chaudières chautVées à la vapeur et dans lesquelles on a préalablement introduit un mélange d'alcool et de quatre fois son poids d'acide suifurique. Ces sortes d'alambic sont en communication d'une part avec des estagnons d'où s'écoule un lilet continu et régulier d'alcool, d'autre part, avec des appareils de condens.ation. Les tubes qui conduisent h ces derniers, s'élèvent d'abord verticalement à une .issez grande hauteur, trois ou quatre mètres; cette disposition a pour résultat de ramener dans le serpentin une partie de la vapeur a(iueuse, qui diminuerait le titre de l'éther et rendrait sa reclific.itipn plus dispendieuse. Quant aux tubes qui amènent l'alcool, ils pénètrent jusqu'au fond de l'alambic oti ils s'ouvrent par une série de petits trous analogues à ceux d'une pomme d'arrosoir.

Dans les laboraioires, la préparation de l'éther est fondée sur les mêmes principes, et les appareils diffèrent seulement de ceux dont il vient d'êtie question, par la forme et les dimensions.

Notre ligure Wi représente la disposition la plus usi-

D'auircs <|iicl un

perdent nsscz facili'nieMt ]f corps halogène aun.étai vient se substituer :

t((' I.'tqiparcil se compose d'une grande cornue placée daiis un bain dû sable et renfermant un mélange de ino parties d'acide suifurique eoncenlré et 10 parties d'alcool A 32° ccntésimtmx; elle con.inunique par son col avec In serpentin d'un réfrigérant et par sa tubulure avec un nacon rempli d'alcool de mémo ili-nsilé que celui de la cornue. On cliaulTe, et d.'s qee le mélnngi! est en obul-

ET H

ÉTH

ition, on y fait arriver vin filet continu d'alcool dont on règle laquantilé de façon h ce qu'elle soit égale à lu portion qui s'éthérifie et distille.

Les appareils industriels ne diffèrent pas essentiellement du précédent et comme lui ils fournissecit un liquide <|ui a besoin d'être rectilié. Cette opération s'exécute son vent dans l'appareil représenté ci-contre. R est une chaudière qui en coniicnt dans son intérieur une seconde où se trouve l'éllier k rectitier; l'intervalle entre les deux est chauffé par de la vapeur venant par le tnyau V. Des deux tuyaux T et T', l'un entraine les produits do la distillation, l'autre ramène les produits les moins volatils condensés dans une colonne à tubes verticaux entouinie d'eau froide Quant aux parties légères, elles se rendent dans le serpentin que contient la cuve E, s'y condensent et coulent dans le vase P, d'où on les extrait directement. R est le robinet de vidange de la chaudière; S et S' sont les points par lesquels arrive et s'écoule l'eau qui refroidit la colonne verticale.

Et fiers composés. — Ilssontneutresou acides. Les élliers composés nentres rentrent dans la formule(C-"H-i+'0,.4), A étant un acide minéral ou organique quelconque, de manière qu'on peut dire d'une manière générale que chaque acide donne autant d'éthers composés qu'il y a d'alcools.

ÎEthcr oxalique C»H50,C203 Ether forniiquc du méthyle.. C2H30,C2H03 Ether azuteui de l'aravle.... C'OHUO.AzOS

Ces corps, sons l'influence des alcalis hydratés, régénèrent, en prenant de l'eau, l'alcool dont ils dérivent, et donnent en mime temps un sel alcalin correspondant à l'acide qui leur avait donné naissance :

C^H50,C203 -)-KO,HO= KO.r^O' + r.*H602

Elhcr oxalique. Potasse. Oialale de potasse. Alcool. ïiniq.

Par l'ammoniaque, ils régénèrent l'alcool et donnent une nmide (voyez Amides).

Les éthers cyaniques engendrent, sous l'action de la jiotasse caustitiue, une série curieuse d'alcaloïdes artificiels (voyez ce mot).

r,iH5o.<:»Azn

Ether cyanique de l'aie viuique.

+ 2(K0,H0) = niPA:

Ethyliaque.

Page 1