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EVI

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EVANIALES (Zoologie), Eveniales Latr.— Tribu à'Iusectesde l'ordre des Hyménoptères ,fsmi\\c des Pupivores. Ils ont des untennes sétacées de treize ou quatorze articles ; des mandibules dentées; les pattes iiostérieures longues, à tibi;is renflés ; les ailes courtes, veinées ; l'abdomen est porté sur un pédicule distinct, inséré très-liaut sur le tliorax, en sorte que l'insecte semble mutilé. A la suite de l'abdomen vient un corps ovale très-comprimé, plus petit que la tcte. Ils sont généralement noirs et petits, et leurs larves vivent en parasites sur d'autres insectes. Cette tribu comprend les genres Fœne, Eviinie, Pélccine, Aulaque, Paiy Hommes.

EVANIF.S {les) (voyez Evaniales) se distinguent par des antennes coudées, un abdomen très-petit, comprimé, pédicule brusquement à sa naissance. L'£. appendiyasb-e, du midi de la France, et de l'Europe, longue de 0'",(MI',) est entièrement noire. VE. naine, beaucoup plus petite, est des environs de Paris.

EVANOUISSEMENT (Médecine), du latin evanescei-e, s'évanouir. — Ce mot est synonyme de lipothymie et syncope (Voyez ces mots).

EVAPORATION (Chimie). — Transformation d'un liquide en vapeur au contact de l'air. L'évaporation se fait à la surface même du liquide, ce qui la distingue de l'ébullition; elle est généralement très-lente, au moins pour l'eau, mais sa rapidité peut être accrue dans des proportions considérables. Dans le vide , l'évaporation serait instantanée; la présence de l'air, loin de la produire, lui fait obstacle. La couche d'air, immédiatement en contact avec le liquide, se charge promptcment de vapeur; mais, pour qu'une nouvelle vapeur puisse se former, il faut que la première se soit infiltrée entre les particules du gaz et ait quitté la surface. C'est cette diffusion qui est lente et que l'on peut favoriser par l'agitation de l'air. L'évaporation est d'autant plus rapide, que l'air est plus agité. Elle l'est d'autant plus encore, que l'air au milieu duquel elle a lieu contient moins de vapeur, ou qu'il est plus sec et qu'il pourrait en contenir davantage, ou qu'il est plus chaud. L'élévation de tem- P'iaturt; du liquide accélère son évaporalion qui devient 'l'autaiit plus active, que le liquide est plus près de son |i"int d'ébullition. Aussi, l'éther, qui bout à une température très-basse, disparaît-il très-rapidement. Enfin, l'éva- ]iir»tion croit avec l'étendue de la surface par laquelle elle a lieu.

Toute évaporation donne du Jroid (voyez Froid [Sour- -'.de]].

EVAUX (Médecine, Eaux minérales). — Petite ville de 1 I nnce (Creuse), arrondissement et à 2.1 kilomètres N.-E. il'Aubusson, où l'on trouve huit sources minérales sull^ities sodiques; température, 26° à SS" centigrades. I,ll''s contiennent entre autres sels i)8'',71 de sulfate de ^ iule, 0Br,16 de chlorure de sodium, (ier,ll de bisilicate cil' soude. Employées surtout dans les rhumatismes chroiiii|ucs. Il y a un établissement bien tenu.

ÉVENT (Zoologie). — On donne ce nom à une disposition particidière des narines qui caractérise la famille ili's Mammifères ce'tare's nommés Souffleurs; ce nom i -t précisément dii à la faculté que leur donne la dispo- -^itiun dont il s'agit de rejeter l'eau par un ou deux orifices Hués à la face supérieure de la tête (voyez Cétacés, i;aii!ine. Souffleurs.

On donne encore le nom d'évent à un petit appareil (iKipre à l'introduction de l'eau dans les cavités olfac- I ivrs, qui se voit i la face supérieure de la tête des raies tt de plusieurs poissons du genre Squale.

tVENTAIL (Sciences naturelles). — Nom donné ;'i quelques espèces d'animaux ou de plantes d'après leurs l'iTiues étalées ensccteur circulaire ; on peut citer, parmi I' - animaux : VÉveniail, poisson du genre Corypliène ; iMi' coquille du genre Venus; \'É. de mer, espèce de l''ili/i,ii:r du genre Anlipathe. — Parmi les plantes : le l'ii/y/urr èmiliiil nu Palmier nain (voyez Palmier).

l'.VIAN (Mi'dccine, Eaux minérales). — Petite ville de

i'rance ( llaule-Savoic), arrondissement et à 10 kilom.

E.-N.-E. de Thonon, sur le lac de Genève. Il y a deux

sources minérales bicarbonatées mixtes ; température,

1'"' ccntigr. Elles conlieiment en moyenne, environ

■,■.'() de bicarbonate de cli.aux et Oiîf,02 do bicarbonate

sonde ; cette faible minéralisation ne peut expliquer

Hicacilé de ces eaux, et nous rappellerons ici ce que

l'iis .ivors dit ailleurs que la chimie, malgré ses im-

use» services, ne rend pas compte de tout ce qu'il y

ilans les eaux minérales. En ctl'et, il est bien prouvé 1 'Iles sont prescrites avec grand succès dans certaines • citions chroniques du canal digi'siif et surtout des voies

urinaires : ainsi les gastralgies, les dyspepsies ; les catarrhes de la vessie, les coliques néphrétiques, etc. On les prend en bains et surtout en boisson sur place. Il y a plusieurs beaux établissements.

ÉVOLUTION (Physiologie), du latin evolutio, développement. — Ce mot s'emploie souvent, dans l'histoire des êtres vivants, comme synonyme de développement. On a spécialement appliqué ce nom à une théorie de la production des êtres d.ans laquelle ou suppose que tout être vivant existe en germe infiniment petit dans le sein de sou parent .ivant le moment où il est engendré et que fa production au monde est un simple développement par accroissemerrt, de ce germe préexistant. Cette théorie a eu un grand crédit jusque dans les premières années de ce siècle sous le nom de théorie de la préexistence des germes. On lui a opposé depuis la théorie de Vépigénése

(voyez l'iEPRODUCTION).

ËVONVMUS (Botanique). — Voyez Fusain.

ÉVULSION (Chirurgie), du latin evello, j'arrache. — Mode d'opération chirurgicale qui a pour but d'arracher une partie quelconque du corps devenue corps étranger soit par suite d'une maladie, soit par l'action d'une cause externe. Ainsi on extrait les esquilles d'un os fracturé, les cils, les poils, les ongles, dans certaines maladies, etc.

EXACERBATION (Médecine), exacerbatio, action d'irriter, d'aggraver. — Ce mot désigne l'augmentation ou l'accroissement des symptômes d'une maladie (voyez Paroxysme).

EXANTHÈME (Médecine), du grec exanthema, efflorcscpuce. — On appelle ainsi " une phlegraasie principalement caractérisée par l'accumulation morbide du sang dans les vaisseaux capillaires de la peau (sans développement persistant de papules, de pustules, de vésicules ou de tubercules), se terminant par résolution ou délitescence, et le plus souvent suivie de l'exfoliation de l'épiderme. Tels sont re>7///iéme, la roséole., la rouyeole.,\a, scarlatine, V urticaire, u (Piayer, Dicf. de médecine.) Ce n'estguère que depuis Willan et Bateman que ce mot a pris une signification aussi précise : ainsi, dans Hippocrate, il n'a point un sens déterminé ; ou y trouve confondus sous ce nom le lichen, la lèpre, etc. Cette confusion s'est continuée Jusqu'à nos jours, et M. Rayer, en donnant de ce groupe de maladies la définition que nous avons transcrite plus haut, n'a fait qu'adopter en grande partie la classification de Willan.

EXG^CARIA (Botanique), Excœcaria, Lin.; du latin excceco, j'aveugle : le suc laiteux de ces plantes produit une très-vive irritation dans les yeux. — Genre de plantes de la famille des Euphorhiacées, tribu des Hippomanées. Il comprend des arbres et des arbrisseaux de l'Asie et de l'Amérique tropicales. Leurs feuilles sont alternes, dentées ou crénelées. Leurs fleurs sont dioiques ou monoïques, disposées en éçis axillaires. L'E. sylvestre {E. sylvesira), nommé Cainmbac ou Bois d'aloès des Mexicains, est un arbre dont le bois brun-verdàtre et odorant .sert à faire différents objets de marqueterie. L'E. ayalloclie (£. agallocha, Lin.) est un arbre des Indes dont le bois, d'une saveur amère, répand, lorsqu'on le brûle, une odeur aromatique agréable, dont il ne donne aucun indice .avant d'être brûlé; on le connaît sous les noms vulgaires de Bois (Faloès, B. d'agalloche, B. de Calambac. La plante fraîche contient un suc .acre à l'excès, dont l'action sur les yeux est capable, comme l'indique le nom du genre, de faire perdre la vue. Les noms vulgaires cités plus haut, se donnent aussi à d'autres plantes, ainsi i VA'/uilaire ( voyez ce mot.)

EXCENTRICITÉ. — Voyez Ellipse.

EXCENTRIQUES (Géométrie, Mécanique). — Les excentriques sont des organes qui servent à la transformation d'un mouvement circulaire continu en un mouvement rectiligne allornatif, et quelquefois à la transformation d'un mouvement circulaire continu en un mouvement circulaire alternatif.

Il n'y a guère de machine un peu compliquée qui ne renferme dans ses éléments un ou plusieurs excentriques. Cela vient de la coiumodité que présente l'usago de ces organes et de la continuité de l'action qu'ils servent à produire. C'est surtout grâce i leur emploi qu'on a pu construire ces machines si puissantes et si merveilleuses, qu'une fois lancées elles se p.assent presque do l'intelligence de l'ouvrier pour exécuter des travaux qui étonnent parleur précision et leur régularité.

Voici en quoi consistent généralement les excentriques destinés à transformer le mouvement circulaire en mouvement rectiligne alternatif. C'cstc un courbe s.olide

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. lOÎO — E«elllriqui

tournant autourd'un axe Oqui n'est pas au cPntrc de figure. Si une barre C {fig. 1020) guidée à l'une de ses extrémités est appuyée par l'antre contre la courbe, il estclair que le mouvement de l'excentrique déplacera plus ou moins la barre, suivant que le point de l'excentrique où la barre s'appuiera sera plus ou moins éloigné du centre; ainsi on voit très-bien d'après la figure que le maximum d'abaissement de la barre correspondra au point A, qu'elle s'élèvera successivement lorsqu'elle toucliera les points r, m, n, v' pour atteindre son maximum d'élévation au point B.

L'excentrique seul ne produirait qu'un mouvement d'éloignement; pour que le mouvement soit alternatif, on se sert d'un ressort qui replace la barre dans sa première position ou la maintient toujours pressée contre l'excentrique.

Quelquefois cette force de ressort est puisée simplement dans le poids de la barre, lorsque cette barre est placée verticalement, ou bicii dans l'action d'un autre excentrique qui commence à agir en sens inverse quand le premier finit.

Pour éviter des frottements trop considérables de l'extrémité de la barre contre l'excentrique , frottements qui exigeraient une plus grande dépense de force pour le jeu de l'appareil, on munit ordinairement l'extrémité de la barre de galets; le frottement est alors un frottement de roulement qui oppose une résistance beaucoup moindre. L'étendue totale du mouvement rectiligne communiqué i\ la barre est évidemment la dilîérence entre la pins grande et la plus petite distance du centre de l'axe an contour de l'excentrique. Il est évident que la nature du mouvement rectiligne produit, dépend de la manière dont varie la distance du centre de l'axe au point de contact avec la barre ; si cette distance varie rapidement, le mouvement sera rapide ; si elle varie lentement, le mouvement sera lent. L'excentrique que représente notre figure est un excentrique en cœur. On voit aisément que pendant une révolution de l'axe, la barre exécutera un double mouvement dans le sens vertical. On pourrait, en employant nnc courbe ;\ plusieurs branches, obtenir autant de périodes qu'on le voudrait pendant une révolution de l'axe ; mais il conviendrait dans ce cas, à cause de la rapidité môme du mouvement de la barre, de prendre des précautions spéciales pour éviter les chocs.

H est facile de voir comment, étant donné le mouvement qu'on veut nbtenir, la furme de l'excentrique qui le produira sera déduite p,ir une construction géométri- ([ue très-simple.

Soit 0 le centre de l'axe de rotation de l'excentrique, et AB la position initiale de la barre à pousser, et sup-

Fi(. IO!l. - Conilruclioii du profil de l'ciccniriqui;.

posons que A', A", A'", etc., soient les positions que prendra le point A par suite du mouvement (|u'oa doit produire au bout dc-i l('uq)s l\ t'\ /'".

Admettons que ces temps soient des fractions connues du temps employé par l'ave- à faire une révolution cnlière, comme l'axe tourne d'un mouvement uniforme, l'angle que forme un rayon quclciinque do l'csccutrique avec le rayon OA est proporlii I .m icnqis qui s'écoulei'a jusqu'à ce que ce royou n \ m m- lu direction OA. La

connaisiiancc de la viir > Imc de l'axe et celle des

temps /',/", i'", sufliiiii (l"ni pniir déterminor la position des rayons OA',, OA'i, elc, do l'excentrique qui viennent nu baut de» temps t',t'\ i'", etc., agir sur la

barre. La forme do l'excentrique sera par 14 même déterminée.

Supposons, par exemple, que le mouvement cherché soit uniforme, que/' (/i^. 10^2) soit la position extrême de A, que l'axe fasse un tour entier en douze secondes; au bout d'une seconde, l'axe a tourné du douzième de quatre angles droits, au bout de deux secondes de deux douzièmes, etc., et au bout de six secondes d'une demicircom'érence ; donc, à l'instant initial, le rayon Om

Fij. 1022. — Conslruclion de l'excentrique

l'.aisait un angle de 30" avec OA, le rayon On faisait un angle de (JO", Oc un angle de DO", etc. On trouvera donc la forme de l'excenlrique eu faisant en 0 avec OA, six angles égaux à iO», 00" et en portant sur les cotés ainsi trouvés des longueurs égales à on, ob, oc, puis les joignant par un trait continu de forme courbe, afin d'éviter les angles. La figure ci-dessus montre la construction géométrique complète.

Nous n'avons ainsi qu'une portion de la figure de l'excentrique ; il est vrai que c'est toute la partie importante et utile, si l'excentrique ne doit tourner que d.ans un seul sens et qu'on pourrait, dans ce cas, compléter la courbe par un simple raccordement de figure quelconque. Mais, comme il est souvent utile que 1 axe puisse à volonté tourner dans un sens ou dans l'autre, on termine ordinairement la courbe AA,A2"A3par une partie symétrique, et la courbe prend alors la forme de courbe en cœur qui a fait donner à ces excentriques le nom d'excentriques en cœur.

En général, pour déterminer la forme exacte de l'excentrique, il faudrait considérer un plus grand nombre de points que nous n'en 'avons pris ; la diliiculté n'en serait pas plus grande, le tnivail seul serait un peu plus long.

Quand la loi du mouvement de la barre est simple, la courbe de l'excentrique a une forme géométrique connue: par exemple, tous les lecteurs qui ont quelques notions de géométrie auront reconnu dans la courbe de l'excentrique destinée à produire un mouvement uniforme la sfjirale d'Arcliiniède; en effet, le rayon vecteur à partir du point 0 croît proportionnellement à l'angle qu'il fait avec la ligne OA, ce qui est la définition de la spirale d'Archiinède.

Il arrive souvent que les pièces mises en mouvement par les excentriques, doivent avuir plusieurs périodes de repos piMulaiit une révolulion de l'axe. Cela se rencontre par exemple dans le jeu des tiroirs destinés à la détente d(^ la vapeur. Dans ce cas on peut employer la disposition indiciuéi^ par la figure 1024. Le profil de l'excentrique e>t loruié de partii's correspondantes aux mouvements cherchés, et ces parties sont raccordées par dos arcs de cercle ayant pour centre le centre même de l'axe B. Il est clair que pendant que la barre s'appuiera sur la portion circulaire, elle restera immobile puisque sou cxliéniilé sera constamment à la même distance du c<^ntre de roiiition.

On obiient le mOnie résultat à l'aide de l'excentrique triangulaire (//'/. lOX'.'i). Cet excentrique est furmé par une pièce triiiiigiilairc curviligne d'acier A, dont l'un des côtés, celui (|iii e>t c]|i|iiisé au centre du mouvement, est un arc <le rerch^ ccjiicenlriijne à l'axe. Il suit de là que lorsque <htii- la nilallnn, ce ciilé glissera sur la partie supérieure (III iiil'éiieiire du châssis qui su|iporle la barre, celle-ci si-ia immobile. Il y aura doue, dans une révolution de l'axe, diMix intervalles de repos entre lesquels se trouvent deux périodes do uiouvemeul en sens contraire

Uno seule chose limite l'emploi de ces organes si inipoitanis, c'est qu'ils no peuvent servir à mener des tiges roctiligiiesquo lorsque les pressions sont peu considéra-

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Mes, et qne la vitesse est petite ; car la pression du galet contre la courbe et contre la rainure dans hiqiie:le il roule amène des frottements considérables, surtout aux cliang-meiits de direction.

Kig. 10Î3. — Esctiili i périodes de repns.

Souvent les excentriques destinés à mener les barres guidées sont adaptées d'une façon ditl'érente, qui est employée fréquemment dans les macliines à vapeur.

L'excentrique ifig. 102(i) est un cercle mobile autour d'un point K qui n'est pas son centre, et la b.arre à mener lui est rattachée par un anneau articulé à l'extrémiié de cette b.arre et qui entoure le ceicle. comme on le voit dans la fignre ci-contre ivoyez Bieli.e).

Enfin, les excentriques peuvent servir pour la transformation d'un mouvement ciicnlaire continu en 'sn mouvement circulaire alternatif.

Un levier tournant autour d'un axe, et reposant par sou poids sur un excentrique, recevra de cet excentrique lin mouvement circulaire alternatif dépendant de la forme de cet excentrique, de la même manière que le mouvement rectiligne alternatif qui serait produit pat; le même, organe. L'extrémitédu levier pnurraitètie astreinte d'uitimanière quelconque à rester sur l'excentrique, et le résultat serait évidemment le même.

En résumé, les avantages que présentent les excentriques proviennent de la continuité de leur action, continuité qui a pour effet la suppression ou au moins la diminution des chocs, ces causes trop fréquentes de perte de travail. D'un autre côté, on peut construire ces organes, lorsqu'ils sont simples, avec une telle solidité (|u"ils olïent une as.sez grande résistance pour iiermeltre de produire par leur aide des efforts très-considétables ; teissont ceux qu'on trouve dans ces immenses découpotrs auxquels nous faisions allusion au comiuencement de cet article (voyez, pour plus de détails, l'E""! ««/• /a composition fifs mnchine.i, par MiM. Lanz et Bétancourt). R. Excentrique (Astronomie). — Les anciens considéraient le soleil et les planètes comme décrivant des cercles exccnirifjues, c'est-à-dire dont la terre n'occupait pas le centre. Ils se rendaient comp'e ainsi des principales irrégularités de leur mouvement, celles qu'on explique aujourd'liui par l'ellipticité dos orbites planétaires (voyez Astronomie, Planètes).

EXCERNE^DA iHygiène). — Choses qui doivent être rejetéps au dehors (voyez Hyciéne).

EXCIPIENT (iMatiére médicale), du latin excipere. recevoir. — Ou appelle ainsi des substance destinées à donner à tin médicament la forme, la consistance qu'il doit avoir pour être administré pins facilement à un malade. Les excipients peuvent être inertes; ainsi on peut très-bien donner du sulfate de quinine en pilules, en ■•c servant pour excipient d'un extrait mou quelconque ou tout simplement de miede pain. D'autres fois, les excipients

ajoutent aux propriétés du niédicanieut principal leurs propriétés particulières; c'est ce qui arrive lorsque l'on prend pour excipient un extrait actif, comme les extraits de valériane, de gaiac, etc. Les excipients liquides portent généralement le nom de vélncules,

EXCISION (Chirurgie), du latin exciderc, couper. — Nom par lequel on désigne le mode opératoire qui consiste à enlever des parties molles peu volnminettses, au moyen de l'instrument tranchatit L'excision se fait généralement avec le bistouri ou les ciseaux, suivant le volume, la nature des parties à retrancher et la position particulière qu'elles occupent; ainsi on fait l'excision d'une verrue, d'un polype, d'une petite tumeur quelconque, etc.

EXCITANTS (MKnicAMF.NTs) (Matière médicale). — On appelle ainsi les médicaments qui stimulent, excitent les tissus vivants et déterminent une augmentation d'activité inarquéo dans l'exercice actuel des fonctions auxquelles ils sont destinés. On leur donne encore le nom de stimulants. Ils sont très-nombreux, et on en fait un usage fréquent en médecine. Du reste, on les tire des trois règnes do la nature. Parmi les végétaux, la famille des labiées en fournit une grande quantité .sauge, romarin, lavande, mélisse, menilie, etc.). Viennent ensuite les ombcUifères (semences d'anis, de fenouil, de cori.andre, racine d'angélique, de persil, etc.). Parmi les plantes excitantes, on peut encore citer la nie (rutacées), la Sabine (cupressinées) et un certain nombre de produits Végétaux, tels tiue les baumes du Pérou, de Tolti, de

copahn, la térébentliitie, le benjoin, la myrrlie, etc. La cannelle, la vanille, le poivre, le gingembre, les écorces d'orange, do citron, l'anis étoile, etc., sont encore des substances stimulantes souvent employées dans les pharmacies et même dans nos cuisine^ comme condiments. Nous n'oublierons pas non plus l'usage en thérapeutique dusassafras, du gaiac, du safran, de l'assa fœtida, de la valériane, de la noix muscade, etc.

Les substances anin, aies douées des mêmes propriété^, que l'on peut joindre à cette courte énumération, soi.t le muvc. le casioréum, l'ambre gris.

Le règne inorganique on minéral nous offre aussi un certain nombre de médicaments excitants; tels sont les oxydes de mercure, la fleur de soufre, le nitrate de potasse, l'acétate d'ammoniaque, etc. On doit aussi ranger dans ce groupe plusieurs eaux minérales, et surtout celles qui sont sulfiireu.ses.

Ou a quelquefois confondu, à tort, les suli-;lattces excitantes avec le> toniques; en elVef, les prcniicres offient comme principes prédominants l'huile volatile, la résine, le l)anme, le camphre, l'acide betizoiiiue. Dans les autres, au contraire, les principes qui prédominent sont le tannin, l'acide gallique. Les substances excitantes exhalent une odeur marquée, aromatique ou pénétrante; elles otii utie s.aveur piquante chaude ou ;lcre. Les tonii|uos, à peu près inodores, se distinguent eu outre par une amertume très-intense.

Les médicaments excitants conviennent pour im'Ii ver l'énergie des mouvements organiques (piand les fonctions

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