‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 361 sur 396 · li · texte numérisé non relu

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Plus, dans le rccluni, do l'hydrogène sulfuré (voyez Dicl. rffsjc. nn/., article Exciii-MHNTs). Les travaux faiis depuis ce temps sur le mèine sujet n'ont pas modifié son- Biblemeni ce» premières notion».

Ces résultat» sont d'ailleurs rcxpr(!»»ion de» fait» ob- K-rvés et non une indication géiiérali:. car l'ftge, l'état di; snnli'-. le régime iiliincutalro peuvent les modiller considérablement.

Voici quelques analyses dues à M. Girardin et qui CODcernent nos principaux animaux domestiques :

i organiques :

Eau...

Mati<

Solubl

Solubles dans l'alcool

Fibre ligneuse

Matières minérales (phosphates de chaux, de magnésie; carbonate de chaux, silice, chlorure de sodium, silicate de potasse)

HoutoD.

Tithe.

Cbeiai.

Le môme cliimiste a analysé aussi des excréments d'oiseaux domestiques.

PigeoD.

Poule.

Eau

Matières organiques (débris

acide urique, urate d'amm

Matières salines (phosphate

ligneux, plumes;

oniaque)

et carbonate de

EXCRETA (Hygiène). — Ce mot, qui signifie choses rendues par évacuation, a été employé par Halle dans sa classification des matériaux de l'hygiène pour désigner des matières qui sont préparées au dedans du corps pour être rejetées au dehors; l'auteur lui-même lui préfère le mot excernenda, choses qui doivent être rejetées. 11 en sera question au mot Hygiène.

EXCRÉTEUR, Excrétions (Physiologie). — 'Voyez SÉcnirno.'s.

EXCROISSANCE (Médecine), du latin ex, hors, et o-escere, croître. — Expression p.ar laquelle on désigne toute proéminence ou tumeur qui se manifeste dans une partie quelconque du corps, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Fréquentes sur les parties molles, elles sont rares sur les os, où elles prennent le nom d'exostoses. Ou les appelle polypes lorsqu'elles naissent dans les cavités tapissées par les menjbranes muqueuses; loupes, quand elles se développent dans le tissu cellulaire sous-cutaué. D'autres s'élèvent de la surface des plaies, des ulcères, des ouvertures fistuleuses, des os cariés : on leur donne les noms de fougus, fongosités. Les tumeurs Mmorrhovlales, les pustules, les verrues, qui se développent à la surface de la peau, peuvent encore Être rangées dans les excioissances. Chacune de ces différentes formes d'excroissance exige un traitement différent; il en sera question aux divers articles qui les concernent.

EXENCÉl'HALES, Exencéphaliens (Tératologie), du gi'oc e.ro, en dehors, et du français encéphale, dérivé lui-même de en, dans, et képhalê, tète. — Is. Gcoffioy Saint-Uilaire, d.ans sa méthode tératologique, a établi sous le nom d'Exenci'iilialiens une famille do Monstres unitaires, de l'ordre des Autosites, qui est caractérisée par un encéphale plus ou moins déformé ou incomplet, et placé, au moins en parlie, hors do la cavité crânienne , elIcniCuie plus ou moins imparfaite. D'après l'auteur cité, cette famille comprendrait six genres do monstres : 1" Noieucépimles, encéphale rejeté plus ou moins complètement hors du crâne par la région occipitale; — '2" l'roencepliafis, encéphale rejeté au dehors par la région froniale du crâne incomplet; — 3" Po- (lencephale, encéphale saillant .au-dessus de la tête par la voûte supérieure du crAne demeurée imparfaite; — 'i» lli/pérencéphates , encéphale situé comme dans le genre précédent, mai» par défaut à peu près complet de la voûte supérieure du ciftne; — 5" Iniencéphales, crftne ouvert dans la région occipitale, avec une fissure du ca« nal vjTlébral, encéphale en partie rejeté hors du crilnc, en arrière cl en dessous; — (i° E.rrnrcplmles, crâne dépourvu de la plus grande partie de sa paroi supérieure, fissure du canal vertébral, encéphale presque tout entier huis du cranu et en arrière.

EXH

EXO

On observe assez souvent dans Tespfece humaine des monstres notencéphales ou liypéreiicépliales; les autres eenres sont plus rares, suriout chez les animaux. Les monstres de cette famille expirent peu d instants, ou quelques jours au plus après leur naissance (voyez Tératologie).

EXERCICKS (Hygiène). — On désigne sous ce nom l'emploi régulier et physiologique de tons les actes exécutés par les mouvements volontaires. Considérés au point de vue hygiénique ayant pour effet d'imprimer au corps un mouvement dont l'usage modéré lui est avantageux ete'^t nécessaire à sacon-ervation et à sa saute, ils font partie, dans la class fication du savant Halle, du groupe de matériaux de l'hygiène auquel il a donné le nom de ^es/o (voyez HvGiÉNE). . ■ „•

EXÉRÈS (Chirurgie), du grec ex, hors, et m, pu, l'emporte — Expression par laquelle on désigne toutes les opérations chirurgicales qui ont pour but de relranclier d'enlever du corps humain ce qui peut être nuisible'ou inutile; ainsi l'amputation d'un membre. 1 exiraction d'une dent, la ligature ou l'excision d'un polype

sont des exérèses. . , , ,- , „. /•,;,■„„,

FXFOEIATION (Chirurgie' , du latin ex, de, et folinm, feuille.— On nomme ;iin-i les parties exfoliées qui se séparent par feuilles ou lamelles d'un tendon, d'un cartilage, d'un ligament, d'une aponévrose, et pins spécialement d'un os Pour ce dernier cas, voyez NÉcnosE. Lorsque des tendons ou des cartilages restent dénudés et exposés au contact de l'air, leurs lames superHcielles se dessèchent, -ont frappées de mort: les parties voisine- deviennent le -ié-e d'une inflammation éliminatoire, elles se couvrent de°liOurgeoiis charnus, les portions exfoliées se détachent et liiiissent par se séparer complétem.Mit. Les aponévroses s'exfolient généralement dans toute leur épaisseur Les panaris offrent souvent des exemples de ces exfoliations des gaines tendineuses, des tendons, etc. L'exfoliation de ces ditïérente- parties a souvent des conséquences graves en raison des cicatrices vicieuses, des dihbrmités plus on moins graves des parties, et surtout de l'immobilité partielle on complète qui peut en résulter. EXHALAISONS Hjgiène), Exholatio des Latins. — Voyez EFFLUVES. Marais, Miasmes.

EXHALATION (Physiologie . — Fonction par laquelle les parties les plus fluides du sang filtrent de l'intérieur des vaisseaux sanguins vers le dehors. C'est un pur phénomène d'imbibition. et les ouvertures dont les anciens avaient imaginé l'existence dans les parois des vaisseaux et qu'ils désignaient sous le nom de liouclies exhalantes, n'ont jamais pu être observés. Il importe de bien préciser la différence qui existe entre \'exhalaùon et la ^rrréiion; celle-ci choisit pour les extraire du sang certains matériaux de préférence à d'autres, les modilie et donne ainsi naissance i des humeurs particulières, telles qne la bile, la salive, l'nrine, les larmes. En outre, par l'exhalation, le corps des animaux perd sans cesse des liquides, et suriout de l'eau, qui s'échappent à travers nos tissus, et s'évaporent dès qu'ils parviennent à une surface communiquant avec l'extérieur. L'exhalation qui se fait à la surface de la peau est connue sous le nom de lidiuiiivution hisensihie, parce, que l'évaporation s'y fait si rapidement qu'elle échappe à nos sens. L'exhalation qui a lieu dans les poumons est facile A appiécier dans les temps fioids, lorsque la vapeur qui s'échappe de notre puitrine pendant l'expiration se condense dans l'air. Les pertes que l'homme éprouve par ces doux voies sont considérables; elles servent.^ contre-balaiirer le poids des aliments qu'il prend chaque jour et à lui permettre de supporter les variati"ns de la température ambiante ; eu effet, pins la température est élevée, plus l'exhalation est abondante, et loute évapor.ition étant une cause de froid, on voit que le corps pourra conserver ainsi la même températuic dans les milieux les plus chauds Il est clair qne l'exhalation ne peut avoir lieu dans l'air et ne peut s'exécuter chez les animaux aquatiques; mais il n'y a pas là un simple phénomène physique, coinine la déperdition d'eau que subit dans un espace sec une éponge imbibée d'eau. Lo tissu exhalant agit suivant ceriaines afiiniiés, puisque tontes les substances liquides ne sont pas aussi bien exhalées par un même lissu vivant, et celui-ci peut même absorber certains liquides tandis qu'il est exh.ilant pour d'autres. Presque toutes les surfaces membraneuses exhalantes sont en même temps le siège d'une absorption qui en compense les effets. Ainsi le péritoine exhale de la sérosité et absorbe en même temps celle qui, exhalée antérieurement, s'est moHifiée entre les surfaces qu'elle a lubréfiées. Toutes

les séreuses offrent les mêmes phénomènes, et c est lors- (lue l'équilibre de ces deux actes antagonistes vient à se troubler et à être rompu, que la sérosité, s'accumulant dans les cavités closes de nos membranes séreuses, forme ces collections de liquide connues sous le nom vulgaire et général d'hi/'iropisies. A. S—Y.

EXOCET (Znologie),Ej:oce/!«, Lin.; du grec eiofcoiftw, qui couche dehors, parce qu'on supposait qu'ils se cmicliaient sur le rivage. — Genre de Pois.wns, àe 1 ordre des Ma/ncofitéri/utenf! abdominaux, famille des Efocex. Hs partagent avec les pégases, les dactyloptères, les sforpènes, les prionoles et les trigles, le nom vulgaire de Poissons volants. Ils se font surtout remarquer, en effet, par l'excessive grandeur de leurs nageoires pectora es formées de rayons espacés et unis par une membrane. Soutenus par ces sortes d'ailes, ils peuvent s'élever hors de l'eau et se maintenir quelque temps en l'air : mais le dessèchement de leurs branch.es les force bientôt à rentrer dans leur élément naturel. Ils sont caractérises eu outre par : une tête aplatie en des-us et latéralement, écailleuse comme le corps ; nageoire dorsale au-dessus de l'anale; dix rayons aux ouïes.

L'espèce la plus connue est \'E. volant ou commun [b. volitans. Lin.), de ÛM 5 à 0°,-J0 de long, qui vit dans la Méditerranée. Sa chair est très-délicate; aussi a-t -il i redouter, outre les pécheurs qui le prennent sans difticulté, bien des animaux, les sconibres, les dorades et les coiyphènes qui le poursuivent au sein de la mer, tandis que les fous et les frégates, du haut des airs, fondent sur ce joli poisson aussiiôt que ses couleurs brillantes paraissent au-dessus des eaux. Son corps est en effet richement orné d'azur et d'argent avec la iiageoire dorsale, la queue, la poitrine d'an bleu foncé. Du reste, cette victime tant poursuivie fait d'auires victimes, en dévorant bon nombre de petits vers marins. ^

On en connaît encore une dizaine d'espèces, divisées en deux soetions, suivant qu'elles sont ou ne sont pas munies de b»jbillons.

EXOGÈNES ( Botanique),exô,dehors, jerwiao, je produis — Nom proposé par A -P de Candolle pour désigner les végéi aux dicotylédones, lesquels ont •< les vaisseaux tous sen-iblement concentriques autour d'un étui cellulaire, et disposés de façon que les pins anciens sont au centre et les plus jeunes à la circonférence, de manière que la plante se durcit de dedans en dehors » [Tlteor. elém. lie la hotan., 18i3, p. 20'J). Delà l'origine de ce nom qui n'a pas été admis, parce que le terme endogènes comparatif est vicieux (vovez E.nuocènes).

EXOMPH.\LE(Médecine).— VoyezOMBtLiCALE(f/?r?!ip). EXOPHTHALMIE (Médecine), du grec ej:, dehors, et ophthnlniûs. œil. — Nom par lequel on désigne la sortie de l'œil hors de l'orbite. Cet accident, dans lequel le globe de l'œil est déplacé et pous-é au delmrs et ne peut 1 plus être recouvert par les paupières qui ont atteint leur pins grand degré d'extension, peut èire déterminé par ' des blessons de l'œil et des parties voisines, par le développement di- tumeurs de diverses natures dans l'or-bite, ou bien encore par le rehàchement des parties qui fixent l'œil dans cette cavité Lorscm'il est la suite de blessures avec un bâton, un fleuret qui pénètre dans l'orbiie, il est dû i l'épancheiuent du sang qui chasse l'œil en avant; dans ce cas, il peut être réduit et reprendre ses fonctions, si les muscles et lo nerf optique n'ont pas été déihiréson détruits en partie; malgré cette complication même et avec la certitede que la vue est perdue, il faut encore tenter la réduction, afin d'éviter, amant que possible, la dilïorniité. Du reste, on aura recours h un band;ige contentif, aux moyens aiitiphlogistiques, aux déiivatifs et au repns absolu. Diverses tumeurs intra-oibitaiies, avons-nous dit, peuvent détermncr l'exophtlialmie; ainsi des tumeurs enkystées, des exostoses, des abcès, des polypes, des cancers, etc. Dans ce cas, le globe de l'œil est poussé en avant, les paupières s'écarteni, elles ne peuvent plus le recouvrir, le contact \\,- l'air l'enflamme, il s'ulcère, il se recouvre de taches blaiichàtn s q li amènent la perte de la vue. Le traitement n'a rien de spécial, il consiste i combattre la mahidie principale. L'exophtlialmie par relâchement des parties n'a pas été admis' par tous les pathologisies; cependant il est diflicile delà révoquer en doute, si 1 on en croit les rares observations des chirurgiens, et particulièrement celle qui est rapportée par Verduc, de Toulouse. ''~^- . ■

EXOHHIZKS (Botanique), du grec p.r(?, dehors, et rlitza, racine. — L.-C. Hicliard a donné ce nom aux embryons dont là radicule se prolonge pour devenir elle-même li

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racine, par opposition aux embryons endorhizes dont l'extrémité radiciilaire renferme un tubercule radicellaire qui en sort par la germination, pour former par SOI) prolongoment la racine de la plante naissante (voyez Kndobhizes). Les végétaux dont le^ embryons sont exoihizes portent, d'après le môme botaniste, ce nom à'exn- >fiizesel constituent l'embraucbement des Dicotylédones des autres auteurs.

EXOSTEMME (Botanique), Exostemma. de Cand.; du grec exô, dehors, et stemmn, couronne : allusion à la couronne que forment les étamines saillantes. — Genre de plantes Dicotylédones did/i/piHn/es péngynes, de la l'amilledes Hubiacées, tribu des C/iic/iOHees, établi par L.-C. Richard. Caractères : calice à S dents; corolle tubuleuse, à 5 lobes linéaires; étamines à anthères linéaires; fruit couronné p.ar le limbe du calice, à 2 loges contenant de nombreuses graines imbriquées, enlouréesd'nneaile membraneuse. Los exostemmessont des arbres et des arbrisseaux de l'Amérique méridionale, principalement des Antilles. Leurs feuilles sont opposées, courtemeut pétiolées, accompagnées de stipules. Leurs fleurs, rouges ou blanches, sont .axillaires ou terminales. On connaît une douzaine d'espèces de ce genre. lu F. dex Antilles {E. cartbaum, Boem. et Schultz) ; Cini-hona caribœa.iac<^.) e&tun petit arbre à fleurs solitaires odora.ntes. Il produit, ainsi que les autres espèces, les faux quinquinas qu'on a proposés comme succédanés des vrais quin'iuinas; mais l'analyse chimique a démontré qu'ils ne renfermaient ni quinine ni ci'ichonine, et qu'ils ne pouvaient dès lors être employés comme tels. On connaît dans le conmierce le quinquina Piton ou de Saime Lucie, qui provient de VE. fl^rihunda. Les Bré- .siliens emploient souvent comme fébrifuge l'écorce de VE. cuspidnia, qu'ils nomment Quino de mata. VE. à longw'S fleurs {E longiflorwn, l.œm. et Sch.) vient à Caracas. Ses fleurs sont blanches, odorantes. G — s.

EXOTlyL'ËS {fiantes). — Etrangères au pays qu'on habile ; ainsi le Tlié, le Café.

EXOSTOSE (Médecine), du grec ex, hors, et osleon, os. — On appelle ainsi une tumeur osseuse qui se développe à la surface ou dans l'intérieur d'un os. Les exostoies offrent des différences nombreuses, sous le rapport du nombre, de la forme, du volume de l'os qu'elles atta<|uent, de leur nature, de leur> causes. Elles peuvent affecter tous les os, mais plus particulièreni' nt les os du crâne et les os longs des membres, et quelquefois, mais rarement, presque tous les os à la fois. L'exosiose peut être générale dans nu os, c'est-à dire qu'elle semble résulter d'une sorte d'hypenrophie de tonte sa substance ;hypérostosci ; lorsque cela a lieu dans un os long, le caual médullaire s'efface peu à peu et disparaît qucl- 'luefois entièrement. Si la maladie se développe à l'extérieur, et c'est le pins souvent, la tumeur peut être formée aux dépens de la lame qui entoure l'os, dans laquelle se fait un dépôt de mat. ère osseuse, ou bien par une exsudation à sa surface même; la lame iinerne demeure le plus ordinairement étrangère à la m.iladie. La texture de l'cxosti se est quelquefois ccllnleuse, lamelleuse; on en rencontre dont le tissu esi tellement serré, dur et pesant, qu'il offio l'apparence de l'ivoire (ébnniée). Les causes les plus fréquentes sont les maladies vénériennes. Cependant les scrofules, le scorbut, la goutte, peuvent aussi les déterminer. P.irmi les causes externes, on peut citer les contusions, une irritation quelconque fixée pendant longtemps dans le voisinage d'un os, etc. Le traitement consiste dans l'emploi des moyens dirigés contre les causes internes signalées plus haut. Lorsque la tutnciir n'ayant pas dispi\ru sous rinfliience du traitement reste slalionnuire, qu'elle est peu volumineuse et ne cause aucune gène, il faut atlendre et ne pas s'en occuper; mais ni clic prend de l'arcroissoment, elle peut amener des .accidents qui obligent d'avoir recours à un traileuieut chirurgical ; dans ce cas, l'ablation de la tumeur et enfin l'amputation senties seuls moyens de sauver le malade, quand ces opérations sont praticables. F — N.

EXPECTANTE (Médccini!), du latin expectarc, attendre. — Il ne faut pas croire cpi'il existe une théorie médicale basée sur l'expecttition dans les maltidies, c'estù-dire qui consisterait ft as-is|er simplement au dévelop pement d'une maladie, à en observer les phases, sans jamais rien faire qui puisse (m déranger la marche. Une pareille théorie ne serait rien nioiu'. que la in'gation de l'art médical. Mais il est bii'n vrai qu'il y a dans la n;édccinu d'observation une méthode d'après luc|uellc l'ar- 'ion du médecin, prompte, riipid*; d.uisrortuiiis cas, doit élr« au rontrairc patiente guidée par une sage lenteur

dans les circonstances où il faut savoir temporiser, attendre et saisir le moment favorab'e pour agirsi cela est nécessaire. Considérée de ce point de vue, la médecine dite expectante, b.asée sur l'observation patiente et éclairée des faits, est la seule rationnelle. Mais il ne faut pas conclure de là qu'elle doive se borner à une contemplation oisive de la marche d'une maladie; en suivant d'un œil vigilant et sagace les efforts de la nature, le médecin devra les seconder par une sage application des règles de l'hygiène eten écartant avec soin tout cequi peutentraver cette direction favorable. C'est à l'aide de la connaissance profonde de l'histoire des maladies, de la distinction à établir entre celles qui marchent avec plus ou moins de régularité vers une terminaison heureuse, et celles qui peuvent être entravées dans leur cours par des symptômes annonçant quelques lésions intercurrente;, que cette expeciation sage et éclairée déterminera la conduite du médecin, lui indiquera à quel moment il doit changer les bases du traitement, et posera ainsi les limites réciproques de ce qu'on appelle en médecine, action et expi'ctntwn. Il existe aussi une certaine classe de médecins d'un cara tère toujours indécis, portés à craindre l'effet des remèdes les plus innocents, et qui attendent toujours, négl géant ainsi l'occasion favorable qui passe pour ne plus revenir; ce n'est pas là faire de la médecine expectante, c'est faire de la médecine timide, et qui ne peut .avoir, dans la plupart des cas, que des résultats fàilieux. F — N.

EXPECTORANTS (Matière médicale), du latin ex, hors, et pecins, poitrine. — Médicaments qui ont pour but de f.avoriser l'expulsion des matières contenues dans les bronches, la trachée-artère et le larynx. Ils sont trèsvariables, suivant la nature de la maladie qui donne lieu à l'expectoration et les circonstances qui influent sur le malade; ce sont le plus souvent des toniques ou e.rcitants, lorsque, pour favoriser l'expectoration, il faut exciter la tonicité des tissus. Ainsi les infusions excitantes des plantes labiées, les loochs kermétisés, les préparations de scillc; quelquefois les sulfures alcalins, les médicaments balsamiques, les analeptiques, le quinquina sous diverses formes; dans les cis oii il existe de l'irritation, ce sont des émoi liants, des narcotiques, quelquefois des vomitifs.

EXPECTORATION (Médecine), même étymologie que le précédent. — Action par laquelle les matières contenues dans les voies .aériennes sont rejetées au dehors. L'expectoration peut fournir, dans les maladies, des signes tirés do la nature des crachats. Elle est plus ou moins facile, suivant que les crachats sont plus ou moins visqueux, et c'est dans ce cas que l'on a recours aux médicaments dits expectorants, surtout lorsque leur diminution ou leur suppression donne lieu à des symptômes de suffocation imminente, ou à un accroissement d'irritation.

EXPIRATEURS (muscles) (An.itomie). — On appelle ainsi les muscles qui, par leur contraction plus ou moins simultanée, contrilnieut à diminuer la capacité de la poitrine et à expulser l'air contenu dans les poumons. 11 n'est pas facile de déterminer d'une manière précise quels sont tous les muscles véritablement expirateurs; pourqnelques-uns, la quest on n'est pas douteuse : ainsi les intercostaux internes et externes; les sous<oslaux; le triangulaire du sternum; le grand pectoral, dans ses trois quarts supérieurs; le petit d-nlelii postérieur inférieur; \e grand dorsal (Beau et Maissiat ; le trapèze, dans sa portion dorsale ; le trnnsverse et les obliques du bas-ventre; le pyramidal ; Viscliio-coccygien et le relereur de l'anus^ sont véritablement expiraleurs. Ceux pour lesquels il y a quelques doutes, sont : les sur-costaux, le sow^-clavier, \e petit pectoral, le grand dentelé, h: petit denlclc postérieur supérieur, Icdruit abdominal, le carré dc^ loin fies.

EXIMIÎATIO.N (Physiologie). —C'est un dos actes de la rcs|iiration, celui par lequel l'air qui a pénétré dans la poitrine par l'inspiration en est expulsé (voyez Respi-

UATION).

EXPLOITATION »r.nicoi.E (Agriculture). — L'exploitation agricole suppose un domaine rural réunissant des einiditiops sullisautes pour faire espérer les bt'nélices iiu'on en doit attendre. La première chose à faire pour établir une exploitation .agricole est donc de constater l'état du domaine, ce qui lui manque et ce qui le caractérise.

Les conditions d'une bonne exploitation rurale tiennent au sol, à la bitu.tlion, :'i l'imiénagemcnt des eaux, k l'ét.at des débouchés, au prix do la main-d'œuvre, à l'es-

EXP

F.XP

prit et à lamoralilc ile<i populations au milieu desquelles l'exploitation est placée. Cette contliiion, que je signale eu dernier, est une considt^ration de premier ordre dans le choix qu'on pourra laiie du domaine rural; il faut lecherclier, avant tout, un pays où les mœurs soient aussi bonnes que possible, où règne l'amour du travail, de l'ordre, de l'économie. Il n'y a rien à faire avec les populations rurales qu'a envahies l'amour de la dissipation, delà dépenje, l'esprit d'insubordination, d'égoisme it d'envie. 11 faut aussi que la population soit assez nombreuse pour fournir de bons ouvriers agricoles, à des prix raisonnables. Se préoccupant ensuite de la vente des produits, on devra s'informer des débouchés qui existent et (le la facilité des moyens de communication. Le bon état des chemins, le voisinage des grandes routes, des canaux, des rivières navigables, assurent le transport économique des denrées, la proximité de maicliés importants li'ur donne une valeur beaucoup plus grande. Les agriculiiiirs placés loin des marchés et perdus au mjlieu des chemins difficiles, loin des grandes voies de circulation, sont obligés de restreindre la culture des grains, des icHirrages, pour s'attacher à l'élevage du bétail qui peut être transporté à de grandes distances, sans d'aussi grands frais. Le voisinage et l'accès facile des grands marchés permettent, au contraire, de tirer parti de tous les genres de productions, et donnent souvent de l'importance à des objets de nulle valeur dans d'autres conditions. En tous cas, il faut que le cultivateur se préoccupe de mettre sa cultuie en rapport avec les débouchés dont il dispose, et faire le genre de produits qui se vend le mieux.

Après ces conditions générales, il faut indiquer celles qui concernent le domaine lui-même. Sa configuration a une grande importance pour la facilité des travaux : la meilleure disposition est celle où les bâtiments d'exploitation sont placés au milieu d'iui domaine d'une seule teneur. Les champs éloignés des bàtimeiit-s, surtout s"ils sont de petite étendue, donnent lieu à des frais de culture beaucoup plus élevés, sans que leuis produits en aient plus de valeur sur le marché ; si, eu outre, ils font enclave au milieu d'autres héritages, ils provo(|iient des dillicultés et des cliicanes sans fiti. L'étendue totale du domaine rural dépend, avant tout, du capital dont on dispose pour l'exploitation rurale, et atissi du genre de cultiu'e la plus avantageuse, k cet égard, on distingue généralement, en Franco, la grande, la )HOi/eii?ie et la iirtile culture. Les domaines de grai^de culture mesurent au moins tiu à Su hectares; les travaux s'y font avec des attelages et des machities ; le chef de l'exploit.alion dirige et surveille ordinairement avec un certain nombre d'employés, auxquels obéissent des sous-mailies, des chefs d'attelage Une telle exploitation est une sorte de petit gouvernement où le maître laborieux, régulier, prévoyant et instruit, doit inspiier à tous la contiince, l'n H'eclion et le respect. Le capital, souvent considérable, qui se trouve engagé peut rapporter beaucoup sous une bonne direction; il peut être i;ravenient compromis par l'incurie, le désordre, l'im onduiie. La grande culture ■ -t en même temps une œuvre qui intéresse à un haut l^^ré la prospérité du pays; c'est elle qui fait les cé- I I' s et les fourrages, qui élève les chevaux, les bêles à . . rues et les bête> ik laine; elle fait des moyens de pro- Juctioii d'un pays l'emploi le plus économique ; elle seule p'iii réaliser les améliorations aijricoles et augmenter la prospérité publique par une production plus abondante et moins coûteuse. On peut dire que le chef d'unegr.inde •xploiiatiou ii^ricole bien conduite est nu des membres les plus utiles et les plus indéptuidants dans utie nation. La moyenne culture, qui est extrêmement répandue en France, suppose un domaine de ÏU hectares nu moins; mais le chef d'exploitatioti ne dispose pas d'attelages et de machines en grand nombre, souvent il lui sullit d'une scnli; charrue; le travail se fait, en grande partie, par dis ouvriers que le chef doit diriger et inspecter, tout eu C( osacrant lui-même la ptirtie libre de son temps ù des 11. I vaux manuels compatibles avec ses devoiis de surnol lance. Au-de.ssous des domaines de moyenne culture, vioiment les exploitations que l'on trouve surtout au voisinage des villes et dan» les campagnes très-peupléi s. Lo propriét.iiio exploite alors do ses mains et avec le secours de sa famille et s'attache à des cultures spéciales dont le choix est déterminé par les conditions de vente journalièiede la localilé. Lis maraîchers des faubourgs des grandes villes présentent un type curieux et inléicssani iiarmi les chefs de petites exploitations agricoles et u nui iicuUure.

l.e domaine rural doit être exempt de toutes chances d'iiiuudaiion ; mais il doit posséder, en quantité snitisaute, des eaux bonnes pour abreuver les bestiaux, pour arro-er le jardin potager, pour distribuer aux prairies et pour servir à la consommation domestique. Enfin, il est à désirer que le sol soit fertile, mais il doit cependant élie varié de façon à otVrir des ressources différentes, selon les années, età donner toujours des récoltes, quelles qu'aient été les circonstances atmosphériques. C'est une bonne spéculation, lorsqu'on achète, de prendre un domaine susceptible d'être amélioré par un bon système de culture ; avec du temps, du travail et de sages innovalions, on a le légitime espoir d'.accroitre considérablomeiit la valeur du biin, en même temps qu'on réalisera un progrès agricole utile dans la conirée. ■ U y a quatre modes d'exploitation du domaine rur.al ; l'exploitation directe par le propriéiaire, l'exploitation pai l'intermédiaire d'un régisseur.l'e^ploitation de compte à demi ou par méiayage, eiitin l'exploitation par locaiion ou fermage. On trouvera au mot Fermage des notions sur ces deux derniers modes d'exploit.ttiou.où le propriétaire n'est réellement plus chef d'exploitation. Quand l'exploitation est par régie, elle conserve au propriétaire la direction supérieure, m.lis le régisseur, placé immédiatement sous ses ordres, a entiéi einent le pouvoir exécutif et la responsabilité des faits accomplis vis-à-vis du maître. Ce système est excellent avec un bon régisseur et lorsque le propriétaire réside sur ses leries, et possède d'ailleurs des connaissances agricoles suffisantes pour ne pas être sur ce point à la merci du régissur. Mais, en France, il est généralement difficile de trouver de bons régisseurs, et l'iibsence des propriétaires laisse libre cours à toutes sortes d'abus. En un mot, le régisseur ne doit pas être un homme indispensable pour suppléer à l'absence continue du propriétaire ou à son ignorance agricole, il doit être seulement un agent supérieur coopérant à l'œuvre du propriétaire et assurant, dans tons les détails, l'exécution de ses plans. Dans ces conditions, l'exploitation en régie peut donner de très-bons résultats; mais il faudra laisser au régisseur une pleine autorité sur tout son monde, en même temps que faire peser sur lui seul la responsabilité tout entièic, sans jamais s'adresser .^ aucun de ses subordonnés.

L'exploitation directe par le propriétaire exige d'abord en lui certaines qualités que, maiheureusement les agriculteurs sont loin de posséder tous. Physiquement, l.agriculteur exploitant doit être robuste, sain de corps et capable de supporter les intempéries des saisons. Moralement, il doit être rangé dans ses mœurs et digne d'être un chef de famille respecté; actif et industrieux pour l'emploi du temps; ordonné dans ses idées, réHéclii, plein de suite dans ses opérations, exempt d'hésitation et d'incertitude, prévoyant plus qu'aucun de ceux qu'il dirige ; il doit .se rendre compte de tout et comparer sans cesse les frais et les produits; eiitin, il doit savoir commander avec tact, avec précision, avec calme et fermeté, comme avec douceur; il a intérêt, sans laisser naître aucune familiarité gênante, i identifier néanmoins ses domestiques avec son exploitation de manière à ce qu'ils la regardent presque comme la leur; il doit veiller sur eux et leur venir en aide au besoin, les dominer sans despotisme et surmonter sans brusquerie, sans irritation, lorsqu'il s'agit d'innovations, les répugnances qu'il rencontrera toujours en eux. L'agriculteur doit avoir des connaissances assez étendues; puistpi'il est sans cesse aux prises avec les forces naturelles, il doit avoir des idées exactes des lois généra es auxquelles elles obéissent (voyez AGBicLLïiuit). Enfin, il faut(|ue l'agriculteur sache faire le commerce, en apprécier les chances et en tirer judicieusement parti; car, après ;woir fait iiaitre dc\s récoltes, des bestiaux, il doit savoir les vendre le mieux possible.

Dans la pr;Uique de son exploitation, le propriétaire doit s'imposer rigoureusement un certain nombre de principes généraux, que l'on peut résumer ainsi qu'il suit : 1° Maintenir ses entrepri.ses en rapport avec la force dont on dis|)ose; 2° consacrer à chaque opéraiiiiu exactement la main-d'œuvre nécess;iire, et jamais plus; 3° subordonner l'ordre d'exécution des travaux à leur importance, et établir cet ordre de fa(;on i ce que tout travail essentiel soit fait à son temps, et à ce que tout moment de loisir soit utilisé pour «pieUpie travail secondaire; \' ne jamais remettre d'une heure ce qui peut, sans inconvénient, s'cxécuier iimii''di;iiement.

Une condition imlispensable pour mener une exploita» liuu rurale, c'est de disjioser «l'un capital «u^situt»

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D'une niaiiiùre générale et sauf beaui'ùup de condilions particulières, oji peut estim<?r le minimum du capital d'exploitation , soit d'après le loyer ou prix de location du domaine, soit d'après l'étendue même de ce domaine. Cette dernière base est préférable, et, suivant Mathieu de Dombasle, on peut admettre qu'en France, pour un domaine de lOO hectares, il faut disposer au moins d'un capital d'exploitation de 'lOdllO francs (UK) francs par hectare) ; pour un domaine de 200 hectares, on peut se contenter d'un c.ipiral de (.0(100 francs (300 francs par hectare). La quotité du capital augmenterait ainsi progressivement à mesure que se restreindrait le fonds, ou (iiminuerait, au contraire, à mesure que celui-ci serait plus étendu. Beaucoup d'exploitations agricoles se font malheureusement avec des capitaux bien inférieurs à ce qn'ils devraient être; mais c'est là mie condition déplorable pour l'agriculteur; il en résulte pour lui la gûne et souvent la misèie, pour son birn une culture imparfaite et l'impossibi'ité d'aucune amélioralion.

Le chef de l'exploitation agricole a bi^soiu d'être assisté dans ses travaux par un personnel qu'il devra s'attacher à rendre suffisant pour les besoins de l'exploitation, mais en se bornant au strict nécessaire. Certains travaux qui durenttonte l'année sont confiés ik des serviteursà gages, qui demeurent sous le toit du maître; ce sont les laboureurs ou charretiers, les bergers, les vachers, les valets de ferme et les filles de cour. D'autres travaux qui reviennent à certaines périodes sont exécutés par des journaliers employés à la tâche ou à la journée. A côté du personnel, il tant mentionner le mobilier agricole, c'est à-dire l'ensemble des instruments nécessaires pour travailler la terre, recueillir et assainir les produits, préparer la nourriture des animaux, transporter les diverses denrées, équiper les attelages, etc. (voyez Instruments ACniCOLIÎS).

Un des grands problèmes qu'ait à résoudre le chef d'une exploitation agricole, c'est le choix du syilème de culture ; c'est là qu'il devra examiner quel assolement il lui faut adopter, quels animaux il doit nourrir sur son fond«; ariê'er, en un mot, les traits généraux de son entreprise (voyez Assolement, Fermage, Fekme). tir fin, pour se rendre compte de ses opérations, il est indispensable qu'il établisse une comptabilité régulière. Son point de départ sera im ùivmlnire complet du domaine au moment oti il en prend l'exploitation; un inventaire analogue seia dressé chai|ue année à une même époque; puis il tiendra ses comptes courants au moyen : i°d'uu registre-Journal où chaque jour seront inscrits les tr.ivaux. les dépenses, les recettes, les produiis engrangés, consommés ou vendus; en un mot, toutes les opérations de la journée; ï" d'un livre île cnisxe où seront consignées chaque jour les recettes et les dépenses en argent; :i" d'un registre de iletle.i et de ci-énncex ; 4" d'un livre lie coriiple île culture où chaque genre de culture a sa comptabilité spéciale; .')" d'un reyvil7'e du ])erso>ui/'l où seront inscrites les journées de travail et la pnie do chacun ; (;" d'un liv7-e de hétnil donnant à tout moment, dans des chapitres distincts, l'état exact de l'écnrie, de la vacherie, de la bergerie, de la porcherie, de la bassecour, la mention des objets consommés et des produits obtenus ; 7° d'un livre de dépenser du ménage, contenant l'indication de tous les objets ou do tous les de bourses consacrés aux besoins des gens de la ferme. Il est évident que |o. sy-tème de comptabilité peut d'ailleurs être modifié de bien des manières; il sera bon toutes les fois qu'il fournira au propriétaire la connaissance exacte de toutes ses opérations, et lui permettra de calculer rigoureusement les perles et les bénéfices en appréciant les causes auxquelles ils sont dus. Ai>. F.

F.xpi.oitahon bes bois (Sylviculture). — Voyez Fouets.

EXPONENTIELLE. — 'Voyez Exposants, Fonctions.

EXPOSANTS f Algèbre).— En olgi'bre. l'rxposant dont une lettre est alToctée indique le nombre do fois que celte lettre doit Cire prise comme facteur dans un produit. Ainsi 17* exprime le produit nXaX"X"- Cette définition suppose que l'exposant est un nombre essentiellement entier et positif. Une division impossible amène à considérer des exposants n^i/nd/v. Lorsque n peut être retranché de m, on a^ <= ora — n. S'il n'en est pas ainsi, ou continue à représenter le quotient par «m- ",et il se présentera deux cas. Si m et n sont égaux, on aura a" qui devra être regardé comme équivalent à —, c'est-à-dire à l'uiiilé. SI n est plus grand que î/i, en appelant fi leur

ditt'érence, on aura ^ = ^=a-P. Une lettre affectée d'un exposant négatif est donc équivalente au quotient de l'unité divisée par cette lettre affectée du même exposant pris avec le signe -|-. Ainsi -, s'écrira a-'.

De même que la division conduit aux exposants négatifs, de même l'extraction des racines a donné naissance aux exposants fractioimnires. Pour extraire la racine 4" de «", il faut diviser l'exposant par 4, ce qui donne ai ou fl2. Si l'exposant de a n'est pas divisible par 4, la racine ne pourra plus s'extraire; néanmoins on continuera à indiquer l'opération, et l'on écrira, par exemple, «.

au lieu de i/a''. Ces conventions admises, on voit que

-r? = 2.11 est d'ailleurs facile de démontrer que les règles établies pour les exposants entiers s'appliquent aussi aux exposants négatifs ou fractionnaires.

La fonction a» dans laquelle a est considéré comme un nombre constant, et x comme variable, est dite expineidielle. Ou introduit également dans l'analyse supérieure des exponentielles imaginaires. Une expression de la forme n'v' — ' n'a par elle-même aucun sens. Il faut la considérer comme un symbole désignant ce que devient le développement .algébrique de «'• lorsqu'on y remplace X par j/^T (voyez Imaginaire, Séries). F,. R.

EXPRESSION ALc.ÉBRKjeE. — Voyez Algèbre.

EXTASE (Physiologie), du grec ektusis, contention. — Ve.ctii.te phgsiologir/ue, que l'on doit distinguer de Vexliixe divine (voyez D>cl. des lettres, par Bachelet et Dézobry),est un état du cerveau dans lequel l'exaltation de certaines idées amène un sentiment de ravissement extrême et inattendu, avec suspension de l'action des sens extérieurs et des mouvements volontaires. L'habitude de la méditation, la vie contemplative, ont quelquefois jeté dans une sorte de rêverie avec insensibilité extérieure, qui, plus tard, s'est renouvelée sans le retour de la cause qui l'avait fait n.iître. Dans la catalepsie, que l'on pourrait confondre ,tvec l'extase, il y a suspension complète des facultés intellectuelles ; c'est ce qui la distingue de l'extase.

EXTENSEURS (AnatODiie). — On a donné ce nom à des muscles qui portent une partie dans l'extension. Les principaux sont les suivants : E. commun des doigts (Epicundgh-sus-plialiiugettten commun, Ch.tuss.) ; il va de la tubérosilé externe de l'humérus (épicondyle) aux quatre derniers doigts. — E. du petit doiqt [Epicnndylo-sus-pUulitngettien du petit doigt, Chauss.);de l'épicondyle au petit doigt.— Gronrf E. du pouce [Cubito-suslihnlangettien, Cliauss ) ; de la face postérieure du cubitus ail dos du pouce. — Court E. du pouce {Cuhito-susplia'ungirn du pouce, Cliauss.i ;du cubitus, du ligament iiileiosseux etdu radius à la première phalange du pouce. — E. propre de l'index (Cubito-sus-phalniigetlien de l'index, Chauss.); du cubitus et du ligament interosseux à l'index. — E du gros orteil {Véronéu-sus-plialangettien du groi orteil, Chauss. ) ; du péroné et du ligament inieiosseux à la phalange unguéale du gros orteil. — E. commun des orteils {Long pérnnéo-sus phnlangeltien commun, Chauss. ); de la tubérosilé externe, du tibia et du péroné aux quatre derniers orteils.

EXTENSION (Physiologie, Cliirurgio). — Action de redresser ou d'étendre des parties qui ont été fléchies. C'est un des mouvements d'opiiositiou dont les articulalions sont susceptibles, comme on le voit, au coude, au genou, au poignet, etc.

En chirurgie, ce mot s'applique à l'opération par la- (pielle ou tire en sens opposé un membre luxé ou fracturé : (lan< le premier cas, pour ramener les surfaces articuliiires à leur situation naturelle ; dans le second, pour alTionter les fragments d'un os brisé. L'extension prise dans ce dernier sens, et entendue de l'effort fait sur la partie inférieure du membre, est opposée à celui fait sur la partie supérieure, et que l'on nomme contre-extension.

EXTÉRIEUR (Hippologie). —On appelle ainsi en zoolechnio la description des diverses régions de l'extérieur du corps du cheval. Parfois on l'étond par analogie aux autres espc'ccs douiostiquos (voyez Ilii'i'Oi.oiiiK). EXTIRPATEUH (Agrirullnre).— lostrunioni agricole à iilusiours socs, Irès-analoguo au sciirificuleur, m;m dont les socs, an lien d'être conformés on pointe peu ou point élargie sur ses c<ité8, sont, au contraire, aplatis eu

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fer de lance. Cet instniment sert à exécuter les labours aiperficicls ou binages, à recouvrir les semences, à décliaumer les terres après la moisson, à éclaircir les semis ;, la volée, lorsqu'ils viennent trop épais (voyez Labour,

l\STnl3JlEN'IS Ar.RlCOLKS). . .

IXTIHPATION (Chirurgie). —On appelle auisi une opération de chirurgie au moyen de laquelle on enlevé (Il totalité une tumeur au milieu des tisfus, ou une partie quelconque du corps affectée d'une maladie mculable. Air.si on extirpe un cancer, une loupe, un kyste; i est un mode d'escision qui par ce nom a une signihcalion plus netie et plus complète. •

EXTRACTION des dents (Chirurgie). — Quelles que voient les causes qui déterminent le chirurgien à pratiluier cette opération, et c'est presque toujours une nialiidie de la dent, il doit se préoccuper d'abord du choix de rinstrnmeni, puis de la position adonner au malade; enfin du mode opératoire lui-même. "

Les ihstrumenis inventés pour l'extraction des dents sont très-nombreux; cependant ceux qui sont le plus usité sont : le riavier, la c/e/' de Garengrot. le pelimn et les différents leviers connus sous les noms de levier 'h oit, pied de-biche, langue de carpe, etc.

Le davier, dérivé, selon les uns, par corruption, de riavis, clef; selon d'autres, de l'allemand tciube, pigeon, ;\ cause de sa ressemblance avec le bec d'un pigeon ; enfin, plus probablement, du nom de son inventeur, est une espèce de pinces droites, courbes ou coudées, dont les mors épais et courts sont garnis de denteUues pour pouvoir saisir les dents avec solidité. Le davier droit s'emploie de préférence pour les incisives et les canines (voyez Dent). Le davier courbe, qui a la plus grande ressemblance avec un bec de perroquet, pour les petites molaires ; on ne s'en sert guère, pour les grosses molaires, que lorsqu'on veut achever l 'extraction d'une dent basculée par la clef de Gurengeot ou le pélican. Pour bi dernière molaire ou dent de sagesse, on re sert, le plus Miuveiit,dela/o//j«ef/ecnrpe(^!/.1021,2)quel'onenronce rntreelleet la quatrièiue molaire. Cet instrument est forn;é d'une tige d'acier dont l'extrémité, en fer de lance émniissé, est cudée à angle tiès-ouvert sur cette tige montée elle-même sur un manche. Un des avantages du davier, c'est que, prenant le plus souvent son point d'appui dans la main du chirurgien, il n'exerce ui contusion sur les gencives, ni pression sur les dents voisines. Pour se servir du davier, on saisit la dent le plus près possible de la racine, puis on la tire directement dans le sens de sou axe, en faisant exécuter des mouvements de rotation pour l'ébranler et la luxer.

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