I.iiigiis dec.irpe. — 3. Pic
La clef de Garengeol 'pi/. I02G, 1), ainsi nommée du nom d« ce chirurgien célèbre, qui n'a fait que la perfectionner, carelle est d'origine anglaise, d'où lui vicntaussi le nom de clef anglaise, se compose d'une tige montée ii
une de ses extrémitéssur un manche transversal, et présentant à l'autre unesurface quadrilatère, creusée d'une mortaise, ([ui reçoit un crochet courbe plus ou moinslong et plus ou moins ouvert, selon le volume de la dent à extraire. Cet instrument a été modifié de plusieurs manières: ainsi la clef à noix et la c/ef à pivot, qui permettent de donner au crochet toutes les directions; on a aussi coudé la tige de l'instrument près de l'extrémité qui reçoit le crocliet, afin de rendre son introduction plus facile pour l'extraction des dernières molaires. Avec la clef de Garengeot, on peut déployer une grande force sans produire de serousses; mais elle otïre un inconvénient grave, c'est de prendre le piint d'appui sur la gencive et l'alvéole situés en dehors de la dent malade; de plus, on ne peut guère éviter de briser l'alvéole du côté vers lequpl on renverse la dent : aussi est-il moins employé aujourd'hui. Four opérer avec cet iiisti;iiment, le chirurgien le saisit de la main droite, applique le crochet, à l'aide des doigts delà main gauche, sur le côté interne de la dent malade, le plus près possible de la gencive; le côté du quadrilatère opposé au crochet est appliqué en dehors et vis-à vis; alois. par un mouvement de rotation gradué sur le manche de la clef, la dent se trouve basculée et renversée. Quelques chirurgiens aiment mieux appliquer le crochet sur le côté exienie de la dent. On l'emploie surtout pour les grosses molaires.
hepe'lican, qui saisit la dent au moyen d'un crochet, et prend son point d'appui sur d'autres dents ou bien sur le bord alvéolaire; dans le pélican de Bucking et de Dubois-Foucon, le plus employé de tous, le point d'appui a lieu au inny^'u d'une plaque métallique un peu concave, ovalaire, assez large, garnie de peau. Cet instrument a éié vanté par les uns autant qu'il a été blâmé par les autres. Du reste, les dentistes habiles s'en servent avec avantage. Pour extraire les fragments, ou emploie le pied de biche (fig. in2G, 3). C'est uu levier que l'on enfonce sous les débris que l'on extrait par bascule.
Les instruments qne nous venons de nommer ont subi un grand nombre de modifications, nous ne pouvons en parler, non plus que de ceux qui out été iaventés pour des cas spéciaux.
La position la plus convenable est que le malade soit assis solidement sur un fauteuil à dossier élevé, un peu renversé en arrière; de son côté, le chirurgien devra se placer de manière à pouvoir agir librement. La tète du malade étant renversée, il pourra procéder à son opération avec beaucoup plus de facilité etde sùreté.
Quel que soit l'instrument dont on se servira, il est des règles générales dont il ne faut jamais s'écarter-, ainsi, bien saisir la dent qu'où veut enlever, prendre un point d'appui qui serve de levier à l'instrument, ;igir sans précipitation, employer une force graduelle, constante et sans la moindre secousse ; tels sont les moyens par lesquels on évitera de fracturer la deut, de briser l'alvéole et d'ébranler les dents voisines.
Lorsque la dent est arrachée, il faut laisser couler le sang pendant une ou deux minutes, en faisant gargariser le malade avec un peu d'eau tiède ; ensuite le chirurgien rapprochera les gencives en les pressant entre deux doigts, et recommandera au malade d'éviter la contact de l'air froid.
Les principaux accidents qui peuvent accompagner ou suivre l'extraction des dents sont : 1° La frudure des dents; pour l'éviter, il faut saisir la dent profondément et la renverser vers le côté où elle est inclinée; si l'accident a lieu, et que l'on ne puisse enlever immédiatement la racine, il faut l'abandonner et prévenir les accidents iiinammatoires par les émollients. Cependant, si un fragment de pulpe ou de filet nerveux était resté adhérent aux parties profondes, il faudrait de toute nécessité faire l'extraction complète de ces fragments. 2° Vhémorrhavi»;; cet accident peut n'avoir lieu que quelques heures après l'opériition ; elle peut être causée parla présence d'une esquille; il faut l'extraire, tamponner avec de la charpie, et cautériser avec le fer ronge, si elle devient inquiétante. On a vu aussi, chez des sujets prédisposés aux hémorrhagies, survenir des écoulements do sang suivis des accidents les plus graves et même de la mort. 3° hv.f, convulsions et les syncopes qui peuvent survenir n'ont aucune gravité et ce.ssent d'elles-mêmes, ^l" Les /lii.rioiM et les abcès seront traités par les antiphlogistiqucs I voyez ces mots). 5" Fracture de l'alvéole. Cet accident est plus fréquent avec la clef qu'avec le davier. Lorsqu'on le soupçonnera, il faudra rechercher le
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fragment o^~ciit et en f:iire rablalion avec beaucoup (le précautions, parce que, s'il restait dans la plaie, il pourrait donner lieti aux abcès d'' la gencive, ou aux jihlciiin^m^ dans l'épaisseur de la joui:. F - N.
liX'J'KAITS (Pliarmaciel. — On nomme ainsi tin produit d'une substance vcgélale que l'on olitient par l'évapiiration d'un suc ou d'un liquide dans lequel on a fait, macérer, infuser ou bouillir une plante verte ou sèche, ou quelqu'une de ses parties; Cil en l'ail aussi quelques uns tirés du Hègne uinuial. On prépare ordinairement les extraits assez mous pour pouvoir les malaxer f;icilement; cependant il en est de secs. On donne ordinairement le nom de robs aux extraits obtenus avec des sucs de fruits. On peut les classer, suivant qu'on les obtient, par ej-jjri'ssion, par macération^ par infusion, par décoction, etc. On les nomme extraits aqueux, lorsqu'ils résultent d'infusions aqueuses, et extraits alcooliques.
lorsque la préparation a lieu au moyen de l'alcool. On peut aussi obtenir des extraits ét/térés, vi/ieu.r, acétiques. Ils peuvent être gom.nen.c , résineur , savonneux, etc., suivant la substance prédominante. Les extraits tirés du liègne animal sont peu nombreux; ou ne connaît guère dans ce groupe que Vext. de fiel (/■? bœuf, Vext. de cnntharides et quelques autres. Les extraits bien préparés sont très -avantageusement employés en médrcine. F — N.
liXTIiAlT DE SATURNE (Matière médicale . Voyez
ACtîTATE DE PI.OMB.
EXTliAVASATION (Médecine), du latin extra, hors, et H(vo, vaisseaux. — On appelle ainsi l'mfiltration ou l'épancbemeut de certains liquides qui sont sortis des vaisseaux destinés à les contenir (voyez Ecchymosb).
EXUÏOIRE ( Médecine). — Voyez Cautérl, Vésiw-
TOIRE.
FABA (liotani<|ue). — Voyez Fève.
rAB.\GELLE (Botanique*. — Nom vulgaire du genre Zijg'qyiiylluni, Lin., du grec zijgos, paire, et phylloii, feuille, parce que ses feuilles portent une seule pairede folioles. Ce sont des plantes Dicoti/lédones diahjpélales hypogunes, et ce genre est le type de la famille dés Zygophyltées, voisine des Oxalidées ; il a pour caractères : calice à 5 divisions; .S pétales; 10 étamiues à filets munis chacun d'une écaille ; ovaire prismatique ; capsule à 5 loges renfermant de nombreuses griii nés. Les fabagelles sout des herbes ou des arbrisseaux. La plus répnndue est la F. loinmune (Z fubago. Lin,). Ses tiges sont herbacées. Ses feuilles sont lisses, charnues, à 2 folioles, et ses fleurs, souvent géminées, sout de couleur orangée à la base et blanches au sommet. Cette plante est originaire de la Syrie. Elle passe pour vermifuge. Sa saveur est un peu acre et ainère. La F. il feuilles simples Z. portulacuides,Vov&.) a les fleurs jaunes, solitains Les Arabes en expriment le suc qu'ils emploient contre les maux d'yeux.
FAMHÈ OCLIER, Fabreîqijier, Falabrequier (Botanique), noms vulgaires du Micocoulier.
FABRO.ME (Botanique , Fabroma, Raddi. — Genre de plantes Cry/ilognmes acrogènes appartenant à la famille des iUousves. Il est principalement caractérisé par une urne à péristome simple, comprenant huit paires de dents qui se replient dans l'intérieur. Les quelques espèces dont ce genre est composé sont petites, disposées par touffes, avec des feuilles bordées de cils. La /''. exif/iié (/>'. ;ju.si//«, Schw.) croit dans le nord de l'Italie et en Suisse. Ilumboldt et Bonpiand ont trouvé au Pérmi la F. pûlycurpa. Celte espèce croît sur les racines d'une e^pèce de chêne.
FACE (Anatomie humaine). — Portion de la tète située au-dessous du crâne, au-dessus et en av;uit du cou, sur Kqael elle avatice par la saillie du menton.
La peau de la face est d'un blanc rosé, très-tinc et riche en vaisseaux sanguins, ce qui explique la facilité avec laquelle elle se colore et se décolore, selon les divers états de l'àme; chez l'homme, elle est recouverte, dans .ses parties latérales et inférieures, de poils qui, suivant le point quil> occupent, portent le nom de favoris, moustaches ou barbe; elle est glabre, au contraire, chez l'enfant et la fennne. Elle est assez sujette à Être atteinte de cancer, lequel, en s'éiendant, détermine des excavations vastes et hideuses. L'érysipèle n'y est pas rare non plus ; alors la ligure est rouge et tellement tuniéliée, qu'on ne distingui^ presque plus les traits.
La couche graisseuse sous-cutanée renferme des muscle», des vaisseaux et des nerfs nombreux. Chez les tf(rofulcux,elle présente \m épaississement remarquable, mais, en génér:d, borné à la lèvre supérieure; elle s'enilannnc et nugmenie aussi de volume dans les fluxions causées par des dents malades; chez les enfants qui sont cnnvaleKcents de la scarlatine, on voit assez souvent le visage enfler sans changer de couleur; cet :iccident est dû piesque toujours à ce que les petits malades ont été • xposés au froid ou & l'humidité ; on doit donc prendre de itriiiidcs précautions pendant plusieurs semaines après que l'éruption a dis])aru.
Les muscles sont presque tous grOlus cl lixés, par um;
de leurs extrémités, sur un point du squelette, par l'autre sur la face profonde de la peau. Il en résulte que leur contraction plisse l'enveloppe cutanée et préside au jeu de la physionomie. Un d'eux, le tisorius de Santorini, qui n'existe pas toujours, donne naissance, lors(|u'il se contra'cte, à la fossette de la joue, cette petite dépression si gracieuse pendant le sourire. Si les muscles étaient tous paralysés, la face serait comme un masque sans expression, quefles que fussent les éiuolions dont l'âme put être agitée. Au lieu d'être immobiles, ces luuscles peuvent être aftectés de spasmes, connue dans les convulsions des enfants. Dans la névralgie faciale, la douleur occasionne aussi des contractions involontaires, qui ont fait donner à cette afl'ection le nom de tic douloureux. Quelques personnes, sans être malades, sont aflectées de contractions involontaires et presque incessantes dans les muscles de la face : ces contraclions, connues sous le nom de /ics, et qui siègent tantôt dans un muscle, tantôt dans un autre, donnent à la physionomie un aspect grimaçant, très-désagréable.
Le squelette de la face se distingue par la multiplicité des os, leur disposition irrégulière, leur texture constituée en grande partie par des lamelles très-minces et qui circonscrivent de nombreuses cavités, la bouche, les orbiles, lés fosses nasales et leurs sinus. Les os de la face sont les os propres du nez; les os maxilliires supérieurs, les os unguis, les os de la pommette. Les cornets inférieurs du nez, les os du pal;us, le vomer, le maxillaire inférieur. Les nerfs moteurs de la face sont les nerfs faciaux ; les nerfs trijumeaux sont les nerfs sensitifs. Des contusions, des piqtlres de leurs diverses branches ont pu donner lieu à des uévralgies rebelles; leur destruction est suivie de la perte de la sensibilité.
La face, en raison de sa position à découvert, est eiposée à un grand nombre de blessures. Le- chirurgiens doivent prévenir les dilTormités qui pourraient en ré>ulter en réunissant les deux bords de la plaie au moyen de sutures faites avec un lîl ciré et des épingles. Lorsqu'un lambeau de chair est emporté, cette perte de subs'auce peut avoir les résultats les plus graves, sous le double point de vue de la beauté du visage et de l'exercice de certaines fonctions, telles que la vue, le goût, l'odorat, l'articulation des sons, etc. Aussi un procédé a-t-il été imaginé pour réparer ces ditrormilés; c'est Vauloii'a-^tic.
(;iiez l'enfant, la graisse abonde, les muscles sont peu développés; aussi les joues s uit en relief et les contours arrondis; la même dispnsitioti existe chez la femme; l'homme a les traits plus accentués. Chez le vieillard, les os deviennent saillants, et lu peau, privée de son élasticité, se couvre de rides. On a toujours dit que le visage était le miroir de l'àme ; aussi le médecin et le philosophe cherchent-ils à lire dans son expression, l'un pour y trouver des signes capables de l'éclairer dans la connaissance des maladies, l'autre pour y deviner les dispositions intellectuelles et morales. La couleur naturelle de la Hguro est d'un rose p:Mo ; elle peut être remplacée par une rougi'ur vive: dans les lièvres, lesinllaimnations aiguës, elli' préi:èdc quelquefois un saignement de nez, «n coup de sang, une attaque d'apoplexie, surtout chez les vieillards. Loin do se colorer, la face peut devenir l)lub pfilc : c'est ce (pii arrive, en général, dans les ma-
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ladies chroniques, la convalescence des maladies aiguûs, de la chlorose; à la suite des pertes do sang, des veilles prolongées, de profonds chagrins. La privation du grand air et celle dn soleil produisent le même résultat; ainsi, les prisonniers sont en général très-pàles, et on a observé la même chose chez les ouvriers mineurs. Chez les personnes qui sont allectées de cancer, le teint est d'unjannepaille différent de celui qui existe dans la jaunisse. Chez ceux qui sont atteints de maladies du coeur, on obse-ve souvent une pâleur un peu violette, accompagnée d'une légère bouffissure (luvis:ige. Dans le choléra, la figure e>t froide et a une couleur plombée qui, jointe à l'enfoncement des yeux, caraclérise cette affection. Dans la fiî:vre typhoïde, les yeux expriment la stupeur. Le malade pa rait étranger "à tout ce qui se passe autour de lui, et a l'air de ue penser à rien; lorsqu'on lui parle, ses traits giirdent leur caractère immobile et indiquent qu'il ne comprend pas les paroles qui lui sont adressées.
Si l'on cherche à associer la physioiioniîe à certaines dispositions générales, on trouve qu'un vidage plat, massif, indi<|ue la bassesse des inclitiations, la nullité d'esprit. Celui qui est court, gras, vermeil, marque la gaieté, la bienveillance. La ligure longue, pâle, maigre, accuse l'égoïsme, la mélancolie, la réflexion. Une lace volumineuse, par rapport à un petit crâne, dénote la prédominance de l'instinct sur l'intelligence ; une petite face couronnée par un crâne volumineux indique l'inverse. La concentr.îtion des traits vers la ligne médiane trahit des passions dissimulées. A. S — Y.
FACIIlINGliN -Eaux minérales). — V. Geilnau.
FACIAL (Anatomie humaine), du latin faciès, lace. — Ce terme s'applique à diverses parties qui sont en rapport avec la lace : L'artère faciale est un rameau de la carotide e\lerne qui s'en détache au-dessous de l'angle de la mâchoire, et au niveau du pli du cou et <lu metiifin ; elle se porte vers l'angle de la bouche, obliquement et en serpentant sur la face, et va se terminer sur l'aile du nez en s'unis^ant au rameau nasal de l'artère ophthalmique Cette artère donne ses rameaux à la partie inférieure de la joue, aux deux lèvres, à l'aile du nez et au menton. — La veine facilite nait par une veine placé ! sous la peau verticalement au milieu dn front, traverse la face obliquement de l'angle interne de l'œil vers l'angle de la mâchoire, et va s'aboucher avec la vein;' jugulaire interne vers la partie latéral.- moyenne dn cou. — Letierf /acia/ est un des nerfs dits crâniens, [jarce que, naissant de l'encéphale, ils émergent à travers uti des trous dn crâne; le facial naît sur le côté de la l)urlion iiostérieure de la protubérance annulaire, un peu au-devant du nerf auditif; il sort du crâne parle conduit auditif interne et laqueduc de Fallope d'oii il envoie au nerf lirrgual une singulière ana>tomose, nommée ■■mile du li/mfjan, doime aux muscles des osselets de l'unie (oreille moyenne) des filets nerveux, et, pénétrant par le trou stylo-mastoîdieji dans la glande salivaire parotide, se partage en deux troncs qui distribuent leurs rameaux aux muscles de la face, <i ceux des celés de la tète derrière l'oreille et des parties supérieures du cou.
Facial (Angle) (Zoologie). — Voyez Angle.
FACIKS (Sciences naturelles et médicales), c'est le mot latin (pii veut dire face. aji/Mi-cuce., aspect. — Les médecins et les naturalistes l'emploient fréquemment pour désigiK^r l'aspect général du visage (liez un malade, ou l'aspect général et caractéristique d'un animal ou d'une plante.
FAÇON (Agriculture). — Ce mot vulgaire désigne chacune des opérât ons par lesquelles le cultivateur piépaie la terre à recevoir les graines ou plantes qu'elle doit nourrir, ou modifie sou état â ccrtaities périodes de la végétation de ces plantes. C'est à l'article concernant chaque plante agricole que seront indi(iuées les façons principales que réclame la terre qui les porte.
FACULTÉS DES SCIENCES (Knseigncment scientifique). — En créant et oiganisant, de ISUii ;\ l«ll, l'Université de France, Napoléon I" fonda les Facultés îles sciences, rliargi 'es de donner ren;eif;ii('nient supérieur des sciences uiathémalic|ues, astniiioniiques et niicaiiicutes, des sciences physii|U('s et chimi(|ucs, et des scieiices n;iturelles. L'organisation de ces Faruli. s siim e.vpliquée au mot Univeksité; on compte a- tu'liiui, m l'n Franco l(i Facultés des sciences, ainsi lépai lii^ : H. ;;u.n du Nord, 1, à Lille; région de l'Kst, ,'), a Strasbourg, Nancy, Dijon. Ilesaiiçon et Lyon; région du Centre, ;i, A Paris, l>oitieis, <;ieiniunt; région de l'Ouest, ï,à Caen, Uenties; réginn du Midi, :,, à Grenoble, bordeaux, Toulouse, MontjieUier, Marseille.
FACLi.Tt.s UEMKiiECi.\K i Enseignement médical). — Il existe, en Fiance, :i Facultés de médecine faisant, comme celles des sciences, partie de VUniversile': elles ont leur stége à Paris, à Strasbourg et i Montpellier (voyez au
mot Mt-'DKf.iNK).
FAGARIER (Botanique), Fayara, Forst. Avicennes a mentionné sous ce nom une plante aromatique. — Genre de plantes Ilicuti/lèdones t/iali/petnles hi/prif/i/nes, de la famille des Zunllioxi/le'es On le fait rentrer aujourd'hui dans le genre C/«ua/'er iZnntlioxyl'm, Lin.'. Plusieurs de ses espèces sont assez importantes. Le F. (lu Jupon {F. piperilii. Lin.) est un arbrisseau un peu épineux, ses fleurs blanchâtres sont en panicules. L'écorce et les capsules broyées de cette espèce sont employées comme le poivre et le gingembre. Ses feuilles jouissent de propriétés médicinales souvent utilisées au Japon.
FAGONIE (Botani(|ue), Fagonia, Tourn ; dédiée à Fagon, premier médecin de Louis XIV. — Genre de plantes Dtc-ilyléilones dialypélales hypuyynes. de la famille des Zyynphyllées. Les f.igonies ont : calice caduc à 5 sépales; 5 pétales; 11) élamines; capsule à 5 loges renfermant chacune une graine, et s'ouvrant ch.icune en 2 valves. La F. de Crète {F . cretica. Lin.) est une herbe qu'on trouve aussi en Espagne. Ses feuilles sont à 3 folioles, sessiles, et ses fleitrs solitaires et purpurines. La F. d'Andiie F. arabica. Lin.) est un peu ligneuse et s'élève quelquefois à I mètre. Ses feuilles sont aiguës, ses stipules épineuses et ses fleurs violettes.
FAGOPYRUM (Botanique). — Nom latin du genre Sarrasin (voyez ce mot).
FAGUS (Botanique). — Nom latin du genre Hêtre (voyez ce mot).
FAHLUMTE (Minéralogie), du nom des mines de Fahiuu. en Suède. — On trouve dans les mines de cuivre pyriteux de Falilun la roche qui porte ce nom ; c'est un silicate alumineux, de couleur variable, et dont on a dii distinguer dès l'abord deux variétés bien différentes : 1° La F. tendre de His nger, nommée plus généralement aujourd'hui 'Iriclii.ixte , d'après Hausmann, a l'aspect d'une stéiititerongeâtre ou d'un vert olive foncé cristallisée en prismes à six pans, tendre, fusible, et abandonnant de l'eau loi'squ'on la ca!cine; c'est un silicate alumineux ferro - magnésien hydraté. 2" La F. dure de Hisinger est une variété de Vordiërite (voyez ce mot). On trouve ces deux substances minérales dans quelipies autres localités que la mine d'où vient leur nom primitif.
FAILLE (Géologie), de l'allemand fall, chute, .affaissement — On donne ce nom à de vastes fissures qui interrompent parfois la continuité des couches d un terrain, et sur l'un des eûtes desquelles un affaissement a détruit la correspondance des couches dont ce terrain est formé.
Fig. 1027. — Couctie diâloqui
On attribue ces fissures à des soulèvements qui, en romliant les couches du terrain, les ont inégalement déplacées. Souvent les deux bords de la fissure ne se sont |i,is rapprochés, et des débris du terrain sont venus remplir l'intervalle de la faille. Les failles se manifestent souvent, ;'i la surface des terrains où elles existent, par des crêtes se prolongeant sur de grandes étendues, et dont les Vosges, le J lira, les Alpes, les Céveniies, offrent, en France, (le nombreux exemples. La figure 1028 inoutre quelles
fie. 10!8.— Esemplu de faillt.
dislocations les failles peuvent produire dans une même concile a, i, c, (/; ces dislocations sont parfois telles que les debns successifs d'une même couche prennent l'as
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pect de plusieurs couches dilléren'e?, et peuvent donner lieu à de grandes erreurs sur la nature véritable d'un gîte de substance minérale. On concevra de quelle importance il est de bien reconnaître les failles et de prévoir les dispositions qui en ont pu résulter, toutes les fois que l'on a à diriger des recherches concernant des exploitations houillères ou métallurgiques.
FAIM (Physiologie). — La faim se distingue du simple appétit en ce qu'elle a toujours quelque chose de pénible; elle se manifeste par une série de sensations très-cliverses, dont l'intensité varie à mesure que le besoin d'alimentation devient plus impérieux ; en même temps, il se produit dans l'écojiomie une série de phénomènes importants dont la succession constitue Viniinitton.
La faim se fait sentir chez l'hoir.me au moins deux fois par vingt-quatre heures; mais riiab tude exerce en ce point la plus grande influence; toutefois, la période est d'autant plus rapprochée, que l'âge est moins avancé, que la vie est plus active et la dépense plus grande (voyez Régime, Diète).
Ou n'est d'accord ni sur le siège, ni surtout sur le mécanisme physiologique de la faim.
Faim camne. Faim de loup, Fai.m de eocif, Fbingalle (Médecinei. — Faim exagérée que l'on observe chez l'homme et chez les animaux, et qu'il faut attribuer à une affection nerveuse de l'estomac ; cette afl'ection ellemême est en général symptomaiique d'une autre maladie, ou, tout au moins, annonce l'existence des vers intestinaux (voyez Boiu.imie).
Faim VALLE , Faimcalle, Faim-cabai.le (Médecine vétérinaire). — Sorte de faim excessive ou boulimie particulière au cheval, et qui a le plus souvent pour cause la multiplication des vers dans le tube digestif. L'animal, en plein travail, est tout à coup pris d'une faiblesse excessive, qui le rend incapable de tout effort et cesse seulement lorsqu'on lui a donné quelque chose à manger. On guérit cette affection par les moyens qui combattent les vers intestinaux.
FAINE (Botanique). — Fruit et graine du hêtre: on en tire une huile comestible Ivoyi'Z Hêtre).
FAISAN (Zoologie), Phasinniix, Lin. —Genre d'Oiseaux de l'ordre des Gallinacés , caractérisés par des
tête et d'appendices k la mandibule inférieure; ils ont lo tour des yeux nu et semé de panilles ou couvert de plumes très-courtes d'un aspect velouté; la queue longue, étagée, composée de dix-huit pennes ployées en deux longitudinali'ment, et se rerouvrant en forme de faîte de toit. On en compte une quinzaine d'espèces, toutes originaires d'Asie; la plus connue est le F. commun (P. colchicus, Lin.), trouvé, suivant la tradition, par les Argonautes sur les bords du Phase, dans la Colchide; c'est du nom ancien de ce fleuve, appelé aujourd'hui Rioii (Mingrélie), que les Grecs ont tiré le nom da phasiimos, d'où vient
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Pig. 102(1. - I-
Joues en p.artie dénudées de plumes cl garnies d'une peau rouge ; par leur qiicup disposée en toit & double pente. Cuvicr y reconnaissait plusieurs sous genres, qui sont de Tùrilables genre» : les Coijs, les Fiiixatu proprement dits, les Arijtii, le» lloiippi/eres , \e» Trayopiiii.w, \ci Cri/jjloni/x ou Rnutouh.
Les F, proprement dits sont dépourvus de crête sur la
aoié (long. 0m,9i|.
le nom moderne qu'il porte dans toutes les langues de l'Europe, où il se trouve maintenant répandu partout; .'i l'état sauvage, il se rencontre abondamment dans le Caucase. Le mâle est de la grosseur du coq; mais il mesure avec ses plumes O",!)» de longueur et0",80 d'envergure. Ses formes sont élégantes, son port gracieux, son plumage agréablement varié : il a la tête dorée, avec des reflets verts et bleus, et deux touffes au sommet, le cou vert foncé, le dos et les côtés d'un marron pourpré trèsbrillant, et la queue gris-olivâtre, à bandes noires transverses. La femelle est plus petite, et ses couleurs moins brillantes sont : le brun, le gris, le roux et le noir; vers cinq ans pourtant, elle ressemble davantage au mâle; on la nomme alors Faisan-coqnartf, mais cette dénomination s'applique aussi au métis du faisan et de la poule. Les jeunes sont d'un gris uniforme et ne peuvent se reconnaître qu'à la première mue, qui a lieu pour tous à l'automne. La vie du faisan dure de huit à dix ans; il habite de préférence les plaines boisées et humides, où il se nourrit de grains et de baies de toutes sortes, d'insectes, de vers, d'escargots, se perchant plus ou moins haut, suivant le temps , et nichant dans les buissons au pied des arbres. La Faisane pond en mars ou avril de 12 à 20 oeufs un peu moins gros que ceux de la poule; ils ont une coquille plus mince et sont d'un gris verdâtre taché de brun. L'incubation dure de vingt- (|uati'e i\ vingt-sept jours ; les petits se nourrissent particulièrement de chrysalides, de fouiiiiis. Le faisan est d'un naturel ti'ès- ^ farouche et d'une intelligence bornée; à ^^^VjJ l'étiit de liberté, il vit solitaire et s'envole
au moindre bruit, en poussant un cri semblable ;\ celui de la pintade; à l'état domestique, le faisan donne peu do témoignages d'affection, mais il n'est pas incapable de reconniiltre celui qui le nourrit habituellement. On lo chasse activement au fusil, au lacet et avec les faucons ou autres oiseaux de vol ; car chacun sait que sa chair est trts-estimée. C'est pour la même raison que l'on a établi des fiiisunfleries, où ils sont élevés et engraissés au prix de précautions multipliées (voyez Fai-
SAtVKEniR. FAtiCOSiNt-iniE, VÉNEniE).
Le F. hiaiic n'est (pi 'une variété de l'espèce commune affectée d'albinisme, Lo F.
parincliil est une seconde variété qui .semble résulter d'un mélange du faisan blanc et du commun.
Plusieurs auteurs regardent encore comme une variété du faisan commun, d'autres comme luie espèce distincte, le F. () collier (/'. torqiiatus. Lin.), dont le mâle a le plnm.ige du faisan coiiimgn avec uni^ tache d'un blanc éclatant de chaque cûté du cou. Je citerai encore deux
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