FAN
cnrppnipnl reste toujoiiis à un. C'est ce qui arrive surtout quand le resse.-rement de deux eûtes opposées détermine de forts courants, comme dans la Manciie (entre la France et l'Augiolerre), dans le canal de Saint-Geoiges (entre l'Augleterre et l'Irlande). Dans ces localités, la
mer gagne constamment sur la montagne ; il existe
un grand nombre de narrations qui indiquent les dates des principaux éboulements, ou l'existence de phares, de tours, d'habitations, de villages mfme qui oui é é successivemtnl abandonnés, et qui ont aujourd'hui complètement disparu » tCours élém. ri'hist. xalur. (jéoloyie).
FaLCIFOR.ME (Anatomie humaine, animale ou végétale), du latin fiilx, faux, et forma, forme. — Ce terme désigne un grand nombre de parties ou d'organes de l'homme, des animaux, des plantes, qui rappellent la forme du fer d'une faulx.
FALCINELLE (Zoologie^, Ei-olia, Vieillot ; du latin fatx-, faux, allusion à la forme arquée du bec. — Genre i' Oiseaux de l'ordre des Ecknssier^, famille des Loiigirostres, tribu des Hccasses. qui ditl'èrejit des Alouettes de mer en ce que leur bec est arqué et qu'ils manquent de ponce. Ou n'en connaît qu'une seule espèce originaire d'Afrique et qui a été vue quelqi;efois en Europe. C'est le f^co/o/i'ii jii/f/jiKPa de Linné.
FALCONELLE (Znologiei, Falcuncuius , Vieillot. — Genre û'Oisiaui. de l'ordi-e des Passereaux, famille des Denliroslres , tribu des l'ies-griéches. Ils sont aussi nommés Pips-qriéches mésanges et sont caractérisés par un bec comprimé et court, presque aussi haut que long, dont l'arête supérieure est aiguë et arquée, et la pointe échancrée ; leur (|uene est courte. La F. frontale ou à casque {La?iius frontatns, Lath.), de la Nouvelle-Hollande, est de la taille du moineau avec les couleurs des mésanges et les mœurs des pies-grièches. Le mâle seul porte la huppe, qui lui a valu son nom.
FALCO.NÉS ou Fai.comdês (Zoologiel. — On désigne sous ce nom tous les oiseaux du geme Faucon, de Linné ou de Cuvier. Ce. groupe nombreux a ses espèces répandues sur toute la surface du globe, et elles se font toutes remarquer par un bec courbé dès la base, et dont la mandibule supiTicure est garnie au bout d'une ou de deux dents saillantes. On remarque que les oiseaux de ce groupe (jui volent le mieux sont les plus petits. Tous apparti.nnent à la classe des Oiseaux de proie app lés nolilex, parce qu'ils étaient employés dans l'art de la fauconnerie. Tels sont les éperviers, les faucons, les hobei-eaux, les cressei-elles (voyez Faucon, FAicoNNtRiE).
FALÈRE Médecine véiérinaire', d'un mot catalan qui ■-isnitie proniplitiule. — Nom vulgaire d'une maladie ' ommnne parmi les bùles à laine, dans le dépaitement lies Pyrénées-Orientales, principaienieutdans les localités voisines du bord de la nier. Ce mal attaque les moutoiis que l'on a conduits dans d s praiiies artilir.ielles encore mouillées par la pluie ou par une abondante rosée. Tout à coup, l'animal est frappé de stupeur, bientôt après agité de convulsions violentes; la respiration est gênée de plus en plus par un gonflement progressif et rapide des csiomacs, sous rintluencc des gaz qui s'y dégagent; «■n deux heures envijon, ces accidents ont atteint leur apogée, et l'animal périt. On trouve les estomacs remplis de gaz liydrogèni! protocarboné. Celte maladie redoutable l'Ai donc une variété de tiim/ianile (voyez ce mol , et on la combat par les moyens que l'on oppose ordinairement à r.eltc affection, la ponction de la panse et l'usage de quelques boissons stimulantes, eau salée, eau de chaux, ammoniaque dans l'eau froide, à la dose de '21) à Jid goutles, élhcr à liante dose, etc. La chair des moutons qui ont succombé à la falère peut être consommée sans inconvénients.
FALLTItANCK (Economie domestique), de l'allemand /il//, chute. et/ru/if./,:. boisson. — Sorte de oulnéraire suisse nommé vulgairement Ihi! île Suisse, formé d'un mélange lie diverseï» plantes aiouiuiiques (ulchémille, armuisi', asjiérule, brunelle. bugli', béioino, menthe millepertuis, liervencho, pilosclle, primevère, sauicle, valériane, verge 'l'or, véronique, verveine, eic), <|ue l'on recueille dans le» n)oniagiii'»,ot dont ou vante lenicacilé pour prévenir 11» Kuiies des coups ou des Cdiitusioiis pro\enanl des I liiiles. On fait de ces plantes iiiie iiilii-iuii coiiiiue celle ilu thé. et on radniinittrc par pi-iiiis tasses pendant linéiques heure». Ce remède ne peut eue nuisible; mais il serait dangereux du lui accorder une grande conliance; il lie peut conjurer aucun accident sérieux.
FALQlif: (IloinuiqiKi, du latin /u/cu>uy, eu forme do faiil». — Tiii'ine nyiionyiiie de falcifornie cl appliqué, (uuune co dernier, à curlains orgauM des végétaux.
FALSlFli:\'rlôNS (Technologie;, voyez Sophistications (au Supplément),
FALU.N'S Géologie;. — Nom vukaire, en Touraiiie, de certains dépôts de coquilles fossiles, friables ou déjS brisées, que l'on rencontre à fleur de terre et qui sont employées à l'amendement des terres, i cause du carbonate calcaire qui les constitue. Bernard de Palissy, le célèbre potier, soutint le premier, contre tons les savants de son temps (milieu du xvi* siècle), que les faluns étaient des débris d'animaux marins, abandonnés à la surface du sol parles mers qui l'ont autrefois couvert. Réauraur, vers 1720, reprit l'étude de ces dépôts coqnilliers et arriva aux mêmes conclusions que l'alissy. Malgré les sarcasmes ridicules dirigés par Voltaire contre une opinion dont il n'avait ni étudié les raisons, ni observé les motifs, cette manière de voir est aujourd'hui acceptée sans contestation. « Les faluns de la Touraine, dit Constant Prévost, sont évidemment des dépôts de riva e marin et d'embouchure d'un cours d'eau qui ccuirait du sud-est à l'ouest; aussi avec les coquilles marines troiive-t-on mules des coquilles d'eau douce et des ossements d'animaux terrestres, et, si l'on étudie les divers am.is de faluns de l'ouest vers l'est, on passe en remontant de ceux où les corps marins dominent à d'autres qui ne conliennentiiliis que des débris d'habitants des fleuves ou des terres sèches Il (l)iit. unio. d'Iiist. nnt., art. Faluim). L'importance des faluns est considérable ; Réaninur évaluait le volume'des dépôts qu'il connaissait à MOUSdOOO toises cubes (4 9(j584O000 mètres cubes), et il est resté au deysous de la réalité. Les fniuns île In Touraine sont généralement considérés comme des dépôts; de l'époque tertiaire miocène ou époque des molasses (voyez Ti-nTiAiBES). C'est surtout aux environs d'.Angere et de 'lours qu'on reiicontre ces couches de débris coquilliers, bien connus dans le pays.
FAMEL (Zoologie). — Nom vulgaire du lienurd d'Afrique (Caiiis fuinelieus, Cretzsclimar) (voyez Rr.NARn).
FAMILLE (Sciences natutelles). — Groupe naturel formé de la réunion des genres naturels, ayant entre eux des ressemblances plus grandes qu'ils n'en ofl'rent avec les autres. En général, on a cherché .^ désigner chaque famille par un nom tiré de celui du genre qui peut en être regardé comme le type. Cette régie, surtout suivie par les botanistes, a produit des noms comme ceux des Liliacées, des Iridées. des hubiacées, des Henonculucées, des l'olyqonées, des Conrolrulacées, etc. Dans le règne animal, les groupes considérés coniine des familles sont moins bien déterminés Du reste . les principes sur lesquels repose la conception des familles naturelles sont les principes mêmes de la méthode naturelle, et ne peuvent être indiqués à part (voyez Mi-.tiiode. !-ïsteme, HiiG.XE).
FANAGE ( Vgricultiiie). — L'une des opératiois de récolte des l'oins sur les prairies, le fanage, consiste à retourner plusieurs fois avec des râteaux, des fourches ou même des nmcliines spéciales nommées fnneu-'ies, les foins récemniiMit f.iuchés (voyez Foins, Piiauhes).
FANES (Agriculture), du verbe /ojiec. — Ce mot désigne vulgairement tous les débris herbacés ou foliacés, qu'on réunit et qu'on laisse sécher pour les introduire dans la litière des animaux. On l'applique aussi, à cause de cela, aux feuilles et aux tiges herbacées qui surmontent certaines racines ou certains tubercules; on dit les fanes de la betterave, de la pomme de leri-e, du salsilis, eic.
F.\NFRE (Zoologie). — Nom vulgaire d'une espèce de l'uisii/n des cOtcs maritimes de la Provence, qui appartient au genre l'ilote (voyez ce mot).
FANON (Zoologie), corruption du latin /niiiniis, lambeau.— Pli de lu peau, souvent très-dévil ppi.ipil pond sous le cou des bœufs, le long do la li;;iic imMiaiie, et dont l'usage ne nous est pas connu. On nomme encore fiinoii, la peloie graisseuse couronnée d'une houppe de Cl ins plus ou moins longs, qui croit derrière le boulet, au pied dea chevaux.
Fanon (Chirurgie). — Sorte de coussinet cylindrique employé autrefois dans le pansement des fractures de la cuisse ou de la jambe pour maintenir les parties dans rimmobililé. Les fanons étaient laits avec une poignée de piiille de seigle, entourée d'une bande de linge étroite ei fiiilement .serrée; au milieu de la poignée de paille, ou plaçait une baguette en bois bien llcxible pniiriiii donner plus de solidité. Aujourd'hui on iinipliice les lanoiis par Im lit tel les (voyez ce mot). — On ni'iiiiiiailaiiirel'ois/'«H.rfiiiiiiii une pièce de lingo pliée en pUisienr-s doubles, puis ruuléc à plat et repliée ù Kes doux extrémités, et qui entrait égalcmeul duus lu pausuincnt dun l'raclures dm
FAR
FAR
membres. On plaçait les faiis-fauons entre le membre malade et le fanon ; on emploie auionrd'hm à cet usage des conssins de balle d'avoine (voyez Fractuhe).
Fanons i Zoologie). — Lames cornties qui remplacent les dents à la mâchoire supérieure dans les animaux du genre Rn'ew" ivoyez ce mot).
FANTASCOPE i Physique). — Cet instrument, destiné à produire des efîets de fanla^mngoHe (voyez ce mot), se compose d'une boite à l'intérieur de laquelle est une lampe; une cheminée donne issue aux gaz de la combustion et est coudée pour que l'on n'aperçoive aucune lumière. Sur l'une des faces verticales de la boue est un réflecteur formé d'un miroir concave, dont le foyer coïncide avec la flamme de la lampe ; dans la face opposée est pratiquée une ouverture circulaire munie d un tuoe métallique, portant une lentille ordinairement plan-convexe, qui faitconvergerlesrayonsUimipeuxen un point. Un peu en avant de ce point, le cylindre porte une fente perpendiculaire à son axe; dans cette fente, on introduit ries verres peints avec des couleurs transparentes, et qm se trouvent ainsi fortement éclairés. Une seconde lentille est placée en avant des verres peints, de sorte que ceux-ci donnent une image au foyer de cette lentille ; cette image vient se faire sur la toile placée devant les spectateurs. La grandeur de l'image varie avec la distance du fantascope à la toile ; aussi cet appareil est-il monte s.r quatre roues, et peut-il se déplacer en roulant généralement sur des rails de bois; ce déplacement doit se faire san- bruit et en produire un .antre de la leniille, ahn que la toile soit toujours au foyer conjugue du verre peint Un excentrique et une courroie sans fin permettent de faire coexister ces deux mouvements. Pour faire varier l'éclairem' nt, on ferme le cylindre au moyen de deux l.mes analogues à des lames de ciseaux, et qui. suivant qu'elles sont plus ou moins écartées, donnent plus ou moins d'intensité aux images.
FANTASMAGORIE (Physique). — Voyez Lanterne
FANTOME (Zoologie). — Nom vulgaire de plusieurs insectes de l'ordre des Orthoptères, et se rapportant aux genres Monte et Pha\i»e.
FAON (Zoologiel. — Nom du petit Cerf commun pendant les six premiers mois de la vie ; quelquefois, par extension, on applique ce nom à des jeunes d'autres espèces du même genre (voyez Cerf).
FARCIN (Médecine humaine et vétérinaire). — Maladie particulière au cheval, observée quelquefois dans l'âne, le mulet, très-rarement dans le bœuf, et dont la transmission à l'homme, signalée dès l'année iS12, fut nettement établie en 1831, par Schilling, de Berlin, te n'est qu'en 18^7 que M. Rayer fit connaître la première obseiration de morve aiguë en France. Nous verrons tout à l'iieure l'analogie que l'on est forcé d'établir entre le farcin et la morve, et comment il se fait que les deux maladies ont été confondues si souvent ensemble quant aux causes, aux efl'elset à la plupart des symptômes.
Le farcin est une maladie carictéri?ée par l'engorgement des vaisseaux et des ganglions lymphatiques, par des tumeurs multiples développées sur leur trajet, le ramollissement et la suppuration de ces tumeurs, I éruption de boutons plus ou moins nombreux, qui s'ulcèrent et se recouvrent decroùH'SOu d.- végétations fongueuses. L'inoculation du pusfarcineux reproduit ou lauiéme ma- i ladie,ou les symptûmcsqui caractérisent la morve; aussi M le professeur Grisol e , sans établir d'une manière nette que les deux maladies ne sont véritablement que des variétés de la même afl'ection, fait-il cet aveu précieux : <i Le farcin a le mimi^ coninyium que la morve; s'il existe quelque ditl'érence entre les deux maladifs, celle-ci tient uniquement au siège; en effet, dans la morve, la lésion des fosses nasales est constante, tandis qu'elle manque dans le larcin. » De son cûté, M. le professeur Tardieu décrit simulianément les deux maladies, en faisant ressortir aussi la différence que nous venons de signaler. « L'îiirection morveuse chez Ihomnic, dit-il, comprend deux états morbides diversement caractérisés, mais résultant d'un même virus, et que l'on di'signe par les noms de (nrci'i et de morve empruntés à la patholo"ic vétérinaire. • L'rp iiion des vétérinaires n'est guère plus arrêtée; suivant Renault, il n'y a de distinciinu que dans la partie où .se développe la maladie : Delàfond, Loiset, ne sont pas plus explicites. On pourrait donc établir avec assez de vraisemblance que le farcin et la morve ne sont <iuo des nuances d'une seule et même maladie; que le farcin est une nuance mofns grave, plus f.icilemenl curable, qui ne s'accompagne pas de la redou-
table lésion des fosses nasales, avec son écoulement purulent, ses ulcérations; et que le farcin a la plus grande tendance à passera l'état de mor e avec tous les danger» qu'entraîne cette forme du mal (voyez Morve).
Le farrin se montre à l'état «13» ou à 1 état cAronique Le farcin aigu chez l'homme, qu'il soit produit par inoculation ou par contagion, s'annonce par des frissons, du mal de tête, des nausées, des douleurs vagues dans les muscles, les articulations, la fièvre; bientôt il survient sur ditTérentes parties du corps de petites tumeurs molles pâteuses, peu saillantes, indolentes, nucluantes dès le débiit,qui, le plus souvent, donnent issue à un pus séreux grisâtre, sanieux ; puis on voit paraître des pustules nombreuses, irrégulièrement groupées, auxquelles succèdeni quelquefois des bulles g.angréneuses. 11 y a un sentiment de faiblesse générale, suivi d'une prostralion croissante, puis surviennent le délire, divers phénomènes ataxiques, et enfin la mort. Le fa,an chronique, avec les symptômes moins accentués de l'état aigu, est caractérisé surtout par des abcès multiples dégénérant en ulcères fistuleux. une altération profonde de la constitution ; il se termine le plus souvent par la morve aigue. « On ne le voit qu'exceptionnellement succéder au farcin aigii « (Tardieu). Après quelques jours de malaise, de lassitude, d'inappétence, d'une petite fièvre revenant par accès. U se forme des empâtements indolents dans dilTereiites naities du corps; les forces diminuent; un mois ou deux se passent, et l'on voit ces empâtements former rapidement des abcès multiples, s'ouvrir et donner issue à du sang ou à une sanie, à un pus visqueux; quelquefois ces abcès disparaissent briisquempiit; mais, au bout de peu de temps, des tumeurs surviennent, s'ab edent, donnent lien à des ulcères fistuleux, sanieux; les os quelquefois se dénudent, les articulations se déforment, la peau, si elle n'est pas ulcérée, se dessèche, le visage devient livide, le pouls est petit, il y a diarrhée, sueurs nocturnes, toux, marasme complet; enfin la mort arrive ou la maladie pisse à l'état de morve aiguë. Laguérison est trèsrare. La durée peut varier de quelques mois à trois ou
''"oHomes les formes de la maladie farcineuse ou morveuse, le farcin aigu est celui dont le pronostic est le moins grave; et les cas de guérison ne sont pas rares surtout chez le cheval; ils le sont be.aucoup plus che/; l'homme. Aussi est-ce surtout .aux moyens preservatils qu'il faut avoir recours. On devra veiller â 1 assainissement des écuries avec le plus gr.and soin les disposer dans des endroits secs et aérés; procéder à l'isolement et à l'abainge des chevaux morveux et farcineux, ne les toucher et ne les soigner qu'avec de grandes précautions, et surtout faire savoir et répandre partout que la maladie peut se propager â l'homme avec la p us grande facilité (vovez Morve,. C'est dire assez que les charretiers les palefreniers, les équarrisseurs, etc., y sont particulièrement si.jeTs. Le traitement insiitué par la maieure partie des vétérinaires consiste, à 1 extérieur, dans l'em loi des topiques à base de prépar:Uions mercurielles, arsenicales, des vésic;itoires, etc., puis, un peu nins tard, des cautérisations avec le fer rouge ; la saignée est rarement indiquée. A l'intérieur, on a eurecoui> aux amers, aux ferrugineux,quelques mercuriaux, 1 iode ; narfois li'S purgatifs. . . • . n»
^ On consultera avec fruit sur cet intéressant sujetj Dr la morr. et du /arc. c/ic:/'to»i., p.ar P. Rayer; - Mrm. rie l'Acad. de médec, t. VI, 183T ; - De {" »>orv ai- Quèchez rhom., piir Vigla (thèse), 1839;— .Vem. d hijg. 1 vétérin., publiés par ordre du minisire de la guerre. Paris, 1«48 il i8.>3; — et surtout la t/iése remarquable dé m'. Tardieu, année I84;i. n" 13. ^T^' ,■
FARD .Economie domestique). - Pâte, poudre ou liquide destiné à être appliqué sur la peau, pour lui donner unecolor-ationagnableet un écUit convenu. Le /nrrf 1,/anc est ordinairement composé de sous-nitrate de bismuth et de craie de Rrlançon (tMc éraill.'nN| '-^ '»'»"'■ de Ihenard, composé (le 11 ur de zinc (oxyde df ""«•)" de t.alc, est un trè.s-bon cosmétique blanc . y, •^ P" sieurs sortes de /orrf.v rouges : le rou,/e vrgcta/ s ol lie^it au moven d'une dissolution de la matière eoorante du c rthaine dans de l'eau alcaline sodée, d ou I on préc ne cette matière colorante avec du jus de citron ; le ^■àrdrennillon est du cinabre (sulfure de n'^-" "™ '» ; nhvrisé de manière à former une l»""i';V'"l'"'''f "', '° "^ rendre ces deux p.nidres colorées adhérentes à la peau, 0 les n ê e intimeuient .-ivcc de la craie de «"nncoii On ùommo vinaigre de •ouqc,<\c\!i poudre de, carmin tenue en suspcn<Min dans du vinaigre au moyeu d une sub-
FAR
FAR
Btance mucilagineiise. Enfin, on appelle crépon de l'étamine fine, teinte sans mordant, et qui, li^gtrement liuniectiîe et frottée sur la peau, lui conimuni<|ue sa couleur. La couleur employée pour cliarger le crépon est l'une de celles qui viennent d'ûtre mentionnées. A ces renseignements tirés du Viclirmn. de méilec. de Nysten(10*édit.), il faut ajouter quelques conseils hygiéniques Le ù/anc commun des théâtres est pernicieux, parce qu'il contient de la cérase (carbonate de plomb) dont le premier efl'et est de rendre peu à peu la peau fanée, sèche et jaunâtre, et qui, agissant en outre sur l'organisme, y peut déterminer les accidents désignés sous le nom de ma/adies de plomb ou malndies saturnines. Les fards rouges ne contiennent pas de matières nuisibles, sauf le vermillon dont le mercure peut déterminer certains accidents, et qui ne doit être que très-discrètement employé. Le fard rouge des théâtres est fait au carmin et n'offre aucun danger spécial. On compose avec le bleu d'azur (voyez Azur), le talc et la gonmie, un fard b/euqai a la même innocuité. Mais, d'une manière générale, l'application habituelle de certains enduits sur des points déterminés de la peau ue peut avoir pour effet que de flétrir particulièrement la peau dans ces parties, et peut y faire naître des maladies (voyez Peab).
FARIiNE iChunie industrielle). — On donne ce nom au produit de la mouture de diverses substances, mais particulièrement des légumineuses et des céréales. Parmi ces dernières, la farine de blé est de beaucoup la plus riche en ntatières nutritives; aussi est-elle exciusiverncnt employée, toutes les fois que cela est possible, à la fabrication du pain. Le lecteur trouvera aux .articles MouTtBE et Panification l'exposit en des procédés les plus importants relatifs à cette double industrie. Nous indiquerons seulement dans l'article actuel les moyens simples qui peuvent servir à faire reconnaître les fai-ines falsifiées. Pour juger de l'intérêt de cette recherche, nous mettons ici un tableau de la composition des principales farines de légumineuses ou de céréales. Dans les premières, le principe azoté est la léyumine; dans les secondes, se trouvent l'a/bumhie, la fibrine, la caséine et la g lutine.
Fèves de mi Hariols ..
Lentilles ..
Pois jaunes Févcrolles.
Vesces..,.
Blé
Sei(;le
Or{;e
Avoine
Mais
Riz
Sarrasin.. .