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rieurs, un stigmate caché par les liaiiclies. Le F. des murailles {H. cornulum, mâle, et O/j/io, femelle, Lm.) a le corps ovaie, roiissàtre, blanc dessous ; deux rangées de petites épines sur le tubercule qui porte les yeux ; les antennes-pinces cornées dans le mâle ; une bande noire, à bords festonnés sur le dos, dans la fcmelIe^ M. Kirby a formé, aux dépens de ce genre, celui des Gnnoleptes qu'il caractérise par des palpes épineuses; les hanches postérieures très-grandes et soudées entre elles, forment une sorte de plaque sons le ventre.
FAUCHEUSE (Agiicultnre). — Machine destinée à faucher les prairies pour la récolte du fourrage (voyez jNSxnuMEMS agbicoi.es. Prairies, Foin).
FAUCHON (Agriculture), diminutif de faulx. — Instrument employé par les moissonneurs, et offrant dans sa forme une grande analogie avec la faulx. Cet instrument, d'abord uniquement employé en Belgique, et dont l'usage se répand beaucoup en France, est plus habituellement nommé sape flamande (voyez Sape, Récolte, Instru- »IE^TS agricoles).
FAUCILLE (Agriculture), diminutif de fmilx. — L'un des iustrunients le plus communémfnt employés pour faire la moisson, et qui se compose d'un manche en bois ou manette, long de 0",1.S environ, et d'un fer recourbé en forme de C, tranchant ou dentelé sur son bord concave. Cette forme, du reste, varie suivant les dift'érents
Fig. lOSl. — Faucille j deiitj. Fij. 103i. — FjuCiUc -■lus ^leiilj.
pays; la lame est plus ou moins large; la courbe a un rayon plus ou moins grand; tantôt le tranchant est aiguisé comme celui d'une faulx (.fiy. 10.32), d'autres fois il est denté comme une scie fig. lOiil). Quelle est la meilleure des deux? L'expérience semble prouver qu'elles sont également bonnes ; seulement la faucille dentée s'use plus rapidement. Nous ne dirons rien de la manière de se servir de cet instrument; la pratique journalière des gens de la campagne en sait et peut nous en apprendre beaucoup plus <|ue tout ce que nous pourrions dire dans une longue desciiptinn.
> L'emploi de la faucille pour la coupe des céréales a certains avantages qui, ni.-ilgré les inventions récentes d'instruments agricoles, et surtout la pratique de la faulx et de la sape appliquée à la moisson, la feront conserver longtemps encore pour les exploitations rurales minimes, et dans certains terrains d'un accès diflicilc. Ainsi les javelles sont plus régulièrement faites; elles sont bien étendues et sèchent d'autant mieux qu'elles sont supportées par un chaume plus élevé, et que l'air peut les pénétrer plus facilement ; les épis n'étant pas en contact avec le sol ne sont pas aussi exposés .'i germer dans les temps pluvieux et les années humides ; enfin l'usage de la faucille n'exige pas une grande force; il permet d'y employeur tous les bras disponibles. Mais à côté de CCS avanta;;es, il y a de grands inconvénients; c'est un travail très-pénible par la positiim que le moissonneur est obligé de garder toute la journée, le plus souvent sous un soleil briilant; il est tellement lent, qu'un bon ouvrier ne peut pas cowper plus de 'M arcs do blé par jour; un sapeur vigoureux en coupera .iu moins le double ; un bon faucheur ira au moins :\ Ui) ares. Il est vrai qu'il faudra lui adjoindre un enfant ou une femme pour disposer les Javelles ; enfin la faucille laisse un cliaiiinc trop long; de là une perle notable de paille (voyei RÉCOLTE, Instrumems acricolks).
Fadcille (Zoologie). — Nom vulgaire donné à plusieurs poissons, tels que le Spare, le Saumon, le Cyprin.
FAUCILLON (Agriculture). — Les femmes et les enfants des campagnes vont récolter le menu bois, les broussailles, les feuillages, les herbes, les fruits sauvages avec une petite faucille, que l'on nomme fau'.illon dans beaucoup de pays.
FAUCO.N Zoologie). — Le nom de Faucon s'applique, suivant les pays, à divers oiseaux analogues entre eux, auprès desquels les zoologistes ont dû ranger d'autres oiseaux encore, désignés vulgairement par des t>oms particuliers. Aussi Linné forma-til un grand genre Faucon iFa/co), dont G. Cuvier fit sa seconde division de la famille des Oiseaux de proie diurnes, et il caractérise ainsi cette tribu : n Ils ont la tète et le cou revêtus de plumes; leurs sourcils forment une saillie qui fait paraître l'œil enfoncé et donne à leur physionomie un caractère tout différent de celle des vautours; la plupart se nourrissent de proie vivante, mais ils diffèrent beaucoup entre eux par le courage qu'ils mettent à la poursuivre. » Dans leur jeune âge, ces oiseaux portent des plumages variés ou livrées fort différents de celui de leur âge adulte, et qui a souvent rendu très-difficile la distinction des espèces; les femelles sont d'un tiers plus grosses que les mâles, et ceux-ci ont reçu de là le nom vulgaire de Tiercelets. Ce grand genre ou tribu comprend véritablement plusieurs genres, que G. Cuvier a distribués dans deux sections; la distinction de ces deux groupes repose précisément sur des différences d'organisation et de mœur^ qui rendaient certaines espèces propres à la fauconnerie, et qui en écartaient d'autres; aussi l'usage a-t-il fait adopter, parmi les naturalistes, les mêmes termes qu'employaient les fauconniers. La première section, celle des Faucuus proprement dits, li.abituellemeut désignés sous le nom d'Oiseaux de proie nobles, comprenait, selon G. Cuvier, les deux genres Faucon et Gerfaut; mais, comme Cuvier le soupçonnait lui-même, on a dû deplli^ faire rentrer les espèces du second genre dans le premier. Dans la seconde section, celle des Oiseaux de proie ignobles, c'est-à-dire impropres on peu propres à la fauconnerie, se placent les genres .iigle, .Aigle-péclieur, Balbusard. Circaète, Harpie, Aigle-Autour, Autour, Epervier, Milan, ttondrce , Busp , Husard , Messai/er. Peat-Ètre doit-on préférer aujourd'hui à cette distribution peu rationnelle des genres de la iribu des Faucons, la division proposée par Is. Geoffroy Saint-Hilaire, et fondée sur la forme aigué ou obtuse de l'aile : les .icutipennes, qui sont les oi.seaux de haut vol, comprendraient les faucons et les balbusards; les Ohtusipennes, qui sont les oiseaux de bas vol, comprendraient les autres genres éiiumérés ci-dessus.
Genre Faucon (Falco , Bechstein) ; caractères : bec courbé dès sa base, armé d'une dent aiguë de chaque côté de sa pointe; la plus longue des pennes de l'aile est la seconde, et la première est presque aussi longue, ce qui rend l'aile aiguë et longue de façon à l'affaiblir pour les efforts dans le sens vertical, et les contraint à voler contre le vent pour s'élever dans les airs en ligne droite, ou à prendre un vol oblique quand l'air est calme. Les ailes des faucons sont, en général, aussi longues ou trèspeu moins longues que leur queue. Leur vol est trèsrapide; on on a vu parcourir des distances de plusieurs centaines de lieues , avec une vitesse soutenue de l'd lieues à l'heure. Leur marche est sautillante et mala droite, parce que leurs longs doigts, armés d'ongles courbes, se posent mal sur le sol. Ce sont les plus courageux des oiseaux de proie diurnes ; ils attaquent et saisissent leur victime avec les serres, se réservant le bec pour frapper. Les oiseaux, les petits mammifères, tentent particulièrement leur appétit; ils vont dans un trou on dans un creux d'arbre dévorer leur proie expirante, qu'ils plument, si c'est un oiseau, et avalent par gros morceaux ; les poils ou menues plumes, les parties cornées, sont rcjolées plus tard en une petite pelote, Les faucons habitent les forêts, les montagnes, les champs, et vivent par couples solitaires.
Fig. 103:1. — TiSla (le (lucon (
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Le F. ordinaire, nommé aussi pèlerin, passafjer (F. communis, Gmel.; F. pereqriiitts, lirissoii), est, malgré sa petite taille, qui ne dépasse pas celle d'une poule (mâle, limiSS ; femelle, Oin.Sli) le prcmiei- des oisenux de proie par la puissance de son vol, la force de son bec croclui, la vigueur de ses ongles longs, acérés, courbés en demi-cercle; enfin, par son audace et son courage. Il se distingue extérieurement par des moustaches noires, triangulaires, plus larges que dans les autres espèces, placées sur la jone, et des ailes pointues, au moins aussi longues que la queue, incommodes pour la marche, mais constituées pour le vol. Ses couleurs varient suivant l'âge et le sexe; ainsi, les jeunes ont le dessus brnn, avec les plumes bordées de raies roussâtres, le dessous blancliâtre, avec des taches longitudinales brivnes; mais, à mesure que l'oiseau vieillit, le dos devient plus brnn et se raye, en travers, de cendré noirâtre, les taches du ventre tendent aussi à devenir noires et transversales; le cou, au contraire, blanchit;* la queue est brune avec taches rousses en dessus et raies plus claires en dessous, la cire du bec et les tarses sont jaunes. Le faucon est commun dans tout l'héniisplière nord, et place son nid dans les fentes des rochers escarpés, sur lesquels il se plait à habiter. La femelle y dépose trois ou quatre œufs j.'junes, tachés de brun, qu'elle couve pendant trois semaines, le mâle alors pourvoit i sa nourriture; dès que les petits peuvent se suffire, les parents les chassent au loin avec de grands cris. Le faucon commun niche en France, dans les Alpes, les Pyrénées et sur les rocs de nos côtes. La vie du faucon est très-longue; eu 1793, on en prit un au cap de Bonne-Espérance qui portait un collier d'or sur lequel était gravé le nom du roi Jacques I" d'Angleterre, avec le millésime 1610. Il devait donc avoir plus de cent quatre-vingts ans; pourtant, il conservait encore beaucoup de vigueur.
Sa proie consiste ordinairement en un oiseau assez gros, tel qu'un canard, un pigeon, un poulet, un faisan ; aussi les Américains le nomment épervier à poules et mangeur de poulets. Pour saisir sa victime, le faucon s'élève et plane dans l'air, puis fond verticalement sur elle comme s'il tombait ; il s'attaque de mOme au milan. Cette audace, jointe à la beauté de son vol et à son aptitude pour se laisser apprivoiser, a fait rechercher le faucon an moyen âge pour le bel art de la Fauconnerie (voyez ce mot). Le trait essent.el du caractèie du fauc6n est la hardiesse ; Andubon en a vu un venir prendre une proie à trente pas de son fusil. Il ose pénétrer dans les colombiers des fermes; il ne craint pas de s'établir dans les villes, et M. Gerbe en a observé un qui pendant plus d'un mois a tenu domicile sur les tours de la cathédrale de Paris et a vécu de pigeons domestiques qu'il chassaitjusque dans les rnesles plus populeuses
Les autres espèces européennes sont assez connues sous des noms spéciaux. Le Hobereau (F. subhuteo. Lin.) est plus petit que le faucon (taille du mâle, n"',:!0); il vit sédentaire en France, et se nourrit surtout d'alouettes (voyez HoBEnEAU). VEme'rillon [F. asalnn, lÀn.), qm se nourrit comme le précédejit, est plus petit encore; la taille du mâle n'est que de 0",24 ; c'est celle d'une grive ; il habite le nord de l'F.urope, en été, et descend vers le midi à l'approche de l'hiver (voyez Eméhillon). On trouve en Pologne, en Russie, dans les montagnes des Etats autrichiens, et jusque dans l'Apenniji, le Kohez ou Cresserelle grise {F. vesperlinus, Gmel.), qui se nourritd'insectes ; il n'est guère plus gros que l'émérillon, le mâle ayant 0'°,'.'S seulement; il est rare en France (voyez CuESSERELLE gi\ise). La Cresscrellc ou Créi:erelli: [F. tmnunculus. Lin.), connue aussi sous les noms li'Fmoucliet et de Mouquet, a, chez le mâle, une taille de O^.^S à 0",38; c'est l'oiseau de proie le plus commun dans l'Europe tempérée ; elle vit de souris, de mulots, do lézards, de petits oiseaux et même d'insectes (voyez CnessEnELi.E). La Cresserellelle, Petite Cresserelle ou Crc'cerine [F. tinnunculoides, SchintzetTomm.; F. cencltvis, Frisch et Nauman) habite les rivages de la Méditerranée, réside en Grèce, et se voit de pass;\ge en France, au printemps et jusqu'à l'automne; elle vit de petits reptiles et d'insectes; le mâle a 0",3I de taille
{voyez CllliSSEIlELLETTE).
L'Amérique possède, outre le Faucon commun ou Pèlerin, plusieurs espèces qui lui sont propres. La i)lus remarquable est le F. de la Caroline ou jimerillon rie Saint-Domingue, deCulVon (F.spiirreriiis. Gmel.), assez voisin de la cresserelle, bien qu'un peu plus petit (taille du mâle, (i"',28) ; il a le dessus du corps d'un roux vineux, strié tiansvcrsalement de noir, la tête grise avec lo som-
met roux-vineux, du cendré bleuâtre sur le haut de l'.^ile, lo bec bleuâtre et lo tour des yeux d'un jaune vif. Ce faucon se nourrit de petits mannnifères, de petits oiseaux, de reptiles et d'insectes; il se plait autour des villages et des villes, sur les points les plus élevés qu'il peut choisir; c'est ainsi qu'on le trouve sur le sommet des plus hauts arbres, sur la flèche des clochers, au faîte des m;its de navire. « Bien loin de nuire, dit Aie. d'Orbigny, il se rend utile en détruisant les rats ; les habitants s'y att.ichent, et souvent ils nous ont cherché querelle pour avoir détruit leur voisin familier. On l'élève fréquemment dans les habitations pour le faire chasser aux souris, et il devient l'hôte de la maison, l'ami des enfants auxquels il fait rarement du mal. u II niche de septembre à novembre dans des trous de clochers ou de rocs élevés; la ponte est de deux œufs blancs, alternativement couvés par la femelle et par le mâle. On trouve communément les oiseaux de cette espèce dans les deux Amériques. Les Etats-Unis possèdent en outre une espèce très-voisine de notre émériUon, c'est le F. des pigeons {F.cotumbarius, Gmel.), nommé aussi Hobereau des pigeons, Eperrier des pigeom, Epervier de la Caroline; cet oiseau poursuit surtout les troupes do pigeons émigrants, et aussi les troupialcs qui émigrontde même. iVI. Le Maoïit donne sur la chasse de ce faucon les détails suivants : « Quand cet oiseau de proie est blessé au vol, il resserre l'aile blessée et descend en tournoyant jusqu'à terre ; si ou ne le prend pas, il se sauve en clopinant et disparaît dans les bois; si lo chasseur arrive près de lui et essaye de le saisir, il hérisse ses plumes, pousse un cri aigre et s'accule contre un tronc d'aibri» ou contre un rocher.cn ouvrant ses grifl'esdont il menace .sonvainqueur. » On peut encore signaler aux Etats-Unis, le F. à culotte rouise, Emérillon couleur de plomb {F. feinoralis, Temm.j, plombé noirâtre en dessus, plombé plus clair en dessous, et dont le mile a 0",35 de taille. Ce faucon vit seul ou par paires â la lisière des bois; il guette patiemment sa proie du haut d'un arbre ou rase rapidement la terre entre les arbres épars, pour découvrir quelque victime; il est si peu farouche que Aie. d'Orbigny, en traversant les hautes herbes des prairies, l'a vu souvent voler en avant de lui pour saisir les aiseaux qui se levaient à son approche.
Parmi les espèces de l'Asie, l'une des plus curieuses est le F. moineau (F. cœrulescens, Gmel.), un peu plus grand que notre moineau, et le plus petit des oiseaux de proie; il habite l'Inde, le Bengale, Sumatra. On peut signaler en Afrique le F. montagnard [F. rupicolis, Lath.), appelé au cap de Bonne-Espérance, oii il est trèscoumiun, F. rouge ou F. de pierres; et le Huppart ou F. huppé {F. frontalis, Daud. ), qui habite aussi le midi de l'Afrique, et vit de pèche au bord des grands lacs ou sur les plages maritimes ; le mâle a la taille d'un pigeon.
Le genre Gerfault de G. Cuvier, qui comprenait une espèce bien connue et deux antres moins incontestables, n'a plus de raison d'être, puisqu'il est bien établi aujourd'hui que le bec des gerfaults est armé d'une dent de chaque côté, comme celui des faucons; les fauconniers la limaient et produisaient ainsi le feston qui a longtemps trompé les naturalistes. A peine les gerfaulls pourraient-ils former aujourd'hui un sous-genre de faucons, distingués par leur queue notablement plus longue que les ailes. L'espèce la mieux connue est le Cfrfuult dunord, G. blanc ou F. blanc [F. ca7idicans, Gmel.), qui est le Gerfault de la langue vulgaire ; grand et bel oiseau dont le mâle atteint n"','i8 et (J'°,60 de longueur, du bout du bec i l'extrémité de la queue. C'est le premier des oiseaux de fauconnerie ; il se nourrit surtout d'oiseaux g;illin.acés, et habite la région polaire de l'hémisphère boréal. On s'accorde aujourd'hui â regarder comme des espèces distinctes le Gcrfautl d'Islande {F. isliindicus, Brehmj, un peu plus grand que le précédent, le G. de Norwége {F. gi/rfalco, Schleg.). Deux espèces européennes se rjvpporteraient au même sousgenre, le Lanier [F. lunarius, Schleg. l de l'Kurope orientale, et le Sacre IF. sacer, Schleg.) des meules contrées, qui n'est peut-être qu'une variété un peu grande du précédent (voyez Gerfault). Ad. F. et F. L.
FAU(;0.\NlillM'. (Art de la chasse). —Ou nomme ainsi l'art do dresser des oiseaux de proie, désignés sous L nom général di! Fa«co7iî, à chasser d'autres animaux, et surtout des oiseaux. Cet art est le principe de la citasse à l'oiseau, l'un des passe-temps favoris des seigneurs dn moyen âge et de la renaissance. Dans les deux derniers siècles, en s'habituant à la vie des cours, les llls des soigneurs fraiiï.ais délaissèrent peu â peu les plaisirs