F. MI
sur celles qui restent debout. Un aide, femme ou enfant, armé d'une faucille ou d'un cro-hct de supeur (voyez ce mot), les réunit et les met en javelles. Pour ce travail, la faux doit être armée de deux baguettes recourbées, fixées au manche et maintenues par une petite traverse. Cet accessoire se nomme ployon ou playon [fig. 10-39). Il sert à empêcher les tiges coujiées de tomber de l'autre coté de la lame, en glissant sur elle dans le mouvement du coup de faux. Pour les céréales à tiges basses (avoine, orge), on fauche en dehors, de gauche à droite; ici le faucheur a le grain à sa droite et fait tomber les tiges en dehors ; or, comme celles-ci n'auraient rien pour les soutenir, le manche de la faux est garni d'une espèce de ployon tciminé par une traverse assez forte, d'où piirtent quatre ou cinq baguettes parallèles à la lame de la faux et aiguisées à leur extrémité. Cet appareil se nomme ;•«feuu {fig. 1040). Pendant l'opérationdn fauchage, les tiges
Fi j. 103s. - Faiil chîmpenoiM. Fi
et toutes les céréales à liges élevées, on a l'habitude de fiuclior en dedans, c'est-à-dire que l'ouvrier se place de manière à avoir le grain à sa gaucho; il dirige sa faux de dioiie à gauclie, et les tiges qu'il coupe sont rejelées
F.g. t040. - Faux ord
renversées parle mouvement de la faux se couchent sur le râteau, une légère secousse de l'ouvrier les dépose en an - (/aî/is( voyez Foin, PiiAiniES).Cespratiques,dureste,varient infiniment suivant les pays. L'emploi de la faux nécessite un outillage destiné à battre et à aiguiser la faux, qui se compose d'une ceinture, d'un cornet ou aiguière en bois, en corne, en fer-blanc, d'un? pierre à aiguiser, d'uue petite enclume que l'on plante en terre et d'un marteau. Lorsque le tranchant de la faux est trop émoussé et qu'il ne peut plus être ravivé par la pierre à aiguiser, l'ouvrier est obligé de la battre. Pour cela, il la démanche, plante son enclume en terre, et, tenant la faux de la main gauche, il passe successivement toutes les parties du tranchant sur l'enclume, pendant que de la droite il frappe doucement avec le marteau, jusqu'à ce qu'il ait obtenu l'amincissement désiné. Cette opération demande de l'habitude et une grande adresse.
La fabrication des faux est une industrie importante, et qui demande des soins particuliers. On en f;ibrique en France à Poligny, à Sarreguemines, en Alsace, dans le Doubs, etc. Mais on en importe beaucoup d'Allemagne, et surtout de Styrie; ces dernières portent une marque particulière par chaque fabrique; les meilleures portent un raisin, une écrcvisse, une clef, un cierge, un calice, un poisson, etc. Les importations de faux en France se sont élevées, en 1835, à 259 035 kilogrammes, dont la majeure partie d'Allemagne, tandis que les exportations n'ont été que de '.!0 223 kilogranunes. Mais l'importation va en diminuant tous les ans, par l'activité croissante de nos fabriques.
Faux (Anatomie). — Certains replis membraneux, configurés en un triangle courbé sur lui-même, rappellent la forme d'un fer de faux et ont reçu le nom do cet insirnment. Ainsi la piux ilu cerveau est un repli do la membrane uon:mée dure-mère; ce repli pénètre dans la
FAU
FAU
prande scissi.ie du ccne;m et sépare les deux liéniisphères de cet oi-pane. La faux du cerveau s'attache par son extrémité efliléo à l'apopl)ysc crisfa-gi'lli do i'os ellimoïde ; son bord convexe s'insère le long de la ligtie médiane de la vente du crâne, et sa base va reposer sur un autre repli do la dure-mère dirigé transversalement par rapport au plan médian, et nommé feule du cervelet. En dessous de la tente du cervelet et dans le prolongement de la f'mix du cerveau se trouve im troisième repli de la dure-mère, appelé faux du cervelet^ qui, par son bord convexe, est fixé A la ligne médiane du crâne; par sa base, sous la tente du cervelet, et dont l'extrémité ou sommetatteintlegrand trou o xipita!. — Divers replis du péritoine, qui rappellent la figure d'une l'aux, ont aussi reçu ce nom; lu principal est \:i grande faux du péritoine, nommée aussi faux de la veine ombilicale, qui s'étend de l'ombilic an bord nntéro-inférieur du foie.
Faux ou RtiXAno (Zoologie). — Espèce de Poissons àa genre Requin, nommé par Cuvier Cliarcharias vulpes, et que l'on pûcliesur nos côtes. Son nom vulgaire de Faux est dû au dé\eloppemcnt du lobo supérieur de sa nageoire caudale, aussi long que le reste du corps; sa figure rappelle celle d'une lame de faux (voyez Requin). FAUX, Fai;sse (Zoologie). — On applique cette épithète à des organes ou à des espèces que l'on désigne par le nom d'orgnncs ou d'espèces semblables, dont on veut néanmoins les distinguer. La i)liipart des noms ainsi fermés appartiennent plus i la langue vulg.aire qu'au langage des naturalistes; mais c'est un motif précisément pour ne pas Icsometire ici.
Fausses ailes. — Nom parfois donné aux cuillerons des insectes diptères (voyez Cuii.i.ehon).
Faux-Bovcïx. — Quelques auteurs ont réuni sous ce nom dans une petite tribu les papillons nocturnes des genres Arctie, Callimorphe, Lithosie, et quelques espèces de Teignes.
Faux eouiidon. — Réaumur nomme ainsi dans ses ouvrages les mâles des abeilles.
Fausses chenilles. — On donne souvent ce nom à des larves de certains insectes hyménoptères qui ont S, 18 ou 22 p;utes ou fausses pattes.
Faux-Couail. — Nom vague et mal fait par lequel quelques auteurs dé.signent des madrépores arborescents, grossièrement analogues au corail rouge.
FAUssE-Fnir.ANE. — Nom employé par De Geer pour désigner les Insectes névroptéres du genre l'erle.
FAux-Gnici. — Nom d'une espèce A'Oiscau du genre Arucari.
Faux-Grivou. — Nom vulgaire d'une espèce de Merle {Turdus aUncollis).
FAUssE-l.ixorrE. — Nom vulgaiie d'une espèce de Becfin (Oiseaui, la Molacilla palmarum, Gmelin, originaire do Haïti, et nommé aussi Ilimbelé.
Fausses nageoires. — Se dit parfois des n.ageoires adipeuses, c'est-à-dire dépourvues de rayons et remplies de graisse ([u'on observe sur certains poissons.
Fausses NïJii'iiES. — Certains auteurs appellent :iinsi, sans beaucoup de raisons, les nymplies (voyez ce mot) de certains insectes , comme les friganes, nymphes qui vivent enfermées dans un fourreau formé de matières étrangères et y demeurent inaclives.
Fausses pattes. — On nomme ainsi, ou, plus justement, pâlies membraneuses, les tubercules saillants, luin articulés, pourvus de soies plus ou mniiis lniii.'iies et diversement figuréosqui tirMineni lieu ili' iiHiiilin;s chez les
Annélides. ou qui siipi'l-iii '< 1 tiiinHr des pattes
chez les chenilles des m •■'•■- i li 1 i i m<. — On donne encore ce mi'me noiu iiii\ iinn , :i,i|h ,i,liris écaillcux et articulés que l'on voit sou» l'abdonieu (vulgairement la queue) des Ciustacés.
Faux-Pkiikoquet. — Nom vulgaire d'une espèce d'Oiscau du ficnra Ucc-croisé (Lnxiii, Briss.).
FAUx-l'ucEll(>^s. — Uéaumur et De Geer avaient donné ce nom i un genre <i' Insectes liémiplcres voisins des Kermès et nommé aujourd'hui l'syla, d'après Geolïroy.
Faux-Scoiiimons. — Nom dnimé par L.ntnille .'i la l"faniillc des Amchnldes liachécnnes (voyez. Tiiaciii lA- NES). — (In a aussi diisigné sous ce nom le genre l'incc (voyci! ce mol) . de la mfnip. famille.
FAUX, Faissk (Bolnnique). — Ces termes sont beaucoup plus répandu» en bolani<|ue qu'en zoologie, parce que, dan» la désignation des plantes, la langue vulgaire a>t plus pauvre encore que dans celle des aninuuix.
Faux- Acacia. — Cet arbre, connu dan» no» Jardin» sous le nom li' Acacia, n'est pas cependant un véritable acacia ttn'a niCme avec le» arbres do ce genre qu'une ressem-
blance incomplète (voyez Acacia). Tournefort, adoptant le nom vulgaire, lui donna la dénomination latine de Pseudo-acacia , mais, pour consacrer la mémoire de Jean Robin, jardinier célèbre sous le règne de notre Henri IV, qui fit venir d'Amérique les premières graines de cet arbre et le multiplia en France, Linné donna au Fauxacncia le nom de llohinier, aujourd'hui généralement adopté (voyez Robinier).
Faux-Acorus. — Nom vulgaire et scientifique d'une espèce d'Iris {Iris pseudo-acorus. Lin. ).
Fausse-Ambroisie ou Ambroisie sauvage. — Nom vulgaire du Cochlearia coronopus. Lin.
Faux-Amome. — L'un dos noms du Cassis [Ribes nigrum. Lin.).
FAUX-B\tME DU Pérou. — Nom vulgaire du Mélilùt bleu {Melilotus cœrulea, Lamk).
Fausses baies. — Baies qui offrent intérieurement des loges et des graines rangées dans un ordre apparent.
Faus-Benjoin. — Espèce de Badamier de l'île de France, où son bois fin et serré de tissu lui avait valu le nom de bien-joint. Comme il laisse suinter de son écorce une résine odorante qui rappelle un peu le benjoin, cette double ressemblance de nom et de produit trompa quelques personnes, qui prirent cet arbre pour celui d'où provient le benjoin véritable ; Linné fils y fut trompé luimême. C'est pour signaler cette erreur promptement reconnue que cet arbre fut nommé Faux-benjoin; c'est le Terminalia angustifoliu ou Badamier à feuilles étroites, de Jacquin.
Fausse-Branc-ursine. — Nom vulgaire de la Berce branc-ursine.
Faux-Bresillet. — Arbre exotique nommé Brasiliastrum par Lamark, et rapporté par Jussieu au Picramnia antidesma de Swartz ri'érébeniacées).
Faux-Bcis. — Nom vulgaire du Fragon piquant. A l'ile Maurice, à Bourbon, on nomme ainsi une Rubiacée du genre Ferneliu et le Huis de Chine Murraya [buxifolia, Sonn.l, de la famille des Aurantiacées.
Faux-Café. — On donne souvent ce nom aux fruits do certaines plantes de la même famille (Rubiacées)ou du même genre que le Café.
Faux Calament. — Nom donné quelquefois à Vlris faiix-acorus ilris Jaune, Glaïeul des marais).
Fausse-Cannelle. — Nom vulgaire du Latirier casse {Casse en bois).
Faux-Chamaras. — Nom vulgaire de la Germandrée des bois {Teucrium scorodonia, Lin.).
Faux-Ciiampionons. — On a donné ce nom , dans certaines classifications, à une tribu de la famille des Lichens, où les apothécies (partie qui renferme les organes de la reproduction) sont rondes et charnues.
Faux-Ciiebvi. — Nom donné dans quelques contrées b. la Carotte sauvage {Daucus carota).
Fausses cloisons. — Voyez Fruit.
Fausse-Coloqui.nte. — Nom d'une espèce de Courge.
Faux-Cumin. — Nom vulgaire de la graine d'une espèce de Nigetle.
Faux-Cïtise, — Nom peu usité et appliqué à plusieurs arbustes : le Vella pseudo-cytisus, l'Anthyllis cylisoides et le Cytise velu,
Faux-Dictamne. — Nom spécifique du Marrube faux- (lictamne.
Fai ssE-Dir.iTALE. — Nom donné par Boccone à la Calali'pliqite { Dracocep/ta/um vii-ginianum, Juss.).
Fausse-EbiiNE, Faux-Ebénier. — Nom vu'gaire du Cytise aubours.
Fausses étamines. — Filets d'étamines avortées que l'on observe dans les fleurons stériles des plantes delà famille des Composées.
Faux-Froment. — Nom vulgaire de V Avoine élevée.
Fausse-Germaimdrée. — Nom vulgaire d'une Véronique, la Veronica chumœdrys.
Fau.sse-Guimauve. — Nom vulgiiiredu Sida abutilon.
FAUX-Hi:Li.ÉDor,ES ou Faux-Elléiiores. — Diverses espèces d'Ellébores ont été souvent regardées comme l'Ellébore d<:s anciens ; à Paris ou avait considéré comme tel Vlill. vert; ailleurs, Vlill. noir. Certaines Adonides reçurent même ce nom (voyez Ellébore).
Faux-Hkrmodatte. — On a pu désigner ainsi Vlris tn'iénjux, de Linné, regardé i tort comme Vllermodatle des Anciens.
Faux-Iniiigo. — Nom vulgaire du Galéga officinal.
Fiux-li'icACUANiiA». — Diverses pl.-uiles dont les racines ont été employées pour remplacer celles do l'Fpécaciianba du Brésil, sont désignées vulgairement sous ce nom. Tel est à l'Ile Maurice le Cyttanchum vomitorium
FAU
FliE
on Ipecacuariha hlnnc (asc'.épiadée) ; au Pérou, Vlonidinm emelicum (violacée), espèce très-semblable à la violette; ailleurs le Ce/VfS'/w emeii'ca (rubiacéo), le Psijchoiria emelica friibincée), etc.
Faux-Iris. — C'est le Fimx-acorua.
Fausse- IvETTE. — Nom vulgaire d'une espèce de Germandrée { Teucrium chama'pittjs. Lin.).
FAnx-JALAP. — Nom vulgaire du Mirabilis jnlapa.
Faux-Jasmin. — L'un des noms vulgaires du Jasmin de Virginie (Bignone de Virginie) ou Tecoma radicans.
Faix-Lotis. — Prosper Alpin a décrit à tort, sous le nom de lolus . une espèce de Nénuphar d'Egi/jjle. On avait aussi désigné, sans plus de raison, comme le lotus des anciens une espèce de Plaqueminier d'Afrique (voy. Lotus).
Faux-Lupin. — Nom vulgaire d'une espèce de Trèfle [Trifolium lupinaster, hin.).
Fausse-Lysimachie. — Nom que l'on donne quelquefois à VÉpilobe à feuilles e'troites.
Faux-Mélanthe. — Nom donné par Rai à une espèce d'Agrostemme.
Faux-Mélilot. — Nom donné parfois au Lotier commun.
Faux-Naiicisse. — Ce nom a été appliqué à plusieurs espèces du genre Narcisse.
Faux-Nard. — Nom donné au bulbe d'une espèce d'A il, VAllium victorialis, parce que son aspect rappelle celui du spica-nard dn commerce.
Faux-Néflier. — Nom vulgaire d'une petite espèce de Néflier {Mespilus chamepiyiespilus, Lin.j.
Fausses nervures. — Se dit des nervures médianes de la corolle des plantes composées.
Fausse-Ombei.i.e. — Nom employé quelquefois comme synonyme du mot Corymbe.
Fausse-Orange. — Nom d'une espèce du genre Courge, dont le fruit, par sa forme et sa couleur, ressemble à l'Orange.
Fausse-Oronge. — Nom d'une espèce de Champignon très-véuéiieux et redoutable par sa grande ressemblance avec une espèce comestible nommée Oronge (voyez Oronge, Amanite).
Faux-Parasites. — Se dit des végétaux qui vivent sur d'autres végétaux sans en tirer leur nourriture et y prennent seulement un appui. Telles sont toutes les espèces de Lierre.
Faux-Piment. — Nom vulgaire d'une espèce di Marelle {Solunum ijseudo-capsicum , Lin.l.
Faux-Pistachier.— Nom que l'on donne au Slaphylier à feuilles ailées.
Faux-Platane. — Nom spécifique d'un Erable {.Icer pseudo-plat anus, hin.). Vulgairement Sycomore.
Fausse-Poire. — Nom vulgaire de la Courge calebasse.
Faux-Poivre. — Nom vulgaire du Piment [Capsicum].
Faux-Quinquina. — Nom fort peu mérité que l'on donne parfois à l'Iva frutescens.
Faisses Radiées. — Nom donné aux plantes de la famille des Composées y dont les corolles labiatiflores ont la lèvre externe très-développée do façon à ressembler à une fleur radiée.
Faux-Raifort — C'est le Cranson rustique.
Faisse-Régi.isse. — Nom vulgaire de deux espèces de plantes : l'Astragale réglisse et l'Abrus precalorius .
Fausse-Rhubarbe. — Nom vulgaire du Pigamon{Tlialictrurn flinimn. Lin.), dontlcs propriétés sont analogues à celles de la Rhubarbe.
Faux-Riz-de-montagnk. — Nom vulgaire d'une espèce d'Orge.
Faux-Sapin. — Nom donné à la Pcsse d'eau {Hippuris nulgaris. Lin.).
Faix-Scordium. — Espèce de plante du genre Germandrée, le même que le Faux-Chamuras.
Fausse-Sauce-des iiois. — Autre nom vulgaire de la même Germandrée faux-Scordium.
FAux-SÉ^K. — C'est lo liaguenaud icr arborescent, dont les feuilles sont légèrement purgatives.
Fausse-Senille. — Un des noms vulgaires de la Rennuée des oiseaux.
Faux-Souchet, — Nom qu'on a donné au Choin marisque (Schœnus mariscus, Lin.), et à une Lalche {Carex pscudo-ci/perus, Lin.).
Faux-Sïcomore. — Nom donné par Camerarius à 1'^zedaracU bipinne {Mclia azedaracti, Lin.).
Faux-Taiiac. — C'est lo Tabac des paysans ou JVicoiiane rustique (Nicotiana rustica, Lin.).
Faix-Tiié. — Nom vulgaire deV.ilsthonia thea.
Faux-Tiilasim. — C'est la Lunaire annuelle.
Faix-Thuya.— C'est une espèce de Cyprès {Cupressus thuiii.vles, Liu.).
Fausses Trachées. — M. de Mirbel a donné ce nom :\ des vaisseaux du tissu des plantes, dont les parois paraissent au microscope mar(|uécs de lignes horizontales, rappelant la spire qu'on voit dans les trachées, mais irrégnlières et non déroulables comme cette spire. Les /au.Si'es-ïroc/ii?'M sont les vaisseaux rayés de Ue Candolle.
Faux-Tremble. — Nom d'une espèce de Peuplier de l'.imirique septeidrionale (Populus tremuloïdcs, Mich.).
Faux-Troène. — Nom vulgaire du Putiet, Merisier à grappes (Prunus padus. Lin.).
Faux-Turbith. — Nom vulgaire des racines de deux plantes de la famille des Ombelliféres : la Thapsie velue et le Laser ù larges feuilles.
FAUX, Fausse (Minéralogie). — Ce terme a été rarement employé en Minéralogie.
Faux Albâtre. — G'estl' Alabastrite, Albâtre gypseux.
Faux-Asbesie. — Nom ancien de l'Amphibole filireux blanchâtre.
FAVEROLLE, Faverotte, Faviole (Botanique). — Voy. Féverolle.
FAVOME (Zoologie), Favonia, Péron et Lesueur. — Genre de Méduses exotiques, à ombrelle hémisphérique, sans tentacules au pourtour, creusées inférieurement avec un long pédoncule muni d'appendices propres à la succion.
FAVOSITE (Zoologie), Favosites, Lamark, du latin /"«vus, rayon de miel. — Genre de Madrépores fossiles des terrains les plus anciens, dont les cellules prismatiques rappellent quelque peu l'aspect d'un g.\teau d'abeilles. Ce sont les Tubipontes de Rafinesques et les Eunomies de Lamouroux.
F.WUS (Médecine). Nom par lequel les Latins désignaient le rayon, le gâteau où les abeilles déposent le miel. — A cause d'une certaine analogie de forme, on a appelé Faims (M. Cazenave), Teigne faveuse (Alibert) une maladie caractérisée par des pustules, dont la base, légèrement enflammée, est souvent irrégulière; elles contiennent une humeur visqueuse et se couvrent bientôt d'une croûte jaune demi-transparente , et imitent grossièrement l'.aspect et la forme des cellules des abeilles. Cette maladie ccnstitue une des espèces de la Teigne, la Teigne faveuse (voyez Teigne).
FAYjVRD (Botanique), du latin fagus, hêtre. — Nom vulgaire du Hûtre dans l'est et le sud-est de la France. .\illeurs on le nomme Ftiou, Fait, Fouleau, Fayau.
FÉBRIFUGE (Médicament) (Matière médicale). —On appelle ainsi les médicaments employés pour combattre la lièvre. C'est particulièrement lorsqu'il s'agit des fièvres dites intermittentes bien plutôt que dans celles que l'on appelle continues, que leur efficacité a été constatée; de sorie que c'est plutôt contre l'élément qui constitue lo phénomène de la périodicité que leur action se fait sentir; etccla est tellement vrai, qu'ilsont été administrés avec succès dans des affections qui sontraremeot accompagnées de fièvres, tellesque certaines névr.algies à caractère périodique. Aussi plusieurs médecins ont-ils remplacé le mot fébrifuge par celui de anti-périodique. Au reste, quelle que soit la cause encore ignorée de la périodicité dans certaines maladies et particulièrement dans les fièvres d'accès, quelle que soit la manière d';igir des médicaments dont il est question, il n'en est pas moins vrai que l'efficacité de certains d'entre eux ne peut être contestée. On doit citer en première ligne le quinquina et surtout les sels de quinine, dont l'expérience de tous les jours constate les merveilleux effets. .\ côté, mais bien au-dessous du quinc|uina , dont le prix , toujours élevé, limite trop souvent l'emploi , on a eu recours aux é.orces de chêne , de marronnier d'Inde , de saule, de frêne, d'orme, etc. ; aux r.acincs de gentiane, de bardaue,etc. ; au musc, au castoreum. Mais le médicament qui a rendu le plus de services comme fébrifuge, même lorsque le quinquina avait échoué, ce sont les préparations ;irsenicales (voyez Quinquina, Arsenic). F— n.
FfiCKS, Matiiîbes fécales (Physiologie), du latin fœcei, résidus. — Voyez Excréments, Gadoue.
FP.CO.NDATION (Physiologie végétale). Voyez Fleur.
FÉKA (Botanique). — Genre de plantes Cryptogames acrogènes do la famille des Fougères, tribu des lli/ménopliyllées. Il est spécialement caractérisé p;ir des sporanges presque pédicellés, accompagnés d'indu siums nus, libres, et disposés en épis distiques ;\ l'extrémité d'une hampe. Les frondes de ce j'.enro outune con-
FÉC
Fl-lC
sislance membraneuse et-sont pinnatifides. Les espèces sont toutes exotiques. La F. polypodine [F. pohjpodine. Boryl, ainsi nommée parce qu'elle présente le port de notre polypode vulgaire, est de la Guadeloupe. La division inférieure de ses frondes est à deux lobes dont l'inférieur est réfléclii. Ses hampes, longues deO"',OS!iO'°,tO, se terminent par un épi composé de quatre-vijigts sporanges environ, dont la columelie fait saillie de 0n',0t)5 ou Oœ.OOG. La F. iwine {F. iiana, Bory), espfece très élégante de la Guyane et rapportée par Poiteau, a les pinnules ovoïdes et un peu crêpées.
FÉCULE (Botanique), du latin, fœcula sédiment, dépôt. — Ce nom a désigné autrefois les dépôts formés dans les sucs exprimés des matières végétales; aujourd'hui il s'applique surtout au sédiment amylacé que donne l'amidon dans un grand nombre de sucs, et il est presque devenu synonyme à'amidon. Les botanistes l'emploient surtout pour désigner la matière amylacée accumulée en amas farineux dans certains points du tissu cellulaire végétal, et de laquelle les chimistes extraient leur amidon. La fécule est une matière granuleuse de dimensions variables. Chacune des cellules du tissu chargé de fécule renferme plusieurs de ces grains, et souvent ils y sont tellement serrés qu'ils remplissent exactement sa capacité. Généralement colorés en blanc, ils offrent le caractère constant de bleuir instantanément au contact d'une solution d'iode. Cette même solution colore au contraire en brun ou en jaune les granules de matière azotée, de sorte que cette coloration bleue est im des moyens propres à faire reconnaître la fécule. Les grains de fécule ont d'ailleurs une forme reconnaissable, mais qui varie suivant l'espèce végétale qui les produit. Spliéroïdaux ou polyédriques, ils font voir plusieurs couches ou cercles concentriques autour d'un point qui est ordinairement à la superficie du grain. Ce point, qu'on nomme hile ou osttole, est en effet celui qui a reçu la première lame de matière amylacée, puis les
fécules, trôf-grossis (1).
autres se sont successivement accumulées sur le même point, de manière i\ refouler vers le fond de l'utricul ; les couches plus anciejines. Une étude attentive de l'aspect des grains de fécule et une mesure exacte do leurs dimensionsontpermisdo reconnaître très-sûrement chaque espèce. Voici, en millièmes de millimètre, un tableau de quelques-unes de ces mesures :
Longueur île» griiin» de iliver*re fécules (tl'nprèM Pnycn).
Ficuli; de pomme de terre de 0""",173 à 0mm, 185
— ù'un laUsKT (Cmiiia gigmitra) 0 ,175
Arrow-root, fécule d'un it/«ran^fl 0 ,140
Fécule de l'oxalidc crénelée 0 ,0S5
— de la fève de marais 0 ,075
— de sagou (,Cycas cireinalis) 0 ,030
— de froment dé 0">™,050 à 0 ,045
— de pa'lale 0 ,040
— de fioryho rouge 0 ,030
— de mais fl ,025
— du millet dci oiieaui 0 ,010
— du millet vulgaire ou mil 0 ,000
— du panaii 0 ,007
Les fécules que nous utilisons communément sont celle» que recèle la graine des céréales dans son périsperme, la graine des lé;;mninouse3 (fèves, haricots, pois, Icniille») dans se» cotylédons. Les graines do C(mlaine» chénopodécs, telle» que les ausérinc?, du sarrasin ou blé noir, en fournissent également. Le nom du /'éciilt;
(1) C cellule remplie de ([niin» de fécule dénomme de lerrc. — 1), oraln de fécule de froment (fondé par de I enu. — F, iilrm, «ImulTi; cl fcuddlé. — K, idem, bcc cl coupé par moitié. — G, gralui de fécule de niaïi.
dans le langage vulgaire, est plus spécialement réservé pour la matière amylacée que l'on extrait de la pomme de terre, de l'igname de la Chine, des patates, en un mot, des piaules qui la tiennent en réserve dans leurs rhizomes, leurs tubercules, ou en giinéral dans les organes autres que les graines; ainsi la fécule de S"jou vient de la tige des cycas et des palmiers; Y arrow-root , du rhizome d'un maranta des Indes; le tapioca, du rhizome du manioc ou manihot (voyez Amidon, Cellulose, Farine, Mollube, Séciiétioxs ots tlantes, Régime AUMENiAiRE, Aliment).
FÉCULE, Fécolebie (Cliimie". — On désigne génfralement sous le nom de fécule la matière amylacée qui provient des tubercules, et l'on réserve le nom d'Amidon (voyez ce mot) ;\ celle qui existe dans les céréales. L'histoire chimique de ces deux corps est la même; on n'y reviendra donc pas ici. La plus importante des fécules est celle de la pomme de terre {Solanurn tuherosum). Celte plante contient en moyenne 20 pour 100 de fécule: mais ce rendement est très-variable avec l'espèce que l'on emploie, l'époque de la récolte, la sécheresse de l'année. La patraque jaune, le schaw d'Ecosse, la tardive d'Irlande, sont les plus recherchées ; la pomme de terre de Rohan, qui donne des récoltes si abondantes, est peu estimée, ses tubercules étant trop aqueux. L'atelier oi'î se fait l'extraction de la fécule se nomme féculerie. Nous allons donner une idée du procédé de fabrication qui est le plus généralement employé.
La première opération à faire subir à la pomme de terre consiste à la débarrasser de la terre adhérente à sa surface; pour cela, on la fait tremper pendant quelques heures dans l'eau, puis on procède au lavage. Ou emploie à cet effet un cylindre incliné sur l'horizon et formé de tringles de fer ou de bois laissant entre elles des intervalles à jour. Ce cylindre plonge jusqu'au tiers dans de l'eau; il est animé d'un mouvement de quinze à vingt tours par minute; on y introduit les tubercules par la partie supérieure, et ils repartent par le bas après avoir glissé sur une grille hélicoïdale ; la terre se détache par le choc ou le frottement, et tombe à travers les jours de la grille et du cylindre. Certains industriels font passer les pommes de terre successivement dans deux laveurs, ce qui évite le trempage.
Après le lavage vient lerâpage; la râpe est un cylindre armé de lames de scie maintenues à 0'°,02 les unes des autres, les dents dépassant de 0™,002 la surface du cylindre. La râpe fait 700 à 800 tours par minute ; les tubercules sont amenés au contact de ce cylindre dévorateur et sont déchirés et broyés avec rapidité; un filet d'eau empêche qu'il n'y ait adhérence avec les dents. Les deux figures ci-jointes, empruntée au Dictionnaire de chimie industricUc de SIJI. lîarreswil et Girard, représentent le lavage et le tamisage tel qu'il est généralement effectué. Le produit du râpiige est de la pulpe, de la fécule et des matières albimiiniJÎdessolubles dans l'eau. Cet ensemble est conduit dans des tamis cylindriques dont nous empruntons le dessin ;\ l'ouvrage précédemment cité. La fécule seule est assez fine pour ])asser à travers les trous des tamis et est amenée par des courants d'eau dans do va-^tes cuviers, où elle se dépose ; plusieurs tamisages sont nécessaires. La fécule déposée dans ces cuves est mélangée de sable; on agite vivement afin d'amener les matières solides en suspension ; puis, après avoir attendu quelques minutes, l'on décante la fécule encore en suspension, tandis que le sable plus dense est 6.ù]\ déposé. Cette opération est le désablage. Les liquides provenant de la décantation sont al)aiulonués au repos pendant trois ou quatre heures. A la superficie du dépôt est une couche gri.'^àlie que l'on enlève avec des ràcloirs et que l'on désigne sous le nom de gras de fécule; celte matière fournit, par des lavagi s et des tamisages successifs, une fécule é|>uréc aussi blanche que celle dont ou l'avait séparée. On laisse égoutter; puis la masse agglomérée et obtenue sous la forme de grains est placée sur une aire en plâtre poreux qui absorbe rapidement riiuuiidité ; les grains sont ensuite séchés d'abord à l'air libre, puis ;\ l'étuve. Il ne reste plus qu'J écraser, bluter et mettre en paquets. La pulpe est cm jiloyée à la niiurrilure des bestiaux; les eaux chargées de matières albuminoides se putiélient très vite, et il s'en dégage des hydrogènes carboné» et de l'acide sulfhydri(|ue. Pour se débarrasser de ce voisinage désagréable, on les répand dan» des prairies en irrigation, ou on les rej<'lle dans un cours d'eau assez considérable pour le» entraîner rapidement. Ces eaux, d'ailleurs, conslitucut un engrais excellent.
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C'est au moment où la pomme de terre \ient d'être rccoltée et se trouve en pleine activité, qu'elle contient
Pi". 10*2. taTagft el r&page de la pomme de terre pour l'e%traclion de la recul
et donne le plus de fécule; aussi doit on commencer la fabrication dès que les arrachages sont faits; il est important aussi de terminer avant le mois de mars, car alors la germination se développe et la fécule se trans-