FI G
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les longueurs x et y étant comptées, l'une dans le sens horizontal, l'autre dans le sens vertical.
Fig. 1110. — Étude optique des mouvemenls
Pour avoir l'équation de la trajectoire décrite par l'image, il suffit d'éliminer t entre les deux équations précédentes, ce qui se fait très-aisément. On peut, en eflet, développer le second membre et tirer ensuite les valeurs de cos iiz- et sin 2ir-, ce qui donue
■ sin 2-c — -^s
téristiques de l'unisson. En second lieu , et c'est là le caractère le plus important, la petite diffijrence de hauteur amène une ditTérencede phase graduellement croissante, de telle sorte qu'au lieu d'avoir une seule figure, on a une suite de figures passant les unes aux autres et se reproduisant périodiquement dans le même ordre. C'est une sorte d'oscillation de la figure acoustique, dont la durée sera d'autant plus grande que l'unisson sera plus près d'être rigoureux.
Cette circonstance permet de comparer les divers diapasons à un même diapason normal, avec une précision infiniment supérieure à celle dont serait susceptible l'oreille la plus exercée.
C'est lu l'intérêt le plus vif des méthodes de M. Lissajons, en ce qu'elles permettent à l'un des sens de suppléera un autre, lorsque ce dcrnierdevient insuffisant. L'appareil dont se sert M. Lissajous se compose du diapason normal A {fig. Il 11), dont l'une des brandies est munie d'une lentille objective a. Audessus est disposé un oculaire C formant avec a un véritable microscope.
Le diapason à comparer B, disposé dans un plan perpendiculaire à A, présente sur l'une des branches un point délié fi tracé au diamant, et qu'on observe i l'aide du microscope. Cela posé, si l'on fait vibrer les deux diapasons, l'œil placé derrière l'oculaire apercevra une figure acoustique correspondante au rapjjort des sons que doivent donner les deux instruments, et les oscillations de cette ligure elle-même donneront une idée du plus ou moins grand degré de rigueur de l'ajustement.
sio 2nc cos ïrc — sm i-c cos 2kc
^ cos 2-c cos 2m'
sin 2-c' cos 2-c — sin 2ï:c cos 2t;c'
Si on ajoute membre à membre, les équations précédentes, après les avoir préalablement élevées au carré, on obtient
-T + =^ ^ cos ît'c' —c)= siu' ÎT.[C' — c')
a2 aï aa' ^ '
Cette équation représente, en général, une ellipse. Mais cette ellipse peut devenir un cercle, lorsque a et (!' sont égaux, c'est-à-dire quand les mouvements vibratoires des deux diapasons ont la même amplitude. Si, cette dernière hypothèse se vérifiant d'ailleurs, on avait en outre c' =c, ce qui veut dire que les vibrations des deux diapasons n'ont aucune dilïércncc de phase, l'équation de la trajectoire devient y = x, ce qui n'est autre chose que l'équation de la ligne droite bissectrice de
l'angle des deux axes. Enfin, dans le cas où c' — c^.,, l'équation de la trajectoire devicnt(/ = — x, ce qui représente la perpendiculaire à la bissectrice de l'angle des deux axes. On voit donc que l s deux diapasons étant i l'unisson, on devra apercevoir sur l'écran une figure ou elliptique ou circulaire, ou même rectiligne. Du reste, si l'unisson était rigoureux, c'est la même figure qui persisterait sur l'écran, éprouvant seulement une diminution de dimensions correspondante à la diminution d'amplitude du mouvement vibratoire. Mais cet unisson rigoureux n'est jamais obtenu ; il y a toujours une petite différence dans la hauteur des deux sons, bien que cette difi'érence puisse être assez petite pour échapper i l'observation de l'oreille même la plus exercée. Cette différence se manifeste optiquement par deux caractères. Premièrement, le tracé de la courbe est légèrement altéré ; mai» si l'unisson est approché, celte légère altération ne modifie pas sensiblement la physionomie du la ligne lumineuse qui présente toujours l'une des formes carac-
itn. — Aju.t
la méthode de M. Lijsajoos.
Pour édifier plus complètement le lecteur sur ce sujet, nous plaçons plus loin {fi;/. Ml'i) le tableau des figures acoustiques correspondantes à l'unisson, à l'oclave, à la (|uinto de l'octave et à la quinte. P. D.
FIL A TLOMB (Physiquiî». — Al>paieil servant soit à déterminer la verticale d'un lieu ou la ligne perpendiculaire i la surface des eaux tranquilles, suit, ce <nii a lieu le plus ordinairement, à vérifier la verticalité d'un objet. Dans ce dernier cas, lo fil à plomb se compose d'une ficelle glissant librement au centre d'une petite pl.aque de cuivre cari-éo, et tenant suspendu à son extrémité un puids en cuivre façonné en forme de tronc de cûnc, dont la jiltis large b.asc est dirigée vers le bas et a
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un diamètre (5gal an côté de la plaque. Ce poids ùtait . la déformation. Quand on veut, par exemple, vérifier l't primitivement une balle de plomb, d'où vient le nom de veriicalité d'un mur, on fait toucher à la partie supéfil à plomb; actuellement le plomb, trop mou, a été rem- rieure de ce mur l'un des côtés de la plaque tenue ho" placé par le cuivre jaune qui offre plus de résistance à | rizontalement ; puis, en lâchant peu à peu la ficelle, on
Etude optique des mouvements vibratoires, par M. Lissojous.
Courbes obtenues par la composiliou optique de deai
Is Tibratoires de dit
Série (I 1).
Différence de phase.
fait descendre le poids dont l'arête inférieure doit effleurer le mur dans tous les points de sa hauteur.
La direction du fil .1 plomb, quand il est au repos, représente exactement la direction de la pesanteur.
FIL-NOTRE-DAME ou Fil de i,a ViEr.cE (Zoologie). — Chacun connnit ces flocons de filaments blancs, trtslégers, qui se balancent lentement au milieu des .lirs, dans les jours calmes d'aulonnie, lors des premiers brouillards. Hermann fils les regardait comme produits par diverses espèces de Milci ou Acirus (entre autres le (iainase tisserand, G. te/arins de Latreille), qui vivent sur les feuilles de cerlains .irbrps,et surtout du tilleul, et les recouvrent de fils trts-fins. G. Cuvier a cru leur reconnaître une origine un peu différente. « Ces flocons blancs, dit-il, sont certainement produits, ainsi que nous nous en sommes assuré en suivant leur iwint de départ, par diverses jeunes araignées, et notamment des épeircs etdesthomises; ce sont principalement les grands fils qui doivent servir d'attache aux rayons de l.'i toile, ou ceux qui en composent la chaîne, et qui, devenant plus pesants à r.aison de l'humidité, s'affaissent, se rapprochent les uns des autres, et finissent par se former en pelotons; on le» voit souvent se réunir près de la toile commencée par l'animal, et où il se tient. Il est d'ailleurs probable que beaucuup de ces aranéides, n'ayant pas encore une provision assez abondantcde soie, se bornent à en jeter au loin de simples fils. C'est, à ce qu'il me parait, à de jeunes .iraignées lycoses qu'il faut attribuer ceux que l'on voit en grande abondance croisant les sillons deH terres labourées, lorsqu'ils réfléchissent la lumière du soleil. Analysé» rhimiqncinont, ces fi/s de la Vierge ofi'reiit précisément les mfims caractères que la soie des araignées; ils ne se fiirmriii donc pas dans l'atmosphère, ainsi que l'a conjecturé, faute d'observations propres, un Siivant dont l'autorité est d'un si grand poiils, M. le clievalierdc Lamarck n {Itri/nemiim., t. IV, p. ï|!>).
FILAGE (liolani(pie), l-'iliir/o, Tonrnef. ; du latin ft/iim, ni, i cause des filaments cotonneux qui recouvrent ces plantes. — Genre de plantes Dicotylédones gamopélales
pe'rigtjties, famille des Composées, tribu des Se'iieao?iidees, section des Gnapfia/iées. Capitules agglomérés l'i l'aisselle ou au sommet des rameaux, fleurs d'un blanc jaunâtre, dont les marginales pourvues d'étamines; an centre, des fleurs hermaphrodites ou pistillées ; involucre ovoïde à 5 angles; fruit surmonté d'une aigrette fragile, caduque. Le duvet dont ces plantes sont revêtues leur a fait doruier le nom vulgaire de Cotonnihvs ; on les trouve dans nos moissons ou dans nos champs. La F. nninc [F. pj/f/ma'n, Lin.l est une petite plante herbacée, à tige simple, à peine longue de 0'»,027 à liétat sauvage, atteignant environ C'.ue par la culture, fleurs jaunâtres, bractées nombreuses, cotonneuses, blanchâtres. Lieux maritimes et étangs desséchés de l'Europe méridionale. FIL.AIKE (Zoologie), fiVoriu, Millier; du latin /î/um, fil, i cause de la forme de ces animaux. — Les Filaires sont des vers intestinaux, remarquables par leur aspect filiforme; leur corps, toujours très-allongé, est en même temps fort mince ; mais cette forme générale a engagé à comprendre sous ce seul et même nom des vers dont les habitudes, et probablement la conformation, ne sont pas suflisamment semblables. En étudiant quelques-unes des plus grosses espèces, on a pu reconji.iîtro (pie leur tête, continue .ivec leur corps, n'est pourvue d'aucun crochet ni suçoir; c'est un orifice rond ou triangulaire qui conduit dans un oesophage grCle s'abouchant dans un intestin plus gros; l'anus est près de l'extrémité postérieure du corps. La plupart des filaires que l'on a signalées, et on en a observé beniironp d'espèces, habitent les cavités intérieures dn corps des aiiinianx, soit l'abdomen, soit l'intestin, soit le cœur, les vaisseaux sanguins; leur forme effilée semble leur permettre, dans certains cas, de traverser sans inconvénient sensible le tisMi des organes les plus importants. Ou en a trouvé chez presque tous les animaux que l'on a l'occasion de disséquer assez souvent. Chez l'homme on en a signalé trois es pèces : l'une, qui habite le tissu cellulaire placé sous la peau, est célèbre sotis lo nom de Ovarfonncnn, Ver île Guinée, Ver de Médiiie; c'est lu F. de Médine {F. im-
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rfiueitsis, Gmel.) des naturalistes; on la trouve dans les régions intertropicales de l'ancien continent, où elle se logeparticuliferemejit sous la peau des jambes de l'Iioninie. Ce ver y prend un développement énorme, puisqu'on affirme que sa longueur peut aller à 3",50 et même
4 mètres, et son corps n'est pas plus gros qu'un tuyau de plume de pigeon, selon G. Cnvier. Pendant qu'il prend cet accroissement, il n'incommode pas sensiblement, et peut rester des mois et même, assure-t-on, une ou deux années sans faire souffrir le patient; mais à un certain degré d'accroissement, ce singulier parasite se fait jour à travers la peau. On voit apparaître une tumeur semblable à un clou ou furoncle, surmontée d'une vésicule transparente ou noirâtre, fortement enflammée et trèsdouloureuse; bientôt un petit pertuis se fait au sommet, et le corps du dragonneau commence à se montrer. Mais il sort lentement, et, pour hâter l'extraction de cet hôte incommode, on l'enroule sur un petit cylindre de linge que l'on tourne doucement une ou doux fois par jour. Si, par une traction trop brusque, on vient malheureusement à le rompre, le fragment resté sous la peau provoque une redoutable exaspération de l'état inflammatoire. 11 faut ordinairement une vingtaine de jours pour l'extraire entièrement, lorsqu'il n'y a pas de rupture. Ce singulier ver et l'affection qu'il produit ont été décrits dès le m' siècle par les médecins de l'école d'Alexandrie, et nous n'en savons aujourd'hui guère plus qu'eux à son sujet. On peut douter que ce singulier animal soitdu même groupe naturel quela fil;»ire si commune {F. piscium. Lin.) dans la cavité abdominale de certains poissons; que la filaire du cheval (F. pnpiV/osa, Rudolp.) qui habite de même la cavité abdominale de cet animal, mais qu'on a trouvée jusque dans les enveloppes de son cerveau; que la filaire (F. rubelUi, Valcntin et Vogt) découverte dans le sang de la grenouille; que la filaire [F. truncata, Rudolp.) parasite de la chenille, d'une teigne; que les deux filaires enfin (F. aquuiUis et F. lacuslris, Dujardin) trouvées dans l'eau douce, où elles vivent habituellement.
Cuvicr avait établi un genre des Filaires, rangé dans la classe des Intestinaux, ordre des Cavitaires ; mais d'après des travaux plus récents, et dans l'impossibilité, dit M. le professeur P. Gervais, où l'on est d'établir une caractéristique certaine des filaires et de les classer méthodiquement d'après les véritables affinités de leurs espèces les unes avec les autres, on les énumèro en suivant l'ordre des animaux dont ils .sont parasites. {Dict. cChist. natur., par C. d'Orbigny.)
FILAO (Botanique). — Nom madécasse des arbres que les botanistes nomment mainteuant casuarinas (voyez ce mot). Runipliius avait conservé ce nom de fi/ao, qui est encore appliqué vulgairement à certaines espèces.
FILARIA (Botanique), Pht/llirea, Lin.; du grec phtjllon, feuille, à cause du feuillage remarquable des espèces de ce genre. — Genre de plantes Dicotylédones fjaniope'lales hypogynes , famille des Oléinées, tribu des Olées, voisin desTroënes, qui se distingue ainsi : calice à 5 dents; corolle rotacée à 5 lobes ; anthères presque sessiles ; ovaire à 2 loges ; drupe charnue, à 1 loge. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles persistantes, coriaces, sessiles. Leurs fleurs sont blanches, disposées en grappes, et leurs fruits sont noirâtres Les filaria croissent spontanément dans l'Europe méridionale. Le F. à Inn/es /èuilk's (P. latifoliu, Lamk) s'élève souvent i plus de
5 mètres. Ses feuilles sont opposées, glabres, déniées, et .ses fleurs un peu jaunâtres naissent en grand nombre â l'aisselle des feuilles. Le F. à feuilles étroites (P. ançjustifolia. Lin.) a les feuilles très-allongées, entières, et les fruits apiculés. Ces deux espèces qui croissent en France ornent agréablement les jardins paysagers. Dans le nord de la France, on les plante souvent dans les bosquets, au lieu des alaternes, qui sont moins rustiques; cependant ils craignent les grands froids. Leur bois, assez dur, eat employé par les tourneurs. G — S.
FlLASSli (Botanique). — Voyez Chanvue.
riLKT (Botanique). — Ou donne ce nom i la partie ordinairement filamenteuse de l'éianiine qui supporte l'anthère. Cet organe maïujue quelquefois, connue dans l'aristoloche ; l'anthère est alors dite sessile. Le filet a la même organisation que les pétales; aussi présrnie-t-il quelquefois la même forme que ceux-ci ; ainsi, dans les biilisiers, il est large, mince, souple, coloré comme tni pétale; on le dit alors pétuldide. U: lilct est ciipilUdrc quand il a la finesse d'un cheviui, comme dans la plup:u-t des graminées et des plantains. Dans le s|)armannia O'nfrique, ilcst fo/u/cMi, c'est-à-dire qu'il pr^bculcdcs
lenflements comme des nœuds de distance en distance. Le filet peut ôti'e encore cre'nele', spirale', géniculé, etc. Le filet est eji outre velu comme dans l'avocatier, glanduleux dans la fraxinelle, barbu comme dans les mourons. 11 est quelquefois aussi doué de mobilité. Il est élastique dans la pariét.aire, et irritable dans l'épine-vinette, la rue, etc. (voyez Elastiques). Les filets peuvent être soudés entre eux (voyez Diadelpuie, ANxuiiRE, ÉTA- MiNE, Fleuh).
Filets (Chasse, Pêche). — Ce nom s'applique d'une façon générale aux liens plus ou moins compliqués que l'on dispose pour capturer des animaux. Il y a lieu d'établir une distinction fondamentale entre les filets dont on se sert contre les animaux terrestres ou aériens, et ceux que l'on emploie contre les animaux aquatiques.
Les premiers, ou filets de chasse, sont particulièrement usités pour s'emparer des diverses espèces d'oiseaux. Il faut signaler d'abord comme les plus simples les pièges à oiseaux nommés lacets et collets (voyez ces mots), qui ne sont pas de véritables filets. Les filets proprement dits sont nombreux; on trouvera ici l'indication des plus importants.
Varaicjne est un filet à mailles de fil délié, disposées en losange et larges de O^jOS à 0"°, 08; sa largeur est de
4 mètres sur G mètres de hauteur ; on le teint habituelment en brun ou en vert. On le tend verticalement sur un arbre pour capturer des oiseaux de fauconnerie au moyeu d'un duc privé ; ce filet doit tomber à la première secousse que lui imprime l'oiseau de proie. On fait pour les merles des araignes ;\ mailles larges de 0»,027 ; le filet a i^.GO de hauteur sur 3 mètres à 3°, 50 de largeur; on les dispose d'une manière analogue au milieu d'une haie.
Le Imllier est un filet beaucoup plus long que haut, et que l'on soutient au moyen de piquets fixés en terre, de distance en distance, et qui forme une espèce de barrière où vient se jeter la proie. Comme on emploie ce genre de filet pour prendre les faisans, les canards, les poules d'eau, les plongeons, les râles, les perdrix, les cailles, etc., les dimensions des halliers et celles de leurs mailles diffèrent beaucoup selon le genre d'oiseaux auquel on les destine.
Les nappes sont un filet double employé surtout pour prendre les alouettes, et dont la disposition est assez compliquée, parce que les deux morceaux du filet, étendus sur la terre, doivent pour capturer les oiseaux se redresser ne tournant autour d'un de leurs côtés et venir, comme les deux vantaux d'une trappe, se refermer sur l'aire où on est parvenu â attirer ces animaux. L'oiseleur est blotti dans un trou creusé en terre, à quelque distance, et c'est an moyen de cordes attachées aux deux nappes qu'd les referme, quand il le juge à propos. Pour attirer les oiseaux sur l'aire laissée entre les deux nappes tendues, on se sert d'un miroir à facettes ou de moquettes (voyez MinoiRS A ALOUETTES, Moquette). On emploie aussi les nappes pour prendre les ortolans; enfin on fait encore la chasse au canard avec des nappes teintes en brun et huilées. Les nappes à alouettes ont ordinaiment 15 à IG mètres de longueur sur 2'°,G5 de largeur, et leurs mailles en losange ont 0'",020 d'ouverture ; dans les nappes à canards, on donne aux mailles une largeur de 0°',080.
Le trinnenu est un filet long de lGà20 mètres sur
5 â G mètres de large ; la dimension des mailles dépend du genre de gibier auquel il est destiné : à chaque extrémité on attache une perche aussi longue que la largeur du filet. La chasse se fait la nuit par deux oiseleurs portant chacun un bout du filet; si l'on a pu reconnaître d'avance le point où s'est remisé le gibier, elle consiste sinipliment à étendre eu silence ce'vaste filet sur l'emplacement où gitentles animaux endormis. Lorsqu'on ne sait pas où est remisé le gibier, les oiseleurs tiennent leur filet à petite distance de terre, un des côtés traînant presque, de f;içon à éveiller les oise.aux par le bruit, pour abattre aussitôt le filet sur eux. Ou chasse ainsi les alouettes, les cailles, les[V3rdrix, les béc.issines.
La tirasse est un lorig filet de 12 à 15 mètres, avec mailles en losanges, larges de 0"',iiiO; ou l'emploie pour chasser les cailles et les perdrix, avec l'aide d'un chien d'arrêt bien dressé. Doux chasseurs tiennent le cordeau do la tirasse, et, dès que le chien tombe en arrêt dans une pièce, les deux chasseurs avamcnt sur lui en traînant le filet ; ils font ainsi lever le gibier qui s'engage dans le filet eu fuyant dans lesens opposé au chien.
On nomme rufie un autre filet contrc-maillé, largo de 4 à 5 mètres sur a'",30 de hauteur. La chasse se fait par
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tes nuits les ptiis noires de l'hiver, et fxige an moins qoatre personnes. On emploie ce fi'et le long d'une haie où s'abritent les o'seanx la nuit; deux perches légères, longues de i mètres à 4°',30, soutiennent les deux côtés; deux chasseurs les portent, pendant qu'un troisième, avec une torche, se tient derrière le lilet par rapport à la haie ; enfin, le quatrième chasseur, placé de l'autre côté de la haie par rapport aux trois premiers, la frappe avec une gaule pour faire envoler les oiseaux qui, se dirigeant vers la lumière, se prennent dans la rafle que l'on abat sur eux.
La tonnelle murée est un filet à alouettes, en forme de grande botnse maillée, terminée en pointe. On fixe cette pointe avi'c un piquet au fond d'un sillon de terre labourée; l'entrée, qui a au moins C mètres de hauteur, est fixée d'autre part au moyen de deux piquets. De chaque côté de ce filet principal sont disposés d'autres filets tendus de biais et en demi-cercle. Los chasseurs en assez grand nombre et marchant courbés rabattent les alouettes \ers la tonnelle, et, lorsqu'ils en sont suffisamment rapprochés, ils les y précipitent en les effarouchant. Aussitôt on replie les filets des ailes sur ceux du fond, et les oiseaux sont capturés.
On emploie, pour chasser les bécasses, des filets composés de nappes et assez compliqués, nommés pant/iières, dont il sera parlé à un article spéciallvoyez Panthiére). Voyez aussi Pipée, Gluaux, oii l'on trouvera des indications sur les procédés auxquels on a recours, inilépendamment des filets, pour prendre les divers animaux qui sont l'objet des différentes chasses ; on devra aussi se reporter au mot VÉNERIE.
Quant aux filets à poissons, Il en est traité au mot Pêche.
FILEL'SES (Zoologie). — Nom donné i une fnmille de l'ordre dos Arachnides pulmonaires ; il est synonyme de celui à'Aranéides (voyez ce moi), et comprend le seul genre Araignée.
FILlÈPiF.S (Zoologie). — On nomme ainsi les organes qui produisent, dans les araignées, les fils dont elles tissent leurs toiles. Réaumur les a bien décrits, et après lui Tréviranus. L'appareil sécréteur de la soie est situé dans Pabdomen, près de son origine; il se composed'nne petite vésicule transparente, placée de chaque côté à la base d'un groupe de six tubes recourbés six à sept fois sur eux-mêmes, et qui viennent aboutir à deux ou trois paires de mamelons charnus à l'extrémité, cylindriques ou coniques; ce sont les filières. Leur extrémité est percée d'une infinité de trous très-petits par où sortent les fils extrêmement ténus, qui s'unissent pour former le ; fil d'araignée. On verra au mot Vrr a SOIE comment sont disposées les filières des chenilles.
TILIPËNDOLE (Botanique) , du l.itin filum, fil, pendulus, qui pend : i cause de la ferme des racines. — Esjièce de plantes du genre Spire'e (voyez ce mot) (Spiru'U filipendula, Lin.), appartenant à la famille des Spiréacées, trfcsvoisine des Piosacées. C'est une herbe vivacc élevée it peu près de 0"',CO. Ses racines tubéreuses sont très- riches en fécule accumulée dans de grostubercules suspendus à un filament {fio. 1 H 3). Ses feuilles sont composées (le segments oblongs, aigus, dentés. Ses fleurs, disposées en corymbes lâches, sont blanches, à sépales réfléchis. Sus carpelles sont velus, disposés parallèlement. La filipcnduleest une plante indigène. Elle est assez commune dans le» bois sablonneux et frais des environs de Paris. On en rencontre aussi quelquefois une va riété à fleurs doubles. Les racines de cotte plante renferment une assez grande quaDlité de fécule qu'on pourrait utiliser pour l'alimcnlalion. Elle est unie , à un priiicipoastringentdnnt OIT peut facilement la priver (A, Hichard) et qui rond la plante propre au tannage des cuirg. Ces tubercules pourraient même fournir un légume sain et nourris sant.
FILON (Géologie). — C'o«t une ditposition particulière des roches dans le sein do la terre; elle Cbt définie et expliquée au mot Minbs.
FILOSELLE (Zoolog. industr). — Voyez Soie.
FILOU (Zoologie), Ept6M?«s,Cuv. — GenredoPomonç, de l'ordre des Amnthoptértjgiens, famille des Labroides du grand genre Labre de Linné. '
Cuvier a formé ce genre pour une espèce de poisson do la mer des Indes, que l'on avait rangée Jusque-là parmi les spares ; c'est le Spams insidiator de Pallas, poisson rougeâtre, remarquable par l'extrême extension qu'il peut donnera sa bouche; celle-ci se transforme alors en une sorte de tube qui saisit au passage les petits poissons dont se nourrit le filou. Son nom français comme ses noms latins font allusion à cette conformation.
FILTRATIO.N (Technologie).— La filtration est une opération qui a pour but de séparer d'un liquide une substance solide qu'il tient en suspension. Il faut distinguer les filtrations faites en grand de celles qui ne s'exécutent que sur de petites portions.
Dans ce dernier cas, l'on emploie de préférence des filtres en papier /
non collé. Pour les faire, on prend ,,,, „ - . , , ] . ,, ,. ris. 1113. — Racine de U
un carré de papier que 1 on phe FUipcmiuie.
comme l'indique la figure 1114,
de façon à obtenir le rectangle bac. On ramène oa cl oh sur oc, en pliant autour de od et de oe. On a ainsi le rectangle divisé en quatre parties, qu'on divise elles-mêmes en deux par des plis alternatifs et inverses; ces derniers peuviiu être eux-mêmes divisés en deux de manière à obtenir seize divisions sur une des faces du rectangle, les divisions convergeant toutes vers o. Le filtre ainsi terminé, on l'ouvre, et l'or constate à deux endroits opposi's deux plis consécutifs de même sens; on forme un petit pli intermédiaire appelé pli de madame BerthoUet. On replie le filtre et on le coupe [fig. 1115), ce qui lui donne la forme ronde. Les plis du filtre doivent être fortement arrêtés par la pression de l'ongle, mais ne doivent pas se prolonger jusqu'au centre o, parce qu'en ce point le papier pourrait se percer. Pour ouvrir le filtre, on souille dedans, puis on le place dans l'entonnoir, au bord duquel il doit arriver presque exactement. Pour verser un liquide dans le filtre, il faut le faire couler le
r f. lut. — Conf<eli«n d'
long d'une baguette qui dirige ce liquide et le fait tomber sans choc sur les parois du filtre. La figure 1110.
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montre le lavage d'un précipité déposé sur le filtre que reçoit l'entonnoir F.
Les filtres en papier sont d'un usage fort restreint; ils servent dans les laboratoires, les pharmacies et la vie domestique. Pour des filtrations plus considérables, on emploie des carrelets et des chausses.
Le carrelet est un châssis de bois monté sur pied, et
Kg. 1116. — La
précipité sur i
garni de pointes auxquelles on accroche une toile i mailles fines; on doit, avant chaque opération, mouiller la toile afin de gonfler ses fibres et de serrer le tissu.
La chausse est une sorte de sac, de forme conique, fait d'étoffe de laine ou de coton croisé. Elle servait aux anciens à filtrer l'hypocras. Avant d'en faire usage, on la laisse immerger dans un liquide pareil à celui que l'on veut filtrer, ce qui resserre les pores du tissu; on la dispose ensuite dans un entonnoir ordinairement en cuivre ou en étain. Les liquoristes en font un grand usage, mais, en général, ils en garnissent l'intérieur avec de la pâte à papier très-blanche. Cette pâte s'attache fortement aux parois de la chausse et concourt à la filtration.
Les eaux qui servent à l'alimentation sont souvent troubles et doivent être filtrées ; cette opération se fait chez le particulier même, dans des fontaines affectées h cet usage, ou bien encore dans des appareils qui filtrent d'un seul coup toute l'eau destinée à un grand établissement ou même à une ville entière. On se sert alors comme matière filtrante d'épongés, de pierre calcaire poreuse, de charbon pulvérisé, de sable, de laine tontisse, etc.. . Les eaux du Niger ont été de tout temps filtrées sur des éponges. En Espagne, c'est par ce moyen que l'on clarifie les sirops. Aniy, avocat au parlement de Provence, paraît avoir introduit ce procédé en France, vers IViO. Les éponges doivent être choisies bien saines, d'ur. grain assez lin, régulier et serré; elles doivent avoir été débarrassées au préalable de toute matière terreuse. Quand elles servent, elles doivent être plongées complètement dans la masse d'eau, et quand elles ne servent pas, on doit les dessécher parfaitement; sans cette précaution, elles moisissent et communiquent un mauvais goût au liquide. Si cet accident se produit, il faut les faire macérer pendant quelque temps dans une solution faible d'ammoniaque. Quand les éponges sont .imollics par l'usage, on les change.
Les filtres en pierre poreuse sont aussi connus depuis longtemps, et on peut encore leur appliquer cette description donnée par Duchesne, en 1800 (Dictionnaire de l'industrie): n Les fontaines en pierre filtrante sont do pierre do liais, rondes ou carrées, jointes ensemble par un mastic impénétrable à l'eau, et peintes extérieurement ii l'huile on forme de granit ou de porphyre. Elles contiennent plus ou muins d'eau, suivant leur grandeur. Au lieu de sable ou d'épongé, on construit intérieurement
et au fond de la fontaine une petite chambre plus ou moins grande et bien mastiquée, avec trois à quatre pierres do 0'",027 d'épaisseur, dressées de champ, pouvant contenir à peu près deux à trois pintes d'eau. Ces pierres filtrantes viennent de Picardie. C'est en passant à travers ces pierres que l'eau versée dans la fontaine filtre et s'épure, et de sale et bourbeuse qu'elle était, elle en sort claire et limpide par un robinet qui pénètre dans cette chambre fermée, dans laquelle entre un tuyau mastiqué qui, venant aboutir au haut de la fontaine, sert à donner de l'air à l'intérieur de la chambre ou réservoir, et facilite l'écoulement de l'eau. A peu près tous les trois mois, et lorsque les pores de la pierre filtrante sont bouchés par la boue et les saletés de l'eau, on ratisse la pierre avec un racloir et on lave. C'est afin que la pierre qui couvre la petite chambre s'encroûte moins qu'elle est posée en forme de toit, a
Les moyens de filtrage que nous venons de décrire sont limités aux usages domestiques. Il faut indiquer maintenant les procédés employés en grand. La ville de Paris .se sert des filtres Fonvielle (fiy. 1117), modifiés par MM. Mareschal et compagnie. Ce filtre se compose de couches superposées A,A', \" d'épongés, de gros sable légèrement tassé, de grès fin, de gros sable de rivière, et enfin à la partie inférieure de charbon végétal, grossièrement pulvérisé; chacune de ces substances est séparée des autres par des faux fonds percés de trous. L'eau arrive sous une pression due à l'élévation de son niveau. Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est le mode de nettoyage employé par M. Fonvielle, et qui consiste dans l'action simultanée de courants d'eau qui pénètrent brusquement dans des directionset à des hauteurs diverses, remuent la masse des matières filtrantes et entrainontrapidementlesirapuretés.
Un antre système de filtre d'un usage assez avantageux est le filtre Souchon. Il se compose de deux parties : 1° le dégraisseur; ï» le filtre proprement dit. Le dégraisseur est constitué par des caisses en bois de 0",40 de hauteur et 0°'.,8Û de côté; à O^^OO du fond est tendue une toile. L'eau arrive'par la partie inférieure, s'élève en traversant la toile qui s'oppose au passage des sédiments trop volumineux. De temps à autre, on nettoie le fond de la caisse. L'eau se rend de là dans le filtre. Celui-ci se compose de couches superposées de laine ton-