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Fillic l'oiivielle

tisse, maintenues par des morceaux de serge et des grillages métalliques; l'eau s'écoule de h;uit en bas à travers cet assemblage. Ces filtres se salissent rapidement, mais se nettoient avec une grande facilité. Lalainc, avant d'être employée, doit être parfaitement dégraissée, puis blanchie au soufre. Pour éviter le goût que pcutcomnmni(|uer ce mode de blanchiment, on procède i un lavage par l'eau additionnée do caibonate de soude. Sans ces précautions, les matières contoiui. s dans la laine peuvent entrer on fermentation pulride.

Un appareil qui a eu aussi beaucoup do succès et le filtre des bains chinois dû à JIM. Lanay et Sormey. Le filtre est circulaire et les matièies liltiantes y sont disposées en couches conccntiiiiues ; l'eau pénètre par la circonférence et s'écoule par un conduit central. Il en résulte deu\ avantages : 1" Au moment du changement brusque de la direction verticale en direction horizontale.

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l'eau dépose ses plus grosses impuretés. 2° La surface du filtre mise en contact avec l'eau est au début considérable. Les matières filtrantes sont du grès en poudre et du charbon pilé.

La filtration des eaux pour l'alimentation des villes n'a été encore employée que dans fort peu de cas. Elle a soulevé des objections, principalement de la part de M. Grimaud de Caux, dans son livre intitulé : Des eaux publiques et de leurs applications. H. G.

FIMBRIARIA (Botanique), du latin /ÇmJria, frange. — Genre de plantes Cryptogames acrogènes, de la famille des Hépatiques, tribu des Marchantiées, établi par Nées d'Esenbeck {Hor. pliys. Bei'ol.), pour des végétaux qui croissent sur les rochers, la terre ou les mousses, dans les hautes régions montagneuses des deux hémisphères, et dont cinq ou six espèces se trouvent en Europe sous la forme d'expansions verdoyantes, membraneuses, de petite taille.

FIMBRISTYLIS (Zoologie), du latin /•/■l'mAT-m, frange, uni au mot style. — Genre de plantes Monocotylédones /je'mpfî-me'ei.établipar Wahl. [Ènum. Il), dans la famille des Cypéracées, tribu des Scirpées, et qui a pour type le Scirpus nutans de Malacca. Caractères distinctifs : style articulé avec l'ovaire ; réceptacle dépourvu de soies ; chaume sans nœuds; feuilles étroites, le plus souvent canaliculées. Les espèces sont nombreuses et répandues dans les régions tropicales. La F. fileuse de l'île Maurice est d'une belle teinte glauque; la tige est haute de 0",65. La F. mucrone'e croit à l'Ile de Mahon.

FINTE (Zoologie). — Espèce de Poissons, du genre Alose (voyez ce mot); c'est le Clupea fmta (Cuvier), nommé venth par les Flamands, ayone par les Lombards, lacliia et alachia par les autres Italiens. Plus allongé que l'alose, ce poisson a cinq ou six taches noires le long du flanc. Il habite tout le bassin méditerranéen ; sa chair est bien moins estimée que celle de l'alose.

FIROLLE ou FiiioLE (Zoologie), fiVô/n, Pérou— Genre de Mollusques, classe des Gaste'iopodes, ordre des llétéropodes. Ces animaux, formés d'une substance gélatineuse, transparente, sont des espèces de limaces comprimées latéralement pour nager et difficiles à voir à cause de leur transparence même. Ils ressemblent aux carinaires par la confonnatiou du corps, de la queue, du pied, des branchies et des viscères, mais ils n'ont pas de coquille. Leur museau s'allonge en une trompe recourbée,j;t leurs yeux ne sont pas précédés de tentacules. Souvent, do l'extrémité de leur queue, pend un long filet articulé, dout la nature n'est pas bien connue. La /'". Cuviera, Lesueur, Pterotrachœu coro/iala (Forsk.), très-commune dans la Méditerranée, est la plus grande du genre ; mais oji en connaît beaucoup d'autres espèces.

FlSSlLAliRES (Zoologie).— Première section du grand genre Slaij/iyliii de Linné [Insectes coléoptères penlaméres, famille des lii-uchélytres) ; établie par Latreille et comprenant les genres Ùiypores, Astrapées, Slapliyliii$ propres, Xant/iolins, Pinopliiles, Luthrobies ; ils ont pour caractères communs, la tCtenue, unie par uu rétrécissement bien visible au corselet, qui est carré, demiovale, arrondi ou découpé en cœur.

FlbSlPAl'ilTÉ (l'hysiologie), du latin fissus, fendu, et parère, produire. — Mode de reproduction observé chez un assez grand nombre d'êtres organisés, animaux ou végétaux, d'une organisation très-simple , et particulièreuicni chez ceux de ces êtres que l'on nomme habituellement infusoirrs. Le corps de l'être vivant s'étrangle par un rétrécissement spontané, de façon à se montrer bientêt conformé en deux lobes; puis, rétrangiemont devenant de plus en plus marqué, l'être organisé se divise bientôt en deux êtres distincts qui, séparés l'un de l'autre, se montrent aussi coniplelsque leur parent commun l'étuit avant la division. On dit que ces êtres sont fissipares ou srissipares.

FISSIPiiDES iZoologie), du latlu fissus, fendu, et pes, pied. — Ce nom a été appliqué par divers naturalistes pour désigner les mammifèrts oncnlés, dont le pied se compose di: deux ou quatre sabots, comme les cochons, les cerf», le» liienfs, les moutons, etc.

FISSIJIOSTHES (Zoologie), du latin fissus, fendu, cl ros- Iruin, bec. — (envier donne ce nom à une famille d'Oiïto«,r, do l'ordre de» l'asscrcnux, qui ont le bec court, large, aplati horizontalement, légèrement CiC'cliU, sansécliancrure et fendu très-prorondémcnt. Ces

iop«).

oiseaux, essentiellement insectivores et par conséquent de passage, engloutissent dans leur large bouche une quantité prodigieuse d'insectes qu'ils attrapent au vol. On les divise en F. diurnes ou Hirondelles, et en F, nocturnes ou Engoulevents (voyez ces mots).

FISSURE DE G1.ASER (Anatomie), fissura, fente. — On appelle fissure gléndidale ou de Glaser une petite fente que l'on remarque au fond de la cavité articulaire [cavité glénoîde) de l'os temporal. Elle donne passage à l'apophyse grêle de Raw, qui appartient à l'os nommé marteau, au muscle antérieur de cet os, aux vaisseaux auditifs externes, à la [corde du tympan.

Fissur.EA l'anus (Chirurgie). — On désigne par ces mots une petite solution de continuité ulcéreuse, allongée, superficielle, qui a son siège entre les plis de la membrane muqueuse de l'extrémité inférieure du rectum, A peine signalée par quelques auteurs, tels que Lemonnier, Sabatier, cette maladie n'a été parfaitement décrite que par Boyer. Elle semble due, suivant lui, à la constriction spasmodique du sphincter de l'anus, et est caractérisée par une douleur fixe dans un point du pourtour de l'anus. Cette douleur, d'abord légère, devient bientôt insupportable, surtout pendant la défécation et quelque temps après. La crisedureordinairementplusieurs heures et fait redouter aux malades d'aller à la garde-robe. Cette petite ulcération, que l'on aperçoit facilement en écartant les plis de l'anus, est cependant quelquefois située trop haut pour être visible ; dans tous les cas, le doigt introduit dans le rectum éprouve une constriction trèsforte et cause une douleur vive, lorsque l'on appuie sur la gerçure. Le traitement institué par Boyer consiste dans une incision qui opère la section des fibres circulaires du sphincter, et est pratiquée sur la fissure même, ou bien sur tout autre point du pourtour. Il est bien entendu que l'on n'aura recours à ce moyen que lorsque l'on aura essayé vainement les émoUients , les demibains, les injections narcotiques, les suppositoires avec les pommades opiacées, etc. On devra pendant ce temps prescrire un régime délayant, des laxatifs, etc. D'autres praticiens, MM. Bretouneau , Trousseau, etc., pensent que la maladie consiste dans le relâchement de la portion du rectum située immédiatement au-dessus du sphincter ; que, dans cette portion relâchée, les matières s'accumulent au point que chaque fois que le malade va à la garde-robe, les efforts inouïs qu'il fait finissent par amener le plus souvent une déchirure qui constitue la fissure ; frappés de cette idée, ils ont songé à .administrer la ratanhia, pour rendre à la portion inférieure du rectum le ressort qui lui manque ; non pas qu'ils en fassent un remède spécifique, car, suivant ces pr,iticiens, il est probable que d'auties substances végétales se rapprochant de la ratanhia auraient les mêmes propriétés; telle est la monésia employée par M.M. Payen et Manec.

Voici comment M. le professeur Trousseau formule son traitement par la ratanhia {Traité de thérapeutique, par Trousseau et Pidoux) : « Nous faisons prendre chaque matin au malade un lavement à l'eau de son ou de guimauve, alin de vider l'intestin ; une demi-heure apris que le lavement est rendu, nous administrons un quart de lavement composé de 160 grammes d'eau, et de ■} à 10 graunues d'extrait de ratanhia; nous y ajoutons 4 grammes de teinture de ratanhia. Le malade ne doit conserver ce lavement qu'un instant, et il en prend un

.sembUable le soir Si la fissure est profonde, on donne

dus injections de solution astringente, qui seront rendues immédiatement. » Souvent , pendant les premiers jours du traitement, les douleurs sont plus vives, parce que les malados vont plus souvent à la gnrde-robe ; dans ces cas, on fera bien do ne donner qu'un lavement par jour au lieu de deux, pendant les premiers jours. Ce traitement, du reste, peut subir quelques modifications dont le médecin sera juge.

On appelle aussi fissure ou fêlure d'un os une solution de continuité sans déplacement, qui n'intéresse qu'une portion de l'épaisseur do l'os. F — n.

FISSURELLE (Zuologic), Fissurelta, Cuv. —Genre de Mollusques do la classe des Gastéropodes, ordro dos Scutibrunclics, détaché par Cuvier de la tribu dos Patelles de Lanmrck. Ce sont des animaux oblongs, à tête distincte, terminée eji avant par une trompe courte et arrondie 4 l'exlrémilé de laquelle est la bouche, et garnio do deux tenla(ules coniques très-saillants portant les yeux au coté externe de leur base. Leur manteau [m, fiij. III!)) est gr.md, mince, ouvert en avant pour lac-witd biancliiiilo, an fond de laquelle est l'anus, et fendu sur le milieu du dos; deux grandes branchies en forme de pcl-

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giios, égales et dirigées en aviint, imisscnt de clmqiic colé du dos. Leur pied [p) est très-grand, ovale, Opais et iniiseuleux. La coquille est conformée eu cône surbaissé, avec un sommet tronqué et muni d'une ouverture (o) un peu allongée servaut à la fois d'anus et de passage pour in-

Fig. 1119. — Fis

I el la coquille).

ti'oduire dans la cavité branchiale l'eau nécessaire à la respiration. Ces mollusques sont communs sur toutes les côtes; ils se fixentsur lesroclierset se déplacent fort peu. La F. de Magellan (F. plein, Lam.) a une grande et belle coquille (longueur, 0'n,09) commune dans les collections. La F, squamosa est la plus grande et se trouve à l'état fossile aux environs de Paris. L'espèce la plus comnuine dans la Méditerranée, la F. grecque {F. grœca, Gmel.), est connue à Marseille sous le nom d'Oreille de saint Pierre. Les péclieurs eu mangent quelquefois l'animal.

FISTULAIRE (Zoologie), Fistularia, L.imk; du latin fistula, tuyau. — Genre de Zoophytes de la classe des £chinodermes, famille des Holothuries de Lamarck ; elle est caractérisée comme il suit par cet auteur : corps libre, cylindrique, mollasse, à peau coriace, rude et papilleuse; bouche terminale entourée de tentacules dilatés en plateau au sommet. C'est un démembrement du genre Holothurie, destiné aux espèces dont le corps est effilé et muni de forts tubercules.

FiSTULAiRE (Zoologie), Fistularia, Lin. — Genre de Poissons de l'ordre des Acanthopte'rygiens, famille des Bouches en flûte, caractérisés par un corps cylindrique long et mince dont la tête forme le tiers ; cette tète est constituée par un tube long au bout duquel est une bouche horizontale et peu fendue; six ou sept rayons branchiaux, des appendices osseux s'étendent eu arrière de la tête et renforcent la partie antérieure du corps ; dorsale au-dessus de l'anale; canal digestif droit à deux caecums. Cuvier divise en deux sous-genres : 1° les F. proprement dits {Fistularia, Lacép.), qui ont la nageoire dorsale et l'anale composées de rayons simples; les intermaxillaires et la màclioire inférieure garnis de petites dents et un filament mince aussi long que le corps fixé entre les deux lobes de la caudale. Leurs écailles sont très-petites. La plus grande espèce e.->t le F. petimbre [F . tuljacaria. Lin.), qui atteint 1 mètre de longueur et vit dans les mers des Aniilles; sa chair est maigre et de mauvais goût. 2" les Aulostomes, qui ont le museau plus court et la vessie natatoire plus grande que les précédents, une dorsale précédée de plusieurs épines libres, des mâchoires sans dents et le corps écailleux et moins grfile. On en connaît une espèce de la mer des Indes.

FISTULANE (Zoologie), Fistulaua, Lam. — Genre de Mollusques de l'ordre des Acéphales, famille des .-Ici'pttales lestacés, tribu des Enfermés, se rapprochant du genre Tarei et menant le même genre de vie. Ils se percent dans le sable, le bois submergé, certaines pierres ou certaines co(|uilles des trous qu'ils tapissent d'une matière calcaire constituant poiu' l'aninuil un tube complémentaire en forme de massue et entièrement fermé par le gros bout. Ce tube contient la coquille qui est libre et a doux valves petites et brillantes, avec un ligament extérieur droit. On on connaît plusieurs espèces vivantes et fossiles ; colles qui vivent aujourd'hui sont exotiques.

nSTULIi (Chirurgie), du latin fislula. —.On appelle ainsi une solution de continuité constituant un ulcère en forme de canal étroit, profond, plus ou moins sinueux, entretenu par un état pathologique des parties molles ou des 03, ou bien encore par la présence d'un corps Étranger quelconque, l'armi les fistules, les unes s'ouvrent seulement sur la surface de la peau par un ou plusieursorifices; d'autres ont on même temps une ouverture ù la peau et aboutissent par un ou plusieurs orillces sur des membranes qui appartiennent aux systèmes iiiuqueu.x, séruux, synovial. Ce suut des ullcctiuns con-

sécutives à quelque maladie primitive; ainsi le décollement de la peau, l'alTaissoment, la destruction du tissu cellulaire i la suite d'abcès, la situation déclive d'un foyer profond dans lequel le pusst.agne, l'ouverture ulcéreuse d'un kyste, d'une grande cavité, d'un vaisseau lymphatique, les plaies avec solution de continuité des sinus frontaux, des sinus maxillaires, du larynx, etc., la carie, la dénudation, la nécrose des os, des cartil.ages, la présence de corps étrangers, etc. Toutes ces diverses causes doivent être prises en sérieuse considération pour le traitement. Ces trajets fistuleux fournissent par leur surface interne des liquides purulents dont la nature varie suivant les parties affectées, l'ancienneté de la fistule, son étendue, son plus ou moins grand degré d'inflammation, etc. Ils sont tapissés d'abord par des bourgeons celluleux et vasculaires qui bientôt s'affaissent et sont remplacés par une couche membraneuse rougeàtre, humide, dont l'épaisseur augmente peu à peu, et qui ont une certaine analogie avec les membranes muqueuses. Leurs orifices sont généralement entourés d'engorgements celluleux, plus ou moins durs, qui constituent des fonyosités ou des callosités.

Les fistules cutanées occasionnées par le décollement et l'amincissement de la peau ou lorsque celle-ci n'a pas été entièrement dépouillée de son tissu cellulaire, cèdent quelquefois A une compression méthodique secondée par le repos et quelques injections stimulantes (eau iodée) propres à provoquer le développement de l'intlammation. Si ce moyen échoue, il faut fendre le trajet fistuleux et le réduire à une plaie simple que l'on panse avec la charpie. Les fistules profoîides guérissent quelquefois aussi par la compression et une situation qui facilite l'écoulement des liquides; on est obligé parfois aussi de fendre la paroi antérieure du foyer, si cela est possible, ou de pratiquer une contre-ouverture pour y passer un séton. Lorsque la fistule est entretenue par un A/y.s/e, s'il est superficiel, il faudra l'extirper, ou bien, s'il est trop considérable, l'ouvrir largement et y faire des injections irritantes ou appliquer un séton. Les trajets fistuleux qui communiquent avec les grandes cavités sont graves ; ils peuvent être entretenus par une inflammation chronique de la plèvre, des poumons, du péricarde ; on doit les tenir suffisamment dilatées pour faciliter l'écoulement des liquides ; on y fera des injectionsémollientes, résolutives; leurguérison est lente et très problématique. Lorsqu'elles sont entretenues par la présence d'un cnrps étranger, il faudra l'extraire, si cela est possible. Dans le cas où il y aurait quelque complic;ition tenant à un vice scrofulcux, scorbutique ou autre, on aurait recours à un traitement général approprié, dans le but de modifier l'état des parties. Dans tous les cas, les fistules anciennes, pour peu qu'elles aient d'étendue et que l'écoulement des liquides soit un peu considérable, ont toujours pour résultat un affaiblissement des forces, une atteinte souvent assez profonde à la constitution qui demande l'emploi d'une médication tonique, d'un régime fortifiant et de conditions hygiéniques favorables. Enfin, les fistules déterminées par une lésion des canaux excréteurs, quelle que soit la cause qui a produit cette lésion, constituent une classe à part dont les principales sont : les F. Incri/males, les F. salivaires, les F. Iiiliaires, les /''. (i l'anus, les F. urinaires, etc. Nous allons dire quelques mots de celles qui ont le plus d'importance et que l'on rencontre le plus souvent dans la pratique.

1" Fistule lacrymale, tumeur lacrymale. — Ces deux expressions servent àdésigner les deux phases, les deux degrés d'une seule et même mal.adie. La tumeur lacrymale, qui a son siège près du grand angle de l'œil, se termine quelquefois par la guérison ; mais le plus souvent elle ne fait que précéder la fistule. Elle est formée par le sac lacrymal distendu parles larmes et des mucosités. Plus ou moins volumineuse, de forme ovoide, si on la comprime, elle se vide par les points lacrymaux. Le fluide qui s'écoule varie de consistance, de transparence suivant rét;it plus ou moins sain do la muqueuse; la tumeur, du reste, se remplit bientôt, et si on l'abandonne ii elle-même, le liquide s'altère, l'inflammation survient, il se forme un abcès au-devant du sac, l'ouverture est faite par le chirurgien ou spontanément, le pus s'écoule, la tumeur s'aflaisso; mais la/S.s(«/e/acn/OT«/eost établie. Lescauses de cette série d'accidents sont toutes celles qui ralentissent ou empêchent le coui-s des larmes dans le canal nasal; ainsi l'inflammation chroniquede la membrane pituitairc, l'iidliérence de Ij valvule inférieure du sac, etc. Le canal nasal peut aussi être oblitéré par les fractures des os

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propres du nez ou de l'apophyse montante du maxillaire supérieur, par une exostose, un polype. Cependant, il existe un épiphora incommode, la vision est gênée par le liquide qui ne cesse de baigner l'œil, la narine desséchée ne permet pas au malade de se moucher du côté de la fistule.

Traitement. — Lorsque la tumeur lacrymale tiendra à l'inflammation du canal et du sac, ce qui arrive le plus souvent, il faudra la traiter par les émollients et les antiphlogistiques ; ainsi quelques sangsues au grand angle de l'œil, des cataplasmes, un régime approprié, etc. Si le sujet est d'une mauvaise constitution, on devra soumettre le malade à un traitement général en rapport avec cet état. Si les moyens employés ont échoué, il faudra avoir recours à un procédé opératoire. On en a proposé et préconisé successivement un grand nombre qui peuvent se résumer dans les trois propositions suivantes : 1° rétablir les voies naturelles des larmes; 2° créer des voies artificielles; S'oblitérer les voies lacrymales. Dominique Anel a fondé la première méthode générale, qui consiste danslerétablissement des voies naturelles des larmes; c'est celle qui est connue sous le nom de procédé d'Anel ; il comprend le cathéte'risme et l'infection. Pour pratiquer le cathétérisme, on se sert d'une sonde trcs-mince terminée par un petit renflement olivaire qui n'excède pas le volume d'une soie de sanglier. La paupière supérieure soulevée et tirée légèrement, la sonde introduite dans le point lacrymal supérieur est poussée presque perpendiculairement de bas en haut, puis obliquement de dehors en dedans et de haut en bas; elle est tournée légèrement entre les doigts, et lorsque le malade éprouve du chatouillement et qu'il mouche quelques gouttes de sang, la sonde est arrivée dans le méat inférieur. Quelques chirurgiens préfèrent pratiquer le cathétérismc par le point lacrymal inférieur. Du reste, il ne peut guère être employé que comme moyen d'exploration et pour faciliter la voie aux injections. Celles-ci se font avec une petite seringue d'or ou d'argent ayant un siphon très-ténu; elles seront pratiquées comme le cathétérisme, le plus souvent parle point lacrymal inférieur. On les répétera deux ou trois fois par jour, jusqu'à ce que les larmes aient repris leur cours naturel. Ce procédé n'a guère réussi que dans les cas les plus simples; il a été modifié par un grand nombre do chirurgiens et, entre autres, par J. L. Petit. Celui-ci incisait le sac, y plongeait un bistouri cannelé profondément, conduisait sur cette cannelure une sonde pour désobstruer le canal et substituait à cette sonde une bougie que l'on changeait tous les jours jusqu'à ce que les larmes eussent repris leur cours naturel. Cette méthode est bien préférable à celle d'Anel. Une foule d'autres procédés ont été employés encore ; l'espace nous manque pour les signaler ; nous ne ferons que citer celui de Dupuytren, au moyen de la caïuile à demeure, et nous renverrons pour plus de détails aux Traités de médecine opératoire. Nous citerons, en finissant, le passage suivant du professeur SédiUot. Après avoir apprécié les différentes méthodes, il ajoute : n Voici la marche à suivre dans le traitement do la fistule lacrymale inflammatoire, qui est incomparablement la plus fréquente : Antiphlogistiques, émollicnts et révulsifs d'abord ; ensuite, fX les tissus sont trop altérés pour revenir à l'état normal, incision du sac, dilatation et délersion ou cautérisation au moyen d'une mèche que l'on rend cathéréti(|ue ou caustique et que l'on introduit de bas en haut (dans le canal nasal). Ici, d'ailleurs, comme dans tant d'autres cas, il est impossible do poser des règles absolues, u (Voyez SédiUot, Traité de médecine opératoire.)

2" Les fistulci salioaires sont de deux sortes : ou elles ont leur point de départ dans la parotide munie, ou sur le trajet de son canal excrékur, nommé canal do Slénon. Celle» de la f;laiidc parotide proviennent le plus souvent d'nbctg criinpies <|ni ont laissé un trajet Kstulcux. Le trailcmenl de cette airecti.iu consi-ledans la cautérisation, la compression, lesiiijeciion^ irritantes, l'excision. Celles qui viennent du canal de Sli:,,»,,, sunt ]ilus graves, et plus difficiles à guérir; phisienr.s niétliod. 'sont été ciuployécs; la cautérisation a quelquefois n'iisi, annsi bien que la coinpre'<slou,rintroduclion d'mi lilihuislunlrl'étcjiiliiedu trajet (Istiilcux ctduconduit excréteur. La méthode laplus usitée est ccllo qui consiste à convertir la maladie en une llstulo interne buccale nu moyen d'im procédé dii A un chirurgien nommé Leroi et àDuphénix, perfectionné par Déguise et adopté par Béclard. P.nir ladesrriplion de ce» procédés, qui serait trop longue et peu utile dans

notre Dictionnaire, consultez les Traités de chirurgie et de médecine opératoire.

3" Fistule à l'amis.— Oa donne ce nom aux fistules da l'intestin rectum ; mais on désigne aussi par la même expression des trajets fistuleux situés près de l'anus, bien qu'ils ne pénètrent pas dans l'intestin ; delà la distinction de ces fistules en : F. complètes, qui s'ouvrent d'une part dans l'intestin et d'autre part sur la surface de la peau ; F. incomplètes internes ou borgnesinternes, qui s'ouvrent dans l'intestin, mais non au dehors ; F. incomplètes externes on borgnes externes, qui n'ont qu'un orifice extérieur, mais ne perforent pas l'intestin.

Dans les fistules complètes, l'orifice externe est souvent multiple, l'interne l'est rarement; le trajet fistuleux, direct le plus souvent, est quelquefois flexueux ; il s'ouvre dans l'intestin à une distance du rectum qui ne dépasse pas O^.OIO à O^.Oia suivant Ribes. M. Velpeau a constaté quatre fois sur trente-cinq une distance de O^^O'^T à 0°',()(Ï5 et une fois de 0°',080, les trente autres à la profondeur signalée par Ribes. Les causes les plus fréquentes de cette maladie sont les abcès qui se développent près de la marge de l'anus, déterminés souvent par l'infl.ammation et la suppuration des hémorrlioides et du tissu cellulaire voisin. Il faut donc surveiller avec grand soin le développement de ces abcès, leur appliquer un traitement antiphlogistique énergique et les ouvrir largement avec l'instrument tranchant dès que la tumeur proémine à l'extérieur et qu'elle offre cet empâtement qui précède la fluctuation. On panse avec une mèche de linge effilé enduite de cérat. Si, à l'ouverture de l'abcès ou dans les pansements, on s'apercevait de la présence des matières fécales, c'est qu'il y aurait un orifice dans le rectum, et que l'on aurait afiaire à une fistule complète. Pour constater d'une manière certaine l'existence de l'orifice interne, on introduira le doigt dans le rectum, on aura le plus souvent la perception de l'ouverture si elle est large; dans tous les cas, un stylet flexible introduit dans l'ouverture extérieure rencontrera le doigt à une hauteur quelconque. On peut encore injecter par la fistule ou par le rectum un liquide coloré qui ressortira par l'autre ouverture si la fistule est complète. On reconnaît les fistules borgnes internes parla présence sur les matières fécales d'un pus plus ou moins épais ; quelquefois la défécation est très-douloureuse ; en pressant sur le rectum et le périnée, ou peut souvent faire refluer le pus dans le rectum, le doigt peut aussi reconnaître l'existence de l'orifice interne. Contrairement à l'opinion vulgaire, la fistule à l'anus n'est pas, en général, une maUidie grave ; elle ne peut l'être que lorsqu'il y a de vastes foyers de suppuration et une dénudation étendue de l'intestin.

Traitement. — Cette maladie guérit rarement sans opération ; on a pourtant eu recours aux onguents, aux caustiques, à la compression, à la ligature, etc., mais presque toujours sans succès. Depuis quelque temps, on a obtenu quelqnesguerisons.au moyen dos injections avec la teinture d'iode. Mais la meilleure méthode est l'incision de tout ce qui existe entre le trajet fistuleux et le rectum, en étendant même un peu cette incision du côté opposé, vers la fesse ; si la peau est décollée, ou l'excisera; on aura ainsi une plaie plate que l'on pansera à la manière des plaies simples; on placera en mémo temps dans' le rectum une mèche de charpie que l'on engagera entre les lèvres de l'incision. Plusieurs moyens ont été proposés pour faire cette incision ; on s'est servi autrefois d'un instrument décrit par Galieu, nommé syringntome (du grec sgringios, fistule). C'est un bistouri dont la lame arquée est terminée par uu stylet flexible. On l'introduisait dans la fistule, et avec le doigt ijorté dans lo rectum, ou ramenait lo stylet par l'aims et on faisait l'incision avec la partie tranchante. Aujourd'hui, on procède do la manière suivante : une sonde cannelée mince et flexible est introduite dans le trajet ; avec le doigt porté dans lo rectum, on la ramène au dehors, et en faisant glisser un bistouri sur la cannelure, on fait l'incision (procédé de Sabatier). Lorsque l'orifice interne est très-élové, Desault portait dans le rectiun un gorgorot de bois; une sonde cannelée introduite dans la fistule vient heurter dans la caimeluro du gorgeret, et en glissant un bistouri sur la canncluro de la sonde, on incise tout ce qui est compris entre celleci et lo gorgeret.

La fistule burgne externe scTiiirnilvc commo uu abcès ordinniic ; si elle persiste, on opérera par l'incision, comme s'il y avait un orillcc interne.

La fistule borgne interne sera convertie, s'il se peut, en

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fistule complète, en retenant le pus dans le foyer au moyen d'un tampon porté sur l'ouverture ; ou bien on incisera comme si l'on avait affaire à une fistule complète.

Pour les autres fistules, voyez les traités spéciaux de chirurgie et de médecine opératoire. F — n.

FISTULINE (Botanique), Fistulim, Bull. ; diminutif du latin fistu/a, tube. — Genre de plantes Cryptogames amphigènes, de la classe des Champignons, ordre des Hyménomycées, de la section des Polyporés de .M. Léveillé, <îue Bulliard a établi et caractérisé par les lubes placés sous le chapeau, lesquels sont libres et non soudés entre eus comme dans les Bolets. La F. buglossoïde {F. huglossoîdes, Bull. ; Boletus /lepaticus, de Cand.), appelée vulgairement Foie ou Langue-de-bœuf, k cause de sa forme, est un gros champignon à pédicule court, latéral ou nul; son chapeau est arrondi, charnu, gluant, à surface rouge foncé. Dans la jeunesse, cette surface est couverte de petites aspérités. Les tubes sont blancs, puis d'un jaune rouï, et la chair, mollasse, blanche, est zonée de rose ou de rouge. Ce champignon, qui acquiert souvent un grand volume, croît sur le tronc des arbres dans nos environs. Il est comestible, mais ne doit Être mangé que lorsqu'il est jeune. Sa saveur est un peu vineuse acide. On l'a regardé comme un topique calmant. Solenander l'a vanté contre les accès de goutte.

FL.\BELLAIRE (Botanique), FlabeUaria, Lamx ; du latin flabellum, éventail, à cause de la disposition des feuilles. — Genre déplantes Cryptogames amphigénesdeia, classe des Algues, appartenant à la famille des Fucacées, tribu des Siphonées. La F. de Desfontaines [F. Desfontainii, L3ms)est une belle plajite qui habite la Méditerranée. On la trouve sur les côtes de France. Sa tige est cylindrique et émet une fronde en forme d'éventail ou spatulée frangée. Cette algue est toujours verte et se distingue ainsi des genres voisins dont la couleur varie suivant l'exposition ou la lumière. M. le professeur Decaisne a réuni cette algue aux espèces du genre Udole de Lamouroux.

FL.\C0URT1ACÉES, Flacodrtianées (Botanique) . — Nom donné par plusieurs botanistes i la famille des Bixi/iées ou Uixacées (voyez ce mot et Flacocrtie'.

FLACOURTIE (Botanique), Flacourtia, L'Hérit. ; dédié à Etienne de Flacourt, directeur de la compagnie française d'Orient, au xvu» siècle. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétaUs hypogynes de la famille des Bixinées, ou Flacourtiacées, parce que le genre dont il s'agit est un des types de ce groupe. Caractères : calice à 4-5 divisions profondes et persistantes; pétales nuls; étamines indéfinies sur un réceptacle hémisphérique; ovaire à 10-12 loges; stigmate persistant ; baie globuleuse. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles persistantes et à fleurs blanches. La plus importante est la F. Ramontchi, L'Hérit., vulgairement nommée Ramontchi, à Madagascar. C'est un arbrisseau de -i à 5 mètres. Il est surtout remarquable par ses fruits colorés d'abord d'un rouge vif, puis d'un violet foncé à la maturité; on les mange à Madagascar, malgré leur saveur un peu acre. Par ses fruits, ses feuilles, son bois, son écorce, cet arbre ressemble A notre prunier.

FLAGELLAIHE (Botanique), Flagetlaria, Un.; du latin flagellum, fouet, par allusion à la forme des feuilles. — Genre de plantes Monocolylédones périspennées, que Jussieu a rangé dans la famille des Asparagées, et Ad. Brongniart dans celle des Joncaccet. Il est caractérisé par : 3 stigmates filiformes, étalés ; fruit drupacé à une seule graine ; embryon lenticulaire logé en partie dans une fossette du périspcrmc farineux. La F. de l'Inde (F. indica. Lin. ) est une belle plante pouvant s'élever à 2 mètres. Ses feuilles sont terminées par des vrilles en spirale. Ses fleurs sont disposées on panicules rameuses. Cette espèce, appelée aussi Panumbu-valli, croit spontanément dans les Indes orientales et à Madagascar.

FLAGEOLET iHabicot) (Botanique). — Nom vulgaire donné au Haricot gonfléy Pliaseolus tumidus, Sav.), connu aussi sous les noms de H. princesse, Nain d'Amérique, Nain ftaycilel (voyez lUnicox).

FLA.MAN r (Zoologie). — Voyez Fi.ammant.

FLAMANDES (Uaces) (Economie rurale). — La Flandre a l'heureux privilège de posséder et de fournir au mouvement agricole des races d'animaux domestiques précieuses. Ainsi la race des moutons flamands qui appartiennent au groupe des longues /aines est féconde, productive et bonne pour la boucherie; la race des chevaux flamands, diis chevaux du Nord, envoie par toute la Franco de gros cliovaux de trait ; la race des vaches

flamandes, très-bonnes laitières, et qui est essentiellement travailleuse, est extrêmement nombreuse (voyez Races BOVINES, R. chevalines, R. ovines).

FLAMBE (Botanique). — Nom vulgaire de l'Iris germanique [I. germanica, Lin.). — On a nommé aussi F. idtarde, l'Iris faux-acore (/. pseudo-acorus. Lin.), connue aussi sous les noms de /. des marais, I. jaune, Glayeul des marais (voyez Ibis).

FLAMBÉ (Zoologie), Geoff". ; Papilio podalirius. Lin. — Espèce de Papillon, de la famille des Diurnes ; CAractérisé par : des bandes noires transverses en forme de flammes sur le dessus des ailes; corps d'un jaune pâle, avec une bande noire le long du dos et une rangée

Fig. llîO. - Le Flambé.

de petits points de chaque côté; à son extrémité, du côté intérieur, est une tache fauve, bordée de bleu par en b.is. L'extrémité des queues est jaune, les antennes sont noires. C'est un des plus beaux du genre. On le trouve assez communément d'avril à août, à l'ile Adam, Montmorency, Saint-Germain, quelquefois au bois de Boulogne et à Vincennes. Longueur, 0'°,n4.

FLAMBOYANTE (la) (Zoologie). — Nom donné quelquefois à une coquille du genre Cône, le C. flamboyant {Conus generalis. Lin.).

FLAMMANT (Zoologie), Phœnicopterus, Lin. — Genre d'Oiseaux, classé par Cuvier, parmi les Echassiers à cause de la hauteur excessive de leurs jambes, et se rapprochantdes Palmipèdes parles trois doigts de devant, qui sont palmés jusqu'au bout. On les nomme aussi Phénicoptères, à cause de la couleur ronge-feu de leur plumage. Ils ont en outre pour caractères propres : le doigt de derrière très-courbe; un bec très-long, formé d'une

mandibule inférieure ovale, ployéc longiludiu.ilemcnt en canal demi-cylindrique, et d'une supérieure oblongue, plate, ployéc en travers d.ms son milieu, de manière i

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joindre exactement la première ; les bords de ces mandibules sont garnis de lames transversales très-fines; une langue très-épaisse, des narines longitudinales placées au milieu du bec, recouvertes par une membrane et un cou très-long. Leur plumage, fin et soyeux, est employé comme fourrure, et leur chair est assez estimée, la langue principalement. Ces singuliers oiseaux habitent les contrées chaudes et tempérées des deux continents, mais surtout l'Afriiiue.

On en connaît quatre espèces principales : 1° Le F. commun ou Béc/iot-n (P. ruher. Lin.), de l'Europe méridionale et de l'Afrique. 11 a environ 1",'20 de haut ; son plumage, brun cendré la première année, devient rose dès la seconde, puis à la troisième il passe sur le dos au rouge-pourpre, tandis que les ailes sont roses avec des pennes noires. Leurs pieds sont bruns, leur bec jaune et noir au bout. Ils vivent en troupes, dans les plaines marécageuses du littoral de la Méditerranée, à la Camargue par exemple, se tenant souvent sur de longues lignes droites, et cherchant dans l'eau et la vase les petits poissons, les vers et les mollusques dont ils font leur nourriture. A cet effet, ils tournent le cou de manière à rendre inférieure la mandibule supérieure qui est plate, puis ils fouillent dans la vase en imprimant à leur cou des mouvements oscillatoires. Ils dorment sur un pied ; leur démarche est d'ailleurs lente et embarrassée. La femelle, gênée par ses longues jambes, place son nid sur un endroit élevé et se met i cheval pour couver. M. Crespon affirme qu'il n'en est rien et qu'elle replie ses jambes sous le ventre. 2° Le F. pygmée [P. mijior. Lin.), de l'Afrique centrale et méridionale ; moitié du précédent. .3" Le F. rouge {P. baliamensis. Lin.), des Antilles, de grosseur moyenne. 4° Le F. à manteau de feu (P. ignicapÙlus, Lin.), de l'Amérique du Sud. Ces dernières espèces ne sont que des variétés de la première.

FLAMME (Physique). — Une flamme est une masse de gaz portée à une température suffisamment élevée pour devenir lumineuse. Elle n'est brillante qu'à la condition de contenir des particules solides dans son intérieur. Ainsi la flamme de l'hydrogène est fort peu éclairante ; mais elle le devient quand on y place de petits fragments d'amiante. Une flamme provient généralement d'une combustion, et il en résulte qu'elle doit être constituée de deux manières différentes, selon que les particules solides qu'elle peut contenir en suspension sont le produit de la combustion ou sont dues à la décomposition par la chaleur d'une partie de la matière combustible elle-même; le premier cas est celui delà flamme du phosphore, et le s'-cond celui de la flamme des hydrogènes carbonés. Mais dans ces deux circonstances il y a une ditTérence bien tranchée. Quand le produit de la combustion est solide et se trouve porté àl'ignition dans la flamme, c'est dans la partie extérieure de celle-ci, à l'endroit où il y a combustion, et par conséquent production du corps solide, que l'on trouve le maximum d'éclat. Dans le second cas, au contraire, la flamme présente trois parties distinctes: une première partie cxtéri(uire,pcu lumineuse parce que, l'oxygène y étant en quantité considérable, les particules solides combustibles ne sauraient y subsister et brûlent à mesure qu'elles y arrivent. La partie moyenne contient une grande quantité de matière qui se trouve décomposée par la chaleur même de la combustion, et s'y maintient à l'état de particules solides incandescentes, parce que la matière combustible est ici en excès sur lu matière comburante. I.a combustion qui se produit quand on enflamme les hydrogènes carbonés qui proviciment de la distillation de lu houille est tout i fuit de cet ordre. La flamme de nos bougies et de nos chandelles présente aussi CCS mêmes caractères.

Cette propriété des corps solides de donner ainsi beaucoup d'éclat h. la fluinme a été utilisée pour la formation d'une lampe flxc cl éclairante. Elle consiste en un bec circulaire percé de trous par lesquels sort un courant d'hydrogène mêlé d'oxydi: de carbone. Ce gaz s'obtient en décomposant l'eau par une tempilrature élevée et avec l'aide du charbon. Au-dessus des trous par où sort le gaz combustible est une petite toile niétallii|uo circulaire, en 111 de platine. Cette toile est portée à une vive incandescence par la chaleur de la cunibusiion du gaz, et il en résulte une lumière parfaitement Hxe et fort éclairante.

Dan»réludedi"i partii ularités de» fl^imnie» que l'on rencontre le plus ordinairement, c'est à-dire de irllesdesoconde citpècfi, nous pOMidrons pour ty|)ela flaïuiui; d'unie bougie. Elle a la forme d'un tronc de cOue (/i'/. I IvV) dont la petite base est dirigée ver» le bas, et dont la grande est turmontie d'un cOnc. Un y distingue, coiimuq il a Uéj&

été dit, deux enveloppes, l'une extérieure e peu lumineuse, l'autre moyenne i très-brillante, qui est la seule vraiment utile pour l'éclairage; enfin la partie intérieure m est complètement obscure, il ne s'y etVectue pas de combustion, c'est seulement le gaz combustible qui l'occupe avant de brûler. Pour se convaincre de cette constitution de la flamme, il faut la couper par une toile métallique qui intercepte la partie supérieure (fiij.Wi'i]; cette toile, en effet, refroidit assez le gaz pour empêcher l'incandescence de se propager d'une surface à l'autre, bien que cependant le gaz s'élève comme précédemment. Quand on a ainsi fait disparaître la partie supérieure de la flamme, on voit en regardant au-dessus trois anneaux concentriques. On peut, en faisant dans la toile une petite ouverture correspondante au point central, montrer que l'on peut introduire dans cette partie de la flamme des corps très-combustibles, du soufre, de la poudre, etc., sans qu'il y ait inflammation ; il est donc parfaitement constaté que cette portion de la flamme n'est pas plus chaude qu'elle n'est brillante.

Il nous reste à expliquerla forme conique de la flamme. Pour cela, figurons-nous une bulle unique de gaz combustible. Cette bulle étant enflammée va subir par l'action de la clialeur deux effets. Elle va tendre à diminuer

Fig. ltS3. Constitution de la flamme. Fig. llâS.

de volume par l'effet de la combustion ; d'autre p.trt, sous l'action de la température qui s'élève, elle va se dilater; mais, en diminuant de densité, la bulle va donc s'élever nécessairement dans l'air; l'effet do la dilatation l'emportant d'abord sur celui de la combustion, elle augmentera de volume et engendrera dans son mouvement ascensionnel une purtion de cône, la petite base du tronc étant dirigée vers le bas ; mais bientôt la dilatation cessant de l'emporter sur la combustion, la bulle diminuera jusqu'à devenir nulle, et alors elle formera en s'élcvant un cône dont la base coïncidera avec la base du tronc de cône du premier cas. Telle est la cause de la forme des flammes que nous employons; seulement, au lieu d'une bulle de gaz, il y en a une série, de manière que nous en voyons contiimellemeiit dans toutes les positions à la fois.

Ce qui vient d'être dit peut servir à expliquer certains phénomènes que nous observons continuellement dans nos lampes. Quand on diminue le courant d'air, la flamme s'allonge, car alors la matière combustible n'étant pas brûlée assez vile s'élève toujours jusqu'à ce qu'elle ait trouvé assez de g.iz cofliburant pour être complètement consumée; aussi, dans ces circonstances, arrive-t-il que du charbon se dégage de la cheminée de la lampe, faute d'avoir été brûlé par l'oxygène de l'air : on dit alors que la lampe file. Si, au ronlraire, l'on augmente le courant d'air, le gaz cuiiiliu-,lilili' riant brûlé plus vite, la flamme est moins hautes. Mais .■.■Ile auKineiilalinn d'oxygènequi accroît nécessairement lu chaleur di^ la flumnie, etquo l'on utilise pour cette raison dan3 les lampes d'émaillenr, agit différemment sur les propjiétés éclairantes, suiv.int les circonstances; quand les matières solides on suspension dans la flamme sont le produit de la combustion, la clarté est augmentée, parce que l'excès de com-

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biirant rendant la combustion plus complète et plus rapide augmente dans un temps donné la production de ces matières solides qui rendent la flamme lumineuse ; mais, dans le cas où la clarté de la flamme est due à une décomposition du combustible, l'afflux de l'air diminue l'éclat, car toute la matière combustible est brûlée.

Si l'on met dans une flamme un corps bon conducteur de la chaleur, ce corps refroidit la flamme et diminue son éclat; c'est un elTet de cet ordre que produit dans la flamme d'une chandelle le champignon charbonneux qu'y forme la mèche a» bout d'un certain temps, et d'où vient l'usage des mouchettes. C'est aussi à des causes de ce genre que sont dus les phénomènes remarquables produits par les toiles métalliques sur la flamme, et dont il a déjà été question. Une toile métallique sera d'autant plus efficace pour arrêter une flamme, que les mailles en seront plus petites , les fils plus gros, la toile plus froide. Cette dernière condition est indispensable. Telle toile arrête une flamme quand elle est froide, qui ne l'empêche plus quand elle est échauffée. Il faut aussi faire entrer en ligne de conipie la température de la flamme; la même toile peut empêcher la flamme de l'hydrogène carboné de se communiquer, et n'arrêter nullement la flamme du mélange d'hydrogène et d'oxygène qui est bien plus chaude.

C'est en utilisant cette propriété des toiles métalliques, que Davy a construit sa lampe de sûreté des mineurs qui n'est autre chose au fond qu'une lampe ordinaire entourée d'une enveloppe en toile métallique, Voy. Lampe de suuetè.

Flamme, Flammette, autrement Phlébotome (Médecine humaine et vétérinaire), du grec phlebs, veine, et iemnô,]e coupe. — instrument de chirurgie très-anciennement employé pour pratiquer la saignée. C'était une espèce de lancette (voyez Saignée) dont on se servait en appuyant la pointe sur la veine, puis, avec un petit bâton, on frappait sur l'instrument pour faire la section de la peau et de la veine en même temps. Cette pratique, ordinairement employée du temps d'Albucasis, est encore celle des vétérinaires pour saigner les chevaux. Seulement la flamme dont ils se servent a des dimensions plus considérables. Les médecins allemands ont inventé une espèce de flamme à ressort ; la lame est renfermée dans une boîte et mise en mouvement par un ressort qui la fait sortir au moyen d'une bascule dont le chirurgien lâche la détente, lorsque l'instrument a été mis en place sur la veine que l'on veut ouvrir. Usitée dans quelques parties de l'Allemagne, la flamme à ressort est tout à fait négligée en France, aussi bien par les vétérinaires que par les médecins.

Flajime blanche (Botanique). — Nom vulgaire dune espèce d' Iris [Iris germanica, Lin.).

Flamme des bois (Botanique), Flamma si/harum, Rumph. — Espèce de plante du genre Ixora, famille des Rufjiacées, nommée Ixora e'carlute (Ixora coccinea. Lin.). Elle est remarquable par la belle couleur de feu de ses nombreuses fleurs qui forment un corymbo éclatant et de longue durée au sommet des rameaux. Elle croit dans l'Inde, et on la cultive dans nos serres.

Flamme des bois (Petite) (Botanique). — Nom donné par liumphius à la Pavetta de l'Inde {Pavella initica. Lin.), joli arbrisseau du genre Pavetta, voisin du précédent (Ixora) de la famille des liulnacées. 11 donne d'août à octobre des fleurs d'un rouge jaun,1trc, à 'long tube, petites, très-odorantes. Il vient de l'Inde.

Flamme fétide (Botanique). — Nom vulgaire d'une espèce d'Iris, VIris fétide, le (Uai/eul puant.

Flamme de Jupiter (Botanique). — C'est la Clématite droite [Clematisrrectn, Lin.).

Flamme de meb (Zoologie). — Nom vulgaire d'une espèce de Poisson, du genre des Ru/juns (Ce/inla, Lin.). C'est la Cépolc bandelette (Cepola ruhescens. Lin.), counue aussi sons le faux nom de Cepola tœnia. De couleur rougeùire. De la Méditerranée.

FLAMMULES (Botanique), de flamma, flamme, feu, i cause de leur effet brûlant. — On donne ce nom ii deux espèces do plantes de la famille des Krnoncnlai-ees. L'une est la licnoncale iirtil,: dnunr (Hanuncnluî flnininuhi. Lin.), et l'autre est la Clrntnlilr ndnranlf [Clrmalis flammula, Lin.). Ces plantes sont aussi nommées Flammelles (voyez Clématite et Be.xoncllk).

FLANC (Anatoinie). — On appelle flancs les deux régions latérales de l'abdomen, qui s'étendent depuis les fausses côtes où elles se confondent avec les hypochoiidres jusqu'aux crêtes iliaques, où commencent les ré-

gions ou fosses iliaques. Les deux flancs sont séparés par la région ombilicale.

Flanc (Anatomie vétérinaire). — Les flancs sont une partie importante à considérer dans les animaux domestiques. Ils ont pour base principale la portion ch.arnue du muscle petit otjHqne; on y distingue une partie médiane, saillante, c'est la corde du. flanc; une partie déprimée située au-dessus et nommée le creux; enfin, une troisième au-dessous, et qui se continue avec le ventre. On dit que le flanc est coi-rfe lorsque le muscle petit oblique qiii constitue la corde est très-saillant. Lorsque la partie inférieure du flanc est peu développée, on dit qu'il est retrousse'. Un flanc court indique toujours la force; c'est un genre de beauté que l'on recherche dans le cheval. Au contraire, dans le bœuf et leveau, on prélèie un tlanc long, parce que cette région donne beaucoup de viande. L'irrégularité dans les mouvements des flancs, dans la respiration du cheval, est im signe pathognomonique de la ;jOH,çse (voyez ce mot).

FLA.N'DRINES (Vaches) (Economie rurale). — Dans le système de classificalton des vaches laitières de Guenon, les vachei flandrines forment la première classe. On leur a aussi donné le nom de Indiennes. Ce sont les meilleures laitières. Elles se distinguent p.ir un écusson qui, partant du pis et des faces internes des cuisses, remonte sur le périnée sans interruption ; il diminue de largeur chez les moins bonnes laitières de cette classe.

FL.iTE (Zoologie), Flata, Fab. — Genre àlnsecles établi par Fabricius, dans l'ordre des Hi/ménopléres,(nmille des Cicadaires muettes, et qui constitue le genre Pœdloptère de Latreille, très-rapprochédesFulgores. Ces insectes s'en distinguent parce qu'ils ont les élylres ordinairement plus larges, et que leur tête, le plus souvent transverse, ne se prolonge que très rarement en forme de museau ou de bec. La F. à nervures, que l'on trouve dans les bois aux environs de Paris, est longue de O'»,009, noirâtre ; elle a les ailes transparentes, avec les nervure;", blanches et ponctuées de noirâtre. La tarière de la' femelle forme une espèce de queue.

FLAVERIE (Botanique', Flaveria, Juss. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes, famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous-tribu des Flavériées. Ce sont des plantes herbacées, annuelles, de l'Amérique australe. La F. contre-poison (F. contrayerba , Pers.) est une plante herbacée, annuelle, haute de I mètre, à feuilles opposées, portantdes calatliides terminales, agglomérées en corymbe, à corolles jaunes, velues à la base. Cette plante est du Pérou et du Chili, où on l'emploie à teindre en jaune.

FLÉAU (Botanique). — Nom vulgaire de la Fle'ole des prés.

Fléau (Agriculture). — Instrument dont on se sert pour le battage des céréales (voyez EcnÉNAGE).

FLÈCHE (Zoologie). — Nom par lequel Pallas désigne un pois'-on du genre Callonyme, le C. flèche (C. *'«gitta, Pall.).

Flèche u'eao (Botanique^. — Nom donné par quelques botanistes à la Flécldcre (Sagittaria sagittœfolia. Lin).

Flèche d'Inde (Botanique). — On a désigné par le nom de Flèche, Roieau à flèches. Herbe atix flèches, une espèce de plaine du genre Galanya, le G. à feuilles de balisier {Maranta arundinacea. Lin.), parce que les Indiens se servent do ses tiges pour faire le corps de leurs flèches.

Flèche de mek (Zoologie). — On a donné ce nom vulgairement au IJnupliin ordinaire [Delphinus delphit. Lin.), parce qu'il est célèbre par la vélocité de son mouvement, qui le fait quelquefois s'élancer comme une flèche sur le tilKac des navires.

Flèche de pieiibe (Zoologie). — Nom sous lequel on a désigné quelquefois les coquilles fossiles dites Uélemuites, à cause de leur forme allongée et conique.

Flèciie-en-queue (Zoologie). — Quelques nntur.alistes ont appelé ainsi l'oiseau nommé le Grand l'haéton {Phael. lethereus, Latli.), appelé aussi Paille-cn-i/ueuc, p.arce qu'il porte de chaque côté de la queue un long brin garni de barbes courtes et blanches, et qui ont quelquefois jusqu'à (]"',(;5 (le liitigueiir.

FLKCIIIfOBE (Botanique), Sagitlaria, Lin. ; du latin sngitta, flèche, tiré de la forme des feuilles. — Genre de plantes Monocoli/lédones apérispermées de la famille dos Alismacées, tribu des .ilismécs, caractérisé par : 3 sépales verts; 3 pétales colorés; élamines nombreuses; anthères à 2 loges séparées aux deux extrémités; ovaires nombreux à une logo et un ovule, et réunis

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sur un réceptacle globuleux ; fruit formé de carpelles terminés en bec. Les espèces de ce genre, au nombre d'une vingtaine environ, sont des herbes vivaces, à feuilles sagittées , hastées, à fleurs blanches réunies en assez grand nombre à l'extrémité d'une hampe. Elles habitent les eaux et les marais des régions tempérées de l'hémisphère boréal. La plus répandue en Europe est la F. à feuilles sagittées (S. sagittifolia, Lin.}, appelée 3M%i\ Flèche d'eau. C'est une plante à rhizomes renllés, contenant une substance amylacée. Ses fleurs sont blanches, rosées vers la base. Cette espèce a passé pour vulnéraire, détersive, astringente. Les Chhiois cultivent comme plante alimentaire la F . de la Chine (S. sinensis, Lin.), Ils mangent ses rhizomes crus ou bouillis comme les châtaignes. G — s.

FLÉCHISSEURS (Muscles) (Anatomie).— On adonné ce nom à un no.iibre assez considérable de muscles, à cause de leur fonction qui a pour but d'opérer la flexion de certaines parties. On les rencontre aux deux membres où ils ont presque partout leurs analogues.

Au membre supérieur : 1° Court fléchisseur du petit doigt Ifiarpo-phalangien du petit doigt, Ch.); il manque souvent, se fixe au ligament annulaire du carpe et au bord antérieur de l'apophyse de l'os cunéiforme d'une part ; d'autre part, à la partie externe du tendon de l'adducteur du petit doigt, fléchit la première \>h&lunge. 2° Court fléchisseur dupouce'iCarpo-phalangieu du pouce, Ch.), fixé d'une part au ligament aimulaire du carpe, au trapèze, au grand os et au troisième métacarpien ; d'autre part, à la première phalange du pouce et à l'os sésamoide. Il fléchit la première phalange du pouce. Z'Long fléchisseur du pouce {Radio- phalangettien du pouce, Ch.). Couché sur le radius sur lequel il s'insère, il se termine en bas sur la première phalange du pouce. i° F léchisseur profonddesdoigis (Cuhito-phalangettien commun, Ch.). Fixé à la partie supérieure du cubitus, et en bas au-devant de la troisième phalange des quatre derniers doigts. Il fléchit les phahinges successivement l'une sur l'autre ; ensuite le métacarpe, puis la main sur Je bras. 5° Fléchisseur sublime des doigts {Epitrochlo-phalanginien commun, Ch.). 11 naît du condyle interne de l'humérus {épitroch/ée, Ch.), de l'apophyse coronoïdo du cubitus, descend verticalement et se divise en quatre portions qui se portent aux quatre derniers doigts. Il fléchit les secondes phalanges sur les premières, celles-ci sur le métacarpe, etc.

Au membre inférieur : 1" t'Iéchisseur accessoire des orteils. Des faces inférieure et interne du calcanéum, il va se terminer au-dessus du tendon du grand fléchisseur commun auquel il sert d'auxiliaire. '!" Court fléchisseur commun des orteils {Culcanéo-sous-phalanginien commun, Ch.). Du calcanéum aux secondes phalanges des quatre derniers doigts, par des tendons au moyen desquels il les fléchit sur les premières, etc. 3" Court fléchisseur du gros orteil [Turso-sous-phalangien du premier orteil, Ch.). Du calcanéum et des deux iloriiicrs cunéiformes à la première phalange du gros orteil, qu'il fléchit. 'i" Court fléchisseur du petit orteil (Turso sous-, phalaiigien du petit orteil, Ch.). Du cinquième métacarpien à ia première phalange du petit orteil, qu'il fléchit. 6° Long fléchisseur commun des orteils ( ïihiu /ilialungettieu commun, Ch.). De la face postérieure du tibia aux troisièmes phalanges des quatre derniers dnigts. <i" Long fléchisseur du gros orteil {l'éronéo-sous-l'hulii/igeltien du p'juce, Ch.). Il nait du péroné et du ligament interosseux, descend verticalement derrière le péroné, se termine par un tendon qui au wiveau de l'articulation tibio-tarsiennc se réfléchit à angle droit, passe dans luie coulisse, devient horizontal et va s'attacher i la dernière phalange du gros orteil, qu'il fléchit. F — N.

FLÉOLE (liotatiiquc) {l'hleum, Lin.), de plileos : nom que les (jrecs doininieiit aux plantes nunnnées »ia,fse/te, les /;/i/».'Mm de» moderne», nu fléau vulgairement, à cause de la forme dos inflornscence» qui ressemblent on petit aux niasscttc». — C(Mire do plantes Monocolt/Wdones périspermées <le la faïuille des (Iraminéct, ty))C ilo la tribu de» /Vi/coï'/fV.». (;;irnctères : épillets à glumcs égales, libres, comprimée», ntuuiinées ou un pou tronquée»; gliimeilc inf(;rieurc carême, tronquée; glumello supérieure àï deni» et 2 carènes; u style»; stigmate» à poil» simple». Les fléole» sont det hcMhe» de» régijns tempérée» do l'hémisphère boréal. Le plus grand nombre ne trouve en Europe. Leur Inflorescence est en pnnicules re»9Crréc», ayant la forme cylindrique, Ln /•'. dus prés (P. prtilense. Lin,) est vivace et b'élivo Bonvent ft plu» de 0",GO. Se» glumcs sont tronquées brusquement.

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Cette espèce est un excellent fourrage que les chevaux: préfèrent le plus souvent à toute autre espèce de graminées; elle constitue, à elle seule ou associée au trèfle ramp.int ou à la luzerne lupulinc, une prairie artificielle d'un rapport considérable.

On la désigne souvent sous le nom de Queuede-rut, que l'on donne aussi quelquefois au vulpin des prés. Elle réussit bien dans les terres et les climats humides, et peut rendre jusqu'à 6 et 8 000 kilogrammes, par hectare, de gros foin d'assez bonne quahté. Suivant M. de Gasparin, elle donne par hectare un produit de 19 524 kilogrammes et 5 900 de regain. On l'a encore peu cultivée en France, quoique les premiers essais aient bien réussi. On la sème en sei)tenibre, octobre, mars et avril, à raison de 1 h S kilogrammes de graine par hectare.

C'est une espèce tardive (le Livre de la Ferme).

La F. noueuse (P.

nodosum, Liu.)estconsidérée comme une simple variété de la précédente. Elle ne s'en distingue que par une plus jietite taille et les tiges noueuses. Ces plantes se trouvent conimunéiuent aux environs de Paris, ainsi que la F. de Btchmer (H. liœhmeri, Wibel; Phnluris phleoiiles) , remarquable principalement par ses p.iniculesspiciformes, dont les rameaux portent plusieurs épillets.

FLET , Flétei.et , Fléton (Zoologie), Pleuronecles flesus.

Lin., nonmii': aussi lo Picaud, Poisson qui a les formes de la Plie (voyez ce mol) dont il est une espèce; il a les taches pins p;iles, et de petits grains à la ligne saillante de la tète. Sa ligne latérale a des écailles hérissées. Sa chair est moins bonne que celle do la plie franche, il remonte très-haut dans les rivières.

FLÉTAN (Zoologie), Hippoglo.fsus, Cnv. — Sous-genre de Poissons , do l'ordre des lUalacoptérijgiens sul>brachiens, famille des Poisson^' phds, du grand genre des Pleuronecles de Linné. Ils ressemblent beaucoup aux plies dont ils ont les nageoires et la forme ; les mftchoireset le pharynx sont armés de dents fortes et niguès. Ils ont généralement une forme plus oblongue. Les uns ont les yeux à droite, les autre» à gauche; il en est do même de la ligne latérale. L'espèce la plus importante de ce genre, peu nombreux du reste, estio Grand F. ou fliibul {Pleuronecles hi/ipoglossus. Lin.), très-coimnun dans les mers du Nord et au voisinage des île» Malouine» et do Terre- Neuve ; il n les yeux à droite, la ligne latérale arquée au-dessus do la pectorale; le dessus du corps est d'un brun pins ou ninitis l'oncé. Ces poissons parviennent à des dimension^ énnrmes. Selon Ciivier, ils atteif;nent 2°',30 de longueur ut peuvent peser jusqu'ù ".'00 kilogrammes, et mCtnc d'après Aiulerson, on en aurait pris en Norwégc de près de (; mètres. Il» sont Irès-voraces et se nourrissent do gados, do raies, do crustacés, etc. On sale la chair dos flétans, qu'on mange aussi fraîche ou fumée ; oUe est d'une digestion dilllcilc. La Méditerranée en a

Fig. lisl. — Fléole des préj.

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quelques espèces bcancoup plus petites, entre autres le F. macrolépidote {H. citlianis, Riss.). Il a des écailles, les yeux à gauclie, la ligne latérale droite carénée ; sa forme est oblongue, sa couleur jaune foncé en dessus, blanchâtre en dessous. Le F. de Base (//. Boscii), un peu plus grand, se distingue par de grands yeux et de belles taches noires. Leur chair a un bon goût, o On connaît très-peu, dit Risso, les habitudes naturelles des flét.ins; habitant toute l'année les profondeurs vaseuses, ils s'approchent rarement du littoral, où les femelles déposent leurs œufs en été, et les petits individus commencent à folâtrer près de la surface de l'eau, vers la fin de septembre. Leur chair a un bon goût ; ils ne sont pas communs sur nos rivages (de Nice). »

FLEUR (Botanique), en latin flos, en grec anthos. — La fleur est l'ensemble des organes qui servent à la reproduction du végétal : une de ses p.irties, survivant aux autres, se développe en un nouvel organe, qui est le fruit; et enfin, dans le fruit, se trouve la jrcaiîîe, sorte d'oeuf végétal où l'on voit déjà formée la jeune plante qu'elle pourra produire au grand jour. Tous ces organes ont une très-grande importance dans la vie du végétal ; ils fournissent en outre les moyens les pins faciles de distinguer les plantes entre elles. Je vais décrire la fleur la plus compliquée, ce que les botanistes appellent la fleur complète. La fleur complète se compose de quatre séries d'organes disposés en cercles concentriques ou verticilles, à l'extrémité du pédoncule qui porte la fleur. Ces quatre verticilles sont, en allant de la périphérie au centre : 1° le Calice; 2° la Corolle; 3° les Etamines; 4° le Pistil ou les Pistils.

Le calice est l'enveloppe la plus extérieure de la fleur ;

Fiç-. 1125. — Cotipe verticale d'i

Ile! (1).

il se continue ordinairement avec l'écorce même du pédoncule , et en conserve souvent l'aspect herbacé et verdoyant. Cette enveloppe, ou vertioille floral externe, est composée de folioles rappelant un peu l'apparence des bractées, et que l'on nomme les sépales du calice. Le nombre des sépales varie, et nous verrons tout !i l'heure quelles modifications principales peuvent présenter ces organes.

La corolle, seconde enveloppe de la fleur, on constitue ordinairement la partie la plus remarquable, par son développement et par l'éclat de ses couleurs, lille est placée en dedans du calice, et se compo^^e de folioles délicates, colorées et diversement figurées, que l'on nomme les pétales (du grec pétulon, feuille). Si l'on examine un pétale isolé, on voit que c'est une lame ordinairement rélrécie vers le point qui la fixait dans la fleur, et élargie dans la partie opposée. On nomme limhe cotte expansion du pétale, et onglet laportion étroite par laquelle Il se fixe.

Le calice et la corolle sont de simples enveloppes protectrices placéis autour dos orgnnes plus importants qui occupent le centre de la fleur, et dont nous allons nous occuper maintenant.

Los c'7«;hi«c« coustiiuont le troi-ièuio vcilicille de la fleur, il est formé par des orgnnes moins visibles au premier

(I) Ccupc verlicale d'une Heur rl'œillel. — te, le réceptacle r'U lorus. — rn, calice. — ir, braclces formant un calicnlo à ta l.nee du calice. — co, comllo. — el, etamines. — ou, ovaire conlcnanl les ovule». — sly, fijle». — ni, stigmate.

coup d'oeil que les pétales et les sépales. Vétaminese compose d'un filet onJ&me mince et longue, portant à son extrémité ïantlière, corpsrenflé, arrondi, oblongou de toute autre forme, mas qui est toujours creux, et contient dans sa cavité, le plus souvent double, une poussière habituellement jaune, que l'on nomme \epollen. La fonction de l'étamine est précisément de produire cette poussière pour la répandre sur le pistil, où elle provoquera le développement des graines. Le pollen, en un mot, est la poussière fécondante des végétaux, et Vétumine, qui la pro-

duit , est considérée comme représentant le sexe raàle dans les plantes. Les etamines sont sujettes à des modifications très-importantes, que nous étudierons bientôt. Souvent l'ensemble des etamines est désigné sous le nom de verticille starninifére ou androcée du grec anér, mâle, oikia, maison).

Enfin le ou les pistils, au centre de la fleur, organe tantôt unique, tantôt multiple. On y doit distinguer généralement trois parties : la plus importante est l'ovaire, renflement globuleux ou allongé, qui se voit à la base du pistil et renferme les ovules, c'est-à-dire les petits corps qui , après avoir éprouvé l'influence du pollen, se développeront pour constituer la graine, en même temps que l'ovaire tout entier sera devenu le fruit. Cette fonction de produire les graines fait regarder le pistil comme l'organe femelle des plantes. L'ovaire est surmonté d'un ou de plusieurs prolongements nommés styles, que termine le stigmate, organe poreux souvent enduit d'une matière gommeuse. Parfois, le style est tellement court que le stigmate repose à peu près directement sur l'ovaire, et on le désigne alors sous le nom de stigmate sessile. Beaucoup de végétaux possèdent dans une même fleur des pistils multiples ; beaucoup aussi n'en ont qu'un seul ; mais il en est un très-grand nombre qui, avec un pistil unique eu apparence, en ont réellement plusieurs soudés ensemble d'une façon plus ou moins intime. On le reconnaît à ce que l'ovaire, formé entièrement d'une seule masse, est creusé intérieurement de plusieurs logos. Alors on voit souvent l'ovaire surmonté d'autant de styles qu'il y a de loges; parfois le style unique se termine par plusieurs stigmates, dont le nombre correspond à celui des loges; enfin, si la soudure des pistils multiples est assez intime pour que les styles et les stigmates soient réunis comme les ovaires, au moins le stigmate composé qui en résulte atteste encore par le nombre de ses lobes celui des pistils simples que l'on doit supposer dans la fleur. En résumé donc, le pistil ne possède plusieurs loges que lorsqu'il est composé de plusieurs pistik simples; mais il ne renferme élémentairemont qu'un maire creusé d'une loge conique contenant l'ovule ou les orales, et au-dessus de cet ovaire un seul style, terminé par un seul stigmate, 'l'el est le pistil élémentaire <|ue les botanistes nonmient h.tbituelleinent un carpelle (du grec carpos, fruit), et souvent pour indiquer la coiuposition d'une fleur, ils disent, p.ir exemple : ovaire composé de cinq, six carpelles; cela veut dire surtout que l'on compte cinq, six loges ovariennes.

Ces quatre verticilles de la fleur sont supportés par une portion élargie du pédoncule qui furme le fond de la fleur, et que l'on nomtne le réceptacle ou lorus. Sou-

(1) Coupe verticale de la lleur de la giroflée. — ca, calice montrant encore un sépale do chaque côté. — co, corolle, ntontrant deui pclalcs. — e, e, clamiues. — o, pistil montrant son ovaire fendu qui contient les ovules; il est suruiuuté d'ua «tyle court et épais, et d'un sli|:raate conique.

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vent sur ce torus ot\ observe do petits renûements glanduleux, quelquefois des lames diversement découpées et parsemées de points sécréteurs. Ces organes sont les nectaires ou glandes 7itctiirî/'ères, qui fournissent ordinairement la matière odorante et sucrée, que l'on nomme le miel ou le nectar des fleurs. On en trouve quatre dans la giroflée, trois dans Miyacintlie; dans la rose, tout le torus est recouvert d'une couche ncctarifère.

Modifications générales de la fleur. — La fleur ne présente pas toujours une aussi grande complication que je viens de l'exposer; dans beaucoup de végétaux, elle est incomplète, c'est-à-dire qu'il lui manque un ou plusieurs de ses quatre verticilles. Sous ce rapport, il y a d'abord une grande distinction à établir. Les fleurs complètes réunissent au centre de leurs enveloppes florales les organes mâles ou étamines avec l'organe femelle ou pistil; un grand nombre de fleurs incomplètes offrent la même conformation. Mais dans d'autres on ne retrouve plus les deux sexes réunis, chaque fleur ne présente que

l'un des organes sexuels. On nomme fleurs hermaphrodites les fleurs complètes ou incomplètes où l'on trouve à la fois étamines et pistils; colles qui ne possèdent pas simultanément ces organes sont unisexuées. Parmi elles, les unes ne présentent que des étamines, ce sont les fleurs mâles ou fleurs staminées; les autres n'ont que le pistil ou les pistils, et on les nomme fleurs femelles ou pistillées. Quand les végétaux ont des fleurs unisexuées,

Fig, 1130, — Fleur» uniicxucei du potiron (coupes verticales) (2).

on peut observer les arrangements suivants : ou bien les fleurs staminées et les fleurs pistillées sont réunies sur un niCmc individu, sur un même pied végétal, et alors la plante est dite monoïi/ue (du grec monos, mi seul, oi/wî, maison) ; nu bien elles sont portées par des individus distincts, c'est-à-dire que l'espèce se compose de deux végétaux, l'un qui produit les fleurs slaininécs et qui est le pied mâle; l'autre qui produit les fleurs pistillées et qui est \<i pied femelle; dans ce cas, l'espèce est dioif/ue (du grec dis, deux); ou bien enfin l'espèce

(1) Fleur uniiciu<« du noiielicr. — 4, hrnriéc ccaillcuie. — e, e, <l«minef. — i, involiirrc (orraé de brtclic» yclue». — /, /, Hy\et qui lurmunlcnt l'nvaire.

(2) Fleur» uaiieiui'cn du potiron : A, fleur «Inminëe ou llrur mâle ; e, cKminei.— U.lleur pitlillce ou (leur femelle : vo, ovaire infère adhérent au ealiee ; (, iliginatca; c, corolle.

est polygame, c'est-à-dire que sur un même individu on voit des fleurs staminées, des fleurs pistillées et des fleurs hermaphrodites. Les fleurs hermaphrodites ont nécessairement une organisation plus compliquée que les , fleurs unisexuées; aussi est-ce parmi ces dernières que ,' se rencontre la fleur réduite à l'extrême simplicité. Le saule blanc (famille des Atnenlacées) nous oITre un cxeni- ■ plo de ce genre; ses fleurs sont unisexuées; la fleur femelle se compose d'un pistil allongé en forme de navette et accompagné d'une simple bractée écailleuse. Cette bractée tient lieu du calice et de la corolle. La fleur mâle consiste en deux étamines protégées de même par une simple écaille. D'autres fleurs unisexuées se rapprochent beaucoup plus des fleurs complètes; ainsi la fleur m;\le du melon offre cinq étamines entourées d'une corolle et d'un calice très- nettement caractérisés; le pistil, dans la fleur femelle, est pareillement protégé par une double enveloppe. En un mot, la présence simultanée des organes niàles et des organes femelles dans la fleur, ou leur séparation dans des fleurs distinctes, s'observe tantôt avec des euveloppes florales très-incomplètes ou même nulles, tantôt avec un calice et une corolle bien conformés.

Examinons maintenant les modifications générales que peut oll'rir la fleur, non plus d.ins ses organes sexuels, mais dans ses enveloppes. Les botanistes désignent fréquemment les enveloppes florales sous le nom de périanthe (du grec />eVr, autour, ««^Aos, fleur); quand la fleur possède une corolle et un calice, elle a un périanthe double ; mais il arrive souvent que l'on ne peut y reconnaître qu'une seule enveloppe , et ce périanthe simple, qui p.arfois, comme dans le lis, a l'aspect d'une corolle, n'en a pas moins été considéré par la plupart des botanistes français comme un calice. Les mots de périanthe simple ont l'avantage do bien faire comprendre ce qui existe s.ins fournir matière à aucune discussion. Il ne faut pas, d'ailleurs, s'exagérer l'importance de la coloration et de l'aspect du périanthe; les végétaux, sous ce rapport, nous offrent toutes les combinaisons. La règle générale est que le périanthe double se compose d'une corolle colorée d'autres nuances que le vert, et d'un calice verdoyant comme les parties herbacées du végétal; mais que d'exceptions à cette règle! Tout le monde connaît le fuchsia, dont la corolle violacée est entourée d'un calice rouge plus ou moins foncé. D'autres végétaux ont, au contraire, leurs deux enveloppes florales colorées en vert. Toutes ces remarques doivent être prises en sérieuse considération pour apprendre à reconnaître les fleurs, lors même qu'elles ne sont plus de brillants ornemenls du végétal, comme celles de la renoncule, de la pivoine, de la rose, de l'œillet, etc. En résumé, nous savons maintenant qu'une des enveloppes florales peut manquer, de telle façon que le périanthe soit simple. Mais il y a aussi des fleurs chez lesquelles on ne trouve plus ni corolle ni calice, et ([ui, dépourvues de toute enveloppe protectrice, ont reçu le nom de fleurs nues ou apérianlhées. Cette imperfection s'observe dans beaucoup de fleurs unisexuées; colles du saule, du noisetier, nous en ont déjà montré des exemples.

Quelques plantes semblent offrir des fleurs incomplètes, qui doivent cet ;ispect à la chute prématurée de certaines parties du périanthe. Ainsi le coquelicot en fleur ne présente qu'une seule enveloppe florale composée de quatre folioles rouges, et cependant il en a possédé une seconde plus extérieure, formée do doux valves concaves verdoyantes; mais elles sont tombées au moment de la floraison. C'est là ce qu'on appelle un calice caduc (cadere, tomber). La vigne en fleur semble n'avoir pas de périanthe, et cependant sur lo boulon flor.il on peut constater l'existence d'une corolle et d'un calice. Celui-ci est extrêmement court, et ressemble dans la fleur épanouie à un rebord sinueux du réceptacle on torus : quant à la corolle, elle est tombée au moment de la floraison ; ses cinq pétales se sontdétacliés par la base en restant unis au sommet du boulon, et sont tombés comme une sorte de coilVe, pour laisser à nu le pistil et les étamines qu'ils recouvraient. Dans ce second exem- |)le, nous avons une corolle caduque.

Principet des inodificat ions de la fleur. — Les modifications dont je viens de m'occuper intéressent le nombre même des verticilles floraux, et j'ai drt les exposer à part pour les inellrc mieux en relief, L'étndo particuliÎM'o de chacun de ces verticilles montre bien d'autres modifications dans cIkiciiu d'eux, et nous parviendrons ainsi à comprendre comment des organes (l'une composition identique comme lo sont les fleurs peuvent néan-

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moins présenter une inépuisable variété. Ces modifications se produisent d'ailleurs par un petit nombre de procédés ou principes que je vais indiquer brièvement.

De l'étude comparative des diverses fleurs résultent deux faits fondamentaux qui servent de base à tous ces principes : 1' La fleur tj'pe des Monocotylédoiiées affectionne dans les parties de ses verticilles le nombre trois ; 2' la fleur type des Dicotylédonées affectionne dans les parties de ses verticilles le nombre cinq.

On pourra donc concevoir une fleur quelconque de monocotylédonée comme dérivant d'un type ainsi composé : Un périanihe composé de six pièces, mais formé manifestement de deux verticilles i/ig. 1 130, p et//) tresrapprochés, et dont les folioles alternent entre eux autour de la fleur; chacun de ces verticilles compte alors trois pièces ou folioles; des élamines. au nombre de trois Ip) alternant avec le verticille le plus intérieur du périanthe; un pistil à trois loges, c'est-à-dire compose de trois carpelles c, alternant .avec les étamines.

La fleur des iridées réalise à peu près ce type.

Toute fleur de dicotylédonée pourra être conçue comme dérivant d'un type ainsi composé : Un calice, de cinq sépales {fig. liai, *); une corolle, de cinq pétales p, al-

Fis. I131.-Diagramine de U fleur Fig. 1132.— Diagramme de la fleur Ijpe des Monocoliledonées. Ijpe des Dicolïledonêes.

ternant avec les sépales; des eVnmiiîM e, au nombre de cinq, alternant avec les pétales et par conséquent opposées aux sépales ; un pis/;/, formé de cinq carpelles c, alternant avec les étamines, et nécessairement opposés aux pétales.

Ce type est réalisé dans la fleur des cr.issules, crassula (famille des Crassutacéesou Jouharbes).

Ces deux types de la fleur des Honocotylédonées et; de celle des Dicotylédonées se modifient : 1° par le mode d'insertion des parties; 2" par adhérence; 3° par multiplication ; 4° par dédoublement ; 5° par réduction ; 6° par dégénérescence et transformation des parties. — 1° Sous le rapport de l'insertion, les verticilles de la fleur doivent, dans le type primitif, s'insérer sur l'axe qui constitue le pédoncule distinciement les uns des autres, et dans l'ordre suivant : le calice d'abord, un peu au-dessus ou piu» en dedans la corolle, puis les étamines et enfin le pistil. Nous verrons que ces rapports s'.altèrent fréquemment. D'abord il y a très-souvent fusion à leur b.ase des pièces de deux verticilles qui devraient rester distincts; j'y vais revenir en parlant des modifications par adhérence. D'une autre part, cette union des pièces d'un verticille avec celles d'un autre change le lieu apparent d'insertion de ces pii'ces; et nous verrons bioniot que les étamines offrent, sous ce rapport, d'importantes modifications. — 2° Vadliérence des parties ou leur sonditre introduit dans les fleurs de curieux changements. Tantôt elle unit entre elles les pièces d'un même verticille, t.intôt elle unit les pièces de deux verticilles différents. L'union des étamines avec la base des pétales est un fait très-fréquent; l'adhérence peut intéresser en même temps trois et même les quatre verticilles différents do la fleur et les souder tous ensemble à leur base. Quant i la soudure des pièces d'un même verticille les unes avec les autres, c'est un fait très-commun pour le pistil, les étamines, la corolle et le calice. — 3" La niiiliiplicationûa parties peut porter sur le nombre des verticilles ou sur les pièces de chacun d'eux. Il peut arriver, en effet, que, le nombre des verticilles demeurant le uiO'ino, chacun d'eux contienne un plus ou moins grand nombre de pièces en excès sur le nombre qui appartient ;\ la fleur typique. Il peut se faire aussi que l'accroisseinent numérique des sépales, des pétales, des étamines ou des carpelles, résulte de la multiplic;ition des verticilles eu\mèmca; la fleur alors contiendra deux ou troisverticilles calicinaux, deux ou trois verticilles corollaires, etc. Les <5tnmincs se multiplient très-fré(pienimeut de cette manière. — ■i" Il y .1 dédoublement des parties quand on

observe des parties identiques placées l'une devant l'autre, de façon à se multiplier plus ou moins abond.amment. Ce casdiflère de la multiplication des verticilles, en ce que l'alternance des pièces de deux verticilles voisins ne s'observe plus. L'opposition de ces mêmes pièces l'une à l'autre prouve qu'il n'y a qu'un seul verticille dont les pièces primitives se sont dédoublées. — S" Après avoir cherché comment s'accroît le nombre des parties de la fleur, il est naturel de chercher comment il diminue. La réduction dans le nombre des parties porte fréquemment sur celles de chaque verticille sans que le nombre des verticilles change en rien; ainsi on observe des fleurs de Dicotylédonées qui n'ont que quatre pétales, quatre étamines, etc. La rue commune, »•«/« griiveolens (famille des Hutacées), offre une singulière preuve de cette réduction ; on trouve sur le môme végétal des fleurs pourvues de cinq parties i chaque verticille, et d'autres, en grand nombre, où les verticilles floraux ont toutes leurs parties réduites à quatre. La réduction peut ne laisser subsister que trois, deux parties dans chaque verticille. Il peut se faire aussi qu'elle n'atteigne que les parties d'un seul verticille, ou de deux; en un mot, toutes les combinaisons possibles sont réalisées dans ces curieuses modifications. Quand la réduction se manifeste sur le nombre même des verticilles, on a des fleurs incomplètes dont j'ai parié plus haut. Ainsi se produisent les fleurs apétales (sans corolle), les fleurs femelles (sans étamines) et les fleurs mules (sans pistil). J'aurai lieu de revenir sur ces dispositions organiques. — G° Il y a fréquemment dans la fleur des dégénérescences ou des transformations de parties, et ce sont là les modifications les plus variées. Tantôt l'étamine se transforme en pétale, et c'est ainsi que la culture produit les fleurs doubles ou les fleurs pleines ; tantôt l'organe se transforme par atrophie d'une de ses p.arties : ainsi on trouve des étamines réduites à leur filet, l'.anthère étant atrophiée ; tantôt, et c'est le cas le plus fréquent, telles ou telles parties de la fleur se réduisent i. de petites gl.andes ou à des écailles dans lesquelles, au premier abord, on Tes reconnaît difficilement, et que l'on a désignées autrefois sous le nom général de nectaires.

C'est aussi par une transformation des parties, par un développement inégal que la symétrie primitive de la fleur s'altère, et que, à côté des fleurs dites régulières, on en observe d'autres que l'on a dû nommer irrégu- Hères. — Une fleur est régulière quand on peut part.v |er dans tous les sens ses verticilles en deux moitiés semblables; elle est irrégulière quand cette division ne peut s'exécuter que dans un seul sens ou n'est même possible en aucune façon. On ne s'attache dans les descriptions qu'aux irrégularités qui proviennent du calice ou de la corolle.

Loi d'alternance des verticilles de la fleur. — La fleur est, comme nous allons bientôt nous eu conv.aincre, un véritable bourgeon dont les parties, en se développant, sont restées rapprochées sur un axe très-court, et se rapportent à la disposition phyllotaxique habituellement désignée sous le nom de rosette. Aussi la position relative des diverses parties de la fleur est-elle régulièrement coordonnée d'après les principes mêmes de la phyllotaxie, et il en ré-ulte une loi à peu près s.ans exception, et qu'on a nommée la loi iF alternance des verticilles; on peut la formuler ainsi : Dans la fleur complète et régulière, il y a nllemance entre les parties d'un verticille et celles des deux verticilles entre lesquels le premier se trouve placé. On entend par alternance une disposition par Laquelle cluique partie du verticille correspond à l'intervalle dc's deux parties des verticilles voisins, tandis qu'il y aurait opposition si cette partie était placée vis-à-vis do celles des autres verticilles. Cette loi a, du reste, la conséquence suivante : Les ét.v niines alternent .avec les pétales et les carpelles, et sont opnosées aux sépales ; Us carpelles .alternent avec les étamines et sont opposés aux pét.ales; ils alternent par conséquent aussi avec les sépales.

La fleur est une rosette de feuilles modifiées. — Après avoir expliqué d'une manière générale la constitution do la fleur, nous allons montrer m.aintenaut que ch.acune des parties est réellement une feuille modifiée, et que l'organe tout entier représente une branche sortie du même bourgeon, et dont les parties sont rapprochées en une véritable rosette. Cette conception de la fleur est basée sur six considérations' principales : — 10 Sur un grand nombre de plantes on voit les feuilles se modifier insensiblement à mesure qu'elles sont plus rapprochées des fleurs. Dans ce cas, les feuilles les plus

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voisines de la fleur en viennent à ressembler plus on moins complètement aux sépales. Nous verrons bientôt que sous ces formes déjà modifiées, on leur donne le nom àe feuilles florales ou bractées. — 2" Chez certaines plantes, où les quatre verticilles essentiels de la fleur sont multiples et comptent un grand nombre de pièces, on observe une transition presque insensible des folioles du calice ou sépales à celles de la corolle ou pétales. La fleur du magnolia, celle du tulipier montrent très-clairement cette espèce de fusion des deux enveloppes florales. D'autres fleurs, comme celles du nénnphar blanc, n'offrent aucune délimitation bien tranchée entre les pétales et les étamines; on voit les pétales les plus internes s'amoindrir et se transformer progressivement en étamines. Enfin, on pourrait citer des carpelles, comme ceux du baguenaudier, du pied d'alouette, de l'.ancolie, qui ressemblent évidemment à une feuille repliée sur elle-même. — S" La structure des sépales, des pétales, des étamines et des carpelles oftVe les mêmes organes 'lémentaires que la feuille. On y trouve un parenchyme dans lequel se distribuent des nervures, et l'épiderme recouvre la superficie de chacun de ces appendices. Le mode de développement des parties de la fleur est d'ailleurs le même que celui des feuilles. — 4° Les principes de la phyllotaxie (voyez ce mot) s'appliquent sans difticulté à l'arrangement relatif des diverses parties de la fleur, et j'en ai formulé plus haut une des conséquences les plus importantes, la loi d'alternance des verticilles. — 5° L'étude spéciale de chacune des parties de la fleur se comprend mieux en les con.sidérant comme dérivées de la feuille; nous aurons surtout lieu de le vérifier en nous occupant du carpelle. — G" Toutes les altérations anormales que subit la fleur annoncent la nature foliacée de ses parties constituantes. Ainsi, les monstruosités des fleurs consistent fréquemment en un retour de quelques-uns de ces organes à l'état foliacé. On a eu bien des fois l'occasion d'observer des pétales, des étamines ou même des carpelles ramenés ainsi, en tout ou en partie, à la forme et à la couleur d'une feuille. La culture produit des phénomènes du même genre ; elle fait des fleurs douilles dans lesquelles les étamines les pins externes sont converties en pétales; et lorsque cotte conversion a porté nur la totalité des ét;miines, la fleur, devenue stérile, prend le nom de fleur pleine. Les roses de nos jardins sont toutes dérivées de l'églantine doublée d'abord, puis modifiée par divers procédés de culture.

La fleur est donc une véritable branche; le bouton, qui a été son premier état, est un bourgeon terminal; mais les feuilles modifiées qui en sont sorties ne portent pas de bourgeons nouveaux à leur aisselle; les embryons seuls représenteront ces organes à l'aisscllc des carpelles. Il résulte de cette absence ou de cette modification des bourgeons que la fleur no produit aucune autre branche, et que l'axe qui la porte ne pourra ni s'allongernise ramllicr au doli. D'ailleurs, dans cette rosette, les feuilles seront d'autant plus transformées qu'elles seront plus intérieures à la fleur, c'cst;\ dire situées plus haut sur l'axe de cet organe. Ainsi les sépales rappellent bien plus l';ispect et la nature des feuilles que les étamines ou le pistil.

P:iisqu'il est établi que nous devons considérer la fleur comme un véritable bourgeon, il est incontestable <|uc sa situation doit dépondre du mode général de disposition de tous les bourgeons sur la plante, c'est-iVdire de ce qu'on nomme Xa ramification; comme on constate en outre que celle-ci dé|)end elle-même du mode do disiiibulion des feuilles (voyez Vf;gétai.) , on voit que tous les organes de la plante sont groupés d'après les nifcmcs principes, parce que tous sont dérivés de la fenillc par transformation ou par multiplication. On vérifie pleinement rcxaotitudcde cette induction, lorsqu'on étudie l'urraiigemenl des fleurs sur la plante, c'est-à-diro ce qu'on nomme l'iw/iorf.îcinfe (voyez ce mot).

Du re.stc, la modification profonde qui transforme on fleurs une ou plusieuri» lOM'tte» des feuilles de la plante ne tranche pas brusquement avec l'état foliacé des partics voisine» des fleurs. Toutes les feuilles placées au voisinage des fleurs sont plus ou moins inixliliécs.ainoiudrie»; mais cela est siirliuit remarquable pour les feuilles 4 l'nissellc desquelle» naissent les pédoncules portant les fleurs. Ce» fciulles, nommée» lirnclvcs, durèrent presque toujours des feuille-* de In pinnic, et souvent de In façon la plu» compitte (voyez BiiACTÉe, Inci.oiiuscp.nce).

Des emetopjiex floralrs. — Le périanlhe de» fleur» complètes est ordiiiniromont double, c'e»l-ft-diro formé (le deux vcrlicillos Jo foliole» difl'érenlc» do forme ot do

coloration. Le calice est l'ensemble des folioles eitêrieures ou sépales ; la corolle est le verticille formé par les pétales ou folioles intérieures. Les pièces de la corolle sont les pins profondément modifiées, les plus éloignées de la nature foliacée; on verra donc sans grand étonnement que lorsque la fleur moins complète manque de l'une de ses enveloppes, ce soit la corolle qui fasse défaut et non pas le calice. Cela est évident pour les Dicotylédonées à périanthe simple, que de Jussieu a nommées apétales^ et dont l'enveloppe florale unique a tous les caractères d'un calice. Mais il est plus difficil& de préciser la nature du périanthe simple des Monocotylédonées. Parfois, comme dans la fleur de l'asperge, les pièces de ce périanthe ont une coloration verte qui s'accorde assez avec l'aspect habituel du calice; mais dans un bien p!us grand nombre, comme le lis, la tulipe, la jacinthe, l'iris, il est vivement coloré et a tout l'aspect des pétales. D'anciens auteurs l'ont dans ce cas nommé la co;'ô//e; plus récemment, on a fait remarquer que bien souvent le périanthe simple des Monocotylédonées forme deux verticilles. Dans le lis, la tulipe, l'iris, il se compose en effet de six pièces, dont trois plus externes alternant avec trois autres plus internes. On a donc proposé de considérer le verticille externe ou inférieur comme un calice, et le second comme une corolle. On s'est même autorisé, pour soutenir cette manière de voir, des différences de formes et parfois de coloration qu'on observe souvent entre les folioles des deux verticilles. Mais cette distinction incontestable dans cert.aines fleurs de Monocotylédonées, est impossible dans beaucoup d'autres, et n'offre aucun caractère de généralité. Beaucoup de botanistes ont donc persisté à nommer cette enveloppe unique un calice, parce que c'est le système d'enveloppe le plus extérieur de la fleur. D'autres enfin, sans entrer dans ces discussions , s'en sont tenus au lermcde péri(/one ouà celui de;>eVian//ie,queLinnéavait employé pour désigner le calice, lorsqu'il est en contact immédiat avec les étamines ou le pistil.

Nous savons que le calice est le verticille le plus extérieur des enveloppes florales, et qu'il est composé de pièces ou folioles nommées sépales. Le calice des Monocotylédonées renferme habituellement six sépales, souvent disposés sur deux verticilles, fréquemment pétaloides. Le calice des Dicotylédonées est très-variable, mais dans sa régularité typique il est formé de cinq sépales bractéifor«ies et verdoyants. Dans l'un comme dans l'autre cas, il se modifie par adhérence desparlics. C'est-à-dire que les sépales peuvent se souder tous par leurs bords voisins et former une sorte de tube dont le bord accuse encore par le nombre de ses dentelures le nombre primitif des sépales. Il se produit ainsi des calices d'une seule pièce, nommés monosépales ou gamosépales ; des calices à plusieurs pièces distinctes, nommés polypétales ou diali/pétales (voyez Calice).

La corolle, qui est la seconde enveloppe florale, intérieure au calice, extérieure aux étamines et au pistil, se compose de folioles iKiiiiluell.'mcut alternes avec celles du calice, et que l'on nomme polulcs. Un grand nombre de fleurs de Dicotylédonées cumpteut cinq pétales, mais ce nombre peut se modifier soit par multiplication, soit par dédoulilement, soit par 7-éduclion dans le nombre ou avortemeut desparlics. I, 'étude comparative du calice et de la corolle, et le principe de l'alternance permettent facilement de déterminer quelle est celle do ces influences qui a multiplié ou diminué le nombre des pétales. La modification par adhérence des partie.3 a pour résultat (le partager les corolles en deux groupes très-distincts, suivant que les pétales sont soudés entre eux ou restent libres. On appelle corolle monopétale ou gamopétale une corolle dont les pétales sont soudés en une seule l)ifcce. On appelle corolle poli/pétaie ou diali/pélulc celle dont les pétales sont libres les uns des autres. Dans chacune do ces formes de corolles, il y a lieu de distinguer encore des corolles régulières ou irrégulières. La corolle nionopétale ou polypétalo est réouli(''re lorsque toutes ses parties sont symétriquement disposées autour de l'axe fictif de la fleur; elle est irrégulièie lorsqu'au contraire .-l'ito •^viM.'iiii. n'c'si^N' plus, et la fleiu', eu ce cas, nep.iii i-Im' r |i,Mi:i iT ,|Ui- .l'unn seule manière eil

^]^,^^^ piivilh .(lia - distinctions générales,

les l'niiiii . M \.Mnr, ,h s ,111.. II. S ont été décrites avec soin pour l'étude des espèces, el les plus remarquable» ont reçu des dénominations particulières <p)'il est indispensable de conmiltre (voyez Conoi.i.r.). Le tableau Suivant en raiipellera seulenicnl les noms.

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régulières.

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