AFFUENTS DE LA MER DES INDES
Brahmapoutre 3 200 kilomct.
Gange
Indu Euphrale
Fletivea de l'Arrltine.
Nil 4 ÎOOkilomét.
Sénégal I 150 —
Gambie 1 130 —
Niger 3 300 —
Fleavea de rAinérIque.
AFFLUENTS DE L'OfÉAN ATLANTIOUE.
Saint-Laurent .1 300 kilomct.
Missouri cl Mississipi 6 590 —
nio Grande 3-140 —
Orénoquc î 500 —
Orcllana (Fleuve des Amazones).. 5 660 —
Parana el La Plat» 3 KO —
AFFUENTS DE L'OCÉAN PACIFIOUE.
roUimllia OU Orégon «400 -
Uio-Colorado '*■">. —
Ao. F.
FLO
FLO
FLORAISON (Botanique). — On appelle Floraison ou \Anthèse l'ensemble des pliénomfenes qui accompagnent l'épanouissement des fleurs. 11 ne faut pas confondre la 1 floraison avec l'inflorescence, celle-ci est l'arrangement des fleurs sur le rameau qui les porte, et par conséquent 'des unes par rapport aux autres. Pendant la floraison, ' les plantes se parent de leurs couleurs les plus brillantes, ■ et exhalent des odeurs plus ou moins suaves et agréa- I blés. Quand toutes les fleurs sont passées, et qu'il n'en parait pas de nouvelles, la floraison est terminée. Le temps de la floraison des végétaux peut être accéléré ou retardé par certaines causes, dont la principale; réside dans l'intensité et la durée de la chaleur ; en les semant plus tôt ou plus tard, dans des conditions différentes, soit sur couches, soit dans les serres, etc. , on peut très-bien faire varier cette époque ; ceci est pour les plantes cultivées. Quant à celles qui n'existent qu'il l'état sauvage, le temps de leur floraison varie, dans la zone géographique qu'elles habitent, suivant qu'elles occupent la limite méridionale ou la limite septentrionale de cette zone. Toutefois, la naturalisation et l'acclimatation de certaines plantes dans des climats nouveaux pour elles, et les soins qui leur ont été donnés en raison des services qu'elles pouvaient rendre, ont pu changer l'époque précise de leur floraison, de telle sorte qu'en y joignant toutes les plantes naturelles i un climat, elle se trouve comprise entre des limites très-r.approchées, ce qui fait que les saisons, les mois et presque les jours, ont en chaqne pays leur floraison particulière, et que l'épanouissement des fleurs peut servir à composer un calendrier de Flore. Lam;irka publié, de la floraison annuelle de quelques végétaux indigènes ou exotiques qui croissent aux environs de Paris, un tableau que l'on trouvera au mot Calexubier de ce Dictionnaire.
L'art d'orner les jardins est fondé en partie sur la connaissance des époques de la floraison ; et la succession non interrompue de fleurs différentes par leurs couleurs, leurs formes et leurs odenrs, ajoute beaucoup à l'agrément des parterres et des bosquets; nous avons vu plus haut quelques-unes des causes qui peuvent faire varier la floraison ; il en est d'autres que nous devons mentionner au point de vue de la décoration des jardins. Ainsi les arbres ne fleurissent pas dans leur première jeunesse, à moins qu'ils ne soient fatigués par leur séjour dans un mauvais terrain ou par un long voyage. Si de jeunes boutures fleurissent dans la première année, c'est signe de faiblesse et non de vigueur. I Les vieux arbres sont plus précoces et donnent quelquefois des fleurs plus abondantes. Au contraire, un excès de nourriture et une grande vigueur dans une plante sont un obstacle à la floraison des végétaux ligneux, et par conséquent nuisent ;\ leur fécondité. Cependant, trop de faiblesse peut devenir contraire à la floraison. 11 faut prendre cri grande considération ces différentes circons- ' tances, lorsqu'on veut planter un jardin (voyez Fi.ei r1. FLORAL (Botanique). — Epithète qui sert à désigner, & caractériser les organes qui dépendent de la fleur. Ainsi on appelle einetoppes florales le calice et la corolle. Les feuilles flùrntes sont celles qui sont situées i\ la base de certaines fleurs, comme le chèvrefeuille des jardins; lorsqu'elles dînèrent des autres feuilles, on les appelle Imictées (le mélampyrc à crête), etc.
FLORE (Botanique). — Nom mythologique de la déesse des fleurs, donné par les botanistes à un catalogue descriptif de la plupart des plantes qtii croissent naturellement dans un pays, une contrée, un canton ; telles sont la Flore française, de Lamark et de de Candolle ; la Flore (le Laponie, de Linné; la Flore de l'Allanlù/ue, par Desfontamcs ; la Flore du Piémont, par Allioni, etc. FLORICliPS (Zoologie). — Cuvicr a établi sous ce nom un genre de Zoojthyles, de la classe des Vers intestinaux^ ordre de» t'arenchymidetix , famille dos Ténioules, dont on connaît plusieurs espèces, et auquel Itiidolphi a donné le unni do Antliocephnlus. Ces vers «ont voisins de» Tétrarliynques. Ils ont quatre petite» trompes ou tentacules armés d'épines recourbées, par le moyen desquels ils s'enfoncent dan» le» viscères, 'l'oulcs les espèces connues sont parasites dos poisson.s.
FLORIDÉKS (Boinniquol. — Ordre de plante» Cryi>loijainrs nmphitjéncs établi par l.amouroux dans sa da-sse des Hyilropliytes, dont les autours plus modernes ont fait la première famille de» Ah/uei on Pliycées, et coniprenaiil de» plante» marine» dont le» couleur» sont trts-vivc», surtout a l'air. Leurs frondes sont (|uclqu«fois Irti-grandes, plu» ou moins divisées, rameuse» et munie» touvcnt do nervures plus foncée» que lo reste. Les fructilIcntioD» de ces plantes sont situées sur les nervures ou
à l'extrémité des frondes. On les trouve aussi éparses sur leur surf;ice. La dimension des Floridées est très-vari.able. Il y a de ces phintes élevées de pins d'un mètre, tandis que d'autres n'atteignent p-is plus de 0"',00l. Les Floridées habitent les mers des régions tempérées de l'hémisphère boréal. Dans les porlions les plus chaudes, ces algues sont surtout abondantes au commencement du printemps et de l'été. Genres principaux : Claiide'e, Delessérie, Gélidie, Giyartine, Acanthophore .
Consultez le travail de Lamouroux, Annal, du Mus., t. XX, 1813.— Decaisne, ^n«a/. des Se. na/., juin 1842. — Kùtz, Phyc. Gen., p. 15-142. — Les art. Phïcoidées et Floridées du Dict. univ. de d'Orbigny, par M. Montagne.
FLORIFÈRES (Botanique), du latin ferre, porter, flores, des fleurs. — Les botanistes ont donné ce nom aux parties de la plante qui portent les fleurs. Les bractées sont florifères d.tns les chatons du noisetier, du peuplier, du saule, etc. Les feuilles sont florifères dans la lenticule exiguë (lentille d'eau), dans les xylophylles,etc. FLORISUGA (Zoologie). — Nom donné par Séba à V Oiseau-mouche à gorye verte, de Vieillot; Oisèau-mauche de Cayenne. vert dore', de Buffon ; c'est le Trocliilus mellisugus de Linné.
FLOSCULAIRES (Zoologie), du latin flosculus, petite fleur. — Genre A' Infusoires , de la division ou sous-classe des Rotateurs de Ehrenberg, Systolides de Dujardin, famille des Floscu/ariens. Ils sont en forme de massue, lorsqu'ils sont fixés sur leur pédicide ; mais quand ils s'épanouissent ils présentent la forme d'une coupe ou petite fleur, d'où vient leur nom, avec cinq ou six lobes saillants, et une houppe de longs cils non vibratiles. On trouve aux environs de Paris , dans les eaux de Meudon et de Fontainebleau, une espèce de Flosculaire dépourvue de gaine, et dont le bord porte cinq tubercules ciliés. Une autre espèce, Floscularia ornala, Ehr., est pourvue, suivant Ehrenberg, d'une gaine transparente, terminée par six lobes munis de cils : ses œufs ont des points rouges. — Voyez Infus. Sidtes à Buffon, 509 et G 10, par Jl. Dujardin. — Ehrenberg, ilém. 1830 à 1833, Infus.
FLOSCULEUSES (Botanique). — Nom donné par Tournefort aux plantes formant l'une des trois sections dl') la famille des Composée}!, et caractérisées par des capitules formés entièrement de fleurons (voyez ce mot). Ainsi les chardons, l'artichaut, l'armoise, etc., sont des plantes flosculeuses. Cette classe de Tournefort adoptée par Desfontaines (la 12', désignée sous le nom d'Herbes flosculeuses) correspond, en partie, aux Cynarocépliales de Jussieu (voyez Cïnarocéi'HAles), et aux Tubuliflores des botanistes contemporains.
FLOTTANTS (Corps) (Physique).— Lorsqu'un corps est plongé dans un liquide en totalité ou en partie, il reçoit de la part de ce liquide une poussée dirigée do bas eu haut et dont la valeur est le poids mémo du liquide déplacé. Ce principe a été découvert par Archimède, et l'on en trouve la démonstration dans tous les traités de physique. Un appareil que l'on montre sur les places (lubliques, le ludion (voyez ce mot), en est une ai)plication curieuse. Tout corps plongé dans un liquide est donc soumis :\ deux forces : d'abord à son poids,. ippliqué en son centre de gravité, et ensuite à la poussée du fluide, qui est appliquée au centre de gravité de la masse liquide déplacée. Si le poids est plus faible que la poussée, le corps flotte et s'élève au-dessus du niveau du liquide jusqu'à ce que la masse déplacée soit devenue assez petite pour que sa poussée ne suriiassc ^
plusle poids du corps .
flottant. A ce moment , ||
il y a équilibre, pour- 1: 1
vu qu'une seconde ! '1 ^
condition soit rem- i
plie, ik savoir : que lo
centre do gravité du . (. i c
corps G et lo centre
de poussée P soient . . j. 1 j p
sur une mémo verti- — cale ; il ne suflit pas, eu effet, que le poids ' J ;i / /' I
du corpsel la poussée Li tv '
qu'il supporte soient B B'
deux f(U'cis égales, il p,,. hm. ., Coipi Ooiimii.
faut, do plu», qu'elles
soient diroctcmont opposée». Si le corps, au lieu d avoir la position AB, avait lo position A'U', il touruorait de façon 4 sa coucher sur la surface du l'eau.
FLO
FLU
L'équilibre peut titre instable, comme dans la position AB ; car si on déplace un peu le corps pour l'amener en A'B', il tend, comme il a été dit, à se placer horizontalement.
L'équilibre peut être stable. D'abord il le sera toujours quand le centre de gravité G' se trouvera au-dessous du centre de poussée V(firj. 1 1 53) , ce qui arrivera,parexeniple, en prenant un cylindre AB auquel on adapte comme lest, à la parlie inférieure, une portion BG faite en mét;il trèsdense; seulement, il nefaudrait pas croire que cette condition de stabilité, qui est suffisante, soit nécessaire. Ainsi,dansun bateau {fiy. 1154), il arrive la plupart du temps que le centrede poussée P soit inférieur au centre de gravité, et si cependant le bateau s'incline de manière à quitter la position ABC pour la position A'B'C, son poids et la poussée qu'il subit s'unissent pour le relever. Il faut, dans ce cas, se préoccuper de la position d'un point appelé métacentre ; ce point n'existe d'ailleurs que dans les corps qui jouissent de cette propriété qu'en les inclinant, le centre de gravité et le centre de poussée se maintiennent dans le même plan vertical. Cette hypothèse ayant été supposée satisfaite dans la figure, on voit que la verticale menée par le nouveau cejitre de poussée P' rencontrerait la ligne GP, qui, dans la position d'équilibre, joignait le centre de poussée P au centre de gravité; ce point de rencontre est le métacentre. Il est évident que, si le mé-
11S3. — Corps flullanls.
Fis. 11S4. — Corps llullanls.
tacentre se trouve au-dessous de G, comme cela serait dans le cas actuel, le corps est ramené à sa position d'équilibre ABC, qui est une position d'équilibre stable ;dnns le cas contraire, l'équilibre serait instable.
Si l'on fait tourner sur lui-même un corps flottant, des positions d'équilibre stable et non stable se succéderont alternativement ; il existe donc pour lui un nombre pair de positions d'équilibres .alternativement stables et instables.
Si le corps flottant est une sphère homogène, l'équilibre est indifleront, car le centre de poussée et le centre de gravité sont toujours sur la même verticale.
La rorhorche précise des conditions d'équilibre d'un corps flottant, dans un cas quelconque, est du ressort do la mécanique rationnelle. H. G.
FLOUVIi (Botanique), Atithoxantltum, Lin.; du grec rinllios, fleur, et xanlhos, ia.i\ne; à cause de la couleur dos épis. — Genre de plantes Monncoti/létlones pdrispcrmci;s, famille des Cruminées, tribu des Pltataridées. Caractères :épillets à 3 fleurs dont 2 stériles ; la fleur fertile a 2 glnmclles beaucoup plus courtes que celles des fleurs stériles; glumcs carénées, la supérieure plus grande du double que l'inférieure; glumellcs presque égales; étaniinos, 2; ovaire glabre, et terminé par 2 styles et 2 stigmates. Ces plantes, dont on ne connaît que quelques esptcos,sont des herbes odorantes, vivacos, .'l fouilles planes, accompagnées d'une ligule allongée. Elles croissent en Europe. La plus commune et en môme temps la plus importante est la F. odorante (A, ocloratum. Lin.), vulgairement F.eiei llressaids.
On la rencontre dès lo printemps dans les endroits secs, sablonneux, montueiix. Ses chaumes sont droits, hauts do 0",.3il il 0'",C0, naissant plusieurs ensemble, et disposés en touffe, & panicules oblongues, d'ini vert jaunâtre; elle fleurit en mai et juin. Ci:tte plante acquiert par la dessiccation une odeur aromnti(pie agréable, due à l'acide, benzoique contenu dans ses racines. La F. amure [A, amarum, Brotero) ressemble beaucoup à
tT.
la précédente; mais ses feuilles et ses tiges sont rudes. son épi plus allongé, ses épillets plus gros, et d'un blanc cendré. Elle croit n.aturellement en Portug.al. G — s.
Fi.ouvE (Agriculture). — La flùuve odorante est un excellent fourrage, mais qui fournit peu, et qui, à cause de sa flo raison précoce, arrive à ma turité avant les autres plantes fourragères; il est, du reste, fin, peu .abondant, assez nutritif, et augmente la qualité du foin par l'odeur .aromatique qu'il lui communique. Il convient aux prés et aux pâtura ges de tous les terrains et vient bien même| à l'ombre. Quelques agronomes ont essayé de cultiver cette plante seule, elle peut, de cette manière, fournir trois coupes. Mais il est préférable de la mêler .avec les autres pl.anles fourragères, et même dans des proportions modérées : M. Demoor (De In culture des prairies) conseille, dans les terrains' sablonneux j ou calcaires pouvant être in I gués, delà mêler, dans la proportion de 2 sur 36,àdouze autres graines; unpeumoinsd.ans les terrains argilo-sablonneux ou argilo-calcaires.On latrouve assez souvent dans les prairies derarrondissement d'Avesnes, dans celles du canton de Vie (H.autes-Pvrénées), etc.
FLUCTUATION (Médecine), du latin fluctiis, flot. — Mouvement communiqué à un liquide contenu dans une cavité naturelle comme celle de la plèvre, du péritoine, ou accidentelle, comme le foyer d'un abcès d.aus le tissu cellulaire.
Lorsqu'un liquide, quel qu'il soit, pressé sur un des points de la poche qui le contient, vient faire un effort plus ou moins perceptible sur le point opposé, on dit qu'il y a fluc- ^^ÎS tuation. Pour la rendre plus ^f^^ sensible, il faut que la pulpe r/'t d'un ou de plusieurs doigts d'une main étant appuyée sur Fig. lis.". - f1ou« odonnie. un des côtés de l'.abcès, par
exemple, l'autre main exerce une pression légère, m.ais un peu brusque, afin que le flux du liquide, se déplaçant rapidement, aille heurter la main exploratrice. On renouvelle ainsi lu même manoeuvre en alternant le mouvement de pression de l'uno à l'autre main. Lorsque la collection est superficielle, la fluctuation est facile i percevoir; mais lorsqu'elle est située un peu profondément ou que les parties offrent un certain embonpoint, il faut procéder i cet examen avec une grande ;ittention. Quelquefois même elle est tellement obscure que, malgré une grande habitude, et ne pouvant se rendre exactement compte de la nature do la tumeur qu'il s'agit d'explorer, on est obligé d'avoir recours A ce qu'on appelle une ponction exploratrice (voyez Ponction).
FLUOR, PiiTiionB (Chimie). — Corps simple dont les chimistes .admettent la présence dans la fluorine ou spal/i fluor et dans les fluorures. Il existe, en clfet, entre les fluorures, d'une part, les chlorures, iodurcs, bromures, do l'autre, des analogiesqui, sans être complètes, sont toutefois réelles. D'ailleurs, les fluorures soumis à l'.action do l'acide sulfuriquo donneut lieu A un acido énergique analogue ii l'acide chlorliydrique. D'après ces remarques, Ampère eut, le premier, l'idée de supposer que les fluorures sont des composés binaires résultant do l'union d'un métal mec un radical élémentaire analogue au chlore, auquel il donna le nom do plil/iore; depuis, on a adopté plus généraleniout celui de fluor emprunté au nom même do la fluorine. Toutes les leut.-vtives faites jusqu'à présent pour isoler le fluor ont été infructueuses;
FLU
FLU
cela tient à ce que le fluor parait attaquer avec une incroyable énergie, nciii-seulement les métaux, niais toutes les substance> dans lesquelles on cssaj'e de le renfermer. MM. Knox et Louyet eurent l'idée ingénieuse de se servir de vases en s/^/'/i fluor, et ils essayèrent de décomposer dans des vases de cette nature le fluorure d'argent par le clilore. Ils obtinrent ainsi un gaz incolore, d'une odeur pénétrante, attaquant faiblement le verre, gaz qu'ils supposèrent être le fluor. 11 n'est pas possible de se prononcer sur ce point; il est certain même que s'il y avait dans le gaz obtenu du fluor, celui-ci ét.ait fort impur et mélangé particulièrement de chlore dont l'action sur le fluorure n'est pas complète. On a eu également recours à l'action de la pile, sans obtenir des résultats plus décisifs, car à la température élevée à laquelle commence la décomposition du fluorure, les vases dont on se sert sont très-rapidement perforés et mis hors de service. M. Fréniy a fait une expérience de ce genre avec le fluorure de potassium, maintenu à la température d'un feu de forge dans l'intérieur d'une cornue de platine. Un fil de même métal établit la communication avec le réopliore positif de la pile; quant au réophore négatif, il est en cont.act avec le corps même de la cornue, .aussitôt que le courant passe, il se dégage par le col de la cornue un gaz qui décompose l'eau en produisant de l'acide fluorliydrique; le fil de platine est d'ailleurs rapidement attaqué, ce qui met fin nécessairement à l'expérience. Le gaz obtenu dans ces circonstances est probablement du fluor.
Il est à remarquer que les diverses réactions concernant les fluorures pourraient s'expliquer en admettant que ceux-ci sont des fluates; toutefois, cette opinion n'est plus admise aujourd'hui par les chimistes. Au nombre des raisons qui l'ont fait abandonner, il faut citer l'action du chlore sur les fluorures; si c'étaient des fluates (M0,F10), le chlore devrait mettre en liberté de l'oxygèue, ce qu'on ii'observe point. Nous donnons ici la figure de l'appareil qui permet de faire agir le chlore sur le spath fluor. Le chlore produit dans le ballon A et purifié dans les fl.acojts B, C, D, est ensuite desséché avec la plus grande rigueur, en traversant le tube EFGH de plus de
driqup a pour densité 1,0G; il ne se congèle à aucune température et bout h 3(1°. Son affinité pour l'eau est encore si grande que chaque goutte qu'on en verse dans ce liquide y produit l'effet d'un fer rouge; aussi répand-il à l'air d'abondantes fumées blanches. Il attaque presque tous les corps, même la silice et ses combinaisons. Cette propiii'té a été mise à profit pour ['.analyse des silicates er pour la gravure sur verre. En recouvrant une lame de verre d'une couche de vernis des graveurs, sur laquelle on trace un dessin i la pointe sèche, puis exposant cette lame aux vapeurs d'acide fluorliydrique, le verre est dépoli partout oii il a été mis à nu par la pointe. Si, au lien de vapeurs d'acide, on employait l'acide liquide luimême, celui-ci creuserait un sillon dans le verre sans le dépolir. C'est de l'une ou de l'autre de ces deux manières que l'on grave les tiges des thermomètres et les tubes ou
2 mètres de longueur, et rempli d'acide phosphoriqun anhydre, ni est une petite nacelle ou platine renfcrm.ant le fluorure de calcium; elle est maintenue à la température du feu do forge. Le gnz qui »i; dc'gago par le tube IJ est entièrement nbsorbable par la potasse; il ne renferme donc pan d'oxvgèno. p I)
FLUOIlliyOUK^lJK (Acii.K) (FIIL (Chimie), —'composé d'une proportion (lil) de fluor et d'une proportion (I) d'hyilrogèiii;. Quand il est pur et privé d'eau, il est gazeux 4 1,'t température ordinaire et ne se liipiélle qu'à n° nu-dcssous de zéro (Frcmy). Il est d'aillenr» tellement nvidii d'eau, que ga préparation & l'état anhydru est fort difllcile, cl qu on le connaît pour ainsi dire a peine sou» cet élnl.
Combiné avec une proportion d'eau, lacldo flunrhy-
cloches employés en chimie. On se sert ;\ cet effet d'une auge contenant le mélange d'acide sulfurique et de spath fluor destiné à produire l'acide fluorhydrique. On chaufTe cette auge en plusieurs endroits, à l'aide de lampes à alcool jusqu'à ce que ['.acide fluorliydrique comiuence à se dégager, puis on couche le tube sur l'auge en le recouvrant d'une feuille de papier. Après dix ou quinze minutes d'exposition, on le retire et on enlève le vernis par le moyen de l'alcool ou de l'essence de térébenthine.
L'.acide fluorhydrique se prépare en tr.iitant dans une cornuede plomb {fig. \\Wi)à» fluorure de calcium minéral très-répandu dans la nature par de l'acide sulfurique concentré et chaulTant trèslégèrement. L'acide vient se condenser dans un tube en plomb recourbé en U et dont la courbure plonge dans un mélange réfrigérant. L'acide est conservé dans des vases de plomb ou de platine fermant bien hermétiquement. L'acide fluorhydrique est un des acides les plus redoutables que l'on connaisse.
Lorsque les mains restent trop longtemps exposées à sa vapeur, elles deviennent d'abord sourdement douloureuses, puis peu à peu les soulTrances s'exaspèrent et finissent par être excessives. Une goutte de cet acide sur la peau y détermine une ulcération profonde accompagnée de douleurs trèscuisantes et so guérissant très liMiiemont. SilabriMuroétait un peu étendue, elle poiinait devenir mortelle. Aussi doii-on le manier avec la plus grande précaution et retendre suflisaminent d'eau pour qu'il cesse de fumer à l'air. P. 1).
FLUOniNK (Minérnlngip), ■:paih /Iiinr,chaui flunlde, /luiirurc (le calcium. — S(his ces difl'érents nom» on désigne un minéral qui so rencontre le plus ordinairement cristallisé on cubes, quelquefois en masses concrétion-' nées d'une structure lamelleiisc. Suivant Gay-Lussac, lo spath fluor est lo résultat de la ccmbiuaison du calcium
FLU
FLU
avec un élément inconnu, appelé fluor : sa densité est 3,l5; on le reconnaît aisément aux vapeurs blanches qu'il émet, lorsqu'on le traite par l'acide sulfurique; ces vapeurs rongent le verre. Souvent liyaline, cette substance est toujours transparente, quelquefois colorée en violet améthyste ou en vert bleuâtre; les échantillons qui possèdent la dernière teinte sont ordinairement dichr, ûes : violets dans un sens, ils paraissent verts dans l'autre. Le spath fluor appartenant au système cubique possède la réfraction simple; son indice est 1,4-36 ; il polarise la lumière sous l'angle de 5° 9' avec la normnl«; ses cristaux deviennent phosphorescents par la chaleur, lorsqu'on a usé une de leurs faces sur une meule de grès. La chaux fluatée est essentiellement une substance de filons; elle y accompagne tantôt l'étain, tantôt le plomb ou le zinc. On l'emploie quelquefois comme fondant dans le traitement de quelques minerais; dans les laboratoires, le spath fluor sert à la préparation de l'acide fluorhydriquc. Les variétés à couleurs vives sont utilisées pour fabriquer des vases ou des objets de fantaisie ; les vases murrhins, célèbres dans l'antiquité, étaient en fluorine. Lef.
FLUORURE DE siLiciiM vSiFP) (Chimie). — Compose de fluor et de silicium. C'est un gaz incolore, d'une densité égale à 3,57, répandant à l'air des fumées acides très-épaisses et se décomposant, au contact de l'eau et de l'humidité, en acide silicique ou silice (SiO'), qui a la foi me d'une gelée transparente, et en acide fluorhydviqve (FIH', qui se combine avec du fluorure de silicium non décomposé pour former de Vncide hydi-oflufjsiticique 3;riH),2(SiFr^). Sa saveur et son odeur sont analogues à celles de l'acide chlorliydrique, avec lequel on l'a confondu pendant longtemps. H se produit quand on fait agir l'acide fluorhydriquc sur le verre; ouïe prépare en chauffant un mélange d'acide sulfurique concentré, de silice et de fluorure de calcium. 11 a été découvert par i Schéele en m 1 et étudié en 18r2 par John Davy (voyez HïDROFLiosii.iciQCE [ucide].
FLUORURES natlrels (Chimie). — Les fluorures naturels sont :
I'« Section. Cubiques : fluorine (FlCa) ; yttrocerite FUYtCe]. , ,
2' Section. Rhombiques : cryolithe [FlSAFNa'j (voyez ce mot).
FLUSTRES (Zoologie). — Suivant M. Milne-Edwards, ces animaux appartiennent à L'embranchement des Mollusques, sous-embranchement des Mol/uscoïdes ou Tu- 7ïicicrs, classe des Bryozoaires; ils forment, dans tous les cas, un genre établi par Lini:é (Flustra), et qui avait été rangé par Cuvier parmi les Polypes à polypiers cclluleux. Spallanzaui, Laïuark , Blainville et beaucoup d'autres ont étudié ces animaux, jusqu'à M. Miint- Edwards qui paraît avoir précisé leur véritable place dans le c;idre zoologique. M. le professeur Paul Gervais résume ainsi les caractères de ce genre : « On peut dire que ce sont des polypes bryozoaires (du grec bryon, mousse, et zôon, animal) dont la peau externe se durcit en grande partie, et forme des polypiers d'apparence cornée,;! loge ou cellule complète pour chaque animal. » La réunion de ces espèces de polypiers est fixée en forme de croûte foliacée aux corps sous-marins. On en trouve dans toutes les mers et à toutes les profondeurs. La F. foliacée (F. fuliacca, Lin.) est une espèce grande, fiondescentc, que l'on trouve sur nos eûtes. Il y en a plusieurs à l'état fos^ile.
FLUTE (Zoologie). — Nom vulgaire d'un foi mo« du genre Murène, la M. commune, et d'un autre du genre Fislulaire, la F. petimhe (F. lalucaria, Bl.)
Flûte nu soleil (Zoologie).— Ces mots paraissent êlre la traduction exacte do Curahi-rcmcmhi, nom par lequel les Guaranis (indigènes du Paraguay) désignent une espèce ilc //non, Ardea cyanoccphala de Latlinm, Bihorcau flùlc du soleil ic Lcsson. Ils l'appellent ainsi, parce que, croient-ils, le sifflement doux et mélancolique qu'il répète souvent, à certains moments, annonce des changements de temps. Ces hérons sont assez communs au Paragu;iy, dans les plaines sèches ou humides, pluiôt qu'au bord des lacs et des rivières. Ils passent la nuit perchés sur les lubrcs, où ils placent leur nid dans lequel la femelle pond deux oeufs.
Fllte (Gni:i rE in) (Horticulture). — Voyez Gheffe. FLUTKAU (Botanique). — Voyez Alisme.
FLUVl,\LI'.S;Bnt;uiique). — Quelques auteurs, et entre autres Ventenat, ont donné ce nom i la famille des Adtdf/réi dcJuhbieu. M. Ad. Broiigni:irl l'a adopté pour désigner sa quinzième classe do végétaux ; il la caracté-
rise ainsi : périanthe libre ou adhérent, double ou quelquefois nul, l'externe sépaloide, l'interne pétaloide. Etamines indépendantes du pislil, souvent dans des fleurs distinctes. Cette classe comprend les familles des Hydrocharidees, des Butome'es, des Alismacées, des Naiadées, des Lemnace'es.
FLUVIATILES (Botanique). — On donne quelquefois le nom de Plantes fluviatiles à celles qui croissent dans les eaux courantes; telles sont plusieurs espèces de flenoncules et de Potamots, etc.
FLUX (Médecine), fluxus , du latin fluo, je coule. — On entend par là toute évacuation surabimdante de quelqu'une des humeurs renfermées dans le corps ou produites par un état morbide; ainsi \a.dinrrl,ée estquelquefois appelée flux de ventre. — Le flux de sang est la di/sscnterie ; — on appelle flux hémorrhdidal toute espèce d'écoulement qui accompagne les he'morrlioï'les,eic. — Plusieurs nosologistesont aussi employé cette expression pour désigner certains groupes de maladies. Sauvages avait admis quatre ordres de flux : les F. de sang, les F. de ventre, les F. séreux, les F. </•■ gaz.
Flux et reflux (Astronomie). — Mouvement régulier et périodique qu'on observe chaque jour dans les eaux de la mer, et qui constitue le phénomène des marées. Dans les mers étendu, s, l'eau monte pendant six heures environ et s'étend sur les rivages, c'est le flux ou le ^0/ ; après cela, elle descend pendant six autres heures, ce qui forme le reflux ou jusant. Il y a donc deux flux et deux reflux en vingt-quatre heures, ou, plus exactement, entre 21'' 49'°, intervalle moyen de deux passages consécutifs de la lune au méridien. Les marées sont à peu près insensibles dans la Méditerranée ; elles acquièrent, au contraire, d'énormes proportions dans certains bras do mer en communication avec l'Océan, tels que la Manche (voyez Marées!.
FLUXION (Médecine), du latin fluere, couler, aflluer. — On désigne par là tout afflux d'un liquide vers un point qui est le siège d'une excitation quelconque. Mais on lui donne plus pariiculièrement ce nom lorsque le phénomène se produit dans certaines parties de la bouche, telles que les gencives, l'épaisseur des joues, les glandes salivaires, les ganglions lymphatiques; de lil plusieurs espèces de fluxions. — La fluxion des gencives reconnaît pour cause, le plus souvent, une carie dentaire, l'extracùtn d'une dent, etc. Dans ce cas, le froid la détermine très-souvent; elle se termine ordinairement par la résolution que l'on hâte au moyen des bains de pieds, deslotions ou bains locaux avec les décoctions de guimauve et de tète de pavot, etc., ou par un petit abcès qui s'ouvre seul, quelquefois à l'aide d'un petit coup de lancette. — La fluxion des joues a. soa siège dans le tissu cellulaire de cette région ; uiêmes causes, même terminaison, même traitement, on y joindra des cataplasmes émollients. Lorsqu'il survient un abcès , la suppuration se fait jour ordinairement dans l'intérieur de la bouche; c'est le cas le plus heureux; rarement l'abcès s'ouvre à l'extérieur; alors, la fistule du canal de Sténon peut en être la conséquence (voyez aix mots Digestion, Fistules saliv.mres). — Ce qui vient d'être dit peut s'appliquer aux fluxions qui ont leur siége dans les r/landes salivaires, dans les ganglions lympliatiijues; mais ici, eu raison de la nature des tissus, 1 inflammation est moins active, la résoluiion s'en fait souvent attendre plus longtemps, et lorsque la suppuration a lieu, c'est presque toujours un abcès froid (voyez Abciîs, Btiiox, Glande, Gaxclion UYSirnATiQUE, Scrofule).
Fluxion de poitrine (Médecine). — On désigne vulgairement par ce nom la pleurésie, la pneumonie, la péripneumonie à l'état aigu.
Fluxion (Mathématiques). — Newton désignait ainsi ce que nous appelons aujourd'hui ladérivéc ou le coeflicient différentiel. Ce mot était, pour lui, synonyme de vitesse. Si, en effet, l'on représente géométriquement la fonction yL:f[x), on pourra concevoir la courbe comme étautengondrée par le mouvement d'une droite parallèle à l'ase du y, qui so meut uniformément le long de l'axe des x, tandis ([u'un point parcourt cette ligne avec une vitesse variable qui dépend de la fonction /(x). Le rapport delà vitesse de ce point à la vitesse de la droite est égal à J^ ou à la dérivée de y par rapport à x. Pour Newion, c'était le raiiport de la fluxion de l'ordonnée à la fluxion de
l'abscisse, et il la désignait p.ar ?. Mais la considération de vitesse cl do mouvement n'étant pas csscntiello au
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sujet, il est plus simple de définir la dérivée comme étant le rapport des ditVérentielles ou la limite du rapport des différences finies (voyez DÉRIVÉES, Calccl différentiel).
FOENE (Zoologie), Fanus, Fab. — Genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrants, famille des Pupivores , tribu des Evnnia/es; à tarière très-saillante dans les femelles, formée de trois filets distincts et égaux, l'abdomen comprimé en massue, les jambes postérieures très grandes, les antennes filiformes, la languette entière ou simplement échancrée. Trèsvoisins des Evanies dont ils difl'èrcnt en ce que dans celles-ci la tête est sessile et l'abdomen excessivement court, ils se rapprochent encore des Ichneunions. Us vivent sur les fleurs. On les rencontre aussi voltigeant dans les lieux secs et sablonneux, avec des abeilles solitaires et des spbcx, et ils déposent leurs oeufs dans l'intérieur de leurs larves ou à côté d'elles. Leurs petits venant à éclore dévoreront ces larves avant de subir leurs métamorpho-
ses. Le F. lancier (F . jaculator, Fab.), long d'environ 0'°,0I2, est d'un noir obscur, mince et long; il a le premier article des pattes po'^térieures blanc, avec un petit anneau blanc ;\ la base des jambes. Les pattes postérieures, plus longues que les autres, ont des jambes très grosses. Les ailes supérieures sont transparentes avec des nervures noires; l'abdomen e^t long et menu ; la tarière des femelles est presque de la longueur du corps C'est l'espèce la plus connue. Geoffroy le désigne ainsi : Iclmeunwn tout noir, à pattcn postérieures Irèslongue.i et grosses. Le F. nffectnteur{F. affectalor, Fab.) est noir comme le précédent, mais de moitié plus petit. FOEMCULUM (Botanique). — Nom latin du Fenouil. FflENlJM cii,EciM (Botanique). — Nom spécifique de la Trii/nni'l/e fenu-grec, vulgairement Fenu-grec.
FOETELA (Zoologie). — Nom d'une variété de Poisson de Yllolocentre galerin de Lacé.pède, dont Forskal et Linné avalent fait une espèce do Sciènc, sous le nom do Scifrnn fœleln.
FOETUS (Zoo'ogle). — Ce mot, conservé dans la langue française, du niCme mot latin qui signifie fruit, production, sert à désigner le petit animal et particulièrement l'enfant, lorsqu'il est encore dans le sein de sa mire. Il n'entre pas dans le plan do notre livre do faire l'histoire du fœtus, que l'on trouvera dans tous les traités spéciaux ; mais il y a des fondions, telles que la circutntion, et par suite la nutrition, dont l'importance, dans le fœtus, demande quelques développements (vo>jez, au .Siipp!éiMcni, Cincui.ATioN chez le fixtus),
FOIK (AiiHloniie liiiniame), en latin liejinr. — Organe glanduleux, d'une cou'eur rnugehruniUre, situé dans l'hypocondro droil cl dans l'épigxslre, et letonu dans sa position par des replis du péritoine, appelés //^OHicn^i'. Il est le plu» volumineux cl lo plus pesant do nos viscères. Sa forme fut Bi»e/. irrégulière. Par sa face supérieure, convexe cl lisse, il est en coulait avec \ofiiiiplirni/me (|ui lo Bépaïc du cœur, du poumon droil et dos sept ou huit dernières côtes par lesquelles il est protégé. Sa face inférieuri', qui reg,arde un peu en .itrièrc, présente un sillon profond divisant le foie en deux lobes inégaux , i/rawl lobe ou lotie flroit, lotie moyen ou lobe r/itwtic; un Biitrn sillon, parlant transvcrHalcmcnt du promier, sert ik logrT la reine jiorte , Viirt/^re et lo comluit In'puligue, dcn vniHsenux h/mptinlir/ueiH dos;i«7iï;deriièro re «lllon transversal, dans l'arritro-cavllô du péritoine, ou trouve une sorte de momclon d'un fort volume, c'est co
qu'on appelle le lobule, petit lobe, ou lobe de Snigel.
Le foie est en rapport, à gauche du sillon antéro-postérieur, avec l'estomuc qu'il recouvre en partie, et i droite, avec la vésicule du fiel, le rein droit, le côlon transverse, la veine cave inférieure à laquelle il forme une gouttière. Il reçoit du péritoine une enveloppe presque coinplète; de plus, il possède une tunique propre, fibreuse, nommée cnpsH/erfe Glisson, qui lui adhère par une foule de prolongements fibreux. Son parenchyme est constitué par les divisions de la veine porte, de Vartère hépatique et des veines siis-hépatigues, et par les canalicules biliaires, sécréteurs et excréteurs. Tous ce> vaisseaux sont entre eux dans les rapports suivants : la reine porte, l'artère hépatique et un conduit excréteur sont réunis en faisceau ; autour de ces troncs principaux se trouvent placés les conduits sécréteurs delà bile; plus en dehors est le prolongement cylindrique de la capsule de Glisson, avec les capillaires qui s'y distribuent. Ces cylindres, pressés les mis contre les autres, renfermant dans leurs intervalles les veines sus-hépatiques, et unis entre eux par les anastomoses des capillaires biliaires et sanguins, se présentent à la surfacedu foie sous la forme de granulations ou à'acini diversement colorés, et dont la portion jaune est formée par les canalicules biliaires, et la portion rouge par les vaisseaux sanguins.
Le foie renferme trois ordres de vaisseaux sanguins : 1° Vartère hépatique née du tronc cœliaque, et apportant au foie du sang rouge qui le nourrit; 2° la veine porte formée de la réunion des veines des intestins, de l'estomac, de la rate, du pancréas, et qui, se distribuant dans le foie comme le ferait une artère, y amène le sang .ayant circulé sur les parois des voies digestives et ch.irgé de certains produits de la digestion; 3" enfin dans le tissu hépatique naissent les radicules de plusieurs rameaux veineux, nommés veines hépatiques, qui sortent du foie par sa face supérieure pour s'aboucher immédiatement dans la veine cave inférieure.
La principale fonction du foie est de sécréter la bile. Certains matériaux qui doivent donner naissance :\ cette liqueur passent à travers les parois adossées des capillaires sanguins, etdes canalicules sécréteurs, coulent dans les conduits excréteurs qui leur font suite, et aboutissent, au niveau du sillon transverse du foie, il deux canaux qui se réunissent enfin pour former le canal hépatique par lequel la bile sort du foie. Le canal hépatique rencontre bientôt le canal cystique, auquel il se joint i angle aigu pour donner naissance au canal choléiluque (du grec choie, bile, et dechomai, je contiens). Ce qui advient à l'embranchement des deux canaux varie suivant que l'on est à jeun ou dans la période de digestion. Dans le premier cas, la bile, parvenue à la jonction des canaux hépatique et cystique (du grec cgstis, vessie), se partage en deux portions, dont l'une rétrograde par le canal cystique dans la vésicule biliaire qu'elle remplit peu à peu, tandis que l'autre continue son trajet par lo canal cliolérloque, et parvient dans lo duodénum ; prndant la digestion, la vésicule se vide.
Les usages do la bile sont pou connus; cependant l'on sait, d'une part, qu'elle agit comme liquide alcalin pour émulsinnticr les graisses conjointement avec le suc paiicréati(|ue; d'une autre part, que certains de ses principes constitutils, p;ir ex(>inple sa matière colorante, sont expulsés a\rf !■- ,\(rrinonts; on a pu la considérer comuie un des iVim iii-, du ir;ivail digestif et comme un des produits oMii rnrMtiticK do la nutrition (voyez NunuTioN). M, Ir |nii[. , riii- Claude Bernard a découvert, en 1853, (]u> Ir inh , (Hiiic la sécrétion biliaire, jouissait delà propn. I.' iniiili'ir de crécr du sucre de toutes pièces aux (l/'pons (lu sang. Ce .sucre remonto par les veines susli('l>ftiiqucs dans le cœur et les divers organes, oi'i il est incossamment délruit par la combustion respiratoire ; ou a donné à celte fonction nouvelle du foie le nom de Glycoqénie {voyez ce mot). S — V.
FoiR (l'atliologi(0. — Le foie est sujet i\ des maladies nombreuses, et presque toujouiN irè'i-cvavos. I.m'sciii'iuie cause qni'IcuiKuio déterjnino l'i.li ii lui i ri ilu , .iinil excréteur di' la l)ilc, ou suspend :■ li;niil .,,.i.>ndu
l'c.ii', les ri,' Mis do la bilcc.'s,rnl dVnr,' ivln 1 i sang
cl ,MU nMin'iit ;'i ce liquide une teinte jaune eai-acté-
II inini L I ,.| nllc p.articipo la poau. Col étal morbide, i]. .v.'ur ■Ml il- nom d'i'c^'W, vulgairement do jaunisse, acciiiii|iagnc un grand nombre do maladies du fcnc ;\ l'une ou l'autre de leurs périodes, ou mémo pendant toute leur durée. D'autres fois aussi il cnnstituo t\. lui seul une afTeotinn particulière que l'on désigne sous les noms lïictdrc ou jaunisse (voyez ICTiînc).
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Le foie est sujet à une antre affection non moins fréquente que la jaunisse et moins remarquée, c'est la congesiion du foie signalée à l'attention des médecins, par le professeur Andral {Clinique, t. II), puis étudiée en détail par : Elaspel (Malad. de l'Algérie), L. Fleury [Hydrothérapie) , Frerichs(rcfli7. prat. des malad. du foie). Cette maladie se révèle par de la pesanteur et de la douleur au côté droit, une teinte jaunâtre delà peau particulièrement marquée aux ponmiettes, autour de la bouche, au blanc des yeux, enfin par unr augmentation notablfî du volume du foie, que l'on reconnaît au toucher et à la percussion. Souvent l'appélit a disparu, d'autres fois il est capricieux ou excessif; mais les digestions sont toujours pénibles. Un amaigrissement marqué accompagne ces symptômes, bien qu'habituellement il n'y ait pas de fièvre. Le plus souvent, cette aflection n'est que la suite d'un emb.irras dans la circulation pulmonaire ou dans le jeu du cœur; aussi ia congestion du foie est- elle un des accidents habituels dans les maladies organiques du cœur; elle est aussi un des symptômes .accoutumés des maladies produites par les émanations marécageuses. Parfois aussi cette congestion du foie se produit d'elle-même, mais c'est surtout dans les pays chauds, comme on a pu l'observer en Algérie; les individus jeunes, vigoureux, et non acclimatés dans le pays, y sont particulièrement exposés. Chez les habitants des mêmes contrées, vivant dans rhumidité et éprouvés longtemps par les fièvres, la congestion du foie est encore commune et se lie souvent à «ne maladie du canal digestif. En tous cas, la congestion du foie consiste en une accumulation du sang dans le tissu du foie, qui est rouge ou violacé. Cette maladie a une durée très-variable, parce qu'elle se produit dans des circonstances très-diverses. La congestion simple et récente cède promptement àuue large émission sanguine; mais lorsqu'elle est le contre-coup d'une maladie plus grave, elle s'amende ou s'aggrave avec elle. Sous nos climats, cette affection est peu grave, mais il en est tout autrement dans les pays chauds. Dans sa forme aiguë, elle résiste rarement à la saignée générale ou à l'application des sangsues à l'anus, avec un régime doux, l'usage des bains alcalins et de l'eau de Vichy en boisson. La congestion chronique, beaucoup plus rebelle, a été très- heureusement combattue par les douches d'eau froide (voyez Hydrothérapie); les eaux minérales de Vichy, Hambourg, Kissingen, Carlsbad, sont aussi recommandées dans ce cas. Lorsque la maladie tient aux influences locales citées plus haut, le dépaysement est Is meilleur moyen s'il est possible.
L'inflammation du foie est désignée sous le uon d'At'paiite et se termine quelquefois par X'abcés du foie (voyez Hépatite).
Ùlti/pertroiiltie du foie est une maladie qui offre souvent des apparences de la congestion chronique, mais qui en est essentiellement distincte (voyez Hypertrophie).
Le foie peut aussi être attaqué à'atrophie ou de diminution de sa substance. Cette affection obscure et difficile à reconnaître ne laisse guère d'espoir do guérison ; au début, les forces et l'embonpoint déclinent peu à peu, le visage devient paie ; un peu plus tard sp déclare une ascite abdominale ou hydropisie du ventre ; en explorant la région du foie, on reconiKiît un amoindrissement notable de l'organe. Cette maladie n'est pas très-commune.
On nomme cirrhose du foie (du grec cirrhos, roux) une maladie grave dont le fait principal est l'hypertrophie d'une partie des granulations du foie et l'atrophie du plus grand nombre ; les parties hypertrophiées prennent la couleur de la cire jaune. Cette affection n'a été distinguée nettement que par les médecins modernes, Boulland (Mém. de la Soc. d'émulalion, t. IX), Becquerel [Archiv. de méd., 1840), Monneret {Archiv. de méd., 1852), Gubler [Thèse p. l'agrég., IB.Vi). La cirrhose peut être liée avec des maladies graves du cœur, des poumons, des reins, et elle se perd souvent alors au milieu du cortège d'accidents, que ces affections délcrniinent; elle n'est le plus souvent reconnue qu'après la mort, à l'ouverture du corps, si elle a lieu. Mais la cirrhose est aussi parfois une afTcclion primitive, et voici à peu près sa marche. Son début est insensible; les malades, sans éprouver aucune souffrance, palissent peu à peu, maigrissent et perdent leurs forces; le ventre devient liydropiquc, et cet accident pei-sisie et s'accroît en général avec une ténacité invincible; s'il devient considérable dans le ventre , l'épancliement séreux s'étend jusqu'aux membres inférieurs , tandis que la faCc, les bras s'amnigpissent , prennent une teinte terreuse ou jaunâtre. La peau eststclie au toucher; l'appétit, qui
d'abord avait été conservé, dispar.Vit à la fin ; les urines deviennent rares et bourbeuses. La marche de cette redoutable maladie est lente, et c'est après de longs mois, ou même quelques années, que le p.^tient succombe à son mal ; souvent cette terminaison funeste est liàiée par quelque complication, érysipèle, pleurésie ou pneumonie. Le rôle du médeci:i est pénible en face de cette maladie, car son art est impuissant à en conjurer les fatales conséquences, et il ne peut que pallier les accidents qu'elle présente ; quelques purgatifs énergiques diminuent l'hydropisie; la ponction devient nécessaire lorsque l'épanchement séreux est trop .abondant et trouble les fonctions essentielles. La cirrhose est d'ailleurs difficile à distinguer avec exactitude de plusieurs autres afl'ections du foie, et le plus souvent on en admet l'existence en constatant que les caractèresde ces autres affections font défaut. C'est chez l'hom.me et dans la période moyenne de la vie que la cirrhose s'observe le plus souvent; l.i femme et surtout l'enfant y sont bien moins sujets. Peutêtre les habitudes d'user à tout propos des boissons alcooliques ou fermentées sans aller même le plus souvent jusqu'à l'ivrognerie, plus communes chez l'homme d'un âge mûr, sont-elles la cause de cette préférence. L'altération spéciale du foie, dans la cirrhose, offre trois degrés : au premier, le foie n'a pas changé de volume ou a même augmenté, mais son tissu est d'une couleur jaune générale, marbré de lignes rouges, sinueuses et irrégulières; en même temps, le tissu cellulaire qui joint les lobules du malade est plus dense et de consistance fibreuse. Au second degré, le foie diminue de volume, prend un aspect mamelonné et une color.ition roussàtre qui rappelle celle du cuir; il est aussi plus dense et singulièrement résistant; dépouillé de la capsule de Glisson, il semble formé de petits mamelons jaunâtres, serrés les uns contre les autres. Le troisième degré s'observe rarement ; il serait signalé par un ramollissement du tissu hép.atique qui se convertirait en un détritus brunâtre.
Le cancer du foie est une affection assez fréquente sous nos climats (voyez Cancer) ; cette maladie incur.ible et inévitablement mortelle accompagne presque toujours une altération de même nature en quelque point de l'estomac. On pourra consulter sur cette affection redoutable le travail de M. le professeur Monneret [Archiv. gén. de méd., mai 1855). Il est rare que le cancer du foie se développe seul et primitivement; les sujets où il se produit portent habituellement un cancer externe ou interne sur quelque autre point de leur organisme. En tous cas, un tr.utement palliatif est la seule ressource que laisse au médecin l'impuissance de son art. La vésicule biliaire est sujette également à l'ail'ectiou cancéreuse.
Sous l'influence d'une violence extérieure, un coup porté, une pression énergique, une chute sur l'hypocondre droit, le foie peut éprouver une n/p'«re; quelquefois cette déchirure du tissu du foie se produit spontanément. Dans tous les cas, il s'ensuit une hémorragie interne qui ne détermine ordinairement pas d'inflammation du péritoine. C'est, néanmoins, un accident funeste qui se révèle brusquement par une douleur locale, vive et déchirante ; la face est anxieuse et contractée, le pouls petit et accéléré; il j' a des syncopes; la mort qui peut survenir en quelques heures ne tarde jamais au delà d'une dizaine de jours. La vésicule biliaire peut se rompre, dans cortains cas, avec une douleur atroce; une péritonite suraiguë emporte promptement le malade.
Il faut encore signaler, parmi les afl'ections du foie, la production des calculs ii/inires (voyez C.alccl).
Le foie est donc, en résumé, sujet à de trèsgr.ives maladies ; sa position superficielle et son volume considérable le rendent très-acces>ible aux fâcheuses influences do la constriction de l'abdomen. C'est en effet un dos organes que l'usage dos corsets serrés peut offenser le plus facilement, et la coquetterie, qui a provoqué ce funeste abus, est plus tard bien cruellement punie.
l!ne espèce de Ver intestinal, nommé Douve, Ver plat, Diitnme hépatique. Ver du foie [Faiciola hepaticn. Lin.), se niuliiplie parfois dans la vésicule et les conduits biliaires (v ^yez Douve). Mais une .autre aflection verniineusc, commune dans le foie, est celle que caractérise la présence de vessies enkystées, remplies d'un liquide clair, nommées lli/datides et (|uo LaCnncc a plus spécialement appelées àcéphaloct/^tes (voyez ces mots). Celle affection, comme la précédente, estpr;ivc lorsque les helminthes se sont abondamment multipliés; la médecmO ne les comb;it pas très-ellicacemeiil. F — ^.
Foie (Anatomie animale). — Les fouclious du foie sont
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sans doute d'une grande importance dans la nutrition des animauv, car chez l'inimense majorité d'entre eux on reconnaît toujours un appareil organique sécrétant un liquide huileux, d'une couleur jaune verdàtre, en un mot offrant tous les caractères de la bile. Toutes les fois que cet appareil organique a la conformation d'une glande, c'est véritablement un foie.
Tous les animaux Vertébrés ont un foie parfaitement analogue, pour la position, l'aspect général et les fonction?, au foie de l'espèce humaine-, mais on s'aperçoit par une étude comparative que cet organe n'a pas chez l'homme un développement complet, et que le véritable type de sa composition complète se trouve dans les Mammifères carniiores et rongeurs. On y observe alors cinq parties ou lobes bien distincts : un /obe principal divisé à sa face inférieure par deux scissures dont la droite loge la vésicule du fiel, et l'autre reçoit l'un des ligaments suspenseurs du foie ; un lobe quuche et un lobe droit ajoutés à droite du lobe principal; enfin un lobule gauche et un lobule droit annexés eux-mêmes chacun à l'un des deux précédents. Dans cette façon de décrire le foie, imaginée par Duvernoy {.inal. compar. de G. Cuvier, 2* édif., t. IV, 2"^ pirt.), celui de l'homme consisterait uniquement dans le lobe principal et un rudiment du lobe droit, qui serait le lobe de Spigel ; les trois autres lobes ne seraient pas développés. Le c/wf, le chien, Yécureuil, la marmotte, le rat, le lapin, ]e lièvre, le cochon d'Inde, ont un foie complet avec ses cinq lobes. La plupart des autres nianimifères ont cet oigane composé d'un plus grand nombre de lobes que dans l'espèce humaine; cependant les orangs, les semnopithèques, les ruminants, les cétacés carnassiers, n'ont aussi que le lobe principal bien développé. Plusieurs i-onyeurs, l'ai, l'éléphant, le pécari, le tapir, le daman, le rhinocéros, toutes les espèces du genre Cheval, celles du genre Cerf, celles du genre Chameau, les dauphins,\a baleine,sont dépourvus de vésicule du fiel.
Les Oiseaux ont le foie comparativement plus volumineux que les ni.ammifères; il consiste ordinairement en deux lobes égaux ou à peu près, que l'on doit considérer comme analogaes au lobe principal de celui des mammifères, divisé en deux portions; parfois on trouve, comme chez les perroquets, le nandou, plusieurs palmipèdes, un lobe de Spigel ou rudiment du lobe droit. La vésicule du fiel manque chez les perroquet^, les coucous, la;<!«tatle, la gelinotte, les pigeons, l'autruche d'.-lfri'/ue.
Encore plus grand proportionnellement que chez les oiseaux, le foie chez les Reptiles n'offre que peu ou pànt de divisions, et prend chez les serpents une longueur relativement très-considérable; il est largo et court chez les espèces d'une forme ramassée. Les grenouilles et hs crapauds ont le foie divisé en deux lobes par une scissuie qui logo la véhicule biliaire et reçoit le ligament suspensciir. Do tous les animaux vertébrés, les Poissons ont le foie relativement le plus volumineux; tantôt il n'offre aucune division, tantôt il présente deux lobes ou mCnie trins, mais rarement un plus grand nombre. Les reptiles et les poissons paraissent être tous pourvus «l'une vésicule biliaire.
Chez les animaux Arliculét, le foie, quand il existe, a une organisation peu parfaite; ce n'est souvent qu'une ,'iggloméralion plus ou moins nombreuse de tubes simples ou ramilles, versant chacun la bile immédiatement dans l'inteslin. Chez les Crustacés décapodes {crabes, écrcvisses, langoustes, liomards), c'est cependant une vél'itablc glande assez comparable au foie des vertébrés. Les Insectes sont tous dépourvus do foie, mais non pas ■de sécrétion biliaire ; le foie est, chez eux, suppléé par <lc longs tubes sinueux, plus ou moins nombreux, divcrdcniunt groupés, cl qui s'ouvrent de diverses manières dans l'intestin; ces tubes ont reçu le nom de canaux biliaires, car ils iMicri'tcnl inlérieurement la bilo dont la colorai ion Cit parfaitement reconnaissablo (voyez In-
SECIKS).
Les animaux Mollusques ont un foie généralement vohmiineiix, qui rappelle celui des viTtébi-és, mais ne possi'dfi pn» de vésicule biliaire. Chez les W/<A«/opodes {seiches, poulw.i, calmars), on particulier, cet organe est très semlilablc & ce (pi'on W. voit chez les priissons, cl un canal bien dislinct ver^e la bilo dans l'intestin b, la suilc de l'citomac. Les (iaitémpodes {limaces, escargots, limnces) oITront uno disposition du foie aniiloguR, mai» ceilo glande entoure di-J4 plu» intimement le canal digestif. Chez les autres mollns<iue3 {huîtres, moules, peignes, atiodonles, etc.), le foie en\eloi>pc l'cbtoaiac, a'uuit étroitement & ses parois, cl y
verse la bile par des canalicules multiples. La circulation spéciale de la veine porte, qui s'observe chez les vertébi-és, n'existe pas chez les animaux invertébrés.
Chez les animaux Rayonnes ou Zoopinjtes, on ne trouve plus de foie; la bile est fournie par des organes simples, logés dans l'épaisseur des parois du canal digestif. Encore chez les espèces les plus simples ne trouve-t-on p.is toujours une c.wité digcstive bien distincte, et alors on peut douter qu'il subsiste aucune trace de la sécrétion biliaire.
Pour étudier l'histoire du foie chez l'homme et les animaux , on consultera surtout : Sappey, Traité d'anal, descripl., t. III; — Duvernoy, Leçons d'aniit. comp. de G. Cuvier. 2' édit., t. IV et V; — Siebold, Lehrbuch [Manuel d'unat. comp., en allemand) ;— Kôlliker, A?iat. microscop. ; — Kiernan, The anat . andphys. of the Liver [Anatom. et physiol. du foie, eu anglais) ; — N. Guillot, Ann. des se. natur., 3' série, t. IX, 1848, Mémoire; — Huschke, Encyclop. anatom., t. V, et Splanchnol.; — Lereboullet, Mém. sur la slruct. du foie. Ad. F.
Foie de bœdf (Botanique). — Nom vulgtiire du genre Fistufine (Champignons).
FOIN (.agriculture), fœnum des Latins. — L'entretien, l'exploitation des prairies naturelles ou des prés a pour but les pâturages et la récolte des herbages; dans ce dernier cas, l'herbe est fauchée pour être consommée fraîche à l'étable, ou pour être séchée sur place, convertie en Foin et conservée pour l'usage des bestiaux. Aux mots FoiiRBAGE, PR.4iniE, on trouvera les divers modes d'exploitation des herbages de toute espèce. Il ne sera ici question que du foin.
La saison pendant laquelle se fait la récolte du foin ou la fauchaison doit être déterminée de telle façon que l'on obtienne à la fois le fourrage le plus abondant et le meilleur possible; c'est au moment de la floraison do la plupart des espèces de plantes qui composent les prairies. Plus tôt, il y aurait perte sur la quantité et même sur la qualité, les plantes n'ayant pas acquis tout leur développement et toute leur saveur; plus tard, un grand nombre de tiges défleuries seraient desséchées et auraient perdu une partie de leurs qualités nutritives, plusieurs même ne repousseraient plus. C'est, en général, vers le 15 juin que la fauch;iison doit être faite sous le climat de Paris, pour être dans les circonstances les plus favorables. Cependant cette époque peut varier suivant la nature du sol, les espèces qui entrent dans la composition de la prairie ; on sait aussi que si le foin est exclusivement destiné aux bêtes bovines , il doit être coupé un peu plus tc>t. D'un autre côté, il est bon quelquefois de la retarder jusqu'après la fructification des espèces que l'on veut conserver, alin qiL'avant la fauchaison elles puissent rép;uidre leur semonce. Nous devons dire aussi que l'époque de la fauchaison doit être calculée suivant l'importance que l'on veut donner à la seconde coupe de foin, c'est-à-dire les regains; celle-ci doit se faire, encore assez tôt en aulonme, afin que l'on puisse compter sur quelques journées chaudes pour le fanage. C'est donc à la sagacité et i l'intelligence du cultivateur ;\ peser toutes ces considérations.
Le fauchage des prairies se fait le plus souvent avec la faux (voyez ce mot), (pielquefois dans les grandes ex- ■ I récentes, noml'iii^ journaliers \rlii^if dans un
cil s, lUlAiniES).
jxmoissoimeuses.
ploïtations avec dos nu»chini-s d'in niées faucheuses, élonl le^ p permettent d'espérer l'emiil avenir prochain (voyez 1^M n Elles ressemblent beaucoup
Le fanage est la série d'opérations qui consiste a faire sécher le foin et à le rassembler pour le mettre en meules, en bottes, ou pour le rentrer dans cette partie des bâtiments de l'exploitation, nommée fenil. Toute l'herbe coupée avant 9 ou 10 heures du malin doit être répandue sur le pré avec dos foui-chos, des râteaux ou des faneuses; co foin sera retourné à midi, puis h six heures du soir on lo réunira en petits tas nonunés boccotcs, chcvrotles. Les autres piirtios fauchées dans la journée resteront Jus<|u'au lendemain matin en audains (ce sont les rangs d'herbe coupée que le faucheur jette à terre i chaque coup de faux). Le lendemain on élendia l'herbe fauchée la veillo et le matin, de plus celle qui aura été mise on ttis. Le soir ou dans le jour, s'il survient de la pluie, on lo remet on las que l'on fait de plus en plus gi-os à mesure qu'il sèche dnvanl.age, et le Iroisiènio Jour ordinnireineiit on lo réunit en très-gi-Os tas dans lesquels lo foi» s'échuulVe un peu, sue et acquiert plus de qualité; le lendemain, après la rosée, on le rcLlrc. l'iusiciirs moyens sont employés pour
FOI
opérer le fanage des foins : d'abord les fourclies et los râteaux que tout Iti monde connaît; on a aussi imaginé
sultat °rme,
1159. — Faneuse de Woljurn.
compose de Jeu
tormant lir
de fei M lui fusées Je l'essieu. Chacui
en toiile U, contenaiil les roues d'engrenage qui Iransmel
la faneuse à l'axe E du hérisson ou giand tambour it lAleaux fansurs. Ces
tels que le hérisson fasse 3 tours pour 1 tour des roues de la faner
hérisson sont moulés deux cercles en fonte soutenant les S râteaux C, di
fer A remuent le foin.
plusieurs espèces de faneuses parmi lesquelles nous citerons la faneuse anglaise de Wobuni, « Elle se compose d'un grand tambouren forme de lit5risson, qui peut s'élever ou s'abaisser à volonté, afin d'approcher plus ou moins du sol. Ce hérisson est composé do huit râteaux à dents de fer recourbées, lesquelles, étant assujetties à la fois à deux inouvemenis, l'un de translation paralltlement au terrain et commun i toute la machine, et l'autre de rotation autour d'un axe, éparpillent le foin qui se trouve sur leur passage » (Truite e'ie'm. d'agricutt., par J. Girardin et .\. Du Breuil). 11 existe aussi plusieurs espèces d'instruments à cheval pour ramasser le foin : ainsi le râteau à cheval de Howards, la herse hollandaise, le rafleur liollandais, le rafleur anglais, etc. Nous donnons ici la figure d'un râteau à cheval, d'un niéca-
Fig. 1130. - Râteau i cli.val.
nisnic très-simple, mais qui demande une certaine force pour la manœuvre du levier, lorsque les dents son! chargées do foin.
Quels que soient les moyens employés, le foin qui pro- \ietit d'un bon fanage se reconnaît « à sa couleur encore verte, à sa souplesse et à son parfum; le foin mal préparé a une couleur grise, le soleil l'a blanchi, l'a rendu cassant; il sonne sous la fourche; il est peu aromatique; il se reconnaît encore à sa couleur sombre, lorsque le fanage, au lieu d'avoir été contrarié par un soleil urdent, l'a été par des pluies prolongées. V.n admettant quo le ciel soit clair et le soleil trop ardent, il faut bien se garder do trop éparpiller l'herbe avec la fourche. Si celle du dessus se dessèche trop vite, elle soustrait nu moins celle du dessous â rintensilé de la chaleur solaire, et l'on obtient :^ peu prés ainsi le iiiùine
; par de!
enl des i
FOI
' si l'on opérait â l'ombre » [Le livre de la P. Joigneaux).
Ou conserve le foin en meules ou dans le fenil, botielé ou non bottelé. Les meules petivent être temporaires ou permanentes; les premières (/ig. IIGI) se font sur la prairie, dans la partie la plus élevée; ce sont tout simplement des tas réguliers , de forme ronde, légèrement coniques, dans lesquels on tasse et on comprime le foin aussi également que possible. On les fait ordinairemont hautes et larges. Elles ne restent que quelques semaines dans le pré. Les meules permanentes (fig. Il(i2) doivent être faites avec plus de soin ; ordinairement elles occupent un emplacement sec dans une cour de la ferme. On les isole de terre, soit au moyen d'un appui en fonte, soit en les établissant sur un lit dt; paille, de colza, de clienevottes ou même de fagots. Le plus souvent on plante en terre, solidement, une perche un peu plus haute que ne doit être la meule, et on tasse soigneusement le foin à l'entour, couche par couche. Cela fait, au sommet de la perche, on attache fortement de la paille tout autour, en forme de chapeau, pour recouvrir la meule; il est bon de creuser à une petite distance une rigole circulaire pour les eaux pluviales. On a construit aussi des meules carrées ou d'autres formes. Le foin conservé dans les meules, et qui a été ainsi plus aéré, est préférable; le bétail le mange mieux et il lui est plus profitable; reconnaître que dans les climats pluvieux ce
Fig. 1161. - MjuI<
moyen est difficile et exige beaucoup de soins; aussi c'est en Angleterre, et surtout en Hollande, quo l'on a le plus peifeciiouné cette pratique. Le foin peut se conserver ainsi trèslongtemps; mais alors il se tasse tellement <|u il serait dillicile de l'arracher avec ht fourche ou avec des crochets ; on est aloi s dans l'habitude de le couper par tranches pour la consommai ion, soit avec une espèce d'instrument tranchant dont la forme varie.
Dans le cas où l'on serait obligé de conserver le loin en grange, il faudra aussi le tasser dans le fonil, afin que la poussière y pénètre le moins possible. En général, le foin se conserve mal de celte manière; il perd do son nromc , et souvent mémo il conlrnrto une odeur désngréablc pour le bétail. Il vaut mieux, dans ce cas, le faire botteler. Du reste,
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c'est une méiliode plus facile et plus avantageuse; elle permet une distribution pins régulière au bétail, et il y a moins de gaspillage. Un manœuvre habile peut faire dans une journée deux cents bottes de foin, du poids de 5 kilogrammes. Depuis quelque temps, on emploie en Angleterre, et mûme en France, des presses hydrauliques au moyen desquelles on comprime le foin au point qu'il n'occupe qu'une très-petite place. On fait observer avec raison que par ce procédé le foin se conserve mieux, qu'il ne se charge pas de poussière, que l'humidité no le
Fig. 116!. — Coiipc-foin.
pénètre pas, qu'il occupe infiniment moins de place, et qu'il peut se conserver pendant des années. Pour la consommat'on, on le tranche avec le coupe-foin.
L'emploi du foin est bien connu ; il sert particulièrement à la nourriture des chevaux, des \aches, des moutons. Lorsqu'il a été avarié par une cause quelconque, il faut le secouer à l'air et le mouiller avec de l'eau salée. On prépare avec le foin une espèce de décoction à laquelle on a donné le nom de thé de fuin, et que l'on emploie avantageusement mêlée avec du lait, dans la nourriture des jeunes veaux. On utilise aussi quelquefois les graines de foin pour la nourriture des vaches et des porcs; pour Cl la, après les avoir bien vannées, on les mouille avec de l'eau chaude pendant cinq ou six heures. Le regain, qui est le foin de seconde ou de troisième coupe (voyez Regain), est très-recherché par les emballeurs. On sait que le foin est souvent emploj'é par les tapissiers, dans la confeciion de certains ameublements communs, où il remplace la laine ou la bourre pour faire des sommiers, des paillasses, etc.
Foin (Botaiiique|. — On appelle ainsi quelquefois l'ensemble des tubes qui garnissent le dessous des champignons du genre liolel. — Les aigrettes et les fleurs qui garnissent le réceptacle de Varlicliaut avant son éjianoiiissement portent aussi vulgairement le nom de fidn.
Foin de BouricocNG (Botanique). — On donne génria- Icnienl ce nom et celui de (/ros foin, ou simplement de liou)f/rir/ne, au sainfoin (Hrdysaruru onoOrijc/iis, Lin.), parce qu'il croit naturellement en Bourgogne. Quelques personnes ont encore appelé ainsi mal à propos la luzerne {Medicai/o saliva. Lin.).
Foin dk mer Botanique). — Nom vulgaire de la plante nommée /osirre marine.
FOIUOI-LE (Botanique). — C'est In Mercuriale annurllii, ainsi nommée vulgairement, à cause de son action li'gèremcnt purgative.
FOLIACÉ (Botanique). — Se dit des organes qui ont l'apparence, la nature et l'organisation des feuilles. Les Kiipiili s sont foliatéis dans la plupart des cas, ainsi que l'involurrc. La spallie est faliaoh: dans les glayeuls. Le terme foliacé s'emploie surtout pour qunlilier certains cotylédons qui. minces et souvent relevés do nervures, ressemblent tout (i fait aux feuilles, comme dans les belles-dc-iuiit et autres nyciiiginécs, quel(|iics cupliorbiacécH, comme le sablier explosif [hm-a crepilans) ; tels sont encore les hterculicra, le.s tilleul», etc.
FOLIATION ou FKUii.ursoN, Défoliation, Phiîioi.ia- TioN lioiaiil(|ue). — C'S divers termes, dérivés du mot latin f'iliiim, fouille, et de» prépositions de, ipii marque la chute, il pra; qui veut dire avant, se rapiorlent au dévcloppemoiit et à la chute des reuilles chez les végétaux.
l'iilialion. — C'est le développement des bourgeons en feuilles au relniir du printemps. L'époque de In lullation vaiie sous bien des iiifliienrcs ; elle dépend des espèces, dci cllninli, de la lempérnliire de l'année, de» eirconstaucvs particulières uù les individus sont placés, ciillii du
certaines prédispositions héréditaires qui caradériscnt les \ariétés d'une même esjjèce. Il est donc impossible, sur ce sujet, de rien dire de général qui soit en mémo temps bien précis. Adanson, au siècle dernier, a dressé, pour la foliation de quelques espèces d'arbres sous le climat de Paris, la lable suivante, qui résume dix années d'observations :
Époque habiluellâ où commence h fuUalioii.
Sureau, Chcvrereuille 16 février.
Groseillier épineux, Lilas, Aubépine 1er mars.
Groseillier commun, Fusain, Troëue, Rosier. 5 — Saule,. \uliie, Obier, Boule-de-neige, Coudrier,
Pommier 7 —
Tilleul, Mai Tonnicr, Charme 10 —
Poirier. Prunier, Pêcher 30 —
Nerprun, Bourdaine, Prunellier 1" avril.
Charme, Orme, Vigne, Figuier, Noyer. Frêne. 20 — Chêne ". l«r mai.
On a remarqué, quant à l'influence de la température, que, suivant les espèces, elle varie beaucoup et que cette influence paraît considérable pour déterminer l'époque de la foliation. M. H. Lecoq cite les faits suivants: Le chèvrefeuille de nos haies et de nos bois montre ses feuilles à partir de -|- 3° cent. ; le groseillier, le lilas, à partir de -)- 5° ; le noisetier, -)- 9" ; le noyer, -f- 10° ; le robinier faux-acacia, + li". « La même température de 11^, ajoute cet observateur, suffit à l'acacia pour fleurir, tandis que le lilas, qui feuille à h", ne fleurit qu'à 10». An contraire, le noisetier, qui s'épanouit dès 3", ne peut fouiller avant 9° » {buian. popul.).
Pre'fo/iafion. — Ce terme désigne la disposition des feuilles dans le bourgeon qui leur donne naissance ; on employait autrefois dans le même sens le mot vernution (du latin l'ff)-, printemps). Cet arrangement, calculé pour entasser les jeunes feuilles dans le petit espace que leur laisse le bourgeon sous ses écailles ou feuilles extérieures, est toujours le même pour les espèces d'un même genre ; parfois même il s'étend h une famille entière. Aussi les botanistes ont -ils dû s'en préoccuper pour mieux car.ictériser les groupes naturels. Pour décrire la préfoliation, il y a lieu de considérer successivement la disposition de chaque feuille, puis celle des diverses feuilles du bourgeon, les unes par rapport aux autres.
Dans leur disposition individuelle, chacune des feuilles peut être plane ou légèrement convexe, pliée ou rou/ée sur elle-même. Mais le mode de plicature peut être fort varié aussi bien que le mode d'enroulement; de là beaucoup de termes distincts dont les princiiKUix vont être définis plus bas. Quant à leur disposition relative, les feuilles d'un même bourgeon peuvent être appliquées les unes contre les autres, et alors ordinairement chacune de ces feuilles n'est ni pliéo ni enroulée sur elle-même; elles peuvent Être, au contraire, diversement enchevêtp'es ensemble lorsqu'elles sont pliées ou enroulées. D'après ces diverses données générales, on pourra comprendre la série des termes suivants qui caractérisent les feuilles dans leur état de préfoliation : appliquées ou applicatives, lorsque les feuilles, sans être pliées ou roulées, sont juxtaposées face à face, comme bn le voit chez beaucoup de végétaux monocotylédones; dans ce cas, si elles se touchent par leur bord sans se recouvrir, elles sont valee'es; si elles ne se recouvrent que partiellement comme des tuilos,elles sont îHii;-Ky«de.ç,- elles sont récline'esourépticalircs, lorsque les feuilles pliées transversalement ont leur moitié supérieure appliquée sur leur moilié inférieure, en rapprochant la base du sommet (ex. : aconit, tulipier) ; coiidup/iquecs ou couduplieatives, lorsque la plicature a lieu longitudinalemenl, de manitro A appliquer la moitié droite de la feuille sur sa moilié gauche (ex. : hêtre, chêne). Si une feuille condnpliquéo en embrasse coniplétemciit une autre en chevauchant sur elle, la préfoliaiion est ei7«i- Idule ou anipleclivc (ex. : troène, iriii); fi elle reçoit u;uis son pli la moitié d'une autre pliéo comme elle, ces feuilles sont tlemi-rquit unies ou senii-aniplcctivcs (ex. : saiionairo); plissi'cs ou plicotives, lorsque les feuilles sont j)liées le long de leurs principales nervures (ex. : érable, charme) ; clii/pinnées ou eurnigalivcs, lorsque les feuilles son t irrégulière meniplisséesctramasséessur elles-mêmes; circi'iL'es ou tircinales, lorsque les feuille» sont roulées sur elles-mêmes transvcisnlument du sommet vers la base, do manièro à rappeler l'aspect d'une crosse abbatiale (ex. : fougère, rosello, paniassièro) ; eonvo/uk'cs ou cohvii/itlivci, lorsqu'au contraire, l'axe do ch.iqiio feuille restant droit, ccllo-ci s'enroule on cornet sur ellc-iuêmo
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'ex • froment, scidc, mais, bananier) ; si IVnroulen.cnt courbe eu déduis les deux moitiés de la feu.l e c,i deux peut rouleaux parallèles, celle^ciest in.oMee ^--V^ mie!'); si cet enroulemeut a lieu en dehors, cest-à-d it vere i face inférieure de la feuille, celle-ci est reiW«/c'^ ex •romarin); curvatives ou courbées, loi-sque , trop étîo tes pour s'enrouler, les feuilles sont courbées seulemeutr.«,.e™o/«;ire.,lorsqu'elles sont courbées de façon à s'envelopper les unes les autres (ex. : abricotier).
Les dispositions que présente la;,re7b/,«/io« se retrouvent, sous le nom à<i pré [lora.Uon dans les boutons i fleur, et les termes cités plus haut sont aussi emp oyes pou. l'arrangement des diverses parues de la fleur dans le
'"'D,7o/mf<on. -Ce terme s'applique =»' Pl>.f"°"«"';,Xe l'on nomme habituellement chute des Quilles Comme H foliation la défoliation est soumise aux influences des cimâttdeslLons,del'organisationpartiçuliÈreàd^^^^^^ espèce de plante, etc.; mais la principale cause de la chute des feuilles est leur mortification par suite de 1 aiîêt du monvement nutritif de la plante et de 1 absence de la sève dans la feuille. Une fois frappée de mon . feuille se sépare de la plante vivante comme une partie In"" renée ombe du corps d'un animal. Certains végéfaux cependant conservent leurs feuilles flétries, comme on le voit sur les chênes; on dit alors que ces feuilles sont marcescenies. L'aspect des végétaux yiv-aces pendant l'hiver diffère beaucoup suivant la durée dcsfeuil os sur les rameaux. Si les feuilles se flétrissent et se détachent avant que les nouvelles soient sorties de leurs bouigcons, l'arbre reste dépouillé pendant l'hiver et on le du I fcuilks caduques. Si, au contraire, les feuille, e meurent qu'après une nouvelle foliation, a plante conserve toute l'année sa verdure et est dite a feuilles persistantes; on désigne ces végétaux sous le "^ J'ilgaire . de toujours verts. On a tort de dire que ces végétaux ne perdent pasjeurs feuilles ; seulement ils en portent touiours parce qu'elles se succèdent sans interruption sur leurs rameaux. Dans les pays iatertropicaux, la plupart des arbres ne se voient jamais dépouilles, parce que le mouvcmeut de la sève n'est pas suspendu par une saison rigoureuse. La durée des feuilles sur la plante varie, suivant les espèces, de quelques mois à plusieurs années : le frêne commun ne garde les siennes que trois ou quatre mois; le pin. deux ou trois ans; les sapins, jusquà dix^ et onze ans; les araucaria plus longtemps encore. Quant à l'époque de la chute des feuilles, elle varie suivant les espèces, les climats et l'état des saisons. Ad. 1'.
FOLIE (Médecine), Insania, des Latins; Morbi mentales, de Linné; Fùlie,de Sauvages; Aliénation mentale, de Pincl. — Cette dernière dénomination a ete généralement adoptée, et si nous lui avons préféré celle de folie, c'est nue le sens en est plus connu pour les gens du mondo et pour le public auquel s'iidrcsse notre ivre. Rien n'est plus difficile qu'une bonne délinition delà tolie Pour Esquirol, c'est une ;i.lïection cérébrale, ordinairement chroniciue, sans lièvre, caractérisée par des desordres de la sensibilité, de l'inielligcnce et de la volonté. Selon Goorget, c'est une maladie a])yrétique (sans lièvre) du cerveau, ordinairement de longue durée, presque touiours avec lésion des facultés intellectuelles et nllectives, sans trouble notable dans les sensations et les mouvements volontaires et sans désordre grave ou même sans désordre marqué dans les fonctions nutritives,ctc. Locke avait déi;\ dit : Les aliénés sont semblables à ceux qui posent de faux principes, d'après lesquels ils r.aisonnent très-juste, quoique les conséquences en soient erronées. Nous ne pousserons pas plus loin ces réflexions ; nous ferons seulement observer combien il est diflicile de saisir le point précis où la raison commence A devenir aesordonnée et où la folie commence. Cotte question délicate et ardue, trop souvent tranchée par les lammcs avec une imprudence fatale par les conséquences qui en ont été la suite, l'a été aussi quelquefois par les magistrats avec une précipitation regrettable, et dans un sens opposé à l'avis des médecins, seuls compétents, sinon uifiiilliblos pour la résoudre, avec la sage réserve et 1 oxnérienco de leur profession. On s'est trop persuadé généralement que les aliénés no raisonnent p;isj on a pris pour des individus sains d'esprit de véritables fous, des monomanes, déraisonnant seulement sur un ou sur quelques point», sur une idée fausse, parlant, comme dit Locke, d'un principe faux et en déduisant logii|uenieiit toutes les conséquences erronées, mais conservant, sous tous les autres rapports, une mémoire excellente et le Jugcuiciit le liUis saiu, et moulraut il côté d'une faculté
pervertie une série d'autres facultés intellectuelles, mtacies et parfaitement conservées. Ces individus, que l'on vous présentera comme des aliénés, vous étonneront par la lucidité de leur esprit, tant que vous no toucherez p,as à l'idée qui les domine, et sur la iuelle 1 insanité de leur esprit va se manifester au premier mot. Un aliène causait depuis quelque temps avec un visiteur, qui, sachant avoir aflfaire à un fou, était émerveille de son calme, de sa tranquillité, et surtout du charme de sa conversation ; il allait se retirer, croyant avoir ete dupe d'une mystitication, lorsque le nom de Jesus-Clirist fut niononcé :« Oli! pour ceci, dit notre homme, on sait bien que c'est moi qui suis le Christ, ainsi n en parlons cas' etc. » La corde sensible avait été touchée, la détente était p.artie, il n'y eut plus moyen d'en rien tirer de raisonnable Nous pourrions multipher les exemples i cet égard; nous citerons seulement le smvant . un vieil employé de la Monnaie poussait 1 esprit d ordre jusqu'à la manie; il était minutieux, morose, triste, touiours inquiet de l'avenir; il voulait que tout fut mis en nlace et y restât; une chaise, un livre, une plume deraugés le rendaient chagrin, furieux. Il se levait inyariablemeiit à 5 heures du matin, faisait son feu, si c était ea hiver avec un soin tel qu'on ne voyait devant le loyer pas un atome de poussière; il procédait ensuite â sa toilette, époussetait, essuyait, rangeait. A J heures précises, il partait pour son bureau, d'où il revenait exactement à 4 heures et demie. A lO heures, il se mettait VLU lit sans jamais retarder d'une minute, ba cave, son bûcher, toujours bien garais, étaient ranges comme une bibliothèque avec une propreté remarquable, n changeait de linge tous les lundis et avait pour les quatre saisons de' l'année des vêtements qu il prenait ù. jour fixe. Toute visite l'aurait importune et aurait nus le désordre dans la symétrie de son appartement ; aussi personne n'entrait chez lui. Une barre d. fer disposée ' en crémaillère lui permettait d'entr ouvrir sa porte poui parler aux importuns. Comme son médecin, j avais seul le privilège d'être admis chez lui. Le garçon restaurateur lui apportant son dîner à 5 heures précises é ail reçu comme les autres par la porte entrebâillée juste assez pour passer les plats du jour et remporter la vaisselle de la veille avec le prix du repas enveloppé dans un papier contenant la commande du lendemain. Cet homme, qui avait vu la grande révolution , craignait beaucoup d'en voir une autre qui aurait pu jeter le desordre dans son existence si bien réglée, et des lS-.b, en pressentant une nouvelle prochaine, il se jeta oais la Seine après avoir écrit son nom sur un papier enlernu. dans un morceau de tafi-etas gommé ; il fut sauve, mais le 21 mai 1830, après une contrariété de famille, il se brûla la cervelle d'un coup de pistolet dans sa chambre. On trouva pour la première fois sa clef sur la porte d entrée et son cercueil tout prêt et tout ouvert aux pieds de son lit • il le gardait depuis longtemps dans un petit cabinet au bout de son alcôve. Cet homme etait-i un fou ? Évidemment sa raison n'était pas saine, et s il eut commis un crime, aurait-on pu en W"''' J"*"-'^L Hn.^it clarer coupable? Voilà donc une forme de déraison dont
il est difficile de préciser la nuance.
Parmi les causes de la folio, l'hérédité tient le premier ran", surtout chez les riches, chez lesquels elle est à peu près de moitié, d'après Esquirol, et seulement du sixième chez les pauvres. Quant à l'âge, voici le tableau que nous avons extrait d'un travail de Georget basé sur i 409 malades en France et en Angleterre : de W à 40 ans, 1 sur 3 iiliénés; de 20 à 30, 1 sur i; de 40 à 50 1 sur 5; do 50 à (iO, 1 sur 9 1 /2 ; do GO à 70, 1 sur 25 ; au delà do -0 ans 1 sur ViG. Pour le sexe, il par;iît bien et;ibli quo les femmes y sont plus sujettes que les hommes. La proportion, suivant Esquirol. est de 5 hommes à i femmes. Le célibat joue un certain rôle dans la production de la folie. On trouve 1 homme marié sur 3 4/5 aliènes et 1 femme mariée seulement sur 4 1/3 (Desporles) 11 n'est pas difficile de concevoir que lo progrès iniciiectuel, eu imprlm.aut au cerveau une plus grande activité l'onctionnelle, a dû produire un plus gr.ind "om^^.t^' liénations mtMilalcs, et dire q..e l';iccro,ssemcnt des luières a contrll.né à augnie.iter le nombre d,;s fous, ca "Xs faire le procès à lacivili^at on c'est «.niplemen mettre en lumière un fait de touie évidence, et qui n est 0 a iséqu ncè du perfectionnement do niuman.té. A lis tandis qu'à Londres et à Pans on trouve 1 fou sur •>0 ndivi is,àiMilan,c'ost 1 sur 242 ; à Homo sur 48 à N' les, I sur 150; à Madrid et à Samt-Pèlersho.;g, 1 sur 3Ô00 environ î au Caire, 1 sur '^3000. Par
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In même raison, le nombre des aliénés va croissant tlans une progression non interrompue ; à Paris, par exemple, le nombre des fous admis i Bicêtre, à la Salpêtrière et à Charenton, qui était de 1 012 en 1827, atteignait le chiffre de 1 4i5 en 1838, dans un espace do douze années. A côté des causes que nous venons d'énumérer, il faut en placer un grand nombre d'autres tenant : au tempérament, ainsi le bilioso -nerveux, le bilioso sanguin ; aux saisons, les mois d'été, par exemple; aux professions, celles surtout qui exigent une grande contention d'esprit, qui excitent l'ambition, la soif du pouvoir, des richesses, etc.; aux perturbations morales de toutes espèces ; aux veilles, aux excès de tous genres, à l'abus des liqueurs alcooliques, aux revers de fortune, aux maladies du cerveau, etc., etc.
Les désordres des fondions cérébrales qui constituent la folie ou aliénation mentale, en général, peuvent se présenter sous un grand nombre de formes diverses, qui eut permis aux pathologistes de les classer en plusieurs groupes. Les anciens divisaient cette maladie eu ??io«!e ou délire général, avec disposition à la fureur, et mélancolie ou délire exclusif, avec propension à la tristesse. Cullen adopte cette distinction , en faisant remarquer pourtant qu'elle ne comprend pas tous les genres do folie. Pinel en admet quatre espèces : la manie ou délire général, avec agitation, irascibilité, penchant à la fureur; la mélancolie, délire partiel avec abattement, tristesse, penchant au désespoir ; la démence^ débilité des actes de l'entendement et de la volonté ; Yidiolisme,iOvls de stupidité plus ou moins prononcée. Esquirol , en adoptant cette division, donnait le nom de monomanie à la mélancolie, et distinguait avec raison l'idiotisme congénital de celui qui survient accidentellement.
Quelle que soit l'espèce particulière de la maladie que l'on veut étudier, la folie présente des caractères généraux essentiels à examiner; ce qui frappe d'abord, ce sont les aberrations dans la perception des objets chez un certain nombre de malades, d'oii résultent des idées, des jugements, des raisonnements faux ou ridicules, lorsque, par exemple, un aliéné prend un homme pour une femme, un inconnu pour un ami, im frère, etc. D'autres fois ce sont des perceptions sans objet, ce qui produit des hallucinations (voyez ce mot). Ainsi on en trouve qui voient des objets qui n'existent pas, c'est l'histoire dus revenants; souvent ce sont des voix bien distinctes pour eux, des odeurs plus ou moins fétides ; de là des désordres dans les idées, de» combinaisons intellectuelles bizarres, extravagantes, des opinions ridicules, des propos décousus. Quelques-uns refusent de manger, d'autres craignent de respirer, d'aller à la garde-robe. Il yen a chez lesquels ces désordres amènent un état de colère , de fureur même, des cris, des menaces de casser, de tuer, etc.
Nous allons dire deux mots des caractères particuliers de la folie considérée dans chacune des espèces énoncées plus haut : 1" Dans \a.monomanic (Esquirol) ou mélancolie ( Pinel), le délire est tellement dominé par une idée exclusive. Cl rintelligcnce est tellement libre sous les autres rapports,quc^ le uialade peut paraitresain d'esprit tant que son attention n'est pas dirigée vers l'ohii t sm lr(|uil il déraisonne. Quelques-uns sont en proie lir u in\K, m i, inps à une agitation, à une espèce de de iii« ;^rni i.il. Les idées qui dominent chez les nionomaniaquos sont, le plus souvent, relatives aux passions et aux ;vlïeclions; ainsi celui qui était ambitieux se croit roi, pipe, Dieu mémej un autre, qui était tris rrlM-iinx, et :.ir.flé de la moiiomanic religieuse; cclu. n , .|iM .kmi.ui I. s richesses, possède des châteaux, il^ r n- ,'l- niilh ms, etc. Quelquefois cependant c'e^l lu luuIi ai; . , cL un en a vu passer de l'irréligion la plus profonde à une dévotion extrême. Chaque espèce, ch;ic|iie variété donne à celui qui en est alleclé un port, une attitude, de» gestes en rapport avec bcs illusions. Dans la forme nommije mélancolie proprement dite, les malade» sont trisli's, in(|uiets, chagrins; il» sont tlominé» par la frayeur {l.iipéinanie d'Ls(|uirol, du grec /i/zx?, tristesse). Ce 4 parmi les monomaniaques que l'on oLservc surtout les lialtucinalions ;i\ en est qui sont sans cesse tourminlés, poursuivis par les voix qu'il» croient entendre. Dans uee autre variété, ces malheureux s'imaginent avoir, d.ins (|uil(iue i)artie de leur corps, de» cnmini», de» animaux, dr» diable», ou bien ils sont mort», ils n'ont plus d'dinc ; d'autre» fois il» sont changés en individu» de sexe» dilTéient», en chien, en oiseau, etc. Plus.ieur'i aliéné», à force d'être tourmciué» por ce» idée» incohérente», bizarre», (hiissent par Vlmmicide ou le suicide, ([uelquefois |)ar le» deux. 2" Dan» la manie, lo délire c»t général, sans idée»
dominr.nics, sans passion fortement prononcée; chez les uns, l'esprit est continuellement surexcité ; ces malades parlent beaucoup et avec volubilité, mais avec suite et justesse ; ils ne peuvent rester tranquilles; ils ont des fantaisies que l'on ne peut toujours satisfaires alors ils se fâchent, le délire augmente, et ils peuvent devenir dangereux. D'autres sont tranquilles, ils raisonnent ou déraisonnent suivant les objets qui les frappent, les idées qui leur sont suscitées; ils ont des moments où ils retrouvent toute leur raison etleuraptitude intellectuelle. Quelques-uns enfin, et c'est le degré le plus intense de la manie, ont des idées confuses, incoîiérentes; ils sont agités, chantent, crient, ont des mou- \cments désordonnés, font des menaces; leur attention lie peut être fixée sur rien ; ils sont souvent méchants, furieux, frappent, brisent et deviennent dangereux.
C'est sous une de ces deux formes de la folie que l'on rencontre surtout ces cas dans lesquels la riiisou paraît si peu altérée, qu'il est facile de s'en laisser imposer, si l'on ne se livre qu'à un examen superficiel. « On est surpris, dit Georget, en parcourant les divers quartiers liabités par les aliénés, de rencontrer des individus qui ont conservé presque en totalité l'exercice régulier de l'intelligence, dont le sentiment de la conscience ou du moi conserve beaucoup de force, qui ont des idées, des passions, des déterminations volontaires, qui sont accessibles ;\ la joie, à la honte, à la colère, à la frayeur, etc., sensibles aux bons comme aux mauvais procédés, qui observent souvent avec leurs commensaux tous leség.irds, toute la politesse, toutes les convenances de la société. La manie la plus intense présente des intervalles plus ou moins lucides ; dans la mélancolie la plus profonde, le malade peut quelquefois oublier l'idée qui le poursuit. 1) Ce sont ces nuances peu accusées, fugaces, difficiles à bien préciser, qui ont trompé les personnes peu habituées à observer; en effet, on se figure toujours que les aliénés sont agités, violents, furieux, piolérant des mauvais propos, des injures, prêts à frapper, brisant tout, faisant du bruit, du tumulte, et ne cédant que par la contrainte et les châtiments.
i' La démence est raffuiblissomont de toutes les facultés intellectuelles ou affectives; ainsi la mémoire, le jugement, ra;teulion, l'association des idées, tout s'éteint plus ou moins; ces malades sont ordinairement tranquilles, indilVérents à tout ; ils parlent souvent seuls, rient ou pleurent quelquefois; leur physionomie perd son expression; ils toinbent par degrés dans la stupidité complète, ne reconnaissent plus personne, ont i peine la conscience de leurs besoins. Mais, en généial, ils n'arrivent h cet état qu'après avoir passé par toutes les phases qui signalent l'alfaiblissemeut gr.tduel de l'intelligence, et quelquefois par des nuances légères et de longue durée. La démence peut être primitive ; elle est le plus souvent secondaire et succède à la manie ou à la monomanic; c'est la terminaison naturelle de ces deux formes lorsqii'elles ne guérissent pas.
4" Enfin Vidiolisme est la quatrième espèce de folie admi.^e par Pinel et Esquirol ; il en sera question au mot Idiotismk.
M. Uaillargé a signalé et décrit, dans ces derniers temps, une variété curieuse do la folie â laquelle il a duniié le niun do folie circulaire. Les malades qui en Sun' .iilni/, sMiiicn proie pendiuit iiuel(|ue temps ù une |),'ii<H|e il'r\rii:Llion générale connue dans la nuinie, puis vient une pli.ise de l'étal rni'laiienli,|iic, suivie d'un retour â l'état de santé. O'-. ,., i in.irs, .|iii sont quelquefois longues, se renouvellent a li. s mie; v ailes plus ou moins éliiii-'iiés. E.n voici un eMi.q.le <|iii nous jiaraît rentrer iKMi.Miriiieni .laiis la variété décrite par M. Uaillargé. Une x'u-iWr ,|. ,ie 1,1 Ile, do plus de soixante ans, vivait en c.Miiiniiii.uiie avec toute sa famille composée do deux de ses sieurs, d'une nièce mariée et mère de famille et d'uiio autre parente; c'était une famille jiieuse, d'une grande sévérité de mœurs et d'une aisance très modeste. Ln ma'adc émii iiaïui elleim nt e.duie, douce, lionne et très-
|,|ill I le ,|iie v lie, Kilierielise, d'uilCtCnHO
,,,- ll'lllie I -.liviiie ■,illl|iiirilé. Tout .1 Clllip
I |iiiis fraie, s'iia-
I, l.ieait toilette
elle, 1 économe,
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econoin
proin-e, lii.n. d'une I \lreiiie son caractère Lluui.:e,ut ; elle billait plus coquetiement, pail et soitait une partie de la je achetait de» (leurs, de» bonboi
espèce dont elle rentrait chargée le .soir; elle sarrêt;iit à toute» les porte» du voisinage pour causer, bavarder, saii» divaguer positivement. Cependant peu ;'i peu cette humeur joviale diminuait de jour en jour; elle .sortait moiii», s'habillnit plussiniplcment, était plus taciturue,
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se levait plus tard ; enfin elle devciinit triste, morose, faisait cent tours dans sa chambre sans s'asseoir; elle cessait presque de manger ou ne le faisait que par la contrainte; elle répétait sans interruption, pendant des heures entières, deux on trois mots ; c'était le plus souvent : Ha'.mmi Dieu, mon Wto.' sans que l'on put en tirer autre chose ; puis elle finissait par ne plus quitter son lit, roulée dans ses couvertures, silencieuse et immobile. Au bout de quelques jours, cet état diminuait et elle revenait peu à peu à sa santé ordinaire, sans qu'elle parût avoir souvenir de ce qui s'était passé. Du reste, la période lucide était be;iucoup plus longue que les autres. 3'avais vu commencer cette aliénation mentale qui a duré plusieurs années et s'est terminée par la mort, à la suite d'une période de démence assez courte.
Il nous resterait encore bien des choses à dire sur la folie; mais cet article estdéjà bien long, et nous craindrions de dépasser les bornes d'un dictionnaire; seulement, pour faire sentir au lecteur les difl'érentes nuances de cette cruelle maladie, nous ne pouvons résister au plaisir de citer le tableau saisissant d'une maison d'aliénés, tracé de main de maître par Esquirol. « Que de méditations pour le philosophequi,sedérobant au tumulte du monde, parcourt une maison d'aliénés! il y retrouve les mêmes idées, les mêmes passions, les mêmes infortunes.... Chaque maison de fous a ses dieux, ses prêtres, ses fidèles, ses séides ; elle a ses empereurs, ses rois, ses ministres, ses courtisans, ses riches, ses généraux, ses soldats, et un peuple qui obéit. L'un se croit inspiré de Dieu, en communication avec le Saint-Esprit ; il est chargé de convertir la terre, tandis que l'autre, possédé du démon, livré à tous les tourments de l'enfer, gémit, se désespère, niaudit le ciel, la terre et sa propre existence. L'un, audacieux et téméraire, commande à l'univers et fait la guerre aux quatre parties du monde; l'autre, fier du nom qu'il a pris, dédaigne ses compagnons d'infortune, vit seul et à l'écart, et conserve un sérieux aussi triste qu'il est vain. Celui-ci, dans son ridicule orgueil, croit posséder la science de Newton, l'éloquence de Bossuet, et exige qu'on applaudisse aux productions de son génie, qu'il débite avec des prétentions et une assurance comiques. Celui-là ne bouge point, no fait pas le moindre mouvement, ne profère pas un mot ; on le prendrait pour une statue. Desséché par les remords, sou voisin traîne avec ennui les restes d'une vie qui se soutient à peine; il invoque la mort. Près do lui, cet homme qui TOUS paraît être heureux et jouir de sa raison, calcule l'instant de sa dernière heure avec un sang-froid épouvantable ; il prépare avec calme, et même avec joie, les moyens de cesser de vivre. Que de terreurs imaginaires dévorent les jours et les nuits de ces mélancoliques ! Eloignons-nous de ce furieux, il se croit trahi, déshonoré; il accuse tout le monde, et ses parents et ses amis; dans sa vengeance effrénée, il n'épargnerait personne. Celui-ci jouit d'une imagination qui l'irrite, est dans un état habituel de colère; il crie, menace, injurie, frappe, tue. Cet autre, que vous voyez renfermé, est un fanatii|uc qui, pour convertir les hommes, veut les purifier par le baptême de sang; il a déjà sacrifié deux de ses enfants. Cet insensé, dans l'explosion bruyante de son délire, est d'une pétulance invincible; il semble prêt à conmiettre
les plus grands désordres, mais il no nuit i personne
Cet autre, transporlé d'aise, passe sa vie à se réjouir;
il rit aux éclats Dans une maison de fous, les liens
sociaux sont brisés, les amitiés cessent, la confiance est détruite;.. .on agit sans bienséance, on obéit par crainte, on nuit sans hair; chacun a ses idées, ses pensées, ses affections, son langage; chacun vit pour soi; l'égoismc isole tout .... Il
La folie est une maladie grave, surtout lorsqu'elle tient à l'hérédité et il des causes morales irréparables. Elle est très sujette à récidive.
Quant au traitement, -il se réduit le plus souvent à agir sur l'intelligence, sur les passions; c'est ici que le médecin doit déployer toutes les ressourcesde sa science ; comme nous l'avons dit ailleurs, celui qui se livre au traitementdes aliénés doit avoir une instruction étendue; il doit posséder des qualités du cœur et de l'esprit d'un genre particulier, pour démêler la cause des maux dont ilcst témoin, pour corriger et redresser tel malade, animer et soutenir tel autre, frapper l'isprit de celui-ci, nllcr au cœur de celui-là, et donnner ses malades par la puissance et l'ascendant de sa volonté. A côté du trailcnient niornl, il y aie traitement thérapeutique, très-variable, suivant les cas, et sur lequel nous ne pouvons nous CtcnUie ; oinsi les saignées, les dérivatifs (vésicatoircs,
sinapisnies), les purgatifs, quelquefois les narcotiques et les calmants de tomes espèces, les bains, les douches, etc. Ces deux derniers moyens préconisés souvent outre mesure ont rendu des services réels. Les bains tiëdes et froids seront administrés sans qu'il y ait surprise ou immersion subite, ce qui serait très-mauvais; le malade sera placé dans un bain tiède dont on videra l'eau peu à peu d'un côté, tandis que, d'un autre, on le remplira d'eau froide. On a fait aussi abus des douches dont on n'a pas, du reste, dirigé toujours l'emploi avec prudence. La douche ne doit être donnée qu'à un petit nombre de malades, avec un mince filet d'eau, à jeun et seulement pendant quelques instants ; on a aussi en recours avec avantage aux demi-bains tièdes, aux bains de pieds, aux alïusious froides, etc. Nous avons déjà parlé du traitement moral ou psychique. La première condition et le moyen le plus propre à préparer sa réussite, c'est V isolement; tous les médecins sojit d'accord sur ce point; l'aliéné doit être soustrait à ses habitudes, à sa manière de vivre; il doit être séparé des personnes avec lesquelles il vit habituellement, avec lesquelles il raisonne, discute, s'anime, s'exaspère; des curieux qui viennent le visiter; il doit être séquestré et phicé dans une habitation spéciale, soit dans son propre intérêt, au point de vue de sa guérison, soit par mesure de sûreté; et cette habitation devra être, autant que possible, éloignée de son domicile, afin d'éviter les visites trop fréquentes. 11 faut qu'il vive au milieu d'étrangers qui lui en imposent toujours davantage, dans des maisons destinées à cet usage, et dont les appropriations sont organisées d'après une réglementation minutieuse et bien entendue de l'administration, comme on le verra plus loin. En général, trois principes doivent diriger le médecin dans le traitement des aliénés. « 1° A'o jamais exciter les idées ou les pas- II siens de ses malades dans le sens de leur délire ; 2° ne « point combattre directement les idées et les opinions (1 déraisonnables de ses malades par le r.%isonnement, la Il discussion, l'opposition, la contradiction, la plaisan- (1 terie ou la raillerie; 3° mais fixer leur attention sur Il des objets étrangers au délire, communiquer à leur Il esprit des idées et des affections nouvelles, par des Il impressions diverses » (Georget, Dict. de médecine).
Les principaux ouvrages à consulter sont:Pinel, Traité médico-philosophique sur V aliénation mentale ou la manie, 2' édit., 1809, Paris — Esquirol, Des maladies mentales, Paris, 1838. — Scipion Pinel, Phi/siologie de l'hotnme aliéné. — Bioussais, De l'irritation et de la folie, Paris, 1839. — Brière de Boismont, De l'influence de la civilisation sur le développement de la folie, 1839. — Falret, Des maladies mentales et des asiles d'aliénés, Paris, I8(J4. — Leuret, Du traitement moral de la folie, Paris, 1840. — Marc, De la folie dans ses rapp. avec les quest. médicn-judiciuir. — Belhonmie , Considér. sur l'appréciât, de la folie, etc. {Mém. 1834-1848). — Marcel, De la folie causée par l'alms des boiss. alcool., thèse 1847. — Boileau Castelnau, De la folie instantanée, 1852. — Reiiaudin, Etude médico-psi/cotog, sur l'aliénât, ment., 1S54. — Delasiauve, Journal mensuel de médecine mentale. — Considér. ijénér, sur l'ensemble du service des aliénés du département de la Seine, par M. l'inspect. génér. de ce service, le doctenrGirard de Cailloux, (Gazett. hehdomad. de médecine, 18CI). — Tardieu, Dict. d'hyqièn. publique, art. Ai.u'.nks, S» édit., ISCÎ.— Et une multitude d'autres travaux de MM. Marc, l'oville, Calmeil, Délaye, Moreau (de Tours), Lélut, Girard de Cailloux, Delasiauve, etc.
Mesures administratives. — Autrefois les aliénés étaient confondus avec les criminels et renfermés dans le fond des cîichots ou dans les cellules de quelques maisons religieuses ou d'hospices, et complètement privés des soins hygiéniques et de traitement médical. Aujourd'hui, grâce à la puissante impulsion donnée par Piuel et continuée par Esquirol, la sollicitude dos pouvoirs publics s'est éveillée, et les aliénés, reçus dans des maisons spéciales, sont traités p;>r des médecins zélés, hommes de bien et instruits. La loi du 30 juin 1838 aréglé toute cette partie du service do manière à ce que tous les établissements publicsct privés soient placés sous la haute surveillance de l'adniinistralion. Dès 181C, on comptjiit en France 52 établissements publics contenant UillOO aliénés, s.ins compter 30 hospices où ils peuvent être reçus dans des qiiarlieis particuliers, en atli'uilant leur traiislV renient dans les grands étublisseinents. 1,'ailmiuislralinu a réglé en même temps ce qui regarde la translation des aliénés, la situation et la disposition intérieure des asiles, le régime des aliénés, le travail et lo genre de vie auxquels
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ils peuvent ôtre soumis. Ne pouvant entrer dans le détail de ces difféi-entes prescriptions, nous nous contenterons de citiM- quelques-unes des dispositions législatives et administratives les plus usuelles et les plus utiles aux gens du monde.
Loi du 30 juin 1838. —Art. 5. N'ul ne pourra diriger ni former un établissement privé consacré aux aliénés, sans l'autorisation du gouvernement. Les établissements privés consacrés au traitement des autres maladies, ne pourront recevoir les personnes atteintes d'aliénation mentale, à moins qu'elles ne soient placées dans uu local entièrement séparé
Art. 8. Les chefs et préposés responsables des établissements publics , et les directeurs des établissements privés et consacrés aux aliénés, ne pourront recevoir une personne atteinte d'aliénation mentale, s'il ne leur est remis : I" Une demande d'admission contenant les noms, profession, âge et domicile, tant de la personne qui la formera que de celle dont le placement sera réclamé, et l'indication du dfgré de parenté, ou à défaut, de la nature des relations qui existent entre elles. La demande sera écrite et signée par celui qui la formera, et, s'il ne sait pas écrire, elle sera reçue par le maire ou le commissaire de police, qui en donnera acte. Les chefs, préposés ou directeurs devront s'assurer, sous leur responsabilité, de l'individualité de la personne qui aura formé la demande, lorsque cette demande n'aura pas été reçue par le maire ou le commissaire de police. Si la demande d'admission est formée parle tuteur d'un intei'dit, il devra fournir à l'appui un extrait du jugement d'interdiction. 2° Un certificat de médecin constatant l'état mental de la personne à placer, et indiquant les particularités de sa maladie, et la nécessité de l'aire traiter la personne désignée dans un établissement d'aliénés et de l'y tenir renfermée. Ce certificat ne pourra être admis s'il a été délivré plus de quinze jours avant sa remise au chef ou au directeur, s'il est signé d'un médecin attaché à l'établissement, ou si le médecin signataire est parent ou allié au second degré inclusivement, des chefs ou propriétaires de l'établissement, ou de la personne qui fera ell'ectuer le placement. En cas d'urgence, les chefs des ét.ablisseraenls publics pourront se dispenser d'exiger le certificat du médecin. 3» Le passe-port ou toute autre pièce propre i constater l'individualité de la personne à placer
Art. 13. Toute persojine placée dans un établissement d'aliénés ces-sura d'y être retenue aussitôt que les médecins de l'établissement auront déclaré, sur le registre énoncé en l'article précédent (art. 12), que la guérison est obtenue. S'il s'agit d'un mineur ou d'un interdit, il sera donné immédiatement avis de la déclaration des médecins aux personnes auxquelles il devra être remis et au procureur du roi (impérial).
Art. 1-i. Avant même que les médecins aient déclaré la guérison, toute personne placée dans un établissement d'aliénés cessera d'y être retenue dès que la sortie sera requise ])ar l'une des personnes ci-après désignées : l" le curateur nommé en exécution de l'article 38 de la présente loi; •"■ l'époux ou l'épouse; 3" s'il n'y a pas d'époux ou d'épouse, les ascendants ; -i" s'il n'y a pas d'ascendants, les descendants; 5" la personne qui aura signé la demande d'admission, à moins qu'un parent n'ait déclaré s'opposer à ce qu'elle use de cette faculté Bans l'assentiment du conseil de famille; G° toute pi r- Bonne à ce autorisée pai' le conseil de famille Néanmoins, si le médecin de l'établissement est d'avis que l'état mental du malade pourrait compromettre l'ordre public ou lasùielé des personnes, il eu sera domié préalablement connaissance au maire qui pourra ordonner
immùdiatemetil un sursis provisoire à la sortie Ci:
sui'si» provifoiro cessera do plein droit à l'expiration de quinzaine, si le préfet n'a pas, dans ce délai, donné d'or-
dics coniralrr» En cas de minorité ou d'interdiction,
le tuteur seul pourra requérir la sortie.
Art. 18. A Paris, le préfet de police et dans les départements le» préfets ordonneront d'ollice le placement,
dan» un établissement d'aliénés, de toute personne
dont l'état d'aliénation compromollrait l'ordre iiublic ou la sarclé de.s personnes
An. II). V.n cas <ln danger imminent attesté par lo certillcat d'un médecin ou par la iio'ioriété publique, les commissaire» de police ft Pari», ot le» maires dons les autre» commune», ordoiuieront, A l'égard des personne» atteinte» d'aliénation mentale, toutes le» mesure» provisoire» néceisuire», à la charne d'iii référer dan» le» vingtquatre licurcb au prufet ijui atatucra siuis (iùlai.
Voyez, pour de plus amples renseignements: 1" le tcxle mènie de la loi de 1838; 2° l'ordonnance du roi portant règlement sur les établissements, eic, du 19 décembre 1839; 3' l'article Aliénés rf« Dictionnaire d'/iijgiènepuhlique, par M. le professeur Tardieu; 4° l'article Ai.iiÉNÉs du Dictionnaire général d'administration, par M. Alfred Blanche. F — n.
FOLIOLES (Botanique), diminutif de feuille. — Ou donne ce nom à chaque partie ou petite feuille qui se trouve articulée sur le pétiole commun des feuilles coni" posées, et qui peut en être détachée sans déchirement. Il y a des feuilles qui ne portent qu'une seule foliole articulée sur le pétiole ; elles sont alors dites unifoliolces., comme dans le citronnier, le rosier ;\ simple feuille, les bauhiniers, etc.
D'autres ont 3 folioles, comme dans le faux ébénier, le sumac, le trèfle d'eau ; 4, comme dans la marsilée à 4 feuilles; 5, comme dans la potentille rampante, la ronce commune; 7, dans le marronnier d'Inde, etc. On nomme
aussi quelquefois folio/es les divisions du calice (voyez SÉPALiiS) et celles de l'involucre (voyez ce mot).
FOLLE-AVOINE (Botanique). — Nom vulgaire d'une espèce d'avoine, l'avenu fatua (voyez Avoine).
FOLLETTE (Botanique). — Nom vulgaire de l'nrroche des janlins (voyez AnaociiE).
FOLLICULE (Anatomie), du latin /'o//i'cu/«s, petit sac. — Ce nom s'applique à des organes très-simples de sécrétion, qui jj| sont logés dans l'épaisseurdes diverses mem- j»
brancs muqueuses ou i de la peau. Creusés dans la membrane même par un véritable refoulement de sa substance, ils offrent une
cavité en forme de cul- ^^ ^
de-sac, de tube simple ' quèiiso^i')!' " ""° '""
ou lobé, toujours terminée en cnl-de-sac et s'ouvrant, d'autre part, à la surface delà membrane. L'épithélinm, dont celle-ci est revêtue à sa surface, descend
. — Feuille Irifolioléc du tam
dans le follicule et en tapisse tout l'intérieur. Un fin réseau de vaisseaux sanguins serpente dans lo tissu de la membrane autour de chaque follicule, et apporte les matériaux d'oii cet organe si simple extrait le mucus qu'il verse. La pluiiart des glandes proprement dites paraissent constituées par des éléments analogues aux follicules, pour la forme cl c.
la structure, mais, réunis en très-grand nombre et abouchés dans des canaux communs de déversement; c'estce<|uidoniioauxlobules ■ élémentaires de ces glandes une coiillguration extérieure analogueà cellcd'uno grappe de raisin, et leur a valu le nnm de glandes à acitii {àa latin acinui-, grain de raisin). On a donc pu, avec r.iisoii, considérer les follicules comme lo lype do l'élément sécréteur; mais cette forme élémentaire n'exclut pas dos
(I) A, 6|iillii;lium. — 1), couche flbrouse do la nioiiibrano niu- (luuuic. — (', IJstii cellulaire «uui-jacenl. — I cl 3 follicule! Biinploj. — 2, fulliculc niiilliliilié.
(J) (ta', i'|iiili'rmc. — n'/', ilcrmc. — c, tissu cellulaire. — .1. >, itluniérulct turmiii par rcuruuleiucut dci (olllculcs. — <',•' tubei gurelourt.
lie lu iicuu (i).
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FON
dilliîi'enccs nombreuses entre l(s divers fullicules, et, d'après leurs formes et la nature de lépiiliélinm qui les tapisse, on en distingue deux genres et plusieurs espèces: 1° les F. droits (fi//. lltiS), tels que cenx des voies digestives, des conduits biliaires, et en général des nuiqnenses très-profondément situées; 2° les F. enroulés [fig. 11(JG', qui s'observent surtout dans la peau, dans la n)iiquense du conduit auditif.
On a souvent coiifondu sous le nom de follicule des piappes simples, comme celles qui sécrètent la matière grasse ou sébacée de la peau , comme les glandes de l'eyer dans l'intestin. C'est également i tort ([u'on a donné parfois à l'organe qui produit le poil le nom de follicule pileux, (voyez Dulbe).
FoLLicii.E (Botanique), même étymologie que ci-dessus. — On désigne sous ce nom des "fruits secs à une seule loge formée par la feuille carpellaire repliée sur ellemême .et soudée par ses bords, qui constituent le placenta sur lequel sont insérées les graines dans l'intérieur. C'est dans les follicules surtout qu'on peut observer et comprendre l'origine des péricarpes , et l'analogie de leur organisation avec celle des feuilles. Les fruits des ellébores, des pieds d'alouelte, des nigelles, des apocyns, etc., sont des follicules (voyez FntiT).
FOMENTATION (Médecine), Fonientatto des Latins, (le fovere, réchauffer. — On appelle ainsi toutes les ai'plications chaudes que l'on l'ait à la surface de la p au, autres que celles qui sont en bouillie, comme le^ ratnpliismcs, ou tout i fait liquides, comme les l'jlwns. Elles peuvent être sèches ou humides; dans lo premier cas, on les fait au moyen de linges, de llanelles, de sachets de sable, de cendres, de farine, de briques, chauffés à un certain degré, de boules, do bouteilles d'eau bouillante, etc. Elles agissent surtout par le calorique qu'elles communiquent aux parties sur lesquelles on les applique, et sont, en conséquence, plus ou moins excitantes suivant la tempéiature ;\ laquelle on les aura portées, et suivant le plus ou le moins d'aptitude du corps employé à transmettre le calorique. T.cs fomentations humides se font avec des linges, des flanelles, des éponges, que l'on imbibe avec des liquides cliauds de différente nature. Elles agissent à la iiKinière des cataplasmes comme un bain local, et sont employées surtout lorsque les parties sont très-sensibles, très-douloureuses, et supporteraient difticilemeut le poids de la bouillie du cataplasme ; du reste, on les fait avec des décoctions, des dissolutions quelconques, ou d'autres liquides actifs par eux-mêmes, comme le vin, l'alcool, le vinaigre, etc. Elles peuvent âlroèniollicnles, vnrcotir/ues , cxcitonies, toniques, astringentes, etc. Celles que l'on emploie le plus souvent sont : les F. étnol- Invites, avec les décoctions de toutes les espèces émol- I lentes; — les F. narcotiques, avec les décoctions de pavot, de belladone, de jusquiamc, de stramoine, etc.; «^ les F. excitantes, toniques, avec les décoctions do quinquina, le vin chaud, l'alcool affaibli, les décoctions de plantes excitantes, etc.; — les /•". résolutives, avec les décoctions de fleurs de sureau, de mélilot, etc., seules ou additionnées do vin, d'alcool; — les F. astrinrjenles, avec les décoctions de quinquina, d'écorce de grenade, de chêne, additionnées de vin, d'alcool, do chlorhydrate d'ammoniaque, d'une solution d'alun, etc., etc. F — .N.
FONCTION (Mathématiques). — Une quantité est dite fo)tctiriiiû\mP, autre quantité,r, lorsqu'elle varie avec elle et qu'elle acquiert une valeur déterminée pour chaque valeur attribuée à la variahle x. Pour bien comprendre cette signification du mot fonction, qui est aujourd'hui employé dans toutes les parties des malhématiques, il importe de rappeler quelques définitions. Dans toute question, on a généralement à considérer doux sortes de grandeurs, les constantes et les variables. Une constante possède une valeur fixe et déterminée; une variable peut recevoir successivement diverses valeurs dans la n,t"uiiM|ursiion.
l'rrnnus pour exemple la formule do géométrie A = to'-, qui déicriiiihc l'aire d'un cercle dont le rayon est r. Cette foruiulcest vraie, quel que soit lo cercle; il s'ensuit que A et »• changent do valeur suivant le cercle particulier que l'on considère : ce sont des variables, M:iis 7t est une constaïue, car on devra toujours prendre pour cette lettre le même nombre 3,111.')!)... Les deux variables A et r sont liées entre elles par cette équation, do telle sorte que si l'on donne à r une valetu', la surlace corface l'orropnndanlo A se trouve déterminée. Comme les valeurs attribuées ainsi il r sont eiitiùrciiieiit arbitraires,
on dira que c'est la v.ariable indéjienilante, et que A est variable dépendante ou fonction de )■. ,G'est une fonc- | tion explicite, car on voit quelle opération il faut exé- , enter sur )■ pour obtenir la valeur A. Mais si l'on ignorait la nature des opérations qui lient la surface du cercle avec son rayon, A serait fonction implicite de r.
Dans l'équation !/5-|-j/-(-a;=i, y est fonction implicite de X, car il en dépend manifestement, mais on ne sait pas résoudre l'équation. Si l'on trouvait moyen de la résoudre, i/ deviendrait une fonction explicite.
On distingue les fonctions explicites en fonctions algébriques et fonctions trunscendantes. Les premières ne renferment d'autre opération que l'.iddition, la soustraction, la multiplication, la division, l'élévation à une puissance déterminée, ou l'extractiou d'une racine de degré connu. Voici des fonctions algébriques.
J.3 + ax^. + 6,
La première est rationnelle et entière ; la seconde, fractionnaire ; la troisième, irr.ationnelle. Les fonctions transcendantes sont celles oii la variable est soumise à d'autres opérations; ainsi les exponentielles, les logarithmes, les lignes trigonométriqnes ou fonctions circulaires, y^a^, log X, sin x, arc tang x, sont des fonctions transcendantes.
Toute fonction peut être représentée par une courbe qui en indique la m.arcV.c et les propriétés. Si, en effet, on donne une relation y = f{x) entre doux variables x et)/, on peut concevoir que la variable reprenne successivement toutes les valeurs de — o= à + ^, et que l'on ait calculé les valeurs de ij correspondantes. La géométrie analytique donne le moyen de se représenter très-nettement la succession de ces valeurs en nombre infini. Prenons deux axes rectangulaires Oj;, Oy; soient OP égal à une certaine valeur de x, et MP la valeur correspondante de f[x), on détermine ainsi un point M. Si l'on marque de même les points qui i épondent à des valeurs de x trèsrapprochées, on obtiendra une courbe AU qui sera la représentation géoméniquede la fonction !/ = f{x), et qui eu indiquera la marche et les propriétés, bien mieux que la discussion analytique do la fonction ou qu'une table do ses valeurs numériques. Si la courbe est continue, la fonction elle même sera dite continue. La seule inspection de la courbe indiquera les valeurs de X pour lesquelles la fonction est maxinnun ou minimum , s'annule, devient infinie, ou prend toute autre valeur particulière.
Cet emploi des courbes est aujourd'hui très-fréqnent. On s'en sert, en (ihysique et en mécanique, pour représenter les lois des phénomènes, c'est-à-dire la relation constante qui existe entre deux grandeurs. Ainsi la tension de la vapeur d'eau à diverses températures, le degré de solubilité des sels, la marche des températures dans le cours d'une année, la loi des oscillations barométriques, celle de la mortalité, etc. (V. GnAi>iiiyuKs| Tracésl).
Une quantité peut être fonction de plusieurs variables, c'est-à-dire dépendre do plusieurs éléments dont la connaissance est nécessaire pour que cette quantité soit déterminée. Ainsi l'aire d'une zoiie sphérique dépend à la fois de sa hauteur et du rayon de la sphère sur laquelle elle est tracée. La densité d'un gaz dépend de sa température et de la pression qu'il supporte. La température nioyenne varie avec la latitude du lieu et sa hauteur audessus du niveau de la mer. Les fonctions de deux variables peuvent aussi être utilement représentées à l'aide des courbes. On en peut trouver des exemples dans le Triiilt^' 'le iiirii-nri,ln</i,' de Ivai'mtz (voyez Calcul difkénF\ 1 11 I , (il iiMi I i;n: a\ \\.\ \ l'i r).
r..\(.i io\s c ii;i,i iMiM s ^ Il i;;ouométrie). — Les fonctions circulan'L'S ou lignes tri^iinuuiririiiues d'un arc .rsont :1c sinus, le cosinus, latangmte, la colang(>nte, la sécante et la cosécante de cet arc. Ou peut voira l'article Tuigono- MÉrniE les relationsqui existententrc ces diverses lignes. Nous indic|uerons ici celles qui existent entre ces lijçncs et l'arc, et en particcdier les développements do sin x et de cos X en fonction do x.
La formule de Maclaurin (voj'oz SilniEs), étant appliquée à la fonction /(.r) =fin .r, douiiu
FON
FON
Slii j- =
Et de iiièm'? on trouve pour le cosinus
X2 xi
Cos X = I — -
Ces séries sont dues à Newton ; elles sont toujours convergentes, et, comme les teinics sont alternativement positifs et négatifs, l'erreur commise est moindre que le terme auquel on s"a;'rête.
Il est esscatiel de faire attention que, dans ces formules, X n'est pas l'angle exprimé en degré.s, mais le rapport de l'arc au rayon. Elles pouriout servir à former une table de sinus et cosinus naturels; puis on en calculera les logarithmes. Mais il existe aussi des formules propres à calculer directement log sin x et log cos x. On les trouvera dans l'Introduction aux tables de Callet (voyez SÉniEs). E. R.
Fonction (Physiologie), du \».im fungi, s'acquitter de. — Chaque corps vivant est, en effet, une agrégation de molécules hétérogènes , groupées pour former, dans ce corps, des instruments spéciaux dont l'ensemble constitue une véritable machine animée. Ces instruments variés, dont est composé le corps vivant, se nomment des organes (du grec or^awon, instrument); la machine auimée qui résulte de leur combinaison harmonieuse est un organisme ou uu indinidu. Chaque organe accomplit un certain acte, toujours identique, qu'on nomme sa fonction.L'entretien de la vie résulte de l'ensemble des fonctions qui s'exécutent dans un organisme. Cet organisme n'est complet qu'autant que pas une de ses molécules n'a été retrauciiée; chacune a son rôle plus ou moijis important ; on ne peut l'enlever sans troubler l'ensemble, on ne peut eu ajouter d'autres à volonté. Les matériaux qui constituent ces organes, comme la viande, la luatiére osseuse, la matière verte des végétaux, sont eux-mêmes des produits de la vie ; jama's ils ne se trouvent isolés dans la nature minérale; de telle sorte qu'il existe des matières qui, bien que foi niées aux dépens du monde inorganique, ne se rencontrent cependant que dans les organes des corps vivants; c'est ce que nous nommerons des matières organiques. En lui mot, l'être vivant manifeste en lui une série de phénomènes spéciaux conformes aux lois de la vie, et qui lui sont absolument propres; on les nomme ses /bncd'oH.?. Aussi l'étude des corps vivants donne-t-elle naissance à des sciences nouvelles, qui ont pour but la connaissance de la vie. h'anatomicOAl la science qui décrit les û;'ja?î«; ia. physiologie est celle qui cherche à expliquer leurs fonctions.
Los fonctions des êtres vivants ou organisés se rapportent à deux grands buts : 1" le développement et l'entretien de l'individu; 2° la conservation de son espèce. A ces deux buts correspondent deux grandes fonctions générales, que l'on rencontre chez les animaux et chez les végétaux, la nutrition et la re.^roduclion. Les animaux possèdent, en outre, dos fonctions qui leur sont propres, et qui concourent à la fois à raccomplissement de la nutrition et de la reproduction ; ce sont les fonctions de la vie animale ou fonctions de relation : la sensihililii et \dL locomotion [soyez NuruiTiON,REPiioutJCTiON, Sensibilité, Locomotion).
l'ONDAM'S iMédicamunts) (Matière médicale). — Ce nom avait élé donné i une classe de médicaments auxquels les médecins attribuaient la faculté de diminuer la consistance du sang, de la lymphe, de combattre l'épaisaissemenl de ces humeurs, de dissiper, de fondre les obstacles, les concrétions que produisent la condensation, l'.igglomérallon de leurs molécules. Ces médicamcnis ont joui d'une grande réputation, u Le vulgaire lui-même, dit Darbicr (d'Amiens), entendait cette explication et ne doutait pas de sa justesse, et tous les esprits croyaient saisir parfaiiemeut en quoi consistait l'opération fondanic. Aussi le terme fondant est-il prodigué dans les anciennes matières inédicnics. » Mais si cette théorie snrnnnéo des anciens médicins humoristes a dû tire rejetée par les modernes comme fausse et erronée, il n'en reste pan moins un fait d'ubsfrvalion précieux, qui prouve la justc-se de leur appréciation, et, loin de contcsUir l'cdicacilé de ces médicaments, iii les succès qu'ils ont procurés dans une foule de maladies, telles que les Konnoiiicnts atoniquus do» viscère», les engorgement» de» vaisseaux lymphatique», les alTecli.:!!» slrunicuBo», lo racliitinmc, etc., il faut reconnaître (|ue les cITets immédiats qu'ils suscitent expliquent parfaitenieiit
les avantages qui suivent leur emploi et la réputation dont ils ont joui. Effaçons donc du langage médical, et le termedeniédicamenisfondontset la théoriequi avait donné lieu à ce nom, et remettons à leur véritable place cette classe d'agents thérapeutiques. «Nous pensons que toutes les maladies contre lesquelles on vante les fondants réclament l'usage des excitants, et nous ne voyons que des médicaments doués de cette propriété dans les agents que l'on désigne parle titre de fondants » (Barbier). Kous renverrons donc ce que nous avons à en dire au mot Excitants. F — N.
FONDULE (Zoologie), Fundulus, Lacép. — Genre do Poissons, de l'ordre des Mnlacoplénjgii'ns abdominaux, famille des Ci/prinoïdes, établi parLacépède aux dépens des loches ou cobitis. Ces poissons ont beaucoup de rapport avec les pœcilies; mais leurs dents sont en velours et la rangée antérieure en crochets ; ils n'ont que quatre rayons aux ouies. Le F. cœniculus , Valenc, Cobitis heteroclita, Cuv., est le type du genre. On le trouve dans les rivières de la Caroline. C'est le cobite limoneux de Daubenton.
FONGICOLE ou FcNGicoLE (Zoologie), Fungicola, Cuv., du latin fungus, champignon, et co/ece, habiter. — Famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères, section des Trimères, caractérisés par : des antennes plus longues que la tête et le corselet ; celui-ci est en forme de trapèze ; des palpes maxillaires filiformes, à peine renflées à l'extrémité, et le pénultième article des tarses prolondément bilobé. Ils vivent dans les champignons qui croissent sur les vieux arbres ou même sous l'écorce, tels que les bolets et les agarics. Cette famille se compose, d'après Latreille, du grand genre Eumorphe, subdivisé en qn.itresoui-genrcsilesEumorphes propres, ]es Dapses, les Endomgques et les Lycoperdines. Mais le nombre a été beaucoup augmenté depuis, et l'on y a ;ijouté jusqu'i'i quinzi; nouveaux genres, parmi lesquels les Dasycères de Bi'ongniart, que Latreille classe dans les A'^^phages.
Le nom de Fongicole avait aussi été donné par Macquart à une tribu éCInsecta de la section des Tipulaires, de la famille des Némocéres, ordre des Diptères; mais plus tard il a supprimé cette tribu, et l'a remplacée par celle à laquelle il a donné le nom de Mycètopinlides.
FONGIE (Zoologie), du latin fungus, champignon, ;illusion à la ressemblance de l'aspect de ce polypier avec le dessous du chapeau du champignon comestible. — De Lamarck a créé sous ce nom, en ISOl, un genre pour des polypiers dont l'animal lui était encore inconnu. Ces polypiers consistent en une masse pierreuse, orbicnlaire ou oblongue, concave et raboteuse eu dessous, convexe en dessus, et offrant au centre un enfoncement oblong d'où partent en rayonnant des lames dentées ou hérissées latéralement. Comme l'avait pensé de Lamarck, chacun de ces polypiers est la base solide d'un seul animal conformé d'une façon analogue à l'organisation des actinies. Les travaux postérieurs ont fait reconnaître que le genre Fongie était un type d'organisation autour duquel devaient être groupés plusieurs autres genres ; MM. Milne- Edwards et J. Ilaime [Ànn. des se. nat., 1851) en ont fait le type d'une famille étendue, à laquelle ils ont donné le nom de Fongides,
Famille des Fongides. — Elle appartient i l'embraiichôment des Zoophgtes, classe dis Polypes, ordre dos P. il polypiers de Cuvier, sous-ordre des '/.oanthnires, division des Astréides, caractères : polypier simple ou composé, très-court, étendu en forme de disque ou de lames foliacées; cloisons formées de lames complètes ou faiblcui'MU perforées, !\ bords dentés, avec faces latérales couvertes do saillies épineuses. M.\L Milne-Edwards et J. Haime subdivisent cette famille en doux sous-familles: 1" les Fongicns; "2" les Lophosériens. Dans les Fongiens, le plateau connmni ou muraille, sur lequel sjnt implantés les feuillets niyonnanls, est dépourvu d'épilhèi/ue, c'est A-dire de dépét calcaire surajouté par le travail do sécrétion des tissus umus de l'animal ; ce plateau so voit donc à nu sous le polypier, et il est forlenient étoile et toujours pins ou moins poreux. Parmi les genresde celte sons famille llnurent le <;. Foni/ii:{Fungin,\.iun\i)thn]l les esprcrs pi'.nienn.'Ul de la mer lUnige, <le l'uiéan Indii.'n, ilrsmeis de la Chine et dc' celles di- l'Océanieécpialoriale ; le (;. Anolmcir [Anabaiiu, d'Orbig.) dans l.'cpiel lo plateau ou nuiraillo n'est pas dévelopi)é (/iy. II1I8), do sorte que lo dessous du polypier est à lamelles rayonnantes comme le dessous. Toulo» les espèces connues sont fossili'set ont été. trouvées dans les terrains jurassiques. Dan» le» Lophosériens, le plateau commun oumiu'aillo