U>rai:iiraliU d'Eifcl
lifpiside's aux formes élancées, avec la queue et les écaille» des précédents, une seule dorsale et une seule anale; les Aconlliodidéi, qui ne dilTèrcnt des précédejits que par des écailles presque microscopiques ; les Cépliitiaspidésy singuliers poissons cuiiassis de plaques os-
seuses sur la partie antérieure du corps, la tête plate et arrondie, le corps aplati, dépourvu de nageoires abdominales, comme on peut le voir dans la figure ci-jointe du Pterirhtliys co' nu {fig. \1Vi). Mais, outre ces poissons à formes spéciales et doi:t beaucoup de genres se sont éteints à la fin de l'époque dévonienne, cette époque semble avoir vu apparaître les Heptiles sauriens dans un genre nommé Sauropleris par les paléontologistes.
Les animaux Articulés on Annelés comptent encore i cette époque des genres de TriloOiles, mais en outre
^^^Utmiiia j— -^"
apparaissent certaines espèces A'Annélides tnhicoles, des genres Serpule et Spirorbe. Parmi les Mollusques, il faut ciier des genres de Céphalopodes caractéristiques
de l'époque dévonienne : les Gyrocératiles (121.3), les Clyménics(fig. 1214), de nombreuses espèces de Oasléruprides et à' Acéphales testacés, dont quelques-unes représentent des genres encore vivants aujourd'hui, comme les genres Turbo, Phasianelle, Dentale, Pholnilomye, Lucine, Moule, Peigne. Certains genres do Urachio- ' pndes fournissaient à celte épo<|ue des espèces toutds spéciales, connue la Calcéole sauiinlitic, la Térébratule élargie. Kniln l'embranchement des Zoophyies a donné à l'époque dévonienne de nombreux Echinodermes crinoïdes, tels.que les Cupressocrmites {fig. 1215), des Polypiers et quelques Spongiaires.
Le règne végétal conipiait à eottc époque de nombreux représentants dans les mers et sur la terre ferme ; mais la flore dévonieiuie, très-.inalogue & celle de l'époque carbonifèi e, n'en a pas ciicorc été bien nettement dis-
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tingiiée. On y connaît quant à présent des végétaux coiicliescarbonifères.etquiserapportentàdesgenresDer- Diarins ana ogues a nos Fucus, dK Fouç/éres telles que d<is;pimdesPoisso„sosseux,qixe\esLépidostéessemb\ent les Sp/ieiio/jlens {fig l2Hi), et mima des Dicotylédones \ '^
du groupe des Sigillariées, analogues, par conséquent, à nos arbres verts résineux d'aujourd'luii.
III. Epoque carbonifère. — Les débris d'animaux sont beaucoup plus variés dans cette nouvelle période. Pour la
Fig Iïl7.- A,iil,l,|,lcriu ,1 i-raiiili i lusooirej, (long. 0"',
))remifcre fois apparaissent des csptces des classes des /nsecles ,Aei AracliiiideSjiesCirrliipcdcsfii aussi des espèces
F<(. Itia. — Itclilniicriniil illi|>llqi nOQ dci plaquei lialtgonftli
do Foraminifèret voyez en motet A'EchinitIcs {fig . 1218). lianslo» mors ou lesfleuvesdocetluépoquo dominaient dos Poissons cnrdVo^idCUx, voisins du nos raies, de nos squales, dout le* dents nous sont surtout conservées dans les
Fig. ^219. — Nevioj-leris héleropl.jlle (Faiigère).
seuls rappeler encore aujourd'hui, et qui doivent constituer le groupe spécial des Palœoniscidés, où il faut surtout citer les Palœoniscus et les Amhlypterus {ftg. 1217), et d'autres poissons de la plus grande taille, à dents fortes et striées, tifcs-voisins des reptiles. ^^Mf tes mômes océans nourrissaient des Crusjjiii*:^» lacés Irtlobites, de petits Entomostracés, ' -- voisins de nos Cypris, quelques espèces
du genre actuel des Limules ; puisencore dos ]lo//us'pifl.i céphri/opodes, voisins des i\iuii;l('s diverses espèces de Gastéropo- (/.•«, d'.i'é/j/iii/rs te'itacés, de Brachio- ^ pluies; enfin des Zoophytes du groupe
<;4â des Oursins et de celui des Crindides, de
nombreux Polypes à polypiers calcaires.
Les terres que baignaient ces mers étaient )• nombreuses et paraissent avoir formé des
sortes d'arcliipels au milieu desquels de grandes étendues de terre ferme se mêlaient & des iles plus restreintes. Sur les côtes vivaient quelques Reptiles smirieni, tels que ceux qu'on a nouniiés Nolhosaurex, puis des Insectes coléoptères, nrllwplères, névroplères, une espèce de Scorpion d'un genre éteint aujourd'hui.
Mais les richesses zoologiques conservées dans les couches du terrain carbonifère, ont moins d'intérêt encore que les débris de végétaux fossiles dont les dépôts de cctio époque nous ont gardé les empreintes encore bien recomiaissables. « C'est à l'époque carbonifère, dit Aie. d'Orbigny , que se montre un luxe exubérant de végétaux : ces élégantes Fougcres arborescentes, au feuillage léger conmie la plus riche denti^lle ; ces Lépidodendrons élancés (fig. 1220); ces fcniillcs si variées des Fougères (fig. 121!)), des Lycopodiacces , dont la terre devait être couverte; ces Sigiltaritk-s (fig. 1221) gigantesques luttant de hauteur .ivec les Conifères (fig. 122'.') do l'époque. Rien sans doute aujourd'hui n égalerait le pittoresque d'une lello richesse végétale, dont néanmoins nous donnent une idée quel(|iies-unes des psrtii'S montueuscs privilégiées do la zone torrido. Cettu magnillque végétation couvrant alors les régions tropicale», les régions tempérées et Jusqu'aux réglons de l'Ile Mclville, où, depuis, les frimas sont éternels; cette végétatiou croissant partout sous une tenipératuro uni-
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fermement chaude, déterminée par la chaleur centrale propre à la terre, était pourtant destinée, après quelques milliers de siècles, après tant de révolutions terrestres, à devenir pour la race humaine une nouvelle Providence ! N'est-il pas merveilleux qu'elle se soit conservée comme
■ Lopiiioiiendron de SltTriberg; (Lycnpoiii
ponr donner à l'homme, sur tous ces points maintenant refroidis et souvent glacés, une clialcur factice que la nature ne produit plus? N'est-il pas merveilleux devoir,
lui doit en effet ces magasins souterrains, ces inépuisables dépôts devenus, en ce moment, des sources incessantes de prospérité et les plus puissants moteurs du développement de l'industrie et du commerce. » M. leprofesseur Ad. Brongniart, qui a créé la science des végétaux fossiles, porte à environ 500 le nombre des espèces de plantes actuellement connues dans les couches carbonifères; elles se classent ainsi : Cryptogames amphigénes, 2; Crypt. acrogéne?, Fougères, 297; idem, Lycopodiacées , t09; idem, Equisétacées, 12; Dicotylédones gymnospermes, 121, dont 46 Sigillariées et IG Conifères; quelques Monocotylédones encore mal dé-
après mi bps de temps si considérable, cetle antique véj!' lalioQ rivaliser et môme dépasser lu vépéiatioii nindirnu i)our les services qu'elle rend à riiuiiuiiiile'.' Ou
Fig. 1Î23.— Wjlchia hjpn.
finies. Le savant botaniste résume ainsi les caractères de la flore carbonifère : « Absence complète des Dicoti/lédones angiospermes; absence complète ou presque complète des Monocotylédones ; prédominance des Cryptogames acrogènes, et formes insolites et actuellement détruites dans les familles des Fougères, des Lycopodiacées et des Equisétacées ; grand développement des Dicotylédones gtjmnospermes , mais résultant de l'existence de familles complètement détruites, non-seulement actuellement, mais dès la fin de, celte période. »
J'ai donné quelques développements à ces esquisses des faunes et des flores des premiers âges des êtres organisés, parce que j'ai voulu faire bien connaître quels grands groupes ou types de formes organiques se sont montrés dès ces premiers temps : on peut déjà se rendre compte s'il est vrai que les êtres les plus imparfaits ou les plus simples en organisation aient paru les premiers dans l'un comme dans l'autre règne, et combien il importe dans de pareilles questions de réfréner par l'étude minutieuse des faits les élans auxquels l'ijuugination est toujours tentée de céder. Mais cette question reviendra un peu plus bas.
l\ . Epoi/iie iiermienne. — Une révolution considérable, en terminant l'époque carbonifère, paraît avoir très-notablement moditié les conditions générales de la vie à la surface du globe, car les zoologistes et les botanistes ont également reconnu qu'avec la période carbonifère finissent une population particulière d'animaux et une végétation toute spéciale. Cependant l'époque permienne semble un dernier reflet de la période carbonifère expirante ; la période permienne , selon le professeur Ad. Brongniart, n'en présente qu'une sorte de résidu déji privé de la plupart de ses genres les plus caractéristi- ()ues ; et pondant la période suivante, nous n'en trouvons plus aucune trace. Aie. d'Orbigny constate que l'étude des animaux fossiles de l'époque permienne donne la même résultai. • Lei uiers perniiennes, dit-il, olTraient des animaux voisins, comme ensemble de caractères, des autres étages paléozoiqucs précédents : par exemple, les mêmes genres ([ue ceux de l'Otage carboniférien, et en outre des geiu'es et surtout des espèces bien distinctes. Cette faune se composait de deux genres do Reptiles, sans doute riveriiius et marins, de cin<i genres nouveaux de l'ois^oHs placiiii/es (cartilagineux) et ganoïdes (couverts d'i?Cailles brillâmes en mosaïque) seulement, de Crustacés, de Molltisf/ues de toutes les classes, parmi lesquels trois genres nouveaux. Les lluitres, par exemple, commencent ù se montrer avec quelques /oo/Jy.'l-.-v inaperçus jutqu'alois. «Lus végétaux dont les déuris nojs
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ont été conservés sont des Algues, des Fougères, des Equisétacées, des L'jcopodiacies, dos Conifères, plantes marines et terrestres.
2° Pe'riode triasique.
Une seconde période commence évidemment pour la création animale et végétale, après l'époque permienne. Plus de trois cents des genres d'animaux de la période précédente disparaissent pour toujours: ainsi avec l'épo-, que permienne s'éteignent le genre Noihosaure parmi les Reptiles, une soixantaine de genres de Poisso7ts cartilagineux ou osseux, toul le groupe des Crustacés trilo- AîVej-, dix-sept genres de Mollusques ce'/ilialopodes, vingtsis, genres environ de Gusiéropodes, Acéphales teslace's, Brachiopodes, et de nombreux genres de Zoopliyles, et surtout, parmi eux, de Crinoîdes. Avec cette môme époque permienne finit aussi, pour le règne végéial, ce que M. le professeur Ad. Brongniart appelle le régne des Cryptogames acrogènes (Fougères, li/copndioce'es, Equisétacées, etc.). Ainsi l'étude des fossiles des deux règnes conduit au même résuliat sur ce point et révèle avec évidence un cliaiigenient important dans les êtres organisés, au moment où nous sommes parvenus dans la série des âges antédiluviens.
La nouvelle période, nommée par beaucoup de paléontologistes période triasique, est marquée surtout par la première apparition des Oiseazcx, un développement tout à fait caractéristique de la classe des Heptiles, et surtout des grands Sauriens entièrement perdus aujourd'hui, l'apparition des Cruslaccs décapodes, àes, Ammoniies, Trigonies, Plicatules parmi les Mollusques, des Pentdcrines parmi les Zoophyles crinoîdes: enfin parmi les végétaux au règne des Cryptogames acrogènes succède celui des Dicotylédones gymnospermes (Conifères, Cycadées et groupes voisins). Dans lesdeux règnes, tomes les espèces de cette seconde période sont absolument différentes de celles qui ont vécu pendant la première.
Selon toute vraisemblance, la période triasique a moins duré que ia période paléozoïque ; on n'y distingue guère que deux époques.