‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 385 sur 396 · IV. Epoque enriillieuiie. — Une nnii · texte numérisé non relu

IV. Epoque enriillieuiie. — Une nnii

vcllc crise a modifié It I'' irinsin-

et inauguré nue uouvellr i l'inr, i|uri ques genre» d'animaux mai iiin ,i|ip:ii :ll^• sent pour la première fois ; do nouvelles espèces d'Ai)i»iimilrs, do Triijn- ,.„.„,, nies succèdent à celle» de l'ilgc précé- "*'\w mm'.'"" dent; les /.ixiphyles dn grmipo des Oursins, de celui des Vriiuivles lilircs, de relui des Polypes mitdn'poriiuei, so développent de façon iV nous laisser la trace de genres perdus, très nombreux et très-

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riches en espèces. Un genre de coquilles «nivalves, tresremarquable à cette époque par l'abondance des indvidusqui le représentent, est celui des A ermees tfig.l -50) , avec les diverses espèces de ce genre étaient repanduesd au-

très coquilles, et surtout parmi les As(artes, le i^'^éias corne de bélier. En résumé, cette époque, tout en ayant sa physionomie distincte, a de grands rapports avec la

'"^ V Epoque kimméridgienne et porilandieme.— lin dernier âge vient terminer la longue période jurassique et ensevelir à jamais dans le passé la plupart des former d'êtres vivants qui l'ont si fortement caractérisée. Dan^ la première partie de cette époque dernière apparaissent deux nouveaux genres de ro<-/«« aquatiques {bmys Platemys) et trois nouveaux genres de Heiiites c'^foinliens, en même temps que règ"en^ P0"[ s éteindre, le. genres Téléosawes et Pliosaures. Dans tous les groupes à peu près nous retrouvons, à l'époque dont "ous pa ons les mêmes genres qu'aux époques précédentes, mais des espèces dlflrentes' Les z!o,;hyles diminuent beaucoup de nombre, et les mers abondent surtout en J>'';^'/»f?"f gastéropodes et w:ép',ales. Une petite fP^^^ huître VExonm-e virqule [pa. 1251), y formait des bancs multipliés ?f fort étindu^auxquels se mêlaient des bancs d autrès espèces du même genre; le ^ahle de^ grèves recela^ abondamment des Pholadomyes [fi'j. 1 252) et d autres co-

déesifin. 1256), 5 de Conifères; peut-être faut-il ajouter à cette liste de végétaux aujourd'hui perdus, deux ou trois espèces de plantes Uonocotylédones. En somme, cette

Fig. 1252.— Pholadomje à côtes

flore, quelque incomplètement connue qu elle soit encore pour nous, fait corps avec celle des époques liasiques, et dénonce pour la végétation une grande période jurassi-

ouillages analogues. 11 semble, du reste, d'après les débris œdecett4poque,qu'ellesoit.a,^odede^çadei.e

ques qui se sont succédé si rii hes et si variées ; une autre période se préparc ; une nouvelle pbasc va commencer dans la manifestation des créations organisées.

Avant d'aborder cette péricidc nouvelle ,je dois donner quelques indications sur les plantes dont l'existence nous est révélée par les fossiles des âges oolitiquo, oxfordien, corallien et portlandicn. Les végétaux ossiles do cette série d'époques ont été surtout recueillis sur la cûte du Yorkshire (Angleterre) dans les dépôts ooliliques; en Franco, près do Lyon, de Nantua-'f Chateauroux, de Chatillon-sur-Scine, de IVlamcrs,de Voidun: en Allcmii^nc, dans le calcaire schisteux oxfordien de Solcnhofon (Bavière). » Mais, dit le professeur Ad. Brongniart, ces localités si diverses se rapportent à des étages très-dilTérenIs de la série oolitique, et constitueront peut-être, lorsqu'elles seront mieux connues et plus complètement explorées, des époques distinctes. » PuisU résume ainsi les caractères de laHore que composeraient les débris connus et déterminés jusqu'ici : « Ce sont, iiarnii les Four/rrcs, la rareté des espèces .^ nervures réticulées, si nombreuses dans le lias ; parmi les Cymdées, la fréquence des Ol'iznmics et des Ziimifs {fi;/. 1253) proprement dites, c'est-à-dire des Cycmtrcs l.'s plus analogucsi celles du mnude actuel et la diminution des Ctems, Pterophiillim et Nihonin, genres bien pins éloignés des espèces vivantes ; cnlln la plus grande fré(iuence dcsComféres, llraclii/idii/llum et ïViwiVes-, beaucoup plus rares dans le lias. » Otte nore a compté jnsqu'iii, parmi les C'7//'tnnmnri, h licnn» à'Alqnes, W iV- Eouijères {firj. 1251), 2 ilc Miirsi/iiai;m\ 3 de Lycopndiacérs, 2 d'Equiselucees; parmi les Diculylddones gymnospermes, Cgenres do Cyca-

Fit 125k — Conioi leris Murrajana (Fougires)

nue aussi nettement accusée que celle que révèle l'étudo dos formes animales aux mûmes époques.

4° Période crétacée,

La nouvelle période oui durant ses nombreuses et loucues époques a déposé les divers bancs de la série des terrains crétacés, est caractérisée par l'extinction d un grand nombre de groupes d'animaux. Si réc lemcnt la période jurassique a connu dos il/njmm/em- terrestres, on n'en trouve plus trace durant hi période crétacée; lé règne des grands /l.;>^te est fini et co ser,. seulement nar exception que se montreront encore quelques repti- FesBiga^sques. Kn tous cas. divhuit genres de cette classe do Vrtrbrrs se sont éteints 4 la fin de la période Inrastique. En même temps ont disparu 40 genres de Poissons, 33 do Crustacés, 19 d'Echmodermes, U do Po-

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types madréporiques. Les JIolli;sqi:e5 sont loin d'ttre ainsi décimi-s, quelques genres de chaque classe se sont perdus à ce imoment ; ma's le groupe des Ammonites prend un développement inconnu jus<|u'à la période crétacée et avant do s'éteindre à son tour définitivement, il peuple les mers de coquilles prodigieusement variées de taille et déformes, souvent d'une merveilleuse élégance. Pour remplacer les genres détruits, la période crétacée voit apparaître, parmi les Oiseaux, les premiers genres de Palmipérles; plusieurs types nouveaux de Heptiles chéloniens et sauriens; de nouveaux genres de Poissons appartenant aux groupes généraux qui comprennent dans le monde actuel nos harengs, nossauuions, nos maquereaux, nos brochets, nos perches, et qui ne sont pas représentés dans la nuture animée avant la période crétacée. Un grand nombre de genres nouveaux de Mollusques et de" Zoophytes spongiaires font en mCme temps leur première apparition.

La création végétale entre aussi dans une nouvelle phase ; le règne des Dicotylédones r/ymnospermes qui Vest ouvert avec l:i période triasique finit avec la première époque de la période crétacée; avec la deuxième époque de cette grande période commence le règne des Dicotylédones angiospermes qui prendra toute sonextciision dans la période tertiaire pour se continuer jusqu'à nos jours.

\. Epoque wealdienne oit néocomienne. — Une légère divergence se produit entre les résultats de l'étude des végétaux fossiles et celle des animaux de cette époque. La faune jurassique finit incontestablement avec l'époque portiandienne, et Ve'poque néucomiemie ou wealdienne, bien qu'ayant encore quelques rapports avec la période jurassique en a beaucoup plus avec la période crétacée au commencement de la(|uclle on la rapporte; la flore wealdienne donne un résultat inverse ; aux yeux du professeur Ad. Brongniart, elle est franchrment jurassique. « On remarquera, dit-il, que cette formation d'eSu douce, qui, pour nous, termine le règne des Gytnnospernies, se lie par l'ensemble de ses caractères aux autres époques jurassiques, et se distingue de l'époque crétacée qui lui succède, par l'absence complète de toute espèce pouvant rentrer parmi les Dicotylédones anqiospermei, tant en France et en Angleterre que dans les dépôts de l'Allemagne septentrionale si riche en espèces variées. ,\u contraire dans la craie inférieure, glauconie crétacée, quadersandslein ou planerkalk d'Allemagne, on trouve immédiatement plusieurs sortes de feuilles appartenant évidemment à la grande division des Dicotylédones angiospermes et quelques restes de Palmiers, dont on ne voit, au contraire, aucune trace dans les dépôts wealdiens. » L'abondance des Cycudées persiste dans ces dépôts comme à l'âge portlandien : les Conifères sont représentées surtout par des Urachypliyllum qui rap)K'llent un peu nos Amucurias et qui ont peuplé toute !a période jurassique. Les Frjujècessont nombreuses et surtout parmi elles une espèce, le Lonchnpteris de Mantell ; quelques Marsiléacées, Equùélacées et une espèce û'Alques complètent cette flore intércssnnte. Les dépôts woaldiens nllVent un fait géologique fort curieux à signaler. Dans l'Ile de Portland, en Angleterre, ces dépôts renfcr-

clie étant inclinée à environ 45° sur l'horizon, les troncâ d'arbres pareillement s'écartent de 45° de la verticale.

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Flg. ItSS. — Cooeh« <1« l)pae de V\\6 de rorltend.

ment une couclie boueuse noirâtre de 0'",.3n ft 0"',45 d'épaJiHOur et qui parait avoir été le sol végétal d'une forêt de cette époque aniédiluvicnne ; mai» co qu'il y a d'intéressant, c'est que les «ouclies ili» arhres de cette forCt, loursironcR môme souvent jusqu'à I mètre de linutcur se sont conservés dan» la position où il» avaient poussé, di'S fr.ignieiiLs trouvé» près d'eux ont permis de reconstituer plusieursdc CCS tiK''R »!"•(! et 7 mètre» de longueur. Avec ce» troncsct co.s brancluK d'arbre» se rcncontrcntdes »ouclicsdo Cycu'M'v, p.irmi Icsqmllt^s la figure ci contre représcntcla Cycndotden mcrjitjilii/llinififj. 1 ï.'iG). Une couche on.iloguc «'observe Hur lu côlo voisine dan» le Dor»cl- Bhirc, m.iis avec co fui t plu» remarquable oncoro que la cou-

Quant aux animaux de l'époque wealdienne et néocomienne, ils affectent un grand nombre de formes nouvelles et appartiennent à la fuis à une faune marine, fluviale et terrestre. « Les sables ferrugineux placés, en Angleterre, au-dessous de la craie, dit Cuvicr, contiennent en abondance des Crocodiles, des Tortues, des Méyalosaures et surtout un reptile qui offrait encore un caractère tout particulier, celui d'user ses dcntscommenos mammifères herbivores. C'est à M. Mantell, de Lewes, en Sussex, que l'on doit la découverte de ce dernier animal, ainsi que des autres grands reptiles de ces sables inférieurs à la craie. Il l'a nommé Iguanodon. » Aie.

d'Orbigny signale la faune de cette époque comme trèsremarquable par le grand nombre d'espèces et lu multiplicité de formes génériques qn'afl'cctent les Mollusques céphalopodes , qui y offrent des Ammonites gigantesques

et des espèces à sillons trans- F.g. \2o^. - c.i.jcf,.is Je i)u»ai. verses très-espaces, des Ati-

cglocéras(fig. I2âs), de 2 mètres de développement, et ces getires si singuliers des Scnp/iî'te, des //awii7e.9,des Toxoceras, des Pti/coceras, des Heteroceras, des Uelicoceras, des Criocera's, etc. [fig. 1257, 1259, 1260). Dans les eaux,,

que peuplaient ces grandes espèces de Cépliatopotles à coquille cloisonnéo.vivaient d'autres JI/o/^ms^um jusqu'alors inconnu» {Turrilelles, Varigdres, Crassalelles, etc.), do nombreux hchinmlermes dcpenres nouveaux, des Polypiers, de» Spongiaires etune muliituilo (le I'oiswns. Sur le» rivages s'Bgitttlentenciiro de iHiiubrcm Ufptiles dillérents pour lu plupart deccux di"<rp<"|ucs jurnssicpies, et en m^motomp» la dernière espèce du nniu|M' des l'Ierodactiites,i\m va s'éteindre. Deux genres p.i dus d'OnvviHX ont été reconnu» à cette époque, les Pidci-arnis parmi les Ecléassiers, les Cimoliornis parmi les Palmipèdes.

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II. Époques crétacées pi opremeni dites, — Je ne suivrai pas une à une les autres époques de la période crétacée (voyez CnÉTACÉs) ; en ce qui concerne les aninianx et les iplantes, ces époques offrent un ensemble de traits communs avec de simples différences dans les détails. Je me bornerai donc à signaler dans la faune de ces époques quelques êtres remarquables à un titre ou à un autre. « Dans la craie, dit Cuvier, on voit des restes de Torittes (Ché/oitidées). de Crocoi/i/es {ou gv&nàs Sauriens)^ les fameuses carrières de craie tuffau de la montagne de Saint-Pierre, près dellaéstricht. qui appartiennent à la formation de la craie, ont donné à côté de grandes tortues de mer et d'une infinité de coquilles et de zoophytes marins, un genre de lézards non moins gigantesques que le Mesalosaurus, qui est devenu célèbre parles recherches de Camperet par les figures que Faujas a données de ses os, dans son histoire de cette montagne. Il était long de 25 pieds (8",30) et plus, ses grandes mâchoires étaient armées de dents très-fortes, coniques, un peu arquées et relevées d'une arête, et il portait aussi quelquesunes de ces dents dans le palais. On comptait plus de cent trente vertèbres dans son épine, convexes eu avant,

Les Poissons du groupe des vrais Sqttales affectaient dans 1' s mers crétacées dos dimensions vraiment colossales, si on les compare à ceux de l'époque présent». Nos squales actuels les plus grands, les requins, mesurent environ 10 mètres et leurs dents n'ont queO^jOS de hauteur sur (\'",i)() environ de largeur ; que penser des squales qui dans les dépôts crétacés ont laissé des dents de 0",^ de hauteur? Les poissons dont elles armaient la bouche devaient atteindre une longueur de près de 24 mètres la bouche ouverte avait peut être 3 mètres de largeur.

Les autres animaux marins de cette époque sont extrêmement nombreux et je citerai seulement quelques-uns des plus remai-quables. Parmi les Mollusques réplwlopodes, outre les Ammoni les proprement dites, les Turrilites, sortes d'ammonites enroulées eu spirale, des Bé-

Fig. 1261 - Cl

le) (Cl

dilodlée).

concaves en arrière. Sa queue était haute et plate, et formait une largo rame verticale. " Ce grand reptile parait avoir eu les pieds pahnés et vivait évidemment en partie sur les rivages, en partie dans les eaux oti il na-

Fig. 1162. — Uusis.iurr de Cimpar (craie bltiichc],

cenlt avec farililé. La figure 12C2 représente un magnifique échantillon de tête recueilli h lUadslrlcIit et conservé au Muséum do Paris ; elle a r",:)(i de longueur. M. Conybcare, en mémoire do la ville près de laquelle ont été trouvés les restes de ce géant :impliibie, l'a nommé Musasaure (du latin Moste trujcclum, MaCbtriclil).

Fl;. 12B1. — Belemnilella

lemnites et particulièrement une espèce très-commune dans la craie blanche, la liélemnite ou Uélemnitelle mucronc'e, formes animales qui vont s'éteindre avec la période crétacée. Parmi les Mollusques gastéropodes, on peut signaler les Nerine'es {fig. 1265) déjà communes à l'époque jurassique et qui, avant de disparaître, se multiplient sous de nouvelles formes spécifiques; le groupe des Oslro'es, parmi les Mollusques acephaleSjVivan dans ces mers de nombreux et curieux représentants très-voisins de nos Huilres actuelles, Osirea aquila, 0. lari'ii tfi.i. 12G7), O. eoluinlja {fig. Vltië), etc., et s'y trouvaient avec des genres \oisii)i. S/ioiidyles, Chômes, Inocérames, Gei-vilies, et avec des Mollusques bracttiofiodes de formes très-singulières, telles <iuo les Hippurites < pg. I2C8), les liiidioliles {fig. i-:i,[))^lc^Cr(imes,lesnécidées. Les gemes d'Echinodermes du groupe des Oursins ou Kcltinides étalent alors très-muliipliés; plusieurs do ces genres sont encore représentés dans nos mers actuelles, la plupart sont perdus.

Les débris de coraux , madrépores et spongiaires do ces époques sont nombreux et variés et beaucoup de ces animaux par l'abondance de leurs débris font i-econuaîlre ces dépôts les uns des autres; ui.iis je ne puis insister davantage sur la faune crétacée.

Si nous p:issons maiulenant au règne végétal, on a déjà pu voir quel événement considérable pour lui signale la péi-iode crétacée proprement dite, c'est l'apparition première des Dicolt/lei/oues angiospei-mcs, dont la prédominance dans la création végétale deviendra décisive A la période tertiaire, et l'apparition siuiulianéu dos premici'os Munuculylddottes iucou-

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testables. Les dûbris de plantes fossiles ne sont d'ailleurs ' grande surface du sol et uniriuement composée i' Algues

pas trè5-répan>lus dans les vastes couches de cette période; | paraissant se rapporter à un mfnie genre {Chondntes).

mais on en a trouvé assez abondamment dans le grès vert, M. Ad. Brongniart y voit l'indication d'une époque parti-

da.ns la craie verte ou cliloritée. La flore que l'ou peut culière, époque fucoïdienne, remarquable par ce fait que

recomposer avec ces débris compterait : parmi les CryptO' gaines amphigènes, des Algues 13 ou l5 espèces, parmi les Cryp. acrogènes, des Fougères 9 espèces ; parmi les

MoHoœlyléilones, 4 Nàiidées, ï Palmiers; parmi les Dicotylédones gymniisiiernies, 8 Cycadées, ll> Conifères; parmi les T). ungiospcrnies, 1 ilyricée, 1 Hétulacée, 1 Cupiilifère, 3 Salicinées, I Acériiiée, 1 Juglundée, et une vingtaine d'csiitces dont la famille n'a pu Être déterminée.

« Cette flore, qui compri^nd maintenant environ (iO à 70 espèces connues, dit le professeur Ad. lirongninrt, est, comme ou le voit, remarquable en ce que les Dicotylédones ungiosjtcrmes égalent à peu près les gymnospermes, cl par l'existence d'im nombre encore assez grand do Cycadéet bien caractérisées qui cessent de so monticr & l'époque éocèiio des terrains tertiaires. » Le savant botaniste rattache à lu lin de la période crétacéo let plantes fossiles rencontrées en un grand nombre de localités de rKunipe méridionale, dcpui» les Pyrénées Jusqu'aux environs du Vienne el même en Crimée, dans une formation niarinu nommée grès ou mnriynos à furiivles ou flyili de la Suisse. Ce» plantes forment nnc floro répandue sur uuc très-

Fin. 1209. - n.|'|<iii

. BaJiolile lurbii

ntrue (craie tuITiU).

ces espèces d'algues ou fucoides n'ont rien de commun avec celles des époques crétacées précédentes, ni avec celles des premières époques tertiaires.

5° Période tertiaire.

A travers ses singulières et profondes transformations, la création organisée s'achemine peu à peu vers son état actuel, et la période tertiaire qui n'a plus aucune espèce à' Ammonites, de Bélemnites, de Reptiles gigantesques inaugure l'apparition d'un nombre considérable de nouveaux groupes d'animaux. L'événement le plus considérable de ce genre est l'apparition des divers ordres de Mammifères, les Rongeurs, les Pachydermes, les Carnassiers, les Chéiroptères, les Cétacés, les Ruminants. les Edentés; et l'apparition simultanée de la plupart des ordres à'Oiseaux, les Passereaux, les Oiseaux de proie, les Gallinacés, les Grimpeurs. On doit encore signaler comme apparaissant avec la période tertiaire, les Reptiles ophidiens, les Batraciens, les Poissons pleuronectes, puis les Myridpiides, les Crustacés amphipodes et Stomapodes. L'ordre des Mammifères pachydei'mes peuple la terre ferme d'un nombre considérable de genres perdus riches en espèces ; cet ordre domine durant la période tertiaire, tandis qu'aujourd'hui il est dans une véritable décadence relative.

« L'ensemble des végétaux de cette période, dit le professeur Ad. Brongniart, est un des plus caractérisés. L'abondance des végétaux Dicotylédones angiospei'mes , relie des Monocnlylédunes de diverses familles et surtout des l'almiers, pendant une partie du moins de cette période, la di^till^Ul■nt iminédiatement des périodes plus anciennes. Ceiinidant les observations fuites sur les époques crétacées, ont établi une sorte de transition entre les formes des époques jurassiques et celles des époques tertiaires. Mais tandis que dans la période crétacée les angiospermes paraissent égaler à peu près les gymnospermes, dans la période tertiaire, elles les dépassent de beaucoup, tandis qu'à l'époque crétacée, il y a encore des Cycadées et des Coni/ères voisines des genres habitant les régions tropicales ; pendant la période tertiaire les Cycadées paraissent manquer complètement en Eurojic, et les Conifères appartiennent à des genres des régions tempérées.

Chacun sait qu'il est dans les habitudes des géologues de pai l'ager en trois époques la période tertiaire ; bien que l'étude des animaux et des i)lanlos de cotte période fasse pressentir qu'il faudra prochainement y distinguer un plus grand nombre d'époques, je resterai quant il présent lldèli! aux traditions.

I lipiiqureiicrun ou parisienne. — u II existe, dans les tcrraitis tcrliiiins dit Aie. d'Orbigny, jilus de 8000 espèces d'animaux entièrement dilTércuts de ceux des périodes antérieures et de l'époque actuelle et pouvant caractériser ces terrains. » Sur ce total, le savant paléontologiste on attribue 2 254 à l'époque éocène; on comprend qu au milieu d'une pareille multitude je mo bornerai A signaler quoique» animaux remar<|Uablos. « Cette p"|iulation animale, dit Cuvier, porto un rarnctère très-remarquable dan» l'abondance et la variété du certain» genres do Pac/iydcrmes qui manquout cutièrcinont parmi les quedru-

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pèdes de nos jours, et dont les caractères se rapprochent plus 011 moins des Tapirs, des Rhinocéros et des Cltameatix. Les Ptilœothériums ressemblaient aux Tapirs par la forme générale, par celle de la tfte, notamment par la brièveté des os du nez qui annonce qu'ils avaient, comme les tapirs, une petite trompe; enfin par les six

incisives et les deux canines à cliaque mâchoire; mais ils ressemblaient aux Rhinocéros par leurs dents mâchelières dont les supérieures étaient carrées, avec des crêtes saillantes diversement configurées, et les inférieures en forme de doubles croissants, et par leurs pieds, tous les quatre divisés en trois doigts, tandis que dans les tapirs ceux de devant en ont quatre. C'est un des genres les plus répandus et les plus nombreux en espèces dans les terrains de cet âge. Nos plâtrières des environs de Paris en fourmillent. » Cuvier cite alors 1 espèces trouvées dans ces carrières et dont la taille variait de celle d'un lièvre à celle d'iui cheval; deux autres espèces de taille intermédiaire ont été trouvées dans les mêmes formations près d'Orléans et près d'Issel. « Les Anoploihériums, ajoute le fondateur de la paléontologie, ont deux caractères qui ne s'observent dans aucun autre animal ; des pieds à deux doigts dont les métacarpes et les métatarses demeurent distincts et ne se soudent pas en canons comme ceux des ruminants, et des dents en série continue et que n'interrompt aucune lacune (Gincis., I can., 7 mol.)... La tète est de forme obloogue et n'annonce pas que le museau se soit terminé ni en trompe, 'ni en boutoir. » Cuvier considérait ces singuliers animaux que l'on ne peut comparer à rien dans la nature vivante comme ayant des affinités muliipliées avec les clievaux, les cochons, les hippopotames, les rhinocéros et les chameaux. On en connaît deux espèces de l'époque éocène; l'un avait environ la taille d'un sanglier, avec une grosse et longue queue, il nageait probablement et habitait les rives des grands lacs; l'autre ne difl'ère du premier que par une taille plus petite. Les plâtrières des environs de Paris recèlent d'abondants débris de ces deux espèces. Avec ces animaux, mais moins communément répandus vivaient d'autres espèces de genres voisins également perdus, les Lophiodons, assez voisins des tapirs; les Anthracothériums, qui avaient de grands rapports avec les cochons; les Clioeropolamcs, aniniaux intermédiaires entre les pécaris et les hippopotames ; les Hi/racothénumsassez voisins du genre précédent; les Aditpis, petits animaux de la taille d'un lapin. Mais d'autres ordres de Mammifères avaient aussi leurs représentants à la même époque; ainsi l'on peut citer une espèce de singe du genre Mncnque ; des chauves-souris des genres Vesperlilinn et Molosse; un carnassier plantigrade d'un genre perdu (Tœnntherium), des espèces perdues des genres Chien, Genelte; un genre iicrdu de rongeurs {Trogonthe-

Pig. 1211. - I

ri'um, /Î7. 1271), dos espèces d'/i'''ure«i7,s', do /.oir.5;un cétacé voisin des lamantins, le Zeur//o/fnn, des dauphins formant les genres fierAws Xiphins, lln/crânnon ou se rapportant au genre encore existant des vrais Dauphitts.

Les carrières de Montmartre renfrrment eni'ore les ossements de deux espèces de Sarigue, bien que les espèces actuelles de ce genre soient propres à l'Amérique.

11 est curieux encore de constater le développement de la classe des Oiseaux i l'époque éocène ; on y a reconnu des Aigles-pécheurs, des Buses, des Hiboux, un genre perdu de Passereaux (Protorins), un autre genre perdu de Grimpeurs {Halcyornis], une espèce de Perdrix, des Tantales, des Bécasses, des Poules d'eau, des Cormorans. Le squelette si fragile des oiseaux s'est généralement mal conservé; aussi beaucoup de fossiles appartenant évidemment i cette classe n'ont pu être exactement déterminés. Un des caractères remarquables de la faune éocène, c'est l'apparition d'un nombre considérable de genres nouveaux de Poissons de tous les ordreseldii Zunphgleséchinodermes. polypes, QIC; tandis que parmi les mollusques et les articulés s'éteignent un grand nombre de genres remplacés seulement par quelques genres nouveaux.

La flore de l'époque éocène est riche en espèces (on en connaît plus de 200) dont les Dicotylédones angiospermes forment près de la moitié et les Monocotylédones environ un sisième. A cette époque prédominaient les Algues et les Monocotylédones marines, â cause de la grande étendue qu'occupaient les terrains marins: quelques espèces seulement do Palmiers se m;i-

Fig. U72. - O.!

1 foiiile des plllri

•le Moiilniarlre.

riaient sur la terre ferme avec des Conifères, des Amenlacées variées et plusieurs espèces de Légu»iineuses, de Cucurhilacées, de Malvacées, à'Ericacées, etc., appartenant à des genres perdus. Les espèces de Conifères sont nombreuses, mais déjà la plupart se rapportent â des genres de l'époque .actuelle et particulièrement au groupe de genre qui a pour type les Cyprès.

11. Hpnijue miocène ou falunienne.— A l'époque moyenne do la période tertiaire la classe des Mammifères se complète par l'apparition des premiers genres d'Amphibies, de Carnassiers insectivores, d'Kdentès et de Ramifiants; en même temps apparaissent parmi les Reptiles et les Batraciens, les premières espèces des genres Coii/eunrtf et Grenouille. Cette époque a encore possédé deux ou trois espèces do Pa'<r(ilhériums, 9 Lophimlons, 'l Aniliracofhériums, et avec cela de nouveaux genres de Pachydermes aujourd'hui perdus iMarrauchenia, Toxodon, Chalicotherium, Oplotherium, Hippolherium), ou encore exis-

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tants [Coclion, Rhinocéros, Tapir). Parmi \i5 Ruminants il faut signaler comme genres nouveaux, le genre Sivatherium, singulier type intermédiaire aux grands pachydermes et aux ruminants, avec une tète armée probablement de 4 cornes et probablement aussi un nez prolongé en une petite trompe; puis les genres Chevrotai'n. Antilope, Cerf. Les autres ordres sont représentés par cinq ou six genres de singes [Pitliéque, Senniopithéque. Ouistiti, Sapajou, Protopitlièque), des genres de Carnassiers insectivores perdus [Oxygomphius, Dimylus) ou encore existants (WeVi'sso?!); une espèce à'Ours à canines tiès-tranchantes, plusieurs genres voisins détruits aujourd'hui [Agnotherium, Amphicyion, Arnphiarctos), des carnassiers digitigrades (genres Chien, Chat, Martre, Ptérodon, Muchairodus, Amyxodon), les genres Phoque et Morses; des genres perdus de rongeurs, les Megamys, Arctiœomys, Steneofiher, Palœomys, etc., avec des Marmottes, des Rats, des Hamsters, des Campagnols, des Castors, des Spermophi I es ; un grand édenté, le Macrotliérium, un cétacé voisin du Dugong, le Métaxythériiim, un Lamantiti, des Zéphius, plusieurs Dauptiins, un Cachalot et même une Baleine. Mais ce qui est tout 4 fait remarquable à l'époque miocène, c'est le développe- Fig. 1273. — Dcni He jiosiorionic, ment de deux genres periréi-icjuiie. ' dus de la famille des Èle'-

pliants, les Mastodontes ou éléphants à dents molaires mamelonnées, dont on connaît maintenant une vingtaine d'espèces, les Dinotliéritims dont l'existence nous est révélée par quelques débris gigantesques, par exemple une tête longue de

Fis. '2"i. — Etsai ds r<«lilution do Dinulhcriiim gigaiilesciui

I^.IOS, et qui paraissent avoir été pourvus d'une trompe comme les élépli:ints, en même tenjps (|ue Inur niAchoire inférieure recourbée vers la terre à sa parli<i antérieun; portait deux défenses au lieu de la mâchoire supérieure. On a essayé dans la figure 1271 de représenter les formes extérieures qu'avaient probablement ces gigantesques animaux dont nous connaissons deux espèces.

A cette même époque miocène, se sont multipliés k's Oiseaux passereaux; les Poissons se rapprochent de plus en plus de nos genres actuels; les Crustacés décnpo'Ies voisins de nos crabes se montrent sur les rivages; lis Mollusques aussi se développent vers leurs formes actuelles.

La flore miocène est riche en Palmier.',- et nous offre en général unmélangc singulier do piaules aujourd'hui propres aux pays cliaiids avec dos (liante» des régions tempérées. Ainsi de» Palmiers (Ki espèce»), une espèce de bambou, de» L'iurinéei (S espèce»), de» Cooibritucées (;i e»pÈcos), de» l^gumincusea analogues h celles <lo no» contrées iutertropicalcs, une espèce do Hultinccr loul i fait tropicale, de-i Apocynccx (7 capècc»!, voisines de geni e» aciuels de la flore équutorlalo »o trouvent, dans les mèuie» localités que des arables, des Aw/e;.v, de» liiiulcauj., de» Ormes, de» Chines, de» Charmes, de» IhUrvs, de» Aunis, des l'hilnnes, de» Peupliers, M, Ad. Urougniart fait encore remarquer que dans la flore miocène le» IlicolyWdoues ijatnii])ctales sont rejiréscntécs seulement par quelipics genre».

III. Epoque pliocène ou subupcnnine. — Collo dernière époque de la série de» tcin|is géologiques utt comme une aurore de la créatiou vivante contemporaine. 'l'uuU'sles

espèces qui l'ont animée diffèrent de celles qui vivent aujourd'hui, mais il y a identité entre beaucoup de genres. Vingt-trois genres de Mammifères de l'époque précédente, parmi lesquels les genres Dinothérium, Macrothériuni, Hippothérium, Civathérium, ont péri avec l'époque miocène ; en échange la faune pliocène s'est enrichie d'espèces des genres Cheval, Tatou, Bœuf, Callitriche parmi les mammifères ; Aigle, Vautour, Pie, Coq, parmi les oiseaux; Brochet, Gobou, parmi les poissons, et de plusieurs genres aujourd'hui perdus de diverses classes dont les formes singulières constituent les traits les plus curieux de cette époque, o Les mers, dit Aie. d'Orbigny, étaient alors peuplées des mômes genres d'animaux qu'à l'époque précédente. A peine nous montrent-elles avec quelques genres nouveaux de Poissons, 3 formes nouvelles de Crustacés, quelques genres de Mollusques, de Foraminifères. La faune marine est pour ainsi dire sans couleur tranchée. Les continents au contraire étaient animés d'une faune composée d'un grand nombre d'êtres aussi remarqu.ables par leurs proportions que par leurs caractères. Les Mammifères dominaient surtout. C'est alors qu'avec beaucoup de genres différents de ceux des époques antérieures et différents de la faune actuelle, parmi lesquels se remarquaient les Clyptodons, les Megalonyx, \es Mégathériums, les Mylodons, les Mastodontes, aux formes massives, venaient déjà se mêler des genres qui ont survécu jusqu'à nous, les Eléphants, les Hijipopotames, les Chameaux, les Girafes, les Chevaux, etc. Beaucoup à'Oisenux animaient la campagne; en même temps que des Reptiles et des Batraciens multipliés, au nombre desquels, comme pour rivaliser avec les gigantesques Mammifères cités plus haut, se trouvait la fameuse Salamandre d'OEningen, prise pour un homme fossile (voyez Anthiiopoute), encore plus extraordinaire pour sa taille comparée à ce que nous connaissons aujourd'hui. Pour nourrir ces énormes animaux herbivores, qui couvraient notre sol, de l'Italie jusqu'à la mer Glaciale, animaux qui ne se trouvent plus maintenant que dans les régions tropicales les plus favorisées sous le rapport de la végétation, la nature devait offrir la flore la plus variée et la plus luxueuse. » Le Meyatltérium dont on a retrouvé des s'iuelettes entiers dans les alluvions des Pampas (Amérique du Sud) et dans les cavernes du Brésil, était de la taille des plus grands rhinocéros (-4 mètres environ de longueur et 3 mètres de hauteur); sa conformation était à la fois celle des tatous et celle de nos paresseux actuels. Organisé pour se nourrir de racines, ce Léviathan des Pampas, comme l'appelle Buckland, était armé d'ongles gigantesques avec lesquels ses membres massifs fouillaient la terre, pendant que sa queue singulièrement large et puissante fournissait un appui au poids du colosse. Une carapace osseuse adhérente à la peau paraît avoir protégé les parties supérieures du corps, comme dans les chlamyphoros de l'Amérique aciuelle; do .sorte qu'il faut peut-

Fij. m;;.— s,uciaiio du ii.uaiii

être regarder lo Méjathérium comme ayant aussi vécu habiluellenieiit sous terre; ses ongle» énormes justllloraient culte suppusiiiuu sur liiqucllu In toillu kwlv du l'MUi'UUl

FOS

inspire des doutes SL'rieux. Auprès de ce géant vivaient, dans les mêmes contrées, quatre espèces un peu moins L'randes de .We^o/onyx dont les formes moins lourdes que celles des mégathériums s'en rapprodiaient en général, niais dont les membres antérieurs pins longs que les postérieurs et le systè.œe de dentition rappellent ceux de l'ai et de l'nnan. C'est encore à ces derniers animaux que lessemblaient les Mijlodons dont on connaît trois es-

Fi<*. 1276. — Al^kotluii luLiialUï, ftiucIcLlii avec le contour probable du corps.

pèces. Bien que de taille gigantesque, ceux-ci étaient inférieurs en dimensions au mégatliérium, mais s'en rapprochaient d'ailleurs |)ar toute leur conformation. Ils paraissent cependant s'être nourris de feuilles et de bourgeons, et leurs pieds, pourvus de cinq doigts, portaient aux uns des gritTes, aux autres des sabots. Le savant anglais R. Owen a étudié minutieusement le squelette de ces grands mammifères qu'il nomme ine'oal/iéi'ioïdes, et il est arrivé à penser qu'ils étaient organisés pour se nourrir les uns et les autres des feuilles des arbres et que leurs membres colossaux leur permettaient de déraciner ceux-ci du pied, puis de les faire tomber par un puissant ébranlement; suivant lui le mégatliérium aurait été en outre pourvu d'une trompe. {Aun. clessc. natur. 1813, 2= série, t. XIX, p. 3;'I).

Le G/i/plod'in était un tatou colossal ; sa taille était environ un tiers de celle du mégaîliérinm avec lequel il git dans les vastes alluvions à limon rougeàtre des Pampas de Buenos-Ayres. Une carapace osseuse en forme de dôme protégeait tout son corps, et sa queue, sa lête ét.iient cuirassées pareillement. Ces mûmes dépôts subapennins des Pampas, dont l'étendue égale environ les trois cinquièmes de la superficie de la France, nous ont

F,g. 1Î77. GI,rlo<lon

encore conservé de cette époque bien des ossements do genres perdus ou vivants, un Glnssulliéiiuin voisin des fourmiliers, des Srclitlul/ii'riiims voisins des Mylodons, des C/icruux d'autres espèces que les nôtres, etc.

D'autres ossements de l'époque subapennine nous ont Cté conservés eu grand nombre, sous les uiéiucs liinous

rougeâtres, dans les cavernes du Brésil et de l'Europe (voyez Ossements). Ces ossements nous font reconnaître beaucoup danimaux des alluvions subapennines mêlés à d'autres plus particulièrement propres aux cavernes. Parmi ces animaux, les uns sont des carnassiers, comme le grand Ours des cavernes (d'un quart plus grand que nos ours) et cinq ou six autres espèces du même genre, ['Hyène des cavernes, des tigres, des panthères, des loups, des renards, etc., d'espèces différentes de celles que nous avons aujourd'hui; les autres étaient des herbivores, des omnivores, des rongeurs qui semblent souvent avoir été, avant ou après leur mort, la proie des carnassiers dont leurs os portent encore les traces; c'étaient des bœufs, des chevaux, des cerfs, des rhinocéros, des hippopotames, des éléphants, tousdifférents au moins comme espèce des animaux analogues de la faune actuelle. C'est dans les tourbières d'Irlande qu'a été trouvé le Cerf à hois yignntesque dont les bois à large empaumure ne mesuraient pas moins de 3 mètres d'envergure. Enlin je termine cette longue énuméiaiion de quelquesuns des habitants les plus remarquables de l'époque subapennine en citant parmi les Oiseaux, le genre Dinornis dont on connaît cinq espèces, l'une haute de 4 mètres, et qui était intermédiaire aux casoars et aux aptéryx du monde actuel.

Le règne végétal offre à l'époque subapennine une physionomie différente de celle qu'il présentait à l'époque falunienne, et distincte en môme temps de celle de la flore contemporaine. Les Dicotylédones y dominent et sont riches en espèces variées {çiymnospermes 31, angiospermes IG4); les Monocott/le'dones y sont rares (4 espèces connues seulement) et les Palmiers manquent entièrement dans les dépôts subapennins de l'époque subapennine do l'Europe. D'ailleurs toutes les plantes montrent des analogies générales avec celles qui peuplent anjouid'hui les régions tempérées de l'Europe, de l'Amérique septentrionale et du Japon. Les Dicotylédones gamopétales sont encore, comme à l'époque précédente, à peine représentés; mais les familles que l'on rencontre le plus abondamment dans la flore subapennine sont les Conifères (32 espèces), les Cupuliféres (22 espèces), les Légumineuses (17 espèces), les Rhamnées (H espèces), les Acérins'es (15 espèces).

Il importe de dire ici qu'aucune des espèces végétales de cette époque ne vit encore aujourd'hui. II semble qu'une grande perturbation dont le soulèvement de la vaste chaîne des Andes est peut-être la cause principale, a jeié les eaux hors de leurs lits et terminé cette époque par une catastrophe fatale aux êtres vivants qu'elle nourrissait. Ce mouvement des eanx a dû anéantir les grands animaux terrestres sur tous les points du globe à la fois, comme il a partout transporté ces sédiments limoneux rougeâtres où leurs ossements sont enfouis. C'est à cet instant que des masses considérables d'alluvions terrestres contenant des ossements de mastodontes, d'éléphants et d'autres animaux d'espèces éteintes auraient été charriées à la surface des continents, en France, en Italie, dans les deux Amériques et sur d'autres parties du monde jusqu'au pôle nord. Là, sur les bords glacés des fleuves sibériens, quelques-uns des animaux ainsi détruits se sont conservés entiers dans des montagnes de glace sur lesquelles les siècles ont passé sans les atteindre. La première découverte de ce genre fut faite au siècle dernier par un pêcheur et elle nous fit connaître un individu de l'espèce d'éléphant qui vivait ;V cette époque (voy. Eléphant), dont la peau était couverte d'une laine rouge abondante et d'un long poil noir et luisant; des défenses élégamment enroulées et d'une taille énorme ornaient la tête de cette grande espèce.

Ainsi s'est terminée par une sorte de déluge universel la plus récente des époques tertiaires; après cette catastrophe s'ouvre la période actuelle dont le trait essentiel, au milieu du renouvellement des espèces d'élres vivants, est l'apparition de l'Iiommc sur la terre. On trouvera ailleurs (voyez Homme fossile, An- TiinorOLiTF.) I histoire des débris les plus anciens que l'on connaisse, de l'espèce humaine, et les raisons qui font douter si ce roi de la création organisée n a paru sur la tiTre qu'après l'époque pliocène, après le' <liliiviiim ou diluge général «ini a terminé cette époque. Ce déluge n'a d'ailleurs aucun rapport avec ledélugebiblii|uedi>ntriiomuie a été témoin et dont on retrouve les traces au comuiouceineut de l'Opociue cuuieuiporaiue.

FOS

FOS

Conclusions. — Le nombre des espèces fossiles animales trouvées jusqu'ici dans les divers terrains s'élève à près de 24 000, dont le tabloan suivant dressé d'après les résultats des recherches d'Alc. d'Orbigny, donne la répartition. Ces 24 000 espèces se rappoi'tent à environ 1 473 genres dont 933 sont aujourd'hui perdus.

nécapîtnlalît

CROLPES ZOOLOOIQUBS.

Sombre

Iles espèces rossîtes

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Iriasiiues.

MIES 1)1> siques.

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cril- (Jtés.

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Mammifères

4iJ(i

2 (ICO 16 951

Repliles

Poissons

Zoophyles

ToTiUX

23 ils:

tOilBIlE DES GCMIEJ tm LES TERIllISS

Cryptogames amphigcnes

Cryptogames acrogèo.

Blonocolylctlones

Dicotylédones gymnospermes

Dicotylédones angiospermes

Le second tableau est un relevé sommaire des résultats publiés par le professeur Ad. Brongniart; l'on peut juger ainsi de l'état de nos connaissances en fait de fossiles dans l'un et dans l'autre règne.

On remari|ue inmiédiatement une (IilIVi('nr(^ notable dans le nombre, entre les fossiles d'oritinc ^miriulc et les végétaux fossiles. Au lien d'en conchiic qm- 1. -, lauiics de ces époques antédiluviemics étaient pln.^ iiLlKji (jiic les flores correspondantes, il vaut mieux songer que les végétaux sont Cil général d'une bien moins facile conservation que les animaux et que la destruction entière a frajjpé bien plus de plantes que d'espèces animales. Ce qui semble conlirmer cette conjecture, c'est que d'une manière générale les faunes et les flores fossiles sontd'autant pins riches (|u'ellesse rapportent à une époque plus récente. Aie. d'Orbigny conclut néanmoins de.s cli lires qu'il a si minulieusement réunis pour la paléontologie des animaux, que le nombre des formes organi(|ues a é;é cil augmentant depuis la période paléozoiqne jusqu'à la nuire. Si cette conclusion n'est pas incontestable, elle est au moins probable.

Un de» résultats curieux de l'éliulo des plantes et des auiiimux fossile» est la révélation de ce fait que plusieurs groupe» d'être» vivants, ont eu à l'une ou à l'iiuire des époques géologliiuf», par le nombre et la variété des genres et de» eupèccs, un développement qu'ils n'ont plus A notre époque; tandis que d'autre» groupes sont au contraire plu» abondamment représenté» aujourd'hui qu'ils no l'ont été durant lo» période» précédente».

Il ent une idée qui a été souvent présentée avec complaiHunce coinmo un de» résultat» inconlestés do l'étude de» fossile» cl (|iie Je tien» à rappeler ici pour en constater l'inexiiclitude. On a répété que l'antenr de» choses avait peuplé la terre par de» création» »ucccs»ive», en coiiimcnçaiit par les animaux et le» plantes le» plus simple» en organisation, pour s'élever d'époque en époipin 4 de» conibliiai»ons organique» plu» compliquée» et [iliis pnrraiictctcouroiiiiuroniinson uiuvroi^ l'époque actuelle

par la création de l'homme. C'est là un rêve séduisant, et rien de plus. L'étude des fossiles démontre, à la vérité, que la terre a d'abord été inhabitée de tout Être vivant ; qu'à un certain moment la puissance souveraine a aév à la fois des animaux et des plantes; (pie depuis ce mo ment la population animale et végétale de notre terre a chance environ vingt-sept fois, par la destruction gêné raie des espèces, par l'anéantissement de bien des genres et des classes, par la production d'espèces nouvelles appartenant souvent à des gioupes nouveaux ; que l'espèce humaine a sans doute été créée seulement au début de la période actuelle ; mais, loin de monirer les formes organiques se succédant suivant les degrés de leur perfectionnement croissant, cette éti(de dément entièrement cette hypothèse. Après avoir pendant plus de douze années laborieusement examiné les documents de cette importante question, Aie. d'Orbigny a établi p.ir une véritable statistique des faits connus, que dans l'ordre chronologique des âges du monde les quatre embranchements dn règne animal et les classes qui composent chacun d'eux ont apparu p.arallèlenient et non pas succe: sivement selon leur perfectionnement relatif; que l'acconi du degré croissant de perfection des organes avec l'ordre d'apparition dus espèces dans la série des âges, ne se réalise qu'exceptionnellement dans le fait de l'arrivée tardive des Mammifères; que loin de se perfectionner successivement, les animaux ont souvent à cet égard moins gagné (lue perdu, d'antres fois sont restés stationnaires, dans la succession des époques de notre globe. IVI. le professeur Brongniart arrive par l'étude des végétaux fossiles à des conclusions analogues; en établissant que la longue série des siècles qui a présidé à l'enfantement successif des diverses formes du règne végétal, peut être divisée en trois longues périodes: \erègnfi des Acrogénes (terrains cambrien, silurien, dévonien, carbonifère et permien), le règne des Gynmnspcrmes (terrains triasiques et jurassi(iues) et le lègne des Angios/iermes{leirr;nns crétacés et tertiaires); « ces expressions ;ijoute-t-il, n'indiquent que la prédominance successive de chacune de ces trois grandes divisions du règne végétal, et non l'exclusion complète des autres. Ainsi dans les deux premières, les Acrogénes et les Gymnospermes existent simultanément ; seulement les premières l'emportent d'abord sur les secondes en nombre et en grandeur, tandis que l'inverse a lieu plus tard. » On remarquera d'ailleurs que le premier groupe prédominant n'est pas celui des Crypiogames les moins perfectionnés, mais au contraire celui des Cryptogames les plus rapprochés des Phanérogames et dans ses formes les plus compliquées, celles des Fougères. Que l'on cesse donc de nous représenter un Dieu créateur s'essayant pour ainsi dire à perfectionner progressivement son œuvre; non, l'Intelligence suprême a pensé à la fois toute la création et a réalisé les divers types d'êtres organisés parallèlement et successivement suivant un ordre dont la raison nous échappe tout à fait.

Les résultats de l'étude des fossiles imposent à noti-e esprit le fait des créations nniltiples et successives, puisqu'à chaque époque les espèces sont renouvelées, puisqu'il y a des genres perdus et que d'autres genres n'apparaissent que tardivement. Cette conclusion a paru inacceptable à certains esprits éminenls qui ont essayé de faire dériver les espèces d'une époepie de celles de l'époque précédente par une voie natuielle do modilications organiques sousTinlluencc de changements dans les conditions extérieures; cette opini(m ne repose sur aucun fait et n'a pu être :idniise par les savants qui veulent avant tout s'appuyer sur l'observation et l'expérience. Pourquoi s'étonner des créations successives multiples, puisqu'il faut inévitablement adnielire (|u'il y a eu création au moins une fois; le plus iMcninpii'bensible pour ntius, c'est la crihilion et non la nniUiplirilé des manifeslalinns (lu pouvoir créalenr; ncceplons dune les résultats (II- nos oliscrvatiiins ac.UnMles sans y niOlcr d'hypothèses iniilili's; rassurons-nous en songeant d'ailleurs que d'après le livre saint aussi le montic n'est pas l'œuvre d'un seul instant, ni d'un seul jour. Ce n'est pas là In seule conclusion conforme aux révélations divines qui rcssorle de l'étude des faits géologiques et l'on peut dire avec le savant et rrligieux IJncklaiid : (t Le temps est venu où les découverte» géologiques, ne semblent plus devoir nous faire connallrc aucun phénomène qui ne s'accorde pas avec le» preuve» fournies par le» autres sciencis physique» de l'cxistoncc et de l'intervention d'im êlrc unique, créaieursouveraincinent sage et puissant ; mais viennent tout BU contraire ajouter aux clartt's de la religion natu-

FOU

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relie des U.mitres écUvtantes qui manquaient incontestablement jusqu'ici, et naissent des faits révélés par 1-étude de la structure de la terre.... Tout le cours d«^ faits que nous venons d'esaminer a montre que 1 "stoire physique de notre globe, où certains esprits n ont vu que destruction, désordre et confusion, fournit des témoignages sans cesse renouvelés de l'esprit d'^conom e d'oiSreet de prévoyance qui préside a tout. Le résultat de toutes nos recherches à travers les souvenirs de ce oassé s.ans monuments écrits, a été de rart.rmir plus solidement notre croyance en un seul créateur souverain ce toutes choses; d'exalter notre confiance dans 1 immensité de ses perfections, de sa puissance, de sa majesté, de sa sagesse, de sa bonté et de sa providence par qui tout se ,

'"ouvrases'généraux à consulter sur les fossiles : Aie d-Orbiguy, Cours Mm. de Paléontolog,c;-,à Pu- Montol française; - id.. Prodrome de Paléonloloyie ; Cuvicr îiecAerc/ie. sur les ossements fossiles;- Aga.- <^iz. Poisson fossiles;- P. Gervais, Zoojoyie paleontofcà.;- Ad. Brongniart, Hist. des véget foss,l et article Véqét. fossil. {Dict. unio. d'Hist. nal.);- lifeUnde laso léol. de France; - Lyell, Nouv Elem. deGeologet Principes de GéoL, trad. de l'anglais ; - W. Buckland, Geology and Mineralogg : —Bf la Bêche. Geotogical Manuat ; - Mantell, Gcohy of. !l"Ssex,elCy - Alurchison, Silurian System; - Conybcare, Geol. o EnySand Wales;-Lmd\ey et Hniton, Fossd pil-a ■ - Geoloyic. Transnct. et Pl„losni>lHC. Trans. divers' mémoires. - Goldfuss, Peirefacta. Ad. K

FOSSOYEUR (Nécuophouf.) (Zoologie) , Aecropkorus lespillo, Fab. ; SiI/jIm ves/nllo. Lin. - Espèce d Insectes de l'ordreldcs Coléoptères, du genre Nécropkore. 11 est long de 0" 02 noir, les trois derniers articles des antennes routes • sur 'les étuis deux bandes orangées, transverses, dont fes bords sont terminés irrégulièrement, à peu près comme ceux des points de Hongrie. Leurs jambes sont courbes. Geoffroy, qui l'avait confondu avec les dermestcs, lui avait donné le nom de Dermesle à point de Hongrv-. Le même auteur assure l'avoir toujours trouve dans la hentc ,n sur les charognes, et jamais sur les tleurs, que Linné lui assigne comme domicile. Lister a fait la même observation que Geoffroy. Quant an nom de fossoyeur qui lui •i été donné depuis, il tient aux mœurs des insectes de ce 'enre • il en est parlé an mot NÉCRonionE. ° FOTHERGILLE (Botanique), Folkeryilla: dédié par Linné fils au célèbre médecin anglais John FothergiU.— Genre de plantes nicoti/lédones dialypélales perigynes, delà famille des //am«mt7(Wes, caractérisé ainsi : calice à 5-7 lobes; corolle nulle; 2i étauunes perigynes ; anthères en fer à cheval; capsule bilobée au sommet, s'ouvrant en 2 valves. Le F. à feuilles dnune (/• . ahnfolia Lin. fils) est un joli arbrisseau de 0"',.0 de hauteur, pnbesccnt, à feuilles alternes, obovales, penninervées. Ses neurs,disposées en épis terminaux, sont blanches et répandent une agréable odeur. Ses fruits s ouvrent avec élasticité. Cette espèce, qu-Qu cultive en plein air pour l'ornement de nos jardins, croit spontanément dans l'Amérique du Nord, principalement dans la Caroline. Elle multiplie de graines et de boutures. Terre de bruyère humide et ;'i l'ombre.

FOU (Zoologie). Sulu, Briss.; Dysporus, llig. ; connu aussi sous le nom de lioutne, du mot ang ais Ijoohy, | niais, benCt. — Génie d'OiwiHX de 1 ordre des falmipédes, famille des TotipabnesM grand genre Pchcan de Linné • caractérisé par un bec long et droit, i pomte un peu arquée, les bords dentés en scie, i dents dirigées en arrière • les narines prolongées jusqu'à la pointe ; la gorge nue, ainsi que le tour des yeux; l'ongle du doigt médian denté en scie; les ailes bien moindres que les frégates, dont ce genre est voisin, et la queue un peu en coin ; des jambes courtes qui semblent rentrer dans le ventre. Les oiseaux, de la taille de l'oie, ne sauraient avoir avec cello conformation qu'un port lourd et disgracieux. A terre, ils ne se tiennent guère, en elTet, (pic debout, on s'appuyaiit sur les baguettes élastiques de leur queue, el dans l'imposMbilité où ils sont de prendre leur vol, ils se laissent approcher et tuer sans résistance. Cette stupidité appa- Tentelcur a valu leur nom, autant que la facilité avec laquelle les frégates leur font dégorfeer ieur proie pour s'en emparer. Ils nagent rarement, ne plongent jamais, mais planent avec agilité et enlèvent liabilenient le poisson qui vient .\ la surface do l'eau. Ils s'écarlent peu des cotes et pl.acciU leurs nids à côté les uns des autres sur les rochers. „ . „ ,

Le/-', de l'Ile de Hassan {F. «««((« lis, Briss. ; Pdec.

[lass-anus. Lin.) est blanc ; les premières pennes des ailes et hs pieds noirs; le bec verdàtre; il est presque aussi gros que l'oie; et habile la petite ile de Bassan, dans le go fe d'Edimbourg (d'où lui vient son nom), ou il multiplie beaucoup, c,noi<iu'il ne ponde qu'un œuf par couvée. Sa longueur est de près de 1 mètre et son envergure de l" 70 II en vient assez souvent sur nos c6tes en hiver, c'est la seule espèce dont on ait pu étudier les mœurs. Ils nagent rarement et ne plongent pas, mais ils volent et saisissent le poisson avec une grande agilité. On les \ oit quelquefois dans une attitude presque verticale, posés sur un rocher ou même sur un arbre, épiant dans une immobilité complète le poisson qui leur sert de nourriture ■ ce sont principalement des harengs et des sardines. I Comme ils ont la peau de la gorge très-exteiisible ils peuvent avaler une proie d'un volume assez considérable. Leur» nids, construits négligemment sur les rochers et lis falaises, au milieu d'épaisses broussailles, sont groupés en grand nombre à coté les uns des autres, au point que les couveuses se touchent. Le cri de ces oiseaux est fort et tient de celui du corbeau et de l'oie; c'est surtout lorsqu'ils sont poursuivis par les frégates qu'ils le font entendre. Le F. brun, l'élit Fou, Cordonnier de Commersou iPelec. sula. Lin.), est commun aux Antilles, i Cayeniie à la Caroline, etc. Selon Vieillot, c est 1 espèce la plus répandue. Sa longueur, du bout du bec à 1 extréniité des ongles, n'est que de 0">,70. Il a le ventre blanc, tout le reste du plumage d'un cendré brun.

FOUCAUD, Fouc4iiLT (Zoologie). — Nom donne quelquefois par les chasseurs à la Petite Bica-<sine iScolopax (lallinula, Gm.), plus connue sous le nom de la Sourde. FOUET (Coup de) (Médecine). — On appelle ainsi une douleur vive, subite, que l'on a comparée avec raison A un coup de fouet et qui saisit la partie postérieure do la iambe dans un mouvement brusque et violent d extension du pied. Cette sens.ation douloureuse parait résulter de la déchirure de <pielque portion tendineuse ou de quelques fibres musculaires ; elle a pour effet de rendre la marclie impossible p ndant un temps assez long. Quelquefois il se manifeste une ecchymose vers la région du mollet. Un repos prolongé quelquefois pendant plusieurs semaines est le seul remède ^ employer.

Fouet de l'aile (Zoologie). — C'est la troisième partie ou la plus extérieure de l'aile des oiseaux. Quelquesuns d'entre eux, tels que certaines espèces de l anneaux des pays chauds, les Kamichis, les Jacanas, parmi les Échnsiiers, ont le fouet d(; l'aile armé d un et souvent de deux éperons ou ergots. On trouve la même disposition chez un petit nombre de Palmipèdes; ainsi la liernache armée ou Oie d'Afrique n'a qu'un petit ergot :\ l'aile tandis que VOie de Gambie se fait remarquer par les deux gros éperons dont le fouet de son aile est armé. Ce sont véritablement des armes pour ces oiseaux.

Fouet épineux (Botanique).— Espèce de Champignon, de l'ordre des Hi/ménom>/ccles,gcnre %Aie, trouvée par Paulet dans la forêt, de Sénard et formant de petits bouquets composés de plusieurs individus à tige blanche, mince et allongée. Hien n'annonce en lui de mauvaises

''"fOUÉTTE-QUEUE (Zoologie). — Sous-genre de fteptiles ordre des Sauriens, famille des lyunniens, de la secion des Agamiens el du grand genre Stellion de Cuvier Ils n'ont point la tête renflée comme le sous-gonre. des Stelliuns ordinaires ; les écailles du corps sont petites lisses et uniformes; celles de la queue pins grandes et plus épineuses qu'à ce sousgenro. Une série de pores sous les cuisses. Le F. queue d Eyypie {Stellio spinipes, baud.), long de 0"',65 à (l-'.'JO, a le corps renflé, d un beau vert de pré. Il e.t des déserts voisins de l'Egypte. Belon l'a pris, sans preuve, pour le Crocodile terrestre des anciens. Fouette-queue ou Gecko nu Pérou. — Voyez Gecko. FOUGÈRE (Botanique), Filiccs des Latins. — Faimllc de plantes Acoli/lMones ou Cryptogames acroyrncs, classe des Fiticimics de Brongniart. Ce sont les plantes les mieux organisées de la cryptogamie, celles qui se r.ipprochcnt le plus des plantes monocotylédonées. Celte fannlle comprend aujourd'hui plus de ;! Oûil espèces, dont un grand nombre sont depuis peu Irès-imporianies en horticulture. Beaucmp ont un feuillage élégant et brillamnient colore, ce nui les a fait .-ïdopler pour rorncmont des jardins. Les fougères ne sont que des herbes souvent tres-petites dans nos climats; mais dans les régions chaudes, e les ont des espèces arborescentes qui atteignent une grande haiitenr. Les fougères herbacées ont un rhizome horizont.'tj souterrain s'allpiiBcaiit par une extroinile, tandis ipie 1 aulrc

FOTI

FOU

se détnii» graduellement ; quelquefois ce rhizome est

grimpant. Dans les fougères en arbre, qui ont assez bien le port des palmiers, il existe une première tige qui péritlorsqu'il s'en est développé une autre droite et élevée. Celle-ci est marquée de cicatrices résultant des feuilles tombées et présente quelquefois un renflement au sommet. Les feuilles de fougères, auxquelles quelques auteurs ont donné le nom de frondes (voyez ce mot), parce qu'ils regarilent ces organes comme des rameaux foliacés, sontle plus souvent divisées, plus rarement simples. Ladisposition de leurs nervures est variable et fournit de bons caractères spécifiques. La fructification des fougères est ordinairement située ;\ la face inférieure des feuilles.

>■""- Elle se compose de capsules

nommées aussi sporanges, contenant les sémùmles, qui représentent les graines. Ces cap- , ■ suies sont entourées d'une en-

Fi" 1278.— Fou-ère, face intc- veloppe nommée anneau; ce-

°' rieure du il ironde. hii-ci est doué d'élasticité et

opère ainsi à la maturité la

rupture des parois de la capsule, ce qui permet la sor- ^ tie des séminales. Les groupes que forment les capsules

scssiles ou pédicilléea par leur réunion sont nommés ■lores. Souvent un repli saillant résultant de l'épiderme les entoure; ce repli porte le nom ù'indusie. M. Ducliartre décrit ainsi la germination des fougères, qui n'est bien connue que depuis 'luclquc» années : « Lorsqu'une séminule germe, sa membrane cxterjio ou son éinspvre crève et ba membrane interin', gonflée par lliumidité, s'allonge au dehors et bientôt su partage ou deux cellules.

(I) l'iod de Scolopendre, tScoloprwlrium officinale, Smitli), »fec pluiieufjfruillci A if, Z'^,/*, /"« diycindi'gris dedéveloppemciit. Sur la face iniërieuro de /"*, on voit Ich sores dcssinuiit det liguct tranftversnlci noirAtres.

(1) PriKmont de la Ironde d'une autre foug^^o {Nephroitium auyulare) vue en dfnitoijH, — p, deux piuDulcit cburg^ioftdu «orcHi. — r, raciiia qui leH porte.

(3) Un de» «01 f» coupé vcrlicolcmciil. — n, nervure <|ui le porle. — f, tndunium ou repli (|ui le couvre. — c, cupsule»,

(i) L'une de» capHuloi m^parrc an moment de fta déhiiccuce.— t, iporci qui t'Acliafipent. — > a, anneau cellulaire.

L'inférieure de celles-ci devient la r.adicule, la supérieure se développe en une petite lame cellulaire nommée proembryon, qui est d'abord triangulaire, puis en cœur renversé ou même échancré aux deux extrémités. La face inférieure du proembryon émet des radicelles et produit les anthéridies ou organes mâles, pour la plupart situés en arrière, et les nrche'gones ou organes femelles moins nombreux, situés en avant, vers l'écliancrure antérieure. Dans ces archégones, fécondés par l'action des nnthérozdides sortis des anthéridies, se forme un embryon qui grossit, devient une masse arrondie, crève l'archégone, pour s'allonger enfin en tige dans le haut, en racine vers le bas. C'est le développement de cette tige qui produit la plante sur laquelle naîtront plus tiird les capsules avec leurs séminules. » Les fougères habitent principalement les régions chaudes de l'hémisphère austral. Celles qui sont arborescentes forment quelquefois des forêts dans les régions tropicales. A Sainte-Hélène, les fougères composent le tiers de la flore; à Tahiti et à l'Ile-de-France, elles en forment le cinquième. Ces plantes sont aussi assez abondantes dans les climats tempérés et même froids. Au Groenland, elles composent la dixième partie do lafloie, laiidis qu'en France, elles n'en forment que la soixante-tro sième partie. Les usages des fougères sont assez restreints. En général, les feuilles de ces végétaux contiennent un mucilage aromatique et pectoral. Quelques fougères ont des propriétés sudorifiques {Polypodiimi calagua/a)et anthelminthiques [Pleris aquilina- Polystichium filixinus). D'autres ont des propriétés ali, mcntaires (le nehai des îles Sandwich est tiré de \'Angiopteris erecta). On se sert aussi des feuilles de fougères pour faire des matelas sur lesquels on couche les enfants rachitiques et scrofuleux.

La famille des Fougères a été divisée par M. Ad. Brongniart en plusieurs tribus fondées particulièrement sur la structure des capsules et sur leur mode d'insertion, et celles-ci en sections dont les limites, du reste, d'après l'auteur lui-même, sont moins bien établies. Nous ne citerons que les tribus et quelques genres principaux : \" tribu, les Po/ypudiace'es ; genres principaux, Gramiiute, Notoch/ène, Pnlypodium, Cheilanthe, Capillaire ou Adinnte, Pleris, Dleclme, Scolopendre, Asplenium Ou Dorudille, Aspidie, Polystic. 2' tribu, les Cyal/ie'ace'es; genres principaux, Cynthêe, Alsophile. 3' tribu, les Hy)iiéiiopliy/lees;genre principal, Hyménop/iyl/e. -i'tribu, les Parkerie'es; genre principal, Ce'ratopicrii . 6* tribu, les iygùdiées ; genres principaux, Lygodium, Aneimia. d' tribu, les Osmondées; genre pi-incipal, Osmonde. T tribn, les Marathiées; genres principaux, ■.4ri(/io/jferis, Marathia. 8' tribu, les Ophioglosse'es; genres principaux, Opliioglosse, liolrychion.

Parmi les nombreux et importants travaux auxquels a donné lieu la famille des Fo«(/M'e«, nous citerons seulement les suivants : Swartz, Icônes filicum (I80(i); — Macvicar, Germination des fougères (Trans. roy. Soc. Édimb., 1824); — llookcr et Gréville, Icônes filicum (18-': 1; — Haddi, Filices; — Gustave Kunze, Analeclu ptrii'lni/rapldca. — Pjesl a doimé plusieurs travaux, au uiiinl)ic desquels un des plus remarquables est sa PieriilnijTaphic. — Enfin M. Fée a publié plusieurs nxigniliques niémuiri!s sur les fougères. G — s.

Foii<;i;hE fejiei.i.k (Botanique). — Ce nom a été donné vulgairement à deux plantes de la famille des Fouqéres (voyez ce mot). 1° Le Ple'ris aquitin, Ptéris aigle impérial [P. ff^Mi/mn, Lin.), du genre Pfens- de Linné, tribu des Polypod lacées, nommée aussi grande fougère, fougère commune on simplement fougère; c'est une plante À souche traçante , presque horizontale; frondes di' 1 mètre .\ 1 ■",(;(), largos de 0'",(H) à 0"',80; pétioles trèslongs, bruns dans le bas, profondément enfoncés eu terre. Elle présente cette singulière particularité, que lorsque l'on coupe cette parlie inférieure obliquement, la section ollVe la fi;;ure de l'aigle A deu\ têtes, d'où lui est venu son nom. On la trouve dans les champs stériles. 2" La seconde plante nommée F. feoiclle est l'Alliyriuin fougère femelle {A. filix fœniino, Uoth); à souche épaisse ; pétioles lisses; frondes de 0'°,5(l A I mètre, en touffes longuement pétiolées. Sores confluents à la maturité. Elle croit particulièrement dans les haies et les lieux ombragés. Toutes deux sont connnnnes aux environs de Paris. IjCS racines de ces .deux plantes cl de plusieurs espères du fougères ont été employées comme vermil'uges; elles snul A peu près inusilées aujourd'hui. Elle pnriageait la réputation de la fongèic niAle.

FoiK.i^nH MAi.i! (Ilolanique). — Nom sous lequel on désigne généralcnicut lu Polypodium filix mus. Lin.

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(Polystkhum aspidiimi, Swartz), plante fort commune dans les bois liumides de toute la France. Sa tige souterraine est épaisse, traçante; ses frondes en tonffo3 longues de O^.SO à O^.SO et plus; à pétiole écailleux, surtout dans le bas ; sores assez gros sur deux lignes ra|)prochées. Sa racine a une saveur âpre et légtirement aniLio, une odeur nauséabonde et désagréable. On en a ri'tiré, au moyen de l'étlier, indépendauinient de sa raaticic colorante, une huile volatile odorante, de l'élaine et do la stéarine; puis du résidu épuisé par l'éther et traité par l'alcool, du tannin, de l'acide gallique et du sucre incristallisable. Enfin une certaine quantité de gomme et d'amidon. Les anciens médecins piiarmacologistes ont beaucoup vajité l'ellicacité de la fougère mâle comme vermifuge; peut-être y a-t-il beaucoup à rabattre de cette réputation qui aujourd'hui paraît usurpée, surtout si l'on considère que l'on joignait constamment à son emploi celui des purgatifs énergiques. C'était sous la forme de décoction, de poudre, d'éïectuaire, qu'on eu faisait particulièrement usage.

FouGÉr.ES fossii.es (Botanique). — De toutes les familles botaniques, celle des l'ougéres est celle qui présente le plus d'espèces fossiles, et ce qu'il y a de remarquable, c'est que le plus grand nombre se montre avec des caractères identiques à ceux que l'on rencontre en si grande quantité autour de nous, et parliculièrement dans les terrains les plus anciens, le grès houiller. Parmi plus de deux cents espèces connues aujourd'hui, on n'en a trouvé que huit ù dix dans le grès bigarré, une quarantaine dans la période oolitique et un très-petit nombre dans les terrains sous-crétacés et dans les terrains de sédiment supérieur. C'est donc, comme nous l'avons dit, dans les couches anciennes que les fougères se sont montrées immédiatement en grande abondance. Mais quoique les formes qu'elles présentent soient peu différentes de celles qui existent aujourd'hui, cependant la fructification manquant dans les trois quarts des fougères fossiles observées, comme il ne reste pins pour les caractériser que le mode de nervation, IVl. Ad. Brongniart est d'avis qu'il faut les classer seulement d'après la nervation et le mode de distribution des frondes. D'après ce principe, il a établi onze genres dont les principaux sont : hecopterù, Sc/iizopteris, Sphenopterù, Nevropten's, etc. On trouve aussi dans les mêmes terrains des tiges semblabler, à celles des fougères arborescentes de notre époque ; telles les tiges des Caulopteris de Lindley. « Le C. peltiyeni, dit M. Biongniart, est plus gros qu'aucune tige de fougère eu arbre que je connaisse ('voyez Fossile). »

FOUINE (Zoologie), Musiela foina. Lin. ~ Espèce de Mammifères, du genre des Maries proprement dites, faisant partie du grand genre Musiela de Linné, et qui, pour plusieurs auteurs, parait être une simple variété des Martes propres ou des Zibelines. La fouine a la taille d'un jeune chat, c'est-ft-dire environ ()"',3() de long ; la queue a, en outre, 0"',22. Elle est donc plus petite que la marte dont elle se distingue d'une façon très-caractéristique par sa gorge et sa poitrine blanches. Son pelage est, du reste, brun-bistré sur le dos, ;tvec le museau pâle et les pattes et la queue brunes.

Elle vit dans les régions occidentales de l'Europe, se rapprochant plus que la marte des lieux habités. On la rencontie aussi bien dans les forêtsque dans les vergers, les fermes ou les villages. C'est surtout dans la demeure de l'homme qu'elle cherche sa nourriture et qu'elle élève ses petits. Elle vit solitaire, se cachant le jour et ne sortant que la nuit de sa retraite pour pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille. Elli: chasse alors les oi.seaux, le» rats, les taupes; mais c'est surtout dans les poulaillers et les basses-cours qu'elle fait les plus grands ravages. SoQ naturel sanguinaire la porte à tuer, en effet, bien plus d'animaux qu'il no lui est nécessaire pour sa nourriture. Elle en porte une partie à ses petits ; mais elle ne quitte le théâtre de son carnage que lors(|ue les premières lueurs du jour lui font craindre (pielque danger. Cependant, malgré cet instinct féroce, la fouine peut s'apprivoiser, lioitard dit avoir vu un ancii'u garde rimssi- possesseur d'une fouine qu'il appelait liobin et qui n'avait jamais été â la chaîne ; elle courait dans toute la juaison, répondait à la voix de son niaitie, ne le caressait pas, il est vr;u, mais semblait prciulro plaisir à si:s caresses. Elle vivait, dit-il, on bonne intelligence avec Bibi, petit chien terrier qui avait été élevé avec elle. A ce tableau Uoitard ajoute malicieusement : « lîobiii et Bibi n'étaient pour leur m;iîlrc que dis instruments de vol et des com- |ili -. ' Eu ellcl, ce trio intéressant allait roiler autour

des fermes et des basses-cours, et Robin étranglait parfois une poule égarée que Bibi rapportait .^ son maître. La fouine est de la taille d'une marte comniime(n"i,50) ; elle exhale une forte odeur musquée désagréable. La femelle porte, dit-on, autant de temps que la chatte (cinquante-cinq à cinquante-six jours); les plus jeunes ne font que trois ou quatre petits, les plus âgées jusqu'il sept. C'est ordinairement dans un trou de muraille ou d'arbre, dans une l'ente de rocher qu'elles s'établissent pour mettre bas, après y avoir porté de la mousse, du foin, des herbes. Si on les inquiète, elles transportent ailleurs leur famille. Les fouines, comme les martes et beaucoup d'autres animaux, ont près de l'anus de petites glandes qui sécrètent une matière fort odorante .

Fouine de la Guyane. — Nom vulgaire du Grisou, espèce de Mamynifére du genre Glouton.

FotiNE DE LA Guyane (Petite). — Bnffon a décrit sous ce nom un petit mammifère, qui ne serait, selon Desinarest, qu'un jeune coati. Il avait été dessiné vivant à la foire de Saint-Germain en 1708. Lacépède l'a désigné sous le nom de Mustela gui/anensis.

Fouine de Madagascar (Petite) de Bufl'on. — C'est la Mutir/oxiste vansire (voyez Maxgouste).

FOUISSEURS [Zoologie), Fossores; du latin fodere, fouir. — On donne ce nom général à tous les mammifères qui creusent la terre pour y trouver un abri ou des aliments; ils ont les membres antérieurs constitués fortement et des ongles très-longs; mais comme ces animaux, malgré cette analogie, diffèrent essentiellement entre eux par d'autres caractères plus importants, ils ne peuvent être classés dans une même division. Tels sont les Taupes (insectivores); les i'/ja/nx (rongeurs); les- Tatous (édentésl; les Echidne's (monotrèmes). etc.

FouissEuns (Zoologie), Fossores, Lat. — Fainilled'/;»sectes de l'ordre des Hyménoptères, section des Porteaiguillon, nommés aussi Guépes-ichneumons. lisse distinguent parce que tous les individus sont ailés; ils sont de deux sortes et vivent solitaires. Leurs pieds sont exclusivement propres à la marche, souvent pour fouir; les mâchoires sont généralement allongées et fortes, les ailes toujours étendues. La plupart des femelles placent à côté de leurs œufs des insectes ou des arachnides qu'elles ont percés de leurs aiguillons, pour nourrir les larves. Ces insectes sont ordinairement très-agiles et vivent sur les fleurs. Us ont souvent les mâchoires et la lèvre allongées et en forme de trompe. Les larves sont toujours apodes, et se métamorphosent dans une coque qu'elles se sont filée. Cette famille a composé le grand genre Spliex, de Linné, et Latreille l'a divisée en nombreux sous-genres distribués en sept coupes principales : 1° les Scolièles , sous-genres Scolies propres, Tiphies, Tengyres, Mijzines, Méries; 2° les Sapyrjiles sous-genres Sap;/yes propres, T/iynnes, Polochres ; 3° les Sphéi/ides, sous-genres Pepsis, Ceropales, Pompiles, Planiceps, Apores, Ammopliile, Spltex, Prônée, Chlorion, Dolichure, Ampulex. l'odies, Pélope'es; 4° les Bemhécides, sous-genres Bembex, type de ce groupe, Monédules, Stizes ; 6» les Larrates, sous-genies Palares, Lyrops, Larres, Dinétes, Miscophes; (i" les Nyssoniens, sous-genres Asiates, Nyssons, Oxytèles, Nitèles, Pisons ; '," les Crahronitef, sous-genres Trypoxi/lons, Guryles, Crabrons, Stiymes, Pemphredons, Mellines, Ahjsons, Psens, Philanthes divisés en Philanthes propres et en Cereeris,

FOULQUE (Zoologie!, Fulica, Briss. — Genre d'Oiseaux de l'ordre des Echassiers, famille des Manrodarti/les, faisant partie du grand genre Fultca, de Linné. Ces oiseaux ont le bec court, conique, avec une plaque frontale considérable en forme d'écusson, des doigts fort élargis par une bordure festonnée, ce qui Ipur permet de nager très-bien. Leur plumage est lustré: ces dispositions facilitent leur séjour presque continue, sur les étangs et les marais. Ils établissent la transition entre les échassiers et les palmipèdes. La femelle ne se distingue, (lu mâle que parce que son écusson est moins étendu. Les jeunes dcviemiont souvent la proie des buzards. On en trouve dans toutes les contrées des espèces dont la taille et la couleur sont variables. Ces oiseaux, connus aussi sons le nom de Moretles, se réunissent l'hiver en troupes nombreuses sur les lacs dont les eaux ne gèlent pas; comme ils voient très-bien pondant la nuit, c'est pendant ce temps qu'ils clienlieut leur nourriture, consistant en petits poissons, insectes aquatiques, sangsues, graines, etc. On no les voit guère voler le jour; (luolquefois le -soir elles passent d'un étang ;'k nn autre. La /•'. tibire J'. atra, Gm ), Marelle d'Europe, est de

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couleur foncée d'ardoise, plaque du fiout et bord des ailes de couleur blanche, la plaque devient rouge dans la saison de la ponte; on la trouve en Europe, partout, où il y a des étangs. Elle est de la grosseur d'une perdrix (environ 0",35 de long.). Sa chair est estimée, aussi la chasse-t-on activement sur tous les étangs. La femelle niche à terre au milieu de roseaux , et pond de 8 à 15 œufs couleur c:ifé au lait, pointillés de brun, longs de O^.Oii à O^.OôO, sur 0"',OaO. 11 y a une variélé albine à laquelle Spix a donné le nom de F. leucliorix. Ou trouve une espèce, la F. bleue (F. cœiulea, Vandel.), qui a le plumage noir à reflets bleus, plaque frontale rouge, crête blanche. La F. à crête (F. cristata, Gm.), habite Madagascar; elle se trouve aussi en Ciiine.

FOULURE (Médecine). — Ce mot, peu employé dans le langage médical, est synonyme d'Entorse.

FOURBURE (Véiérinaire). — Expression très anciennement connue par laquelle on désigne une maladie du pied particulière au cheval, et qu'on rencontre quelquefois chez cert.iiasruniinants.ElIeaportéindistinctementlesnomsde Forbure, Fourbatm-e,F<jrbature, Forboiture,Forbissiire, Fourbissure; Vatel l'appelle Podophlegmatite, et Publ. Végèce, dans son Truite' de l'art vétérinaire, donne au cheval fourbu le nom à'Orthocolus. La plupart des auteurs la considèrent comme une inflammation que Girard précise comme affectant le tissu réliculaire du pied. On la rencontre le plus souvent dans les temps chauds, apiès un régime trop substantiel, de blé, d'avoine, d'orge, ce qui lui a fait donner par quelques auteurs le nom d'Horcleatio. Elle résulte souvent des fatigues, des marches prolongées sur un sol dur, résistant, sur les pavés, les routes ferrées. Mais une cause qui agit spécialement pour la production et surtout pour l'aggravation de la maladie, c'est la disposition du pied du cheval; enfermé dans une boite cornée, inextensible, qui ne lui permet pas de se développer, lorsque par la fatigue l'afflux du sang vient gorger ses tissus, il est alors serré, étranglé par la prison qui le contient, il devient le siège d'une inflammation violente, accompagnée d'une vive douleur.

La maladie débute par une sensibilité extrême des pieds, une chaleuranormale, la difficulté et même l'impossibilité de marcher ; l'animal se tient fréquemmentcouché sur la litière; bientôt survient une fièvre plus ou moins intense, ■l'inappétence: l'animal témoigne par l'insomnie et l'agitation générale, des souffrances aiguës qu'il endure. Il y a souvent des symptômes nerveux. La maladie peut se terminer par la résolution, mais souvent aussi par la suppuration, le décollement partiel du sabot, sa chute, la gangrène, etc. Ou bien les symptômes diminuent doucement , mais les pieds restent gonflés, difformes, la marche est difficile, douloureuse, les sabots offrent sur le bourrelet des cercles saillants et souvent la congestion des tissus produit la Fourmilière ou le Croissant (voyez ces mots). Les deux formes de la maladie que nous venons de signaler constituent la F. uiyuè et la F. chronique.

Le traitement consista dans l'emploi énergique des saignées générales et locales ; les bains froids prolongés i leau courante; les réfrigérants locaux; des frictions avec les huiles essentielles sur les genoux, les jarrets, les reins, comme moyen dérivatif; quelques petites promenades lorsqu'elles sont possibles, des boissons salées, de légers purgatifs, des hivenicnts, des diurétiques, etc. Lorsque la maladie devient chronii|ue, on aura recours aux astringents, aux purgatifs; mais en général le traitement n'est guère que palli;itif, la maladie à cet état étant presque toujours incurable. La fourbure même liguii est toujours très-grave, surtout lorsqu'elle se prolonge, parce qu'alors il en résulte presque toujours des iléfurinntions du sabut.

La fourbure du bœuf, beaucoup plus rare que celle du cheval, est beaucoup moins dangereuse; elle se présente avec les mêmes symptômes, moins graves, reconnaît les mêmes causes et réclame le même traitement. On l'observe quelquefois chez le mouton, mais elle n'offre rien de particulier. F — N.

FOURGUE (Agriculture), Furca. — C'est un instrument Il deux ou trois dents mousses ou aiguës, droites ou É (courbées, dont on su sert pour renuier, retourner, rain:is»cr le» fourrages; dans ce cas elles sont oïdinairernent en bois de IVêne, d'orme, de charme, de cbàiai- ;;nier, do micocoulier ou bois do Peipiguim. Le iniinchc, 'jue l'on choisira le plus droit possible', ■ i i iitiu'' lon- ;:ueur de I",5(l ii l"',?*) pour le» bcsnin onuiun . , .le; la '••iiai'.on; il sera plus long pour les fonn hr. il- immcs h liisser les gerbe» de céréales ou le foin .sur les vOuiiies,

les meules, etc. Les fourches en fer, dont on se sert r.irement pour les usages ci-dessus mentionnés, sont plutôt employées pour remuer et charger les fumiers; elles sont très-souvent à trois, quatre dents plus ou moius aiguës.

FOURCHET (Vétérinaire). — Il existe entre les deux onglons du mouton, un petit canal tortueux, en forme de poche repliée sur elle-même, nommé canal biflexe. Le fourchot n'est antre chose que l'inflammation de ce canal, causée par l'accumulation de l'humeur sébacée qui y est sécrétée. Elle se manifeste par le gonflement de ce canal, la difficulté de marcher, des souffrances assez vives qui font maigrir le malade. On l'a vu se terminer par des abcès, l'ulcération du canal, des tendons, la gangrène. Le traitement consiste dans l'emploi des émollients, des lotions, des cataplasmes, pnis des résolutifs. Lorsqu'il y a des ulcérations, Girard conseille d'extirper le canal biflexe. Cette alVection est quelquefois compliquée du Piétin ou de la Limace (voyez ces mots).

FOURCHETTE (Anatomie vétérinaire). — On appelle ainsi cette partie du sabot du cheval, formée par une corne molle, élastique, qui s'élargit vers le talon et qui est moulée exactement sur le coussinet plantaire, partie molle et charnue située sous le pied. (J'est, dit Girard, « une partie exubérante, pyramidale, dont la pointe est antérieure et prolongée d.ins le milieu de la sole; dont la base, bifurquée et plus élevée, se continue de chaque côté avec les talons et termine postérieurement la circonférence du dessous du pied. Elle porte deux branches disposées en V, et sép.arées par un enfoncement triangulaire nommé le vide. Elle est composée d'une corne plus ou moins flexible, concourt avec le bord de la paroi à l'appui, modère les cftels des percussions violentes, empêche l'animal de glisser sur le pavé mouillé on plombé, et sert spécialement au toucher. »

FouncHETTE ( Maladies ue la) (Vétérinaire). — On connaît deux maladies de la fourchette : 1° elle est dite échauffée ou irritée, lorsqu'elle présente un suintement d'une humeur puriforme, noirâtre, fétide, qui s'amasse et séjourne dans le vide de la fourchette. Cette altération finit par désorganiser la corne et par dégénérer en fourchette pourrie dont on pourrait la considérer comme le premier degré. '1" On l'appelle pourrie lorsqu'une sorte de pourriture s'empare de la fourchette qui devient molle, filandieuse, peu cohérente, et lais-e échapper une humeur noirâtre, d'une odeur ammoniacale très-félide; il survient souvent un prurit considéiable qui force l'animal ;\ frapper du pied contre terre. Ces deux affections résultent en général du séjour des chevaux dans les lieux bas, humides et malpropres, surtout dans l'urine et le fumier; elles sont aussi la suite de la négligence de parer le pied et de laisser trop pousser la corne chez ceux qui marchent peu. Pour le traitement, on fera d'abord cesser les causes signalées; on nettoiera avec soin la fourchette, on parera le pied, on l'humectera avec quelques gouttes d'essence de térébenthine, et on fomentera la partie avec de l'eau fortement vinaigrée ou s.aturnée. On sera quelquefois obligé d'avoir recours à un fer à lunettes ou à branches raccourcies, surtout s'il y a de la pourriture et que la maladie se prolonge.

FoencMKTTE (Anatomie humaine). — Ce nom, tombé dans le laiiga^'c vnf^aire, avait été donné par les anciens a[K^t^luli^tc ^ a l'a|i|K'nilice cartilagineux du sternum qui cht quelquefois hil'iiniiié; c'est l'Appendice û-iplioide.

FOURCROYA, FuiicnoA, FuncnoYA (Botanique). — Genre de plantes établi i)ar Venlenat dans la famille des AinaryUidées , très-voisin des Agaves, avec lesquels il avait été cl.issé d'abord.

FOURMI (Zoologie), du latin formica, Mi/rmèx des Grecs. — Ce nom si célèbre s'applique, même eu ne considérant que notre p!iys,ù un groupe d'. 'SI h' (.s -ciulilables, la plupart communément réjjandues au\ ■ in iiiiii , do P.aris. Il a été appliqué en outre :\ bii'u ilrs m^iiles exotiques plus ou moins semblables à nos foumu^. indigènes. Linné avait formé de toutes ces es|ièccs un grand genre Fourmi {Fornuca], (pie le iiutiilire Imijoiirs croissant des espèces a contraint de considérer niaiiilenaiit coimiio une sorte de famille renfermant jusqu'à neuf genres.

Conformation îles fourmis. — Les fourmis sont des Insectes de l'ordre des llyménoptèrei, ou insectes à quatre ailes membraneuses et nues, section des Porte aiijuillon, famille des Iiélt'rof/i/nes,{rihii des Fonnicaires, Dans cctti' section des Porte-aiguillon, se trouvent avec Il s fourmis, les guêpes, les abeilles, les bourdons; les

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