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roues des voitures. Tels sont les cistes, les bruyères, les ajoncs, le buis, les tontnres de haies, le genévrier, les jeunes pins. Enfin, les sarments de la vigne sont euxuiêmes l'un des meilleurs engrais.

,Varc de raisin. — Cette matière produit d'excellents effets sur la vigne. On l'emploie de préférence après en avoir extrait l'alcool par la distillation. Cet engrais est en usage dans plusieurs vignobles renommés, notamment dans ceux de Chambertin, de Nuits, de Vougent.

Terreaux. — Les feuilles, les mousses, les herbes, les gazons, réunis en grande masse et abandonnés pendant une année ou deux aux effets de la fermentation, donnent naissance à des terreaux très-précieux pour les vignes. Ou se sert aussi des vases des rivières, des étangs, des fossés, exposées à l'air pendant une année et remuées plusieurs fois; on peut y ajouter des lits alternatifs de vieux fumiers. Dans les localités où le sol est dépourvu de principes calcaii-es, on mêle à ces terreaux, au commencement de leur préparation, une certaine quantité de chaux ou de cendres de chaux. Cette substance a pour effet de hâter la décomposition des matières végétales et d'augmenter la fertilité du terrain.

Cendres. — Les cendres vives, celles qui n'ont pas été lessivées, ne sont que bien rarement employées, et cependant leurs bons effets sur la vigne sont incontestables, témoin certains crus de Volnay et de Poniavd. On pont se procurer une grande quantité de ces cendres dans les localités voisines ou terres incultes, en enlevant les gazons de la surface du sol et en les brûlant sur place. Les cendres lessivées sur lesquelles on a jeté les eaux de lessives, les rinçures de futailles, les eaux de savon, peuvent aussi servir au même usage.

Disons, en terminant ce qui a trait aux engrais proprement dits, un mot d'un nouveau mode de fumure proposé par M. Persoz, professeur au Conservatoire impérial des arts et métiers. Ce chimiste a constaté, par des expériences directes, que, dans les engrais propres à la culture de la vigne, il est des matières qui servent, les unes exclusivement à l'accroissement du bois, les autres au développement du fruit, et que l'action de ces substances, au lieu d'être simultanée, doit être successive. Par l'application de ces principes, on peut arrêter à volonté l'accroissement du bois au profit des fruits, tandis que, dans les procédés habituels, on ne peut le maîtriser que par des moyens artificiels et empiriques.

Les matières azotées sont, d'après M. Persoz, celles qui concourent au développement du bois, et, parmi celles-ci, il conseille surtout l'emploi dos os grossièrement pulvérisés, les débris de cuir ou de corne, le sang, etc. Los sels de potasse favorisent au contraire la production du fruit.

Lors donc qu'on pratique une nouvelle plantation de vignes, on doit, pour déterminer promptement la formalion d'une souche vigoureuse, mélanger, avec la terre qui entoure les jeunes plants, une suffisante quantité des matières indiquées plus haut et y ajouti;r une petite quantité de plâtre. Dès que le résultat sera produit, c'està-dire après trois ou quatre ans, on fournira aux racines les sels de potasse qui détermineront la production du raisin. L'auteur conseille, pour cela, ren)ploi du silicate de potasse, du phosphate double de potasse et de chaux, mélangés avec le sol, à peu de profondeur au-dessous de 6a surface.

Après avoir reconnu l'utilité de la fumure pour le plus grand nonitnv ,1. , vi^junlilrs. n.ms dcvnn-, f.iiri' rrui:irquer que C'ir'' Imriuir ni' doit pa-. d'''|i;L--M'f ii'iia iirs li

inilCS, au d'il .1. scpirllr,^ rll.' cxri.rrait i ; i 11 U. ■ I l.N ■

fâcheuse sur li;-, prudmls. Le UKiyen d échapper à cet inconvénient est do muinlciiir la vigueur de la viguo dans un état moyen, en no fumant la même surface que tous les cinq ans au plus tût, ou Ions les douze ans au plus tard, selon que le terrain est plus ou moins aride.

L'usage où l'on est, dans quelques localités, de fumer toute retendue d'une vigne en une seule année doit ètic aussi considéré comme vicieux. Il vaut mieux ne fumer chaque année qu'un cinquième ou ini dixième de la surface, si la vigne ne doit être fumée que tous les cinq ou ton» les dix ans, de façon qu'au bout <le chaque période toute l'élciidue ait été également fertilisée. Il y aura à cela deux avantages : le premier, c'est qu'on réunira plus facilemenl la quantité d'engrais nécessaire; le secojul, c'est que la moins bonne qualité des produits obtenus de la surface nouvellement fumée sera masquée par la qualité supérieure des produits récolléssurlcs autres parties.

Quant aux lunni Innenls pro/irenirnt dit^, destinés lurtout & modiller la compuMliuii élémentaire du sul,

ilssont aussi d'une grande utilité; voici les plus importants;

Marne, chnux. — Tous les terrains compactes, aigileux, et, en général, ceux qui sont dépourvus de l'élément calcaire, se trouvent bien du marnage ou du chaulage. La marne est répandue à la surface du sol avant l'hiver; la chaux, qui agit à la fois comme amendement et comme engrais stimulant, est mélangée avec la terre. Les boues calcaires de routes, mélangées comme lu chaux, produisent les mêmes effets que la marne. Ces amendements calcaires, et surtout la chaux, auront pour efi'ct d'augmenter la production des raisins.

Sables, graviers. — Lorsque, malgré la présence d'une certaine proportion de matière calcaire, le sol est encore compacte, onaugmentesaperméabilitéaumoyendc terres siliceuses, de graviers, et surtout de pierrailles, résultant des pierres broyées sur les grandes routes.

L'automne est le moment le plus convenable pour le transport dans les vignes des engrais et des amendements. On s'en occupe aussitôt après la vendange, à mesureque l'on taille, et immédiatement avant le labour qui suit cette opération, soit à la fin de l'automne, soit au printemps. Les engrais ou les amendements sont répandus uniformément sur toute la surface du sol, et mélangés avec la terre, au moyen de ce labour. C'est une pratique vicieuse que de répandre les engrais seulement au pied des ceps, car ce n'est pas au collet de la racine que sont situés les organes absorbants, mais bien à l'extrémité des radicelles. A. du Br.

FUNAIRE ( Botanique), Funaria, Hedwig ; du latin fanis, corde. — Genre de plantes Cryptogames acrogènes, de la famille des Mousses, établi par Hedwig dans la tribu des Bryace'es, Brong. Dans la classification de M. Montagnes, elles font paitie de la tribu des Funariées, ordre des Acrocarpns.

Caractères : péristome donlde, l'intérieur membraneux à IG cils planes, l'extérieur à IC dents soudi'cs par leur partie supérieure; coiffe ventrue à 3 angles à sa base, se fendant de cûté et se détachant obliquement. Ce sont de jolies petites mousses qui habitent les régions du nord de l'hémisphère boréal. La plus commune est la F, hygrométri- (/ite (F. hygrotnetrica, Hedw. ; Mnium hygrometrictim , Lin.).

Ses feuilles sont oblongues, pointu(?s, étalées, entières, et présentent une nervure médiane. Sa capsule est grande, brun-rougeàtre à la maturité, et portée sur un pédicello présentant un pliénomèiie d'hygroscopicité fort remarquable. Il est tordu

]ietulanl la dessiccation et se déroule à la moindre humidité. Cette espèce est trèscommime dans nos environs, sur les murs, les rochers. Elle parait en hiver. G — s.

FlJiNARIÉES (Botanique). — Tribu de plantes de la famille des .Mousses, ordre, des Acrocarpes de M. C. Montagne, qui a pour type le genre Funaire. Elle est caractérisée ainsi : capsule pyriforme, droite (Ht iililii|ue, li.sse ou striée; péristome nul, simple nii (Idiihic ; coiffe ventrue, mucronéc, fendue une ou jjliisicuis fois à la base. Ces mousses habitent, en général, les zones tempérées et septentrionales. Elles renferment les genres Fiiniiir,' (Funtiria, liedw.); Vhysaimitriiim, Biid. ; liiiloslhoi/iin, Schwœg.

EdNGlC.OI.E (Zoologie). — Voyez Kong icoi.E.

I''U\(;il'; (li.itauiquo). — Voyez Eonkie.

Fli\('.lIS (Méilcciiiel. — Voyez l''0Nr;us.

EUNlCULi; iBottmique). — On doimo ce nom au cordon vasculairo qui, partant du placenta de l'ovaire, aboutit à la graine et est destiné à servir de conduit aux sucs nourriciers. Ce cordon est désigné souvent sous le nom de cardan ombitiial. Certains auteurs ont aussi nommé cet organe podosperme (du génitif grec podos, pied, et sperma, graine). Il est quelquefois très développé comme dans certains magnolias. Dans les asclépiadcs, il est formé de lllets soyeux qui romposent une aigrette. Le funiculo est un faisceau do fibres cl de vais-

(I) f, fi'uilliï. - II, iirnc porico sur un long pdJ>CL-llc. — 0, «licrculc. — c, c illi; c|ui a (icriitlc »ur une seule ilc» doui uracs-

Frg. 1323. — F

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seaux détachés du placenta ou tropliospei'tnc. Destiné ;'i nourrir l'embryon comme il a été dit, il pénètre à travers l'épisperme jusqu'à l'amande; dans ce trajet, il franchit l'épaisseur do la testa en un point nommé le hi/e, et celle du teginen ou membrane interne en un autre point nommé la chnlazc.

FURCELLAIRE (Botanique), Furce/laria , Lmx. — Genre de plantes Cri/ptogaines amphigènes, de la classe des Algues, ordre des Aplospoi-ées, famille des Fticace'e.i, établi par Lamouroux et caractérisé par une tige et des rameaux cylindriques dépourvus de feuilles, et une fructification siliqueusc, le plus souvent simple, subulée, à surface unie. Les espèces très-peu nombreuses de ce genre ne dépassent guère une longueur de 0'»,25. Leur couleur est ordinairement olivâtre et devient noire par la dessiccation. Elles croissent au-dessous de la ligne des marées dans les mers tempérées. On trouve assez communément sur les côtes de France la F. fastigiée {F. fnsligiuta) et la F. lumbricnlis. Cette deriiière s'étend jusqu'aux côtes méridionales d'Espagne.

FURED ou Balato^-Fired (Médecine, Eaux minérales). — Village de Hongrie, sur le lac Balaton ou Platten, près du bourg de Topolcsan, à 36 kilomètres N. de Ncitra, 1-30 kilomètres N.-O. de Bude, dans une situation très-pittoresque. On y compte trois sources d'eaux minérales bicarbonatées calciques, dont une, dite source de François- Joseph {Franz-Josefsquel/e'., n'est employée qu'en boisson ; les deux autres le sont en bains. Ces eaux renferment une certaine quantité d'acide carbonique libre (2S',S''J par litre) ; plus, sulfate de soude, O^'jSTO; chlorure de sodium, 0",0;i9; carbonatede chaux, 0",92! ; carbonate de soude, 0'',in ; un peu de carbonate de fer et de manganèse, Os^OO? ; matière organique, 0«',4V8, etc. Oa administre aussi en bains les eaux du lac Balaton, dont les principes minéralisatenrs sont en moindre quantité, si ce n'est le fer (plus de 0'',010). Les boues du lac sont aussi recueillies pour bains et pour frictions. En général, cette station jouit d'une grande vogue en Hongrie. Les bains froids dans le lac, avec l'exercice do la natation, sont aussi très-recherchés. La médication de Fnred n'a rien de spécial ; elle rentre tout à fait dans les moyens toniques et reconstituants. F — N.

FURET ou NisME (Zoologie", Piitorius furo, Less. ; Mustela furo, Lin. — Espèce de Mnmmifères du sousgenre Putois, appartenant au grand genre des Mûries (^Muslvla, Lin.). 11 semble être une variété du putois, perpétuée par une longue domesticité, et ses yeux roses eu fejaient une variété albine ; en efl'et, on en élève bear.coup qui n'out pas les yeux roses. Du reste, il a la forme et les instincts du putois, dont il se distingue par une taille un peu moindre et un pelage jaunâtre, varié de blanc. Sa longueur est d'en^iron O^jGS, la queue comprise. On ne le trouve en France qu'à l'état domestique; il est en efl'et orlgiiuiire d'Afrique et ne s'est acclimaté qu'en Espagne. Chez nous, il souffre du froid ; nos hivers le font périr à l'état de liberté, et il reste généralement plongé dans un état de somnolence et de torpeur dont il ne sort que pour manger avec la voracité qui caractérise les animaux du genre auquel il appartient. Il est pour le lapin un ennemi mortel, et il lui fait une guerre acharnée. Cette haine est tellement innée, que si l'on présente un lapin mort on vivant à un jeune furet qni n'en ajamaisvn,il se jette dessus et le mord avec rage. Les chasseurs utilisent cette particularité des mœurs du furet en la faisantservir à rendre leurs reclnu-ches moins pénibles et plus fructncuses. A cetolTet, ils relèvent dans une cage ou un tonneau contenant une certaine quantité do liiasse dans hiquelle l'animal s'enfonce et dort. Lii, ils le nourrissent de pain, do lait, d'oeufs, mais rarement de viande; puis, le jour de leur expédition, ils le musellent et le portent devant l'ouverture d'un terrier. Le furet, guidé par ses instincts carnassiers depuis longtemps iii:issouvis, pénètre dans la retraite des lapins et les force à s'échapper par une issue au devant de laquelle le chasseur a eu soin de tendre ses lacets. S'il n'était pas muselé, il saisir.ait l'un des lapins par le nez ou le cou, lui sucerait le sang, et, .après s'en être rcpn, s'endiirmirait auprès du cadavre de sa viciime. Dans ce cas, il est quelquefois difliiile de le faire sortir du tjou, mémo en l'enfumant comme un renard ou en tirant un coup de fusil à l'entrée du terrier. Quoique le furet vive en domesticité, il est rarement bien apprivoisé, et on est toujours obligé de le ti'uir à la chaîne. 11 ne reconn.ait pas son maître, n'obéit à personne et mord toutes les fois que l'occasion s'en présente, mémo la main qni lui donne à manger, La femelle, un peu plus petite que le

mâle, porte six semaines et mot bas cinq nu six petits. Ses portées ont lieu deux fois par an, quelquefois trois. Ces animaux exhalent une odeur désagréable, surtout lorsqu'ils sont dans un étnt d'irritation.

Furet (Graxd) de d'AzZara.— C'est le Grison (Viverra vittala, Lin.), espèce de Mammifères du genre Glouton.

Furet (Petiti. — D'Azzara a donné ce nom à une autre espèce du genre Glouton, le Taira {Mustela barbara. Lin.).

Furet des Indes. — C'est la Mangouste de l'Inde {Vivcrrn munr/os. Lin.).

FURET.AGE (Sylviculture^ — Mode d'exploitation de? taillis, qni consiste à couper les plus groi brins, en laissant subsister les petits jusqu'à l'époque où ils auront atteint la dimension des premiers. Voyez au mot Forèis le chapitre qui traite de l'exploitation.

FUl;Fl]RACÉ (Médecine), du latin furfur, so:.. — On dit qu'il y a des écailles furfuracées, une desquamation furfuracée, lorsqu'il se détache de l'épiderme de petites parties minces et qui ressemblent à du son. Cet adjectif sert à caractéri.ser certaines affections cutanées, dans lesquelles il se détache de l'épiderme de petites parties minces qui ressemblent à du son; ainsi on dit dnrlre furfuracée, feigne furfuracée.

FCRNARINÉES (Zoologie). — Vnyez FotriMEr., Gnni-

PEIlEAtlX.

FURONCLE (Médecine), Furunculus. — Tumeur inflammatoire superficielle, dure, rouge, chaude, douloureuse, circonscrite, peu volumineuse, saillante, ce qui lui a fait donner vulgairement le nom de clou, de forme conique, développée dans le tissu cellulaire graisseux que renferment les aréoles de la face inférieure du derme, et qui se termine toujours par suppuration. Lorsqu'un seul de ces paquets graisseux est malade, c'est le furoncle; on l'appelle vulgairement orgelet, et plus vulgairement ejicore compère loriot, lorsqu'il a son siège sur le bord libre des paupières. Mais lorsque l'inflammation s'étend à plusieurs de ces paquets graisseux, lorsque la suppuration se fait jour par plusieurs ouvertures à la peau, la maladie prend le nom d'anthrax bénin (voyez ce mot), pour le distinguer du charbon ou anthrax malin. Du reste, dans ces deux affections que l'on pourrait avec raison considérer comme deux variétés d'une même maladie, les causes, le siège, les symptômes, la marche, la terminaison, sont analogues, les indications curatives sont les mêmes. Seulement le furoncle est moins gros, sa base s'étend moins profondément, la tumeur ne s'ouvre qu'eu un seul point, tout au plus en deux ; il ne se détache qu'un seul paquet auquel on a donné le nom de bourbillon. On a dit depuis longtemps (H'.e c'était du tissu cellulaire gangrené par la violence de l'inflammation, qu'il y avait eu étranglement dans les aréoles qui le contiennent. Cette opinion n'est pas partagée par M. Denonvilliers. « Ce qu'on prend, dit le s.avant professeur, pour du tissu cellulaire adipeux gangrené, n'est qu'un produit de sécrétion qu'on pourrait a.[\\-ic'.ar matière bourbillouneuse {Thèse, 1837). » M. Nélaton le regarde comme un produit analogue aux fausses membranes. Le plus souvent il existe à la fois ou successivement plusieurs furoncles chez le même individu ; rarement cette affection vient isolément. Les causes sont à peu près ignorées ; on se contenle de dire que la maladie tient à une disposition particulière. Le furoncle débute par un petit point inllammatoire sur une partie quelconque de la suiface cutanée, avec démangeaison, rougeur; au bout de peu de jours, il se développe une tumeur d'un rouge vif, dure, à base Large, sommet saillant en pointe; eu deux ou trois jours cette pointe blanchit, se perce par une petite ouverture qui donne pass.ago à très-peu de pus; bientôt le bourbillon se montre à cette ouverture par huiuelle il s'échappe quelquefois spontanément par lambeaux, le plus souvent par la pression exercée sur la tumeur avec les doigts. La cicatrice no tarde pas à se faire. Le traitement consistera dans l'emploi des cataplasmes émollients, que l'on pourra rendre maturatifs vers laliu. On pourra aussi, vers cette époque, avoir recours aux onguents do même nature, tel que l'onguent de la mère, etc. LoiMpie la tumeur est volumineuse, que l'ouverture spontané^' trop élroiie rend la sortie du bouibillon diflicile. on se lrou\era bien de faire une incision simple, ou mieux une incision cruciale sur la tumeur, afin de la débarrasser du bourbilhm et du pus épais qu'elle contient; on devra en même temps titcher de découvrir la cause interne qui a produit la maladie, ce qui n'est pas toujours facile; dans tous les cas, il est utile, lorsque la suppuration est terminée, de

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prescrire de légers purgatifs, des bains sFmples ou sulfurein, des amers, etc. F -^ N.

FUSAIN (Botanique), Evoiiymus, Tourii. ;du greceus, bon, onyma, nom : bien nommé, ou d'Evoivjme, mère des Furies : allusion faite aux propriétés vénéneuses d'une espèce. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, de la famille des Célastrinées. Les fusains, dont on cultive une quinzaine d'espèces, sont des arbrisseaux assez élevés, à feuilles simples. Us habitent les réglons tempérées de l'hémisplière boréal. Le F. d' Europe [E. europcpus. Lin.), nommé aussi bonnet de prêtre, à cause de la forme de ses fruits, et quelquefois bois à lardoire, s'élève souvent à plus de 5 mètres. Ses fleurs sont petites, verdâtres, et ses capsules sont d'un beau

rouge. Cette espèce est très-abondante dans nos forêts. Son bois sert à faire le charbon qui entre dans la composition de la poudre à canon. Ce charbon est aussi, comme on sait, très-employé par les dessinateurs. Le bois de fusain est jaunâtre; il a le grain iin et serré, ce qui permet de l'utiliser dans les ouvrages de tour ou de marqueterie; on en fabrique aussi des vis, des fuseaux, des lardoircs. Mais son usage est assez restreint, parce qu'on ne lui voit guère atteindre des/limensions considérables. Du reste, il n'est pas sans inconvénient pour les ouvriers qui le travaillent; il leur cause, dit-on, des nausées et des vomissements. Ses fruits sont émétiques et purgatifs. Ses capsules, séchées et réduites en poudre, servent à faire mourir la vermine daus quelques cantons. On en plante quelquefois dans les haies où ils ne servent pas beaucoup de défense, mais depuis le mois de septembre jusqu'.'i l'hiver, ils restent chargés de leurs fruits rouges et font un joli effet. Le F. d'Europe possède une variété k fruits blancs et à feuilles panachées. Le /''. à larges fcui/lcs {E. latifolia, Scop. ), considéré par quelques-uns comme une variété du précédent, se dislingue par ses feuilles grandes, ovales, acuminées, par ses fleurs d'un vert rougeâlre en cymcs, et ses fruits à cinq angles tranchants, minces comme des ailes. On le trouve eu Suisse, en Autriche, eu Hongrie, et dans les bois montagneux du midi de la France. Ces deux espèces sont souvent attaquées par la laive d'un insecte du genre Tenihrède ou mouche à scie, qui les dépouille compKHement do leurs feuilles.

On emploie quelquefois dans les bosquets quelques espèce» CJO^tiques, ainsi : le /•". Irmjo'irs verl {E. iiniericunus, Lm), à fruits routes couverts d'aspérités; le F. nain (E. nanus, Manch.l, k lleurs brunes, nombreuses ; rameaux retombants , d'ini bel effet ; le F. noir pourpré (/'-. alro-piirpureus, Jncq.i, k fleurs d'un pourpre obscur. Ces espèces, sensibles nu froid, gèlent souvent sous le climat de Paris. Us demandent Ijcaucoup de Boin». — Caractères du genre: calice persisi.inl, à ;, divisions profondes; 4-6 pétales insérùs autour d'un disque; 4-5 élamines ayant la même insertion; ovaire i\ 4-.'i loges contenant chacune 2 ovules; capsule colon'e, 4 4-4 côtes; graines accompagnées d'un arillo colnii' eu rouge. G — s.

KUSAM; (Botanique), Fusanus , Lia, — Genre de

plantes Dicotylédones dialypétalei périgynes, famille

des Siintalacées ; calice supérieur à 4, rarement .5 découpures; 4 étamines; ovaire inférieur; drupe monosperme. La F. comprimée {F. co>npressus. Lin. ; Evonijtnu<: colpoon, Lamk.) est un petit arbre du cap de Boinie- Espérance, très- rameux, à feuilles opposées, ovales, assez semblables à celles du buis; fleurs en petites grappes, rameuses, terminales. Ou les cultive pour l'ornement.

FUSEAU iZoologie;, Fusus, Brug. — Genre de Mollusques gastéropodes, ordre des Pectinibranches, famille des Buccinoïdes, du grand genre des Rochers {Murex, Lin.); ce sont des coquilles, peu distinctes des Fasciolaires et des Turbinelles, fusiformes, spire allongée, à canal saillant et droit, dépourvues des varices qui caractérisent les murex proprement dits. D'après les travaux de Quoy et Gaimard, qui ont eu l'occasion d'observer l'animal du genre Fuseau, il rampe sur un pied petit, épais, ovale ou quadrangulaire; sa tète est petite, aplatie, étroite; deux tentacules courts, portant les yeux l'U dehors et à la base; manteau court; fente buccale étroite, par laquelle l'animal fait sortir une trompe plus ou moins longue. Le nombre des espèces placées dans ce genre par Lam.irck est assez grand. Nous citerons : Le F. quenouille [F. culus, Lamk), de l'océan Indi«n, assez commun dans les collections ; coquille striée, noueuse sur les tours de spire, blanche. Le F. d'Islande {F. islaudicus, Lamk), de 0"',10 à 0°,12 de longueur, tonte blanche sous un épiderme brun. Commun dans les mers d'Islande. Le F. géant (F. colossus, Lamk), coquille de 0°',I8 à O^jSO de long, fusiforme, striée dans les deux sens. Le F. trompette IF. tuba, Lamk), espèce des mers de Chine, très-rare dans les collections. Striée en travers et blanche; spire hérissée de tubercules pointus.

Fuseau (Géométrie). — Portion de la surface d'une sphère comprise entre deux demi circonférencesde grands cercles aboutissant aux extrémités d'un même diamètre. L'angle des deux plans des gi'ands cercles qui détermine ces circonférences s'appelle angle du fuseau. Il existe plusieurs théorèmes do gjométrie sur les fuseaux; nous allons citer les principaux :

1" Dans une même sphère ou dans des sphères égales, les fuseaux sont dans le même rapport que leurs angles.

2° La surface d'un fuseau est égale :■! celle de la sphère dont il fait partie, multipliée par le rapport de l'angle du fuseau à quatre droits.

3" Le rapport d'un fuseau au triangle sphérique trircclangle est égal au double du rapport de son angle k l'angle droit.

FUSÉE (Médecine). — On appelle ainsi des trajets plus ou moins longs et sinueux, que parcourt le pus dans certains cas d'abcès avant de se porter au dehors ; on dit aloi's que le pus fuse. Le chirurgien doit surveiller avec grand soiii ces fusées qui s'étendent quelquefois fort loin dans les tissus.

FusÈE (Vétérinaire). — On donne ce nom à la réunion de plusieurs suros placés les uns près des autres, et on appelle suro nrje tumeur osseuse qui se développe sur le canon du cheval ou du bœuf, le plus souvent k la suite d'une contusion.

I''iisiii;s DG GUEuiiE (Artillerie). — Une bouche k feu tirée sans projectile recule sous l'action des gaz de la poudre.

Une fusée est une bouche ;\ feu servant do projectile, et qui ;igit par son recul.

L'emploi des fusées remonte au ix" siècle. On s'en servit eu Asie. Abandonnées du xiii* au xvii" siècle, elles furent reprises plus tard, et en 1799 employées par les Anglais au siège de Seringapatnam, Depuis, Congrèvo les a perfectionnées, et aujourd'hui leur utilité iucontestablc les rend l'objet d études et d'expériences sérieuses.

Ou emploie les fusées soit pour servir de signal, soit pour lancer un projectile ou une matière incendiaire sur un point donné. Les fusées de signaux ne renferment aucun projectile et sont en carton; les fusées à projectile sont construites en tûle. Le principe est le moine pour les deux espèces, et nous ne parlerons que de la dernière.

Conmie nous l'avons déji\ dit, une fusée est un projectile qui porto en lui le principe do son niouveuient. Quelle» sont les circonstances qui ont motivé sa forme et le choix do la matière dont il a été rempli '.'

Forme des fu.ices. — Puisque le pmjectile doit fendre l'.air, il faut, ;iutant que possible, le rendre insensible 4 la résistance de ce dernier; on lui a donné une forniu allongée. Un cylindre d'un petit rayon offre peu de prise

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à l'air, se charge commodément et rt'siste très-convenablement aux pressions intérieures.

Choix (le la matière. — Le monveraont de la fusée ne pev.t être produit que par des gaz agissant sur elle. Or, la poudre non tassée brûle trop rapidement et donne une tension trop grande; la poudre tassée, au contraire, brûle trop lentement (O^iOI.S par seconde environ pour un prisme en poudre t.issée). Il a dono fallu employer une composition particulière, et, pour favoriser et accélérer sa combustion, on a ménagé dans la fusée un vide central, appelé âme de la fusée. Ce vide permet en outre aux gaz produits d'agir directement sur la tête de la fusée. Dans une enveloppe en tôle, appelée le cartouche de la fusée, on place le projectile ou le pot plein de matières incendiaires que la fusée est destinée ;\ lancer. Dans la partie cylindrique de l'enveloppe, on tasse autour d'une broche conique, qu'on retire ensuite, une composition formée de 2 de salpêtre, I depulvérin, 1 de charbon de bois dur (orme ou chêne) et J de soufre environ. Si on laissait les gaz se dégager librement par la partie inférieure, le mouvement serait trop lent, parce que leur action sur la tête de la fusée serait trop affaiblie. On ferme alors l'extrémité du tube, et l'on pratique des évents destinés à laisser écouler les gaz.

Comme projectile devant s'élever dans l'air, la fusée est complète ainsi; comme projectile devant atteindre nn but déterminé, elle ne^ l'est pas. II lui faut une baguette qui lui serve de gouvernail et la maintienne dans la direction qu'on lui a donnée. Cette baguette se visse au culot dans l'axe du cartouche. On la nomme barjuelte directrice.

Il existe une relation obligée entre la vitesse de production des gaz, la surface de l'âme et celle des évents. La variation de tension dépend de la quantité de gaz produit et de la surface des évents. Cette tension augmente d'abord, puis reste stationnaire, puis diminue et s'annule. Si donc on connaissait la tension à chaque instant de la combustion, en comptant les temps sur une ligne horizontale et représentant les tensions par des lignes verticales, on obtiendrait une courbe représentative de la variation des tensions.

On a essayé d'obtenir directement cette courbe par l'expérience. Sur un chariot animé d'un mouvement rectiUgne et uniforme on place la fusée et un dynamomètre sur lequel sa tête agit. On comprend que peiidaiit la combustion, la brauiho du dynamomètre munie d'un crayon trace une courbe sur une feuille de papier mobile. Mais la vitesse étant très-grande , l'expérience manque de précision. En opérant sur les fusées de 0",07, on a trouvé que la pression sur la tète était de 110 kilogrammes.

Mouvement des fusées. — A l'origine et au moment du départ, il y a peu de gaz produit, le mouvement est lent et la trajectoire a une forte courbure. La fusée ayant son maximum de vitesse se meut presque en ligne droite, puis elle commence à descendre et tombe très-rapidement. Nous exagérons dans notre figure les différences

Homhe

Fig. 1325. - Trajocloii

de courbure qui existent entre les trois parties do la trajectoire pour mieux la comparer à celle d'une bombe de même portée.

Influence du la baguette. — La baguette dans un air calme dirige la fusée; dans uu air agité, elle est une cause de déviation.

Une fusée est soumise h trois force» : l'action des gaz ogissnnt en H, le poids agissant on G au centre de gravité, la résistance de l'air agissant en un ccrt.ain point de la surface du corps. Dans un air calme, tant que la fusée s'élève dans la direction qu'on lui a donnée au départ, la résistance do l'air a son point d'application sur la (êtc ; dès que par une cause quelconque la fusée est déviée, la résistance agissant encore pondant un certain temps dans le sens primitif tend i ramener le corps dans la positioa Uont il s'est écarté. Plus la dis-

tance du point d'application R' de cette force an cari touche sera grande, plus son effet sera considérable. Or, en allongeant la baguette, il est clair qu'on recule ce

Fig. 1326. — Fusée.

point d'application. Les longues b.agnettes assurent donc une direction presque invariable dans un air calme.

Il est bien évident que dans un air agité la baguette est une cause de déviation. Tout vent agissant dans le sens R'N relèvera la fusée ; tout vent agissant dans le sens R'S la couchera.

Quand le vent souffle perpendiculairement au plan de tir, la baguette fait dévier la fusée à droite ou à gauche.

Emploi des fusées de guerre. — En campaçne, on les lance contre la cavalerie par le tir en rideau, c'est-àdire en en faisant partir en même temps plusieurs placées en ligne sur des châssis très-bas et peu inclinés. Leur tir isolé ne produit aucun effet. Dans l'attaque d'une place, elles servent à rendre une brèche praticable en enfonçant un projectile dans des terres, à jeter des projectiles ou des pots incendiaires dans la ville. Dans la défense des places, elles peuvent être employées à raser l'étnge supérieur d'un cavalier de tranchée, etc..

Les fusées de signaux portent leur baguette sur le coté et sont lancées aussi verticaloiuent que possible.

Fusée des projectiles creux. — On appelle ainsi le trcnc de cône en bois qu'on enfonce dans les obus et les bombes. Il est rempli d'une composition que la poudre de la pièce enflamme, et qui, communiquant le feu à la poudre dont le projectile creux est chargé, détermine son éclatement. On coiffe la fusée (on bouche l'oritirc extérieur) jusqu'au moment où le projectile est introduit dans la bouche à feu qui doit le lancer.

rUSIFORME (Histoire naturelle). — Qui a la forme d'un fuseau, renflé vers le njilieu et s'amincissant par les deux bouts. On rencontre assez souvent cette forme en zoologie et en botanique; ainsi plusieurs espèces de coquilles sont fusiformes, la racine d'une variété de Rave {Itaplianus satinus, Lin.) est fiisiforme, etc.

FUSIL (Artillerie). — Arme i feu portative. On appelle, en général, arme à feu, toute machine propre A utiliser la force luotricc résultant derinflammation delà poudie. On réserve le nom de bottches à feu, aux armes non portatives, tels que les canons et mortiers (voyez Canons). Dans touto arme h. feu portative, on distingue quatre p.irties principales: 1° le canon destiné à recevoir la cliarge et à diriger le projectile ; un canal étroit pratiqué dans l'épaisseur du canon et appelé lumière, débouche sur la charge et établit la communiration entre la partie intérieure du canon appelée âme et l'extérieur; 2° la platine ou le mécanisme destiné i produire le feu qui doit enflammer la poudre par l'intermédiaire de la lumière ;:i° la monture, dont l'objet est de relier les différentes p.arlios de l'arme, d'en faciliter le maniement et de permettre au tireur de la maintenir au moment du tir; 'i" les garnitures. Dans certaines armes îi feu portatives, on trouve une cinquième pai lie. la /iniinnellc, qui permet do faire de l'arme h (m mm- : i demain.

Notions historiques. — Li's i-i -mi. i . .innos à feu remontent ;V l'oiiginc du xiv'sirri,' lllr -,. composaient de deux parties: r un tube creux en 1er ou canon destiné à diriger le projectile ; 2° une boite contcn.mt la poudre. On assemblait les deux parties, au moment du tir, ;\ l'aide de bandes et d'étriers eu fer. Le poids de ces armes variait de 20 à 3(1 kilotiiammcs. Elles ét.aient encastrées sur un tréteau et il fallait deux hommes pour les manœuvrer.

Pour assembler la boite et le canon ou volée, on eut d'abord rccuurs ;\ un grand nombre de moyens. On songea enfin A l'aire autour do la boite <lcs filets se vissant dans la volée qui fut taraudée. La boite prit alors le nom de culasse et les canons qu'on avait appclésjas(iuc-là

FUS

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