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AIMAINTATIOTs (Physique). — Opération qui a pour but de transformer en aimants le fer, la fonte, et surtout l'acier trempé. Le fer garde mal les propriétés magnétiques qui lui ont été données ; la fonte procure de bons aimants ; mais l'acier est la substance le plus gêné ralement employée.
C'est aux aimants que l'on a recours le plus généralement pour en former d'autres.
Méthode de la simple touche. — Le barreau ou l'aiguille à aimanter étant placé horizontalement sur une table, on appuie sur l'une de ses extrémités l'un des pôles d'un barreau aimanté incliné sur l'aiguille d'un angle de 30 à 35°, puis on fait glisser irguliricnieul l'aimant sur toute la longueur de l'aiguille. Arrivé â l'autre extrémité de celle-ci, on soulève l'aimant et on le reporte à son point de départ. On répète ainsi huit à dix fois l'opération toujour.1 dan-i le mi'mc son-'i. Ce procédé ne peut fournir que des aimants de peu de puissance.
Méthode de la double touche .sé/iarre. — C'est elle qui donne l'aimantation la plus régulière et qu'on emploie de préférence à toute autre pour les aiguilles des boussoles. Deux barreaux aimantés d'égale force sont posés, les pôles de noms contraires en contact, sur le milieu do l'aiguille et inclinés surelled'un angle de 3.')°, puis ils sont sépariîs et iii-omenés régulièrement sur l'aiguille do manière à atteindre tous les deux en même temps ses deux extrémités; ils sont alors soulevés, ramenés dans leur position première, et l'opération rcconuiicnce autant de fois
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qu'il est nécessaire et successivement sur chacune des faces de l'aiguille. On peut rendre l'aimantation pluséneigi<iue eu appuyant les deux extrémités de la lame d'acier à
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Fig. 79- — A.iii ut itiun [> ri i 111 la louche sepiiee
aimanter sur les deux pôles de noms contraires de deux forts aimants, de manière que les pôles des aimants fixes et mobiles soient les mi}mesà chacune des extrémités de la lame, ainsi que le montre la figure ci-jointe {fig. 79). La disposition que nous indiquons est due à Duhamel.
Méthode de la double louche d'Mpimts. — yEpinus a modifié ce procédé pour les forts barreaux aimantés en maintenant les deux aimants mobiles réunis verticalement et séparés l'un de l'autre simplement pai- deux petits morceaux de bois de um,!)! environ d'épaisseur. Ces deux aimants, posés d'abord au miheu du barreau, y sont alternativement promenés de l'une à l'autre de ses extrémités sans le quitter, jusqu'à ce que l'aimantation soit jugée suffisante. Cette méthode donne des aimants plus puissants, mais moins réguliers que la précédente. Aujourd'hui on substitue avec avantage à ces méthodes l'emploi de l'électricité (\oycz Électro-magnétisme).
Quelque procédé qu'on emploie, il convient de pousser l'aimantation jusqu'à sa dernière limite, jusqu'à *«»•««?«ration. L'aimant perd peu à peu son excès de magnétisme pour arriver à un état permanent tant que des circonstances extérieures ne viendront pas l'affaiblir.
La terre suffit à elle seule pour aimanter les corps. C'est à son action prolongée qu'il faut rattacher l'origijio des aimants naturels ; c'est à elle aussi qu'est due l'aimantation des tiges de paratonnerres et des outils ou ustensiles de fer ou d'acier ; mais, à part les aimants naturels, les aimants obtenus de cette manière sont extrêmement faibles.
On savait depuis longtemps que les décharges dos batteries électriques peuvent, ainsi que la foudre, aimanter l'acier ou renverser les pôles d'un aimant sans qu'on en eût lire un grand parti; mais on rccomiut plus tard que l'éleclricité des piles voltaiqucs pouvait développer dans le fer doux des aimants d'une grande puissance naissante! mourant avec le courant qui les produit. Ces aim;uits, appelés e'Iectro-aimunls, sont aiijourd'hui d'un usage extrêmement répandu (voyez Éi.ECTno-MACNÉTisME, Élecrno- aimants). - M. D.
AIN'K (Anatomie), du mot latin inguen, dont on fit d'abord iiigne. — L'aine ou pli de l'aine est un enfonceineut dirigé obliquement de dehors en dedans et de hatii en bas, qui sépare l'origine du membre inférieur de la cavité abdominale. Ce pli constitue le bord antérieur d'un enfoncement triangulaire dont les côtés sont formés par l'os iléon et le muscle couturier en dehors, elle premier adducteur en arrière. C'est cequ'on appelle, & proprement parler, Vdinc, la rênion inijninule. Cet espace est intéressant à connaître à cause de l'importance des parties qu'on y ri-ncontre et qui peuvent être lesié'ge de maladies ou blessures trèsgraves ; ces partii.s sont, de dehors on dedan», les musctes pson.i et iliaque, le hc//' crural, Yarlire et lu veine crurales et le muscle jteclini; plu» supcrflcicllemonl, existent des ganglions lymphatiques qui peuvent donner lieu à des ennorr/cniciits, à de» nljcés; cette région est souvent le siégo de hernia^ii'anei risincs. F — N.
AIK (Chimie). — Substance nuido,élHS tique et c(>in|>ressiblu indispensable à la respiration den animaux et des végétaux, et formant nuloiir do la terre une enveloppe désignée du iioni (l'iilinnsjihèrc.
L'air au milieu duf|uel nous naissons et vivons nous parait «ans odeur ni saveur; vu sous une faible épaisseur, il est in." lore, mai» en ma' se il est bleu; c'est liiii i donne au ciel .su couleur, et qui nous lui ,
voir avecla intme (einte les objelséloigni,.
Ce nuido est un corps pcsaiil, ainsi (|ue le soupçonnait Oaliléci son disciple Torricelli le démontra en l(jl3, au