AIR
moyen du baromètre (voyez ce mot). Un litre d'air sec à la température de 0° et sous la pression normale de 0°',"C0 de mercure pèse 1^,293. Un mètre cube du même air pèse donc l'jSSa.
Composition de l'air. — L'air est essentiellement formé du mélange de deux gaz, azote et oxygène, dans des proportions que l'on trouve sensiblement les mêmes sur tous les points du globe. 11 contient en outre une trèspetite quantité d'acide carbonique, et une proportion variable de vapeur d'eau ;i\ est enfin le réceptacle de toutes les émanations qui s'échappent du sol ou des êtres qui en habitent la surface. Par son oxygène il entretient la respiration des animaux, et permet la combustion des corps ; l3S plantes y puisent l'oxygène, l'azote, l'acide carbonique, nécessaU-es à leur alimentation ; la vapeur d'eau qu'il contient, se résolvant en pluie ou rosée, entretient la fécondité du sol ; il sert de véhicule aux éléments de reproduction des plantes et d'un grand nombre d'animaux microscopiques ; mais aussi il transporte d'un lieu à l'autre des principes miasmatiques inaccessibles à nos moyens d'analyse et trop souvent mortels pour nous.
Lavoisier est le premier qui ait fuit connaître la composition de l'air dans une expérience mémorable qui fut le point de départ d'une révolution profonde dans la chimie. Ayant renfermé de l'air dans une cornue contenant du mercure {f!g. 80) et dont le col recourbé venait déboucher dans une éprouvette P renversée sur un bain de mercure RS, puis ayant chauffé la cornue pendant douze jours presque jusqu'au degré d'ébullition du liquide et l'ayant laissée refroidir, il s'aperçut que le volume de l'air avait diminué dans son appareil, et que le gaz qui lui restait ne pouvait plus entretenir ni la combustion ni la respi-
ris 80 — Apparu! de Lavois r.
ration. Mais, pendant l'opération, lo nv i. nre s'était recouvert d'une poussière rouge qu'il recueillit. Cette poudre (oxyde de mercure), chauffée à une température plus élevée, redonnait du mercure et un gaz (oxygène) éminemment propre à la combustion et à la respiration, et ce gaz réuni au résidu gazeux de la première expérience re- |iroduisait de l'air ordinaire. La nature de ce gaz était donc élabhe nettenioiit. Sa véritable composition, toutefois, ne fut cmiiiiir CMuiplétemcnt que dans notre siècle. La première analyse exacte de l'air remonte à cinquante ans à peine, et est due à MM. Gay-Lussac et de liumboldt,
, > I |. 1 1.1 vnpoiir nqiioulti (lo l'iilr.
iiui roxécutèront par riiydiogéno au moyen do Veudiomitre (voyez ce mot).
AIR
Ils y trouvèrent en volume 21 d'oxygène et 73 d'azote. Cette analyse a été reprise par presque tous les chimistes dans le but d'étudier les modilications que la vie des animaux et des végétaux peut apporter dans la composition de l'air et de mieux connaître toutes les substances qui s'y trouvent mêlées. L'analyse de l'air se compose toujours au moins de deux opérations que l'on exécute séparément.
La première a pour but de mesurer l'acide carbonique et la vapeur d'eau. Un aspirateur d'une capacité comme et plein d'eau se vide peu à peu parle robinet r {fig. 81 ;, de manière que l'eau qui s'écoule soit remplacée à mesure par de l'airprovenant du dehors. Cet air, avant de pénétrer dans le réservoir, est obligé de traverser une série de tubes recourbés en U et contenant de la pierre ponc^ imbibée d'acide sulfurique concentré pour les tubes o, h, e, /", et d'une dissolution concentré de potasse pour les tubes cet d. L'air abandonne toute son humidité dans les tubes c et /", il laisse son acide carbonique dans les tubes d et c ; mais comme il reprend un peu d'humidité à la potasse, le tube h la lui retire. Le aernier tube a est destiné à empêcher l'humidité de rebrousser chemin de l'aspirateur dans les tubes de droite. En pesant avant, puis après l'expérience, d'une part les deux tubes e et /", et de l'autre les trois tubes c, d, e, on obtient le poids de l'eau et le poids d'acide carbonique contenus dans un volume d'air égal au volimie du réservoir.
Dans la seconde opération, l'aspirateur est remplacé par un grand ballon de verre 51 dans lequel on a fait le vide, mais que l'on peut laisser remplir peu à peu au moyen d'un robinet R {/ig. 82). L'air, poussé dans le ballon vide par la pression extérieure, traverse d'abord un appareil
AIR
que l'air ordinaire, puisque dans de l'eau de bonne qualité et bien aérée on trouve :
Fig. 92.— Appareil po-.ir Tanalise Je l'iir parle pr&cêdédes pesée'
à boules i' contenant de la potasse et où il perd son acide carbonique, puis deux tubes à acide sulfurique ;•, o où il se dessèche, puis enfin un long tube rempli de tournure de cuivre que l'on chaulTe au rouge. Le cuivre s'empare de tout l'oxygène de l'air, en sorte qu'il n'arrive plus dans le ballon que de l'azote.
Le ballon pesé vide, puis plein d'azote, donne par diflérence le poids de ce gaz. Le cuivre doime de son côté, par une double pesée, le poids de l'oxygène. On trouve ainsi que 100 parties en poids d'air pur et sec renferment 23,1 d'oxygène et 76,9 d'azote. Cette composition correspond en volume à la suivante : sur 100 litres d'air on trouve 20,9 d'oxygène et 79,1 d'azote, nombres peu différents de ceux qui ont été donnés par Gay-Lussac.
La différence que l'on remarque entre le rapport des volumes et celui des poids tient à ce qu'à poids égal l'oxygène pèse un peu plus que l'azote. Quant aux autres substances qui se trouvent mêlées à l'air, elles sont en proportion tellement petite qu'il faut des procédés spéciaux pour les découvrir et que souvent on ne peut que soupçonner leur existence.
L'air est un simple mélange des gaz qui entrent dans sa constitution et non une véritable combinaison chimique ; au=si M. Rpgnanll a f-il pu constater dans sa composition des variations S(;nsibles quoique trè3-fail)le3, car la proportion d'oxygène peutvarierde 'il, 9 à 20,9, et dans certains cas, particnlièrementdanslospayscliauds, descendre à 20,3. C'est ce qui explique également pourquoi l'air dissous dans l'eau est généralement plus riche en oxygène
L'oxygène de l'air étant sans cesse absorbé dans la combustion des corps et dans l'acte de la respiration des animaux et remplacé par une quantité correspondante d'acide carbonique, on peut se demander si la composition de l'air n'est pas exposée à subir une altération progressive qu'un assez long espace de temps pourrait rendre sensible. Heureusement la nature y a pourvu par l'intemiédiaire des plantes, dont le rôle inverse est de transformer en oxygène l'acide carbonique dont elles s'assimilent le carbone. La production annuelle de l'acide carbonique à la surface du globe est énorme. En supposant qu'un homme en moyenne brûle en respirant 1 0 gr. de carbone par heure, la race humaine à elle seule engendrerait par an plus de 160 milliards de mètres cubes d'acide carbonique auxquels il faudrait joindre la production de tous les animaux du globe, terrestres ou aquatiques. D'un autre côté, un hectare moyennement fumé et considéré sous une épaisseur de 0",08 dégage toutes les 24 heures IGO mètres cubes de cet acide. Ajoutons à cela les produits de nos combustions, les éruptions volcaniques, les émanations de certaines sources minérales, nous arriverons à des sonmies incalculables qui n'en formeront pas moins une fraction imperceptible du volume de l'atmosphère. Mais voyons maintenant la contre-partie de ces faits.
Dans les eaux, il se fait sans cesse im travail de fixation de l'acide carbonique. Un nombre immense d'animaux se recouvrent d'une enveloppe dont près do la moitié est formée d'acide carbonique, et ces animaux ou leurs débris s'accumulent en masses tellement considéiables qu'elles forment des montagnes et des continents (voyez Acide c^kbom- QDE, Carbonate de chaix).
D'un autre côté, le ciiarbon que nou-> brûlons et que brûlent tous les animaux, dans l'acte de la respiration, nous vient des aliments végétaux ou animaux, et en dernière analyse des végétaux. Or ces végétaux l'ont pris à l'acide carbonique de l'air, et comme il e>t indispensable à leur accroissement, cet accroissement même se trouveréglé surla production animale de cet acide, comme l'accroissement do l'animal est réglé sur la production de matière végétale.
« Figurons-nous deux grands systè- « mes d'activité : dans l'un on voit l'a- II cide carbonique tourner éternellement II dans un cercle en prenant tantôt la forme de gaz, tantôt la " forme d'être organisé ; dans l'autre, l'acide carbonique " qui se minéralisé, se transforme en pierre et se dérobe Il :\ jamais à l'atmosphère après avoir passé à travers. Il les eaux. >i (Péligot. l
On peut donc considérer d'une manière générale la composition de l'air comme invariable, et elle a été trouvée exactement la même aux plus hautes régions de l'atmosphère qu'au niveau du sol. Si l'on y regarde de trèsprès, on trouvei-a bien que dans un temps calme l'air situé à la surface môme de la mer sera un peu plus pauvre en oxygène (Lewv); on trouvera aussi que la dose d'acide carbonique pourra varier acoidcntellemeTit d'tme localité à une autre, d'une saison à l'autre ; mais en somme l'agitation continuelle de l'air établit promp'.ement l'équilibre. La vapeur d'eau seule varie dans des proportions très-considérables, aussi son élude fait-elle l'objet d'un chapitre important do la physique, Yllij'jrométrie.
Nous ferons également une restriction ;\ l'égard de ces principes, incoimus de nous pour la plupart, à cause do leur infiniment petite proportion, mais dont l'énergie d'action sur nos organes est si grande.
En temps d'épidémie, le plus sa^e est de changer d'habitation; dans tous les cas, et même en temps ordinaire, il convient de vivre dans un air le mieux renouvelé qu'il soit possible. C'est qu'en elTet notre santé dépend non pas de la composition générale do l'air, mais de la composition de l'air à l'endroit même où nous respirons. .M. I).
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Air (Hygiène, Agriculture). — Voyez Atmosphéhe.
Air. COMPRIMÉ. — Quelquefois employé comme réservoir de travail mécanique, comme dans le fusil à vent; quelquefois destiné à augmenter la rapidité de la combustion dans les cas où l'on a besoin d'une très-haute température. Une chandelle introduite dans un air comprimé A .3 atmosphères, et dont la densité a par conséquent été triplée, brûle avec uue telle rapidité qu'elle dure à peine un quart d'heure en répandant en outre une épaisse fumée (voyez Pompes fochistes. Machines a compression, Machines soufflantes).
Air inflammable. — Voyez Hydrogène, Hydrogène CAREONÉ, Gaz des marais. Gaz de l'éclairage.
AIRA (Botanique), nom latin du genre Canche.
AIRE (Géométrie). — Portion de surface comprise dans un contour linéaire. Pour mesurer une aire, on prend pour unité l'aire d'un carré dont le côté serait l'unité linéaire; un mètre carré par exemple, si on prend le mètre pour unité de longueur.
La géométrie fournit des moyens simples d'avoir la m&sure de l'aire d'une figure plane régulière dont les côtés auraient été évalués en mètres, par exemple :
h'aire d'un rectangle a pour mesure le produit de sa bas<; par sa hauteur.
Vaire d'un parallélogramme a pour mesure le produit de sa base par la longueur de la perpendiculaire :\ cette base comprise entre celle-ci et le côté parallèle opposé, ou ce que l'on appelle encore la hauteur du parallélogramme.
Vaire d'un trapèze a pour m-^surc le produit de la demi-somme des côtés parallèles par leur distance ou par la hauteur du trapèze.
L'ai're d'un triangle a pour mesure la moitié du produit de l'un de ses côtés, par la distance de ce côté au sommet de l'angle opposé, ou le demi-produit de sa base par sa hauteur.
Vaire d'un polygone régulier a pour mesure le demiproduit de son périmètre par la distance de l'un quelconque de ses côtés au centre du polygone ou par son npolttime.
Vairt iVun cercle a de même pour mesure la moitié duj produit de sa circonférence C par son rayon R, et comme .sa circonférence elle-même a pour mesure le produit de son diamètre ou de deux fois son rayon par le nombre .■i,l4I(>, ordinairement représenté par •ir, l'aire du cercle a aussi pour mesure le produit de it par le carré du rayon.
Aire du cercle = — C. xll = îinxn = îvR"
(Voyez SiRFACE, Superficie, et chaque surface en particulier, et pour l'évaluation de l'aire d'une courbe par l'analyse, voyez Quadrature).
Aire (Zoologie), du latin area, aire ,'1 battre. — Nid des grands oiseaux de proie, et particulièrement des aigles et des vautours (voyez Aigle).
Aire a battre (Agriculture), du latin area, qui a le même sens. — Large surface plane, unic,résistante, sur laquelle Bc fait le battage des grains, soit par le dépiquage, soit par le //'Viw. Dans le premier cas, l'aire est établie au dehoi's en plein air; c'est ce qui se pratique dans les pays du Midi. Lorsque le battage a lieu au moyen du fléau, l'aiie est toujours placée dans la travée centrale de la grange. Dans Ions les c;is, elle doit être assez solide et assez léslstanii' pour su|)porliT le trépignement des animaux em|i!oyi!s au dépiquage (voyez ce mot) ou les coups du fléau. Lorsqu'on veut construire une aire, on choisit de préférence un temps chaud et sec; après avoir bien aplani le sol et l'avoir rendu le plus solide possible, on éti'nd )i la surface, et d'une manière très-égale, une couche p.lli'usi' composée do deux parties de terre franche et d'une partie de bonse de vache bien mêlées, et dans lesquelles on aura ajouté du foin ou de la paille hachée menu, et mieux encore de la bourre; lorsqu'on pourra y mêler du marc d'olives, on aura encore plus de solidité : du reste, la composition d'une aire varie suivant les matériaux dont on peut disposer. Après celle première opération, on aura Boin de la battre h plusieurs reprises, Ju->qu'ù co qu'elle soit nèrhe et qu'elle ait atteint une grande dureté. Lor'-qu'oii a la prérauiion de la réparer souvent, une aire bien faite pi'ut diirirplusiiurs années.
AinK nr vrnt (Nnvigalinn). — Les marins, supposant l'horizon A'mnt en .'(2 parties, donnent ce nom h chacune d'elle» avec une étendue de l.'i» 5'. Ces aires portent le nom deH régions de l'horizon auxquelles elles se rnppor-
iG AIR
I tent ; on les trace sur le carton qui porte l'aiguille de la boussole marine; ce tracé porte le nom de rose des vents. On connaît ainsi, d'après la direciion de l'aiguille, la direction même du vent. Les aires s'appellent aussi rumhs, demi-runi/js, ou quarts de riindjf: (voyez Boussole.)
AIRELLE (Botanique), peut-être par ellipse dea!j)W/e, dérivé lui-même de aigre. — Genre de plantes des contrées tempérées et septentrionales de rEuroi)e, vulgairement connu sous le nom de vaciet (du nom latin de la plante, vaccinium), raisin d'ours, raisin des bois, muret, brindelle, et nommée par les botanistes .-Urelle myrtille ( Vaccinium myrtillus, Lin.). C'est un sous-arbrisseau qui rappelle le port du myrte : de là son nom spécifique. Il habite les bois élevés de l'Angleterre, de la France, de l'Allemagne. Il est très-rameux,hautdeO'",30 àO"',.50; ses feuilles sont alternes, ovales, abords finement dentés; ses fleurs sont rosées, pédicellées, solitaires, et il porte pour fruits des baies d'un bleu noirâtre, qui ;\ leur maturité ont une saveur aigrelette assez agréable. Un observateur savant et scrupuleux des mœurs des populations a signalé ces fruits d'u.'ie manière intéressante : « Lesvégé- « taux sauvages qui contribuent le plus, dit-il, à la nour-
FiS. S3. - namcivi d'.iircllo mvrlilU' (1/3 onuron de gr.an<lcur nal.).
Il riture des populations septentrionales, ou qui servent Il de p4ture à une multitude d'animaux sauvages, appar- II tiennent aux genres Ronce [Riilnts, Lin.), Airelle [Vue- Il ciHmw, Lin.), etc., l'ti-oiupi'eunent au moins une dizaine Il d'espèces priuiipales... Elles croissent spontanément Il avec une aboudaiicc dont on ne pourrait se former uue Il idée exacte lorsqu'on n'a pas parcouru ces contrées Il pendant les mois de juin et de juillet... Cotte récolte, qui Il n'a d'autres limites que la <iuantité de bras qu'on y I. peut employer, est d'une véritable imporlance pour les Il ouvriers métallurgistes, pour les chasseurs et les pê- II clieurs du nord de la Russie, de la Finlande et de la « Scandinavie. Ces fruits se mangent soit dans leur (I état naturel et mêlés au lait, soit cuits et assaisonnés Il de diverses manières. En les associant au miel, au sun cre, aux spiritueux, on en fait des conserves, qui, pen- II dant les longs hivers do ces climats, introduisent dans Il la nourriture une agréable variété. » (F. Le Play, Ouvriers euriqiérns, p. .'11.)
La médecine enqilnie quelquefois les baies de l'airelle dans les alïrri ions snirlmliquos et la dyssenterie; on en lire par la feriueutation une liqueur vineuse assez estimée. Les baies de cette espèce ont servi ^ falsifier le vin eu lui donnant de la couleur; ot on en a extrait une ma-
A IX i
titre colorante qui peut servir pour la printuro. Les espèces jouissant de proi)ricHL'S seniblalMes sont VA. ponctuée {V. vilis iilœa. Lin.), petit arbrisseau couché dont, les feuilles persistantes sont marquées de ponctuations noires en dessous ; ses fleurs sont rosées et ses baies rouges. En Allemagne, les fruits sont employés pour l'assaisonnement des viandes. Us fournissent aussi une couleur rouge pour la teinture. VA. en corymhe ( I'. cori/m- Ijosum, Lin.), c'est un plus grand arbrisseau, qui atteint souvent plus de 2 mètres ; ses fleurs, disposées en grappes courtes, sont blanches. Cette espèce est originaire du Canada. L'.-l. à fruits acides on coussinetle {W^oxi/cocciis, Lin.), vulgairement cflHHeAerf/e, appartient au genre Caiineberç/eqai est voisin; elle croîtdaiis les marais fangeux et porte des fruits extrêmement acides. — Le genre Airelle (Vaccinium) a pour caractères ; un calice adhérent à l'ovaire à 4 ou 5 divisions effilées ; corolle campanulée portant 6 divisions ; de 10 à 8 étauiines insérées sur le limbe du calice; le fruit est une baie globuleuse entourée par le calice, à -i, 5 ou plus rarement 10 loges. Les airelles sont des arbrisseaux à feuilles alternes ordinairement persistantes. Ce genre est devenu le type de la famille des Vacciniées.
AIROPSIS (Botanique), du grec aira, ivraie, et opsis, aspect. — Genre de plantes de la famille des Gramine'es, tribu des Avénucées ; on en trouve dans notre pays quelques espèces peu remarquables.
AISSELLE (Anatomie humaine et vétérinaire), du latin axilla, aisselle. — Ce nom désigne un enfoncement bieji connu de tout le monde et situé au-dessous de la jonction du bras avec l'épaule : c'est ce qu'on appelle le creux i de l'aisselle. Cette cavité est limitée en avant par le bord inférieur des muscles yra«rf et petit pectoral, qui forment sa paroi antérieure ; en arrière par la partie la plus élevée du bord externe du grand dorsal, et le bord inférieur du qranit rond : au fond se trouvent une couche épaisse de tissu cellulaire et adipeux, des ganglions lymphatiques, l'artère et la veine axillaires et le plexus brachial. La peau de l'aisselle, (lue et extensible, est pourvue dte nombreux follicules qui sécrètent une humeur trèsodorante et de nature alcaline. On observe souvent dans cette région des engorgements inflammatoires, des abcès, ' des anévrismes : c'est là que se développent principale- ! ment les bubons qui caractérisent la peste. i
En anatomie vétérinaire, ce mot désigne le point d'union du membre antérieur au troue ; extérieurement cette région porte le nom à'ars. I
Aisselle I Botanique). — On dit l'aisselle d'une feuille, d'un pédoncule et même d'un rameau, pour désigner l'angle que forme chacune de ces parties sur la tige qui les porte.
AISY (Économie rurale). — Sorte de petit-lait aigri plus puissant que la présure ordinaire pour coaguler les dernières parties de matières caséeuses que renferme encore le petit-lait, après la fabrication des fromages. On prépare l'aisy en chauffant du petit-lait entièrement dépouilléde tout beurre et de toute matière caséeuse, et on l'emploie en faisant bouillir le petit-lait non dépouillé complètement auquel on ajoute l'aisy.
AIX EN PnovENCE (Médecine, Eaux minérales) du mot latin a'juœ, eaux. — Ville située à 700 kilom. de Paris et à 20 kilom. de Marseille. Sources d'eaux chaudes (de 21)° à 37°) bicarbonatées calciques. Ces eaux ne diffèrent guère de celles de nos rivières que par leur température et un faible excès de carbonate de chaux et de carbonate de magnésie. Les Romains avaient établi à Aix des bains niagnili<|ucs dont les restes sont assez bien conservés. Aujourd'hui l'on ne saurait accorder une grande importance à c(!s eaux que leur température reconuuande seule comme adoucissantes et sédatives.
Aix EN Savoie ou Aix-les-bai\s (Médecine, Eaux minérales). — Ville située ;\ i8l kilom. de Paris et à 17 kilom. de Chambéry, dans un site élevé, sain et pittoresque; elle possède des eaux chaudes minérales abondantes, justement renommées, et qui se rapportent à la classe des eaux sulfiuiiisis sn(li(|ues. Leiu' len.péralure est de ■13" à 'lU"; on esliuir C|uMlrs cniitieiiiieiil île 3 à 4 centimètres rnlic^il ,h i,lr siililiyiliii|Uf par litre. Un bel établi. I iir ni iVr. niniiiii :iLT:iihli y .iiii'i'lle uu nombre
COnsiihi.ilil' Ar li;n-iiriii . (,(-, .■:iu\ lir s'eill |lll>i(Mlt gurl'l' enbnisMiii, in;ii,|>liili,l ;'i r.;\l,' lirn r |iMiir la gui'risoiMles rhumatismes, des paralysies, des maladies de la peau. Les eaux d'Aix-en-Savoie ne sont pas transport ables. — On a retrouvé dans cette localité des ruines de thermes romains.
A1X-LA-C1I.\PELLE (Médecine, Eaux minérales). —
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Ville des États prussiens, à 1(19 kilom. de Bruxelles et, par cette voie, à 539 kilom. de Paris. Analysées avec soin par M. Liebig, ces eaux doivent être rangées parmi les eaux chlorurées sodiques sulfureuses ; cependant une des six sources est ferrugineuse froide. Les cinq autres ont une température de 45° à 55°. La source de VEmperei/r, qui est la plus chaude et la plus riche, contient : sulfure de sodium, 0=',009 ; chlorure de sodium, 28%639 ; bromure et iodure alcalins, ne',001 ; une substance organique, de la silice et un peu de fer. Elle fournit l'eau de la fontaine Elise qui jaillit dans la ville. On emploie surtout ces eaux, en bains et en douches, contre les maladies chroniques de la peau, les vieux ulcères, les plaies d'armes à feu, les tumeurs blanches, les caries osseuses, etc. Ou les prescrit également avec succès contre la goutte atonique.
AJONC (Botanique), (Vlex Lin.), du mot celtique ac, pointe. — Genre déplantes de la famille des Papilionocées, tribu des Lotées, sous-tribu des Ge'nisiées, dont trois espèces couvrent les Landes et les lieux stériles des diverses parties delà France. L'Ajonc d'Europe ((/. europœus. Lin.), vulgairement nommé, selon les pays, ajonc ou jonc marin, tliinje, genêt ëpinpux, jan, brusc, landier, vigneau, est un arbrisseau hérissé de feuilles linéaires, toujours vertes et terminées en pointes épineuses ; la tige s'élève à 2 mètres et plus ; ses fleurs sont portées sur des pédoncules très-courts, ses gousses mesurent OMiOJO de longueur sur (i'",007 de lai'ge. VA. nain {U. nanus, Smith.) n'atteint que 0ii,30 à 0°',50, et sa gousse n'a que0'",008sur0"',005. VA. de Provence {U. provincialis, Loisel) a les feuilles plus courtes que les deux preinières espèces, et sa gousse a les dimensions de la précédente, bien que la plante soit plus grande. Ces trois espèces donnent des fleurs jaunes qui décorent les lieux arides, souvent à une époque de l'année où les autres végétaux n'ont plus de fleurs. L'ajonc forme de bonnes clôtures; dans certaines provinces oii il est abondant, on l'emploie comme combustible ; mais c'est surtout com- ^:
me plante fourragère qu'il a une grande importance. En Bretagne, où il couvre des landes considérables, on en tire le meilleur parti pour l'élevage des bestiaux ; dans les contrées voisines, on le cultive régulièrement dans ce but. Cette culture se retrouve au centre, à l'est de la France et vers les landes de Gascogne ; mais partout l'ajonc redoute les terrains calcaires et se plaît dans les sols siliceux. Les bestiaux mangent les jeunes pousses ; mais dès que la plante a vieilli quelque peu, ou est obligé de la concasser pour émousser les épines.
Converti en fumier ou incinéré, l'ajonc est un engrais très-estimé. — Caractères du genre Ajon
périeure à 2 (îçnts et l'inférieure ii 3 ; corolle à étendard dépassant à peine le calice, égal aux ailes, oblong, échancré ; éfamines réunies en mi seul faisceau ; gousse petite et renflée. G — s.
AJUGA (Botanique), nom latin donné par Bcntham au genre Hngte.
AJUGÔIDÉES (Botanique). — Centham a divisé les Laliices en onze tribus, parmi lesquelles figuie au 1 1' rang, la tribu des Ajugoïdée.i dont VAjuga est le type ; il domie pour caractères à cotte tribu : corolle tubuleuse, 4 étamines descendantes, saillantes, sortant de dessous la lèvre supérieure très-courte, didyiiames, styles bifides au soinmet. Elle comprend principalement les genres /ImeMys/en, Lin.; Teiicrinm,\.\n., plus connu suos le nom de Germandree ; VAjugn, Lin., ou la liugk (dugula de Touriicfort).
. ft'* —Rameau d'ajonc d'Europe (environ denii-grand. naliir.).
' Calice à deux lèvres, la su-