ALD
I aggrégation d'un grand nombre de petits polypes, dont chacun possède autour de la bouche des tentacules en nombre variable, et possède un estomac d'où partent plusieurs intestins qui se prolongent souvent dans la masse commune, des ovaires, mais il n'y a point d'axe osseux. Leurs polypiers affectent des formes variées ; les uns sont arborescents, d'^iutrcs ont l'aspect de champignons, quelquefois ils s'étendent à la surface des corps submergés, en une sorte de croûte peu épaisse, colorée de nuances brillantes, qui se détruisent hors de l'eau, à la lumière directe. Les .alcyons abondent dans toutes l'es mers, presque toujours à" de grandes profondeurs. On trouve sur nos côtes VAlc. main de mer (Aie. diaitatum) et Y Aie. exos. Il ne faut ajouter foi à aucune des propriétés médicinales qu'on leur attribuait jadis. , ALCYO.\ELLE (Zoologie). — Genre de Polupes de la famille des Plumaleltiem, Edw., que M. Gervais a réunis aux Plumalelles et aux Cristatellcs, pour former sa sous-classe des Polypes Hippocre'piens. Ce sont des polypes à tuyaux tubulaires qui vivent dans les eaux stagnantes des environs de Paris. Ils ont été décrits pour la •première fois, par Brugnières, sous le nom à' Alcyons fJuvatiles. Peut être que les Plumalelles, les Cristatelles et les Alcyonelles ne sont que des alcyonelles à différents âges. On les trouve en abondance dans les oaux douces; elles ont été observées surtout dans les étangs du Plessis-Piquet, de Bagnolet, à la mare d'Auteuil (voyez Pli;matei.le).
ALDÉBARAN. — Étoile de première grandeur dans la constellation du Taureau (voyez Constellation).
ALDÉHYDE (Chimie), C'H'O-, par contraction des mots alcool déshydroge'ne'.
— Liquide incolore, trèsfluide, très-combustible, d'une odeur éthéréi' tout à fait spéciale, très-volatil, bouillant à l'O», résultant d'une oxydation incomplète de l'alcool ordinaire et se transformant trèsfacilement en acide acétique au contact de l'air humide.
Une de ses propriétés caractéristiques est la réduction très-prompte qu'il détermine de l'oxyde d'argent, propriété que l'on a utilisée pour l'argenture des surfaces de verre courbes dans le vase qu'on veut argenter et qu'on a préalablement nettoyé avec soin.
0;i verse une dissolution de
nitrate d'argent additionnée d'ammoniaque, on y ajoute ensuite quelques gouttes d'aldéhyde, et on agite lé mélange. L'argent mis en liborlé se dépose en couche continue et brillante sur les parois du vase.
L'aldéhyde se produit en quantité notable quand une spirale de platine incandescente est plongée dans de la vapeur d'alcool ou d'éther mêlée à l'air ; mais quand on veut la recueillir en quantité un peu grande, on pont employer deux procédés. Dans le procédé de M. Liobig on traite l'alcool par un mélange d'acide sulfurique et fie peroxyde de manganèse et on distille avec précaution. Le produit distillé est mis eu contact avec de l'éthcr p^Vj'<i "^j 8»^ nmnioiiiac. Il se produit une espèce de sei, I aldéhydate d'ammoniaque, que l'on fait cristalliser, '|H0 1 on redissout dans l'eau et que l'on décompose enlin par 1 ac'ide sulfurique pour obtenir Taldéliyde pure. Dans le procédé plus récent de M. Stœdeler on a remplacé I *