ALIMENTAIRES
ALIQL'OTE, du latin alir/uot. — Se dit d'un nombre ou d'une quantité contenue un nombre exact de fois dans une autre : 2, 3, 4, 6, sont des aliqnotes de 12.
.4LISIER (Botanique), Cratœgus, Lin. — Nom de plusieurs arbres de la famille des Rosace'es, réunis aujourd'hui au genre Poirier {Pyrus, Un.). Le plus commun est le Pyr^ torminalis d'Ehrhard, vulgairement Aiyretier, Alisier tranchant, Alisier des tais, Sorbier des bois^ C'est un
ALI
employé i faire des alluchons de moulins et de machines; Pyrus intermedia, Ehrli., Alisier de Fontainebleau,
porl de l'nrlir
arbre do lîà l. 1 mètres, ft feuilles ovales-cordiformcsponninervécs, pennali-lohée», (i lobes acuminés dentelés, les inférieur» (livariqiiés;'légèr(.'nifnl pubosientcs en dessous, f (labre» & l'éliil adulle. L'alisier croit spoulanéniiMit <bins es forêt» d'Europe. Il doiuio en avril dia lleur» blanclic». Son bol» est assez dur et s'emploie avec quel(|ue avantage dan» la menuiserie. En Anglclcrro et en Allemagne on nianRC »e» fruits, qu'on laisse mollir comnio le» nèfle»; il» prennent ainsi un goût acide.
Le Pi/nis aria, Elirli., connu son» les noms ù'Alisier alloue/lier, Al. l/tnnc, Sm/iirr ati.iier, est une autre espèce dont le» fleur» blanches soiil en rorynihi's et les fruit» d'un beau rougo; son bois blanc, durci »eiTé, est
fruîls (1/2 grandeur nal.)
I a les feuilles grises, cotonneuses, les fruits ovoïdes, orangés, à pulpe jaunâtre et sucrée. G — s. I ALISMACÉES (Botanique). — Famille de plantes Monocotyle'dnnes ayant pour type le genre A/isma «n Flu- I tean. Plantain (/'e<(».Ellea été établie par L.-B. Piirhard; Robert Erown et Endlichcr y réunissent la famille des Joncaginées, et de Jussieu l'avait réunie à sa famille des Joncs. Elle comprend des plantes d'e;iu tranquille ou de marais, dont les fleurs, souvent vorticilloes en panicules, ont un périanthe régulier bien ouvert, formé de 3 folioles vertes, persistantes, alternant avec 3 folioles plus ! grandes, colorées comme des pétales. Ces plantes comptent 6, a ou 12 étamincs hypog}nies et de nombreux j ovaires, le plus souvent uniloculaires. Les fruits sont ] petits, secs. Les AliMii:in'.'s li;iliilenl les ii';j:i(ius tempérées l't uiéritcut, la plupiii i , ilr faire rniMicniriii des pièces d'eau. Ce proup'- rnuipiriul muIhui 1rs i^fi:res Pluteau ; {Alisnia, Lin.) et hlerhicre [Sni/ittarm, Lui.). Leurs tiges renferment un principe acre et leurs rhizomes un peu do fécule.
ALISME (Botanique), Alisma, Lin., do alis, eau en ! largue celtique. — Genre de plmtes de la famille des .Alisniacées, et appelé aussi Fluteau. Il comprend des I herbes vivaces à feuilles ovales en cœur, oblongues I ou lancéolées , à fleurs ordinairemont disposées sur de longs pédicules, qui se réunissent en grappes ou ; en panicules, décrites dans l'article précédent. V.Misnw. \ flutenu. Plantain d'eau (/l. plantayo. Lin.), est une des ! plantes les plus répandues îi la surface du globe. On la j trouve aussi hic-n en Europe et en Asie, qu'en Egypte, 1 au^sj lijiii (laii^ r \iiic'rii|ur méridionale que dans la Nou- M M. -ll.illiiMie. s, . ii-,'s iriaiigulaii'os, élancées et lisses, iMioiiiri ,lr I, mil' . radicales ovales, et terminées par di's iianirulis il.' |i( lilcs llniis roses, sont d'un gracieux elVet aux bonis il.' (,in\ Oiir piaille cniK abiiiuhiinment dans les eiiviiiM; ilr l'ni-. On la Iroine dans Irs fossés aquatiques, cl ellr i; I, dit nu, nuisible au\ bestiaux qui la mangent, ainsi, du resie, (|iie le Fluleau renonculicr , (.1. rnnuncul ides. Lin.) et le Flutenu naycant (A. natans, j Lin.), qui, coinuie le plantain d'eau, fleurissent pendant tout l'été et une partie do rautonme. — La iioudro do racine d'alisme a été rangée autrefois parmi les ri'uièdes eflicuccs contre la rage; c'est une erreur bien reconnue. G — s. ' ALIZAHINE ou Ai.izAiii, C«"H"0" (Chimie). — Matièio I colorante qu'on cMiait du la garance; elle so présciilo
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sous la forme de cristaux aiguillés d'une belle nuance rouge paie, peu solubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et donnant avec l'ammoniaque une dissolution de couleur pensée d'une teinte très-riche. Elle se sublime sans altération à 360". Sous l'inllucnce des oxydants, et en p;irticulier de l'acide azotique étendu, elle se transforme en acide alizarique.
(2011606 + 10(0) = 4(ro2) + r.isiieos.
Ac. ali;
■.que
On l'obtient simplement en soumettant en vase clos à l'action d'une chaleur graduellement portée jusqu'à 250°, la gai-ancine (voyez ce mot) ou charbon sulfurique de la garance, produit aujourd'hui très-répandu dans le commerce. Les cristaux d'alizarine ainsi préparés n'ont plus besoin que d'être lavés à l'éther. On eu obtient une plus grande proportion en traitant de la même manière la colonne (voyez ce mot).
L'aiizarine donne à la teinture la même nuance que la garance en variant la nature du mordant ; son prix élevé s'oppose seul à son emploi.
Elle a été découverte par Robiquct. B.
ALIZÉS (Vents) (Météorologie), que l'on dérive d'rt/A-, vieux mot signifiant uniforme. — Vents soufflant avec une grande régularité dans les régions intertropicali's, dans la direction de l'E. à l'O., ou de l'E.-N.-E. à lO.- S.O. dans l'hémisphère nord, et de l'E.-S.-É. à 10.- "S.-O. dans l'hémisphère sud. Les alizés régnent d'un bout à l'autre de l'année dans l'Atlantique et le Grand Océan, s'étendant d'une pai t jusque dans le voisinage des côtes des deux continents et de l'autre jusque vers le 28 ou le 30' degré de latitude N. et S. Ces dernières limites varient im peu avec les saisons dans le sens du déplacement du soleil. En moyenne, dans l'océan Pacifique le vent du N.-E. règne du 5" au 2;)' degré de latitude N., celui du S.-E. va du 2" au 2 r degré de latitude S. Dans l'océan Atlantique, l'alizé du N.-E. est compris entre le 8« et le 28'= ou le .30» degré N., et celui du S.-E. entre les 3' degré N. et 28' degré S.
Les alizés sont dus aux courants d'air chaud qui s'élèvent dans l'atmosphère, particulièrement dans la zone torride et donnent lieu à des courants plus froids venant des régions tempérées des deux hémisphères. Si la terre était immobile, ces derniers courants iraient du N. au S. au-dessus de l'équateur, et du S. au N. au-dessous de cette ligne. La terre tournant sur ellemême de l'O. à l'E. et les divers points de sa surface ayant des vitesses d'autant moins grandes qu'on se rapproche plus des pôles, les couches d'air qui viennent des régions tempérées, en arrivant dans les régions équaloriales , sont animées d'une vitesse moindre que celle-ci dans le sens du mouvement de la terre, et par conséquent semblent avoir une vitesse relative rétrograde ou de l'E. à l'O. Ce mouvement, en se combinant avec le premier, donne aux alizés leur direction oblique. Les alizés qui régnent des deux côtés de l'équateur ayant ainsi des obliquités opposées, s'influencent l'un l'autre et tendent au parallélisme, qu'ils acquerraient sous l'équateur même, si les courants ascensionnels ne venaient y paralyser leur mouvement horizontal. Il en résulte que la ligne est la région des calmes ; les alizés y ont perdu leur force ; mais c'est aussi la région des tempêtes, des loriiados ou trnvndos espagnols ou portugais.
Les courants d'air chaud qui sous l'équateur s'élèvent dans les hautes régions de l'atmosphère se déversent ensuite sur les deux hémisphères, et, sous l'influence des mêmes causes, y doiment lieu h des alizés supérieurs de directions inverses à celles des premiers. Les alizés supérieurs régnent presque constamment sur le pic de Ténériffe ; des cendres lancées i une grande hauteur dans une éruption volcanique ont été transportées dn l'E. à l'O. de l'Ile Saint- Vincent à la Barbade. Le 25 février 1835 les rues de Kingston (Jamaïque) furent ainsi remplies par des cendres projetées par le volcan de Cosiguina dans l'état de Guatemala qui est au S.-O. de l'île.
Vers le .50' degré, plus ou moins suivant la saison, les alizés supérieurs s'abaissent vers la surface du sol pour se transformer en alizés inférieurs et y donnent lieu aux coups de vents si communs dans nos pays au printemps et à l'automne.
La totalité de la masse d'air transportée vers les régions tempérées par les alizés supérieurs ne fait pas immédiatement retour vers les régions équatoriales ; une partie se déverse vers les régions polaires en rasant
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la surface du sol, ce qui produit nos vents du S.-O., et revient vers l'équateur après avoir atteint des latitudes plus ou moins élevées en rasant encore la surface du sol, ce qui produit les vents du N.-E. Il se fait donc dans les régions tempérées, dans un plan horizontal, un double courant analogue à celui qui a lieu dans le sens vertical entre les tropiques. Le double courant tempéré se déplace à chaque instant à la surface du globe ; aussi cette région est-elle remarquable par la mobilité de ses vents. Les vents du S.-O. prédominent cependant sur l'océan Atlantique et favorisent d'une manière très-marquée la navigation des États-Unis d'Amérique en Europe. M. D.
ALIZIER (Botanique). — Voyez Alisier.
ALKANNA (Botanique). — Voyez OncwETTE, Henné.
ALKÉKENGE (Botanique) , vulgairement Coqucret ou Herbe à cloques. — Mot arabe .conservé dans notre langue pour désigner une plante herbacée du genre Coqiieiet (Pkysalh, Lin.) et de la famille des Solanees. Ses fleurs sont remarquables par leur calice persistant, i 5 découpures, qui se renfle après la floraison et prend la forme d'une espèce do vésicule (plti/sa/is) coloiée en rouge, ainsi que la baie qu'elle contient ; celle-ci renferme plusieurs semences aplaties et réniformes : elles sont employées comme diurétiques et sudorifiques j elles passent pour avoir des propriétés anodines. Dans ces derniers temps, M. le D'' Gendron, après une série d'expéiiences, a cru pouvoir proposer les baies, les capsules, les feuilles et les tiges d'alkékenge, comme jouissant des mêmes propriétés médicinales que le quinquina. Cette opinion n'a pas été adoptée.
ALKERMES (Matière médicale), de l'arabe al, le, et kermès, écarlate. — C'était une préparation pharmaceutique dans laquelle entraient un grand nombre de sub stances excitantes, et en particulier le sirop de kermès, qui se fait avec les giains écarlates du Coccus ilicis (kermès du chêne) (voyez Kermès). Ce médicament très-excitant est abandonné aujourd'hui.
On appelle aussi alhermcs une liqueur de table, trëslecherchée en Italie, et surtout à Naplcs, à Florence, où elle se fabrique, et qui tire son nom des grains de kermès, au moyen desquels on lui donne une belle couleur écarlate. Voici la formule de cette liqueur fort agréable, mais très-excitante : feuilles de laurier, 600 gr. ; macis, 35 gr. ; muscade et cannelle, GO gr. ; girofle, 8 gr. : laitf s infuser pendant six semaines dans 15 litres d'eau-de-vie; filtrez et distillez pour en tirer 12 litres ; on ajoute 750 grammes de sucre et on colore avec les grains de kermès.
ALLAITEMENT (Physiologie et Hygiène). — L'allaitement est, à propi ement parlci-, un mode de nourritui e dans lequel l'enfant ou le petit d'un mammifère suce le lait de sa mère, celui d'une mère étrangère, mais de son espèce, ou celui d'une mère d'une autre espèce ; ces trois modes d'allaitement constituent V allaitement naturel.
'L'allaitement artificiel est celui dans lequel le petit ne tette pas, mais où il est nourri avec du lait qu'on lui fait boire. Souvent, dans ce cas, le lait est remplacé par du bouillon, de l'eau de gruau, ou même de petits potages légers ; on r.ourrit l'enfant plutôt qu'on ne l'allaite réellement.
Vallailewent par la mère doit être préféré toutes les fois que le permettent la santé de celle-ci, la quantité et la qualité de son lait, et sa soumission i\ toutes les précautions qu'impose l'accomplissement d'un pareil devoir. Mais nous devons dire, éclairé par l'expérience, que, à moins de circonstances exceptionnelles de santé, de position sociale, d'habitation, l'immense majoriié des mères ne sont pas bonnes nourrices, à Paris et dans les grands centres de population. Dans tous les cas, la mère nourrice ne doit être afTectée d'aucune maladie chronique ou héréditaire de nature grave; son alimentation doit être saine et de bonne nature. Elle évitera les mets trop épicés, les acides, les crudités, les aliments grossiers, d'une digestion difficile; elle ne fera aucun excès de table, ni de boisson ; elle sera teiuir, :iulant qui; possible, 4 l'abri des pi-éoccupations morales vivrs, qui peuvent très-facilement altérer ou suppi-iiiM'i- la ^i rrétion du lait. Généralement l'allaitement linii .luivr ,1, ilouzo à quinze mois; cependant le sovia-r ,l.nr;i ;i\oii- lieu plus tôt, si des circonstances parlicuhrri', lii jirinl.uit do la santé de la mère viennent i diminuer la (luantité et les qualités do son lait. Il pourrait être aussi retardé si l'enfant était délicat et trop faible pour recevoir une nourriture ordinaire. Lorsque les dilTiîrentes conditions que nous venons de passer en revue ne pourront êlro
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remplies, il faudra avoir recours au second mode, 1 allai ■ tenfiit étranger. I! en sera trailc5 au mot NoLr.r.icE.
Enfin Yallaitement animal dexra être employé loreque des circonstances particulières font une obligation de ne pas avoir recours à une nourrice : telle serait une maladie de mauvaise nature que le petit nourrisson pourrait communiquer par le sein. Dans ce cas, 1 allaitement se fait très-souvent par une chèvre -, quelquefois il arrive qu en dehors de toute nécessité, des parents préfèrent ce moyen de nourriture, soit par des préventions, qui ne sontsouvent que trop justifiées, contre les nourrices, soit par tout autre motif. Il est peu de médecins qui voudraient donner ce conseil à moins de circonstances tout à fait exceptionnelles : la constitution chimique du lait des animaux prcsentant des différences très-notables, et les petits de chaque espèce devant ofl'rir des conditions spéciales pour recevoir celui que le Créateur a destiné à les nourrir.
Vallaitement artificiel est une pratique encore moins bonne. Les enfants sont nourris tantôt au lait de vache coupé avec de l'eau, de l'eau de gruau, du bouillon, ou avec des potages liquides de fécule, de croûte de pain, etc.; ce mode d'allaitement ou plutôt d'alimentation se fait au moyen d'un verre, d'un petit pot, ou d instruments nommés biberons (voyez ce mot). En général ce mode de nourriture doit être proscrit : dans tous les cas si on est obligé d'y avoir recours, on devra toujours donner le lait tiède ; dans les premiers temps surtout, il devTa être coupé avec un peu d'eau, d'eau d orge, de gruau, ou mieux encore, si cela se peut, ce sera du lait du commencement de la traite, qui est plus léger pour l'estomac et contient à peu près moitié moins de crème que celui de la fin (voyez NotRRicE). F — n.
ALLANTOIDE (Anatomie), du grec allas, saucisse, eid ..s forme. — Organe spécial du fœtus; c est d abord une vésicule ronde, puis pyriforme, qui bientôt se sépare en deux parties, une interne forme la vessie urinaire, l'autre externe, l'allantoide propre; celle-ci vient s'appliquer à la l'ace interne du chorion, entre lui et Vamnios pour servir à la respiration du jeune animal.
'VLLANTOINE, G'H'AzSQ' (Chimie), d'allantoide. — Sorte dauiide naturelle, se présentant sous la forme do cristaux prismatiques, incolores et brillants dérivant d un rhomboèdre ; elle est sans action sur le tournesol, assez soluble dans l'eau bouillante. Elle existe toute formée dans la liqueur amniotique des vaches qu'il suffit de réduire au (luart de son volume par son évaporation ménagée pour en obtenir l'allantoine cristallisée. On I obtient facilement en faisant bouillir une solution d acide urique dans l'eau et y ajoutant progressivement de l'oxyde puce de plomb jusqu'à ce que ce dernier corps n'éprouve plus de décoloration.
L'eau bouillante, l'acide azotique et l'acide chlorhydrique dédoublent l'allantoine en acide allantunque et
Par son contact prolongé avec les alcalis hydratés, elle
se convenit en acide oxalique qui s'unit à l'ammoniaque,
comme l'oxamide. On peut la considérer comme de I oxa-
late anhydre d'ammoniaque moins v équivalents d'eau.
î'Azll'.C'O») — 3U0 = l,*llSAz!03.
Oxal. anl.v. d'amm. Allantoinc.
Elle a été découverte per Vauquclin et Bussière et obtenue arlificiellemenl par Wœhler et Liebig. B.
ALLÈGE (Marinei. — Embarcation servant au chargement ou au déchargement des navires que leur tirant d'eau empêche d'appruclier assez près du bord pour qu'on puisse l'atteindre directement. Les allèges munies de mfitH .enent aussi à la navigation côtière.
ALLfil.i;iA (Botanique). — Voyez OxAUim osKiiXK.
ALLEM\NO (Ilippiatrique). — Nom commun doimt nar le» Français aux chevaux des diverses races d outrc- Kliln ; ce sont on général des chevaux de grosse cavalerie ou de voilures de luxe. . , , , v!ii™„„
ALLEV\nD (Médcrhie, Eaux minérales). — Village do France, <lnus l'Isère, arrond. et d IH kilom. de Grenoble On V trouve une source d'eau niiMiralo suiuirto cabique. lemiH'T. 'il- reul. i;ile contient par l'I™ = «Ç'"^ wilfliydrique libre, 0i'>,nïl; acido carbonique, n>,0.n. Comme toute, le, eaux sulfureuses, celles d Allevard réussissent dans le» aircction» de la peau et dans les mnladii"» do poilriiie. , i . i
M I r\r.FS (Chimie). — CombinnisonB ou Rimples méiBi.gfVde mélaux eniro eux. r,orsquo l'un des métaux est le mercure, rnlliaco prend le nom d nmnlgamr.
Au point de vue industriel, le» alliages conBliluont do
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v.'ritables métaux jouissant de propriétés spéciales pins ou moins éloignées de celles qui appartiennent aux métaux alliés. Au point de vue chimique, on peut les considérer comme de véritables combinaisons en proportions définies, mais la plupart du temps dissoutes ou noyées dans la masse en excès de l'un des métaux. Cette particularité même constitue une des plus grandes dirhcultés qu'on ait à vaincre pour obtenir des alliages bien homogènes sous une masse un peu grande. L alliage t'éfini qui n'est que dissous dans le métal en excès, s en sépare d'une manière plus ou moins complète pour se rassembler en certains points : on dit alors qu il y a
"La densité d'un alliage est tantôt plus grande, tantôt plus faible qu'elle ne devrait l'être si les métaux étaient simplement mélangés.
La contraction de l'alliage, qui amène son accroissement de densité, est généralement une preuve de grande affinité entre les métaux alliés. Un alliage est toujoui;s plus fusible que le métal qui l'est le moins, quelquefois même que celui qui l'est le plus. Il est également plus dur, moins malléable, moins ductile, moins tenace que le métal qui l'est le plus; au contraire, son élasticité, ou la quantité dont il peut s'allonger par la traction, reste à peu près égale à la moyenne des élasticités des métaux combinés. , ,„.;,• Le mercure, létain, le bismuth augmentent la fusibilité d'un alliage ; le cuivre et l'étain augmentent sa ténacité; le plomb, le zinc, le fer, le bismuth, 1 antimoine, l'arsenic augmentent sa dureté.
Chimiquement, les alliages se comportent à peu prè^ comme le feraient les métaux séparés; cependant en gLnéral l'état de combinaison dans lequel se trouvent leur-, éléments, accroît leur résistance à l'action des agents oxydants, l'air ou les acides, à moins que I un des métaux ne soit en grand excès. .
La préparation des alliages se fait ordinairement par la fusion des métaux que l'on veut unir Si 1 un d eux est très-oxydable, il convient de recouvrir le bain de poudre de charbon, qui le préserve du contact de 1 air; s .1 est très-volatil, il convient de le remplacer par son oxytV mélangé de charbon. Le charbon réduit 1 «"y^e, Çt 1^ métal, à mesure qu'il se révivifie, passe dans 1 alliage qui lii donne de la fixité. On est obligé toutefois de forcer un peu la proportion du métal le plus oxydable et le plus volatil pour compenser les pertes inévitables. L'alliage fondu doit être brassé, coule et refroidi aussi rapidement que possible pour diminuer les efi-etsde la liquation et de la cristallisation de la matière q"' augmentent sa dureté, mais aux dépens de son homogénéité et de sa ténacité. La pression et la pc-rcussion exercées SOI- la matière au moment où elle se fige diminuent également ces fâcheux efl'ets; aussi dans la fonte des canons, le moule est-il dressé verliralement la culasse en bas, et s'élève-t-il touiours à une hauteur beaucoup i>lus grande nue celle qui doit être conservée pour que le poids des parties supérieures donne plus de compacité aux parties inférieures. L'ordre dans lequel les mélaux sont introduits dans le creuset où doit s'opérer la fusion exerce également une grande influence sur la qualité des produits. Nous donnons ici la liste des principaux alliages en renvoyant aux articles spéciaux pour les plus importants.
Alliage* (lonl Ift ilensUé esl ,s grande que la deiisilo moyenne de!) iiiclaiix uIlLCS.
Or cl zinc.
Oi- cl ctain.
Or cl bismuth.
Argent et antimoine.
— cl zinc.
— cl |ilomb.
— cl clain.
— cl bismulh Cnivic cl zinc.
cl «ilaiu.
— cl hiflmutU.
— cl antimoine.
l'Innib cl bismuth.
— cl anlinioiiic.
Alliage» donl la Joim- — îinilrc que la deu'ité moyenne de mclanx qni la constituent.
Or et argent.
— et fer.
— cl plomb.
— cl cuiïie.
Argent et ruixrc.
lltain cl iih.ml..
cl nnlinininc.
r.uiïi'C l'I ).l..iiil' Zinc cl ,v.i".i"i" Fer el liii' 'i-
iiinium, ION; • que l'aliinil-
Ai.i.iAr.F. n'Anr.rM i.v u'Ai.i minium. — Al" argent, .'. : alliage plus élastique et plus du nium,cl prenant un plus beau poli tout en testant malU i^i < Aluminium, .', ; argent, !!.■. : allingo ayant la '1.">'(^I'5 '-«j :^^-. pcct do l'argent monétaire, blanchissant au heu do non tu
Au"/"p,"i;'AnnrNT kt nr. cuvait. - I^lus dur et plus élastique cl copondaut ausM malléable que I argent; bUuiL
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même quand le cuivre y entre pour moitit', mais moins brillant que l'argent pur. L'argent allié au cuivre dans des proportions variables réglées par la loi, remplace l'argent pur qui serait trop mou dans la confection des monnaies ou des articles de bijouterie ou orfévTerie (voyz TiTHES, Monnaies, Obfévrebie, Bijou)-
Alliage de ccivue et d'aluminium. — L'aluminium employé en faibles proportions augmente la dureté du cuivre sans trop nuire à sa malléabilité, le rend susceptible de prendre un très-beau poli, et peut, suivant les proportions employées, faire varier sa couleur du ton de l'or p51e au ton de l'or rouge. Ces alliages sont remarquables, sous le rapport de l'éclat et de la couleur, comme imitation de l'or. L'alliage de 100 de cuivre et 5 d'aluminium a l'aspect de l'or pur.
Alliage de clivbe et d'antimoine. — Sans usage; l'alliage des deux métaux en proportions égales, est d'une belle couleur verte.
Alliage de cvivbe et d'absenic. — Cuivre blanc ou tombai-, employé dans la fabrication des boutons.
Alliage de ciivbe et d'étain. — Voyez Bbo^ze.
Alliage de ccivbe et de zinc. — Voyez Laiton.
Alliage d'étain et d'antimoine. — Ces alliages sont aussi blancs que l'étain, beaucoup plus durs et moins ductiks. Les ustensiles en étain contiennent 80 parties d'étain et 20 d'antimoine : cet alliage est assez ductile *t assez dur pour être réduit en planches destinées à la t,ravure de la musique. Le métal d'Alyer est formé de '.Il parties d'étain et 'Ib d'antimoine. Il est plus dur, plus bi illant, mais plus cassant que le précédent.
Alluce d'étain et de bismdtb. — Plus dur, plus éclatant et plus sonore que l'étain; aussi ajoute-t-on un peu de bismuth à l'étain pour les objets de luxe fabriqués avec ce dernier métal.
Alliage d'étain et de fer. — 10 parties d'étain, 1 de fer donnent un alliage facilement fusible, dur et tenace, avantageusement employé pour la fonte des caractères d'imprimerie.
Alliage d'étain et de plomb. — Employé par les potiers d'étain dans la proportion de 2 d'étain et I de plomb ; ■ plus dur que le plorab et même que l'étain.
Alliage d'étain et de zixc. — Remarquable par sa grande dureté et sa grande ténacité, qui égalent presque celles du laiton quand le zinc et l'étain sont alliés en proportions égales. Il fond entre -itiO et 3U0° et devient très-fluide.
Alliage de ieb et d'antimoine. — Blanc, fusible, irès-dur, pouvant faire feu à la lime.
Alliage de fer et d'arsenic — Blanchâtre, dur, aigre, à cassure d'acier, susceptible d'un très-beau poli, ce qui paraîtrait l'avoir fait employer dans la bijouterie.
Alliage de feb et de pl.\tine. • — Alliage malléable, susceptible d'un beau poli.
.\lliace d'ob et d'aegent. — Vor verl des bijoutiers est formé de "0 parties d'or et de .30 d'argent. C'est un alliage dur et recherché dans la bijouterie à cause de sa belle .couleur verdâtre.
Alllige d'or et cuivre. — Plus dur, plus élastique et cependant presque aussi malléable que l'or pur qu'il remplace dans la confection des monnaies et des articles d'orfèvrerie et de bijouterie. Les proportions d'or et de cuivre sont réglées par la loi (voyez Titres, Monnaies Obfévberie, Bijou).
.\lliage de plomd et antimoine. — L'alliage de 76 de plomb et 2'! d'antimoine est dur, très-fusible et généralement employé pour les caractères d'imprimerie ; cependant il ne présente pas encore toute 'la dureté désirable pour les petits caractères.
Alliage de plomb et arsenic. — Employé pour la fabrication du plomb de chasse dans la proportion de ? à 5 d'arsenic pour lOOn de plomb.
Alliage de plomb et zinc — Le zinc donne au plomb de la dureté et la iiropriété de prendre un beau poli sans diminuer sa malléabilité.
Alliage fusible de Da'bcet. — Remarquable par sa propriété de fondre dans l'oau bouillante. 11 est composé de bismuth, d'étain et de plomb. Les proportions de ces trois métaux influent sur sa température de fusion comme l'indique le tableau suivant :
nisiiOTn îiWc .i I8k».
fulible i >!8°
'i rarlics.
2 parties, t —