‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 57 sur 396 · PLOMB POINT DR FUS · texte numérisé non relu

PLOMB POINT DR FUS

fusible À 331^0. de l'alliage.

3 parlies. DIo.C

C<; dernier fut découvert par Newton.

Alliage polychrome. — Découvert par Biberel à la fin du siècle dernier, oublié, puis récemment réintroduit dans l'industrie sous le nom qu'il porte aujourd'hui, cet alliage est formé de (i parties d'étain et 1 de fer; il est appliqué avec quelque succès à l'étnmage des ustensiles de cuivre. Comme il est moins fusible que l'étain, il peut s'y appliquer pu couche plus épaisse que ce dernier métal.

Alliage Budi. — Composé de 89 parties d'étain, 6 de nickel, i de for, cet alliage a la propriété d'adhérer même à la fonte quand elle est brute. M. D.

Alliage (Règle d') (Arithmétique). — Opération ayant pour but de déterminer le poids ou le titre des lingots qu'il faut employer pour obtenir un lingot A'atliaije de poids et de titre déterminés, ou bien encore de faire connaître le titre du lingot obtenu en fondant ensemble des lingots de poids et de titre connus (voyez Alliage, Titre).

1" exemple. — Soit à trouver le titre de l'alliage qu'il faut joindre à tui lingot d'argent de :i20 gr. au titre de 0,';|is pourobtenir un lingot d'argentde 500 gr. au titre de 0,924. Le troisième lingot doit contenir 500 Xo,9i4 = 4f;2 gr. d'argent pur; or le premier en apporte .320X0,198 ^2S"5',:<C; par conséquent le deuxième doit en avoir 46'.' — ;87,3C^n4,'ii,et comme son poids total est 500 — 320 = ISO gr., son titre s'obtiendra en divisant I7 4,G4 par 180, ce qui donne 0,970.

2' exemple. — On fond ensemble trois lingots d'or, le premier pesant 85 gr. au titre de 0,700; le deuxième 13" gr., au titre de 0,S50; le troisième 4s gr. au titre de 0,920; on demande le titre de l'alliage résultant. Le lingot total pèsera 260 gr. et contiendra un poids d'or pur marqué par 85 X 0,700+ 130 X 0,850-)- 45 X 0,920 = 2 11, 4 ; son titre sera donc ^^ir- = 0,S13.

ALLIGATOR (Zoologie), du portugais lagarto, lacer/a des Latins. — Sous-genre de l'eplilc^ Sauriens du genre Crocodile, connus aussi sous le nom de Caïmans, que les nègres de Guinée donnent au crocodile. Il est caractérisé par un museau large, obtus,- tandis qu'il est oblong et déprimé dans le crocodile, grêle et très-allongé dans le gavial ; les dents inégales en grandeur et en volume ; celles de la mâchoire inférieure dirigées en dedans; les quatrièmes d'en bas sont reçues dans des trous et non dans des échancrures de la mâchoire supérieure, comme cela a lieu dans le gavial et le crocodile; pieds demi-palmés sans dentelures. On ne les a encore rencontrés que dans les grands fleuves de l'Amérique méridionale; ils atteignent jusqu'à 5 ou 6 mètres de long. Comme les crocodiles, dont ils ont les formes générales, ils marchent assez vite en droite ligne, et ne se retournent qu'avec une certaine difficulté ; mais ils nagent avec la rapidité d'une flèche. Autrefois les alligatois étaient très-communs; refoulés aujourd'hui dans les forêts du centre par la culture des provinces littorales, leur nombre diminue de jour en jour. Les gens du pays les chassent à coups de fusil, et en mangent souvent la chair, malgré son goût de musc prononcé. Les nègres attribuent des vertus merveilleuses à la graisse de caïman employée en frictions contre les douleurs rhumatismales. Les espèces les plus communes, sont : VAll. ou Caïman à lunettes {Crocod. sclerops, Schn.), ainsi nommé d'une sorte d'arête transversale qui réunit en avant les bords des orbites : c'est l'espèce la plus commune à la Guyane et au Brésil. On y trouve aussi VAll. à museau de brochet {Crocod. luciu^, Cuv.), ainsi nommé à cause de la forme de son museau ; il se distingue aussi par quatre plaques principales sur la nuque; on le trouve dans le midi de l'Amérique septentrionale; il s'enfonce dans la vase et tombe en léthargie dans les grands froids. On peut citer encore 1'^//. à paupières osseuses [Crocod. palpnbrosus, Cuv.).

ALLOCHROITE (Minéralogie), du grec allns, différent, et c/i('o«, couleur. — Variété de grenat compacted'un gris verdâtre, découverte par d'Andrada, dans une mine de fer de la Norwége, près de Drammen (voyez Grenat).

.ALLONGE (Médecine vétérinaire). — Mode declaulication ou boiterie du cheval, causée par une distension des muscles ou des ligaments des membres postérieurs ; l'animal tire alors la jambe comme si elle s'allongeait. Le repos, des lotions émollicntes, puis légèrement toniques, sont les moyens ordinaires qu'on emploie pour remédier aux alloiiçies.

ALLOPATHIE (Médecine). — Voyez Homoeopathik.

ALLOUCHIER, Ai.ouche, Alisier blanc (Cralœgus Aria, Linné) (Botanique). — Espèce d'alisier dont le bois très-dur convient particulièrement pour faire les albichons des roues d'engrenage et les vis de pressoir. Son nom dérive de ce premier usage.

ALLOXANE (Chimie), C'II«Az!08+ 2H0.— Substance

ALI, '

qui cristallise en octaèdres volumineux tronqué? au sommet, et appartenant au système prismatique rhomboîdal oblique; son odeur a quelque chose de repoussant; sa saveur est salée; elle est soluble dans l'eau, tache la peau en violet et rougit le tournesol; par l'ébuUition prolongée avec les alcalis, elle se transforme en urée et acide mésoxalique.

C8H2A250S -1- 9{KO,nO) = AïHS.HO.CHjO -f C608,2KO.

Alioxôue. Lrce. Mtsojalate de

Par les corps réducteurs tels que l'hydrogène sulfuré, le protoclilorure d'étain, l'hydrogène naissant, elle passe à l'étal d'alloxantine.

2;r.SHSAz503j + SH = C16H»Az'0<4 + 2H0.

Pour l'obtenir on ajoute peu à peu de petites quantités d'acide urique desséché dans l'acide azotique de 1,^1 de densité; une effervescence assez vive se manifeste; on la modère en refroidissant le vase dans lequel se produit la réaction; les cristaux se forment, car la liqueur se prend en masse et se purifie par de nouvelles cristallisations dans l'eau. Si l'action de l'acide azotique devenait trop énergique, il se produirait de l'acide jiarabasique C«HîAzîO«.

Page 1