‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 58 sur 396 · C.10H2Az4O*,2HO + 4(Az03,HO · texte numérisé non relu

C.10H2Az4O*,2HO + 4(Az03,HO

Acide urique.

C8H2AzîOS,2HO -1- 2(C02) + 6(Az02) + 4(H0).

Alloxane.

L'alloxane a été découverte et étudiée par MM. J. Lieliig et Wœlilor. B.

ALLUCllOX (Mécanique). — Dents en bois dont on garnit l'une des deux roues dentées qui engrènent l'une avec l'autre et qui ne font pas corps avec la roue. Elles ont pour objet de donner plus de douceur aux engrenages, et leur indépendance do la roue facilite les réparations. Les alluchons sont faits en bois dur (cormier, charme, merisier sauvage, acacia, etc.), implanté chijout dans la couronne de la Voue afin de leur donner plus de résistance (voyez lîoi es hentées).

ALLUMETTES cuijiiqi'es (Arts chimiques). — Allunietles garnies à l'une de leurs extrémités d'une matière dont le phosphore forme la base, et qui prend feu par simple frottement sur un corps sec et dur. Ces allumettes ont presque entièrement fait disparaître les procédés l>lus ou moins ingénieux antérieurement cmjiloyés pour se procurer du feu.

Pour prc-parer ces allumettes, on prend de petits blocs de bois ordinairement de tremble, de 0",0(i à ()",08 de hauteur dans le sens des fibres ; l'ouvrier, armé d'un 1 .ng couteau fixé à la table sur laquelle il opère par l'extrémité opposée au manche, fend chaque bloc i)resqne jusqu'à son extrémité d'abord en petites lames de 0'",(l(i2 è 0",Oii.'i d'épaisseur, puis il fait de nouvelles sections dans une direction perpendiculaire à la première, de manière à obtenir ces petits prismes qui se tiennent encore par une de leurs extrémités, mais qui séparés formeront les allumettes. Les blocs de bois ainsi divisés sont portés dans une étuve chauffée par-dessous ; ils s'y sèchent, et en même temps la portion du bois qui est en contact avec la sole du four se contractant plus que les îiulrfe par la dessiccation, les allumettes se séparent en forme d'éventail par leur extrémité libre : de cette manière celte extrémité peut sans empâtement être garnie de la préparation qui lui donnera la propriété do s'onflommer. Les allunictlcs sont alors soufrées par immer- (■ioii dans un bain de soufre fondu, puis garnies do l'imo des dcMu pii'-naraiions suivante», que l'on fait (i chaud, au bain-marii>, pour la pùlc 4 la colle, et à froid pour la |>&U: à la gomme.

Pltc AU cotltf. l'ilv & h |;omn)c.

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ï-e noble fin, la colle ou gomme et la matière colorante

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sont incorporées avant le phosphore. La pâte bien battue eu éniulsiou est étendue à l'aide d'une règle sur une table de fonte que l'on maintient à une température de 30° au moyen d'un bain-marie placé au-dessous. Les allumettes sont trempées dans cette pâte par leur extrémité soufrée, puis séchées d'abord à l'air, et ensuite dans une étuve chauffée régulièrement par une circulation de vapeur ou d'eau chaude.

L'introduction du chlorate de potasse dans la pâte phosphorée la rend explosive et d'un emploi désagréable ; le nitrate de potasse la fait fuser seulement. Les formules ci-dessus donnent des allumettes qui s'enflamment sans bruit et qui sont généralement préférées.

Allumettes sans socfre. — On a essayé avec assez de succès de supprimer le soufre des allumettes à cause de l'odeur désagréable qu'il répand en brûlant. L'extrémité des baguettes de bois doit alors être desséchée jusqu'à les faire roussir sur une plaque en fonte fortement chauffée, puis ensuite trempée dans un bain très-peu profond d'«c-!V/(" .ç/e«r/(,U'. Elles sont phosphorées à la manière ordinaire ; seulement la pâte doit contenir du nitre qui rend plus vive la combustion du phosphore; 4 ou 5 ouvriers en se partageant le travail peuvent fabriquer de 4 à 5 1100 allumettes par heure. Un rabot imaginé par M. Pelletier pour diviser les bois a permis de porter ce nombre à 60 000.

Allbmettes-boogies. — Elles ont l'avantage de pouvoir durer quelques minutes et sont garnies d'une pâte phosphorée semblable à la précédente. Le corps de l'allumette se prépare d'ailleurs au moyen de brins de coton non tordus qui, se déroulant d'un cylindre et maintenus écartés par un peigne, viennent passer dans un bain de cire ou d'acide stéarique fondu, puis dans une filière qui régularise la couche de cire, et enfin son' cjupés de longueur au moyen d'un couteau mécaniqu'".

Les allumettes phosphoriqnes doivent être l'objet d'une très-grande attention dans les familles ; outre que pendant les chaleurs de l'été elles prennent feu très-facilement et peuvent alors occasionner de très-graves accidents, il suffit qu'une ou deux allumettes soient en contact avec les aliments on même avec l'intérieur des vases qui servent à les préparer, pour qu'il en résulte des empoisonnements dont tous le^ efforts de l'art ne peuvent pas toujours parvenir à conjurer les effets. Aussi a-ton fait depuis quelques années de nombreuses tentatives pour remplacer dans les allumettes chimiques le phosphore ordinaire par le phosphore rouge ou phosphore amorphe (voyez Phosphore).

Allumettes au phosphore rouc.e (allumettes hygiéniques desiireté). — La pâte de ces allumettes est formée par un mélange de soufre et de chlorate de potasse, qui ne saurait s'enflammer par la friction, et qui est d'ailleurs totalement dépourvu de propriétés vénéneuses. Le phosphore rouge est étendu sur un papier collé à la boîte, sur lequel .sv,'«/ les allumettes peuvent prendre feu, par suite de l'affinité du soufre et du phosphore. M. D.

ALLUHES (Ilippiatrique). — Voyez Mippolocie.

ALLUVION (Géologie), du latin allucre, baigner. — On donne ce nom à des dépôts irréguliers, dus sans doute à d'immenses courants, à de grandes inondations subites et passagères, ou à des transports lents et incessants opérés par les eaux courantes. Une catastrophe violente et prolongée a remué avec une force gigantesque les matières que, pour cette raison, on a désignées sous le nom de len-nii)s de transport; ce sont des graviers, dessables, du limon, souvent des cailloux roulés et même des blocs de rochers, qu'on nomme lilins erratiques (voyez ces mots), que les eaux ont ainsi déposés. On dislingue deux épo(|ues dans ces terrains : les alluvions anciennes ou diluviennes, et les alluvions modernes ou terrains post-diluviens. Les alluvions anciennes, situées au-dessus des terrains tertiaires les plus récents, souvent bien au-dessus des eaux do l'époque ackuelle et sur des plateaux où elles ne peuvent se répandre, couvrent nos continents cl se composent de débris tirés des rochers de la contrée. On les observe sur les plateaux, sur les pentes des montagnes, partout en un mol ; ils sembb'nt attester une submersion générale, qui a r.ippelé la tradition du (léln(;e, et a fiiil d<Mincr j ic-. ilrp.its lo nom Andilnrimn. Crpcndiun ci'Ite i;U;i-lr.>|ilir ne peut être le déluge de la llihle, dont l'bomme a él.i témoin et \ictimc.ol que celui des géologues a dil précéder, puisqu'on no trouve aucun ossenient humain dans ces alluvions. (; est dan» ces immenses dépOts <|u'on rencontre les ossements fossiles d'animaux inconnus aujourd'hui (voyez FosbiLU8,'. Quelquefois ces transports ont péiiélré dans di»

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