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VI PRÉFACE

scientifique, mais bien plutôt des renseignements divers sur chacune des sciences en particulier. En se plaçant à ce point de vue, on a dû nécessairement sacrifier l'uuité logique de l'exposition, qu'on recherche avec raison dans les traités spéciaux, à l'unité du but qui est de fournir à chacun, à un moment donné, quelques indications précises, de nature à satisfaire son esprit ou à faciliter ses lectures. Ainsi quelques-unes des opérations ordinaires de l'arithmétique et de l'algèbre ont été en partie omises ou traitées très-briévemcnt, tandis que d'autres, comme la division arithmétique, la numération, les logarithmes, ont reçu des développements assez étendus.

Le même principe nous a guidés dans rexposiiion des hautes parties des mathématiques et de leurs applications. Nous n'avons pas renoncé à en parler, et nous avons suivi dans les articles qui .<"y rapportent, le langage et la notation scientifiques. Il est en effet impossible de songera donner une idée quelconque du calcul différentiel, du calcul intégral, du calcul des variations, etc., aux personnes qui sont dépourvues de toute instruction mathématique ; mais il peut être utile de faire connaître le but de ces branches d« mathématiques et leur utilité à ceux qui, aNant déjà une certaine instruction scientifique, sont en mesure de saisir l'esprit de ces méthodes de calcul et le principe de leurs immenses applications. Nous avons même fait des efforts pour que quelques-uns de nos articles pussent renseigner utilement les professeurs désireux de se procurer rapidement queliiue indication sur des points qui exigeraient quelquefois d'assez longues recherches.

En ce qui touche aux Sciences physiques et mécaniques, notre tâche, quoique fort étendue, était toutefois un peu plus simple ; il s'agissait ici de faire connaître à nos lecteurs l'ensemble des découvertes et des machines qui ont, depuis cinquante ans, si profondément modifié notre état social. Nous avons appelé à notre aide les hommes spéciaux, nous nous sommes entourés des documents les plus récents et les plus exacts, et nous nous sonuues efforcés de les classer et de les exposer le plus clairement possible.

M. .\d. Focillona spécialement donné ses soins aux articles concernant les Sciences naturelles, médicales el agricoles. Il a reçu, dans cette tùche assez lourde, un utile concours de M. le docteur Kocillon, son père, qui, depuis plus de quarante années, exerce la médecine à Paris. Il a paru nécessaire, pour plusieurs de ces sciences, d'arrêter certaines régies dont l'indicatiou peut être utile aux lecteurs.

En ce qui concerne les Sciences naturelles, il était indispensable d'adopter pour l'indication des divers groupes des classifications un même guide dans chaque science. Le dernier ouvrage d'ensemble publié sur le classement îles animaux, et généralement accepté par les naturali.ite.s de tous jiays, étant la 2' édition du llbijne animal de notre illustre tî. C.uvier, il a servi de guide pour tous les articles relatifs aux espèces, genres, familles et autres groupes d'animaux. On a pris soin néanmoins d'indiquer toutes les modifications à cette nièlhoiie i|ue l'aiinenlimcînl de la plupart des zoologistes semble avoir consacrées depuis trente ans. Pour la cloxitilicalioii dcM plantes, on a ado|)té les groupes établis jiar M. le professeur Ad. llrongniart dami b- jardin de l'Ecide cle |lutani(|ue de Paris, au Muséum d'Histoire naturelle, et consignés par lui dans non hnuméralion dci tjenrc» de plantes cultivées au .Muséiivi d'Histoire naturelle dt Paris . I<a méthode nuivie par .M. le professeur Delafusse, dans ses cours ii la l'acuité des Scieud-H el au Muséum d'ilinloire naturelle, a été re|iroduile en générui dans les articles do MinéMiogtc. Enfin, en lïéolDgie, on a cru devoir se conrornu'r aux divisions i|ue M. le profi-Kiieur Abide d'OrbiKin a ado|itée(i, d'après les travaux des gènlogues modernes b's plus cêlêbrt'n, daiin wxi Cours rirmrntaire de Paléonlulitijie et de Géoliujie.

I)anii le» Sciences nifdtrairs, on a drt ne souvenir sans cesse i|«e noire /Hctionnaire, destiné aux homme» du monde, aux jeuiU'M gcnii des deux sexes aussi bien (ju'aux jeunes êtu- <!in!i<' . n<- dcvoit renfermer que deN reiiMeignemeiils extrêmenu-nt Hommaires sur le traitement liinirKiriil deH maladii-it; iju'il devait roiileiiir surtout des conseils utiles d'hygièiio ,i- prntiqui- de chaque jour, une indication exacte des ]iremiers soins i|ue chacun pvul Citr apprié U donuiT juitiju'li l'arrlvèe du nu''deciu. Nous nous sommes surtout fait uni; lui •évère d'érarler ulmolumenl de noire livn* tout ce qui pouvait blesser l'o'il ou l'onille d'une jeune pcntonm* ; iiuun avom* voulu avant tout qu'il pûl, sans inconvénients, être laissé sur la labb- di' In famlllu ei mmi» lu mnin de Ioun hch memlireN, et pénétrer dans toulus lus maisunii d'^'ducallon «nni y apporter outre clione que dex éléments d'IiiNlruction.

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