PRÉFACE. VII
Quant mx Sciences agricoles, nous nous sommes attachés à représenter avec exactitude le mouvement général de progrès si remarquable qu'elles ont suivi en France depuis le commencement de ce siècle, en recherchant avec soin les renseignements contenus dans les plus récentes publications, et les résultats des expositions et des concours agricoles.
En résumé, ce Dictionnaire a été conçu dans l'esprit qui vient d'être indiqué pour servir comme les deux précédents, aux gens du monde désireux de quelques notions sur les sciences' aux jeunes gens et aux jeunes personnes préoccupés de s'instruire pour compléter leur éducation ou satisfaire aux exigences des examens ; enfin môme aux personnes qui enseignent et qui, dans leurs travaux, éprouvent souvent le besoin de retrouver rapidement des renseignements incomplètement connus d'elles, ou qui se sont un peu effacés deleur mémoire. "
L'accueil que nous fera le public nous apprendra si nous avons atteint ce but sincèrement et vigilamment poursuivi. Quel que soit d'ailleurs cet accueil, nous aurons du moins la consc.encede n'avoir rien négligé pour faire un livre utile et vraiment digne d'encouragement Les efforts personnels des directeurs, les collaborateurs spéciaux qu'ils^.e sont choisis nous font espérer que rien d'essentiel n'a été omis dans le champ si vaste que nous nous sommes assigné. îsous nous faisons d'ailleurs un devoir de solliciter, en même temps que la bienveillance, les avis et les critiques de nos lecteurs, nous réservant d'en tenir compte s'il y a heu, et de faire disparaître dans une seconde édition les inexactitudes qui auraient pu se glisser dans celle-ci.
Nous espérons aussi qu'on nous tiendra compte, non-seulement de l'importance de cet ouvrage et de la sollicitude qui a présidé à sa rédaction, mais encore des sacrifices de toutes sortes qu'il nous a fallu faire pour le rendre accessible aux ressources pécuniaires comme à 1 intelligence du plus grand nombre, et pour en faire néanmoins, en même temps qu'un livre vraiment utile, un livre vraiment beau. Ne croyant pas que l'enseignement des sciences puisse être réellement fructueux sans le secours des figures qui en sont comme la démonstration palpable, nous avons voulu avoir le concours des dessinateurs spécialistes les plus habiles Les très-nombreuses vignettes intercalées dans le texte en forment comme le commentaire le plus lucide et e plus saisissant. Ce ne sontpas des images comme en ont la plupart des livres illustrés qu on publie en ce temps ; c'est la reproduction scrupuleusement exacte du sujet décrit Les hommes qui sont initiés à la fabrication d'un livre, apprécieront combien de difficultés matérielle^ nous avons dû rencontrer dans l'agencement des figures et du texte de ce Dictionnaire
Voila quel a été notre but, quelles ont été nos constantes préoccupations et les difficultés fréquentes qu il nous a fallu surmonter, et voici quel a été notre résultat : le public le ju-era Nous espérons qu'il accueillera ce troisième Dictionnaire avec l'estime empressée „u'il a accordée à ses deux devanciers. Ce serait la plus douce récompense qu'il pût nous donner pour avoir entrepris et mené à fin cette encyclopédie usuelle en trois parties
Les ÉniTRURS.
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MoLtiTiVI. Inf^nitur au ebarain dt fer du Muni
de l'KapafiM.
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DRSSINATF.IÎIIS KT «ÎIlAVI-rns
GEXER.IL
THEORIQUES ET AITLIQUÉES
ABMSSK.MEM' i.Mcidiciiici. — Voyez CATAnACTE.
AliAISSKMIi.NT nts tyiAr]i)N>. — \ojii! Égi.MioNS.
AliAISSIiLHS (Muscles) (Anatoiiiie). — On donne ce nom aux muscles qui concourent à l'abaissement d'une partie quelconque du corps : tels sont l'abaisseur du ijlobe lie l'œil ou ilroit inférieur ili: l\ril; Vabaisseur de t'iiiterJu nez ou mi/rti forme; etc. D'autres muscles, sans porter le nom d'abaisseurs, lo mériteraient par leurs fonctions : ainsi, les muscles petit dentelé et trianr/vlitire du sternum concourent i abaisser les côtes; l'épaule est abaissée par le petit pectoral, le soui-clavier, le grand dentelé (voyez Mlisci.ES.)
ABAJOUtS (Zoiilugif) signifie peut-Otre ou bas drt Joues. — l'Iusiriirs espèces d'animaux niammifùros, se nourrissant d'ailleurs de matièrcsvépétales, portent, dans l'épaisseur de» cliair» de chaque joue, une poche membraneuse nomméi.' nbajnue, où ils mettent en réserve des fruiUi, des grains ou des fragments do racines grossièrement divisés par quelques coups de dents. Ce sont surtout les Singes de l'ancien continent (genrw liuenons, Mani-
2nrf, ('i/noci'i/liale\. Mandrills do G. Cuvier) qui possèeiit ces wirli's de gardeninngcr naturels; sans cesse en mouvemeiii au jiiilieu des branches des arbres, ils saisislent à la liAle et font passer dans leur» abajoues les aliments qu'ils rencontrent, pour les màrlier & loisir lorsque CCT réservoirs sont remplis de fa(,oii A fournir un repas sufn.-iaill. Ia'» Hamsters, les Siiermopliilrs, parmi les Rnnijeiirs, rapportent A leur terrier dan» li'urs abajoues 11» Krains qu'il» emmagasinent pour suiwister pendant riiivcr. D'uutros rongeur», le» (jromi/s ou l'seuilostomcs, ont di-« .ihajoue» qui s'ouvrent & l'etlérieur sur chaque rrtlëde la face. Kt. Geoffroy Saint-llilairc a décrit dans un Ki'iire de rhauvis-souri», le» Suclèrcs, une sorte d'abajoue qui wiubl"' ronfonnée de manière à permettre que l'air e»lérteur .Topiré pnr la Iwuche pénètre sou» la peau du rorf>» tri-»-peu nilliérinte nu\ rlmirs.
AIIA^O (Midicine, Kaui minér.ile»). — Petite ville d'Italie h 8 lilnmètre» île l'adoin', r.'leliro par se» eaux thermales (H'.'" reniigr.) iml" bniniiirées. Cette »lation, déjA rii grande ri'puiaiiiui A ri-pocpii' romaine, est renommée contre le» maladie» de la peau, contre les afArlions rhumalismali-s et »rrofuleu»e». On emploie li'S eaux et «urtoul les lioue» d'Ahnno »nu« la forme de bains et en applirailon» »ur li-» partie» malade». Li's scuirres sont tiomliriMiae», iiinl» la prinripale est relie de Monte (Irtiwe.
AIHO' K (loueirin ; du gri'C «/«j-, table, tableau). — l'''tile mai hlni? \ ralrulcr iMnployée, dan» li's école» primaires et dan» le» nalb-s d'.isili', pour apprenilre aux ■■nfaiils le» premier» prinripf» de la rornialion des nonibrrs.
Cetti- |H'iii.< iu;,r|,ine est rompo.ée d'un cadr.' de Imls |«»)e< In lluiire |), dan» l'iiilérieur duipiel -loul teiulum linriKiiiinliMiiriit N nu 10 IrliiKli's passant rbacune au travers de Kl boule» de Imi» qui peuvent glisser llbroini-nt sur elle». |^-, Ixiuk» de lu |ireinlèii! liiiiglu ro-
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pi élément les unités, celles de la seconde les dizaines, et aiiisi de suite. Pour écrire un nombre, on conuiienco par incliner l'appareil de manière à faire glisser toutes les boules vers la gauche, par exemple, puis on reporte sur la droite et sur chaque tringle autant de boules qu'il y a d'unités de l'ordre auquel correspond la tringle. C'est ainsi que se trouve représenté sur notre gravure le nombre" 341 «82.
Onpeut.àl'aidc de cet appareil, effectuer très-vite lesopérationsfondanientales de l'arithmétique, surtout les additions.
L'abaque, usité en France dans les salles d'asile et quel(|ues écolesprimairessous le nomde/«)u/'er compteur, est encon' très-commim en Hussic où presque toutes
les classes de la fociété l'emploient i leurs calculs journaliers.
Au moyen ,'ige on appelait abnnis ou table de l'i/tliajore de» tableaux graphiques formés de colomies verticales dans lesquelles on iiiscrivait les cbillir» d'apr^s leur valeur relaii\c . Plus tard on a étendu le nom de tal le de Viilliaaore à divei-se» tables do calculs, et notamment à la taille de miilliplimlion.
Les anciens désignaient aussi sous le nom i'ahaqiie, de» table», rerou\erlisde sable flii ou de poussière, sur le.<quflb-9 ils esi'cutaient leurs opérations ou traçaient leurs ligure» de géométrie.
Dan» 1"» ii'inps mnderne», on a donné par extension lo ni^'inennui A divers labb'nux serviuit A faciliter les calculs; on doit en particulier A M. lj>on Lalanne, un abai/ne ou iimipirur universel, table A double entriV qui fournil immédialemi'Mt et A simple vue le produit et le i|ui>ti<'nt de deux nombifs, leurs carnV», li-ur» raciiH-s rarnS», la rirconférenci' et la surface d'un ci'n-le, iic. Daii» b'» n|>plication» industrielli-» oi^ les calcul» n'init |>a» Im'omi d'atteindre A un graïul di'gré di' pn'rlsiiui, l'us^ige d'un aba(|UO p<<ut Otru avantageux par l'éconoiule du tcm|is qu'il procure. M. D.
Al)ATAGI:iii» oois(Sylticuliun'). — Cetluo|iéraliunM
Fig. 1.
v..,ia.-,