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serres chaudes, en février et en mars, d<s flenis rouge? et blanches qui répandent une odeur très-pronon.ée de girofle. Les autres espèces sont presque rustiques. VA. Jolie (.1 pu/c/ira, Sims.) est aussi une belle plante à fleurs blanches qui s'épanouissent de juin à septembre. Presque toutes sont originaires du Chili ou du Pérou. On ne les cultive qu'en serre. G — ï.
ALTÉRANTS (Méuicamf.vts), ALTÉin\rE (Médication) (Médecine), du latin iiltnare, changer. — Médicaments qui changent par des actes physiologiques insensibles l'état des solides et des liquides; ce sont en général des toniques, des excitants, des relâchants, etc. Voici comment M. le professeur Trousseau explique l'action des médicaments altérants : u Ils dénaturent le sang et les humeurs diverses, ils les rendent moins propres à la nutrition interstitielle, et à fournir des éléments aux phlegmasies aigués ou chroniques; peut-être agissent-ils en rendant impossible la génération des produits accidentels épigénétiques. » Les alcalins occupent une grande place paimi ces médicaments; les mercuriaux, les préparations d'iode, l'huile de foie de morue, l'arsenic, etc., sont des altérants. Mais à la fête de ces agents, il faut, sans contredit, placer la saignée, qui a a pour résultat, non-seulement de spolier le système vasculaire, et par conséquent tous les tissus auxquels il porte la vie, mais encore de changer la composition intime du sang. « (Tnot-ssEAii, Trnilé lie théiapiutique.) F — N.
ALTÉRATIO.\ (Médecine), n latin oiterniio, changement. — Ou entend parla un changement, le plus souvent en mal, dans la nature, la manière d'ètj'e, le jeu des fonctions, les propriétés d'un ensemble d'organes, d'un organe, d'uti tissu, d'un liquide, etc. On dit : altéralion du sens de la vue, nliéinlion des traits, altération du sang, etc. Il se dit aussi des changements qui peuvent survenir dans des substances simples ou composées: ainsi altériilion des médicaments, des aliments dans l'estomac, comme condition de leur digestion, etc.
ALTERNAT (Agriculture). — On appelle ainsi la succession des végétaux sur un sol cultivé ; si Ion voulait continuer tous les ans la culture d'une même plante dans le même champ, les récoltes diminue.aient d'année en année; aussi le cultivateur est-il obligé de changer s:i culture, d'alterner ses produits : pai- exeinple, après du blé, des pi intes sarclées, telles que pommes de terre, etc., puis de l'orge, de l'avoine, du mais, etc., pour recommencer de même. C'est ce qui constitue la pratique des Assu/ements (voyez ce mot).
ALTKRNES (Feuilles). — Voyez Feuilles.
ALTHÉE (Botanique), Allliœa de Cavanilles, du grec althô, je guéris. — Genre de plantes de la famille des Mnlmcéc, tribu des.U«/i;^V.v, connu sous le nom vulgaire de Guimnu-e (voyez ce mot). G - s.
ALTISF, Zoologiei, A/ii'n, Haltira, Fabr., du grec alliko-<, sauteur, parce que ces insectes ont l.i faculté de sauter. — Geiue de Coléoptères tétramires , qui appartient aujourd hui à la tribu des //'////■îV/e'.de lu grande famille des Pliylo- ]ihaqe'^ Ce sont de petits insectes, en géniral lisses et brillants, (pi'on trouve sur les plantes diuit ils se uouriissent ; aussi causent-ils des dégâts considérables sur les plantes potagères, et font-ils le désespoir des cultivateurs et des horticulteur» qui
n'oni aucun moyen de s'en préserver. Ils s'attaquent sur tout aux plantes cruc.fères, aux betteraves, à la vigne, et comme ils se multiplient beaucoup, et qu'ils sont nuisibes à l'état parfait aussi bien qu'à létat de larves, on conçoit l'étendue des ravages qu'ils peuvent causer. Ce sont d'ailleurs des insectes en général parés de brillantes couleurs riélalliques, (|ui volent très-bien, et qui ont lu singulière faculté d'exécuter des bonds et des s.uits pro-
A LU
(ligieiix. Il fil existe un giand nombre d'espèces, dont linéiques unes sont appelées Puces île lerre, Tiquefs, par les agricnl.eurs. En général, les larves vivent dans de petites galeries q;i'elles se creusent dans l'épaisseur des fouilles et où elles se tiennent à couvert. Parmi ces espèces, il convient de citer quelquesunes des plus nuisibles, ainsi : l'A. des Ao)«, qui serait mieux nommée A (Ips navets^ à cause des ravages qu'elle cause à celte plante potagère, cV. ■ l'une des plus petites espèces longue de n",002, elle est d'un noir vif, à reflets bleu verdàtre; VA. des clii'tix, plus petiie ; \'A. tmire et cuivreuse, très-commune dans les jardins; l'A. de la race; VA. potagère, dite aussi Vuierntie.
Les caractères du genre Attise sont, suivant Latreillo : antennes aussi longues que la moitié du corps, insérées einre les yeux, près de la bouche, et très-rapprocbées à leur base; cuisses postérieures grosses, propres à sauter; corps tantôt ovoido ou ovalaire, tantôt hémisphérique, toujours lisse et sans poils ni duvet. Voyez, pour les détails, l'aiticle Aluse de M. Guérin-Mennevilie, dans VEtia/rlm.pdie de t'iii/nCilture de M. Molli.
ALUCITE iZoolope agricole), Alwitn, Latr. — Petit papillon assez sen.b'able a«x teignes de nos appartements et dont la chenille dévore les blés, les oi'ges et les seigles. Il s'est tellement multiplié dans certaines parties de la France, qu'il constitue un des fléaux les plus redoutables pour l'agriculture. On le connaît ('a is ces contrées sous es noms de l'a/Jillnii, Teii/iie, Pou vi/ini:, Alucitf, et même /.«C'/", par corruption. Il a été souvent confondu avec un autre ennemi des céréales, la Teigne des hlés, dont l'aspect et les mœurs sont différents. Étudiée et décrite en l'GU par Dnbamel-Dunioncean eiTillet, dans l'Angoumois, où elle dévorait les grains, l'alucite n'a été «;lassée par les naturalistes qu'en l'SI) AwwaVKnnicloiiédie méthodique. C'est alors qu'elle reçut le nom à'Alucite des céréales, qui ne lui resta pas d'ailleurs dans la science. Dans le kèiine iniiriuil de G. Cuvicr, ce même insecte est rangé par Latieille dans le genre Œnipliùie, sous le nom d'Cïù"j>h'>ru yraiiidin ; enfin, il est placé aujourd'hui dans le genre liu'nle de Treischke, et l'alucite a pour dénomination srientitique : liutiile des céréiiles [iiuialis cereatclla, Duponchel).
Coul'iirihalinn et mœurs de l'Alucite des céréales. — L'alucite est un luserte l,éi>iitoidére nnct urne de la tribu des Tiiiéidei. Il a nm,nnfi à d'",'!»: de long, et, dans le repos, il porte ses ailes repliées le long du corps, de façon à former an dos de l'animal un toit arrondi, presque plat. La tCte est dégarnie de poils et pourvue d'antennes liliformes; on y voit en di'ssous une petite trompe bien .npparente. Entre les deux antennes se distinguent comme deux petite» contes relevées en haut, et facilement reconnaissables. La couleur générales de l'animale t d'un gris couleur de caé au lait. Les deux paiies d'ailes sont garnie» à leur bord postérieur et à leur extrémité d'une frange toulTuc. Tons ces caractères distinguent l'alucite de la Teiijne des blés (voyez Teicnk). La chenille de l'alucite est un petit ver blanc, long de ()"',iiOG i 0"",l)u"
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Fij. 109.
. „,, , li|i. 101 - l.liunlIlo-CUrj.nll.lo de n <!.• I Aliiclle d,, rAliicilu (ruuig l'AliicUe
sur Om^nni do larpc; ollo dcrôt d'un petit œul rouge, long Ai'. 17 1 de millimètre, et que In p.ipillon a déposé sur les (trains: k peine née, elle chen he un grain biciu «aiii. y pénètre par un troua pein(! visihie, pratiqué dans lu rainure du griiiii, et liévnre iiilérii'iiDtneni la farine en lalnsuut toute la coque bien intuuie, du manière ipie