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rien au dehors n'annonce sa présence. Au bout de cinq semaines environ, la farine est il peu près complétiment détruite; la chenille perce dans la coque du grain un trou par lequel elle sortira sous la forme de papillon, puis elle se transforme en chrysalde dans le gr:iin môme, ei entin, six ou sept jours après, le papillon sort de cette chrysalide et prend sa volée. La vie des papillons d'alucite ne dure pas habituellement vingt jours; dès les premiers moments, les œufs sont pondus et attachés par paquets de dix ou quinze aux épis de céréales encore debout dans les champs, rassemblés en moyettes ou en meules, ou même resserrés duis les granges; ce n'est qu'à délaut de ces conditions que les œufs sont déposés sur les grains battus et mis en tas dans les greniers. Ou pense que cette espèce donne par année deux générations : l'une provient des œufs pondus en automne et ne produit ses papillons que l'été suivant; l'autre provient des œufs pondus en été par la première, et donne ses papillons en automne, d'août en novembre. Les mœurs nocturnes de l'insecte empêchent la plup rt des agriculteurs de voir les papillons d'alucite envahir les champs de céréales et y déposer leurs œufs. Mais en faisant les observations la nuit avec des lanternes, on a vu des nuées de papillons éclos dans les grains provenant de la récolte précédente, sortir des granges et des greniers pour se répandre dans les champs encore couverts de leur récolte, sur pied et y déposer leurs œufs sur les épis.
Itaviiyes de l'iibicile. — La chenille de l'alucite attaque surtout le blé d'une manière désastreuse pour certaines contrées. Le blé aluciié diminue de poids à mesure que sa farine est dévorée, et il perd lapidcment de 40 à 5U pour 100 do sa valeur. Il domie une farine impure, grise et terreuse, in'ectée d'un goût de vermine intolérable. Les animaux domestiques refusent absolument de toucher aux grains de blé attaqués par l'alucite. Pour le cultivateur, la présence de l'alucite dans sa récolte sera annoncée par la vue des papillons qu'il s'étudiera i bien reconnaître, par l'existeiice des grains piqués qu'ils laissent après leur sortie; entin, si l'on prend une certaine i|iianiiié de grains etqi'on les jette dans un seau d'eau, tous iront au fond si le blé est sain ; si, au contraire, il y a des griins alucités, ils surnageront tous, et l'on pourra en même teiijps constater le mal et évaluer à tant pour iiM) son importance. Les cultivateurs accordent une gtaiide contiance à l'échaulfement des tas et croient que ce signe annonce à cou|) sûr la présence de l'alucite; il y a là une erreur, un blé peut s'échauffer sans contenir aucun insecte, et réciproquement un blé mangé peut ne pas s'échauffer; mais ce qu'il y a de vrai, c'est que réchauffement du blé active et provoque réclusion de Ions les germes d'alucite que renfermaient les grains.
Ce fléau déole surtout, depuis IKoii, iHn.'i et I8VI>, la Gascogne, le Toulousain, rAngounaus, la Saintongc, le Poitou, la Touraine, le Borry, le Nivernais et la Limagne. Dans chacune des années i S4'J et 8 jII, le département du Ch<!r, p;ir exemple, a, selon l'évaluation do M. L. Doj'ère, perdu par les>rav;igcs de l'tduciie le cinquième de sa récolte, environ 2.(1,1111(1 hectolilrcs de froment.
Moi/eiis de condiatlre le fléau. — Depuis près d'un siècle, on a proposé et expérimenté bien d(^s moyens pour détruire l'alucite. Duhamel et Tillet, envoyés par le roi en I7ii0 pour chercher un remède an fléau dans l'Angoumois, ont surtout étudié et recommandé le chiiulTago des grains. D.'pui^ l'iniroduclion des machines à I at re, on a pu constater que le choc mécani<|ne imprimé aux grains avec une vitesse de lilMi à .Snii métrés par minute tu.ait les chenilles dans les grains. M. le docteur llirpin, de Metz, a coiisti'uil sur cetie imllcatiou un tarare lirise-in.iectis, et M. L Doyère un appareil qui tient à la fois des tarares et des machines à batin\ et qu'il a nommé liie-triiines. Ce deriiier appareil, portatif commo les tarares, pai.ait oITiir quant i présent le meilleur moyen d'assainissenuMil des blés aliicilés. M. L. Doyère a beaucoup étudié remploi de l;i elialeur pour détruire l'alucite; ce procédé, qui cla e de plus (1>> l'eiil ans, avait clé si mal (unpioyé qu'il était cojupléiOinent tum'é en défaveur. M. Doyère lui a donné une précisi(m S('ieniili(|ue qui semble lui enlever la majeure par ie de ses inconvénients ; les préventions dmit il estl'ohjei ii.mmissi'ni ilinuir néan moins entraver l'adoption de ce jinum (r,i-.s.iiiiis.ement. Ou. lut à la conservation du blé il.in> lis silos, nu son assainissement p;ir l'i'miiloi des va|ti'nr-. aiiesilnm<iues, ce S'ini doi questions Rénéiales qui .seront trn.léos aux articles (inAI.NS ^11.0.
Les pri jcipanx loivriiges A consulter, concernant l'alucite cl bc» rav;ige», sont : Itéanmur, Méniuues pour ser-
A LU «3
ri> à l'/iidoire des infecte/!, t. II, p. 4 m;. — Duliamel- Dumoiiccau et Tillot, Histoire d'un i'scc'c qui devnre les t/les dans l'Aiii/oumms, i;b2. — Diiponcliel, Sk/)/j/(?'menl (i l'Histnire niiluretlr des pajiUlonsde F' once, t. IV, p. 444, pi. 85, fig. •■!. — liidlelin de la Société d'ugriculluve du Cher, divers miimoires. — L. Dojère, Annules de Vlnslilut ugrownii/jne, I85ï, Heclierche» sur l'Alncile des céréale^. — P. Joigiieaux, le Livre de la ferme et des maison': de cnii/pw/ne, lS(il.
ALUDELS. — Vases de terre cuite en forme de poire allongée, ouverts aux deux extréniilés, se réunissant I oui à bout pour former des tuyaux coniiims employés, dans les mii'es d'Alnuden en Espagne, à l'extraction du inercine (voyez ce mot).
ALUMELLE, primitivement a/amclle,àu \min /ninel/n, petite lame. — En tabletterie, lame de couteau aiguisée d'un seul côté comme le ciseau des menuisiers et servant i gratter le buis, l'ivoire, la corue, l'écaillé... En marine, plaques de fer minces garnissant l'intérieur des mortaises du cabestan pour les préserver de l'usure par le frottement des leviers ou burres.
ALUMINATE. — Combinaison de l'alumine avec une base. Ou rencontre dans la nature plusieurs aluminates : le spitieilc, aluminate de magnésie; la (/«/»;(/«, aluminate de zinc ; la qp/io/i/tonp, aluminate de glucine, etc.
ALUMINE (Chimie), du latin nlumen, alun, oxyde d'nluiiii'iiinn, verre d'alun (AI-0^).
L'alumine est une combinaison d'n/ii>nin>u>n avec l'oxygène : :' proportions ou (27) de métal pour 3 (l'I) d'oxygène. On la trouve dans la nature à l'état de pureté {corindon lii/<ilinj ou colorée par des traces de divers oxydes métalliques [nili s (irienlnl, sii/iliir). On l'y rencontre aussi à l'état d'hydratation Igilisite, dui'pure hydrargyrile). Elle est un des éléments de tous les sols propresà la culture, forme la base des argiles et constitue le principe actif des aluns employés dan. la teinture.
L'aluiiiine des laboia'oires est une poudre blanche, légère, happant à la langue, un peu rude au toucher, résistant an plus violent feu de forge, mais fondant au chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. C'est par ce moyen que M. Caudin estpaivenu à faire des rubis artificiels ne différant des rubis natuiels que par leur opacité et qui* deviendraient probablement tout aussi transparents si on pouvait les refroidir lentement. L'alumine est insoluble dans l'eau, et sans saveur, mais solublo dans les acides tant qu'elle n'a pas été trop fortement calcinée. On la prépare soit en calcinant l'aluu ammoniacal, soit en précipitant l'alun de potasse par le carbonate de soude. Dans le premier cas, l'acide sulfurique et l'ammoniaque sont chassés par la chaleur ; dans le second, la soude prend la place de l'aluniiiie ; il se dégage de l'acide carbonique, se forme du sulfate de soude qui reste en dissolution, et l'alumine se dépose sous forme de gelée transparente soluble dans la potasse et la soude caustiques. Dans cet état, l'alumine a une grande affinité pour les matières colorantes avec lesquelles elle s'unit pour former des composés insolubles appelés laques Le piécipité formé par le carbonate de soude est recueilli, lavé, séché et très-modérément calciné jusqu'à ce qu'il ne garde plus que m p. IDII d'eau. Au delà, l'alumine perdrait la propriété de se combiner avec les acides, tout en conservant celle de s'unir aux bases puissantes sous l'influence d'une température plus ou moins élevét^ La teinture consomme annuellement des quantités considérables d'alumine, soit i l'état de sels simples d'alumine (,«//o/e, ncéintc d'tit,n,nn,), soit à l'état de sels doubli's [iiluns) (voyez Teintuiie, Aci^/rATE o'aliiii.\e, SULKATE d'alumine, Alun). Ce fut Margrairqui en nSl reconnut la nature particulière de l'alumine; mais le métal (aluminium) qui entre dans sa composition ne fut isolé par M. VVœhler qu'en l^r .
Alumine (Sei.s d'i. — Leurs dissolutions dans l'eau sont rcconnai sables à leur goût styptique et astringent, à leur action couslanimont acide, et an dépôt de ciistaux d'alun, auriucl (;lles domient lieu lor-iqu'on y verse une dissolution do sulfate de potasse. Par les alcalis (ixes elles fournissent un piécipité soluble dans un excès d'alcali et qui prend une magiiillque couleur bleue pur .sa culciiiallon avec l'oxyde du cobalt.
Alumine (Acétate u'). — \oyez Acétates.
Alimine (Simcates i>'). — ExiiOnK^ment abondants dans la nature, ils y.|ouentun rôle très-important. Ils s'y rencontrent quek|uefois cristallisés ; mais c'est principalement à l'éiat d'hydrates qu'ils présentent de l'intélèt poUr nous. Les hydrosilicaies d'aluniine forment en ■dfil la base des argiles ordinaire;, o; du hito.'in ou
ALU
teiTe à porcelaine. Cette dernière matière, (pii résulte en général de l'altération spontanée et sur place d'une roche feldspnlliiquc. est du silicate d'alumine i peu pi es pur (Al^OSSiO^'-l-l'IIOl.
Les argiles ordinaires s'éloignent également peu dv cette composition, mais elles sont souvent mélangées en proportions variables de sable quartzeux, d'oxyde de fer, de carbonate de chaux, qui altèrent considérablement leurs propriétés physiques et chimiques (voyez Argiles, Kaolin, Marnes, Ocres, Terre a i oulon, Terre DE Sienne).
Alimine (Sulfate d') (:!S0',AI-0'',1SH0). — Combinaison de 3 pioportions d'acide sulfurique, de I proportion d'alumine et de i S proportions d'eau, ou en poids de 15 p. 1110 d'alumine, dp. nO d'acide sull'uriqui anhydre et 19 p. lOO d'eau. Tout nouvellement introduit dans l'industrie, ce sel tend à se substituer aux aluns et le ferait d'une manière complète si l'on pouvait le purilieià bas prix. L'alumine est en effet la seule partie utile des aluns dans la teinture. Tout ce qui est associé avec elle est donc consommé en pure perte s'il n'est pas nécessaire à sa préparation ou à son emploi.
Le sulfate d'alumine se prépare en traitant par l'acide sulfurique les argiles les plus pauvres en fer et en carbonate de chaux qu'on puisse trouver. Dans les environs de Paris on s; sert à cet effet de l'argile de l'anves. L'argile est d'abord lavée par décantation pour en séparer les sables et graviers, puis elle est modérément calcinée dans des fours à réverbère pour augmenter sa porosité et pour suroxyder le fer qu'elle contient et le rendre moins attaquable par les acides. Elle est ensuite broyée, versée avec 45 p. IIIO d'acide sulfurique à 5:i° dans des cuves ou bacs doublés de plomb. La dissolution de l'alumine se fait peu à peu et se termine par l'intervention de la chaleur dans de grandes chaudières en plomb peu profondes appelées Ijaslri-giiei. L'attaque dure des à III heures et fournit iiiiikil. de sulfate d'alumine pour 42 kil. de glaise employée. La bouillie que l'on obtient dans les bastringues est lavée méthodiquement dans une série de cuviers eu plomb; les eaux de lavage sont évaporées jusqu'à ce que par refroidissement elles se prennent en masse; la liqueur est alors coulée sur une aire en plomb, concassée après son refroidissement et immédiatement mise en tonneaux, le sulfate d'alumine étsundcliquescent et ne cristallisant qu'avec une grande difficulté.
Le sulfate d'alunn'ne ainsi obtenu contient du fer qui le rend impropre à la teinture en couleur claire; pour le purifier, on concentre sa solution moins qu'il n'est dit plus haut et on la traite par une dissolution de /irussiale de pola^S'' qui précipite tout le cr à l'état de bien de Piui\e; mais cette dernière opération élève le prix du produit d'une manière notable.
Le prix du sulfate d'alumine est environ de 32 fr. les 10(1 kil., bien qu il ne renferme que i',l,'.d'alumine, ce qui porto cette base au prix de vH fr. les loii kil. A l'exposition de 1^55 l'alumine extraite du kaolin par l'acide chlorhydrique était cotée 32 fr. les lOli kil. Sulfate double d'alumine et dépotasse. — Voyez Alun.
Alumine (Minéralogie), du latin alumen, a\un. — On trouve dans la nature l'alumine à l'état libre, et elle constitue le corinilun (voyez ce mot). L'alumine hydratéi' et mélangée à la silice forme les diverses variétés d'Ar gile (voyez ce mot). On rencontre aussi parmi les substances minérales un certain nombre de combinaisons nommées Alummalcs, où l'alumine joue le rôle d'acide vis-à vis de certaines bases. Enfin , l'aluniine entre comme base dans la composition d'un grand nombre de minéraux, tels que l'alun, l'alunite, la webstérile, les feldspatlis, les micas, les grenats, les tourmalines, l'émeraude, la topaze, etc.
ALUMINITE (Minéralogie). — Nom employé pour désigner plusieurs niinéiaux alumineux (alunite, collyrite, webstérite), que l'on sépare aujourd'hui pour les lapporter aux genres indiqués ci-contre,
ALUMINIUM iCliiiine). — Métal découvert en W}'. par M. W'u'hier, qui l'isola sous forme de poudre grise, et obtenu pour la |)romièrc fois en masse compacte par M. Deville en 1 54.
L'aluminium est blajjc comme l'argent, mais d'un blanc moins éclatant et légèrement binuàtre. Il présente une résistance remarquable à l'osydation, et peut sans subir d'altération être fondu dois du nitre et porté jusqu'au rouge, température à hi(|uelle le nitro se décompose. Il résiste également bien à l'action du soufre ou d' s sulfures, tandis que l'arg^'ut et mOine l'or se-
" cuWrè! des alliages qni par leur couleur présentent r-inaloeie la plus complète avec 1 or.
Ce mOtal est encore d'un pris trop H'^vePO"'-. H" ' p,-.nfct.e dans les usages domestiques ; mais déjà la bijouterie en a tiré un excellent parti. Les byoux qu on On a obtenus sont d'un aspect agréable; ils se conserënt bienrè quand ils se tlrnissent il suflU de les laver avec de l'eau légèrement alcaline (eau de soude très- .-.tpudup'; Dour leur rendre tout leur éclat.
SSm s-extrait des kaolins et des argiles qui sont répandues à profusion dans la nature et en renfer- 'Xl^.tsrd^bo?<l":;S^«ée en cHonire d^ubU,
d'a^mlrium et de sodium (voy. ^-^r^Zli^'Zrià fV sel mélaiieé avec du aodnmi en fra)iments est riiargc ^ [a ne l^d^run four à réverbère incandescent. Au bout le quelque temps une réaction s'établit entre ces deux orp e sodiun, se substitue à ralumumim J' « ^^
ne ion dé l'eau. Les globules lavés et séchés rapidenTnTs"ont''in,roduitsdlns un -e-et d« 'er^e diauffe au vnuec- Quand ils commencent à fondre, O", "^^, '^''^';, *^ nec mie baguette en terre cuite, le tout se réunit en un ^èul ru lot que l'on coule dans une lingot.ère comme les „ràiuesob?e"ues directement. La poudre est perdue ou r?5."llL T n,„lns nu'elle ne soit utilisée dans une opé-
■'1""™' CuLoainr. r,', (Cbimie), APCl'.- Composé de cl" è d^iluminium qui a acquis une g.'^',de 'n^
spiiiiiiii'is
ll^iCt^li. ui^X^ÏÏ-es. e>'a.>o.d calçù^e^au ..^ vif, puis ".'■•oduite dans utie «r ue q '^^^P-U^^,-;! ,, lemcnt au ™"S«-f •.d-'"?^^^ ^'J^;"', double innuence ;,':.'dre%rrc arton l'aT.^^^
Sbi'^^n^^uiiIm^Xf^^S^e
s AJ'n'+ .' ^ën Z^ l'ai me dan. l'acide
IdÔrbvdr lut et faisant évaporer dans le vide s,.c jus- 'u^àcrnc Ta cristallisation' se soit opéré.e; n.ais piu , uact H'"- '" , , , c-isKuix se décomposent, lal^rse'^S^.^™ et ''^idèdiloihydriques dégage.
:: S/o Inif/l;:^!!-, on obtient par l'action du cltlô c un cbloiurc donbl<>, combinaison de dorm
"aluSun c.l de cblorure do sodium. Cctie substanr^ vola ilc comme la précédente est f P '7/-^,'^^ .^ ,i roulant comme do l'eau et se figeant à f'"'^?,f ''''"; sa lîéparation en grand beaucoup plus facile et la fait nrérér/Tdnnslafabricalionder^lunnnim . M.D. M I!N (riiimio et Arts c iiniiquos . — bel mnnc, u un.^
, A LU
forme un nlnn alumine, ins.duble qui se préci|iilc égale^ mont en iioudro blanche. „ ,
L'alnn se trouve dans le commerce sous forme de gros cristaux octaédriques, plus rarement cubiques. 11 est fôni é par la combinaison de . proportion de sulfate d'Xmino avec 1 proportion de sulfate de potasse ou d'ammoniaque et de '2^ proportions d eau, ou en poids •
Sulf..le*deV7ass"!!?' 18,34 I Sulfate d;a,r,n.uniaqnc. 12,f»
auiui'c Vie p ifi ■*■! M^iiiralp I alumine j5,o»
Sulfate d-alumme f';! p"' ... 43,4»
p-y 4o,4d fc.au ' .
3S0^A1W+ S03,KO + 24HO I 3S03..XTOM S0\.UH'.0+21H0 L'dun se rencontre tout formé dans la nature, dans cenà n s eaux minérales des Indes «"^''^^ «^' ^ /^"i" dentellement en efflorescences «"P'^.'lff ^, ''t.,''.^"', rêmësina^e des volcans; mais la quantité en est extieme mont faible, et c'est à l'industrie qu'il faut demander les "à 5 m 11 ons de kii. qui s'en consomment aunuellemen en Fr^ice pour la teinture. On le prépare au moyen de \ll)e!^^Zlun ou alamt^, des sdust.s alumvueux ou
nite est un minéral assez rare que l'on rencontre à la /% près Civitti-Veccbia et à f^omlnno en I aUe, V lùeah^-n^z et h. Mnszcj en Hongrie, au Mmt-Vo,> mais en'^ble quantité, L France. Elle se compose de V oroDortions de sulfate d'alumine, 2 proportions de sul- ■itlde potasse et .. proportions d'bydrate d alumine. C'est donc un véritable alun alumine qui est insoluble Le mineîaiëst calciné avec précaution dais des fours ;\ nlàtre ordinaire, ou mieux dans des fours à réverbère, de nan'l^qe l'alumine perde son eau sans que cepen- "rairsubissede déconnpositioii; puis, es e^^^^^^^ en t\s de ^rM) à (r,itli d épaisseur à lair liDie ei ë tretenu ot^tinuellement humide au moyen d un pe d'eau an'onv lait arriver. L'alumine déshydratée a perdu son iflTiité pour l'alun, qui, devenu libre, s hydrate peu Y ëeu se dilate et finit pir se transformer en une massr. nà'^^e 'se qu'on lessive avec de l'eau chaude. Les eaux de pâteuse quu p^ décantation,
ris^évapoéee mises aui crisVallisoiU. Les cristaux b nus'^o" fredissous dans de l'eau P-''; >«•-,;■■«?"fiés oar une nouvelle cristallisation. Cet a un appc a un de «om^ est cristallisé en cubes et le plus recherché des teinturiers à ç^use de sa pure.c. ^^^^ .^^^^ ^^^^^^^ . /? C'esl ëproc dé uVfourni^ '« Pl"s grande partie
lomnnt iiiii servcut au même usage.
-;^.-r^t3r£ce...deq^ ri^;:::.n?iior«^.^'aiu.nin...sefo™c
donc d'abord du sulf.le •l'^'''"^'"'':,.'^'',.;',;', ,^;'^!"l';„tvde: mais par l'action pn.l.Mi--.' '"■,,, ^|,, |.,,, ; ^si dése transforme cnsuli^ii.' u>s. i n . |,„.,|,.,nent une
cnmposable par .'"'':""'"',' ,'~;'„!„vrlr (uiantiié de snlp;,rlie de son acide do'"''; ''''■,"" '.,!:,, ' , stratifié le aie d'alumine. Pour opérer '« *=,'"•'-'','„„,,,,„„ ,i,,s
2r";i?H';:r;;:;:,;;.'rs:ï
!• de coniiiustilile. l.i s (iiHins|i ,,,.„^ :„„„,,p yei-s \. in^^ivres el les lessives sont concenti ees jns(|Ue vu>
d'une grande partie dos " i"',^.',° ",1,;'. ,,,,s gardent nuieiit en suRIieusion on en dissolutii) i, m. ' /;
, , «,. l'Ile de fer- on y verse du suIImic de piilnssi encore ilu snlI.iH ut, h i , <" j ,„,i,issiiini ou du
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luii i|ue l'on pmifie par une seconde cristallisation. Préixirè de cc;tte manière, l'a'un est en octaèdres transpaiciils, tandis que l'alunite donne des cristaux opaques et ciibiqnes plus estimes parce qu'ils sont ordijiairenient plus purs. Pour transl'oiinor l'alun octaédrique en alun cubique, on en l'orme une dissolution saturée à 4.'>", on y •vcree une faible quantité de carbonate de i)0tasse ; il se lirécipite du sous-sulfate d'alumine qu'une légère, agitation fait disparaître ; çn laissant refroidir la liqueur, il s'en dépose de l'nlun cubique aussi pur que l'alun de Rome.
■ih'uhrirnlion de l'alun par /esurgil'-s.—G est le procédé le plus généralement employé en France. De l'argile aussi pauvre que possible en carbonate de chaux et oxyde de fer est modérément calcinée dans un four à ré-, \erbère, do manière i rendre l'argile plus poreuse et à suroxyder le fer pour le rendre moins attaquable par les acides. Quand elle est ainsi rendue friable, on la pulvérise, on la mêle avec 45 p. lOii d'acide sulfurique à 63° dans un bassin de pierre siliceuse voûté en briques; et on fait arriver sur la surface de cette bouillie la flamme d'un fourneau à réverbère en agitant de temps en temps la matière pour la chauffer également en tous ses points; au bout de quelques joui-s on la relire et on la dépose dans un lieu bien cliaud où on laisse la léaction s'opérer pendant sept à huit semaines. On lave la matière, on évapore les lessives et on les traite comme dans le second procédé.
Le réactif le plus sensible pour constater la présence du fer dans l'alun est le prussiate de potasse qui donne un précipité de bleu de Prusse ou une coloration bleue dans une liqueur qui contient des traces de fer. La noix de galle dans les mêmes conditions donnerait de l'encre; mais ce dernier réactif est moins sensible que le précédent.
L'usage de l'alun nous vient d'Orient. Il existait, il y a plusieurs siècles, des fabriques de cette substance à Roccha (Edessa) en Syrie, et c'est de là qu'est venu l'ancien nom d'a/im de roche. On le fabriqua ensuite à Foya-nora près de Sniyrne et dans les environs de ■Constiintinoplc, d'où on l'importa jusqu'au quinzième siècle dans l'Europe occidentale pour les teinturiers en rouge. Vers le milieu de ce siècle on commença à le fabriquer à la Tnl/a, à Viierlje, à l'o'alerrn en Italie, puis la production s'en étendit successivement en Allemagne, ■en Angleterre et en France; mais ce n'est que depuis les j récents progrès de la chimie que la fabrication de l'alun i acquit une grande importance. A la fin du siècle dernier Curaudau établit la première fabrique d'alun artificiel à Javelle près de Paris ; vers la même époque, Chaptal | <?n fondait une seconde à Montpellier. La production totaie de l'alun en France s'élève k -t millions de kil. dont le département de l'Aisne fournit seul environ la moitié, j
L'alun de potasse, outre ses applications industrielles, | a une grande importance en chimie, où il forme le type d'une série de composés semblables désignée sous le nom | <lc série ou griiu/:e dt.-i idnri^. Dans ces divers composés, i tantôt c'est l'alumine, Al^O', qui est remplacée par un | autre oxyde ayant même formule, sesquioxyde de fer i Fe'O', sesquioxyde de chrome Cr-O'; tantôt c'est la po- | tasse KO qui est remplacée par un protoxyde, amnio- | niaque Azil O, protoxyde de fer FeO. Ces aluns de fer, de chrome, d'ammoniaque, renferment toujours 2i proportions d'eau et cristallisent de la même manière ; ils sont dits imiitnrfihex, M. D.
Alun (Minéralogie), Alumine sulfuiée alcaline de llauy. — Genre minéralogi(iue comprenant des minéraux d'ailleurs assez peu abondants dans la nature, et constitués par un sulfate double hydraté d'alumine et d'une tase alcaline (potasse, snude, annnoniaque ouniagnésie). Leur composition chiniicjue est toujours parfaitement analogue, et ils alïcctent à l'état crisiallin des formes *iui dérivent du système régulier ou cubique. On en dis lingue quatre e^pèces : i" l'.-!. /«J^/^^^//« ou à base de |H)lasse, le plus répandu dans la nature, bien qu'il n'y soit jamais qu'en masses très-peu étendues : c'est un corps blanc qui offre tous les caractères de l'alun de potasse ariiliciel (voyez Aldn [C/(imi'i'l);sa formule chimique «St: AlïO','..SOM-KO,SO'-fri Aq; — 2"l'l. um>,wtiincal ou iimiKina/uh, dans les lignites de Tschermig en Bohême : il est très-rare; — JCl'I. mtdinne on HalriDiolun, peu connnun également ; — 'it in l'A. magnésien ou A. de niai/iiésie, dont on a rapporté des échantillons provenant de l'Afrique niéridionnle.
Ai.UN (Matière médicale). — Les préparations d';ilun employées en médecine sont : l" l'(i/i(;i du comn» icc.
sulfate d'alumine et de potasse; 2" quelquefois, et dans les mûmes cas, le sulfate d'alumine et d'amninniaque ; 3" enfin Val un calciné ou sulfate d alumine et de /lotasse desséché. L'alun est un des meilleurs astringents que nous ayons : on l'emploie à l'extérieur et même à l'intérieur, en poudre ou en dissolution, contre les hémorrhagies des fosses nasales, des gencives, du pharynx, conti'e celles de l'uiérus après l'accouchement, celles qui résultent d'une plaie, d'une opération, lorsqu'il n'y a pas eu lésion d'un gros vaisseau ; contre les inflammations de peu d'étendue, telles que celles des yeux, du larynx, du pharynx, des gencives, de la muqueuse buccale., qu'elles aient le caractère simplement inflammatoire, où qu'elles soient accompagnées de fausses membranes pultacées, gangreneuses, etc. On a encore employé l'alun, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, contre les écoulements muqueux, puriformes, simples, bénins, contre les diarrhées rebelles, etc. Plusieurs praticiens distingués, et entre autres M. Gcndrin, l'ont vanté contre la colique de plomb. A l'intérieur, l'alun s'administre à la dose de W\bO à 1 gramme; dans la colique de plomb, la dose a été portée à 4 ou 6 grammes ; au del;>, il agit comnie un poison irritant et peut en déterminer tous les accidents (voyez Poison). Du reste, on le prescrit en potion, en boisson, en poudre, en pilules, etc. L'alun calciné s'emploie à l'extérieur, principalement lorsqu'on veut réprimer des végétations charnues, fongueuses ; et encore, dans ce cas, on peut le remplacer avec avantage par le nitrate d'ari/ent ou jiierre infernale (voyez Ahoext). F — • n.
Alln de pllme. — Sulfate d'alumine naturel de texture fibreuse (voyez Alunogéne).
ALUNAGE. — Opér;aion qui a pour but d'imprégner d'alun les étoffes qui doivent Être mises en teinture, et d'y fixer les couleurs en les rendant insolubles dans l'eau (voyez Teinti RE, Mordançace).
ALUNITE, ou PiEar.E d'alun. — Minéral exploité pendant longtemps à ia Toifa, près de Rome, pour obtenir de l'alun. Cette pierre se rencontre tantôt cristallisée, et tantôt en masses fibreuses. Cristallisée, l'alunite affecte la forme de rhomboèdres sous l'angle do '.'2" lO' ; sa pesanteur spécifique est d'environ 2,7. Sous forme fibreuse, elle constitue des musses concrétionnées de couleur grisâtre. La composition chimique de ce minera', qu'il est souvent diflicile de discerner à cause des matières étrangères auxquelles il est mélangé, conduit à la formule KO,S05-l-3A120',SO'H-tiHO. C'est donc un mélange d'eau, de sulfate de potasse et de sous-sulfate d'alumine. Pour retirer l'alun de l'alunite, on la grille et on l'arrose après l'avoir étendue sur une aire : la matière effleurie n'a besoin que d'être lessivée pour fournir l'alun. On dontie ordinairement le nom d'u/un de Hnme à celui qui a été obtenu par ce procédé : il est recI erché à cause de l'excès d'alumine qu'il renferme. Les terrains trachytiques de la Tolfa, de la Hongrie et du Mont-Dor sont les gisements ordinaires de l'alunite : on la trouve aussi, mais beaucoup moins pure, disséminée dans les argiles.
ALL'NOGÈNE Minéralogie", du mot alun, et du grec geniia''i, j'engendre. — Minéral rare, rencontré en petites masses blanches fibreuses dans quelipies solfatares, et par M. Boussingault dans de* schistes argileux de la Colombie. C'est un sulfate d'alumine hydraté que Boudant a nommé ainsi parce que, s'il se rencontrait abondamment, il pourrait servir à préparer l'alun vulgaire ; il sullirait de dissoudre l'idiinogètie et d'y ajouter du sulfate dti potasse (voyez Al. un).
ALURNES (Zoologie), Alnrnus, Fab. — Genre de Oléo/itéres tétraméres., famille des Ci/cliqiio:, tribu des Cassidaires. Ces insectes, reniarqu;ibles p r leur forme et leur couleur, i|uelc|uefois d'un roufie de sang; atteignent jusqu'à iii",ll.' ou ni", lis. Ils habitent le Brésil. Ils sont si voisins des Ilispes, qu'Olivier et Ltitreille les ont réunis à ce genre (voyez lltSPES).
ALVÉOLAIRE (Anaiomie). — Qui a rapport aux alvéoles des dents : ainsi les arcades nhxrdiiires sont la réiHiion des alvéoles, qui constituent une espèce d'arcade. — Les artère et veine nliéolaircs sont les vaisseaux qui entretiennent la circulation dans ces parties, et qui sont des branches des artère et veine maxillaires inieincs. — Les ner/s alvéolaires sont des rameaux du nerf maxillaire supérieur.
ALA ÉOLE (Anatomie), du latin atvcii^. loge. — Petites loges ou cellu es (|ue les abeilles ou les gu.'pes se construisent pour y élever lents larves .vnyiz Atiiti.l.Es, GrÊ- P,,;s) — Oti a nommé ainsi, par analogie, les pethes caviti''s dans l.'.ciii,>llrs 1rs d^'iils sont iiirhfi-si'es pnr leitrs
AMA
racine». Les alvéulrs sont tapiss&s par un prolongeniPtit (le la gencive, qui se continue dans la cavité de la dent; elles sont pei-céi s à leur fond de trous pour le passage des vaisseaux et des nerfs dentaires.
Alvéoi.cs Botanique!. — On donne ce nom aux petites cavité^ du réceptacle où sont logées les semences de certaines fleni-s, dans beaucoup deCoitipo->ée3 par exemple : on dit alors que ces réceptacles sont alvéolés.
ALV'IN ou Ar.EviN (iLconomie rurale). — On donne ce nom à tous les petits poissons qui servent à repeupler les étangs {voyez PoIsso^, Vivirr. :
ALYSIE (Zoologie), A/i/sùi, Latli. — Sous-genre dVn- ■teclcs hij)/iei(0/)tères du genre l'In eumoii. Une espèce, VA. mani/eiir [A. niavdiiaiim\ Fab.), se trouve aux environsde Paris; c'est un insecte noir avec les pieds fauves et des antennes un peu velues. On le trouve à terre au milieu des feuilles.
ALYSSE (Botanique), .')/î/ïS"OT,Lin.,du greco privatif, et hissii, rage. On prétendait autrefois qu'une espace d'alysse guérissait de la rage. — Genre de plantes de la famille des Cnici/èrefi, type de la tribu des A/i/ssineex, à sépales connivents, pétales ouverts ' à leur partie supérieure, silcule orbiculaire ou eliiplicpie ; cotylédons à ladicule latérale. Lamarck a établi, aux d('|)ens de ce getire linnéeit, le genre l'esiiana, qui se distingue par sessilicules globuleuses, l.' Mys^e snjati/e [Ah/s.iuni siixiitile. Lin.) est ce'fe plante si bien connue dans les jardins sous le nom de Cuvheille il'or et quelquefois sous celui de Tldwi» jnune. Elle est basse, presque ligneuse, et forme une touffe liémispliéiiqiie. Au commencement du printemps, elle se couvre de fleurs d un beau jaune d'or qui lui ont valu son nom et qui décorent agréablement les parterres. Celte esptce est originaire de Candie. On la trouve aussi à l'état spontané dans les lieux arides ou pierreux de l'Autriche et de la Grèce. Plusieurs autres espèces d'Alysses servent aussi à l'ornement des jardins. L'.l.f/e nionliinne A.monliiiiiimyLin.) et VA. ca i,'C(i,o/etA. iiiljji:iMin\ Lin." croissent aux environs de Paris. L'une a les calices caducs, (atidis que dans rsiitre ils sont persistants. G — s.
ALY'IE Zoologie , .IZ/^'cv i>l..slclrica)is,\\a.^\, du grec n privatif, et /"'(■' qui délivre. — Hepii e liatrucien iniouve, dont Wagler a formé un genre séparé des Crafjfiiidi; il en dillère p.ir la conforinaiion de sa langue, et surtout par rexi>teiice de dents à la mâchoire supérieure et au palais, dents dont ces derniers sont tout à fait dépourvus, c'est le Cnijinu'/ incniirheiir de Cuvier (voyez, pour les détails, le mot CnAPAUn).
AMADOU, AMAiiouviEii (Botanique, Médecine), qu'on a fait dériver du latin nd niniinrn dulre, doux à la ,jnain. — C'e^t une substance molle, spongieuse, qu'on "'iprépare avec la partie interne d'un champignon de la tribu des llutiieiiomi/ièins, genre Ho/el, et connu sous le nom d'Amadiinvier {K. mi.iuiiilux^. On le trouve communément sur les arbres des grandes forêts, le chêne, le liCtre, le frêne, etc. Il acquiert (pielquefois une grosseur considéiable. On le distingue à son écoice noire, à son aspect ijitéricui- ferrugineux, et à ses tubes très-petits; il est connu encore sous les noms d'.l'/Hc/e de cln'iic ou de lloii/ii. L'amadou peut être employé à différents usages; à savoir: contre les héntorihagies, la chirurgie y a recours pour arrêter les écoulements de sang ; en second lieu, on le dispose pour prendre feu avec le briquet ; il a besoin pour cela de subir une préparation partie ulièie : apiès avoir choisi les plu» beaux morceaux du ch:unpignon, on Ole l'écorce pendant qu'ils sont encore frais, et on en sépare toute la partie tubitleuse, puis on coupe la cliair par tranches mince», et on lu bal avec un maillet, en la détirat)t et la mouiUniit de temjis en temps ; ensuite on la fait sécher et on la bat de nouveau à sec : enlin on la frotte entre lc« mains jusipi'i ce qu'elle soit douce et moelleuse ; c'est dans cet élnt qu'on la livre au commerce pour les usages rhiruigicaux. Lorsqu'on veut en faites une matière propre i alluiinr le leu, il fa".t, aptes cette première priiparation, la faire tremper dans une dissolution de nilralc de potasse; oti la bat de nouve.iu, en l'impiégnanl chaque fois du même liquldr'; on la foule soit avec les malt*, soit avec un iiiblrumctil préparé A cet effet; enfin un la fait bien sécher à l'air libre. F — N.
AMAIGHISSEMENT (Médecine). — On désigne sous ce nom l'état (l'un homme ou d'un aniiiuil qui perd son embonpnitit habituel, généralement ou pariiellemenl. Il diffère do la miiK/riur (voyez ce mol) en ce que celle ci »i une Huile de l'amaigri sèment on un élat permanent normal pour cirlains individus, cl qui peut être parfiii-
AMA
temeiit compatible avec l'état de santé ; I amaigrissement général peut tenir à l'insnflisance de l'alimentation, aux fatigues, aux excès de tout genre, aux chngrins, aux progrès de l'âge ; il peut tenir aussi à l'usage de sub'tauce'S peu nourrissantes, indigestes, de mauvaise qualité; enfin au développement lent, carhé d'une mnladie interne que le médecin doit mettre tous ses soins à découvrir et à soigner à temps. Enfin l'ainaigrissement partiel de quelque partie du corps, comme une jambe, un bras, etc., peut dépendre de la cessation des fonctions actives que remplissait cet organe, ou d'une maladie c;ichée ou apparente qui gêne sa nutrition. F — n.
AMALGAMATION. — Nom donné à l'un des procédés suivis pour sjparer l'or et l'argent de qnelqites-uns de leurs minerais. Ce procédé repose sur la propriété qu'a le mercure de dissoudre ces deux métaux quand ils sont disséminés à l'état natif ou métallique, ou à l'état de chlorure dans la mine (voyez Misnct'RE, MÉTALLURcnE, On, Argent).
AMALGAME. — Nom générique donné aux alliages du mercure avec les autres métaux. Los alliages de mercure et d'argent, d'or ou de cuivre... sont appelés amalgames d'argent, d'or, de cuivre... Les amalgames sont tous décomposés par la chaleur et laissent volatiliser leur mercure. Plusieurs d'entre eux sont liquides à la température ordinaire. Les amalgames d'or et d'argent servent pour l'argenture et la dorure au mercure. L'amalgame d'étain est employé pour l'étamage des glaces ; l'amalgame de bismuth est employé aux mêmes usages pour les globes de verre. Le plomi âge des dents se fait souvent en France avec un atnalgame d'argent et en Angleterre avec un amalgame de palladium.
AMAND (Smnt-), (Eaux minérales . — Ville de France (Nord), à 12 kilomètres de Valenciennes et l'M N. de Paris, près de laquelle on trouve plusieurs sources d'eaux minéialcs sulfatc^es calciques. Température, lO';. Elles contietment un peu d'acide carboni<|ue, en assez gratide quantité des sulfates de chaux, de soude et de magnésie, un peu de carbonates de chaux et de magnésie, de chlorure de magnésie, etc.; elles sont administrées en boissons, mais on les emploie surtout en baitis, et particulièrement à l'état de hoiioi. C'est contre le rhumatisme et les altérations qui en sont la suite qu'on en a observé les meilleurs effets. Saint-Amand peut aussi être fré- ((uenté avec succès par les malades affectés de paralysies générales, d'atrophies musculaires, etc. F.
AMANDE (Botanique'. — Fruit de Vamwidîpr (voyez Fruiti. C'est nnssi une partie de la .yrniHCiV. ce mot).
Amam)Es amères 'Essence d') (Chimie). — C est le type des essences oxygénées, ou si l'on veut des hydrurcs de radicaux non isolés. Sa formule est: C'''irO- ou C'H'O'II. Le cot ps C 'II' O-, radical hypothétique, a été nommé //e(/:oj/e, et, par suite, l'essence d'amandes amères, hydrure de benzoile. — C'est un liquide incolore, ayant une forte odeur d'aride cyanhydrique, une saveur acre, briVant avec une flamme fuligineuse. Il bouta isd", sa vapeur ne se décompose qu'à une haute température en présence d'un corps poreux ; elle se dédouble en benzine et en oxyde do carbone.
r.t •11^02 = r.isns
ISO-
L'hydrogène uni au radical benzoile peut être remplacé, par voie de substitution, par plusieurs corps simples et par quelque radicaux.
AU conlocl de l'air : dHIsoni 1 20 = f.f-lli'oMlO
Ac. heu/uii|iic hytlr;ité.
Par le chb.rc : r.l4|I'051I \. ÎCl = r.r.H»0!i;l |- llcl
thl'Tiirc lie l.cnzoïlc.
Piir l'arlion moilérée de l'acitlc aiotiquc rumaiit :
(;1M|S()-'|| ( A/()S,IIO — r,lMl«(\70»)()S -1-îlIO
llyilnir
litro-benKuilft.
On obtient l'essence d'amandes amères soit en distillant de l'eau au conUict des feuilles du laurier-cerise, soit en laissatit macérer dans l'eau li s tourteaux d'amandos amères d'oi^ l'huile a éii il' i:'i ■siraitc par la pression, et
procédant ensuite! .'i \.> 'li nll: i de celte «"ptce de
bouillie. Le liipiidc disiill ri ;i;iii' .ivec la clinux elle protochloruro do fer, |iia-. iIimiIIc sur la chaux vive. L'essence ne préexiste pie- dans les uniamlcs amères ; en
AMA
présence de l'c;vii s'opère une vùritulile rt-rmcntatiiin ; rumygdaliiie est dédoublée sous l'inlluence de la >7/«n/)liisi^ jouant le i-ole de ferment (voyez l-tiiMt\TAnn\).
Par sa composilion et ses propriétés on peut considérer l'essence d'amaudes amèrcs comme une aldéhyde (voyez
A(.DKHÏDES). B.
Amambe de terre (Botanique'. — C'est le Soucliel cnmealihie voyez ce mot).
AMANDIER Botanique , Anu/ffilnf'f^ Lin., du grec iiiiii/y(lii/t\ amande. — Famille des Rnsacéi's, type de la sous-famille des Ann/nilnli'i'--, ayant pour caractères : calice urcéolé à 5 divisions, h péiales insérés à la gorg:; (lu calice, l.S à ;j(i examines insérées avec les pétales, :\ filets filiformes distincts, ovaire sessile unilocuUiii'e con tenant deux ovules collatéi'aux pejidanls, style terminal, sligmate presque pelté, drupe coriace, fibreuse ou charnue, à noyau rugu ux, comme percé de trous, contenant une seule graine. Ce genre se divise en deux sections : la première comprend les Amamlieis proprement dits, caractérisés par leur drupe coriace, fibreuse, pubescentc, velue, non sucrée ; la seconde, les Pe'c/i'-rs, qui s'en distinguent par leur drupe charnue, succulente veloutée ou glabre (voyez Pêcher). Parmi les premiers, le plus connu est VA. lomtnun ( I . coinmunix. Lin.), arbre de 5 à (i mèties de hauteur, à feuilles oblongues, lancéolées, dentelées, aiguës, à fleurs axillaires, solitaires, au calice caml.anulé, de couleur blanche ou rosée, et s'épanouissant dès les premiers beaux jours, ce qui les expose très-souvent à être gelés; il réussit bien dans les terres légères, sablonneuses. Originaire du Levant, de l'ancienne Grèce, de la Barbarie, d'autres disent de l'Asie, il s'est acclimaté dans le midi delà France, où il fut introduit en 154 '.L'amandier commun nous donjie deux variélés principales, l'une à amandes amères (.1. amara. J.), dont la graine contient de l'acide cyanhydrique; l'autre à amandes doules {A. dul'i-., Bauli.), qui produit celles qu'on emploie en si grande quantité en pharmacie, dans la confiserie, etc. ; elles produisent l'huile si connue sous le nom d'/mt/e (luiiiundes ilmae^; on en fait aussi la piHi: <l'amandes douces ou nmhes. Le bois d'amandier est dur, bien coloré et susceptible de recevoir un beau poli ; il est recherché par les ébénistes et les tourneurs. Cet arbre produit une gomme qu'on peut employer à défaut de la i:omme arabique. L'amandier se multiplie très-bien de ternis, mais pour avoir de plus beaux fruits, il est mieux de le grefl'er, soit sur lui-même, soit sur prunier; on (greffe très-souvent sur lui le pécher, l'abricotier, etc.
Ahaxdier, Anit/gdalu; (Arboricultmel. — Ce genre, de la famille des Kosacéps, fournit à la culture trois espèces principales. Les deux premières employées pour loniement des jardins, la troisième, la plus imjjortante, cultivée comme arbre fruitier.
Amandier tiaoi ou de Céorgie (A. nana. Lin.), originaire d'Asie. — Bel arbrisseau de i",»!) de hautem-. Fleurs d'un beau rose qui s'épanouissent au printemps! il en existe une variété à fle :rs doubles. On la multiplie su moyen de noyaux, de drageons et de la grefte en écusson.
Amandier saline ou du LernnI {A. argenfeo, Lam. ; A. onenlatis. Ait.). — Petit arbre à branches étalées ; feuilles argentées sur leurs deux faces ; fleurs roses s'épanouissant au printemps. I
Amandier innunun {A. rommnnis,\j[ï\.).— Originaire de l'Asie et du nord de l'Afrique, cette espèce a une importance assez grande pour les régions où elle prospère, notamment en h^piigne, en Algérie, en Italie, en Sicile i-t dans le midi de la France.
Variétés. — Les di\ erses variélés de l'amandier commun sont partagées en deux groupes : celles à fruits amers, celles à fruits doux. Les meilleures vaiiéiés de ces deux groupes sont les suivantes, rangées d'après leur époque de floraison.
Amandier ù frnils doiki. — A la dame, princesse, malhcron, à trochets, grosse verte, petite verte.
Amandier à fruits umers. — On ne connaît que cette seule variéié, culiivée de préférence dans les localités exposées à la maraude.
Ctimul et sa . — La floraison de l'amandier a lieu dès le mois de février, aussi appartient-il au climat du Midi. On le voit suivre la culture de la vigne jusqu'à sa dernièie liuiiie vers li' nord ; mais là sa fructification est pics(pii' tnoJMuis (léiriiiie par les gelées tardives. C'est ••euliMnenl siMis le cliuuit de l'olivier (pie ses produits sont u'juinlnnls et con»lant-.
L'amandier préiVre les sols légers cl profonds .t un
peu calcaires. Il redoute les terrains siliceux purs et les sols compactes et humides dans lesquc^ls il devient gomme IX.
Muitijiliralion. — Les diverses variétés d'amandier sont multipliées au moyen do lu yre/je eu éyssou (voyez ce mot). Ou se sert, comme sujet, de jeunes amandiers à fruits amei-s obtenus au moyen des semis. On orme d'abord la ti^e de ces sujets, puis on pose la grefle vers le sommet au commencement do-sepiembre.
Cuiiure. — L'amandier est presque toujours cultivé dans les vergers sons forme d'arbre à haute tige. On donne à la tête de 1 arbre la forme d'un' vase ou gobelet. Les arbres doivent être placés à envii-oii Kl mètres les uns des an res. La lete des amandiers étant constituée, il convient de la soumettre tous les deux ans, en novembi-e, à une sorte de taille qui consiste à supprimer complètement tous les rameaux gourmands, surtout dans l'inténeur de la tète de l'arbre, à raccourcir le prolongement des brandies princi|)ales et à enlever le bois sec, ainsi que les branches languissantes, il sera également utile, lorsqu'il commencera à vieillir, de le rajeunir en coupant la moitié de la longueur des branches principales. On lui appliquera en mOnie temps une fumure abondante. Pendant l'éié, on supprimera les bour-geons surabondants. Ce rajeunissement pourra être répété plusieurs fois pendant la vie de l'arbre.
L'amandier est aussi cultivé dans le jardin fruitier, mais seulement en dehors de sa région naturelle et poui-avoir des amandes vertes. Dans ce cas, on le place en espalier et on lui applique tous les soins indiqués pour la pécher (voyez ce mot). A. Du Bn.
AMANiTli (Botanique), Amanita, Fries, du grec Amaiios, montagne de la Cilicie où ce champignon croissait en abondance. — Genre de champigirons de la tribu des llijiiiénomi/réies. Démembré des Agarics par llaller, il y est conservé par Fries et M. Léveillé. L'amanite est renfermé pendant son jeune âge dans un volva qui persiste à la base du pédicule. Son chapeau est le plus >ouveut couvert de verrues, débris du volva : lames rayonnantes, nomlireuses, libi'es, serrées; pédicule allongé, nu ou muni d'un anneau. Deux espèces principales sont utiles à distinguer en ce sens (jue l'une est extrêmement dangereuse et lautre comesiible. Ce sont les Amanite orun'je {A. aurun/iuro, Pers.) et A. fuw/se onmge [A. niuscann, Pers.). La première, très-bonne à manger, a le volva complet, le chapeau lisse, sans verrues ni enduit visqueux, strié sur les bords, les feuillets jaunes et le pédicule jaune, lisse; la seconde, vénéneusi', a le volva incomplet, le chapeau un peu visqueux, non strié, les feuillets blancs et le pédicule de mèn.e couleur, uu peu écailleux. Toutes deux présentent à leur chapeau une
belle couleur orangée. Q s.
AMAiiAMACÉES (Botanique). — Famille de plantes voisine des Chénopodées et nuigée par M. A. Biongniart dans -a classe des ('nri/o/,/ii///iuee^. Elle est placée entre les Barellécs et les Nyct,iginées dans la classification de De CandoUe. Caractères : herbes ou sousarbrisseaux à l'euillessimples mm siipulées; fleurs à calice de 3 à 5 sép;iles, soudés ou libres, persisiants; corolle nulle; ,S élainines liypogyues opposées aux sépales; ovaire uniloculaire; fruit ordinairement membraneux s'ouvrani ciirulairement par- un opercule. Les An.arautarees se divisent en plusieurs tribus et sous-iribiis qui difl'èeni spécialement par la nature du fruit et des anthères. Elles Irabitent en général les régions tropicales et abondent en Amérique et dans la Nouvelle-ilollande. On y distingm^ les genres < é/usie, Ainarante., Cniiu./irrue, etc. ivoyez ces mots). Ouvrages monographiques : VViildcnow, llistoria Arnarauturuin, Turici Ziiricln, l'i'Jd. — Jussieu, Observations sur la /amlle des Amarnitlwtes, i'aris, 18(13. — Martius, i'ertrug zur kennlniss der Amaanlu-
ceeii. BomuTe, rS'.'.S. Q g.
AMAKANTE (Botanique), /Imaron/Hv, Tourii.,du grec nmartmins, qui ne se flétrit pas, parce que les fleurs d'amarante ont la faculté de conseï ver leur éclat lors même qu'elles sont sèches. — Genre de iilaiiies, type de la famille dr^s Atttaranlii<ée'\ rompieriairt des herbes à feu;lles aittîrnes, à très-petites fleu s pdiripres ou vertes, polygames ou monoîqui>s, accoiirp.i.;iir.-- ( hiniine de trois bradées et disposées d'ordinaire en iMii^.iihs «u en épis composés. Ces plantes sont pie^cjue inmes exoiii|ues. L'Europe n'en [ressèdo (pi'un très petit nombre. Il est beaucoup question de l'amarante dans les écrits des anciens ; mais on ne sait à quelle espèce rapporter ce qui en est dit. On voit dans Homère que les 'lliessaliens étaient couronnés d'amarante aux funérailles d'Achille. Générale-
ment considérée comme un symbole d'immortalité, on la consacrait au\ morts. Elle était portée en signe de deuil et plantée autour des tombeaux {voyez GoMi'ii[iè;\E). Les poètes l'ont souvent employée comme allégorie; et nous soyons dans une ode adressée par Malherbe à Henri IV :
Ta louange, dans mes vers D'amarante couronnée.
N'aura sa fin terminée Qu'eu celle iTc l'univers.
Les espèces cultivées pour rornemciit des jardins sont: 1'.^. IricolSre {A. /< ico/or, Lin.), plante annuelle donnant de juin eu septembre des fleurs vertes ou pourprées réunies en glomérule ; elle est originaire des Indes orientales. VA. imniculée [A. paniculalui, Moq.) est égalenjeiit annuelle ; elle s'élève souvent à plus d'un mette; ses fleurs, d'un vert teinté de rouge plus ou moins sanguiti, s'épanouissent à la fin de l'été, l'.lle est d'un très-joli eflot, ainsi que ses variétés diversement colorées. L'.4. gracieuse (.•l. sptciosn.t., Sims) est aus!-i une très-jolie espèce venant du Népaul et donnant à la même époque des fleurs d'un beau rouge pourpré. 11 y a aussi VA. à queue, Queue de renard lA. cnu- JatuSy Lin.), appelée ainsi à cause de son épi terminal, qui est très-long etfle\ueux; VA. métanculique (A. melnnchu/icus. Lin.), dont le feuilhige et les fleurs présentent un aspect assez triste. Murray a remarqué que ses feuilles, d'un vert rougeâtre très-sombre, deviennent du rouge le plus vif en les mettant dans l'eau chaude. Les autres espèces des climats tempérés sont insignifiantes, si ce n'est qu'on les mange sous forme d'épinards dans certains pays rt spécialement en Italie. Quelques autres amarantes de jardins, telles que celle dite Amarante crête de 007, etc., se rapportent au genre Cet >sia (voyez ce mot). Caractères du genre .imaraitle : sépales ordinairement au nombre de ;> quelquefois 3, glabres, égaux, dressés; Sou 3 étamines distijictes; ovaire à une loge; styles courts ou nuls ; stigmates 2 ou 3 subulés, filiformes, étalés. Fruit utriculairc ovale, terminé par deux ou trois petits becs: il est plus ou moins enveloppé par le calice, indéhiscent ou s'ouvrant transversalement, et ne contient qu'une seule graine. G — s.
AMARANTINK (Botanique). — Voyez Gomphrène. AMARYLLIUE i Botanique;, Amari/t/fc, Lin., nom poétique et mythologique, du grec amiirussô, je brille. — Genre type de la lamille des Aniari/tlidees. Les amaryllis sont, en général, originaires de l'Amérique tropicale. On en trouve aussi au Cap de Bonne-Espérance, et plus rarement dans l'Inde Ce genre, qui ne comprend pas moins d'une quarantaine d'espèces cultivées comme plantes d'ornement, a nécessité des di\isionsen sous-genres. Nous ne citerons que le^ principales espèces. L'Aniuri/ttide de Virginie (A. Aliiniiis 0, Lin.), dont la hampe s'élève quelquefois à 0"',:J0, donne en mai et juin de grandes fleurs blanches, à tube beaucoup plus court que le limbe. Elle petit supporter la pleine terre. L'.'l. l/lanclt>: (.■1. caiidiilii, Lindl. présente une fleur blanche qui ne s'étale qu'à l'ombre. Elle est extrémetneni abondante à Buénos-Ayres, sur les rives de la Platii, qui présentent un aspect ravissant de blancheur à répo<iuc' où toutes ces fleurs s'épanouissent. Non-seulement elle est de pleine terre, mais elle peut supporter des froids rigoureux. L'.'f. iiiiii/iiifi'jiie {A. /'nrinnsissiinii, Lin.), rapportée du Mexique en 1, 9:1, est une magnifique espèce. On lui donne souvent le nom de Us Siiml-Jiiciii.e-\Criiix ilv Sitint-Jwf/'ie'. Sa fleur est grtinde et colorée d'mi superbe rouge carmin velont(',qui donne des n-flets au soleil et que l'on croirait parsemé de poudre d'or. Elle croît aussi dans l'Amérique méiidionale et à Sainte-Hélène. L'A. bel/aflonne (-■). Itetlnd'iuua. Lin.) et VA. m/réable [A. I)landa, Ker) donnent de belles fleurs roses et sont originaires du cspdc Bonne Espérance. V A. deO iierneseï/ { A. .■.aruiem.is, Liii.) présente utic ombelle de huit à dix fleurs d'un beau rougo-ccrise; elle fleurit de septembre en octobre. Cette plante, originaire du Japon, s'était naturalisée i\ Guernesey, à la suite d'un naufrage ipie lit en l(i,i!»,sur les eûtes de cette ile, un navire qui rapportait du Jaiioii une grande quantité d'oignons de ci-iu: amaryllide. Elle rcrut ainsi le nom de sa nouvelle patrie l.i:s esnires suivantes méritent aussi d'être citées: ri "'«'.y //)'/'■ ''<'(//H«/c(.l.««/im, Ker), du Bré.til, avec de.s fleurs penchées, rouges, traversées de veines d'un ronge plus foncé ; l'.l. roi/ale {A. reijinif, Lin.), originaire de l'Amériiinu méridionale, et domjaut do Muii en Juillet des fleurs d'un brillant rougo écarlate ; enlln VA. à hnlliiVct (.4. biilbu'oHii), qui vient du Brésil et de Biiénus-Ayres. Caractbrca : bulbe tunique; hampe
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mimie d'une spathe de laquelle sortent une ou plusieurs fleurs à périanthe Itgèremeut tubtilé, et dont le limbe est partagé en 6 lobes recourbés; étamines insérées à la goige des divisions du péri.anthe, à filets libres et à anthères versatiles; ovaire à 3 loges multiovulées, surmonté d'un style grêle allonge et d'un stigmate à loges recourbées; le fruit est une capsule membraneuse contenant des graines globuleuses ou comprimées, bordées ou ailées, quelquefois devenues solitaires par avorteraent ; dans ce cas, elles sont charnues et ressemblent à une baie. Herbert a donné une classification des nombreuses variétés et hybrides de cette espèce dans sa belle ilonoyrapliie de la l'ami /e des A'ii'iri/ilidéei. G — s.
AMARYLLIDÉES ou Amabvllidacées (Botanique). — Famille de plantes Motncilytédones établie par Robert Brown avec la section à ovaire infère de la famille des Niii'cisses de Jussieu. Elle comprend des plantes ordinairement bulbeuses, à feuilles linéaires ou lancéolées formant une gaine à lenr base. Les fleurs renfermées pendant leur jeunesse dans de grandes bractées ont le périanthe supère composé de trois sépales et de trois pétales tous colorés. Les étamines sont insé/ées sur un disque épigyne ou sur le périanthe; l'ovaire est infère, à .! loges renfermant des ovules nombreux attachés en deux rangées à l'angle interne. Le fruit est une capsule s'ouvrant en 3 valves reufermant de nombreuses graines quelquefois ailées et présentant an embryoïi cylindrique situé dans l'axe de l'albumen et plus court que celui-ci. Les amaryllidées se rencontrent spécialement dans les régions les plus chaudes du globe, surtout dans l'Amérique méridionale. Elles sont abondantes au cap de Bonne- Espérance. Quelques espèces appartenant aux génies IS'arciss-, Perrc-neige et Lewojuiù croissent spontanément en Europe. Les amaryllidées fournissent un grand nombre d'espèces à l'horticulture. Elles sont précieuses comme plantes d'ornement. Genres princijjaux : Narcisse .\nrii.ssus. Lin.) ; Panerais (Paucratiuin, Lin.) ; Heinantfie {llamant/ius, Lin.); Aniari/tlide 1 Amaryllis, Lin. ) ; Nive'ole ( Lew ojitm. Lin.) ; Perce-neige {Galanthus, Lin.); Atstre'mére {At^trœmeria, Lin.); Agave' (Agave, Lin,; Foiircroya,Vent.].
M. Herbert a donné une Mouoqraptii'' très<;stiroée de cette famille On trouve aussi dans les Lihacées de Redouté et de De Caiidolle de nombreuses figures d'amalyllidées. G — s.
AM.\THIE (Zoologie). — Genre de Crustacés décap'ides bractii/ures , établi par M. Polydore Roux, faisant partie de la tribu des Triangulaires de Cuvier, et très-voisin des Pises: ce sont les Périrères da Cuvier. La seule espèce connue, l'.-l. riss'iaiia de Roux, est longue do 0"',04 avec deux pointes en avant qui forment plus du tiers de sa longueur ; sa carapace est armée de longues pointes ou épines aigués; ses pattes sont grêles, sans épines; on la trouve dans les ports de Toulon et de Marseille.
AMAUROSE (Médecine), du grec aaïaurôsis, obscurcissement, appelée aussi gnulle sereine, calni acte noire, — C'est une diniimiiion ou une perte complète de la vue, déterminée par la p.aralysie du nerl optique ou do la rétine ; elle peut Cire essentielle, c'est i dire provenir d'une mahidie du nerf optique même ou de la rétine ; elle peut Hre si/nip'iiniainiuc cest-à-diie avoir sa cause dans une maladie do l'encéphale ou dans une atTcctioii éliugni'e diintrlle serait un symptôme, comme dans l'albuminurir, par i-\enq)le ; enfin elle est si/'iipaltai/ue quand elle dépend de la lésion d'un organe éloigné, comme dans certains enibarias gastriipies, etc. Elle complique souvent dune matiière fâcheuse la cataracte (voyez ce mot). Les causes principales de cette ni.tladie sont, en première ligne, les travaux assidus .sur des objets brillants; les lectures habituelles à une lumière vive, l'exposition prolongée aux i-ayoEis du soleil; puis les chiigrins prolongés, les <'\(ès dr 1,111s genres, l'ivresse répétée, la pléthore sanguin. ■, l.i -suiiin, smou des sueurs, d'un émonctoire, d'une lirumi iham.' Inliitm Ile, la rétrocession d'un exaiuhèmc, de la teigne, des (Liiii' -, d. I;i ;;iiultc; l'hystérie, l'épilepsie, l'apoplexie, 1.- li 1 lii:;n's trop abondantes, l'idbunniuMie, rcmbaiiM -^i n l'im ; les violences sur le globe de l'uuil, les maladus Min.cmques de l'encéphale, etc. Le iKunbre et la diversité de ces causes prouveraient, au besoin, <pie les principales résident dan-i l'organe lui-même ou dans le cerveau et dans les. prédispositions organiques : quoi qu il eu soit, In maladie poit se déclarer subitement ou no venir (|U0 lonlemeiK; elle peut être cmtiilftte ou iivoniplete, peniinnente ou périodique; lor.squ elle n'est pas compliquée do cataracte, elle se présctile sans aucune aliération upparento